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Le procès qui oppose Wivine Moleka à Vital Kamerhe va se poursuivre le lundi 30 mars prochain à la Cour suprême de justice (CSJ). Au cours de l’audience du lundi 23 mars dernier, la défense est revenue sur les exceptions soulevées lors de la dernière audience. Elle estime que la cour n’est pas correctement saisie et que Vital Kamhere n’a pas été correctement signifié.

Depuis le lundi 23 mars se déroule à la Cour suprême de Justice le procès qui oppose la députée nationale Wivine Moleka à Vital Kamerhe, Président national de l’UNC. Cette affaire date de trois ans, alors que le candidat malheureux à la présidentielle de 2011 accusait injustement son ancienne collègue du PPRD de tricherie aux élections législatives de la même année. Depuis lors, l’affaire va de juridiction en juridiction, de pourvoi en cassation de part et d’autres sans qu’il y ait eu un jugement définitif.

Rappel des faits

Sur citation directe introduite par Mme Wivine Moleka contre M.

Vital Kamerhe pour imputations dommageables et à la suite de lalitispendance, le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe qui aurait dû examiner les causes RP 23.663 du Tribunal de paix de Kinshasa/Ngaliemaet RPA 19123/18643 du Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe, se déclara incompétent et renvoya les causes devant le Tribunal de paix de Kinshasa/Ngaliema.

 

Mécontent de la décision, Vital Kamerhe se pourvoit en cassation

devant la Cour suprême de justice contre la décision RPA 19123/18643 rendue contradictoirement février 2014 ayant déclaré irrecevable son opposition formée contre le jugement sous RPA 18.648 mais dit que le tribunal de paix de Kinshasa/Ngaliema était compétent pour connaître du fond de la cause. Le pourvoi de Vital Kamerhe, déposé le 9 avril 2014 au greffe de la Cour suprême de Justice, a donné lieu à l’ouverture du dossier RP 4362.

 

Agissant sur injonction du ministre de la Justice, contenue dans la lettre

n° 1168 du 5 juillet 2014, le Procureur Général de la République a introduit le

réquisitoire contre la même décision, enrôlé sous RP 090/TSR. Après examen de deux pourvois, la Cour suprême de justice, faisant office de Cour de cassation, a déclaré non fondé le pourvoi de Vital Kamerhe mais fondé celui du Procureur général de la République; a cassé le jugement attaqué en toutes ses dispositions; a renvoyé la cause devant sa section judiciaire pour connaître du fond, conformément à l’article 37 alinéa 6 de laloi organique relative à la procédure devant la Cour cassation et a laissé les frais à charge du trésor public et de Vital Kamerhe.

 

Les avocats du plaignant contre-attaquent

 

Après avoir plaidé pendant plus de 30 minutes, les avocats de la défense n’ont pas pu convaincre le ministère public. Ce dernier affirme que la procédure est légale et établie, tandis que les avocats de la défense estiment que l’adresse indiquée sur l’exploit, celle de l’UNC n’est pas celle de la résidence de Vital Kamerhe qui n’a pas élu domicile à l’adresse indiquée. Ainsi donc, la Cour renvoie l’affaire à la huitaine pour soulever les exceptions quant à ce.

Répondant à nos fins limiers, Maître Baudouin Mayo souligne que l’audience s’est butée à une question de procédure relative à la saisine régulière de la Cour. Il indique par la suite que la Cour n’était pas saisie à son propre égard ainsi qu’à l’égard de leur client Vital Kamerhe. A son propre égard du fait que l’arrêt de la CSJ faisant office de la Cour de cassation section judicaire est irrégulière à l’égard de l’article 37 de la loi qui fixe la procédure devant la Cour de cassation. Cet arrêt est en réalité l’œuvre de la Cour de cassation section judiciaire.

Me Baudouin Mayo précise que c’est ne pas conforme. « A l’égard de notre client, l’exploit lui notifié est un faux. Une citation directe est une procédure initiée par une partie. Comment la citation de Mme Wivinne Moleka peut-elle se retrouver dans un dossier intitulé République Démocratique du Congo, Cour Suprême de Justice, Greffe pénale ? », s’est-il interrogé. Et d’ajouter comment cette citation peut-elle devenir un document officiel de l’Etat, encore qu’elle a été mal signifiée ?

Et de renchérir que lorsque la Cour se déclare compétente, il n’y a pas de citation directe, elle est saisie par d’autres mécanismes que la partie plaignante ignore. Cependant, les autres avocats affirment qu’au niveau de l’arrêt de renvoi, il devrait mentionner que c’est la CSJ toute section réunie, mais l’arrêt de renvoi parle de la CSJ faisant office de la Cour de cassation. Ainsi, ils précisent que le mot « toutes sections réunies » a échappé, car la décision de renvoi elle-même est irrégulière. Pour ce faire, la Cour ne devrait pas se déclarer compétente. Les mêmes avocats disent que pour construire un Etat de droit, il faut disposer des actes juridiques recevable et valable. C’est dans cette optique que la Cour dans sa sagesse a pris cette affaire en délibérée sur l’exception de la saisine sur la forme. Le fond n’est pas encore abordé. C’est à la huitaine que la Cour va se prononcer sur cette exception.

(Pius Romain Rolland)

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C’est à l’issue de l’audience lui accordée hier mardi 24 mars 2015 dans son bureau de travail par le Président de l’Assemblée nationale, que l’Ambassadeur de la République de Corée du Sud accrédité en Rdc, M. Hosung Lee a annoncé au Speaker de la Chambre basse du parlement de sa visite attendue dans son pays. Cette visite, dit-il, s’inscrit dans le cadre de la coopération interparlementaire sur invitation de son homologue coréen. Dans sa délégation, le Président de l’Assemblée nationale sera accompagné du groupe d’amitié RDC-Corée du Sud.

Au sortir de l’audience, l’ambassadeur Hosung Lee a affirmé que le séjour du Président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo dans son pays est prévu du 20 au 21 avril prochain. Aubin Minaku qui s’entretiendra non seulement avec son homologue, mais aussi visitera les sites touristiques, culturels et industriels de la Corée du Sud. « Ce sera un voyage bénéfique pour le Président Aubin Minaku », a indiqué l’ambassadeur.

Devoir de mémoire oblige, les membres du groupe d’amitié de la Corée du Sud avait visité l’année dernière la République Démocratique du Congo, car comme l’a dit l’ambassadeur, il espère que les membres du Groupe d’amitié du Congo auront aussi à visiter la Corée du Sud très prochainement. A cette occasion, la délégation congolaise de la chambre basse du parlement prendra part au 7ième forum Mondial qui se tiendra à Séoul. Il s’agit donc d’un voyage qui va profiter aux deux parlements. Et l’ambassadeur d’affirmer que l’opportunité sera donnée au Président Aubin de s’exprimer devant la représentation nationale sud-coréenne.

Aubin et le FAO

Peu après avoir accordé l’audience à l’ambassadeur de la République de la Corée du Sud, le Président de la Chambre basse a reçu en seconde audience le Représentant du Fonds des Nations Unies pour l’Alimentation et l’agriculture (FAO). Pendant plusieurs heures, les deux personnalités ont abordé les questions liées à l’alimentation de la population.

Au sortir de son audience, le Représentant de FAO s’est exprimé en ces termes : « Avec le Président de l’Assemblée nationale, nous avons échangé sur un sujet qui nous semble être au cœur du développement économique et social en République démocratique du Congo, à savoir, la sécurité alimentaire et nutritionnelle ». Il a par la suite fait savoir que la République Démocratique du Congo a au moins 60% de la population qui est active dans le secteur agricole et du développement rural. « Nous avons pensé qu’il y avait quelques enjeux sur lesquels il était possible d’échanger avec les parlementaires au cours d’une matinée, parce que ce sont eux qui sont en contact direct avec les populations. Ils peuvent donc véhiculer un certain nombre de messages », a poursuivi le Représentant de FAO.

Cette matinée d’échange n’est qu’une proposition faite à l’Assemblée nationale pour l’organiser, pour faire état de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, ce dont le Président de l’Assemblée nationale a salué favorablement l’organisation. Le FAO a précisé qu’il va continuer les discussions avec le député national Léonard Mashako Mamba, médecin de profession, pour voir les modalités de la mise en œuvre de la matinée parlementaire.

Il faut dire que la date pour l’organisation de cette matinée n’a pas été révélée, mais en ce qui concerne le FAO, cela dépendra de l’agenda parlementaire. « Nous voulons échanger avec les parlementaires qui vont ensuite être le relais auprès de la population parce qu’ils parleront à la mesure de leur entendement, c’est que les techniciens ne savent pas faire souvent », a ajouté le Représentant.

Concernant le Parc agro-industriel de Bukanga Lonzo, le FAO est derrière ce projet avec son appui technique. Le FAO salue cette ambition qu’il juge légitime du gouvernement qui est déterminé à ne pas faire les choses comme d’habitude, mais en sortant des sentiers battus. « Naturellement, c’est le gouvernement qui est à la place du chauffeur et le FAO comme beaucoup d’autres agences de l’ONU, comme d’autres partenaires financiers sont derrière ce programme »,a-t-il affirmé.

En sus, la matinée qui sera organisée très bientôt, connaitra non seulement la participation des experts du Fonds des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), mais aussi de l’expertise congolaise qui est positive.

(Pius Romain Rolland)

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*Après le changement intervenu à la tête du Mouvement de Libération du Congo (MLC), suite à la nomination du Gouvernement de cohésion nationale, Eve Bazaïba, Secrétaire générale de ce parti politique de l’opposition a déposé hier à la CENI les correspondances du président Jean-Pierre Bemba, confirmant ses mandataires à la Centrale électorale

* La députée nationale Eve Bazaiba a, à la même occasion, félicité la publication du calendrier électoral global, parce qu’elle est parmi les personnalités politiques qui l’ont voulu. Elle souhaite que la CENI soit attentive à toutes les observations ayant trait à la bonne marche du calendrier électoral global

Beaucoup d’eau ont coulé sur le moulin du Mouvement de Libération du Congo (MLC) après la nomination du Gouvernement de cohésion nationale, le 07 décembre 2014 par le président de la République, Joseph Kabila Kabange. Et ce, conformément à sa promesse faite au peuple lors de son discours à la nation le 23 octobre 2013, consistant à concrétiser sa politique d’ouverture prônée du reste depuis son investiture, celle de mettre en place un Gouvernement de cohésion nationale.

De l’entendement du Chef de l’Etat, ce Gouvernement devait comprendre en son sein aussi bien des représentants de la Majorité que ceux de l’Opposition et de la société civile et devrait avoir pour missions prioritaires le rétablissement de la paix et de l’autorité de l’Etat à travers le pays, la consolidation de la cohésion nationale, la poursuite de la reconstruction, l’appui au processus de décentralisation et à l’organisation des élections, et l’amélioration des conditions sociales des populations.

C’est dans le respect de cette ligne de conduite du président de la République que quelques membres du MLC ont été nommés à de très hautes responsabilités. Il s’agit de Thomas Luhaka, ex-Secrétaire général du MLC auquel il a été confié les fonctions de ministre en charge des Postes, Télécommunications et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication ; Germain Kambinga, ministre de l’Industrie et Omer Egwake, ministre de l’Aménagement du territoire, Urbanisme et Habitat. Des nominations qui n’ont pas été du goût du MLC, qui a par la suite demis de leurs fonctions ses membres appelés au Gouvernement central.

Du dépôt proprement dit des instruments

Une vue de l’échange entre les deux délégations/Ph. CENI

Comme nous venons de le dire, ce mouvement ne pouvait créer qu’une situation que seul le président national de ce parti, Jean-Pierre Bemba Gombo, devait trouver solution. Ceci, parce que certaines langues ne cessaient d’affirmer que le MLC a désormais deux têtes et on ne sait pas laquelle dirige actuellement le parti.

C’est ce qui justifie l’échange hier entre le bureau de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), au siège de la Centrale électorale, avec une délégation du Mouvement de Libération du Congo (MLC). Conduite par Mme Eve Bazaïba, la délégation du MLC est venue déposer des correspondances de ce parti politique à la CENI. « Nous sommes venus déposer les correspondances venant du président du MLC, Jean-Pierre Bemba auprès de la CENI. Il s’agit de confirmer les mandataires », explique-t-elle.

Réagissant à une question sur le calendrier électoral, Mme Eve Bazaïba a répondu en ces termes : « Nous nous sommes félicité du calendrier global parce que nous sommes parmi les personnalités politiques qui ont voulu avoir ce calendrier ». Elle a poursuivi en souhaitant que la CENI soit attentive à toutes les observations ayant trait à la bonne marche du calendrier électoral : « Mais parce que la majorité et l’opposition en RDC ont décidé de gérer la chose publique conformément à notre constitution, c’est-à-dire, de manière démocratique, à ce stade nous avons encore besoin de la CENI, comme une institution force tampon au milieu du village pour nous aider donc à accéder démocratiquement au pouvoir ».

Disons que le Bureau de la CENI a été conduit par le Vice-président, M. André Mpungwe qu’accompagnaient le Rapporteur, M. Jean-Pierre Kalamba et Mme Elodie Ntamuzinda, membre de l’Assemblée plénière chargée du suivi du Comité de Liaison avec les partis politiques.

Fini la polémique

Pendant longtemps, nombreux sont certaines personnalités du MLC et autres qui ont contesté la validité du document nommant la députée Eve Bazaiba comme Secrétaire général du MLC. Et ce, même s’ils étaient signés par le président de ce parti politique de l’opposition Jean-Pierre Bemba Gombo.

Mais avec le dépôt des correspondances à la CENI, après bien sûr le ministère de l’Intérieur, la polémique n’a plus lieu d’exister. Les membres MLC devront désormais se ranger derrière cette vaillante femme, si effectivement ils veulent le bonheur de leur parti politique. Car en République démocratique du Congo, lorsqu’un chef d’un parti politique a décidé, on se tait. Sinon, les mécontents n’auront d’autres choix que d’embrasser la porte. C’est-à-dire démissionner du parti.

(L’Avenir)

 

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Richard Ali, écrivain et Coordonnateur l’Association des Jeunes Ecrivains du Congo (AJECO), veut à travers son organisation donner du tonus à la création littéraire de la jeunesse congolaise. Plongez-vous dans cet entretien accordé au L’Avenir Culture dans lequel ce jeune dynamique présente son association qui existe depuis 2011 et aussi il revient sur le rapport entre l’AJECO et l’UECO, le moisissement du projet Semaine de l’écrivain congolais, l’anthologie pour la paix,…

Richard Ali, présentez-nous votre association ?

L’Ajeco est une Asbl qui évolue dans le secteur culturel plus précisément dans le secteur littéraire, et officiellement, la structure existe depuis 2011. Pour la petite histoire, l’Ajeco est partie d’un cercle littéraire qui existait au sein de l’Université protestante au Congo (UPC) au nom de Cercle des jeunes étudiants de l’UPC. Il faut le dire que ce cercle existe jusqu’à ce jour. Donc, c’est à partir de ce cercle qu’on a eu à créer l’Ajeco et qui réunit pas mal de jeunes de plusieurs horizons venant de Kinshasa et aussi d’autres provinces…

… à peu près combien de membres ?

Sur la liste, l’association a plus d’une centaine de membres qui sont répertoriés et qui viennent à nos activités régulièrement. En plus, nous avons aussi des représentations provinciales.

Nous sommes donc une association qui vient donner un coup de pouce au secteur littéraire congolais. Nous pensons et croyons que nous pouvons booster ce secteur en synergie avec nos ainés.

La jeunesse congolaise est-elle prolifique en termes de production littéraire ?

Oui, bien sûr. Elle est prolifique. Mais c’est vrai qu’elle écrit beaucoup, c’est en termes de manuscrits ou de tapuscrits dans leur machine. Pour être confirmé comme un auteur, publié dans une maison d’édition sérieuse,… c’est ça d’ailleurs le problème qui a justifié la création de l’Ajeco, justement pour encadrer et accompagner les amis à trouver les bonnes maisons d’édition et pouvoir éditer leurs œuvres.

Les jeunes gens écrivent malgré qu’il n’y a pas des structures éditoriales dans ce pays. Au sein de l’association, l’on organise les choses avec les moyens du bord pour contacter des gens et voir qui peut aider la structure à avancer.

Quelles sont les conditions à remplir pour faire partie de cette Ajeco?

Tout d’abord être écrivain…

… Comment définissez-vous un écrivain ? C’est avoir le manuscrit, avoir publié ?

Nous nous prenons écrivain dans le contexte de celui qui écrit dans le domaine purement littéraire. Celui qui se ferme dans sa chambre pour se concentrer à écrire 10 ou 20 papiers manuscrit soit-il, il peut se dire écrivain. Mais après tout, c’est dans l’âme qu’on est écrivain. C’est tout un métier. C’est un artiste.

Alors pour adhérer, il ne suffit pas seulement de nous montrer une page, mais nous prouver que vous écrivez réellement. La condition, ce n’est pas d’avoir produit un livre publié en bonne et due forme, non, mais nous apporter des manuscrits ou tapuscrits et aussi avoir la passion littéraire.

Au-delà de la dénomination, quelle différence entre UECO et AJECO ?

(Rire…) Bon, revenons un peu sur la dénomination, l’UECO, c’est l’Union des Ecrivains du Congo, et AJECO, c’est l’Association des Jeunes Ecrivains du Congo. C’est vrai ce qui a précédé, c’est l’UECO. Et l’AJECO est née juste après, nous avons compris qu’il fallait mettre en place cette structure parce que les jeunes étaient laissés pour compte, dépaysés, il n’y avait pas de structures pour les encadrer et les soutenir mais actuellement, les jeunes se retrouvent si bien. Mais au-delà, de cette dénomination, nous sommes en contact permanent. C’est de bien vouloir promouvoir le secteur littéraire congolais, tant mieux, c’est le même travail que fait l’Ueco. Il n’y a pas du tout de guerre de générations, l’on fait tout pour travailler ensemble.

Une anthologie de la paix en souffrance, qu’en est-il ?

Nous avons lancé un appel aux textes de poème pour publier une anthologie contre la guerre dans l’Est, c’est une anthologie pour la paix. Nous avons reçu des poèmes venant de tous les coins du pays en version manuscrite qui existe jusqu’à ce jour. Bon, nous souffrons de financement, nous attendons, le jour où nous aurons ce financement, l’œuvre sera produite.

Vous dites que le projet de la semaine de l’écrivain congolais traine encore au ministère, qu’en est-t-il ?

L’UECO et l’AJECO se sont réunies dans le cadre de la corporation des écrivains du Congo pour mettre en place un projet dénommé « La semaine de l’écrivain congolais ». Et nous espérons bien dans un avenir proche, avoir une suite favorable quant à ce. Sans doute, ce projet va booster le secteur littéraire dans notre pays. Nous attendons donc la réponse du Ministère de la culture et des arts.

 

(Onassis Mutombo)

 

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Coïncidant avec la Journée Internationale de la Poésie programmée le 21 mars de chaque année, la 4ème édition du concours Slam-Poésie urbaine animé par Yekima de Bel’Art, a, une fois de plus, réussi le pari de la promotion de cet artde la parole et qui sublime la pensée dans une image, la pensée dans un écrit ou encore la pensée dans une voix.

Ce fut un moment émouvant et un vrai régal pour les amateurs de la culture qui ne ratent, pour rien au monde, les rendez-vous avec les spectacles vivants qui s’organisent dans la capitale congolaise,  particulièrement à l’Institut Français de Kinshasa.

Pour cette compétition, le podium de la salle des spectacles de l’Institut Français de Kinshasa s’était transformé en arène pour un affrontement d’idées, de textes et des autres expressions tournant autour de la poésie doublée de la discipline du Slam. Ainsi, 15 candidats ont été retenus pour se disputer les trois premières places dont les prix variaient entre deux tablettes et un gros dictionnaire illustré signé Larousse.

Pendant plus de trois heures du temps, le public a savouré toutes ces belles pensées proposées sous forme poétique par tous les participants à cette 4 ème édition du concours Slam-Poésie de la Halle de la Gombe. Candidats, différents invités et Yekima, l’animateur de cette soirée et avant-gardiste du mouvement Slam congolais ont tous convié les spectateurs à une vraie balade dans l’univers du Slam-Poésie avec de textes aussi merveilleux qu’originaux.

 

Au final, le mérite est donc revenu à Do NSOMENE qui a reçu le premier prix, une tablette, pour sa prestation autour du texte «Pourquoi je slam ». Le deuxième prix, une autre tablette, a été attribué à ROLKA pour son texte « Tirer le meilleur du pire ». Il faut souligner que ce jeune a aussi épaté par son écriture très instructive. Et le troisième prix, le dictionnaire Larousse illustré, est revenu à RL-MUFIKA qui a dépeint la vie de jeunes à Kinshasa avec son texte «La merde ou la merde ». DIBA qui a proposé le texte «Kitambala ya mama mwilu » et l’Art(R)iste « Poeteur » avec son texte « Les larmes de la terre » ont, eux, tout simplement bénéficié de diplômes de mérite.

 

Beaucoup d’autres textes ont suscité l’éblouissement de tous les spectateurs notamment le passage du très célèbre Papa Aimé qui est, plus d’une fois, revenu sur sa poésie titrée «La terre est menacée » réclamée par le public. Yekima De Bel Art, l’Afro-slameur, a bouclé cette belle soirée du concours Slam-Poésie avec un mets poétique autour de ce qui se propose sur la table du congolais, selon son origine ethnique ou tribale.

 

(L’Avenir/Voilanight.cd)

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Trois sociétés ont signé, le lundi 23 mars dernier à l’Hôtel du Gouvernement, les statuts afin de concrétiser la décision gouvernementale portant mise en œuvre de la chaîne des valeurs dans le secteur agricole en République Démocratique du Congo en général et au parc agro-industriel de Bukanga Lonzo en particulier. Une cérémonie présidée par le Premier ministre, chef du Gouvernement, Matata Ponyo.

En effet, le Gouvernement a décidé de recadrer sa stratégie en créant trois sociétés spécifiques qui viennent de procéder à la signature de leurs statuts. La première société, Société du Parc Agro-industriel de Bukanga Lonzo, va s’occuper de la gestion et de l’aménagement du site, ainsi que de la régulation des activités et de la planification de toutes les activités qui vont s’y dérouler.

La Société d’Exploitation Agro-industriel de Bukanga Lonzo, comme son nom l’indique, est chargée, selon la décision du Gouvernement, de l’exploitation, de la production ainsi que de l’aménagement des autres investissements qui parviendront sur le site. La troisième société est le Marché internationale de Kinshasa à qui l’Exécutif national a enjoint la distribution, la commercialisation des produits agricoles, végétaux, des semences ainsi que la pisciculture.

En ce qui concerne ce Marché, il sera érigé dans le site de la Zone économique spéciale (ZES), dans la commune de Maluku, sur un espace de 7 hectares au sein des 15 hectares lui alloués, rappelle-t-on. « Cette signature procède », selon la ministre du Portefeuille, Louise Munga Mesozi, « de la volonté du Gouvernement d’accélérer le processus de mise en œuvre de la chaîne des valeurs dans le secteur agricole dans notre pays ».

La ministre explique que cela « constitue la pierre angulaire du développement du secteur agricole, lequel est en fait, l’élément essentiel pour le moment dans le cadre du développement et de la croissance de la RDC. Car, ce pays a l’ambition de devenir un pays émergent à l’horizon 2030. Comparativement à d’autres pays, c’est principalement à travers le secteur agricole qu’on peut prétendre devenir un pays émergent à l’horizon 2030, c’est principalement à travers le secteur agricole qu’on peut le prétendre ».

Expertise dans le domaine agricole

Christo Grobler, président du Groupe Africom, rassure, de son côté que la société qu’il dirige contribue « significativement surtout sur le plan financier, humain ainsi que dans la gamme des machines qu’elle a mise sur le site de Bukanga Lonzo ». Selon ce manager, Africom a apporté son expertise dans le domaine agricole, dans l’utilisation des méthodes scientifiques dans la mécanisation et les engrais ; la multiplication des semences dont 60 types de semences de maïs sont expérimentées pendant que le Gouvernement s’occupe du projet d’électrification et Africom Comoditis participe dans la production de l’hydro-électricité dans les autres coins du pays.

Il sied de rappeler que la décision d’éclater le parc de Bukanga Lonzo a été décidée le 26 février 2015 par les membres du Comité de pilotage de ce site. Ces trois sociétés distinctes portent l’une sur le parc agro-industriel proprement dit, l’autre sur l’exploitation du site et la troisième sera chargée de la commercialisation des produits récoltés à Bukanga Lonzo, à savoir le marché international de Kinshasa ». La réunion du comité de pilotage avait également levé différentes options sur le niveau du capital, l’actionnariat et sur l’objet social de chaque société ainsi constituée.

Pour le gouvernement congolais, le capital de ces trois sociétés créées sera ouvert au secteur privé pour promouvoir la trilogie PPP, c’est-à-dire le partenariat public-privé. Trois types d’actionnaires vont devoir constituer ces sociétés à savoir l’Etat congolais, les partenaires Sud-africains d’Africom et le secteur privé congolais, indique-t-on.

(Tiré de Primature.cd, mais l’avant-titre est de l’Avenir)

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Le ministre de la Santé publique, Félix Kabange Numbi a procédé hier mardi au Centre pénitentiaire et de rééducation de Makala dans la commune de Selembao, au lancement des activités de la Journée Mondiale de la Tuberculose en RD Congo en présence du Vice-Ministre de la Justice, Mboso, du Directeur du Programme nationale de lutte contre la tuberculose, PNLT et d’autres partenaires dans la lutte. Désormais, le Centre hospitalier de la prison centrale de Makala devient le Centre de santé de référence de Makala, par une décision prise par les ministères de la Santé et de la Justice. Au cours de cette cérémonie de lancement de JMT, le Ministre, Félix Kabange Numbi a aussi inauguré ce centre de santé équipé en matériel performant et doté d’un personnel qualifié. Le Vice-ministre de la Justice, Mboso a promis la libération des détenus, déclarés malades de la tuberculose qui ont déjà apuré le quart de leur peine. Les deux officiels ont promis d’apporter des améliorations de conditions carcérales en rapport avec cette lutte dans les prisons de Bulowo, de Mbuji-Mayi, et cetera.

Le milieu carcéral exposé à la tuberculose

Ce n’est pas par hasard le choix de ce lieu. La particularité de la JMT 2015 veut que la tuberculose soit pourchassée partout, jusque dans les prisons où elle semble être à l’abri de toute traque. La lutte contre la tuberculose en RD Congo consiste au dépistage et à la mise en examen des malades. Placée 9ème à l’échelle mondiale et 3ème en Afrique, la RD Congo est comptée parmi les 22 pays dans lesquels se développe le bacille tuberculeux, en interaction morbide entre la tuberculose et le VIH/Sida. La tuberculose se transmet par voie respiratoire dans les milieux fermés. A cet effet, il a été constaté qu’en RD Congo, plusieurs cas de contamination sont recensés dans les prisons.     Afin de réduire cette propagation, le Directeur du PNLT, Georges Bakaswa a invité les détenus et le personnel pénitentiaire à s’unir pour vaincre la tuberculose dans les prisons.

Carte postale du Centre de santé de la prison de Makala

En effet, la prison centrale de Makala héberge une population de l’ordre de plus de 7.000 pensionnaires, supérieur aux Camps Kokolo et Lufungula. Elle abrite en son sein le centre de santé de Diagnostic et de traitement de la tuberculose et de VIH/Sida voici déjà 11 ans pour la tuberculose et trois ans pour le VIH/Sida, a révélé à l’assistance le Directeur Chef d’Etablissement, le Lieutenant Colonel Thaddée Kabisa Eminenkos. L’orateur reconnaît que le Ministère de la Justice, Garde des sceaux et droits humains l’approvisionne chaque trimestre d’un lot important des produits pharmaceutiques. Toutefois, ce centre est buté à certaines difficultés dues au manque d’un appareil de radiologie, pour les examens sur place ; les malades sont dénutris et se couchent à même le sol sans compter la rupture des stocks de tuberculostatiques en 2007 et 2011 a favorisé l’émergence des souches pharmaco-résistantes. Cette situation a occasionné la contamination du personnel soignant. Le Lieutenant Colonel, Thaddée Kabisa a constaté aussi l’absence d’une ambulance pour évacuer les malades. Pour la petite histoire, la prison de Makala n’a aucun moyen de locomotion, à part le Grand fourgon cellulaire. « Pour votre information, nous avions perdu un malade transféré à bord d’une moto. Quand la moto s’est renversée, le malade est décédé sur le champ », a témoigné la même source avant de révéler l’absence d’un quota au Centre nationale de transfusion sanguine. Le Directeur Chef d’Etablissement souhaite entre autres que son centre soit équipé d’un appareil radio ; des lits pour les malades tuberculeux et d’autres pensionnaires et d’une ou deux ambulances soient affectées.

A l’occasion du lancement des activités de la journée mondiale de la tuberculose, plusieurs manifestations parallèles ont été organisées notamment au jardin du siège du PNLT et à la prison de Ndolo, en présence des partenaires en santé.

 

(Saint Hervé M’Buy)

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L’Institut technique professionnel de la Gombe (ITP-Gombe) éprouve un manque criant de bibliothèque scolaire. Pour remédier à cette carence, le préfet de l’établissement, Mme Gabrielle Kalete lance un appel au Gouvernement de la République et aux partenaires au développement. Car, insiste-t-elle, ouvrir au sein de cet institut une bibliothèque scolaire adéquat, c’est amplement contribuer à l’amélioration qualitative de la formation d’environ huit-cents 800 élèves qui en constituent l’effectif. L’ITP-Gombe, pour rappel, est une école officielle (depuis 1987), établi sur l’avenue des Sciences, à Lingwala. Quatre options techniques y sont dispensées, en plus du secondaire général.

La bibliothèque scolaire offre l’avantage d’exposer des documents écrits, dont le livre, en un lieu accessible à un plus grand nombre, et de les rendre disponibles pour tous. Pour le personnel enseignant et pour les enseignés, la bibliothèque scolaire permet de trouver des précisions aux mots nouveaux. Et, en tant qu’outil, cela oriente les chercheurs grâce à la richesse des références des ouvrages et son accessibilité pour tous. A ce titre, la bibliothèque scolaire est une source de données pour quiconque y accède.

La conséquence directe du manque de cet outil est donc l’inefficacité relative du système éducatif congolais. Car, dépourvu de base de données et de références, l’enseignement sera quelque peu imprécis ou incorrect, et les recherches scientifiques par conséquent, inexistantes. En outre, le manque de bibliothèque scolaire est un frein au développement intellectuel, dû notamment à la disette de goût de la lecture.

Cela étant, il y a lieu d’encourager les promoteurs et gestionnaires d’écoles à s’inspirer de la politique mise en œuvre par le Gouvernement de la République, celle consistant à redonner vie à cet outil indispensable à l’encadrement des élèves. C’est donc le cas pour l’ITP-Gombe qui se veut une grande école technique à vocation continentale.

Avec un effectif de plus de 800 élèves, cette école à vocation technique a aujourd’hui plus que jamais, grandement besoin d’une bibliothèque scolaire, en plus de ses vingt-cinq (25) salles de classe. Puisqu’avec ses quatre (4) options techniques organisées : l’électricité, l’électronique, la mécanique générale et la mécanique automobile. Il est souhaitable que les élèves aient large vue des matières dispensées. Car ils sont appelés un jour à créer, pour être compétitifs dans la vie pratique. Plus on lit, plus on alimente la créativité et l’imagination, affirme-t-on en pédagogie.

Voilà pourquoi le préfet des études de l’ITP-Gombe, Mme Gabrielle Kalete sollicite du Gouvernement de la République et des partenaires au développement la mise en place d’une bibliothèque scolaire (voire numérique) au sein de cette école technique, devenue officielle depuis 1987 après avoir fonctionné sous statut privé, dès sa création en 1964.

L’internet ne remplace pas la bibliothèque

Au moment où l’Internet et les jeux vidéo occupent grandement le temps des enfants, la bibliothèque scolaire est malheureusement en perte de vitesse, en tant qu’entité intégrée à l’école. L’Internet est sans doute, l’une de ces principales innovations qui a rendu la planète plus petite, et a facilité le monde scientifique dans les domaines de recherches.

Cependant, en dépit de ses avantages multidimensionnels et multisectoriels, l’Internet est loin de se substituer à la bibliothèque scolaire. Un argumentaire permet de démontrer cette évidence : l’Internet n’est pas accessible à tous, suite à son coût élevé qui n’est pas à portée de toutes les bourses ; pour naviguer à l’Internet, cela nécessite de l’individu une formation supplémentaire, quel que soit son niveau d’instruction ; d’autres internautes se bornent aux réseaux sociaux dont notamment « Face book », aux sites pornographiques et à la découverte de stars.

En s’y attardant, ils ne saisissent guère l’opportunité d’acquérir de nouvelles connaissances.

L’amélioration de l’enseignement implique une politique d’initiatives

En RD Congo, l’éducation s’enfonce dans le ravin. Cette situation interpelle les acteurs politiques, pour qu’ils multiplient d’initiatives. L’on constate une détérioration criante de ce secteur pourtant-clé, pour l’avenir de la nation. « L’on devient homme que par l’éducation, l’homme est le reflet de ce que l’éducation a fait de lui », dixit Emmanuel Kant.

L’attention accordée à l’éducation en RD Congo s’avère encore géante, sa taille laisse à désirer. Il n’y a que désolation et regret quand on pense que le destin de tout un peuple se volatilise comme ça en toute légèreté. L’Etat congolais, n’envisage que peu de solutions quant à l’amélioration de la qualité de l’enseignement jugée en deçà du standard africain et la qualification de nombre d’enseignants.

Voilà pourquoi, dans la structure des écoles aujourd’hui en RD Congo, il n’y a pas de place pour des bibliothécaires qui soient payés en tant que tels. Ce qui pousse à affirmer que le concepteur du système éducatif congolais (postcolonial) ne l’a pas prévu du tout.

Dans de rares écoles de la capitale où l’on puisse la trouver, la présence d’une bibliothèque scolaire fait donc penser à une politique de partenariat entretenu par l’école, en vue de son rayonnement.

(Lepetit Baende)

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Les matériels du laboratoire de la Ligue congolaise contre le cancer (LCC), ont été volés dans la nuit de dimanche 22 mars dernier, par des personnes non autrement identifiés à Lubumbashi, dans la province du Katanga. Le laboratoire de LCC comprenait les : écrans plats, unités centrales, un microscope, une caméra et d’autres accessoires qui ont été cambriolés par les individus de mauvaise foi, sachant même que les matériels de cette structure permettent à la population le dépistage et le traitement du cancer. Selon la source, le professeur Julien Nikulu, affirme que ce vol bloque le fonctionnement du laboratoire d’anatomie pathologique qui est l’unique de la province du Katanga. « C’est horrible et malheureux, parce que ce vol paralyse toutes les activités et rend compliquée la prise en charge de nos malades. Le type de microscope volé que nous avions, on ne le trouve qu’ici. C’est le seul en Afrique Centrale. Ce matériel me permet d’être en relation avec d’autres médecins pathologistes dans le monde et avec qui nous discutons de certains diagnostics notamment sur le cancer de sang », à expliqué le professeur Nikulu. Il a poursuivi en disant, que le microscope volé dans l’unique laboratoire du Katanga dispose d’une caméra incorporée qui permet de prélever des images à envoyer à partir de l’internet à d’autres médecins pathologistes à travers le monde entier. Au moment où l’humanité a célébré la Journée mondiale de lutte contre le cancer, trois semaines passées, le bureau de la Lingue congolaise contre le cancer a été cambriolé. Pour rappel, à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre le cancer, le coordonateur de la Ligue contre le cancer avait indiqué qu’au moins 80 cas de cancer chez les enfants enregistrés, dont 19 décès, les statistiques de l’unité d’oncologie pédiatrique des cliniques universitaires de Lubumbashi entre 2013 et 2014. En 2015, plusieurs actions ont été menées par les spécialistes en cette occasion. En République démocratique du Congo, les différents types de cancer rencontrés sont chez la femme, dont le cancer du col de l’utérus et celui du sein qui sont à la cause de plusieurs décès. Cette situation pénalise la prise en charge de malade du cancer à Lubumbashi où il y a eu vol dans le seul laboratoire de la province du Katanga. Clémence Kilondo/Stagiaire

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Il s’est tenu hier, à l’Institut Facultaire de la Science de l’Information et de la Communication (IFASIC), dans le cadre de la clôture du mois de la femme, une conférence-débat, vidéo-forum, sous le thème : « comment assurer la prévention des maladies courantes pouvant causer l’absence des femmes dans les actions de développement durables ». Il s’agit particulièrement de la malaria, le VIH SIDA, les IST, le cancer de sein, le cancer de l’utérus et la tuberculose. Cela, dans le but de promouvoir l’autonomisation de la femme et d’aider celle-ci à se protéger contre les risques de certaines maladies.

Cependant, au cours de cette conférence, il a été dit par le recteur de l’IFASIC, M. Kithima que «  la femme est une expression divine. Elle est avant tout un être intrinsèque au travers l’éducation, l’instruction, etc ». Et dans un deuxième temps,  « la femme a la connaissance d’elle-même, du prochain, de l’autrui. C’est ce qui fait d’elle un être magnifique. Cet être a la liberté de sens, de l’observation et de l’analyse ». Ce se sont là les cinq exploits de la femme. Et de poursuivre, « la femme a la facilité d’adopter l’attitude du format de l’information, c’est-à-dire : qui, quoi, quand, comment, où, à quel effet. Cela dans la mesure où, la femme est toujours capable d’analyser les faits autour d’elle. Cette femme est capable de restituer, de rendre l’information dans les moindres détails,… ce sont là les quatre dimensions épistémologiques de la femme. Cet être est actrice principale de l’éducation. D’où elle est une créatrice très magnifique. », a-t-il conclu.

Pour arriver à l’autonomisation de la femme

Selon Mme Chantal, représentante de OCHA, « le principe de l’autonomisation de la femme vise à donner à celle-ci des moyens de jouir de tous ses droits et sur tous les plans. Et pour arriver à l’autonomisation de la femme, on peut intervenir lors d’une crise de l’humanité ; car celle-ci est une aide, une solution pour l’humanité. Cette femme est toujours capable d’apporter une solution face à un problème qui se présente dans son foyer et dans toute l’humanité. Par exemple, lors de la crise de l’humanité, la femme trouve toujours des mécanismes à faire survivre son foyer, et c’est de même pour toute l’humanité », a-t-elle affirmé, avant d’ajouter : « Mais cruellement, en RDC on assiste à une crise qui date de longtemps. C’est l’exclusion de la femme dans la prise des décisions. »

Toujours au cours de cette conférence, Mme Bayedila Espérance, a présenté l’instruction comme facteur de l’autonomisation de la femme. Pour elle, « c’est grâce à l’instruction de la femme qu’on peut devenir autonome dans son foyer et dans toute l’humanité ». En effet, pour l’oratrice, l’autonomie de la femme voudrait qu’elle soit responsable de son destin et de son avenir. Qu’elle ait la liberté de choix, des répartitions de taches au sein de la société dont elle fait partie, et cela dépend des rapports de genres. Ainsi, le genre, c’est un système de penser, de structurer, de déterminer les êtres humains, et non une confrontation notre l’homme et la femme. D’où,  « la femme doit devenir autonome pour briser les barrières qu’on peut trouver dans la société, cas du sexe ». Et quand celle-ci est instruite, on ne parlera plus de son sexe, mais de son savoir-faire, de sa personnalité. Cependant, les parents doivent envoyer les enfants à l’école, filles et garçons sans exceptions, pour apprendre à devenir autonomes. »

Modes la prévention des maladies qui peuvent causer l’absence de la femme dans les actions de développement durable

En croire Mme Beya, l’hygiène corporelle et de l’environnement sont les éléments le importants de luttes contres plusieurs maladies pouvant empêcher la femme à entrer dans les actions de développement durables. Sur ce, « la femme doit bien observer son hygiène de tout le jour. C’est-à-dire  bien brosser les dents, bien se laver le corps dans les normes de l’hygiène, et pour chaque femme avoir son propre seau et utiliser deux seaux pendant le bain. Dont l’un pour se laver le corps et l’autre pour le bain des organes génitaux.

Cela pour éviter les multiples infections. Toujours dans cet angle, le docteur junior, le cancer de l’uterus et du sein sont aussi des maladies courantes qui freinent le développement de la femme. Et les méthodes préventives sont, pour le cancer de l’uterus, que la femme doit observer l’abstinence pour éviter d’être contaminée, car le cancer de l’uterus est une maladie sexuellement transmissible. Eviter aussi les rapports sexuels précoces, et toute manipulation du col uterus, par exemple : les avortements répétés, etc.

« La santé n’a pas de prix », dit-on. Il faut que la femme soit son propre médecin, en évitant tout facteur de risque qui pourrait l’empêcher de vivre sa vie en toute bonté et de lui constituer une menace pour être autonome et d’accéder à son autonomisation durable afin de se développer.

(Charlie Muepu/Stagiaire)