Bons offices de la Monusco: Aubin Minaku échange avec Maman Sidikou

par -
0 259

Comme d’aucuns de l’ignorent à ce jour, depuis le vendredi 31 mars dernier, le Conseil de sécurité des Nations Unies avait voté à l’unanimité la Résolution 2348 sur la République démocratique du Congo. Laquelle  a prorogé ou renouvelé le mandat de la Mission des Nations Unies pour la stabilité au Congo (MONUSCO).

Dans la Résolution, le Conseil de sécurité donne deux priorités à la Monusco : la protection des civils et la mise en œuvre de l’Accord du 31 décembre 2016 et le suivi du processus électoral. La Résolution exhorte par ailleurs les différentes composantes aux discussions de la CENCO de redoubler d’efforts en vue de parvenir rapidement à la conclusion des arrangements particuliers.

C’est dans ce contexte que le représentant du Secrétaire général des Nations Unies en République démocratique du Congo, a entamé depuis le week-end dernier, ses bons offices en vue de désamorcer la crise politique qui secoue le pays. Et hier mercredi 19 avril 2017, M. Maman Sambo Sidikou a été reçu par le président de l’Assemblée nationale, M. Aubin Minaku Ndjalandjoko au Palais du peuple.

Au sortir de cette audience lui accordée, le patron de la Monusco a confié à la presse l’objet de l’entretien qu’il a eu avec le speaker de la Chambre basse du Parlement de la République. Il s’est d’abord réjoui de l’accueil lui réservé, et remercié l’honorable président de l’Assemblée nationale qui a trouvé le temps de le recevoir en ce moment où tout le monde est très occupé. Il a bien accueilli l’initiative, a indiqué Maman Sidikou.

« Notre objectif à nous tous, c’est d’aller aux élections dans ce pays. Évidemment, il faut le faire dans le cadre de l’accord qui a été conclu le 31 décembre 2016. Moi, j’ai une mission de bons offices qui m’a été confiée par la Résolution 2348 du Conseil de sécurité de l’ONU. Donc, je fais tout pour parler aux uns et autres, pour prendre les points de vue, et voir comment nous pouvons aider à ce que les choses se passent bien pour aller effectivement vers les élections. Parce que, quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse, c’est ça l’objectif ultime», a dit le chef de la Monusco.

Il a en outre précisé que sa démarche consiste en une mission de bons offices. Il ne s’agit pas d’une position de négociateur. « Ce n’est pas notre rôle ».

Une mission de bons offices renforcée par l’U.A et l’ONU

Maman Sidikou affirme avoir dit au président de l’Assemblée nationale que le Secrétaire général des Nations Unies travaille en étroite collaboration sur les questions du Congo avec l’Union africaine. « Aujourd’hui (hier donc), il reçoit le Président de la Commission de l’Union africaine. Et vous savez que nous allons en ce moment vivre à Kinshasa, la Troïka de la SADC qui vient aussi dans le même cadre. Et nous sommes en consultation. Autant dire que nos bons offices sont aussi renforcés par les bons offices de la région de l’Union Africaine et finalement du Secrétaire général lui-même », a déclaré le n°1 de la Monusco.

M.Sidikou a indiqué pour conclure qu’il a été encouragé par le président de l’Assemblée nationale à continuer ses bons offices, et de parler à tout le monde en vue de trouver des formules pour avancer. « J’ai compris maintenant qu’il faudrait que je retourne sept fois ma langue dans ma bouche avant de parler. Quand on fait ce genre de travail, on est le plus discrètement possible d’abord, ensuite on raconte».

Quelle est la finalité de votre démarche ? A la question, il répond que « La finalité de ma démarche je l’ai expliquée. Je veux que les Congolais se parlent pour faire en sorte qu’on applique l’Accord du 31 décembre 2016 et qu’on aille vers les élections ».

Pour le représentant d’Antonio Guterres en Rdc, il faut que les principaux acteurs congolais se retrouvent pour parler. « Je crois qu’il est important pour qu’ils se reparlent. On n’a pas besoin de faire de longues discussions encore. On a besoin de se pencher sur un certain nombre de points et s’accorder comme il le faut ». Les points sont clairs, a-t-il dit : Primature, CNSA, décrispation, et élections en fin de compte.

Mais il y a déjà un Premier ministre ? De répondre : « Nous constatons que le Président a nommé un Premier ministre. Je ne peux pas faire des commentaires là-dessus. L’autre jour j’ai dis « je prends acte », prendre acte veut dire constater ».

(Lepetit Baende)

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse