Beni: poursuite du procès contre les ADF

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Procès de présumés rebelles des ADF à Beni. Radio Okapi. Ph/Martial Papy Mukeba
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Débuté samedi dernier, le procès des présumés rebelles des ADF accusés d’être auteurs de l’insécurité et des massacres des civils se poursuit, ce lundi 22 août, à la Tribune du 08 mars de la Mairie de Beni (Nord-Kivu). Au cours de cette deuxième journée d’audience, rapporte le site de Radio Okapi dans sa dernière livraison, la Cour militaire opérationnelle du Nord-Kivu, siégeant en chambre foraine, doit en principe procéder à l’instruction des faits reprochés aux prévenus.  

Selon des sources judiciaires locales, au moins deux-cent cinquante personnes présumées ADF et leurs collaborateurs vont comparaitre au cours de ces audiences publiques.

L’on se souviendra que lors de sa dernière conférence de presse tenue le 18 août courant, le ministre de la Communication et des Médias et porte-parole du Gouvernement, M. Lambert Mende Omalanga, avait de son côté indiqué que quatre-vingt présumés rebelles ougandais des ADF étaient gardés dans la prison centrale de Kangwanyi à Beni. Parmi eux, il y a beaucoup d’autres sujets Ougandais, Tanzaniens, Rwandais et quelques Congolais, avait-il précisé.

Pour sa part, la Société civile de Beni parle d’une étape importante pour rendre justice aux populations victimes des massacres attribués à ces présumés rebelles actifs dans le territoire de Beni, souhaitant que ce procès ne soit pas une parodie de justice. D’autres organisations de défense des droits de l’homme dans la zone plaident donc pour que les victimes de ces massacres participent également aux audiences, pour obtenir réparation.

Certains notables de Beni, eux, demandent aussi la comparution de tous les éléments des Forces armées de la Rdc (FARDC) suspectés ou arrêtés pour complicité et collaboration présumées avec les ADF. Pour eux, c’est une occasion de démanteler au sein de l’armée régulière congolaise, le réseau des militaires et officiers qui collaborent avec ces rebelles ougandais.

Rappel des faits récents

Comme nul n’ignore à ce jour, depuis le 08 octobre 2014, des milliers de civils ont déjà été massacrés dans la région de Beni au Nord-Kivu dans l’Est de la Rdc. Selon la société civile, ces crimes sont attribués aux rebelles ougandais des Forces démocratiques et alliés (ADF) réfugiés dans le territoire de Beni depuis 1995.

Dernièrement, un massacre à grande échelle a été perpétré dans la nuit de samedi 13 et dimanche 14 août courant contre les populations civiles par des présumés éléments de ce groupe rebelle ougandais ADF, dans les localités de Rwangoma (à six kilomètres au Sud-Est de Beni-centre), Mbelu et Kisanga, situées dans la région de Beni au Nord-Kivu.

Mercredi dernier à la conférence de presse hebdomadaire des Nations Unies, l’on a indiqué que le bilan provisoire qui avait été rapporté par la Monusco le 14 août courant de trente et un (31) corps trouvés à la morgue de Beni et de cinq (05) autres victimes enterrées sur le lieu du massacre, aurait augmenté à plus d’une cinquantaine de victimes de ce massacre. Ces victimes revenaient pour la plupart de leurs champs, avant d’être capturés et tués par les assaillants, nous l’avons signifié dans nos précédentes éditions.

Selon la mission onusienne, cet incident a provoqué le déplacement des populations civiles, à partir de la région de Beni et d’Erengeti, vers les localités de Luna, Ndalia et Idohu. Des centaines d’autres déplacés ont été signalés à Beni-centre.

Le mercredi 16 août matin, des milliers de civils avaient amorcé une marche de protestation de 54 kilomètres à pied de la ville de Beni à celle de Butembo pour dénoncer des massacres de trop des populations civiles dans la région de Beni. Dans la même nuit, au lendemain même de la visite du Conseil supérieur de la défense, conduite par le Premier ministre Augustin Matata Ponyo, qui y avait laissé les ministres de la Défense et de l’Intérieur avec le Chef d’état-major général des Forces armées de la Rdc (Fardc), ce bilan de 54 personnes tuées à Rwangoma dans la ville de Beni par les rebelles ougandais, s’était encore alourdit.

Puisque, la semaine suivante, dans la nuit du mardi 16 à mercredi 17 août, trois civils ont été encore tués (dont une dame et son enfant abattus à l’arme blanche par les assaillants) et deux autres blessés. Un civil a été porté disparu et dix chèvres ont été dérobées par les assaillants.

C’était lors des affrontements entre l’armée et les rebelles ougandais de l’ADF dans la localité de Mayimoya, à une quarantaine de kilomètres au Nord de la ville de Beni.

(Lepetit Baende)

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