Aux assises de Luanda: Kabila reçoit la caution des Chefs d’Etat africains

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Après  la septième Réunion de haut niveau du Mécanisme régional de supervision de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération en République démocratique du Congo et dans la Région des Grands Lacs, nombreuses sont les voies qui saluent l’attitude adoptée par les Chefs d’Etat et de Gouvernement. Ces derniers ont reconnu que l’accord intervenu à Kinshasa prouve une fois que le dialogue reste le seul moyen valable de régler les contradictions et de surmonter les crises et les conflits, afin de garantir la paix des esprits et la stabilité du point de vue politique et social, en conformité avec les lois applicables.

Réagissant par rapport à cette attitude des Chefs d’Etat et de Gouvernement, l’ambassadeur André-Alain Atundu, porte-parole de la Majorité Présidentielle a souligné que c’était tout à fait logique, parce que le dialogue avait un objectif, celui de résoudre la problématique du processus électoral  selon une méthode précise du consensus et nous sommes arrivé  à bonne  fin, avec à la clé une mesure d’encadrement du gouvernement dirigé par un Premier ministre de l’opposition.

D’autre part, ajoute-t-il, les propos de  Dos Santos et d’Idris Deby, respectivement président en exercice de la CIRGL et de l’UA, d’ailleurs, le communiqué aussi, sont tombés comme un couperet sur le Rassemblement, d’autant plus qu’ils ont félicité le Président Joseph Kabila pour sa pertinente initiative, ont reconnu les résolutions du dialogue. Ils ont condamné l’appel à la violence et ont exhorté à signer l’accord par adhésion. C’est un cocktail qui rend un peu groggys les membres du Rassemblement.

En plus, martèle le porte-parole de la MP,  ils doivent résoudre un dilemme presque cornélien : est-ce qu’ils vont s’en tenir à leurs connivences occidentales ou respecter leur conscience africaine qui s’est exprimée de belles manières à l’occasion du sommet de Luanda et qui a repris le flambeau du leadership des problèmes des Etats africains sur le continent ?

La caution est là

En dépit des critiques qui fusent de partout et qui pensent que les Chefs d’Etat sont solidaires entre eux, André-Alain Atundu pense que ce sont des personnalités qui consacrent leur vie pour donner une place à l’Afrique dans le monde, pour arracher le leadership de l’Afrique sur les problèmes africains. Ce sont les dignes fils de l’Afrique qui agissent chacun en conformité avec leur constitution. Eh bien, la constitution d’un pays comme toute loi n’est pas faite pour plaire ou d’être sélectionnée de façon discriminatoire selon que tel partenaire de l’Occident est d’accord, ou tel autre partenaire américain ne l’est pas. Les dispositions de chaque constitution sont réputées pertinentes, parce que susceptibles à trouver solution à tout problème généralement quelconque.

« Et donc, j’ai beaucoup de respect pour ces Chefs d’Etat là. Le fait qu’ils aient duré au pouvoir est une plus value aux conseils qu’ils donnent. Nous devons les remercier pour tout ce qu’ils ont fait pour notre pays. Ils nous ont donné la caution de l’Afrique et ceci nous permet d’agir en toute souveraineté, sans craindre de trahir l’âme congolaise », dixit le porte-parole de la MP.

Il sied de souligner que lors de ces assises, le président angolais a conseillé à ceux qui prônent la violence, qu’il est important de savoir que c’est seulement dans un climat de paix et de stabilité, qu’il est possible de réaliser un processus électoral sérieux, honnête et crédible, tant pour les personnes qui vont voter comme pour la communauté internationale qui en sera témoin. Il a aussi dit que le respect de la loi et le strict respect de l’ordre constitutionnel établi sont  donc les meilleurs critères de la vérité pour résoudre les antagonismes qui semblent apparemment inconciliables.

Est-ce pour autant que l’opposition sera de bonne foi pour écouter ces conseils sages ? A cette question, l’ambassadeur Atundu suppose que l’opposition est de bonne foi. Une bonne foi imposée par la force et la réalité des choses. Aujourd’hui ce qui importe, insiste-t-il, ce que tous signent l’accord par adhésion et que tous concourent à la réalisation de ces dispositions pertinentes. Cela dépend de l’engagement et de la bonne foi des uns et des autres avec comme condition d’avoir une passion effrénée pour la République et pour l’émergence de notre pays.

Pas d’inquiétude

Maintenant que le Rassemblement a aligné un meeting pour le 5 novembre prochain, sans oublier le carton rouge qu’il compte brandir à l’actuel Président de la République, Atundu avoue n’est pas être inquiet particulièrement, parce qu’à l’en croire, c’est un comportement autistique. C’est un peu de la pathologie politique, c’est se comporter en marge de la réalité.

« Vous savez que la vie politique, pour la faire, il faut avoir le sens de la réalité.  Ils ne s’imaginent quand même pas que la rotation des astres dépend de leur bon vouloir ou de leurs humeurs. Nous avons trouvé une solution consensuelle pour un problème qui hypothéquait notre démocratie et qui amenait de l’appréhension au sein de notre population, aujourd’hui c’est un apaisement, la voie de l’avenir démocratique est balisée et entant que Congolais, ils sont obligés à contribuer à l’inculturation de la démocratie dans notre pays », dit-il, car agir autrement, c’est trahir le peuple.

Et d’ailleurs, Dos Santos ne s’est pas trompé en recommandant à ceux qui préconisent la violence, la voie de la paix, le consensus. Il faut éviter   de conditionner la vie politique par des frustrations personnelles. Au-delà de nos personnes respectives, il y a l’intérêt supérieur de la nation, il y a l’intégrité de la République, il y a le développement de l’Afrique. C’est sont des responsabilités échelonnées que nous devons respecter, au lieu d’avoir des aillés comme les chevaux et de ne regarder que dans une direction.

Et de continuer, la grandeur d’une démocratie, c’est le respect des textes, des institutions et des animateurs démocratiquement désignés. Maintenant que nous nous sommes mis d’accord sur l’essentiel, le processus électoral, il est important que nous puissions tous œuvré. Le dialogue n’avait pas pour objectif de régler le sort de l’homme. Il s’agissait du sort de notre démocratie et de l’intégrité du territoire national, parce que ce sujet pouvait provoquer la balkanisation, voire une rébellion, etc. Nous devons assumer nos responsabilités et œuvrer pour que les résolutions prises, et aujourd’hui unanimement reconnues comme pertinentes, puissent justifier du crédit qu’on leur accorde.

(JMNK)

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