Aux responsables des établissements sous tutelle: Athys Kabongo et Aggée Matembo leur exigent l’efficacité dans le travail

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Leurs Excellences ministre AthysKabongoKalonji et Aggée AjeMatembo, respectivement ministre et vice-ministre sous le regard attentif du Secrétaire Général du ministère de l’Environnement. Ph/Cellule de Communication

Ils ne se reposent pas depuis leur prise de fonctions officielles, le ministre et le vice-ministre de l’Environnement et Développement durable, poursuivent les consultations, les échanges et prises de contact avec non seulement le Secrétariat  général, les membres du Cabinent sortant et les Coordonnateurs des projets y relatifs. Hier jeudi 29 décembre 2016, ils ont échangé avec les responsables des Etablissements sous tutelle du ministère de l’Environnement.

Au nombre des responsables des trois Etablissements du ministère de l’Environnement, MM. Léon Botolo et Edmond Koko, du Fonds Forestier National ; MM. Cosma Wilungula Balongelwa, Vincent de Paul Urom Annan et Jean-Jacques Mapilanga, respectivement DG, PCA et DTS de l’Institut Congolais de Conservations de la Nature, et Jean-Claude Emene de l’Agence Congolaise de l’Environnement.

Cependant, ce travail initié par les deux ministres a débuté dès leur l’entrée en fonctions respectives en ce qu’ils consultent toutes les structures rattachées à leur ministère. La mission, a indiqué le ministre de l’Environnement Athys Kabongo, est de s’imprégner de la situation générale dudit ministère en vue de combattre l’opacité qui le caractérise. « Vous savez que notre pays traverse un moment très difficile, même à l’échelle internationale, vous savez ce qui se passe avec la morosité économique, il faut qu’il y ait un peu de nouvelles directives ; il fallait qu’il y ait de nouvelles orientations, voilà pourquoi nous avons voulu d’abord écouter les interlocuteurs de ce jour (Ndlr responsables des Etablissements publics rattachés au ministère de l’environnement) », a indiqué le ministre.

Ces responsables, dit- il, ont été écoutés, ont présenté toute la situation générale, et dans les jours qui suivent, une réunion d’évaluation de la situation pouvant permettre au ministère de l’Environnement d’évoluer en vue de remédier à tous les problèmes dénichés au cours de différentes séances de travail avec les structures, Coordination et direction du ministère.

Difficultés rencontrées

Au cours de cet échange avec les responsables des Etablissements publics sous tutelle du ministère, les ministres ont décelé plusieurs dysfonctionnements et difficultés que rencontrent ces différents établissements, notamment les difficultés liées à la gestion du personnel, l’insuffisance de l’enveloppe budgétaire à allouer à ce ministère, le manque de bon traitement  salarial qui démotive les agents, et que les ministres vont se pencher immédiatement en moyen, cours et long terme.

« Ils ont présenté le problème d’ordre fonctionnel, il faut mettre en place un cadre à ce qu’il y ait une bonne collaboration étroite entre les institutions, des ministères et même entre des structures, et qu’il n’y ait pas de l’amalgame autour de certaines dispositions légales…nous avons parlé en toute franchise, permettre au nouveau gouvernement d’atteindre son objectif principal, celui d’avoir des moyens devant lui permettre l’organisation des élections et améliorer les conditions sociales des congolais », a-t-il indiqué.

Cependant, les ministres ont évoqué l’adaptabilité du Code forestier au contexte actuel de la mondialisation, en ce que la Rdc est le deuxième poumon écologique mondial, dont sa législation nécessite cette adaptation. « Nous pouvons dire que le Code forestier s’adapte, mais vous devrait savoir que le nouveau gouvernement à des missions, et nous allons essayer de recadrer des choses, nous allons travailler là-dessus avec nos partenaires, nous allons voir comment nous pouvons permettre à ce  que ce Code forestier ne puisse pas connaitre encore de problèmes ou chevauchement avec les autres codes qui existent déjà. Bref, nous avons vu qu’il y a des problèmes à résoudre avec le Code forestier, nous allons nous y mettre avec d’autres institutions importantes telles que l’Assemblée nationale, le ministère des Finances, de l’Economie, ensemble avec les énergies de Congolais, les choses vont marcher », nous a confié Athys Kabongo, ministre de l’Environnement et Développement durable.

Quant au représentant du Fond Forestier National Léon Botolo, il a mentionné que l’état de lieu est généralement bon, en ce qu’ils ont entrepris le travail de clarification pour pouvoir accéder à toutes les ressources prévues par la loi, en vue de réunir les moyens pour financer les projets de reboisement en République Démocratique du Congo. « Nous avons soumis au ministre les difficultés qui restent à surmonter de sorte que ces moyens soient possiblement disponibles et la République peut attendre de nous cet effort de reboiser le territoire national ensemble avec les différents gouvernements de 26 provinces et nous sommes en contact avec certains d’entre eux pour mettre en place des projets gouvernementaux de reboisement en commençant par les provinces les plus en danger du point de vue de la désertification », a-t-dit.

(Pius Romain Rolland)

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