BM : Un rapport conseille la réforme du secteur foncier et l’investissement dans les infrastructures

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Au Congo-Kinshasa, un rapport de la Banque mondiale apporte de l’eau au moulin du nouveau ministre des Affaires foncières, M. Lumeya, déterminé à réduire les conflits fonciers et d’éviter le coulage des recettes à travers la bancarisation de toutes les entrées. Même si le rapport ne s’intéresse pas seulement au seul secteur des Affaires foncières, il recommande  de résoudre les problèmes structurels auxquels sont confrontées les villes africaines, à travers le renforcement des institutions qui régissent les marchés fonciers et la coordination de l’aménagement du territoire et la planification des infrastructures. Et ce, d’autant plus que la fragmentation du développement urbain en Afrique, qui est 20 % supérieure à celle observée en Asie ou en Amérique latine, porte préjudice à la productivité et aux conditions de vie dans les villes.

Comme annoncé précédemment, le deuxième jour de l’atelier qui regroupe des journalistes de près de 40 pays africains et qui porte sur : «Accroitre la couverture médiatique de l’urbanisation et des sujets connexes en Afrique subsaharienne », a commencé par le mot de bienvenue de M. Eric Chinje, Pdg d’African Media Initiative (AMI), qui a insisté sur la nécessité pour les médias de se battre pour leur propre respect. Voilà pourquoi ils doivent maîtriser non seulement l’actualité du continent, mais aussi les enjeux. « Vous devez avoir confiance dans le journalisme pour lui permettre de bien jouer son rôle dans la société », conseille-t-il.

Deuxième à prendre la parole, Mme Bella Bird, Directrice-pays de la Banque mondiale pour la Tanzanie, le Malawi, le Burundi et Somalie a expliqué la mission de cette Institution de Bretton Woods, qui est celle de travailler pour réduire la pauvreté et accroitre la prospérité. En plus du financement, c’est aussi une banque du savoir.

Elle a expliqué comment son institution intervient dans le développement de la Tanzanie, avec près de 4,5 milliards de dollars Us, dans plusieurs projets qu’elle finance. Et dans ce montant, 21% est alloué à l’urbanisation. Elle a terminé par mettre en exergue le projet de transport public, fruit du partenariat public privé et dont les avantages ne sont pas à démontrer.

Un débat ouvert Bien avant ce débat, les journalistes réunis dans le cadre de Peacock Hôtel ont discuté sur le sujet du jour, l’urbanisation, en rapport avec leur travail au quotidien. Pour le professeur Muchiri Nyaggah de l’Institut de recherche sur le développement local a souligné que l’Afrique est considérée par les médias européens comme un pays, et non comme un continent. Ainsi, lorsque vous avez une vérité sur un pays, c’est comme si vous avez visité tous les pays africains. « En journaliste, nous avons la capacité de remodeler l’Afrique, de changer le visage du continent. Il faut aller au-delà dans les régions rurales pour peindre la situation telle qu’elle est », dit-il.

Dans sa casquette de Facilitateur du jour, Eric Chinje a constaté que la plupart a parlé des conflits de terres, c’est qui est réel. Mais il veut savoir si les journalistes parlent en connaissance de cause ? Comment organiser la ville ? Quelqu’un a-t-il pensé sur comment protéger la population contre les maladies dans nos villes ? Voilà pourquoi il pense qu’il faut du courage et des décisions dures de la part des dirigeants.

Ce riche débat a permis à M. Eric Chinje de passer directement à la 1ère session qui portait sur le « Rôle des médias dans le développement ». De prime à bord, il a observé que tous les médias en Afrique ne sont pas vus comme instrument de développement e leurs pays respectifs, avant de lancer un appel à l’action. Car il n’y a pas de changement dans la société sans médias capables.

Le professeur Muchiri Nyaggah qui a exposé sur comment « présenter, examiner et exploiter les données pour les reportages axés sur des preuves probants », a expliqué que les données, ce n’est pas toujours en termes de tableau, mais ce sont des chiffres directs que vous utilisez tous les jours. Par la suite, il a établi une différence entre les données ouvertes qui ne requièrent pas une autorisation, et d’autres où le partage d’informations est prohibé.

Par la suite, le professeur  a demandé aux journalistes de se préoccuper sur, combien des gens consultent le site internet et quels sont les données ou les articles qui touchent le plus les gens ? Et ce, avant de conseiller qu’il faut raconter des choses qui impactent la vie de la population. A une question sur la véracité des données présentées, M. Muchiri estime que le journaliste doit faire intervenir son flaire journalistique.

Des décisions courageuses Tout juste après les eux sessions, les journalistes se sont transporté vers la représentation de la Banque mondiale à Dar es Salaam, où ils ont assisté à la présentation du nouveau rapport de cette Institution financière internationale sur : « Les cités africaines, ouvrir les villes vers le monde ». Ce rapport présenté par M. Somik Vinay Lall, économiste principal à la Banque mondiale spécialisé dans le développement urbain et auteur du rapport, insiste sur le fait que la population urbaine en Afrique s’élève actuellement à 472 millions d’habitants, mais elle va doubler au cours des vingt-cinq prochaines années, pour atteindre un milliard d’habitants en 2040. Et, dès 2025, les villes africaines abriteront 187 millions d’habitants supplémentaires, soit l’équivalent de la population actuelle du Nigéria.

Selon le rapport, les villes africaines sont aujourd’hui prisonnières d’un mode de croissance qui entrave le développement économique. La solution, pour les libérer de cette « trappe de sous-développement », est de faire en sorte qu’elles grandissent en se densifiant économiquement et physiquement, avec le souci de les connecter pour accroître leur efficacité et, à la clé, des perspectives de rentabilité plus élevées pour les investisseurs : la première priorité consiste à régulariser les marchés fonciers, clarifier les droits de propriété et instituer des politiques efficaces d’aménagement urbain afin de rassembler les territoires ; en second lieu, il faut investir tôt et de manière coordonnée dans les infrastructures, afin de relier ensemble tous les éléments du développement urbain : résidentiel, commercial et industriel.

(Jean-Marie Nkambua/Dar-es-Salaam)

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