Bienvenue mon Premier !

par -
0 531

Le voilà arriver, cet oiseau rare d’une race pure ou impure, c’est selon, mais à préserver jalousement vu les enjeux de l’heure. Le nouveau locataire de l’Hôtel du Gouvernement, que d’avoir la cravate rouge, ‘’signe de rigueur’’ mais qui n’a donné que ce que ç’a donné’’, la montagne a accouché d’une souris, devra se frayer un autre chemin, mieux que son prédécesseur le Premier ministre sortant. Une bienvenue qui vaut une corde au cou ! Corde très raide tant pour le pays ça pourrait passer ou casser sous sa barbe blanche, avec en face une population loin d’être enfants de chœur.

Si les deux missions principales dévolues aux heureux promus ou maintenus sont les élections et le vécu quotidien des populations, vive les premières hostilités ! Il y a ici les profondeurs insondables difficiles à remblayer d’un coup de pelle. Les marquoirs sont indiscutablement au rouge, peu importe les raisons évoquées. La météo ne s’y prête pas à sourire de si tôt. L’on ne devra pas dire que remonter une si glissante pente ne soit pas une carrière d’un chef de Gouvernement que l’on conjecturerait de dernière chance. Là aussi, par nature, surtout congolaise, la politique surprend toujours dans sa dynamique. Il faut relever les défis et braver les ‘’on-va-voir’’.

C’est là que le calibre d’un vrai leader vertébré doublé d’incontestable chef d’un Gouvernement pas comme les autres s’impose. Pas de poltronnerie intelligente, pas de sophismes à la défensive, pas de roublardise éhontée, encore moins de duplicité à l’antilope, à faire la part belle aux détracteurs internes comme externes, sous prétexte de bonne foi… l’enfer, on le sait, est pavé de bonnes intentions. Sinon, au lieu de résoudre un problème aussi vital, on en aurait créé un autre par manque ou excès de zèle amer. La comptabilité s’en suit toujours.

Stratège, le nouveau Premier ministre devra composer avec toutes les fleurs congolaises et extérieures avec comme maître mot : ‘’convaincre’’, même s’il n’est pas aisé de composer un bouquet Rdc par le temps qui court. Cela, bien qu’avec des expérimentés avérés et désintéressés. Il y en a encore même s’il faut les compter du bout de doigt, pour avoir prouvé dans un domaine ou dans un autre que l’on n’est pas né de la dernière pluie ou issu d’une génération spontanée.

Et pour y parvenir, qu’il soit étouffé dans l’œuf le projet de budget chiche sur la table. Au cas contraire, rien de bon. Et les élections, et le train-train de la population… pour lui comme pour l’autre aussi, peu importe !

(Emmanuel Badibanga)

ARTICLES SIMILAIRES

0 211

0 159

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse