Avant l’injection de 10 millions de dollars américains, Miba : L’intersyndicale exige le changement des mandataires

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En visite de réconfort à la population de l’espace Kasaï meurtrie par les miliciens se réclamant de l’ex-chef traditionnel Kamwina Nsapu, le président de la République, Joseph Kabila Kabnage, lors de son passage à Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï-Oriental, a annoncé le décaissement d’une somme de 10 millions de dollars Us pour donner un nouveau souffle à la Minière des Bakwanga (Miba). Mais pour l’Intersyndicale nationale de cette entreprise diamantifère, cette manne doit être gérée par d’autres mandataires, et non par ceux qui ont montré leur limite, et l’ont plongé  dans une crise interne, et occasionnant  une dette sociale estimée à 220 millions de dollars Us.

D’un moment à l’autre va intervenir le décaissement d’un montant de 10 millions de dollars américains, pour apporter un nouveau souffle à la Minière des Bakwanga (Miba), entreprise minière en difficulté depuis plusieurs années. Ça sera la concrétisation d’une promesse du chef de l’Etat faite dernièrement lors de son passage dans cette partie du territoire national, caractérisé par l’activisme des miliciens Kamwina Nsapu. Pour plusieurs sources, cette somme d’argent doit permettre à la Miba, le fleuron de l’économie locale, de renouveler l’outil de travail, certifier les réserves, préserver les emplois et redonner de l’espoir à la population.

Toutefois, au vu des problèmes internes à l’entreprise, dominée par des conflits entre individus, l’empêchant ainsi d’atteindre ses missions, l’Intersyndicale nationale a saisi la ministre du Portefeuille pour non seulement présenter ses doléances, mais aussi exiger la nomination des mandataires qui peuvent booster le développement de cette entreprise, maintenant les cours des matières premières, surtout du diamant sont en train de s’améliorer sur le marché international.

« Très grande a été aussi notre joie au moment où nous avons appris la tenue de l’Assemblée générale des actionnaires. C’est une opportunité pour les milliers des travailleurs de voir enfin un nouveau comité de gestion à la tête de la Miba, comité que nous voulons responsable, plus consciencieux et respectueux des textes régissant la société, non seulement dans le respect de la tenue des Conseil d’Administration budgétivores, mais en nous évitant d’avoir un Président du Conseil d’Administration aux allures belliqueuses et ignorant son rôle tout en préférant gérer la société au quotidien et méprisant les partenaires sociaux pour des raisons inavouées », lit-on dans cette lettre dont une copie a été déposée à la Présidence de la République.

L’Intersyndicale se dit consciente de l’implication de la patronne du Portefeuille, Wivine Mumba dans toutes les démarches au niveau du Président de la République, ainsi qu’après du Gouvernement pour que cette manne puisse être accordée à la Miba. Toutefois, la ministre ne devra pas se limiter à la seule démarche, mais doit avoir un regard sur la gestion de ce fonds promis par Joseph Kabila. A l’en croire, la ministre du Portefeuille mérite de travailler avec des cadres compétents et sérieux et non avec des prédateurs, spécialistes dans la création des rubriques des dépenses improductives et profitant aux seuls dirigeants et leurs proches.

Les représentants des agents dans cette entreprise du portefeuille de l’Etat expliquent que dans le contexte actuel où la dernière évaluation de la dette sociale qui ne tenait compte que d’une des formules des salaires soi-disant rabattus, réalisée en 2009, la chiffrait à plus de 150.000.000 dollars Us. A ce jour, étant donné que le gap entre le salaire conventionnel et les soi-disant salaires rabattus doit être directement pris en compte dans le calcul de la dette sociale se chiffrerait, selon les experts, à plus ou moins 220.000.000 dollars Us, chiffre obtenu grâce aux opérations suivantes : l’étude comparée de la courbe évolutive de cette dette à partir de la moyenne des six derniers salaires conventionnels avant l’invention des « réformistes » en mal de positionnement ; l’extrapolation suivie des réajustements basés sur les statistiques des données recueillies auprès des syndiqués.

Voilà pourquoi l’Intersyndicale envisage l’insertion dans le Comité actuel d’un membre du personnel avec voix délibérative afin que la gestion ne se fasse pas loin d’eux, cette innovation mettra fin au détournement des fonds générés par la production, ainsi que la mauvaise affectation de l’appui financier du Président de la République. L’Intersyndicale sera-t-elle écoutée ?

(Jean-Marie Nkambua)

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