Billet, L’avortement : Pourquoi? Pourquoi pas ?

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On en a parlé, on en parle et à coup sûr, on en parlera encore. L’avortement, une réalité consubstantielle à la féminité, précisément à la femme enceinte quels que soient son origine, son continent, la couleur de sa peau et d’autres considérations. L’avortement est la perte d’un embryon ou d’un fœtus lors d’une grossesse. Il consiste en des pratiques ou des manœuvres abortives tendant à interrompre la grossesse, en provoquant l’expulsion avant terme du fœtus, quel que soit le stade de développement de celui-ci et indépendamment de sa volonté.

Cette perte est provoquée soit par un personnel médical qualifié, soit par la femme elle-même. Si dans le premier cas, cette pratique est acceptée dans la société au point de ne susciter aucun commentaire mesquin, dans le deuxième, elle est décriée de manière acerbe. En effet, l’avortement provoqué par une jeune fille ou une dame au terme d’une  prise de produits pharmaceutiques ou traditionnels ou encore en recourant aux pratiques médicales telles que le curetage, est sévèrement  critiquée. La société lui jette de l’opprobre, l’expose à la fatwa et l’assimile à une personne ayant commis un meurtre. En Rdc, l’avortement est considéré comme une infraction car le droit à la vie est le plus indispensable, capital voire sacré parmi les droits fondamentaux. Les articles 165 et 166 du code pénal congolais incriminent l’avortement.

Au- delà de ce rejet, outre le cas autorisé, lorsqu’il s’agit d’opérer un choix entre la vie de la mère et celle du bébé, il y a d’autres cas autorisés. C’est celui du protocole de Maputo. Il se veut  un instrument idéal pour légaliser l’avortement dans toute l’Afrique noire. Les Etats prennent toutes les mesures appropriées sur les droits reproductifs particulièrement en autorisant l’avortement médicalisé en cas d’agression sexuelles, des viols, incestes, et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie de la mère ou du fœtus. Dans ce cas, la victime utilise des précédés pour provoquer artificiellement l’expulsion prématurée du produit de la conception.

Partant de toutes ces positions, l’on se rend compte qu’il se dégage des problèmes de moralité publique, de liberté individuelle et aussi de survie des hôpitaux. Faut-il légiférer au niveau national? Faut-il accepter le développement de la science et de la technologie en matière d’avortement? Faut-il appliquer la parole de Dieu ? C’est là le grand débat. L’Avenir –Femme s’y invite à travers la présente édition.

Jacques Olivier Muluba     

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