Bilan controversé des manifestations du 19 au 20 décembre 2016: Le Gouvernement déplore la complaisance du BCNUDH

Des casques bleus de la Monusco près de Goma au Nord-Kivu (Photo Monusco)
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Une fois de plus, les violons ne s’accordent pas entre le Gouvernement de la République et le Bureau Conjoint des Nations-Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH) au sujet du bilan des manifestations du 19 au 20 décembre 2016. Des manifestations, que les principaux concernés, notamment les membres du Rassemblement, ont rejeté toute responsabilité, pendant qu’ils avaient appelé la population à manifester, afin de brandir un carton rouge à l’actuel Président de la République. C’était sans tenir compte de la volonté du Gouvernement de la République, qui a mobilisé les forces de l’ordre, pour éviter les débordements qui seraient préjudiciables pour le peuple congolais. Et deux jours après, la vie est revenue normale : les administrations ont rouvertes, les marchés sont opérationnels, les banques fonctionnent, les pourparlers de la CENCO ont repris et se poursuivent…

A en croire le ministre Lambert Mende de la Communication et Médias, dans la nuit du 19 au 20 décembre 2016, certains quartiers périphériques de Kinshasa et quelques villes de l’intérieur ont été le théâtre d’incidents mettant aux prises les forces de l’ordre et des bandes incontrôlées de casseurs et pillards, incidents qui ont entraîné malheureusement des pertes en vies humaines.  Alors que les autorités compétentes de la capitale ont, en ce qui les concerne annoncé, après enquête, un bilan provisoire de 9 morts dont 6 pillards tombés lors d’affrontements avec des vigiles des établissements industriels et commerciaux qu’ils dévalisaient, 02 femmes et 01 policier atteints par des balles perdues, le Bureau Conjoint des Nations-Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH) affirme « avoir compté plus de 20 civils tués» sans en donner des détails aussi pertinents que l’identité et la localisation des victimes. Une affirmation relayée et amplifiée par des ONG internationales n’ayant aucune présence connue en RDC.

Au regard de ce qui précède, le Gouvernement de la République se dit préoccupé par cette pratique devenue systématique depuis quelques années de la part du BCNUDH qui s’emploie à publier sans preuves documentées des bilans alarmants contradictoires avec ceux fournis par les autorités locales congolaises.

Il estime que sans un travail de fond et un échange d’informations mieux élaborées en la matière, ce mode opératoire souvent aux antipodes de la réalité signalée sur terrain est susceptible d’être considéré comme participant d’une campagne de dénigrement gratuit des institutions nationales de la République Démocratique du Congo et dessert la cause commune de la promotion et de la défense des droits de l’Homme.  Pour rappel, la mission reconnue au Bureau Conjoint des Nations-Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH) est de « coordonner les actions visant à appuyer le Gouvernement à mieux protéger et promouvoir les droits de l’Homme ». Ce qui ne passe pas par des rapports caricaturaux dépourvus de détails précis ne permettant ni vérification, ni prise en charge utile.

(JMNK)

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