« Boma Ye Battle », concours de rap urbain de Kinshasa

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L’agence Positive lance la campagne d’inscription du concours de rap urbain dénommée « Bomaye Battle », du 18 mars au 18 avril 2017, selon le communiqué de presse de cette agence. A en croire la même source, le gagnant va remporter la somme d’1 million de dollars et des produits des sponsors pour les autres finalistes.

Les rappeurs désireux de participer à ce challenge doivent avant tout être de nationalité congolaise, être âgé d’au moins 16 ans et savoir raper. Le formulaire de participation est disponible au studio, au quartier Bon Marché dans la commune de Barumbu. Pour plus d’informations concernant ce grand rendez-vous du rap, les potentiels candidats peuvent arriver surplace sur l’adresse indiquée. Aussi, il y a des numéros qui  permettent à ces derniers d’envoyer leurs petites vidéos Whatsapp. « La vidéo ne doit pas être si longue. Le timing retenu est 1 minute 20 secondes », a déclaré Bob Bokani, membre du comité.

Inspiré du plus grand combat de boxe du siècle Zaïre 74, ce concours tient à la promotion des langues rd-congolaises (français et lingala) et à l’envol de nouveaux rappeurs de Kinshasa. Il tire son nom du cri et slogan scandé par les kinois à l’endroit du célèbre champion du monde de boxe Mohamed Ali lors du « Rumble in the jungle (combat mythique de boxe)» « Ali bomaye ».

Soulignons que Bomaye est le premier concours de rap urbain des jeunes talents de Kinshasa. Ce challenge basé sur le principe d’improvisation de textes. Le  battle est une pratique qui consiste à mettre en duel des challengers au micro. « Bomaye Battle » veut être le plus grand rendez-vous annuel de la jeunesse en R.D.C dans la musique urbaine.

A retenir

C’est dans la rue que plusieurs cultures urbaines ont vu le jour notamment le rap. Ce style musical puise son inspiration dans la réalité quotidienne des quartiers populaires ou des banlieues. Sa particularité réside dans son style de diction mi-parlée, mi-chantée et ses nombreux bruitages : technique développée dès le milieu des années soixante-dix dans les quartiers noirs des villes américaines. Ce phénomène est vite devenu un phénomène planétaire. En effet, le rap est la forme la plus populaire de la musique noire américaine. Force est de constater qu’il s’est également développé dans les autres continents en général et particulièrement en Afrique, y compris en RDC où il est aujourd’hui au cœur de la culture urbaine Kinoise.

 

(Onassis Mutombo)

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