Basket-ball: Arc-En-Ciel tombe face à Hatari 52-79 à la Liprobakin

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Au quartier Synkin, dans la commune de Bandalungwa dans la ville province de Kinshasa, il n’existe aucun parking public. Les habitants de ce coin de la capitale de la République démocratique du Congo, qui possèdent pourtant plusieurs véhicules aussi bien privés que ceux commis au transport en commun, éprouvent d’énormes difficultés pour parquer leurs véhicules, vu l’exiguïté des avenues et parcelles. Conséquence : le sous – commissariat de police et autres espaces verts de Synkin sont devenus des parkings.

Les victimes se plaignent

La population, victime, se plaint et dénonce la création de ces parkings de fortune qui causent l’insécurité au quartier. Jean Sébastien Munongo, un des habitants du quartier Synkin, explique le danger que courent leurs habitations. « Avant ces parkings n’existaient pas. C’était un atelier mécanique de M. Paul. Ce dernier y réparait des véhicules. Petit à petit, les gens qui habitent les parcelles environnantes ont commencé à parquer leurs véhicules au sein de son garage. Et de fil en aiguille, cela s’est transformé aujourd’hui en un parking où les gens payent quotidiennement le droit de parking. Etant donné que sa parcelle était petite,  son parking occupera d’ores et déjà et l’avenue et le devant de parcelles des autres », a-t-il déclaré.

A Jean Sébastien de renchérir : « Depuis qu’est né le parking de Paul,  l’insécurité est devenue monnaie courante dans ce quartier. Ces jeunes gens fumeurs de chanvre, qui se disent élèves de Paul, ne sécurisent pas du tout ces véhicules. Ils sont voleurs et opèrent la nuit dans des parcelles environnantes. Ce sont eux qui commettent des exactions dans le quartier. C’est toujours eux qui volent les pièces de véhicules garés dans ce parking. », regrette-t-il.

Face à cette situation, les propriétaires des parcelles environnant le garage de Paul appellent le chef du quartier à s’impliquer dans cette situation qui déjà inquiète et insécurise les habitants du quartier Synkin.

Le chef du quartier se dédouane

Contacté à ce sujet, le chef du quartier Synkin, M. Kipalapala s’explique : «nous avons déjà parlé avec le responsable de ce garage lorsque ses voisins sont venus nous voir à propos de ce problème. Mais c’est un problème qui ne peut être traité à notre niveau, vu que la Police nationale congolaise est aussi concernée. La grande responsabilité incombe à l’autorité municipale et non au chef du quartier. Il y a aussi le problème d’espace. Bandal (Ndlr Bandalungwa) n’a pas suffisamment d’espaces dans des parcelles ou avenues. Il y a aussi des gens qui habitent du côté de la rivière où il n’y a pas accès pour véhicules. Ils sont obligés de parquer aux sous-commissariat pour la sécurité de leurs véhicules ou encore au garage de M. Paul ».

Cependant, cette explication du chef du quartier ne satisfait pas du tout la population de ce coin. Ils sont resté septiques quand à ce.   De son côté, le chef de l’atelier mécanique Paul ne reste pas indifférent. Il pense quant à lui que chacun devrait s’occuper de son problème et non des autres. Il qualifie cette attitude de ses voisins de jalousie et de mauvaise foi et ne croit pas au mécontentement des propriétaires des maisons voisines de son atelier mécanique. « Ici, c’est devant ma parcelle, dit-il. Et ce garage existe depuis plus de 18 ans. Mon fils ainé n’était pas encore né. Tous ces gens viennent à peine d’acheter leurs parcelles. Il faut demander aux anciens du quartier. Ils m’ont trouvé ici avec mon garage parking qui nourrit mes enfants. Accuser mes élèves de voleurs est de la pire jalousie et de la mauvaise foi. », a-t-il insisté en guise de réponse du berger à la bergère.

Face à ces allégations de vol, le chef de l’atelier mécanique Paul réplique que ses apprenants passent la nuit dans les véhicules de clients pour sécuriser et ne commettent pas des exactions au quartier. « Mes élèves passent nuit dans les véhicules en réparation pour les sécuriser. Et je profite de leur demander service. Sécuriser   également des véhicules de ceux qui viennent parquer faute de manque d’endroit approprié. « Je rends service à l’Etat congolais qui n’a pas prévu l’espace pour parking public ? », se demande-t-il, ajoutant que dans d’autres pays, on trouve ce genre de services. C’est de la simple jalousie, martèle-t-il. « Avant de m’accuser, qu’ils commencent par accuser les propriétaires de véhicules ; eux qui viennent parquer leurs véhicules chez moi ».

Les propriétaires de véhicules derrière M. Paul

Un des propriétaires de véhicules, client de Paul, pense que c’est tout à fait normal, sinon les sous-commissariats n’accepteraient aucun véhicule parqué devant leur poste de la police. « Avant de condamner cet acte, il faudrait tout d’abord aménager l’espace pour les parkings publics comme on l’a fait pour les poubelles publiques. Interdire le fait sans trouver une solution ne sert à rien. Qu’on interdise d’abord aux sous – commissariats d’accepter les véhicules devant leur poste. « Vous devez savoir que ces sous-commissariats vivent de ce droit de parking, parce qu’ils sont mal payés. Cette histoire ne finira jamais tant qu’il n’y aura rien comme solution », a-t-il terminé.

 

Protéger les personnes et leurs biens

Les policiers des différents sous-commissariats de Bandalungwa expliquent tout de même que c’est de leur devoir de protéger la population et ses biens. «  Nous ne trouvons aucun inconvénient de protéger ou sécuriser les véhicules de la population parce que c’est de notre devoir et droit de protéger la population et leurs biens. C’est d’ailleurs avec le droit de parking aux sous-commissariats que les policiers s’achète le café et aujourd’hui si l’Etat aménage l’espace pour parking publics c’est toujours le policier qui seront dans ces différents parkings pour la sécurité ».

Quant aux autorités municipale de la commune de Bandalungwa, c’est au gouvernement provincial de se saisir du dossier .Le gouvernement provincial de Kinshasa à son tour renvoie la balle au gouvernement central. La chargée de communication du gouverneur André Kimbuta estime qu’ « il faut disposer de moyens nécessaires et aménager l’espace pour parking public. C’est un problème très délicat et qui demande l’appui du gouvernement central. »

Tous les rendez-vous pris pour rencontrer le Premier ministre Augustin Matata Ponyo pour son avis se sont révélés sans succès.

Les observateurs extérieurs pensent qu’il est important que le gouvernement congolais s’imprègne de la situation, disposant de parkings au moins dans chaque quartier de la ville province de Kinshasa pour aménager les parkings publics, où tout le monde payera à l’entrée un droit de parkings. Cet argent servira d’entretien et café de garde de véhicules. Cela évitera des pertes de pièces de véhicules. Mais aussi donnera du travail aux jeunes chômeurs.

(Kuyala Munanga Monday/Cp)

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