Avec l’appui de l’OSISA

par -
0 684
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

L’OMEC présente son étude sur l’audiovisuel public en Rdc

L’ouvrage a été porté sur les fonts baptismaux hier mardi 7 juillet par Mme Philomène Nkoy, secrétaire générale aux Médias, représentant le ministre Lambert Mende. C’est une étude menée durant deux ans par des experts et coordonnée par le professeur Lino Joseph Pungi. Après sa présentation au public, elle a été ovationnée par deux spécialistes des médias, à l’occurrence, MM. Willy Kalengay et Kitutu Oleontwa, respectivement Dg de Géopolis et Dg de CCTV. Unanimement, tous se sont convenus que l’histoire tourmentée de l’audiovisuel congolais est avant tout celle de la RTNC.

L’Observatoire des médias congolais (OMEC) a procédé, hier mardi 07 juillet 2015, à la présentation officielle de son étude sur l’audiovisuel public en Rd Congo. Celle-ci a été menée pendant deux ans par une équipe de chercheurs et experts, coordonnée par le professeur Lino Joseph Pungi, avec l’appui financier de la Fondation OSISA (Open society for southern Africa).

Cet ouvrage, « L’audiovisuel public en Rd Congo », a été baptisé par Mme Philomène Nkoy, secrétaire générale aux Médias, au nom du ministre de la Communication et des Médias Lambert Mende Omalanga. C’était après sa présentation aux professionnels des médias et des représentants des missions diplomatiques et organismes des Nations Unies, des partis politiques, de la CENI, du Sénat, etc.

Le ministre du Tourisme, M. Elvis Mutiri, le président du CSAC (Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication), M. Tito Ndombi, le représentant-résident de l’OSISA en Rdc, M. Nick Elebe et naturellement le président de l’OMEC, M. Polydor Muboyayi, ont également rehaussé de leur présence cette grande cérémonie organisée à l’hôtel Venus de Kinshasa.

Dans son mot de bienvenue, M. Polydor Muboyayi a indiqué que cette étude permet à l’audiovisuel congolais de résoudre l’équation de la neutralité en restant au milieu du village. Il a, à cette occasion, expliqué à l’assistance, l’apport de l’OMEC et ses efforts en pratique quotidienne du travail de journaliste, même en période électorale.

Après le mot de M. Nick Elebe et la présentation du contenu de l’étude par le professeur Lino Joseph Pungi, il y a eu des réactions et commentaires de la part de deux spécialistes des médias congolais, en l’occurrence, le Dg du Magazine Géopolis, M. Willy Kalengay, et M. Kitutu Oleontwa, le Dg de la chaîne de télévision CCTV.

Le premier a souligné que l’audiovisuel public congolais doit normalement participer à construire une intelligence publique. Il a ainsi insisté sur l’émergence des acteurs de rupture. Quant au second, il a invité les étudiants, les chercheurs, les journalistes, etc., à publier aussi sur l’audiovisuel congolais, qui pour lui, est un secteur non encore exploité.

Il a été établi par tous que l’histoire tourmentée de l’audiovisuel congolais est avant tout celle de la RTNC. C’est aussi l’histoire d’une explosion médiatique qui a proliféré grâce au vent de la démocratisation, avec l’apparition des médias privés allant des chaînes commerciales aux confessionnelles en passant par les communautaires.

Le clou de l’activité c’était le discours du ministre de la Communication et des Médias prononcé par Mme Philomène Nkoy, secrétaire générale aux Médias, avant de procéder au baptême de l’ouvrage.

Une idée sommaire de l’ouvrage et ses recommandations

L’ouvrage traite huit principaux points. D’abord la présentation du pays, puis la situation de la radio-télédiffusion en Rdc ; le cadre législatif et règlementaire ; l’audiovisuel congolais face à la TNT ; la Radio Télévision nationale congolaise (RTNC) ; la perception de la RTNC et de son rôle de service public ; les efforts de réforme de l’audiovisuel et enfin ; les conclusions générales et recommandations.

L’ouvrage comporte également des annexes. Notamment la réaction du ministre des Médias à cette étude, le répertoire des médias audiovisuels, ainsi que l’enquête sur la perception du rôle de service public de la RTNC à Kinshasa.

Quant aux recommandations, il y a entre autres, la révision des instruments juridiques, l’adoption et la promulgation des nouvelles lois pour compléter le cadre légal et règlementaire actuel, le renforcement des capacités d’action des instances de régulation, l’implication de la Société civile, une meilleure application de la loi sur la décentralisation.

Et par rapport au paysage audiovisuel, cette étude recommande que priorité soit accordée à la promotion des médias communautaires dans les zones rurales et les quartiers urbains défavorisés. Il est ainsi demandé à la RTNC de mettre en application les critères universels de fonctionnement d’une chaîne de service public, d’améliorer ses statuts et son fonctionnement en se dotant d’une plus grande autonomie et de moderniser l’outil de production.

Une autre recommandation concerne la dotation de la RTNC des moyens nécessaires en vue de couvrir toute l’étendue de la République. Aussi, de mettre en place une stratégie nationale cohérente de communication par les médias. Les experts soulignent que le CSAC devra être appelé à assumer efficacement cette responsabilité qui lui incombe de plein droit en sa qualité de régulateur.

Au terme de cette étude, il est indiqué que la situation actuelle de l’audiovisuel de service public en Rdc, en dépit des défis, n’est pas fatale. L’ouvrage présente donc un certain nombre de facteurs clés auxquels doit se fonder l’espoir d’un changement profond.

(Lepetit Baende)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse