Bien qu’interdite par l’autorité compétente: La collation des finalistes de la maternelle est en vogue à Kinshasa

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Plusieurs écoles de la ville province de Kinshasa ont organisé, le week-end dernier, la cérémonie de collation de grades en faveur des minimes pour les finalistes du cycle maternelle. Dans les rues de la Capitale, les avis sont partagés quant à l’ampleur de ce phénomène.

« La collation de grades des finalistes de la maternelle a pris une ampleur ici dans la capitale de la République démocratique du Congo. Il n’est plus étonnant de voir le jour de la proclamation, des petits enfants de cinq ans s’habiller en toges »,  a déclaré une dame.

Une autre poursuit en disant que : « dans certaines écoles, on procède à cette occasion, voir même à la remise des brevets de fin d’études maternelles. Après la cérémonie, certains parents organisent des caravanes motorisées avec des enfants en toges perchés sur le toit des véhicules et le tout sera couronné par une fête dans leurs domiciles, alors qu’auparavant, cette pratique n’existait pas ».

A la question de savoir, pourquoi les écoles organisent-elles ces collations en maternelle et encore le pourquoi du port de toges devient obligatoire lors de la cérémonie, les avis sont encore partagés.

Le gouvernement provincial de Kinshasa aura beau interdire cette pratique  dans toutes les écoles relevant de sa juridiction avant qu’elle devienne pire. Cette décision a tout l’avantage de sécuriser les parents  afin d’économiser leurs ressources. Mais c’est sans compter avec la cupidité de certains chefs d’établissements de l’enseignement primaire. Car plusieurs semaines auparavant, les responsables d’écoles avaient déjà exigé et perçu  des parents  des montants aux fins d’une collation des lauréats de l’école maternelle.

« Tout en soutenant cette mesure, elle est à la principale cause de petit conflit conjugal dans un foyer, surtout lorsque  les deux parents n’ont pas la même perception des choses. Souvent on assiste à des situations où la femme  tient coûte que coûte  à l’organisation de ce genre de fête, alors que le mari s’y oppose.  Néanmoins, elle ne peut pas se passer dans des bonnes conditions si la famille n’est pas  économiquement forte pour la financer. Pour le second cas, il est remarqué que la femme est prête  à contacter des dettes parfois rien que pour impressionner les voisins », a expliqué un autre observateur.

Cependant, les autorités compétentes de la ville doivent strictement  interdire cette pratique dans toutes les écoles de la Capitale. Ce, quelle que soit la pertinence des arguments à avancer. Nul prétexte ne saurait justifier l’organisation d’un festin à l’honneur d’un enfant qui termine son cycle maternelle. D’où certains observateurs le qualifient d’un prestige  vaniteux.

(Rosy Bondala/ stagiaire UPN)

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