Bientôt le Gouvernement d’union nationale

Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

A quand la nomination d’un nouveau Premier ministre, après la démission de Matata Ponyo le lundi 14 novembre dernier ? Vingt-quatre heures après le discours sur l’état de la Nation du Président de la République, Joseph Kabila Kabange devant les élus du peuple réunis en Congrès, et où il a dit que conformément à l’Accord politique de la Cité de l’Union africaine, il désignerait incessamment le nouveau Premier ministre, la Radiotélévision nationale du Congo (Rtnc) devient du coup, selon certains sondages, la chaine la mieux suivie, parce que la population attend avec impatience la désignation de cet « oiseau rare ». Celui-ci est appelé à former un Gouvernement d’union nationale dont la mission principale sera de conduire le peuple aux élections, tout en préservant les acquis économiques et sociaux des quinze dernières années. A ce Gouvernement, Joseph Kabila a assigné la mission d’œuvrer à l’amélioration du social des Congolais.

Avant d’arriver à la décision de nommer un nouveau Premier ministre, Joseph Kabila a reconnu le travail abattu par les Congolais sous la facilitation de l’ancien Premier ministre togolais, Edem Kodjo. Et ce, avant de saluer les différentes recommandations issues de cet important forum national, particulièrement l’Accord politique pour l’organisation des élections apaisées, crédibles et transparentes au pays de Patrice Emery Lumumba. Cet accord constitue aujourd’hui la seule feuille de route mise au point par les Congolais eux-mêmes, représentants aussi bien l’Opposition Politique, la Société Civile que la Majorité. Il fixe, en effet, des perspectives, réalistes et responsables, tant pour l’organisation des élections, que pour la stabilité des Institutions pendant la période pré-électorale, électorale et postélectorale.

Voilà qui le pousse à insister sur le fait que les Congolais viennent de démontrer que, placés dans des conditions de libre exercice de leur droit à l’autodétermination, ils sont capables de régler en toute responsabilité leurs divergences. « Mon vœu le plus ardent est que, conformément à l’article 24 de l’Accord politique, ceux qui, pour une raison ou une autre, n’ont pas participé à sa conclusion, puisse y adhérer en le signant, de manière à ce qu’à l’unisson, nous offrions à notre peuple le précieux cadeau qu’il attend de nous : l’exercice effectif de son droit légitime de se choisir ses dirigeants, librement, sans entrave aucune, mais aussi dans la paix physique et des cœurs », martèle-t-il.

Les carottes sont cuites

Nombreux sont les Congolais qui veulent savoir ce que l’Envoyé spécial du président Obama pour la Région des Grands Lacs est revenu faire ou dire en Rd Congo, au moment où le Président de la République a carrément clos les débats. Tenez, dans son discours sur l’état de la Nation, Joseph Kabila a rappelé que c’est également dans le cadre des dispositions pré-rappelées que s’inscrivait la mission qu’il avait confiée aux Evêques membres de la CENCO, mais dont les résultats de leurs louables efforts témoignent malheureusement, une fois encore, du peu d’intérêt réservé par les concernés à cette quête de solution à nos différends par le dialogue.

A scruter de près cette disposition, tout le monde se rendra bien compte que ni la CENCO ni l’Envoyé spécial Tom Perriello ne peut à ce jour retarder la nomination d’un nouveau Premier ministre attendu par tout le monde. De même et considérant l’intransigeance du Rassemblement, voire la symbolique de la personne Tom Perrielo aujourd’hui, il est à parier que cette médiation ne récoltera pas de fruits escomptés et risque d’être une perte de temps.

Sinon, ceux-là qui s’opposent à cette initiative, du reste de bon sens, ne peuvent qu’avoir un autre agenda, celui de replonger la Rd Congo dans le chaos, comme c’est aujourd’hui le cas de certains pays frères à travers le monde. C’est ici que le Président de la République a insisté sur le fait qu’en sa qualité de garant du bon fonctionnement des Institutions, il ne peut permettre que la République soit prise en otage par une frange de la classe politique, et exposée au risque d’instabilité, avec pour conséquence de retarder davantage l’organisation des élections. Et ce, surtout que les vieux démons tendant à emprunter des raccourcis pour s’emparer du pouvoir d’Etat par la force, ou par toute autre voie anticonstitutionnelle et non démocratique.

La CENI se déploie

Joseph Kabila qui tient non seulement au respect, mais à la réalisation de l’accord politique, a lancé une invitation solennelle à la classe politique congolaise à se préparer activement à aller à la rencontre du souverain primaire. Car dans quelques mois, le fichier électoral en cours de constitution sera prêt et les scrutins seront convoqués.

C’est ici qu’il a rendu un vibrant hommage à la CENI qui, à la faveur des efforts du Gouvernement ayant permis l’acquisition de 20.200 Kits d’enrôlement, et forte de la mise à disposition des moyens logistiques aériens et roulants de l’Armée, a rendu effectif l’appel à l’enrôlement des électeurs, depuis le 31 juillet à partir du Nord-Ubangi où 766.345 électeurs sont signalés comme enregistrés, à ce jour, sur un total de 850.000 attendus.

Il a terminé par inviter les jeunes à y participer massivement, afin de se donner le moyen légal de décider de l’avenir de leur pays et de participer à sa gouvernance, plutôt que de servir éternellement de marchepied à des acteurs politiques qui, souvent, n’ont rien à proposer à notre peuple, mais plutôt des comptes à rendre à ce dernier.

(JMNK)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse