Boulevard Triomphal: Un mariage de raison entre l’obscurité et l’insécurité

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Célestin Kanyama, commissaire provinciale de la PNC/Kin
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Le profil du majestueux Boulevard Triomphal de Kinshasa, autrefois modernisé et réhabilité par le gouvernement central, commence à inquiéter plus d’un Congolais. Après avoir été réhabilité, l’autorité provinciale avait décidé de son éclairage sur ce tronçon routier aussi important pour la capitale de la République Démocratique du Congo. Du croisement de l’avenue de la Libération (ex-24 novembre) jusqu’à l’avenue Kasa-Vubu où se longe la route en question, plusieurs poteaux d’éclairages publics ont été érigés. Les années passent et plusieurs lampes ne s’allument plus. Au croisement de l’avenue des Huileries-Triomphal jusqu’à Kasa-Vubu, seulement seize lampes s’allument encore sur le nombre des poteaux érigés. Et dans l’autre partie du Boulevard, le constat demeure amer. Ce constat fait en sorte que la route n’est pas à 100% éclairée. D’où, l’obscurité signe son grand retour sur le Boulevard Triomphal. Une situation qui occasionne aussi l’insécurité, car les enfants de la rue, communément appelés « chegués », ont trouvé l’occasion de fouiller les véhicules et déranger ainsi les paisibles passagers ou piétons. Pour ceux qui sont véhiculés, il faut avoir toutes les glaces montées pour se sentir en sécurité. Les piétons, quant à eux, il faut avoir beaucoup de courage pour se promener sur Triomphal. Ce, à partir du moment où il fait sombre, soir de 18h30 à x temps de la nuit. Beaucoup de passagers, hommes et femmes, sur cette route ont déjà perdu leurs biens matériels de valeur tels que : bijoux, téléphones, sacs et autres. D’ailleurs, même le stade des Martyrs est aussi plongé dans l’obscurité. Voilà qui complique tout ! Ainsi, après avoir inquiété la population, ces enfants de la rue trouvent refuge à l’intérieur de ce complexe sportif. Là-bas, ils ont des lieux de refuge qu’ils se sont construits pour camouflage. Certains se cachent même dans les grands caniveaux qui se trouvent devant le stade des Martyrs.

Des réactions des usagers de la route

« C’est insupportable ce que l’on est en train de vivre ici au Boulevard Triomphal. Je préfère même prendre l’avenue de l’Enseignement pour sécuriser mes clients. Malheureusement, sur cette avenue, la sécurité n’est pas aussi garantie à 100% », s’est plaint un conducteur de taxi.

L’autre conducteur interrogé à ce sujet, interpelle l’autorité de la ville province de Kinshasa. Pour lui, le gouverneur de la ville est bien au courant de cette situation. Malheureusement, il ne dit mot. Ceci parce que même sur le Boulevard du 30 juin, l’insécurité bat aussi le plein. Ce, la journée comme la nuit. « Au Boulevard du 30 juin, les enfants de la rue se permettent d’arrêter des véhicules même des personnalités pour quémander. Ils chantent pour la personne et cette dernière doit obligatoirement leur donner l’argent. La nuit, ils se contentent à menacer tout le monde qui passe sur cette route. C’est catastrophique », a regretté ce chauffeur qui a préféré garder son anonymat.

Ce n’est pas fini. Un autre conducteur de taxi, lui, interpelle le commandant de la Police de la Ville province Kinshasa. Pour ce chauffeur, le Général Célestin Kanyama doit mettre en place un dispositif sécuritaire pour enfin sécuriser les paisibles citoyens ainsi que leurs biens. « C’est sa mission. Il ne doit pas échapper à ses responsabilités. Je m’adresse à lui, pour qu’il comprenne que son travail ne se limite pas seulement à des parades, mais il doit aussi circuler la nuit pour avoir des informations sur l’insécurité dans la capitale », a déclaré ce chauffeur Kinois.

Triomphal en passe d’être un lieu touristique

Juste après sa réhabilitation et sa modernisation, le Boulevard Triomphal ne cessait de drainer du monde. Ce, au niveau du podium érigé pour des manifestations officielles en face du Palais du Peuple, non loin du robot roulage. En ce lieu, la piscine qui y est érigée offrait un beau spectacle qui attirait du monde. Qu’ils soient expatriés ou Congolais, tout le monde voulait se faire photographier en ce lieu. Hélas aujourd’hui, c’est devenu le lieu de repos des enfants de la rue. Raison principale : pas assez d’éclairage, ni de jeux de fontaine de cette piscine pendant le week-end. André Kimbuta, « le haut sommet », Célestin Kanyama « esprit de … », prenez vos responsabilités en mains.

(Bernetel Makambo)

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