Aux termes des résolutions de COP 21à Paris: Didace Pembe dénonce des contraintes politiques

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Lors de la Conférence de Paris sur le COP 21, tous les parlementaires congolais ont rencontré au Palais de Bourbon les autres parlementaires du monde, en vue de mettre un accent particulier sur le contrôle et l’exécution des résolutions de COP 21. D’où, une enveloppe de 100 milliards de dollars serait mise à la disposition des pays les plus touchés par la pollution qui constitue un flou sur l’article 9 qui ne détermine pas les pays contributeurs et la provenance de ces fonds. Didace Pembe dénonce le côté obscure de l’Accord de Bourbon.

Aux termes de la conférence sur le COP 21, Didace Pembe, député national et Président national du Parti écologiste congolais, s’est entretenu avec les fins limiers sur deux sujets, à savoir « faire la restitution de la Conférence de Paris, puis la nécessité du dialogue national inclusif congolais ».

PECO soutient la tenue du dialogue

A en croire le patron de l’écologie congolaise, son parti soutient la tenue du dialogue national inclusif initié par le Chef de l’Etat, Joseph Kabila, et en tant que parti politique seul écologique au sein du Parlement, sa présence au dialogue consisterait à faire prévaloir un certain nombre de préoccupations. « Raison pour laquelle je demande à ceux qui hésitent encore de revoir leur position. A ceux qui émettent encore des réserves, à ceux qui pensent que c’est un piège que de venir nous rejoindre dans la logique de la raison qui voudrait que tout ce qui est appelé dialogue soit un endroit où les arguments s’affrontent, pour tirer les meilleurs de nous-mêmes, en vue de focaliser le pays dans les meilleures conditions de l’organisation des élections », a indiqué Didace Pembe.

Pourquoi la tenue du dialogue, s’interroge le Président du PECO. Il estime que la tenue du dialogue va atténuer les ardeurs des uns et des autres pendant la tenue des élections qu’il souhaite apaisées. « Nous pensons que nous devons absolument aller, coûte que coûte aux élections. Les élections apaisées. Les élections ne pourront être apaisées que lorsque nous dialoguons, lorsque nous parlons ; il y a ceux-là qui sont mécontents, il y a ceux qui ont des arguments à faire prévaloir. Ce n’est qu’autour de ce dialogue-là que nous arrivions à nous mettre d’accord pour que les élections se tiennent bel et bien, mais dans la sérénité », argumente le député national.

Des conséquences du réchauffement climatique

Abordant le sujet, Didace Pembe, ancien ministre de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme a indiqué qu’à la suite de l’appauvrissement de la couche d’ozone, la planète terre subit des conséquences néfastes dont le réchauffement de la terre ; pluviométrie incontrôlable ; la sécheresse ; la fonte des blocs glaciers, l’élévation du niveau d’eau qui peut entrainer la disparition de certaines zones des pays.

A cause de toutes ces conséquences, l’humanité entière dont les professeurs, les scientifiques, les politiques et 195 pays se sont réunis en France, pour trouver les voies et moyens d’éliminer l’énergie faucille au détriment de l’énergie propre.

Ainsi, la conférence n’a pas trouvé les attentes des pays qui ont pris part à Paris, d’une part et d’autre part, quelques solutions ont été envisagées, souligne Didace Pembe. D’où, la réponse mitigée. Une solution contraignante a été trouvée du point de vue juridique, c’est-à-dire être engagé dans tout ce qui est punition, réprimande et sanction liée aux engagements. Du point de vue de la contrainte politique, c’est l’engagement du levier pour pouvoir trouver des voies et moyens d’atténuer tous les aspects poussant à la pollution. « Nous sommes arrivés à une solution politiquement contraignante et juridiquement non contraignante. Je suis insatisfait parce que cet accord a été approuvé et non signé par plus de 195 états présents. Sinon, cet accord ne prendra effet qu’en 2020. D’où, un flou entre 2016 et 2020 », note-t-il.

Ce que la RDC a gagné est moins par rapport à son potentiel

L’orateur a précisé que lors de la tenue de la conférence de Paris, la RDC a eu de très bons négociateurs, notamment les ministres respectivement des Affaires étrangères et de l’environnement puis M. Tozi Panu Panu et toute l’équipe du secrétariat de l’environnement. En ce qui concerne les revendications de la RDC, partant de cette négociation, le pays a demandé un prêt d’a peu près 22 milliards de dollars pour pouvoir assurer les mesures d’atténuation et d’adaptation pour le changement climatique. Ce géant d’Afrique n’a pas négocié de la même manière que le Sénégal et les autres pays qui se sont tirés avec près de 54 milliards de dollars. Ainsi, la RDC a exigé que grâce à la production de son énergie hydraulique d’une capacité de la production mondiale de l’ordre de 13%, elle a de quoi revendiquer en plus de sa forêt primaire de l’équateur, le deuxième poumon écologique après l’Amazonie au Brésil qui fait partie de ses revendications.

Du fait de la possession par la RDC d’un grand massif forestier, il a été exigé que ce dernier soit mis sur le marché, vendre ses espaces verts pour la résorption du dioxyde de carbone et que la RD Congo s’en tire avec suffisamment de moyens pour son développement. Pour le suivi de l’applicabilité de toutes ces résolutions, l’orateur plaide que chaque pays mette en place à travers l’ONU, une structure environnementale de contrôle et d’exécution des résolutions de COP21 et d’autres COP. Sans elle, souligne Didace Pembe, les pays du tiers monde ne trouveront pas gain de cause. En plus, l’une des résolutions de COP 21 c’est que les pays se sont convenus, d’ici 20100, que la température ne puisse excéder 1,5° ce qui parait une victoire pour la Conférence de Paris, a conclu le député national.

(Pius Romain Rolland )    

 

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