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Dans un rapport adressé au président du Conseil de sécurité des Nations Unies, un groupe d’experts conclut que le 12 mars 2017, le Coordonnateur du Groupe et spécialiste des groupes armés, Michael Sharp, et la spécialiste des questions humanitaires, Zaida Catalán, ont été assassinés de façon préméditée dans des circonstances non encore élucidées à ce jour. Le Groupe tient à souligner que l’assassinat de membres du Groupe d’experts constitue une attaque contre le Conseil de sécurité, et par conséquent, une violation grave du droit international humanitaire. Le   Groupe   qui a   effectué   des   analyses   préliminaires   d’enregistrements téléphoniques et d’une vidéo de l’assassinat, et réalisé des entretiens, pense que les éléments de preuve préliminaires en sa possession ne permettent pas encore de déterminer les responsables du meurtre. Toutefois, à la lumière des informations disponibles, le rapport souligne qu’il ne saurait   exclure   l’implication   de   différents   acteurs   (favorables   ou   non   au Gouvernement),   les   factions   Kamuina Nsapu,   d’autres groupes armés   et les membres des services de sécurité de l’État.

A en croire le rapport des experts de l’ONU, publié le 10 août 2017, compte tenu des nombreuses violations des droits de l’homme et des nombreuses infractions passibles de sanctions commises dans la région du Grand Kasaï, le Groupe a décidé d’y engager ses enquêtes. Deux de ses membres, Michael Sharp et Zaida Catalán, se sont rendus à Kananga en janvier 2017, pour y entamer des enquêtes sur le terrain. Début mars, ils sont retournés à Kananga pour clore les enquêtes en cours. Le Groupe a récupéré une cassette audio datée du 11 mars 2017, dans laquelle les deux experts s’entretenaient avec des représentants du clan Kamuina Nsapu. Il était notamment question d’une visite de terrain prévue pour le lendemain.

Soulignons que l’enregistrement permet de confirmer que l’enquête visait à mieux comprendre la structure   des   Kamuina Nsapu,   ses   réseaux   de   soutien et le   recrutement   et l’utilisation éventuels d’enfants. C’est le 12 mars 2017 qu’ils ont quitté Kananga pour une mission de terrain dans la localité de Bukonde. Le Groupe croit comprendre que, vers 16 heures (heure locale), Michael Sharp et Zaida Catalán ont été exécutés par un groupe hétéroclite d’individus,   dont   l’identité   n’avait   toujours   pas   été   établie   au   moment   de l’établissement du présent rapport.

Quid de l’enquête en cours

Le Groupe sait que la justice militaire congolaise, la police suédoise et le Federal Bureau of Investigation des États-Unis effectuent des enquêtes pénales sur le meurtre des deux experts, et se félicite de la nomination d’une commission d’enquête par le Secrétaire général de l’ONU. Le Groupe croit comprendre que cette commission est habilitée à recueillir des informations qui pourraient contribuer à faire avancer les enquêtes pénales en cours.

En plus, le Groupe note qu’au moment de l’élaboration du présent rapport, la justice militaire avait arrêté certains suspects, dont deux sont actuellement en instance de jugement. Il tient toutefois à relever qu’en dépit des éléments de preuve disponibles, certains autres suspects-clé n’ont pas encore été arrêtés. En mai 2017, le Groupe s’est entretenu avec un officier supérieur de Police qui dénonçait le manque de coopération des services de sécurité de l’État participant aux enquêtes. En outre, la diffusion répétée par le Gouvernement congolais d’une vidéo du meurtre des deux experts pourrait nuire au bon déroulement des enquêtes pénales en cours, souligne le rapport des experts de l’ONU.

Le rapport rappelle, par ailleurs, que le Grand Kasaï, région habituellement stable du centre-sud de la République démocratique du Congo, a été le théâtre d’une escalade de la violence et de graves violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme depuis août 2016, lorsque des troupes des FARDC avaient abattu Jean-Pierre Mpandi Prince, chef tribal Kamuina Nsapu et ancien dirigeant d’une rébellion portant le même nom. La violente réaction des Kamuina Nsapu à l’assassinat de Mpandi, notamment les attaques qu’ils ont perpétrées contre des agents et des symboles de l’État, a poussé les FARDC et la Police nationale à mener des offensives contre ce mouvement insurrectionnel. Suite à ces événements,   des   dizaines   de   charniers   et   d’images   vidéo   montrant des assassinats délibérés, y compris de membres non armés des Kamuina Nsapu, ont été recensés.

Tout au long de l’année 2017, ce conflit, circonscrit à l’origine à une communauté précise, s’est transformé en un soulèvement de plus grande ampleur, faisant ainsi déborder le phénomène « Kamuina Nsapu » au-delà de ses limites initiales. Des sources ont indiqué au Groupe que si de nombreuses factions étaient hostiles au Gouvernement, des milices progouvernementales se réclamant des Kamuina Nsapu avaient également vu le jour. Au moment de l’établissement du présent rapport, la violence s’était emparée de vastes zones du Kasaï, du Kasaï-Central, du Kasaï-Oriental et des provinces du Haut-Lomami.

Soulignons que la conclusion à laquelle aboutit le Groupe d’experts, selon laquelle les groupes d’experts de l’ONU de n’exclure   l’implication   de   différents   acteurs   (favorables   ou   non   au Gouvernement),   les   factions   Kamuina Nsapu,   d’autres groupes armés   et les membres des services de sécurité de l’État, corrobore avec les conclusions données par l’Auditorat général des FARDC. A en croire le Colonel Magistrat Odon Makutu Mwendele qui s’exprimait lors d’un point de presse avant le début des procès, les investigations menées dans les deux dossiers-phares démontrent que les faits infractionnels reprochés aussi bien aux forces de l’ordre qu’aux insurgés ont été perpétrés dans le contexte d’un conflit armé ne présentant pas un caractère international opposant les insurgés Kamwina Nsapu aux forces de l’ordre.

Pour rappel, au sujet de la tuerie des experts de l’ONU, deux insurgés sont en détention sur seize incriminés. Il sera procédé par défaut en ce qui concerne les accusés latitants. Plusieurs préventions ont été retenues à leur charge, notamment : crimes de guerre par meurtre, crimes de guerre par mutilation, terrorisme, participation à un mouvement insurrectionnel, organisation et commandement d’un mouvement insurrectionnel (Chef Mulumba Muteba, Bulabula et Kabongo Gérard…).

(JMNK)

Le président de l’Assemblée nationale échangeant avec ses hôtes de la mission de l’OIF/Ph. Remy (A.N)

Aussitôt rentré à Kinshasa le jeudi 10 août courant, après son séjour de plus d’une semaine à Idiofa, son territoire d’origine et son fief électoral, où il s’est enrôlé et a sensibilisé toute la population sur la tenue effective des élections et à l’enrôlement massif, l’honorable président de l’Assemblée nationale Aubin Minaku Ndjalandjoko ne s’est pas reposé du tout. Il s’est directement remis au travail. C’est ainsi qu’il a échangé avec la mission de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Le samedi dernier dans la matinée, il a accordé une audience dans son cabinet de travail au Palais du peuple, à une délégation de la mission de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Laquelle mission qui séjourne à Kinshasa depuis le 06 août courant, a été déployée par la Secrétaire générale de l’OIF, Michaëlle Jean.

Au sortir de l’échange avec le speaker de la Chambre basse du Parlement congolais, le chef de la délégation de cette mission de l’OIF en Rdc s’est exprimé à la presse. Le Général Siaka Sangare est le délégué général aux élections du Mali, aussi président du Réseau des compétences électorales francophones, et ancien président de la CENI/Guinée et du Réseau des structures électorales de l’Afrique de l’Ouest, a confié à la presse que cette mission de l’OIF se situe dans le prolongement des autres missions qui ont été effectuées en République démocratique du Congo et qui a pour objectif, de prendre la mesure des recommandations qui sont formulées dans le rapport de la dernière mission. Mais également, d’identifier avec tous les partenaires nationaux et internationaux, les domaines dans lesquels l’Organisation internationale de la Francophonie veut renforcer son appui, son accompagnement et en même temps, prendre le coût du contexte politique.

A cet effet, a-t-il souligné, la mission de l’OIF a eu une trentaine de rencontres avec pratiquement tous les acteurs politiques, les membres du Gouvernement, en commençant par le Premier ministre, deux Vice-Premiers ministres, ainsi que toute la classe politique dans sa diversité, les organisations de la Société civile, et les partenaires techniques et financiers, des ambassadeurs et chefs des missions diplomatiques.

« J’avoue qu’il ressort de ces rencontres un certain nombre d’éléments. Et, il faut le préciser, à l’occasion de ces rencontres, la mission de l’OIF a souligné avec insistance, l’importance que l’OIF accorde au respect de l’Accord politique du 31 décembre 2016, qui constitue en fait le cadre de référence de la mise en œuvre du processus électoral en cours en RDC. Et nous avons relevé que cette vision de centralité de l’Accord de la Saint Sylvestre est partagée par l’ensemble des nos interlocuteurs tant nationaux qu’internationaux », a déclaré M. Siaka Sangare.

Et de poursuivre : « Nous avons également relevé l’urgence pour la CENI, d’élaborer un calendrier électoral. Quels que soient les défis, quelles que soient les contraintes. Cette question a déjà été l’une des recommandations phares du dernier rapport, et elle s’est invitée au cœur des débats que nous avons eus avec la CENI. Et la CENI envisage, ce qu’elle nous a dit, d’associer à cet exercice d’élaboration du calendrier, les experts des organisations internationales qui accompagnent le processus électoral en Rdc. Mais également, les représentants de la classe politique et de la Société civile. Ce, dans un soucie de transparence, dans un souci de célérité. Et nous pensons que c’est un schéma que nous encourageons. l’OIF, comme les autres organisations internationales, apportera sa modeste contribution à la mise en œuvre de cet exercice ».

Bientôt un séminaire d’échange avec les magistrats congolais

Le président du Réseau des compétences électorales francophones a expliqué par ailleurs qu’ils ont parlé d’un domaine dans lequel l’OIF apporte aussi son appui. C’est le domaine du contentieux électoral. « Depuis 2006 d’ailleurs, l’OIF encadre, sinon, en tout cas, forme les magistrats dans ce domaine, pas seulement en Rdc mais dans tous les pays francophones. Parce que, en fait, l’instrument juridique en la matière est pratiquement le même. Donc, nous avons rencontré tous les partenaires techniques qui sont intéressés par le domaine, la Cour constitutionnelle et évidemment la CENI », a-t-il dit.

Et, dans le souci de pouvoir définir les actions à mener dans les jours à venir, ajoute le général Siaka Sangaré, il sera organisé dans les tout prochains jours, des séminaires de formation des formateurs et d’échange avec les membres de la Cour constitutionnelle congolaise. « Puisque, le domaine de contentieux électoral est vaste. Et avec le couplage de trois scrutins, le volume des dossiers est très important. Donc, il est urgent de procéder à cette formation », a-t-il renchérit.

Il a en outre réitéré que la Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a toujours encouragé les mesures de décrispation politique et également, le respect de l’ordre public et la préservation des libertés fondamentales. Il a enfin remercié tous les interlocuteurs de cette mission de l’OIF, « qui nous ont reçus avec beaucoup de chaleur, avec beaucoup de cordialité et surtout, nos échanges se sont déroulés dans un esprit constructif, exigeant, et surtout avec des propos très francs. Et nous pensons que dans les jours à venir, il y aura beaucoup de changement, et c’est ce que nous espérons dans le bon sens ».

(Lepetit Baende )

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Il avait pour mission de sécuriser les Kinoises et Kinois, en ce y compris les étrangers sur le sol de Kinshasa, contre les inciviques, les voleurs et les bandits à main armée. Le Général Sylvano Kasongo Kitenge l’avait promis à la remise et reprise avec son prédécesseur, Célestin Kanyama, qu’il ne parlera pas trop. Seulement ses actions vont déterminer le travail qu’il va abattre en faveur de la population et contre les hors la loi. Chose dite, chose faite. En moins d’un mois depuis sa nomination à la tête de la Police Nationale Congolaise, la population kinoise est en droit de se frotter les mains. Plus de 40 bandits et voleurs à main armée ont été présentés à l’opinion tant nationale qu’internationale. Travail salutaire dont bénéficie les kinoises et kinois victimes de la barbarie des inciviques    

Après les épisodes de la bande à Ben Tshimanga wa Tsnhimanga qui a endeuillé la famille de Mme Charlotte Mboyo, et celui de la bande des assaillants de Bundu dia Kongo, la police nationale congolaise ne cesse de traquer tous ces inciviques qui ont alimenté la chronique sécuritaire du pays.   Une quarantaine des présumés criminels, voleurs et bandits à mains armées a été arrêtée par les éléments de la Police Nationale Congolaise/Commissariat provincial, et présentée hier lundi 14 août courant, devant le public venu nombreux et à la presse tant nationale qu’internationale.

Ceci est le fruit des opérations menées dans les districts de la Funa, de la Lukunga et de la Tshangu, dont à la tête Sylvano Kasongo Kitenge. Ces inciviques opéraient pour certains avec des armes à feu, pour d’autres avec des armes blanches, et ont dévalisé la plupart des ménages et paisibles citoyens. La décision de la haute hiérarchie de la Police Nationale Congolaise est de les déférer devant les instances judiciaires.

Dans son speech, le Commissaire Divisionnaire Adjoint, Sylvano

Kasongo, a invité les éléments de la PNC à s’en passer de la peur qui fait la honte du métier. Ayant l’arme pour légitime défense, il est absurde pour un policier de se faire descendre par les inciviques. Pour ceux des policiers qui vont fuir leurs responsabilités de sécuriser la population civile et ses autorités, ils seront tenus coupables de non- assistance à personne en danger et leur sort sera déterminé par les juridictions compétentes.

A en croire le Général Sylvano Kasongo Kitenge, patron de la PNC ville de Kinshasa, les policiers sont tenus au respect de la mission leur assignée, c’est-à-dire, celle de protéger les personnes et de leurs biens. Ces hommes en uniforme bleue doivent remplir cette mission dans le respect de la Constitution et des lois de la République. Il a rappelé à ses troupes que les tracasseries de toutes sortes contre la population civile ne figurent pas dans son agenda, ni celui de la République. Pour le Général, ceux des policiers qui se rendront coupables de tels actes seront sanctionnés sévèrement. Le Commissaire Divisionnaire Adjoint Sylvano Kasongo a rappelé aux policiers de ne pas gaspiller les munitions en a

yant la gâchette facile contre la population civile. Les policiers ont pour mission d’éduquer la population, peu avant de la réprimer. Il en va de même, que le Commissaire Divisionnaire Adjoint Sylvano Kasongo a invité la population kinoise à la collaboration, à la dénonciation des malfaiteurs pour leur propre bien et pour leur sécurité.

Ce travail de titan du Général Sylvano Kasongo Kitenge ne s’arrête pas avec ce groupe. Comme il l’avait promis, sous son mandat, il entend offrir aux kinoises et kinois la paix et la sécurité. Et celle-ci, on attend d’elle la coopération, la collaboration pour mettre hors d’état de nuire ces inciviques.

(

Pius Romain Rolland)

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Ouverte depuis le 28 juillet 2017 pour se clôturer le 28 août prochain, la Foire internationale de Kinshasa, FIKIN placée sous le thème « L’économie au service du social » n’est que l’ombre d’elle-même. Une simple balade permet à tous les visiteurs de se rendre compte que cette édition ne connaît pas tellement d’engouement, à telle enseigne que les sociétés commerciales habituées à exposer leurs services ont brillé toutes par leur absence. Comptées au bout de doigt, les quelques entreprises du portefeuille qui ont pris le risque d’acheter des stands à la FIKIN, passent la majeure partie de leur temps à se tourner le pouce, parce que les visiteurs ne sont pas au rendez-vous. Soit, un manque-à-gagner important. Seule une société de télécommunication peut se frotter les mains, surtout que ses investissements sont non seulement visibles, mais aussi tendent à offrir les jeux et autres distractions aux enfants occasionnels. C’est cette société qui organise des concerts, dans la finalité est d’attirer les Congolais.

Qu’est-ce qui serait à la base de cette morosité constatée lors de cette édition ? Nombreux sont les Congolais qui haussent le ton et condamnent la concurrence déloyale dont est victime la Fikin. Sinon, comment expliquer que pendant que la Foire internationale est ouverte, l’on assiste à des kermesses dans toute la ville province de Kinshasa : la Foire des solidarités à l’esplanade du stade des Martyrs et la Foire agricole bientôt ouverte à l’Académie des beaux arts (ABA).Et ces Congolais ne comprennent pas comment et pourquoi l’Etat peut aller en guerre contre l’Etat. De même, qui a permis aux structures privées d’ouvrir des « Foires parallèles » ? Pourtant, connaissant déjà que la FIKIN éprouve d’énormes difficultés et a beaucoup perdu de son aura, comparativement à la période de vache grâce qui est à conjuguer au passé, le Gouvernement allait mettre tous les moyens à sa disposition afin de lui permettre de remplir ses missions.

Car, personne ne peut comprendre pendant que la FIKIN est opérationnelle, que des individus, voire des structures privées puissent s’illustrer à travers des activités analogues. En plus, les Congolais font observer qu’il appartient à l’Etat congolais de faire respecter le monopole conféré à la FIKIN par la loi. Sinon, elle ne pourra rien faire que de fermer, parce qu’elle ne saura pas supporter la concurrence qui devient de plus en plus rude. Pouvons-nous alors dire que l’Etat est à la base de la destruction de ses propres entreprises ? S’agit-il là de l’application de la loi du plus fort, ou bien ce sont quelques individus qui prennent l’Etat en otage ?

Un agent de la SONAS s’exprime

« Nous sommes à la FIKIN depuis l’ouverture, soit le 28 juillet dernier. L’ambiance est un peu stagnante, mais on essaye de faire un effort », a indiqué un agent de la SONAS commis à l’explication des produits de cette entreprise et qui a requis l’anonymat, avant d’ajouter qu’à l’interne, il y a des gens qui essayent de pousser les autres à venir, mais nous savons que la publicité par rapport à cette édition de la FIKIN n’a pas été à la hauteur. Et c’est comme ça que les visites sont ternes.

Il est confiant et pense que des gens viennent au fur et à mesure. Mais il oublie vite que la FIKIN a ouvert depuis deux semaines. Cette situation risque de compliquer les entreprises exposantes, qui ne pourront pas remplir correctement leur mission. « En venant à la FIKIN, nous nous sommes dit que ça devait être une occasion pour nous de faire la pédagogie, donc d’atteindre la plus grande partie des gens. Il y a moins de gens, mais si on continue avec des concerts, il y a possibilité que les gens viennent », pense-t-il. A l’en croire, les deux semaines restantes pourrait s’avérer déterminantes en termes d’afflux de visiteurs. Et ce, même si le problème est que la politique doit tout régulariser, d’autant plus que la FIKIN constituait un endroit où il fallait faire valoir les produits.

L’Etat congolais est donc interpellé, surtout que de par le monde entier, la Foire est une occasion pour non seulement les entreprises locales, mais aussi étrangères de venir exposer leurs produits. Si la publicité n’est pas tellement faite au profit de la Foire, c’est tout un pan de l’économie qui ne pourra pas fonctionner. La Fikin devant contribuer au budget de l’Etat doit être mise dans les mêmes conditions que d’autres foires du monde. Sinon, elle restera toujours ce canard boiteux, incapable d’attirer l’estime des Congolais. Et au finish, c’est l’Etat qui sort perdant.

(Jean-Marie Nkambua)

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Le tournoi de la montée à la Ligue nationale de football (LINAFOOT) à chaque début de saison qui était prévu du 17 au 21 août, est décalé du 23 au 27 août 2017 dans trois sites comme toujours, avec les champions provinciaux, à Kinshasa, à Lubumbashi et à Goma.

Les clubs qui étaient prêts pour se déplacer vers les sites sont obligés de revoir leurs calculs pour leur déplacement. Le Quotidien L’Avenir y reviendra avec force détail dans ses prochaines éditions.

(Gaby Mass)

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Le tournoi de festival national de football des Jeunes qu’organise la Ligue nationale de football des Jeunes (LINAFJ) avec l’appui de la Fédération congolaise de football association (FECOFA), poursuit son bonhomme de chemin.

Hier, les demi-finalistes ont été connus, les matches des groupes se sont terminés. Dans la matinée, Saint Dominique de Limete a battu l’AC Ujana par 2-1, grâce aux buts de Jonathan Moba à la 35ème minute et de Dan Efambe à la 68ème minute pour Saint Dominique et celui de l’AC Ujana est de Ben Mugueni Batanga à la 28ème minute.

Une victoire qui a permis Saint Dominique de se classer premier avec 4 points dans le groupe B et jouera avec le deuxième du groupe A, la sélection de la ville province de Kinshasa qui a battu le Kongo Central par 1-0 , hier au stade Tata Raphaël de la Kethulle, sur une réalisation de Dieumerci Matondo à la 54ème minute.

Les deux éliminés, Académie de Bumbu (Groupe C) et Dream Team (Groupe C) se sont neutralisés en match d’après-midi sur le score de 3-3. Grâce un triplé de Likanda Mokeba (33ème, 35ème et 61ème minutes) pour l’Académie et un autre triplé de Ben Mugueni Batanga (5ème 23ème 57ème).

Un match nul qui a empêché Dream Team d’accéder en demi-finale, pourtant l’Académie n’avait rien à gagner.

Donc, les demi-finales se jouent ce mardi entre la Ville Province de Kinshasa ( poule A , sélection provinciale) et Saint Dominique ( poule B école, Centre de formation) à 10 heure et la deuxième demi-finale entre Lokolo Moto ( poule C école Centre de formation )- Kongo Central ( poule A sélection provinciale ).

(Gaby Mass)

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Les Léopards Locaux  ont repris les entrainements hier matin au stade des Martyrs de la Pentecôte, après avoir été tenus en échec par les Diables Rouges de la République du Congo au stade la Concorde de Kintèle à Brazzaville, en match aller du 3ème tour qualificatif de la 5ème édition du Chan Kenya 2018.

Ils se sont entraînés hier lundi dans la matinée et ce mardi il en sera également le matin avant de s’entraîner dans les jours qui viennent aux heures du match.

Depuis leur retour, les Léopards ont été directement internés à l’hôtel Beatrice dans le Centre- ville. Ils ont été tous présents aux entraînements et sont en bonne santé.

Comme nous l’avons dit dans nos éditions précédentes, tous les compartiments de l’équipe ont marché, sauf l’attaque où nous pensons que le sélectionneur Mwinyi Zahera doit organiser les entrainements spécifiques. Car facilement, la Rdc pouvait facilement battre le Congo Brazzaville par 3 ou 4 zéros avec les occasions nettes qui se sont présentées. Espérons qu’avec l’appui du public, le onze national , champion en titre, pourra croquer les Diables Rouges. Bonnes préparation aux fauves congolais.

(Gaby Mass)

 

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Dans un communiqué publié hier à Kinshasa, le ministre d’Etat, ministre de l’Economie nationale, Joseph Kapika, parlant au nom du Gouvernement de la République, constate, comme l’ensemble de la population que malgré tous les efforts visant la stabilisation du taux de change, les prix des biens et services ne baissent pas sur le marché.

« Ainsi, sur instruction du président de la République, et conformément à la décision prise lors de la 4ème réunion du Conseil des ministres du vendredi 11 août 2017, le ministre de l’Economie Nationale organise à partir du mardi 15 août 2017, des missions de contrôle des prix sur toute l’étendue du Territoire national », indique le communiqué officiel, qui demande aux opérateurs économiques d’accueillir les équipes des Inspecteurs déployés sur terrain et de leur apporter toute la collaboration dont ils ont besoin.

Rappelons que la réunion du conseil des ministres tenue vendredi dernier à l’Hôtel du gouvernement sous la présidence du Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, a décidé de supprimer toutes les taxes et tous les frais administratifs illégaux aux frontières, d’observer strictement le décret limitant à 4 le nombre des services publics aux frontières ainsi que les heures d’ouverture et de fermeture des postes frontaliers, et de supprimer les barrières irrégulières.

D’autres mesures telles que l’imposition d’un taux unique des taxes à répartition entre différentes structures prestataires des services, l’ouverture d’un numéro téléphonique vert d’alerte sur les tentatives de corruption et de violation des mesures, l’affichage obligatoire des frais de douane et des taxes légales et réglementaires aux frontières, ainsi que l’inclusion de tous les services étatiques concernés dans le Guichet unique.

Dans le cadre de la lutte contre la dépréciation monétaire, le conseil a décidé un encadrement rigoureux des dépenses publiques et d’appuyer l’encadrement du processus de rapatriement des 40% des recettes d’exportation et leur injection réelle dans l’économie nationale, ainsi que l’encadrement efficace des cambistes par leur regroupement au sein d’associations ou de coopératives d’intérêt économique.

Pour éradiquer la fraude et la contrebande, le gouvernement a décidé d’ériger systématiquement des plates-formes logistiques dans tous les postes frontières, d’informatiser et interconnecter l’ensemble des services, d’encourager le secteur bancaire à étendre le réseau financier et bancaire aux postes frontaliers, et de conclure rapidement des accords bilatéraux et régionaux d’actualisation de la nature et du contenu du commerce transfrontalier, notamment avec l’Angola, sur l’importation du carburant.

(JMNK)

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Le ministre d’Etat, ministre du Commerce extérieur, Jean-Lucien Bussa, a pris une mesure, interdisant l’importation et la commercialisation des poissons surgelés «Tilapia» et des alevins, en provenance de la Colombie, de l’Equateur, de l’Egypte, d’Israël et de la Thaïlande sur toute l’étendue de la République, jusqu’à la levée de ladite mesure.

Selon un communiqué officiel de ce ministère, cette mesure fait suite à l’alerte sanitaire de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), du 26 mai relatif au virus du lac (TILV) mortel qui sévit dans ces pays, affectant les poissons «tilapia» sauvages et ceux d’élevage, l’un des poissons le plus consommés au monde. A cet effet, le ministre d’Etat au Commerce extérieur a appelé les services œuvrant aux frontières, à renforcer des mesures de contrôle, de suivi et de surveillance prises par les services des ministères de l’Agriculture, de la pêche et Elevage.

Le communiqué précise que ces services aux frontières doivent consigner toute cargaison contenant les produits provenant de l’un des pays précités. Le ministre a également instruit à la compagnie BIVAC International d’interdire l’embarquement desdits produits pour la RDC. Selon ce même communiqué, les secrétariats généraux des ministères du Commerce Extérieur, de l’Economie nationale, de l’Agriculture, de Pêche et élevage, de la Santé publique, les entreprises publiques notamment, l’OCC, la DGDA, ainsi que la Police nationale congolaise sont appelés à veiller au strict respect de cette décision pour préserver la vie des patriotes congolais.

(JMNK)

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Bruno Mubenesha est pasteur de l’Eglise Cité Béthel. Il a écrit un livre de 87 pages imprimé aux éditions Média Creator 2017 à Kinshasa-Gombe. Ce livre est préfacé par le docteur Moustafa Shabani Stanis. Dans sa préface, le docteur Moustafa définit le mariage comme une institution divine et donne un certain nombre des critères objectifs qu’il faut observer. Malheureusement, ces critères ne sont pas toujours observés par ceux qui se considèrent à tort ou à raison comme des serviteurs de Dieu ou encore par ceux qui se disent chrétiens pratiquants.

L’auteur du livre, le pasteur Mubenesha invite les chrétiens mariés et célibataires à se procurer l’ABC du mariage chrétien pour connaitre un mariage heureux dans leur vie au lieu de perdre le salut à cause des plaisirs du monde. Son livre est subdivisé en quatre chapitres et une conclusion générale. Le premier chapitre traite de la définition du mariage et de son origine divine, le deuxième montre comment entrer dans un mariage au sens chrétien du terme, le troisième chapitre explique en quelque sorte la vie conjugale dans un mariage chrétien et les bénédictions divines qui en découlent. Le quatrième chapitre est une étude comparative, un parallélisme du mariage chrétien face aux autres formes de mariages   et leurs conséquences dans la vie.

Dans son avant-propos, l’auteur parle également d’un fléau social moderne qui ronge la société, il s’agit du taux de divorce qui ne cesse d’augmenter surtout en milieu urbain. Le pasteur souligne que ce fléau n’épargne pas les chrétiens et dirigeants des églises.

La cause des divorces dans des églises est à situer du côté des faux enseignements sur le mariage et les fidèles des églises chrétiennes sont souvent plongés dans la confusion la plus totale. Tout ceci par manque de connaissances (Osée 4 : 6). Avec le concours du Saint-Esprit, l’auteur entend guider par son livre, les chrétiens qui aimeraient vivre un mariage heureux en pratiquant les principes bibliques et non la coutume.

Le pasteur Mubenesha pense qu’il n’est pas facile de vivre un mariage chrétien dans un milieu coutumier pour la simple raison que la coutume et la bible ne disent pas la même chose.

Pour encourager les chrétiens et ceux qui sont encore dans le monde, le pasteur Mubenesha cite en exemple l’Evangéliste international Reinard Bonke qui avait pour slogan : « sauvons le monde par la bible » et alors conseille-t-il: « sauvons le mariage par la bible ». Il conseille aux chrétiens de considérer la parole de Dieu comme la seule solution à toutes les crises humaines.

Après la chute d’Adam et Eve explique-t-il, l’homme, au lieu de s’attacher à Dieu, s’est accroché à la coutume et au modernisme, toutes ces voies n’aboutissent qu’aux souffrances. Le modernise a vidé le mariage de toute sa valeur divine pour le remplacer par un contrat de mariage entre conjoints sans garde-fou, d’où le divorce.

Pour le pasteur Mubenesha, le mariage chrétien est une union entre un homme et une femme. Cette union est sanctionnée par le versement d’une dot aux parents de la conjointe sous la direction de la parole de Dieu (Gén 2 ; 24). Le mariage n’est pas un contrat à durée déterminée, c’est plutôt une union pour toute la vie et sous la conduite du Saint-Esprit dans l’attente de l’enlèvement de l’Eglise, explique-t-il dans son livre. Le mariage est un lien d’amour où les conjoints vivent en harmonie, l’un pour l’autre et sans intérêt égoïste.

Lorsque Dieu disait qu’il n’est pas bon que l’homme soit seul et qu’il lui ferait une aide semblable, il n’avait pas parlé de plusieurs aides semblables (Gén2 :18). C’est de l’homme que la femme a été tirée, il n’est pas dit que plusieurs femmes ont été tirées d’un seul homme. C’est pour dire que la polygamie n’est pas biblique (Gén 2: 21).

Comment entrer dans un mariage chrétien ?

A cette question, l’auteur répond que c’est par la prière que l’on peut commencer un projet de mariage. Recommandes ton sort à l’Eternel, tes projets réussiront (Prov 16 : 3). Le mariage commence par un engagement verbal envers une personne du sexe opposé, il est question de trouver une proposée qui accepte l’offre de mariage en toute liberté. Puis la nouvelle doit être connue par les deux familles et leurs églises respectives qui se mettent d’accord. Les futurs conjoints doivent se dire la vérité. Pendant le mariage, le mari doit aimer son épouse et celle-ci doit lui être soumise pour maintenir une harmonie dans le couple. La soumission envers un [être qu’elle aime n’est pas synonyme d’esclavage. C’est la beauté même du mariage. Le dialogue doit être permanent, les mêmes projets… Se soutenir dans les difficultés puis garder la foi chrétienne…

Soulignons que l’auteur de ce livre a plus de 20 ans dans le mariage, il est père de cinq enfants dont deux jumeaux. Converti au christianisme en 1990 à l’Eglise Béthel Bandalungwa, c’est là qu’il avait commencé à servir le Seigneur puis de passage à Béthel Kitambo en 1994, puis à Kananga et en 1997 a Béthel Bipemba à Mbuji-Mayi. C’est en 2006 qu’il avait ouvert Béthel Ndesha à Kananga.

(Alex Tutukala/Cp)