Avant de boucler sa visite en Rd Congo

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Edem Kodjo échange avec l’opposition pro-dialogue

C’est en vue d’examiner avec le Chef de l’Etat et tous les acteurs politiques congolais les voies et moyens pouvant permette l’organisation d’un dialogue politique qui débouchera à un résultat qui mettrait tous les Congolais d’accord, que M. Edem Kodjo a été dépêché en République démocratique du Congo par la présidente de la Commission de l’Union africaine.

Ayant déjà rencontré le Président de la République le mardi dernier, cet entretien a tourné autour des questions relatives à la tenue prochaine du dialogue politique national inclusif convoqué par le Chef de l’Etat, fin novembre 2015.

Se réclamant «expérimenté et optimiste», M. Kodjo a exhorté les Congolais de tous bords à se mettre au pas pour le dialogue qui reste, selon lui, le seul moyen pour aboutir à un consensus national. Réagissant à une question, l’Envoyé spécial de l’Union africaine a indiqué que la RDC est un pays membre à part entière de l’Union africaine, raison pour laquelle l’organisation panafricaine sera toujours à ses côtés en vue de l’aider à trouver des solutions aux problèmes auxquels elle est confrontée.

Une accusation injuste de la MP

Après avoir rencontré le Président de la République, Edem Kodjo se devait d’échanger avec les partis politiques de l’opposition, pourquoi pas les confessions religieuses et la société civile, pour prêcher le dialogue qui est considéré comme une voie royale pour régler les conflits. Et tout juste à son arrivée à Kinshasa, il a été farouchement attaqué par une frange de l’opposition, notamment le G7 et le Front citoyen 2016.

Ils ont taxé Edem Kodjo de tout sauf rien, arguant que dans son discours, il n’a pas en aucun moment évoqué la constitution de la République ni les résolutions pertinentes du conseil de sécurité, ni même l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, qui selon eux imposent le dialogue.

De son côté, Edem Kodjo qui a bouclé sa mission en République démocratique du Congo estime avoir fait l’essentiel. Sa longue expérience des affaires africaines lui ayant appris que même ceux qui ont refusé de le rencontrer ont fini, d’une certaine manière, par communiquer ou pré- dialoguer avec lui.

C’est dans cette optique qu’il a rencontré le député Clément du MR, le G14 avec Dr Richard Ezulua, la Dynamique Tshisekedi Président (DTP) avec Pathy Katanga, le MPP de Diomi Ndongala, le SET avec Martin Tshimbula, le MSC avec Jules Mukumbi et le Front populaire de Lisanga Bonganga.

« Nous avons été reçus par Edem Kodjo parce que nous croyons au dialogue tel que conçu par Etienne Tshisekedi. Le dialogue qui respecte l’esprit de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et qui a comme soubassement les deux résolutions. A savoir les 2098 et 2211 », dit-il, avant de marteler que nous avons trouvé en lui un homme ouvert et lui avons fait certaines propositions. Et nous entendons avant de lever l’option de notre adhésion à son entreprise qu’il puisse rencontrer le président Tshisekedi en personne.

Et de poursuivre que nous lui avons dit que le dialogue trainait parce qu’on n’a pas encore le même entendement sur ledit dialogue. « Notre dialogue tire sa substance à partir de l’Accord-cadre et nous voulons que le facilitateur tienne compte de cela », ajoute-t-il, car pour lui, le blocage est voulu par nos amis de la majorité qui constituent le problème. Ils sont responsables dans la mesure où c’est à dessein qu’ils n’ont pas financé les élections. Et à ce stade, seul le dialogue demeure la voie royale pour décanter la situation et baliser un processus électoral qui ne va pas nous amener à des contestations.

C’est ici qu’il importe de préciser que Lisanga n’a pas totalement raison, d’autant plus qu’il y a des raisons autres qui n’ont rien à avoir avec le financement des élections et qui devraient trouver leur dénouement avec le dialogue ? Sinon, même si l’argent était disponibilisé par le Gouvernement, comment organiser les élections sans une loi électorale amendée qui incorpore les nouveaux majeurs et la diaspora ?

A en croire Lisanga Bonganga, le dialogue aujourd’hui tiendra compte des parties prenantes au conflit. Il y a d’abord Tshisekedi et Kabila. La crise a pour genèse les élections de 2011. Et ce sont les deux qui sont concernés. Pour nous, c’est comme dans un match de football. Une fois, ces protagonistes s’engagent, le dialogue se tiendra.

Le Front populaire contre la révision de la Constitution continue avec la sensibilisation au dialogue. Si au départ, c’est en solitaire que nous parlions de Tshisekedi, disent-t-ils, aujourd’hui déjà nous avons été reçus dans une forme de Front du peuple. « Le peuple d’abord ». Demain, annoncent-t-ils, nous allons ouvrir officiellement la Convention des Tshisekedistes qui va réunir tous les courants et personnalités qui parlent de Tshisekedi et soutiennent le dialogue sous la médiation internationale.

(JMNK)

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