Booster l’industrie en Rdc: Patrice Kitebi présente la nouvelle vision du FPI à la FEC

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Patrice Kitebi, Directeur général du Fonds de promotion de l’industrie (FPI), a présenté vendredi dernier la nouvelle approche du partenariat gagnant-gagnant entre son institution et le secteur privé représenté par la Fédération des entreprises du Congo (FEC).  A travers ce geste, le FPI nourrit l’ambition d’être au service du développement des opérateurs économiques, d’être à leur écoute afin d’adapter l’offre. Le souci est de changer l’image du FPI d’une caisse de financement des personnalités politiques, en une institution de financement de l’industrie en Rd Congo. Comme pour dire qu’on est parti pour un FPI-Secteur privé dans un partenariat nouveau et responsable pour booster l’industrie en Rdc et pour soutenir de façon spécifique l’émergence de la PME/PMI.

Partenaire incontournable de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), le Fonds de promotion de l’industrie (FPI) se devait de présenter sa  nouvelle approche du partenariat, non seulement pour rassurer son partenaire, mais aussi insister sur la nécessité du payement de la taxe de promotion de l’industrie (TPI), pour lui permettre d’avoir la politique de ses moyens. Devant les opérateurs économiques regroupés autour de la FEC réunis autour de leur Administrateur Délégué, Patrice Kitebi, Directeur général du FPI a fait un état des lieux de son institution.

Comme pour dire qu’à son arrivée au FPI, il a trouvé une situation, caractérisée sur le plan des ressources, d’une  baisse sensible de la Taxe de Promotion de l’Industrie (TPI) par rapport à l’année 2015 d’environ 21,8 %, une dégradation du portefeuille avec des impayés de l’ordre de 151.427.475,36USD et un  taux de recouvrement inférieur à 50%. Sur le plan de financement,  la situation était caractérisée par un taux d’absorption des besoins de financement exprimés au guichet du FPI ne dépassant pas 35% ; Dossiers débloqués partiellement (19.901.335.17 USD); Dossiers notifiés et non financés (15.096.000,10 USD); Dossiers agréés et non notifiés (8.153.874,87 USD).

Au vu de cette situation, et dans le cadre du redressement de l’entreprise, la Direction Générale a engagé des réformes institutionnelles avec l’adhésion des cadres et agents du Fonds, déterminés de l’accompagner pour un nouveau FPI aux incidences socio-économiques évidentes. Au nombre de celles-ci nous pouvons citer : la restauration du Comité de Direction; l’état des lieux et feuille de route; l’adoption du budget 2017; la production du plan de trésorerie pour une meilleure planification et suivi des activités des Directions, Service autonome et Entités provinciales.

Quelle est la nouvelle vision ?

Dans le cadre de sa nouvelle vision, disons que la Direction Générale du FPI a mis en place la Stratégie d’Identification des opportunités d’investissements privés dans les 26 provinces avec comme objectif de financer dans chaque territoire au moins un projet en fonction des potentialités de celui-ci. La stratégie comprend l’identification des projets et des promoteurs, la préparation des études de faisabilités, l’organisation de la conférence des investisseurs et/ou la mobilisation des ressources financières extérieures pour l’exécution de la Stratégie.

Compte tenu de l’impact limité des financements accordés jusqu’ici, la nouvelle Direction Générale déploiera une approche basée sur les chaînes de valeur ; c’est le Développement et le Financement des chaînes de valeur (FCV). Cette dernière est aussi une option levée par le Chef de l’Etat. En effet, lors du discours du Chef de l’Etat sur l’état de la nation du 05 avril 2017 devant les deux chambres réunies en Congrès, la Direction Générale a noté que l’option est définitivement levée de promouvoir le soutien au secteur privé productif à travers, particulièrement, l’appui direct aux petites et moyennes industries et aux petites et moyennes entreprises, spécialement celles engagées dans l’agro-industrie et inscrivant leurs activités dans le cadre des chaînes des valeurs.

Pour financer cette ambitieuse stratégie, le FPI insiste sur le financement de la Taxe de promotion de l’industrie (TPI). La collecte de cette Taxe, au-delà du fait qu’elle souffre des mêmes maux (la fraude, la contrebande, la corruption…) que les autres recettes de l’Etat, elle connait des problèmes spécifiques liés à son mode de déclaration et de perception (sous-évaluation de la valeur CIF, fausses déclarations, exonérations dérogatoires, faux transit international…).

(JMNK)

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