Avec 4 plateformes, 4 candidats présidents de la République: L’Opposition au pied du mur

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Les nouvelles ne cessent de tomber au sein de l’Opposition congolaise. Bien qu’elles soient celles qui n’accrochent pas trop, mais elles appellent  à des réflexions ; celles qui tournent autour du niveau de ceux-là qui animent différentes branches de l’Opposition congolaise. Ils sont amoureux de la télévision, de la radio, des réseaux sociaux… Au finish, des messages creux, dont la plupart tournent autour des appels au boycott, à la violence, aux restructurations et autres.

Les élections approchent et tout le monde s’organise. Si la Majorité Présidentielle traine encore à annoncer son future candidat président de la République et maintient le suspense en attendant la date du 25 juillet 2018, l’Opposition, elle, a opté pour une autre méthode. Faut-il se poser des questions s’il s’agit-là des caprices avant d’annoncer son unique candidat ? Non et surtout non.

Au sein de cette opposition dite radicale, la seule méthode de travail est : « chacun pour soi, Dieu pour tous », comme le dit un adage. Ainsi, des plateformes, mieux des regroupements politiques électoraux se sont créées, chacune avec son candidat président de la République pour la bataille de décembre 2018.

La Dynamique de l’Opposition avec Martin Fayulu, Ensemble avec Moïse Katumbi, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (Udps) avec Félix Tshilombo et pas plus tard qu’il y a peu, le Mouvement pour la Libération du Congo (MLC) avec Jean-Pierre Bemba Gombo. L’on craint encore un cinquième avec l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) qui compte aussi proclamer à l’unanimité Vital Kamerhe comme son futur candidat président de la République. Ceci sans compter des menu-fretins au sein de cette même opposition qui se sont proclamés candidats pour la présidentielle de cette fin d’année. Une dure bataille entre fils de la même maison. Une maison qui n’existe que de nom ; « le Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au Changement ». Cette plateforme née de Genval en Belgique sous son feu le président du Conseil de Sages, Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Aujourd’hui, après la restructuration qui a eu lieu dernièrement au sein de cette plateforme avec l’élection de Félix Tshilombo comme son président politique, Pierre Lumbi comme chef du Conseil des Sages, Fayulu comme Coordinateur des activités, le bilan du Rassop/Limete à ce jour est mitigé. Pas de réunions, ni d’autres activités. Limete s’est vidé de tous ceux-là qui entraient et sortaient pour voir le sphinx et recevoir des orientations. Chacun s’occupe de son regroupement, sans rendre compte au président du Rassop, puisque ce dernier n’est qu’un conglomérat de tous ces regroupements politiques. La division qui a ravagé le Rassemblement donne raison à d’autres ailes, puisqu’elles au moins font parler du Rassop. Olenghankoy Joseph, en est une preuve éloquente.

A 6 mois des élections !

Quatre noms sont déjà connus candidats présidents au sein de l’Opposition congolaise. En face de tous ces gabarits, il y a le Front commun pour le Congo (FCC). Ici, tous les jours, des personnalités influentes de la République viennent signer leur adhésion. Et aucune ne se fait proclamer candidat président de la République. Il y a un jour qui viendra, et tout le monde saura ce que prépare cette méga plateforme qui vient en appui à la Majorité Présidentielle. Au FCC, il y a un chef ; il a la prestance, la personnalité, le charisme. Voilà qui milite en sa faveur. Mais loin d’entrer dans ce débat, ces adversaires ont un seul avertissement. Devant la mer rouge, Israël se moque de Pharaon. Les élections qui pointent à l’horizon verront les opposants de la RD Congo échouer, puisque la bataille est pour ceux-là qui n’ont que l’avenir du Congo dans leur tête.

Si les quatre candidats, dont le cinquième arrive bientôt, trouvent un terrain d’entente pour  se choisir un seul, le facteur temps sera devant son chemin. Il faut convaincre les Congolais de la base. Chose que « Ensemble » de Katumbi n’a pas pu faire. Jean-Pierre Bemba dont le sort n’est pas encore connu s’il retournera réellement au pays, n’existe plus dans la tête des Congolais comme ce grand leader capable de convaincre. La victoire que chante le MLC risque de tourner contre eux. Fayulu manque le charisme. Rien ne prouve qu’il soit capable de faire mieux. L’autre candidat n’est autre que l’actuel président de l’UDPS, Félix Tshilombo Tshisekedi. Celui-ci bénéficierait  des voix laissées par Moïse Katumbi, à condition pour ce dernier de donner un ordre à ses électeurs. Soulignons que Félix  dont le casier judiciaire est encore vierge, pourrait aussi bénéficier de l’aura de son père pour s’imposer aux prochaines élections. Mais comme on a eu à le dire, ces élections ne seront une victoire pour l’opposition que lorsque celle-ci se sera dotée d’une candidature unique et d’un programme commun. Toutefois, Tshilombo risque d’être handicapé par son inexpérience en politique, …

Un candidat et non des moindres, c’est Vital Kamerhe, patron de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC). Déjà candidat aux élections de 2011 où il était 3ème, Kamerhe, transfuge du PPRD, le parti présidentiel, est parmi ceux-là qui prônent une candidature commune de l’opposition. Il a un avantage d’avoir déjà tenté et de s’être fait une opinion. Polyglotte, il peut faire un bon président s’il bénéficie de l’accompagnement de tous les cadres de l’opposition. Une autre candidature qui peut bouleverser les choses, est celle de Jean-Pierre Bemba, celui-là qui a été acquitté par la CPI, mais qui doit encore attendre le dénouement de l’affaire sur la subornation de témoins. Certains Congolais estiment d’ailleurs que si la CPI l’a libéré pendant ce temps, c’est en perspective des élections qui pointent à l’horizon et pour lesquelles il devra être candidat. Ils estiment aussi que faute d’un candidat fédérateur au niveau de l’opposition, Jean-Pierre Bemba, à l’instar de Mandela, serait un bon choix.  Son parti politique, le Mouvement de libération du Congo (MLC) qui s’est retrouvé dernièrement en congrès, l’a même plébiscité candidat aux prochaines élections.

Le candidat unique de l’Opposition devrait avoir quel profil ? C’est la question qui se pose jusqu’à ce jour. Ceux qui se sont retirés de cette opposition dite radicale après la disparition du lider maximo ont prédit l’avenir. Le désordre ! Freddy Matungulu, Gilbert Kiakwama, Mokonda Bonza sont parmi ces sages du Rassop qui gardent silence, bien que le sénateur Mokonda soit parmi les candidats présidents de la République déjà proclamés. Classé sur la même assiette que Tshilombo et compagnies, avec toute sa sagesse et son intelligence. Les choses s’annoncent encore dures et le pays attend voir les meilleurs à sa tête.

(Bernetel Makambo)

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