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La population mondiale qui s’élève actuellement à 7,6 milliards devrait atteindre 8,6 milliards en 2030, 9,8 milliards en 2050 et 11,2 milliards en 2100, selon un nouveau rapport des Nations Unies publié aujourd’hui. Alors que la population mondiale s’accroit d’environ 83 millions de personnes chaque année, la tendance à la hausse de la taille de la population devrait se poursuivre, même en supposant que les niveaux de fécondité continueront de diminuer.

Le document « Perspectives de la population mondiale: la révision de 2017 », publié par le Département des affaires économiques et sociales de l’ONU (DESA), fournit un examen complet des tendances démographiques mondiales et des perspectives pour l’avenir. Les nouvelles projections incluent des résultats remarquables au niveau national. La Chine (avec 1,4 milliard d’habitants) et l’Inde (1,3 milliard d’habitants) restent les deux pays les plus peuplés, représentant respectivement 19 et 18% de la population mondiale totale. Dans environ sept ans, vers 2024, on s’attend à ce que la population de l’Inde dépassera celle de la Chine.

De 2017 à 2050, on prévoit que la moitié de la croissance de la population mondiale sera concentrée dans seulement neuf pays classés en fonction de leur contribution à la croissance démographique mondiale: l’Inde, le Nigéria, la République démocratique du Congo, le Pakistan, l’Éthiopie, la République-Unie de Tanzanie, les États-Unis d’Amérique, l’Ouganda et l’Indonésie. Au cours des dernières années, la fécondité a diminué dans presque toutes les régions du monde. Même en Afrique, où les niveaux de fertilité sont les plus élevés de toute région, la fertilité totale est tombée de 5,1 naissances par femme durant la période 2000-2005 à 4,7 au cours de la période 2010-2015.

Par ailleurs, le rapport souligne qu’une réduction du niveau de fécondité entraîne non seulement un rythme plus lent de la croissance de la population mais a aussi pour conséquence un vieillissement de la population. À l’échelle mondiale, l’espérance de vie à la naissance est passée de 65 ans pour les hommes et 69 ans pour les femmes en 2000-2005 à 69 ans pour les hommes et 73 ans pour les femmes en 2010-2015. Néanmoins, de grandes disparités entre les pays demeurent. Enfin, selon le rapport, il existe toujours d’importants mouvements de migrants entre les régions, souvent originaires de pays à revenu faible ou intermédiaire vers des pays à revenu élevé.

Un.org

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De g à d, Kasongo Tshilunde (UNPC), Onésime Kuketula (CENI) et Mimy Engumba (JA)

Y aura-t-il ou non élections présidentielle, législatives nationales et provinciales au plus tard en décembre 2017 en une seule séquence, tel qu’indiqué dans  l’Accord politique global et inclusif du Centre interdiocésain de Kinshasa ?  Et ce, lorsqu’on tient compte de l’acharnement d’une certaine communauté internationale contre les officiels congolais. Cette question est au centre du débat  au sein de la classe politique congolaise qui semble être divisée à cet effet, même si ledit accord semble avoir apporté une solution susceptible d’apaiser les esprits. Ce débat a été au centre d’un atelier que le Rapporteur adjoint de la CENI, le professeur Onésime Kukatula a animé, à l’intention des Journalistes en Action (JA). C’était hier au Centre d’informations électorales, dans la commune de la Gombe.

Il a, pour ce faire, rappelé à l’intention de la presse le chapitre IV.2 et IV.3 de l’accord de la Sain-Sylvestre, selon lesquels les parties conviennent sur l’organisation des élections en une seule séquence la présidentielle, les législatives nationales et les provinciales au plus tard en décembre 2017. Toutefois, les parties prenantes à l’accord, notamment le Gouvernement, la CENI et le Conseil National de Suivi de l’Accord (CNSA) et du Processus électoral devront se réunir afin d’évaluer ce qui a été fait et ce qui reste encore à faire, pour la réalisation de cet impératif. Seulement, nombreux sont les préalables qui jalonnent le chemin de l’organisation des élections en Rd Congo, et qui doivent être pris en compte.

Les préalables

  • A ce sujet, force est de souligner qu’après l’enrôlement des électeurs, soit plus de 27 millions aujourd’hui (67%), il y a nécessité de consolider le fichier (centraliser les données), avant un audit obligatoire du fichier électoral. Cet audit permettra de se prononcer sur la crédibilité du fichier, notamment pour savoir s’il ne renferme pas les faiblesses reprochées au fichier de 2011.
  • Au-delà de cet exercice, la CENI a besoin d’une loi électorale révisée, sans oublier celle portant répartition des sièges. Toutes ces lois exigent d’abord qu’elles soient adoptées au conseil des ministres, avant leur examen au Parlement lors de la session de septembre, essentiellement budgétaire. Comment avoir une loi sur la répartition des sièges sans avoir terminé l’enrôlement des électeurs dans les provinces du Kasaï et Kasaï central ? C’est ainsi que la CENI, qui a déjà payé le prix le plus dur lorsque ses agents ont été tués par la milice, et le matériel pillé, attend que la sécurité revienne pour enrôler ces compatriotes.
  • Un autre préalable, ce sont les finances dont la CENI a besoin pour organiser ces élections, sans oublier le défi logistique qui demeure très important, au regard de l’étendue du territoire national. Même s’il existe un plan de décaissement au niveau du Gouvernement de la République, retenons que le pays vit encore sous le mode de crédits provisoires, en attendant la promulgation du budget pour l’exercice 2017. Ici, même si la CENI reconnait avoir bénéficié d’un appui logistique important de la Monusco, elle lance un appel à d’autres partenaires bi et multilatéraux de mettre la main à la pâte, pour offrir aux Congolais des élections différentes de celles de 2011, au lieu de claironner dans les médias et chancelleries occidentales.
  • Un autre défi, c’est la transmission des données après le vote, comme cela se passe ailleurs. Pour ce faire, la CENI doit se doter d’un logiciel adapté, qui aura pour tâche de faire le toilettage.
  • On ne peut aller aux élections sans avoir installé le Conseil National de Suivi de l’Accord et du Processus électoral, dont les listes des parties prenantes ont été transmises au Président de la République, conformément à l’accord. Et ce, même s’il est dit que dans un délai de 15 jours, à dater du dépôt des listes des membres désignés, le Président de la République convoque les membres du CNSA, afin notamment de: valider les mandats des membres, discuter de la désignation par consensus du Président du CNSA; constituer le bureau définitif du CNSA. Il est vrai que les membres peuvent être convoqués, mais aussi longtemps qu’il n’y aura pas adoption de la loi organique portant création et organisation du CNSA, rien ne sera fait. D’autant plus que le CNSA demeure une institution d’appui à la démocratique de taille, sans laquelle il ne peut y avoir d’élections…

Il s’en est suivi une séance des questions-réponses qui a permis à la presse d’être fixée sur la volonté de la CENI d’organiser les élections, à conditions pour les parties prenantes de remplir correctement leurs obligations. Onésime Kuketula n’a pas manqué de préciser que l’enrôlement de la diaspora n’est pas contraignante, parce qu’elle ne participera qu’à l’élection présidentielle. De même concernant le conflit frontalier entre le Maniema et la Tshopo, le professeur estime que c’est au Gouvernement de trouver en amont une solution concertées.

Soulignons que bien avant l’exposé du professeur Onésime Kuketula, Mme Mimy Engumba, présidente de JA a, dans son mot de bienvenue, indiqué que l’actualité tourne autour des opérations d’identification  des électeurs et de révision du fichier électoral. Et c’est pour permettre aux journalistes d’avoir des informations fiables et de communiquer avec responsabilité, que cet atelier a été organisé. L’UNPC et le CESAC étaient aussi représentés.

(Jean-Marie Nkambua)

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De passage à l’émission 2 heures de News sur la RTG@,  Roger Lumbala Tshitenge dans un franc parler, a accordé un entretien au Quotidien L’Avenir, mardi 21 juin 2017, au regard de son récent voyage en Hollande et en Russie de son appui au Gouvernement Bruno Tshibala, à la non-ingérence dans les affaires internes de la République face aux sanctions  de l’Union européenne, à la confirmation de la mise en caveau d’Etienne Tshisekedi, et enfin de son projet d’industrialiser la RDC par l’agriculture qui va ouvrir 9 grands marchés importants de ses neufs voisins.

S’agissant de la réaction de Roger Lumbala, Président national du RCD/N, en sa qualité de Républicain, il se dit malheureux, mais également déplore le fait que certains de ses compatriotes congolais passent au clair de lune, passent le temps à l’étranger pour faire des démarches en vue de comploter contre sa patrie, et obtenir des sanctions contre les autorités de la République Démocratique du Congo. « Nous avons des problèmes dans notre pays c’est vrai, et personne ne peut pas nier ça. Mais, ces problèmes nous devons les régler nous-mêmes et entre nous. Mais, livrer notre pays en pâture, vouloir que les responsables politiques congolais soient arrêtés par des pays étrangers, c’est vendre notre pays. Et ça, je ne tolère pas », a-t-il martelé.

Sinon, le Président national du RCD/N précise qu’ailleurs, en l’occurrence les pays qui sanctionnent le nôtre, ils ont des problèmes politique, économique et social comme au Congo,  jamais leurs citoyens n’ont livré leur pays en pâture comme le font les Congolais. Sinon, il rejette les sanctions de l’Union européenne, quand bien même la RDC recourt au financement de ces pays. D’où, son appel aux autorités de la République d’harmoniser les relations bi et/ou multilatérales avec les pays de l’Union européenne.

La notion de souveraineté est confuse

En somme, dit-t-il, bien que l’Union européenne renferme plus d’une vingtaine de pays, les sanctions viennent souvent de la Belgique et de la France, pays qui connaissent mieux les acteurs politiques de la RDC, plutôt que de la Finlande ou du Danemark. « Donc, à l’Union européenne, il y a des pays qui animent cette action pour qu’on arrive à des sanctions. C’est pourquoi je dis que nous devons rétablir des bonnes relations avec la France et la Belgique », a évoqué Roger Lumbala. Et d’indiquer que ces pays qui sanctionnent nos autorités ont pour exigences : donner le calendrier électoral ; fixer l’opinion nationale et internationale sur l’organisation des élections et accéder aux enquêtes de la commission des Droits de l’Homme. « Le conseil que je peux prodiguer à nos autorités, au Premier Ministre Bruno Tshibala et au Chef de l’Etat Joseph Kabila, c’est de mettre une diplomatie susceptible de désamorcer tous ces problèmes que connait le pays », a-t-il confié.

Pour lui, il n’est pas aisé d’engager un bras de fer avec l’Union européenne, du fait de sa puissance et ramification dans d’autres organisations internationale. Bref, il suffit de garantir l’organisation des élections et permettre l’enquête de la Commission des Droit de l’Homme, les choses deviendront à la normale, ajoute-t-il.

S’agissant de la souveraineté de la République Démocratique du Congo quant à l’organisation des élections, Roger Lumbala note que la nôtre a été bradée du fait de la mendicité consistant à financer notre budget à hauteur de 50%. Ce discours, souligne-t-il, n’est pas bon pour les Congolais si l’on veut affirmer sa souveraineté. « Ce qui est important aujourd’hui, c’est ne pas de brandir notre souveraineté, mais de trouver un virage ; une porte de sortie aux sanctions que l’Union européenne impose aux autorités congolaises. L’Union européenne nous mène déjà la vie dure. Pour ma part, c’est le moment que le Chef de l’Etat Joseph Kabila qui a un bon vice-ministre, ministre des affaires étrangères, Léonard She Okitundu qui mène bien sa diplomatie. Il faut que ce dernier aille voir les Belges, les Français en leur donnant la garantie sur l’organisation des élections et la commission d’enquête. C’est tout le problème ».

Du moins pour bien éclairer l’opinion, la Commission d’enquête doit être mixte, question d’éviter les représailles  ou embuscade qui peuvent advenir à cette commission au risque de les endosser une fois sur la responsabilité de nos autorités. En somme, Roger Lumbala sur cette question s’inscrit dans la logique évoquée par Lambert Mende, que la Commission d’Enquête doit se faire selon les règles et la feuille de route édictée par la République Démocratique du Congo conformément à la procédure de la justice militaire. « La souveraineté devient une question très confuse quand on est un pays pauvre. C’est pourquoi personnellement, je dis qu’il faut absolument que nous puissions avoir une commission mixte. Il faut trouver d’autres arguments au lieu de parler de la souveraineté. C’est pourquoi je dis, cette commission ne peut pas être en sécurité dans une zone rouge et la République ne peut endosser la responsabilité de ce qui peut advenir demain. C’est le seul argument convaincant qui peut tenir débout pour avoir une commission mixte pour mener ces enquêtes et éviter à la République d’autres problèmes », a-t-il confié.

Les problèmes de l’UE s’est d’être fixée sur l’organisation des élections

Quant au délai fixé pour l’organisation des élections selon l’Accord de la Sainte Sylvestres et la mise en place du Comité national de suivi de l’accord, CNSA, Roger Lumbala est d’avis que les élections peuvent se tenir dans le délai. Car, la mission du CNSA n’est pas d’organiser les élections ; c’est plutôt de contrôler le processus électoral. Sinon à ce stade, la Ceni fait normalement son travail, a reconnu Roger Lumbala. « Je pense que si nous avons la volonté politique d’organiser les élections, nous pouvons le faire. Et moi, j’ai un projet pour l’organisation des élections avec un coût réduit de moins de 500 millions de dollars   peu avant d’arriver même à la date échéance. Le problème que nous avons avec la Communauté internationale, c’est le fait qu’elle soupçonne la Ceni d’être inféodée au pouvoir actuel en tergiversant pour publier le calendrier électoral, mais également l’on soupçonne le manque de volonté politique d’organiser ses élections. Le plan dont je dispose va me permettre de le présenter et de discuter avec le vice-premier ministre, ministre de l’intérieur  quant à l’organisation des élections à moindre frais », a-t-il mentionné, soulignant que ces pays vont laisser la RDC en paix.

L’UDPS est un parti qui s’est illustré dans les mensonges

Toutefois, Roger Lumbala affirme qu’Etienne Tshisekedi est réellement mis en caveau et ce, après une autopsie selon la législation belge. Du moins, précise-t-il, Etienne Tshisekedi n’est pas mis en terre, mais dans un caveau où à tout moment, l’on peut procéder au retrait de son corps, comme le cas avec François Mitterrand qui est dans un caveau. « Je dis, Tshisekedi a déjà été enterré et il y a des signaux : dans sa résidence il y avait la chapelle mortuaire, elle n’est plus ; vous constatez le comportement de son fils. Il quitte le Congo pour aller suivre le match de football au Maroc avec Moïse Katumbi Chapwe. Alors que, suivre le match, c’est un moment de loisir. Comment vous pouvez aller dans un moment de loisir pendant que votre père n’est pas enterré ? Il y a trois semaines, la famille a organisé une fête d’anniversaire pour l’épouse d’Etienne Tshisekedi, Maman Marthe ; ils ont soufflé des bougies et bu du champagne. Pouvez-vous avoir ce type de comportement étant africain et étant Luba  si votre mari est dans une morgue où on ne l’a pas encore enterré.? », a révélé Roger Lumbala. Pour le Président national du RCD/N, l’UDPS est reconnu comme parti politique de menteurs. « Ils mentent sur tous les plans. C’est ce qui a fait que durant 36 ans, Monsieur Etienne Tshisekedi n’a pas pu avoir le pouvoir. Parce que, le pouvoir c’est autre chose et être applaudi c’est autre chose. Nous avons vu Monsieur Kengo wa Dondo qui n’a pas besoin d’applaudissements, mais il est toujours au pouvoir. Thisekedi, on l’a beaucoup trompé avec des applaudissements, et il est mort sans prendre le pouvoir parce que la base de ce parti UDPS était sur le mensonge », nous-a-t-il confié.

Cependant dit-il, avoir lancé un message à la famille biologique d’Etienne Tshisekedi que seul, Bruno Tshibala, ami a Etienne Tshisekedi pendant 36 ans de lutte ensemble, et porte-parole du Rassemblement désigné par Etienne Tshisekedi de son vivant, est le seul qui est à même d’organiser les obsèques, le deuil national d’Etienne Tshisekedi. « Il y a une confusion énorme dans cette famille là et même son jeune frère, l’évêque Gérard Mulumba a constaté ce désordre et voudrait que le corps de son grand-frère puisse être mis en terre et ne veut plus écouter les balivernes de sa famille », a indiqué Roger Lumbala qui confirme la rencontre qui a lieu entre Gérard Mulumba et Bruno Tshibala quant aux obsèques d’Etienne Tshisekedi. « Il y a une sortie médiatique du Secrétaire Général de l’UDPS qui demande l’enterrement à N’Selé de Tshisekedi. Est-ce un parti sérieux peut faire sortir des balivernes pareilles ? », s’interroge-t-il.

Pour Roger Lumbala, la famille d’Etienne doit demander et voir supplier le Président de la République pour qu’il accepte que le mausolée qui était en construction à la Gombe puisse être mis à la disposition de la famille pour enterrer Etienne Tshisekedi.   

L’industrialisation agricole pour booster le développement par la création d’empois

Parlant de son récent voyage en Hollande et en Russie, Roger Lumbala revient avec un projet salutaire non seulement de création d’emplois, mais aussi d’industrialiser l’agriculture en République. Après avoir visité les usines de fabrication de matériels agricoles, Roger Lumbala, dit-il, avait plaidé en faveur de l’implantation des usines au Congo, plutôt d’acheter le matériels au prix exorbitants, sans maintenances et techniciens devant les réparer. D’où, son insistance à implanter des usines au Congo, qui d’ailleurs les pays de l’Afrique de l’Ouest sont en avance.

A en croire Roger Lumbala, les partenaires sont favorables pour implanter quatre usines, conformément aux quatre zones linguistiques, mais beaucoup plus concentrés dans la partie centrale et occidentale du Congo car, affirme-t-il, à l’Est du pays, la population a déjà surmonté et escamoté la famine par l’agriculture. Le problème se pose beaucoup plus à l’ouest et au Centre. Le Centre sera le premier bénéficiaire argumente-t-il du fait que à Mbuji-Mayi est sa circonscription électorale. En somme, Roger Lumbala veut mettre fin à l’importation des devises à l’extérieur du fait que le Congo importe tout, voire les produits de première nécessité. « Avec ce projet, nous n’allons plus importer le maïs, le manioc, de l’huile de palme, le riz et autres choses. Avec ce projet, la République Démocratique du Congo avec ses neufs voisins, aura neuf marchés importants. Tout ce que nous allons produire chez nous, nous allons d’abord le vendre avant de l’exporter à l’étranger », a-t-il pressenti.

(Pius Romain Rolland )

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Le monde célèbre en cette journée du 21 juin la journée consacrée à l’art d’Orphée. Oui, la musique est d’une grande importance en Afrique et particulièrement en RDC. Elle accompagne tout le monde à tous les événements heureux ou malheureux. Profane ou religieuse, la musique est omniprésente dans la vie des Congolais qui la consomment sans modération. La fête de la musique, c’est donc l’occasion bien propice de jeter un regard sur cet art qui connait moult difficultés et qui perd chaque jour de son illustre. Si hier, la musique avait un grand rayonnement dans notre pays et chaque concert religieux ou profane (couple Buloba ou Zaiko) bougeait la capitale et les foules, aujourd’hui, les choses ont beaucoup changé. La musique est certes consommée à la maison, mais elle ne bouge plus grand monde. Elle n’attire plus les foules, ne suscite plus de débats, ne se vend plus, ne rapporte plus. L’ex-Zaïrois autrefois connu par sa belle musique, a perdu de cette identité. Les autres rythmes musicaux ont envahi le monde au point où les spécialités congolaises n’emballent plus grand monde. Les stars congolaises qui remplissaient les grandes salles ( Zenith de Paris, Olympia, Bercy et autres) se contentent aujourd’hui des boites de nuit, en jouant devant une dizaine de gens. Les belles mélodies de Dieu qui faisaient le plein du stade des martyrs peine aujourd’hui à remplir la moitié d’une petite assemblée. Les JB MPIANA, WERRASON, KOFFI… qui vendaient leurs albums comme de petits pains à Kinshasa et dans d’autres chefs-lieux comme Goma, Lubumbashi, Mbujimayi, Matadi, Likasi, sans compter l’extérieur, ne vendent plus. Ils passent plusieurs années sans penser à la sortie d’un album, sachant pertinemment que la piraterie détruira tous leurs efforts.

Les raisons de la descente aux enfers.

Sans être spécialiste de la musique congolaise, nous pensons que les raisons suivantes peuvent être à la base de la situation dramatique que connait présentement la musique congolaise :

  • Boycott Bana Congo

Depuis que nos compatriotes ont décidé non seulement de boycotter les concerts de musiciens congolais mais de s’attaquer à tous ceux qui oseraient y prendre part, la descente aux enfers a bien débuté pour cet art congolais. C’est à l’étranger que ces musiciens pouvaient gagner un peu d’argent à travers les concerts et les ventes de leurs albums. Le bras de fer entre les stars et les Bana Congo a complètement détruit la musique congolaise et la concurrence en a profité pour écraser la rumba et ses variantes qui sont désormais joués dans des espaces privés et personnels. Casaniers au pays, les musiciens qui ne gagnent plus grand-chose, ne peuvent plus donner le meilleur d’eux-memes. Ils font le minimum possible, question de survivre.

  • Faible pouvoir d’achat

Combien de kinois achètent encore des dvd et cd dans les boutiques à musique ? Trop peu. Beaucoup se contentent de piquer ces albums sur leurs clés usb ou acheter des cd piratés et vendus à vil prix. Même à l’église, des chrétiens chantent et dansent sur fond d’une musique piratée. En analysant le fond du problème, l’on se rend vite compte que le faible pouvoir d’achat pousse beaucoup de congolais à se contenter de la piraterie et ne pas mettre la main à la poche. Plus la crise devient aigue, moins les œuvres musicales sont vendues.

  • Piraterie

En RDC, on pirate tout ou presque. L’autorité regarde passivement cette piraterie. Elle ne sévit personne même quand les canaux sont connus de tous. Les pauvres musiciens n’ont que leurs yeux pour pleurer. Plus d’une fois, ils ont dénoncé mais personne ne les a entendus. Abandonnés à leur triste sort, les musiciens observent passivement leurs œuvres détruites à longueur de journées. Leurs droits à divers niveaux ne sont pas reconnus.

  • Absence d’encadrement

Si les footballeurs bénéficient d’un bon encadrement, il n’est pas le cas des musiciens qui tentent bien que mal de s’en sortir avec la fameuse Socoa. S’ils l’étaient, ils poseraient déjà à qui de droit leurs problèmes, afin de trouver même un début de solution. Boycottés en Europe, les musiciens devaient trouver un appui au pays. Mais faute d’encadrement efficient, ils se débrouillent chacun à sa manière et le résultat est connu de tous.

Que faire ?

Face à toutes ces difficultés conjoncturelles et même structurelles, le gouvernement congolais doit faire quelque chose pour sauver l’industrie musicale qui contribue à sa façon au bien-être de la population. Encadrée, cette musique peut générer non seulement des emplois mais aussi beaucoup d’argent pour le trésor public. Les musiciens peuvent recevoir de l’aide directe ou indirecte du gouvernement, pour faire face à d’énormes difficultés financières qui les étouffent. La participation à des festivals sponsorisés par le gouvernement est un exemple. La construction des salles de spectacles en est un autre. Chaque budget annuel doit prévoir un montant d’appui à la musique (les modalités de répartition peuvent être définies par le secrétariat à la culture). Face à ce bras de fer avec nos compatriotes vivant en occident, le gouvernement peut s’investir pour lever le malentendu qui non seulement préjudicie les musiciens mais donne une très mauvaise image du pays dont ses propres fils et filles ont du mal à se parler. Pourquoi soutenir les Léopards et abandonner les musiciens quand on sait que tous et chacun dans son secteur, représentent l’image de la RDC. La mort sùure et lente de notre musique est une grosse perte pour le pays qui en tirait une certaine fierté.

( Simon kabamba)

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Depuis son amorce de la vie artistique, le comédien Masumu Debrindet n’a jamais rien fait à côté. Il vient de totaliser 50 ans de vie artistique. Artiste vertébré, Masumu Debrindet Yala Ka Yala Mfumu’a Mbanza Toko dia Kunzu se trouve aujourd’hui, après trois mandats, être le président et fondateur de l’Association National du Théâtre Populaire et Cinéma, ANTPC, qui, présentement, est en train d’expédier les affaires courantes en prélude aux élections du futur et nouveau comité de cette association.

Le vendredi 16 juin 2017, au Palais du peuple, l’on a fêté, dans la joie, le jubilé de Ndungi Mambimbi Masumu Debrindet. Cette cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités tant du monde politique que culturel. Il y a avait aussi de nombreux invités qui ont répondu favorablement aux exhortations de « De la Pente ».

Temps forts du jubilé Masumu

D’entrée de jeu ce vendredi-là, pour le mot de bienvenue, la parole a été,  accordée au petit-fils du jubilaire, le petit Darius Shela Mayuma, âgé de 9 années, qui a été fortement applaudi par l’assistance. Il a été suivi pour les témoignages par les Professeurs Ndundu Kivula et Arlette Masamuna.

Avant l’exposé de Bodo Bokadila, le Secrétaire général de l’ANTPC qui a parlé au nom de cette association qui a remis un diplôme d’honneur à Masumu Debrindet, le public a eu droit à la projection de quelques séquences du film « Simon Kimbangu » qui a été suivi par quelques extraits du ballet animées par la troupe « Ewawa » de Kingasani. Un autre diplôme a été remis à Masumu Debrindet par le Professeur Ndundu Kivula au nom des artistes réunis.

Interviendra alors par la suite, M. Luzala, représentant de la Ministre de la Culture et des Arts, pour le baptême du livre intitulé « La Percée d’un artiste visionnaire » écrit sur l’artiste Ndungi Mambimbi par le Professeur Ndundu Kivula.

Le jubilaire Masumu Debrindet prendra alors la parole pour remercier le public et particulièrement tous ceux qui, de loin ou de près, l’ont accompagné pour la réussite de cet événement. Cependant, il se dit anxieux par l’attitude affichée par les autorités qui, informées de cette manifestation hautement culturelle ne lui ont pas accordé une attention soutenue. Et pourtant, dit-il, de la Présidence de la République jusqu’au Bourgmestres tout le monde a été informé et l’artiste s’attendait à un engouement des décideurs mais, malheureusement, il a été déçu.

Mention spéciale au Président de l’Assemblée Nationale qui a accepté de mettre ce cadre à la disposition de Masumu pour célébrer son cinquantenaire artistique. « Je suis vraiment déçu, parce que les autorités et même de nombreux hommes d’affaires que je connais, ont été informés de ce que je préparais mais ils m’ont répondu par une suite silencieuse », paraphrase Masumu Debrindet et de poursuivre : « Néanmoins, je remercie Mme Louise Munga, Ministre honoraire du Portefeuille, l’honorable Laurent Batumona ; MM. Nzolantima Dispromat, Basile Lungwana, Mushiri wa Bashara,… qui m’ont tout de même aidé à faire face au cahier de charges de la préparation de cette manifestation. Toutefois, j’ai la joie d’avoir servi mon pays durant 50 années et je remercie mon épouse qui est restée à mes côtés depuis aujourd’hui 37 années ainsi qu’à mes enfants, mes petits-fils ainsi que mes beaux-fils qui m’assistent toujours et m’encouragent d’aller toujours de l’avant »…

Deuxième mi-temps du jubilé Masumu

Le samedi 17 juin 2017, la deuxième partie de la cérémonie du jubilé Masumu Débrindet s’est déroulée à l’Espace « Les Erudits » dans la commune de Ngiri-Ngiri.

Là, le public venu nombreux a assisté à l’événement, ont eu droit à un véritable spectacle tao-tao avec l’orchestre d’interprétation de vieux Mayos qui a tenu le monde en haleine jusqu’aux petites heures de la matinée. Dans la foulée, on a noté une forte présence des membres de la famille Masumu, des artistes-comédiens ainsi que des amis qui se sont retrouvés là-bas pour sabler la champagne. L’ambiance était de mise et la boisson a coulé à flot.

Paraphrasant le comédien Bodo, nous nous empresserons de dire à ceux qui ne le savent pas, un comédien n’est pas un simple amuseur de la galerie. Peintre de la société, Masumu Debrindet s’est illustré dans une émission d’éducation et d’éveil des consciences caché sous une marionnette sur Télé Zaïre où il tirait à bout portant les maux qui rongeaient le société zaïroise à l’époque.

Tiré à bout portant, il l’a fait aussi lors des consultations populaires devant le maréchal Mobutu où il n’a pas eu froid aux  yeux de lui dire tout haut que le misère du peuple était insupportable et qu’il fallait qui ait changement.
Artiste jubilaire, il n’est pas passé inaperçu. Il a marqué son temps et montré ses prouesses artistiques eu sein du groupe « Salongo » dans le théâtre de chez nous, conçu par le réalisateur Tshitenge N’Sana. Ce programme de Télé Zaïre, ancêtre et un des précurseurs du grand mouvement des théâtres populaires produisant des télé dramatiques et diffusant sur quasiment toutes les chaînes de télévision en RDC, auréolé par le personnage « De la Pente » qui, plus tard avec sa propre troupe, le « Théâtre Plus », deviendra « De Ve mbar »….

A l’aube du 20ème siècle, le théâtre populaire prend de l’ampleur. L’avènement du pluralisme médiatique occasionne un foisonnement des troupes produisant chaque semaine des œuvres du cinéma populaire. Mais malheureusement ce grand mouvement ne s’accompagne pas d’un bon encadrement professionnel, assistant ainsi au nivellement vers le bas des œuvres ainsi produites et cela toute la société congolaise.

Ainsi, fort de cette expérience, fort de ce constat, il aura l’idée de  réunir les artistes professionnels et consciencieux en vue de créer « ATITP » s’abord et qui deviendra par la suite « ANTPC ». Qui aujourd’hui se trouve en pleine période du renouvellement de son comité directeur. C’est ici l’occasion de lancer un appel à tous les artistes du théâtre populaire à cultiver la paix, à ne pas de livrer au show télévisé visant à ternir l’image de l’Association Nationale du Théâtre Populaire et Cinéma, et de ses dirigeants ainsi que de tous ses membres. Au de-là du divertissement, un artiste est un éducateur.

1967-2017, 50 années de pratique théâtrale. Masumu Debrindet rassure que nonobstant les difficultés, le manque de subsides, le manque d’industries cinématographiques et, par-dessus tout, malgré l’absence d’une politique culturelle, on peut croire en son talent. On peut espérer. On peut tenir  bon et œuvrer pour la promotion culturelle de notre pays.

Dans un domaine où les jeunes ont perdus les repères, dans un domaine où règne une crise de modèle. Debrindet donne aux artistes envie de croire en un avenir meilleur, à ne pas se livrer à la mendicité. Il est un modèle qui est venu dans ce métier.

Le théâtre est un fourre-tout. Car le comédien est un éternel intellectuel comme le dit si bien Olivier Cueillette, dramaturge et metteur en scène belge. Le théâtre est un miroir de la société, somme ne cessait de le dire feu Mikanza Mobiem, dramaturge, metteur en scène congolais et professeur du théâtre à l’INA.

Alors, artiste jubilaire, ne soit pas égoïste, veuillez transmettre ton secret à la jeunesse.

(Kingunza Kikim Afri)

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La problématique de la malnutrition chronique chez les enfants en République Démocratique du Congo demeure préoccupante. Dans la mesure où, un rapport d’une enquête démographique de santé, EDS, fait état de lieu d’environ 471.000 enfants de moins de 5 ans, soit 44,5% souffrent de ce phénomène plus précisément dans la province de l’Ituri, a révélé le coordonnateur provincial du Programme national de nutrition, PRONANUT, Cosmas Bakemwanga, vendredi 16 juin courant. C’était à l’occasion de la journée de l’enfant africain.

Il a signifié que les 44,5% sont extrêmement au-delà de la norme, celle de 20% ajoutant que le tableau sombre de la malnutrition chronique en Ituri en particulier est lié à la problématique de l’équilibre alimentaire qui continue à se poser avec acuité dans plusieurs ménages, où l’on consomme un repas par jour.

Cosmas Bakemwanga a, par ailleurs, indiqué que les zones rurales sont celles qui enregistrent un taux élevé de malnutrition chronique parce que, a-t-il fait savoir, la population de ces zones ignore comment varier les recettes en dépit de l’abondance de la production agricole et la disponibilité alimentaire.

Ce problème de la malnutrition chronique commence dès la conception de l’enfant dans le sein de sa mère, qui doit manger de manière non seulement équilibrée mais également les trois groupes d’aliments, a-t-il souligné. Ces trois groupes d’aliment équilibré sont  constitués essentiellement du groupe d’aliments constructeurs : viande, poison, chenille, arachide ; le groupe d’aliments protecteurs : les légumes, les fruits ; ainsi que le groupe d’aliments énergétiques : les glucides.

Pour prévenir la malnutrition chez les enfants de moins de cinq 5 ans, a-t-il poursuivi, il faut un allaitement exclusif pendant une période de six mois à l’issue de laquelle il y aura l’introduction d’un complément alimentaire de manière progressive, soulignant qu’une malnutrition chronique chez un enfant peut être corrigée qu’au maximum à l’âge de 2 ans au-delà, les efforts seront sans effets.

En terme simple la malnutrition chronique ou aigue est une malnutrition qui a longtemps durée chez un individu, explique le médecin généraliste Papy Badikadile. Cette persistance de malnutrition va entrainer le faible poids et chez un enfant de moins de 5 ans qui n’ayant pas assez d’anticorps pour lutter contre plusieurs infections dites communes ou banales. Cette malnutrition peut également exposer à d’autres maladies telle que la tuberculose.  D’où, la nécessité pour des mères de bien veiller sur l’alimentation de leurs enfants, a suggéré le médecin.

Signalons qu’à l’occasion de cette journée de l’enfant africain, l’Union africaine a retenu comme thème cette année: ‘’Accélérer la protection, lautonomisation et l’égalité des chances pour les enfants en Afrique, dici 2030’’. Et la RDC à contextualisé ce thème autour du combat contre la malnutrition chronique. D’où, le sous thème : ‘ Combattre la malnutrition chronique’’.

 

(Mamie Ngondo)

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La nouvelle de la mort du chanteur griot Jean Ilunga connu sous son nom de scène de Kalama Soul nous est parvenue le lundi 20 juin 2017, quelques minutes seulement après que l’irréparable ne soit arrivé.

Auteur-compositeur de plusieurs œuvres qui ont fait la pluie et le beau temps de ce griot qui a atterrit  à Kinshasa vers les années 1980 en provenance de Lubumbashi. De sa musique, Kalama Soul a écrit une chanson que tout le monde connaît sous le titre « Nazali balado te ». Et il a donné cette chanson au griot Ngeleka pour interprétation. Depuis, certains attribuent cette chanson à Ngeleka alors que c’est un travail d’esprit sortie de la tête de Kalama Soul.

Comme l’artiste ne meurt jamais et qu’on l’immortalise à travers ses œuvres.

Adieu l’artiste !

(Kingunza Kikim Afri)

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Fally Ipupa était attendu aujourd’hui jeudi 22 juillet 2017 sans la salle « La Cigale » à Paris, en France, pour un concert en faveur des enfants programmée dans le cadre de la journée des enfants africains».

Le décor était déjà planté et on attendait plus que l’arrivée de l’artiste pour commencer la fête. Mais alors qu’on y était une nouvelle alarmante est tombée sur la toile. Les combattants qui, d’ailleurs avaient annoncé la bonne nouvelle de laisser les musiciens congolais aller e produire en Europe se seraient rétractés et ont dit niet à cette annonce. Ainsi, aucun musicien congolais n’est autorisé à jouer dans le vieux continent.

Saisissant la nouvelle, le FNAC et Décibels-Productions, les organisateurs de ce spectacle, viennent de rendre publique la décision de la Préfecture de Paris qui interdit ce concert dans la capitale française pour raison de sécurité.

Les billets vendus seront remboursés dans un délai de 2 mois. Il est donc demandé à tous ceux qui ont déboursé leur argent pour assister à cette production de Fally Ipupa de prendre leur mal en patience et de recontacter les organisateurs pour se faire rembourser. Dans le calme.

La question qu’on se pose maintenant est celle de savoir si, à son tour,  le concert d’Héritier Watanabe prévu à l’Olympia de Paris le 17 juillet 2017 ne sera pas annulé ?

(Kingunza Kikim Afri et Christelle Luyeye)

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La 12ième journée du Play-Off du 22ème championnat de la Ligue nationale de football (LINAFOOT) a connu son dénouement hier mercredi 21 juin 2017, au Stade Tshikisha de Mbuji-Mayi. Rencontre qui opposait SM Sanga Balende au CS Don Bosco, et qui s’est soldée par un match nul de 1-1.

Une rencontre qui opposait les « Banjelu ne Bansantu » et les Salésiens de Don Bosco. Ce sont les lushois, qui se sont illustrés et cela a payé à la 27ième minute grâce au but de son buteur maison, Mwini Dibundu.

Le jeu s’emballe et les rouge-or mènent la danse à la recherche d’une égalisation et les remplacements s’opèrent avec la sortie sur blessure de Mulumba Kabwita en faveur de Bidanda. Mais à la 32ième minute, sur un contre venu de Bukasa Bakangila qui devance le défenseur de Don Bosco, Kayembe rate de scorer et envoi le ballon au-dessus de la cage gardée par Charles Lawu.

Sur un contre de Don Bosco, à la 33ième minute, deux ballons se retrouvent sur l’aire de jeu. Alors qu’il s’attendait à remettre le ballon, l’arbitre indique le 5 mètres cinquante en faveur de Rouge-or de Sanga Balende. Entre temps, la bataille est rude au milieu de terrain.

C’est sur la marque de 1-0 que l’arbitre envoi les 22 acteurs aux vestiaires. Au retour, Sanga Balende appui sur l’accélérateur en vue de revenir au marquoir, en vain car, la défense de Don Bosco hermétiquement bétonnée empêche le Rouge et Or de franchir la surface de réparation.

Cependant, un coup de tonnerre sonne à la 56ième minute, sur une balle dégagée par le défenseur Onedika Katako de Don Bosco, l’arbitre Justin Katanga accorde un pénalty que les lushois contestent énergiquement car, il n’y avait ni contact avec un joueur adverse, ni une main vers la balle, ni le ballon vers la main. Seul l’arbitre et son deuxième assistant ont jugé de la nécessité d’accorder ce pénalty. Le buteur-maison  Lusiela  Mande s’en charge, mais le penalty est malheureusement renvoyé par le gardien Charles Lawu de Don Bosco. Mais Bukasa Bakangila qui suivait l’action a poussé le ballon au fond des filets, et le marquoir indique 1-1. Malgré les 3 minutes  de temps additionnel accordées par l’arbitre, la rencontre se solde sur ce match nul. « On n’a pas démérité parce qu’après avoir perdu contre l’AS V.Club, nous sommes venus faire le match. Vous connaissez la réalité ici à Mbuji-Mayi, l’arbitre a accordé un faux pénalty. Nous sommes très déçus de ce comportement de nos arbitres qui gâchent les rencontres », s’est plaint Kasongo Ndangu, entraineur de CS Don Bosco. Partant, la problématique de l’arbitre refait surface, malgré des sanctions sévères infligées par la Fédération Congolaise de Football aux deux arbitres (Claude Kamuleta et Bremer Engbangulu)  pour fautes graves et lourdes sur les deux rencontres qui opposaient DCMP à Don Bosco et l’AS V. Club contre Bukavu Dawa.

Ainsi, le classement partiel est dominé par le TP Mazembe (24 points), suivi de l’AS V. Club (21 points),  et Daring Club Motema Pembe (21).

(Gaby Mass)

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La Ligue nationale de football (LINAFOOT), à quelques journées de la fin du play-off, se trouve en face de deux contraintes majeures.  Il doit terminer le play-off en faisant jouer tous les matches de la manche retour et respecter absolument la date limite de la dérogation du 08 mai 2017.

Suite à ces deux contraintes, le Comité de gestion de la Ligue nationale de football a, lors de sa réunion du samedi 17 juin 2017, a décidé de programmer quelques matches restants de la manière suivante :

Le match OC Muungano –AS V.Club de la 11 journée, prévu le dimanche 18 juin dernier, est programmé le mardi 11 juillet prochain  au stade de la Concorde de Kadutu.

Le match FC Renaissance du Congo-OC Muungano, de la 10ème journée de play-off,  initialement prévu le jeudi 15 juin dernier, est reprogrammé au  vendredi 7 juillet 2017 au stade des Martyrs de la Pentecôte.

Le celui devant opposer l’OC Bukavu Dawa contre SM Sanga Balende de la 13ème journée est décalé au dimanche 2 juillet 2017 à la même heure et dans les mêmes installations.

Quant au match OC Muungano-TP Mazembe de la 13ème journée  qui n’avait pas de date, est fixé au mercredi 28 juin 2017.

La rencontre CS Don Bosco-FC Renaissance du Congo de la 13ème journée, est décalé au vendredi 30 juin 2017 au stade Mazembe. Tandis que celui devant l’opposer à l’OC Bukavu Dawa de la 14ème journée, est avancé au mardi 27 juin au stade Mazembe. Celui devant opposer SM Sanga Balende –OC Muungano de la 14ème journée, le lundi 03 juillet, est reporté au vendredi 14 juillet 2017.

Le Derby TP Mazembe –AS V.Club de la 14ème journée programmé le vendredi 14 juillet est maintenu à cette date. Mais celui   devant opposer le FC Renaissance du Congo à Dcmp prévu le mercredi 05 juillet 2017, se jouera à la même date et la même heure  que le derby  du vendredi 14 juillet entre TP Mazembe –V.Club.

(Gaby Mass)