Bientôt la mise en place du réseau africain de la société civile

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Suivi des questions de l’énergie en Afrique

Bientôt la mise en place du réseau africain de la société civile

Cette plateforme africaine sera chargée de faire le suivi des questions de l’énergie en Afrique. Un comité de travail est déjà constitué pour mettre sur pied ce réseau. C’était depuis jeudi dernier, à l’issue des travaux d’un atelier régional sur la problématique de l’accès à l’énergie, organisé pendant trois jours à Kinshasa. Les participants dudit atelier recommandent, à cet effet, la création d’une synergie des politiques d’électrification au niveau régional.

L’accès à l’énergie est un droit pour tout citoyen. Et les Etats africains, conformément aux textes  constitutionnels de leurs pays respectifs et aux conventions internationales, ont l’obligation de garantir l’accès de tous à l’énergie. C’est ce qu’estiment désormais les Organisations de la société civile d’Afrique. Aussi se sont-elles liguées dans une plateforme africaine pour le suivi des questions énergétiques en Afrique.

Cette résolution a été prise la semaine dernière, à l’issue des travaux d’un atelier régional sur la problématique de l’accès à l’énergie en Afrique, organisé pendant trois jours à Kinshasa, du mardi 29 au jeudi 31 mars dernier. L’atelier a réuni les délégués des Organisations de la société civile (CORAP, JVE, International Rivers, NAPE et autres…) de différents pays africains, dans le cadre du suivi des politiques et reformes publiques en Afrique.

Déjà, un comité de travail a été constitué jeudi dernier à la clôture de l’atelier, pour préparer la mise en place effective de ce réseau africain de la Société civile. A la clôture de leurs travaux, les participants ont formulé quelques recommandations.

Bruno Kapanji consacre la collaboration entre l’ADPI et la CORAP

Signalons par ailleurs que cet atelier régional a été clôturé par le ministre honoraire Bruno Kapanji. C’était en sa qualité de chargé de missions de l’Agence de développement du projet Grand Inga (ADPI). D’autant plus que l’organisation de ces assisses répondait au besoin de dresser un état des lieux du processus de mise en œuvre du projet Inga 3 et de discuter sur la problématique de l’énergie en Afrique.

Elles visaient donc à contribuer à l’amélioration de l’intervention des organisations de la société civile (OSC) de l’Afrique sur la problématique de l’accès à l’énergie des populations africaines. Cet atelier régional a été organisé par la Coalition des organisations de la société civile pour le suivi des réformes de l’action publique (CORAP en sigle), avec l’appui du Centre national d’appui au développement populaire (CENADEP). Ce, dans l’optique du Projet d’appui au plaidoyer pour l’accès inclusif à l’énergie – financé par la Fondation OSISA – lancé en vue de renforcer la capacité de la Société civile à la surveillance de la mise en œuvre du projet Grand Inga.

Dans son mot de clôture, M. Bruno Kapanji a d’abord félicité les initiateurs de l’activité autant que les participants qui ont produit un travail de qualité, a-t-il indiqué. Il a ensuite affirmé que désormais, la collaboration est née entre son institution l’ADPI et les organisations de la Société civile membres de la CORAP.

Et il s’est dit prêt à répondre à toutes les invitations de la Société civile qui lui seront adressées. Toutefois, l’ancien ministre de l’Energie et Ressources hydrauliques a rassuré sa disponibilité permanente à satisfaire aux différentes questions de ces Organisations de la Société civile en cas de besoin.

En outre, il a demandé à ces dernières d’être les ambassadeurs du Projet Grand Inga. Ce, avant de remettre à la CORAP, les termes de référence des études environnementales et sociales relatives au Projet Inga 3.

Des recommandations

A l’issue des travaux, les participants à cet atelier régional ont estimé que la problématique de l’énergie se posait avec acuité dans les pays africains qui, pour la plupart, avaient un taux d’accès à l’électricité ne permettant pas d’être classés parmi les Etats qui peuvent espérer à un développement. Aussi ont-ils recommandé entre autres, la création d’une synergie des politiques d’électrification au niveau régional ; l’harmonisation des textes qui régissent les secteurs énergétiques africains ; que les échanges d’expérience entre les pays africains soient favorisés pour développer le système énergétique le plus adapté à chaque pays ; de promouvoir les énergies renouvelables, etc.

Au niveau de la Rdc : promouvoir l’approche multi-acteurs dans la recherche des solutions durables en matière de développement énergétique dans notre pays ; de prendre les dispositions pour que, dans la réalisation des infrastructures énergétique, les dettes privées de financement ne se transforment pas en dettes publiques ; d’impliquer la société civile dans tous les processus de mise en œuvre du Projet Inga ; de veiller à ce que les études d’impacts sociaux et environnementaux se réalisent dans le respect des normes ; etc.

Et enfin, ils recommandent à la Société civile de mettre sur pied un cadre de concertation permanent des OSC africaines impliquées dans le secteur énergétique ; de sensibiliser les populations sur les politiques et programmes dans le secteur énergétique ; d’accentuer la communication… ; et de créer une plateforme africaine pour le suivi des questions de l’énergie en Afrique.

Voilà qui a permis la création de ce réseau africain des organisations de la société civile pour le suivi des questions de l’énergie, au niveau du continent noir.

(Lepetit Baende)

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