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La Rdc dotée d’une stratégie sectorielle de l’éducation et de la formation 2016–2025

L’endossement de cette stratégie a eu lieu hier à Kinshasa par les autorités congolaises et les partenaires techniques et financiers du secteur de l’éducation en Rd Congo. La stratégie définit les priorités d’actions pour le secteur de l’éducation durant les dix années à venir. Elle vise à ancrer les valeurs de civisme, de moralité, de paix, de travail, de solidarité et de transparence. Trois grands axes stratégiques ont été retenus pour construire le système éducatif de 2025 : promouvoir un système éducatif plus équitable, au service de la croissance et de l’emploi ; créer les conditions d’un système éducatif de qualité et instaurer une gouvernance transparente et efficace.

Les ministres du Budget Michel Bongongo, de l’Enseignement primaire et secondaire et Initiation à la Nouvelle Citoyenneté (EPS-INC), Maker Mwango, de l’Enseignement technique et professionnel (ETP), Jean Nengbanda Tshingbanga, des Affaires sociales, Action humanitaire et Solidarité nationale, le vice-ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU), le représentant de l’UNICEF, chef de file des bailleurs (partenaires techniques et financiers du secteur de l’éducation en Rdc), ont procédé hier jeudi 21 janvier 2015 à Kinshasa, à l’endossement de la Stratégie sectorielle de l’éducation et de la formation (SSEF) 2016–2025.

Cette cérémonie a connu trois temps forts. Notamment le mot d’introduction du président du groupe thématique Education, le ministre Maker Mwangu de l’EPS-INC et la présentation de l’économie de la stratégie ; les discours du chef de file des bailleurs et du ministre du Budget et enfin, la signature et échange des documents.

Ce dernier moment a consisté justement à la signature de la déclaration d’endossement de la stratégie par les ministres de l’EPS-INC, de l’ETP, des Affaires sociales, Action humanitaire et Solidarité nationale, et par le vice-ministre de l’ESU ; ainsi qu’à la remise par le chef de file des bailleurs de la lettre d’endossement de la stratégie par les partenaires techniques et financiers et remise par le ministre du Budget de la lettre d’engagement du Gouvernement.

Le Gouvernement congolais se dote donc d’une stratégie sectorielle de l’éducation et de la formation à l’horizon 2025. Le processus a impliqué les différents ministères en charge de l’éducation et de la formation et il a été lancé suite à des processus séparés de stratégies sous sectorielles.

La stratégie définit les priorités d’actions pour le secteur de l’éducation durant les dix années à venir. Une première version de la stratégie a été préparée en février 2014 pour la période 2014-2023. Elle est ici actualisée pour l’adapter à l’horizon 2025 et aux dispositions de la loi cadre de l’enseignement promulguée en 2014, pour harmoniser les stratégies sous-sectorielles et prendre en compte les dernières données statistiques disponibles.

Avec le développement du secteur éducatif, apprends-t-on, la stratégie vise à ancrer les valeurs de civisme, de moralité, de paix, de travail, de solidarité et de transparence. Notamment, par l’éducation à la gestion, à la paix et à la citoyenneté, et aussi dans les pratiques de gouvernance, par l’amélioration de la transparence des budgets, des procédures d’allocation et des processus de décision, par l’encouragement des initiatives de lutte contre la corruption et la promotion de la déontologie professionnelle des agents de l’administration publique.

Quid des trois axes stratégiques de la stratégie

Selon des informations en notre possession, la stratégie a été conçue pour répondre aux difficultés et aux défis relevés par l’analyse de l’état du système éducatif congolais. Trois grands axes stratégiques ont été retenus pour construire le système éducatif de 2025. Le premier consiste à promouvoir un système éducatif plus équitable, au service de la croissance et de l’emploi, avec trois orientations majeures : mettre en place la gratuité effective de l’école primaire ; préparer l’extension du cycle d’éducation de base à 8 années ; et adapter les formations pour favoriser l’insertion sociale des jeunes.

Le second axe consiste à créer les conditions d’un système éducatif de qualité, avec deux orientations principales : mettre en place des systèmes de suivi et d’assurance qualité ; apporter un environnement éducatif propice à l’apprentissage. Et le dernier axe consiste à instaurer une gouvernance transparente et efficace, avec deux orientations principales : renforcer la gouvernance du système par la mise en place de normes et de mécanismes transparents de gestion des ressources ; et rendre la gestion plus efficace et équitable à tous les niveaux, en s’appuyant sur des partenariats mieux organisés.

Des objectifs fixés pour les flux d’élèves d’ici 2025

Les principaux objectifs concernant les flux d’élèves ont été fixés pour l’année 2025 dans cette stratégie, dont le premier veut que tous les enfants accèdent au cycle primaire et les abandons soient limités à 3% et que les élèves abandonnant soient repris dans les programmes de rattrapage scolaire ; 15% d’enfants de 3 à 5 ans bénéficieront d’une préscolarisation ; 90% d’élèves de 6ème année primaire poursuivent dans le 1er cycle secondaire, etc.

Les évolutions projetées pour les flux d’élèves dans le système vont se traduire par une amélioration conséquente des taux de scolarisation et d’accès aux différents niveaux du système éducatif.

La stratégie nécessite 2,8 milliards Usd en 2025

Signalons en outre que la mise en œuvre de la stratégie nécessite un doublement des moyens financiers consacrés au secteur qui devraient passer de 1,3 milliard Usd en 2016 à 2,8 milliards Usd en 2025. La mise en œuvre de la stratégie, selon nos informations, se traduira par un fort accroissement de la masse salariale qui accapare 69 % des ressources en raison de l’accroissement des effectifs et des mesures de mise en place progressive de la gratuité comprenant l’amélioration des taux de prise en charge des enseignants et l’augmentation de leur niveau de salaire indexé désormais sur l’évolution du PIB par tête.

Les autorités sectorielles ont entrepris ces dernières années des démarches actives de recherche de partenaires extérieurs. Ces efforts ont permis l’obtention de financement important pour le secteur, on peut citer un financement du Partenariat mondial pour l’éducation (PME) de 100 millions USD, des apports de l’Unicef, de la Banque mondiale, de l’Agence française de développement, de la coopération belge, de la coopération britannique, de la coopération américaine, de l’UNESCO, etc.

Le suivi de ces contributions fera partie des activités identifiées dans le cadre de la mise en œuvre de cette stratégie.

(Lepetit Baende)

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