Avenue de l’Université à Kalamu

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Des tenanciers de bars refont surface après l’opération « Likofi » à Yolo nord

Au quartier Yolo nord, des tenanciers de bars de plein air reprennent du terrain  de façon sournoise, après en être déguerpis, en février dernier, sous le coup de l’opération « Likofi ». Tout, en effet, se passe comme l’indique si bien l’adage qui dit : « chassez le naturel, il revient au galop ». La vente de la bière est clairement une activité en bonne cote dans le contexte kinois. En reprenant du terrain aux abords de l’avenue de l’Université réputée pour son étroitesse, les tenanciers de bars ne se font guère mauvaise conscience. « Tant que l’Etat n’a pas encore extériorisé de volonté d’agrandir ou non l’avenue de l’Université, de notre côté aussi, laisser cette dernière dans la broussaille, c’est côtoyer l’insécurité. Certaines maraîchères prises par le poids de l’âge, n’exercent plus. D’autres ne vivent plus, tandis que leur progéniture ne perpétue pas cette activité », a témoigné un proche de tenancier de bar.

Des débits de boissons en avant-plan d’occupation de terrains

Les maraîchères évacuées, les tenanciers des débits de boissons avaient récupéré des espaces, construit des kiosques. C’étaient, à proprement parler, des   maisonnettes élevées en matériaux semi-durables, pour abriter des casiers, des congélateurs, chaises et tables. Dans la plupart des cas, des garçons de bars y dormaient aussi. Dans certaines communes de la capitale, le cas de Bandalungwa et Matete, pour ne citer que celles-là, des devantures d’écoles officielles ont été occupées par des ateliers d’ajustage, de fonderie d’aluminium pour la fabrication de marmite, etc. Progressivement, ces locataires ont élevé des murs et remplacés carrément la première configuration par l’occupation de terrain. Et Dans tous les cas, l’administration communale a fait prévaloir un silence consentant.  Avec le temps, des familles se sont installées durablement et le Cadastre communal habitué à prester ses services au plus offrant, a concédé l’occupation de terrains. C’est alors que  du fait même, la propriété d’écoles officielles a été aliénée.

La relocalisation des maraîchers de Yolo nord serait-elle dans les calculs des gestionnaires de cette municipalité ? Rien ne permet de l’envisager pour l’heure, de la manière dont quelques-uns ont été traités comme des envahisseurs de terrains.

      L’administration communale se complaît

Pendant de longues années, les légumes exploités localement ont approvisionné les marchés des quartiers de Kalamu, dont notamment Kauka et les deux Yolo, nord et sud. Les biteku-teku, matembele, pointe-noire ou ngaï ngaï (les oseilles) ont alimenté, plus d’une décennie, la gamme de légumes disponible, à la grande satisfaction des ménagères.  Une mère de famille rencontrée au hasard sur l’avenue Kimwenza, a accepté de témoigner des retombées sur les ménages locaux : «Même avec une petite bourse, l’on avait qu’à trouver du poisson chinchard, et la suite ne compliquait pas l’équation. Car des tas de légumes qui abondaient dans les allées du marché, influaient sur le prix. Mais depuis que ces maraîchères ont été déboutées, les légumes jadis produites à Kauka et à Yolo nord sont maintenant hors de question. Pour avoir supprimé de son étendue l’activité maraîchère, la commune de Kalamu a donné lieu à la dépendance extérieure. En effet, les marchés de notre commune attendent que des vendeuses venant des quartiers lointains : Mbanza Lemba et Gombele (à proximité du rond-point Ngaba) et plus loin, Kimwenza, etc. nous approvisionnent en légumes. Parmi elles, des ambulantes qui ne sont pas régulières du tout », a-t-elle relevé.

Quand des garages de rue empêchent des vacanciers de disposer de l’espace de jeu

Des garages de rue avaient été chassés de la voie publique par la première phase de l’opération « Likofi » comme dit précédemment. C’était en 2005. Dix ans plus tard, c’est « chassez le naturel, il revient au galop. Dans la plupart des quartiers, le parage de bureaux de la Police national servent de parking pour le besoin de la cause. Quand ils veulent organiser des compétitions de football des vacances  ou se défouler dans la rue, les vacanciers manquent d’espace. Cela ayant été « réquisitionné » soit par des garages ou des parkings de rue, soit par des bars de plein air, soit des vendeuses qui ont disséminé leurs tablettes. Celles –ci occupent même des trottoirs. Les moto-transporteurs qui fourmillent dans les rues sont devenues un danger permanent, empêchant même de jeunes amateurs de la bicyclette de s’offrir quelque espace de divertissement.

(Payne)

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