Bientôt un autre face-à-face Edem Kodjo-Etienne Tshisekedi

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Dialogue national et inclusif

Bientôt un autre face-à-face Edem Kodjo-Etienne Tshisekedi

Au menu, l’examen des conclusions du conclave du 08 au 09 juin 2016

*Face aux questions de l’heure et au retard accumulé pour la tenue du dialogue national et inclusif, le Facilitateur Edem Kodjo, a annoncé, à la presse congolaise et étrangère, son chronogramme pour faire avancer les choses. Il s’est dit satisfait de la nouvelle architecture conçue pour renforcer et rendre opérationnel la facilitation du dialogue, sans oublier sa confirmation entant que Facilitateur international

*Il a décidé de se rendre à Bruxelles (Belgique), pour rencontrer Etienne Tshisekedi, afin d’examiner les conclusions du conclave organisé du 08 au 09 juin dernier et dont les recommandations ont été remises au ministre belge des Affaires Etrangères, Didier Reynders. Il se rendra encore à Paris pour s’entretenir avec le Secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), Mme Michelle-Jean, qui est pressée de connaître son rôle dans la facilitation du prochain dialogue convoqué par le chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, avant de revenir à Kinshasa pour convoquer la première réunion avec les représentants du groupe de soutien à la facilitation

Face aux questions de l’heure et au retard accumulé pour la tenue du dialogue national et inclusif, le facilitateur Edem Kodjo, a annoncé, à la presse congolaise et étrangère, son chronogramme pour faire avancer la facilitation. Après son voyage d’Addis-Abeba avec le secrétaire général de la Monusco, Maman Sambo Sidikou, où ils ont assisté à une réunion sur les voies et moyens de renforcement de facilitation en République Démocratique du Congo, Edem Kodjo a révélé à la presse les deux grands événements qui ressortent de cette réunion. D’abord la nouvelle architecture conçue pour renforcer et rendre opérationnel la facilitation du dialogue, et ensuite la confirmation de ses fonctions entant que facilitateur international. Pour ce faire, il a décidé de se rendre à Bruxelles, en Belgique, pour rencontrer la grande partie de l’opposition qui s’y séjourne, afin d’examiner les idées prises lors de leur dernier conclave tenu au château Genval du 08 au 09 juin dernier, et dont les recommandations ont été remises au ministre belge des Affaires Etrangères, Didier Reynders. Hormis la rencontre avec les membres de l’opposition congolaise se trouvant actuellement en Belgique, Edem Kodjo se rendra encore à Paris pour s’entretenir avec le Secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), Mme Michelle-Jean, qui est pressée de connaître son rôle dans la facilitation du prochain dialogue convoqué par le chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange. Après ce voyage qui ne durera pas longtemps, le facilitateur du dialogue reviendra à Kinshasa pour convoquer la première réunion avec les représentants du groupe de soutien à la facilitation, dont la grande partie se trouverait déjà à Kinshasa, à l’exception de celui de l’OIF. Par ailleurs, EdemKodjo a précisé le rôle de ce groupe de soutien, considéré aussi comme un groupe de contact qui aura pour tâches de soutenir la facilitation, débloquer le retard du processus, avoir des contacts périodiques avec la facilitation pour poser quelques questions qui concernent la facilitation. En cas d’entendement, affirme Kodjo, l’on pourra démarrer le processus. Ce groupe est composé des représentants de l’Union Africaine (UA), de l’Union Européenne (UE), de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), de la Conférence Internationale sur la Région de Grands Lacs (CIRGL) et de la Communauté de Développement d’Afrique Australe (SADC). Ce groupe de soutien à la facilitation connaîtra aussi la participation de deux anciens Chefs d’Etat. « Ici, il ne s’agit pas des relations individuelles, mais institutionnelles », soutien Edem Kodjo.

Quant à la nouvelle architecture, l’ancien premier ministre Togolais affirme avoir été renforcé par un autre animateur, dont Abdou Abari, auquel ils entretiennent une excellente collaboration. Et pour la composition de son bureau, c’est le Secrétaire général de la Monusco, Maman Sidikou et le représentant de Ban Ki Moon dans la région de grands Lacs, Said Djinnit, qui viendront à la rescousse du Facilitateur afin d’éviter de tourner en rond. Maman Sidikou mettra à la disposition du Facilitateur trois experts, dont un pour la communication, un autre pour les questions électorales et un dernier expert qui soit apolitique. Et ils seront bientôt à pied d’œuvre.

Incompréhension autour de l’interprétation de la résolution 2277

Répondant aux questions des journalistes, Edem Kodjo a exprimé son regret de constater que certains politiciens interprètent mal la résolution 2277, dans son alinéa 10. Et c’est ce qui empêcherait même jusqu’à ces jours, la tenue du dialogue. Entretemps, les membres de l’opposition qui ont assisté au conclave organisé par Etienne Tshisekedi, Président de l’Udps, affirment ne pas prendre part au dialogue selon « le format Kabila ». Une déclaration qui parait absurde, car le dialogue dont il est question, c’est celui qui ressort de cette résolution des Nations Unies. D’où, il invite toutes les parties prenantes de rentrer dans le dialogue dont il est facilitateur. C’est ce dialogue sous sa médiation que voulait l’Udps. Et tout le monde, même de la Majorité, est pour. Voulant toujours tirer les choses en longueur, la sœur aînée de l’opposition congolaise qui est l’Udps, a encore réclamé un panel de facilitateurs. Et c’est ce qu’on appelle aujourd’hui « groupe de soutien ». Donc pour Kodjo, il ne s’est pas plié aux exigences de l’Udps, mais quand on dialogue avec plusieurs parties, ajoute-t-il, il faut prêter l’oreille à tout le monde, et il faut répondre à tous les protagonistes. C’est parmi les meilleures formules pour décanter la situation. Tant qu’il y aura des propositions qui contribueront à l’avancement des choses, il sera injuste de ne pas prêter son oreille. Selon Kodjo, à ce niveau, l’opinion ne doit pas croire qu’on freine les choses, mais on fait tout pour que tout le monde se retrouve.

A quand la tenue du dialogue national et inclusif?

« Il y a le facteur temps, et ma patience n’aura des limites que dans ce qui est nécessaire pour que le pays puisse avoir une solution. On a laissé beaucoup de temps à la réflexion pour ceux qui ne veulent pas aller au dialogue. Derrière tout ce qui s’est passé à Bruxelles avec l’opposition, je crois qu’il y a encore possibilité de voir si on ne parle pas le même langage. Mais j’espère organiser ce dialogue, sinon je serai déjà parti. Il ne s’agit pas d’un jeu, mais d’un problème sérieux », a déclaré Edem Kodjo, dans sa réponse à la question lui posée par un chevalier de la plume.

Pour l’ancien Premier ministre Togolais, l’idéal n’est pas de faire un dialogue partiel, mais de tout le monde. D’où, il faut créer un bel environnement avec tous. Quant à la nécessité de ce forum, Edem Kodjo précise que tout le monde soutien le dialogue qui sera organisé en République démocratique du Congo, même ceux qui ne parlent pas. Ils sont pour le dialogue afin d’éviter tous les problèmes qui pourront déranger le pays à l’avenir.

Pourquoi le comité préparatoire pose problème?

« C’est parce que tout le monde veut prendre part aux travaux de ce petit groupe préparatoire. Acceptons qu’un petit groupe prépare ce travail. Ce n’est pas tous les 70 millions de Congolais qui seront au comité préparatoire. Ceux qui ne seront pas dans ce comité préparatoire viendront au dialogue proprement dit. Le dialogue est différent du comité préparatoire. C’est ce que tout le monde doit comprendre », soutien Edem Kodjo.

Concluant ainsi ce face-à-face avec la presse, le Facilitateur du dialogue national et inclusif, Edem Kodjo, a appelé les Congolais à la cohésion. « Modérons nos propos et le pays se portera mieux », dixit Kodjo.

(Bernetel Makambo)

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