BCC : Les réserves internationales en dessous de la barre de 1 milliard de dollars Us

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Une vue des membres du Gouvernement faisant la restitution de leur réunion
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Comme tout Etat qui se respecte, la Rd Congo doit réaliser un certain nombre de dépenses, non seulement pour des raisons de sécurisation du pays, mais aussi pour la tenue du dialogue, sans oublier le caractère urgent de certaines d’entre elles. Et tout ceci, dans un contexte caractérisé par la baisse drastique de recettes, conséquence de la chute des prix des matières premières, principal moyen de financement du pays. Cette situation dont l’un des effets est la dégringolade de la monnaie locale, le franc congolais, est aussi impactée par la baisse continue du niveau des réserves internationales, dont le niveau, au 06 septembre, est descendu en dessous de la barre de 1 milliard de dollar Us, couvrant

4,41 semaines d’importations des biens et services. Raison pour laquelle le Gouvernement de la République, au cours sa trente-huitième réunion de l’exercice 2016 consacrée au suivi de la situation économique, financière et sociale du pays, a examiné différentes pistes pour assurer son relèvement. Ces mesures concernent aussi bien le secteur de l’économie réelle que monétaire et une note stratégique y relative sera examinée prochainement.

Une Banque centrale gère la monnaie dans un pays ou dans un espace économique donné. Elle gère aussi les relations monétaires de ce pays ou de cette zone (comme la Banque centrale européenne) avec le reste du monde. Ces interventions s’inscrivent dans le cadre global de sa politique monétaire avec la fixation des taux d’intérêt directeurs et également, le recours aux réserves de change.

Les réserves de change servent de trésorerie, c’est-à-dire de moyens de paiements, dans un contexte de flux monétaires internationaux croissants. Les réserves, notamment dans les pays en développement comme la Rdc et ayant un accès limité aux marchés internationaux de capitaux, sont ainsi considérées comme un volant de sécurité pour le règlement des importations et le service de la dette extérieure en devises étrangères.

Les réserves de change vont aussi permettre de gérer le niveau du taux de change, autrement dit la valeur de la monnaie. En achetant ou en vendant (intervention sur le marché de change) une partie de ses réserves sur le marché des changes, une Banque centrale- (ou parfois plusieurs banques centrales dans le cadre d’actions concertées)- peut agir sur le cours de sa monnaie. Elle va ainsi vendre des devises qu’elle a en réserve, et acheter sa propre monnaie pour défendre sa valeur. A l’inverse, elle peut freiner l’appréciation de la valeur de sa monnaie, en la vendant et en achetant des devises out sur le marché des changes.

Les réserves de change d’un pays sont traditionnellement regroupées dans un portefeuille de devises conservées par la Banque centrale, avec l’objectif de pouvoir intervenir à tout moment sur le forex, ce qui entraîne des exigences extrêmement fortes, en termes de liquidité et de sécurité. Les réserves de change peuvent être détenues sous différentes formes. Les réserves de change comprennent l’or, les avoirs étrangers en devises (les devises des principales économies, dont une grande partie en dollar), les positions de réserve au FMI et les Droits de tirage spéciaux (DTS).

Selon des statistiques du FMI qui remontent à la fin de l’année 2010, la somme totale des réserves de change est de 9258 milliards de dollars. Les devises pèsent dans les réserves de change des Banques centrales pour 5119 milliards de dollars. La part du dollar représente 61,4 % de ce total de 5119 milliards de dollars (selon les statistiques du FMI, cette part était de 71,5% à la fin 2001, et de 62 % en 2009) alors que l’euro pèse pour 26,3%, la livre 4,0%, le yen 3,8%.

Un taux de croissance à 4,3% contre 6,9% en 2015

Concernant l’évolution de la situation économique au plan national, disons que le taux de croissance estimé pour 2016 est à 4,3%, sur base des réalisations à fin juin, contre un niveau de 6,9% en 2015. Relevons que ce niveau reste supérieur à la moyenne de l’Afrique subsaharienne qui est de 1,6% pour 2016.

Quant au cadre macroéconomique, il nous revient qu’il est sous contrôle, comme l’attestent les évolutions observées au courant de la semaine dernière. Ainsi, le taux d’inflation hebdomadaire est à 0,180% (-0,015 point). En cumul, l’inflation a atteint 2,646%. Les projections du taux d’inflation en annualisé se situent à 3,844% pour un objectif de 4,2%.

Sur le marché de change, tout en consolidant sa stabilité, on a enregistré de légères dépréciations de 0,28% à l’interbancaire et de 0,57% au parallèle, où le taux de change était respectivement de 1.027,85 CDF/USD et 1.084,23 CDF/USD en date du 08 septembre, contre 1.024,93 CDF/USD et 1.078,03 CDF/USD au 01 septembre. Les réserves internationales, au 06 septembre 2016, ont encore connu une baisse, passant de 1.032,60 millions USD à 998,78 millions USD, couvrant 4,41 semaines d’importations des biens et services.

Le taux directeur de la Banque centrale du Congo, au 05 septembre, est resté à 2%, induisant une marge négative de 1,002 point. Le compte général du Trésor présente, en fin août 2016, une situation provisoire déficitaire mensuelle de 60,784 milliards CDF, provenant des recettes de 256,461 milliards CDF et des dépenses de 317,245 milliards CDF. Au sujet de la paie, disons qu’hormis quelques retards pour les agents pris en charge par CARITAS, la paie du mois d’août est terminée. Pour celle du mois de septembre, les comptes des banques intervenantes sont en train d’être crédités par la BCC. Ainsi, la date du lancement sera observée.

Disséminer Bukanga Lonzo sur l’ensemble du territoire

En ce qui concerne la synthèse de la situation économique et financière internationale et nationale au 09 septembre, disons qu’en Afrique, lors du forum sur la révolution verte africaine tenue à Naïrobi au Kenya, le Président de la Banque africaine de développement (BAD) a relevé la nécessité de réglementer les politiques agricoles, afin d’atténuer les importations de denrées alimentaires qui se chiffrent à environ 35 milliards USD l’an. Ainsi, la BAD appelle les pays du continent à développer les structures de transformation et de mettre en place les dispositifs permettant le déploiement du secteur privé et la création des marchés dans les zones rurales. Il sied de noter que sur ces aspects, le Gouvernement de la Rdc a mis en place la stratégie des parcs agroindustriels, dont l’expérience pilote de Bukanga Lonzo est en phase d’études, en vue de sa dissémination sur l’ensemble du territoire national. Cette stratégie est couplée au programme des routes de réunification des provinces et d’ouverture des pistes rurales.

Notons en ce qui concerne les matières premières, qu’au courant de la deuxième semaine de septembre, le cours du cuivre a connu une légère hausse de 0,83%, la tonne métrique s’étant négociée à 4.640,00 USD au 08 septembre contre 4.602,00 USD la semaine précédente. Il en est de même de l’or dont l’once avait connu une série de baisses de valeur. En effet, à la même date, l’once d’or s’est vendue à 1.339,84 USD contre 1.316,03 USD, soit une hausse de 1,81%. S’agissant du cobalt, le prix de la tonne métrique s’est maintenu à 28.035,32 USD après la hausse de la semaine écoulée.

Sur le marché du pétrole brut, l’on a également noté des hausses dont la plus importante à Londres, soit 8,69% contre 3,39% à New York. Au 08 septembre, le baril s’est vendu respectivement sur ces deux marchés à 49,41 USD à 45,72 USD. L’embellie observée sur les deux précédents marchés s’est également étendue aux céréales. En effet, au 08 septembre, les prix de toutes les céréales cotées ont enregistré des hausses, de la manière suivante : 9,11 USD/tonne (+1,09%) pour le riz ; 124,45 USD/tonne (+4,56%) pour le maïs ; et 377,00 USD/tonne (+2,38%) pour le blé.

(Jean-Marie Nkambua)

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