Baisse de la croissance économique en Afrique

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La Banque mondiale appelle les Etats à la diversification des sources de croissance

L’agriculture, l’énergie, la mobilisation des ressources nationales… constituent donc les secteurs de croissance économique que la Banque mondiale recommande aux pays africains. Ayant remarqué en 2016 un taux de croissance le moins élevé depuis 2009 en Afrique, selon son dernier rapport « Africa’s Pulse » présenté hier, la Banque prône entre autres l’augmentation de la productivité, le renforcement de la croissance économique, l’investissement dans les infrastructures de base, l’amélioration de la compétitivité et de la concurrence des services publics dans les pays du continent noir. La Banque appelle ces derniers d’envisager la diversification des sources de croissance.

La dernière édition d’Africa’s Pulse, publication semestrielle du groupe de la Banque mondiale qui analyse les perspectives économiques en Afrique subsaharienne, a été lancée hier lundi 11 avril 2016. C’était au cours d’une vidéoconférence en direct de Washington (Etats-Unis d’Amérique), de Yaoundé (Cameroun), de Dakar (Sénégal), de Ouagadougou (Burkina-Faso) et de Kinshasa.

Les conclusions de ce rapport indiquent qu’en 2015, l’activité économique a ralenti en Afrique subsaharienne avec en moyenne une croissance du PIB de l’ordre de 3,0 %, au lieu des 4,5 % enregistrés en 2014. Il s’agit du taux de croissance le moins élevé pour la région depuis 2009.

Quant aux prévisions de croissance pour l’année 2016 courant, le rapport Africa’s Pulse pensent qu’elles restent moroses à 3,3 %, bien en-dessous du fort dynamisme que la région a affiché de 2003 à 2008 avec un taux de 6,8 %. « L’Afrique subsaharienne connaîtra une croissance molle en 2016, plombée par la faiblesse et la volatilité des prix des matières premières ». Selon ce rapport, la croissance économique devrait dans l’ensemble rebondir en 2017 et 2018 pour atteindre 4,5 %.

Pour la Banque mondiale, l’Afrique a encore plusieurs opportunités pour relever son économie. Il y a lieu de développer la résistance, car, l’Afrique a toujours fait preuve de la résilience, a rassuré hier Mme Punam Chuhan-Pole, économiste en chef adjointe de la Banque mondiale pour l’Afrique.

Face à cette faible croissance, elle propose à l’Afrique la diversification de l’économie. Notamment, par l’agriculture, l’énergie et la mobilisation des ressources nationales. Egalement, a-t-elle recommandé des réformes en ce qui concerne la réglementation urbaine. Dans ses commentaires, elle a en outre appelé les pays à améliorer leurs productivités agricoles, et de soutenir la croissance agricole en vue de réduire la pauvreté dans la région.

L’agriculture pour augmenter le potentiel économique

Répondant aux préoccupations des journalistes, l’équipe de la Banque mondiale a rappelé que l’agriculture est un secteur où l’on peut augmenter le potentiel économique, si l’on veut réellement sortir la population de la pauvreté. La Banque mondiale appelle donc les Etats d’Afrique d’envisager la diversification des sources de croissance.

Pour ce faire, les pays africains doivent examiner la qualité de leurs dépenses publiques. La Banque estime qu’il y a beaucoup de potentiels dans l’urbanisation des villes. Elle demande aussi l’amélioration de la compétitivité et de la concurrence des services publics. Ce, en dépit du faible taux d’épargne constaté dans le secteur privé en Afrique.

L’équipe de la Banque invite les pays africains d’augmenter la productivité, de renforcer la croissance, d’investir dans les infrastructures de base (logement et développement industriel), de réfléchir aux marchés des produits et aux institutions de base, surtout celles qui réglementent les terres.

Les villes africaines, principal moteur de la croissance

Lorsqu’elles sont bien gérées, indique le communiqué de la Banque mondiale, les villes qui se développent rapidement peuvent stimuler la croissance économique et la productivité. Pourtant, ajoute le communiqué, les villes africaines (dont Kinshasa la capitale de la Rdc) n’ont pas encore connu les retombées économiques escomptées, ni tiré parti de la productivité urbaine. Elles souffrent au contraire du coût élevé de la vie, de l’immobilier et des transports.

« Les décideurs politiques devront régler les problèmes structurels responsables de la mauvaise répartition du foncier, de l’urbanisation morcelée et de la faible productivité. Ce sera le seul moyen de construire des villes qui fonctionnent. Des villes abordables, « connectées », où il fait bon vivre, et qui concentrent l’activité économique », estime la Banque mondiale dans son communiqué.

(Lepetit Baende)

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