Bras de fer UDPS-Stève Mbikayi

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Comité préparatoire au dialogue politique national et inclusif

Bras de fer UDPS-Stève Mbikayi

*A travers Félix Tshisekedi, Secrétaire national en charge des Relations extérieures de l’UDPS, cette fille aînée de l’opposition se dit fer de lance du dialogue politique national et inclusif et estime qu’il lui revient de choisir les 12 places réservées à l’opposition au Comité préparatoire, parce que certains opposants auraient soutenu une transition dirigée par le Président Joseph Kabila. En plus, l’UDPS estime que pour prétendre figurer parmi les 12 délégués de l’opposition au Comité préparatoire du dialogue même sans concertations d’autres partis de l’opposition, il faille s’aligner, d’une manière obligatoire sur ses positions

* Chose que Stève Mbikayi, porte-parole de la Nouvelle Classe Politique et Sociale ne cautionne pas. Il estime quant à lui que si le dialogue politique inclusif recommandé par le Conseil de sécurité de l’ONU concerne seule l’UDPS et le pouvoir ;  si l’objectif du dialogue et de revenir sur le contentieux électoral de 2011 ;  si le but du dialogue est d’aller prendre le pouvoir suprême sur base de quel mécanisme ; si pour aller au dialogue, il faille prêter le serment de fidélité à l’UDPS, « ce dialogue-là ne nous concerne pas et nous y renonçons ». Et le président du Parti travailliste menace d’aller au dialogue en délégation indépendante, sans être sous la coupe de qui que ce soit

Qu’est-ce qui se passe au sein de l’opposition politique en République démocratique du Congo, au moment où le Facilitateur international, le Togolais Edem Kodjo est entrain de consulter les uns et les autres pour la publication des membres du Comité préparatoire au dialogue ? Que se passe-t-il au niveau de l’UNC où un cadre  s’est vivement attaqué à Moïse Katumbi, candidat choisi par le G7 à la présidentielle 2016 sur ses origines politiques, sans pour autant s’intéresser à  celles de son président, Vital Kamerhe ? Comment comprendre cette guéguerre entre Stève Mbikayi et l’UDPS sur le choix des membres du Comité préparatoire du dialogue ? Est-ce la preuve qu’il n’y aura jamais unanimité au sein de cette opposition ?

Sinon, à lire la déclaration d’hier de l’honorable Stève Mbikayi, porte-parole de la Nouvelle classe politique et social, il est permis de croire que rien ne va et à l’allure où vont les choses, l’on risque de confirmer l’adage qui dit : « Chacun pour soi, Dieu pour tous ». En effet, le député national relève que l’UDPS se dit fer de lance de ce dialogue et estime qu’il lui revient le droit de choisir les 12 places réservées à l’opposition au Comité préparatoire, parce que certains opposants auraient soutenu une transition dirigée par Kabila. Et d’ajouter que dans son argumentaire, l’UDPS soutient de manière voilée une transition qui serait dirigée par son président national comme Chef de l’Etat. Et l’UDPS estime que pour prétendre figurer parmi les 12 délégués de l’opposition au Comité préparatoire du dialogue même sans concertations d’autres partis de l’opposition, il faut s’aligner, d’une manière obligatoire sur les positions de l’UDPS.

Le non catégorique

C’est ici que Stève Mbikayi estime que si le dialogue politique inclusif recommandé par le conseil de sécurité de l’ONU concerne seule l’UDPS et le pouvoir ;  si l’objectif du dialogue et de revenir sur le contentieux électoral de 2011 ;  si le but du dialogue est d’aller prendre le pouvoir suprême sur base de nous ne savons mécanisme ; si pour aller au dialogue, il faille prêter le serment de fidélité à l’UDPS, ce dialogue-là ne nous concerne pas et nous y renonçons. « Nous sommes partisans d’un dialogue politique inclusif  qui balisera le chemin vers des élections crédibles, différentes de celles de 2006 et 2011. Nous irons à ce dialogue-là, pas pour défendre la position d’un autre parti, mais pour contribuer, en toute liberté au débat politique. A un tel dialogue, notre délégation ne sera pas conduite par le Président d’un autre parti  politique au prétexte de poids politique ! », martèle-t-il.

Ceci pour dire que la Nouvelle classe politique et sociale ne reconnait pas à l’UDPS le droit de désigner au Comité Préparatoire du dialogue les délégués  d’autres partis de l’opposition, parce que ne dépendant pas d’elle. « Mais si le Comité préparatoire et le dialogue sont inclusifs, nous irons en délégation indépendante sans être sous la coupe de qui que ce soit », précise-t-il.

Quid du poids politique

Parlant du poids politique, Stève Mbikayi rappelle que « longtemps dans ce pays, nous avons donné à certains partis politiques un poids politique imaginaire, jusqu’à ce que viennent les élections de 2011». A l’issue de ces élections, aucun parti n’a eu d’élus dans tous les territoires de la Rd Congo. Même pas un élu dans le tiers de ces territoires. Le plus grand parti de la Majorité s’en est sorti avec moins de 20% des sièges, tandis que le plus grand parti de l’opposition en a eu moins de 10%. Si, au vu de ces résultats, certains partis  veulent écraser les autres, en Afrique du Sud où l’ANC seule a plus de la moitié de députés au parlement, aucun autre parti ne s’exprimerait !

Au-delà des statistiques que brandit Stève Mbikayi, il est important de souligner qu’au sein de la classe politique congolaise,  n’est pas opposant qui le veut, même si l’opposition n’est qu’un état d’esprit. Il est malheureusement constaté que d’autres n’ont d’opposition que des discours, pendant qu’ils demeurent pieds et mains liés au sein de la Majorité Présidentielle, ou bénéficiant de ses avantages. Pour éviter la trahison de cette opposition à la petite culotte, l’idée de l’UDPS mérite d’être enrichie, parce qu’elle permettrait de tamiser ce que l’on appelle « opposition » en Rdc, pour éviter d’embarquer même d’éventuels traitres.

S’agissant du dialogue, le porte-parole de la Nouvelle classe politique et sociale veut savoir, qui a arrêté les critères sur base desquels certains partis parraineraient d’autres.  Certains estiment que parce qu’à la Majorité, le Président Kabila désigne ses délégués, à l’opposition cela devrait être la même chose ! Quelle confusion ?  A la majorité, précise-t-il, tous les partis reconnaissent Kabila comme Chef de file. La Majorité a une Charte, ce qui n’est pas le cas à l’opposition ! Si l’on respecte le  président Tshisekedi par rapport à son noble combat, cela ne lui donne pas le droit de nous gérer à son parti, conteste-t-il.

Et de rappeler qu’il n’y a pas longtemps, ce parti a dit avoir quitté l’opposition pour « avoir gagné » les élections de 2011. Se disant de la Majorité présidentielle, ils avaient catégoriquement rejeté l’appartenance à l’opposition !  Comment expliquer qu’aujourd’hui, il revendique le quota de l’opposition ? , se demande-t-il. Pour lui, il ne faut pas être politique pour comprendre que l’enjeu de ce dialogue est la reconnaissance du pouvoir du Président Joseph Kabila par ceux qui l’ont contesté hier. Le fait pour eux de se prévaloir  comme une opposition et négocier avec lui, est une reconnaissance de son pouvoir comme issue de l’élection présidentielle de 2011 !

Peut-être que ces déclarations de l’UDPS et de Stève Mbikayi vont obliger la convocation d’un mini-dialogue au sein de l’opposition, pour calmer cette tension qui risque de perturber non seulement la publication du Comité préparatoire, mais aussi les conclusions issues du dialogue. Peut-être que le premier parti de l’opposition va se comporter en loup solitaire, ce qui sera une grave erreur pour l’avenir de l’opposition politique en Rd Congo.

(JMNK)

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