Avertissement, blâme, exclusion temporaire puis exclusion définitive de l’élève

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Le directeur Makobele préconise une échelle de sanctions amputée de violence physique

L’école doit être une famille dont l’enseignant est le père et les élèves, les enfants. Il faut que ces derniers s’y sentent aimés et à l’aise. Donc, pour faire face à des problèmes d’autorité, un enseignant peut user de divers moyens et emploiera le registre préventif au lieu du registre répressif.  . Cette préoccupation, M. Makobele Madoka Esaïe (photo ci-contre) l’exprime à l’heure où l’on assiste à la montée d’une jeunesse insoumise, à la banalisation de la violence à travers notamment le phénomène « Kuluna ». L’orateur est le directeur de l’Ecole primaire salutiste, EP 4 Barumbu. La structure de cet établissement prévoit une surnuméraire, Mme Bazola Makiadi. L’orateur démontre le registre préventif cadre bien avec la prise en charge de la discipline par et pour les élèves.

A la question : quelle est l’institution qui a supprimé le fouet à l’école ? L’orateur : La suppression de l’usage du fouet relève d’une volonté politique de l’Etat qui est le pouvoir organisateur du système éducatif.

En tant que responsable, comment procédez-vous pour transmettre aux enseignants cette ligne de conduite ?

En effet, il y a deux voire trois façons de transmettre cette ligne de conduite. Primo : au cours d’une réunion d’information, occasion lors de laquelle le chef d’établissement peut communiquer aux enseignants des instructions diverses pour la bonne marche de l’école. Secundo : Par une note circulaire, la direction de l’école peut aussi indiquer aux enseignants la ligne de conduite qu’elle attend d’eux.

Qu’est-ce que le système éducatif congolais a perdu en adhérant au principe de la suppression du fouet ?

Le système éducatif congolais n’a rien perdu du tout, il a encore sa force et continue de lutter jusqu’à présent. Maintenant, les temps ont changé, les réalités ont évolué. La pédagogie met à la disposition de l’enseignant une panoplie de stratégies de maintien de la discipline dans une classe, sans nécessairement recourir à la violence sur les élèves.

Quand une certaine opinion affirme que le fouet parti, l’école a perdu de son autorité, pédagogiquement, comment vous réagissez ?

Certains affirment que la suppression de l’usage du fouet a affaibli l’autorité de l’école, loin de là. Moi, je pense que ce n’est pas l’usage du fouet qui supprime le mal ou qui maintient l’autorité de l’école. Toutefois, c’est par des sanctions considérées comme peines, des sanctions négatives  que l’école redresse l’élève fautif. Dans le même ordre d’idée, la sanction infligée à un élève, vaut une prévention pour ses condisciples.  Il y a des punitions scolaires à utiliser. En tant que pédagogue, j’utilise une échelle de sanctions : l’avertissement, le blâme, l’exclusion temporaire, l’exclusion définitive. Cette dernière est une sanction extrême ; mais rare. L’école doit être une famille dont l’enseignant est le père et les élèves, les enfants. Il faut que ces derniers s’y sentent aimés et à l’aise. Donc, pour faire face à des problèmes d’autorité, un enseignant peut user de divers moyens. Le cas échéant, il emploiera le registre préventif  en lieu et place du répressif.  Car le registre préventif cadre bien avec la prise en charge de la discipline par et pour les élèves.

 A votre avis, le cahier de communication joue encore son rôle ?

Bien sûr que oui, l’école est en relation, en rapport, en correspondance avec les parents. Nous leur faisons connaître  par l’intermédiaire du cahier de communication, les fautes commises par l’enfant à l’école.

(Payne ) 

 

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