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La Rédaction

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C’est peut être vers une lueur d’espoir pour les commerçants de Kasumbalesa et même ceux de Lubumbashi qui se sont souvent approvisionnés par les camionneurs Zambiens. Ces conducteurs Zambiens de tracs ont finalement pris la ferme décision de lever la mesure de grève qui a pesée sur les transactions commerciales au niveau de Kasumbalesa en République démocratique du Congo, et reprendre ainsi avec le trafic sur ce tronçon.

Ceci est la résultante d’une rencontre bilatérale qui a mis autour d’une même table cette semaine, la délégation congolaise du Haut Katanga conduite par le Directeur de cabinet du gouverneur du Haut Katanga, M. Mwila Mpanga Wa Lukalaba et la délégation zambienne de Coperbelt.

Au cours de cette réunion de haute portée, il a été décidé de la sécurisation totale des chauffeurs de tracs en provenance de Kasumbalesa et des autres pays qui partagent les frontières avec la Rdc, afin de sauvegarder les relations qui existent déjà. Hors caméra, le délégué du Haut Katanga a instruit les services de l’ordre à compromettre tout acte tendant à ruiner cet engagement.

Roger Ngandu

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Depuis plusieurs mois, les populations de Ndosho, Mugunga, Keshero dans la ville de Goma et Ngangi 1 et 2, Bugamba 1 et 2 et autres coins du territoire de Nyiragongo dans la partie nord de la ville touristique traversent une véritable une insécurité généralisée marquée par un degré élevé de cruauté, des actes de kidnapping, tueries, vol, viols et autres formes d’atrocités. Le chef-lieu de la province du Nord-Kivu et le territoire de Nyiragongo comptent à ce jour une quarantaine des morts sans pour autant compter des personnes enlevées sur la route Goma-Rutshuru-Butembo et à l’intérieur de la ville.

Dans une cérémonie présidée par le Gouverneur ad intérim, 36 malfaiteurs arrêtés par les éléments de la Police nationale congolaise associés aux éléments des Forces armées de la RDC en pleines patrouilles ont été présentés à la presse par le Commandement état-major 34eRégion militaire. Devant le Gouverneur Feller Lutaichirwa Mulwahale, le porte-parole de la 34ème Région militaire a énuméré ce qui suit : « Abdoulaye Moussa, un élément des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) au grade de Sergent-major et chef de bande d’un groupe opérant vers Kibumba dans le territoire de Nyiragongo. Il est auteur du kidnapping de deux journalistes britanniques vers Kanyamahoro et au cours de ce rapt, une éco-garde de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) avait trouvé la mort. Il est aussi auteur du kidnapping d’un enfant de 10 ans appartenant au Cheik Ally de la mosquée de Birere à Goma et il a été arrêté avec trois armes AK47. Deux autres personnes munies de deux armes avaient été arrêtées vers Kitoboko dans la cité de Kiwanja en territoire de Rutshuru. Un autre groupe de deux sujets Rwandais venus renforcer les groupes de bandits armés qui endeuillent les populations à Mugunga et Ndosho  en plein cœur de la ville de Goma».

Dans son communiqué lu par le porte-parole, la Police nationale congolaise au Nord-Kivu a de prime abord présenté ses compassions aux victimes de toutes les atrocités et appelé la population à utiliser les numéros verts suivants : +243 970038580 et +243 811050058 des coordonnées dont les appels sont émis avec ou sans crédit et sans une aucune facturation. La Police qui a invité la population à demeurer vigilante face à toute éventualité des criminels engagés à tout prix à troubler sa quiétude, a non seulement invité les cadres de base à vulgariser ces numéros, mais aussi plaidé pour la collaboration entre le souverain primaire et les forces de l’ordre engagées sous serment de le protéger et ses biens ainsi que les militaires de sauvegarder l’intégrité du territoire national.

La Police nationale congolaise a également sollicité de se serrer les coudes pour barrer la route à ces hors la loi qui proviennent majoritairement du Parc National des Virunga et dans leur rang l’on retrouve certains combattants des forces  démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) et que la plupart des cibles seraient liées aux raisons multiples entre autres enrichissement facile, règlement des comptes sous traitance pour le fait de faire le commerce avec l’argent des seigneurs de guerre qui sont dans la brousse par certains operateurs économiques, intolérance ethnique de vouloir se ravitailler en armes aux postes de l’armée et de la Police nationale congolaise, conflits fonciers et phénomène justice populaire pour ne citer que ces quelques faits.

En présence du Général de brigade Ilunga Mpeko Edmond, Commandant de la 34eRégion militaire et le General divisionnaire adjoint Nyembo Ngalusha Placide, commissaire provincial de la police nationale congolaise, le Gouverneur ad intérim du Nord-Kivu a salué les prouesses des forces de défense et de sécurité ayant opéré ce joli coup de filet qui a débouché par l’arrestation d’une bande des présumés criminels qui endeuillent régulièrement Goma et ses environs jusque dans le territoire de Nyiragongo parmi lesquels deux sujets Rwandais, en a par la suite appelé au renforcement du mariage soudé entre la population et les éléments de la Police nationale congolaise et ceux de l’armée engagés dans les opérations de patrouille tant diurne que nocturne.

Ces malfaiteurs repartis dans les différents groupes de quatre mis à la disposition de la justice congolaise pour établir les responsabilités, sont poursuivis pour association des malfaiteurs, coups et blessures à l’endroit des agents de l’ordre, destruction méchante et incendie criminel des biens appartenant à l’Etat, détention illégale des armes et munitions de guerre, participation à un mouvement insurrectionnel  ainsi que trouble à l’ordre public.

Marty Dacruz Olemba

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Selon l’analyse de la situation épidémiologique faite chaque jour par la Direction générale de lutte contre la maladie, l’on apprend que depuis le début de l’épidémie, le cumul des cas est de 1.029, dont 964 confirmés et 65 probables. Au total, il y a eu 642 décès (577 confirmés et 65 probables) et 324 personnes guéries. D’après un tableau publié à cet effet, on dénombre à ce jour 239 cas suspects en cours d’investigation ; 7 nouveaux cas confirmés, dont 4 à Katwa, 2 à Beni, et 1 à Oicha ; 3 nouveaux décès de cas confirmés, dont 2 décès communautaires à Katwa et 1 décès au CTE de Butembo.

Katwa, le ministère de la Santé met un accent particulier sur l’importance de la décontamination des ménages et des centres de santé. Parmi les quatre nouveaux cas confirmés de Katwa rapportés ce jour, trois proviennent de l’aire de santé de Muchanga. Ces trois personnes ont été prises en charge dans la même formation sanitaire dans laquelle sept patients confirmés ont été hospitalisés depuis le 10 mars 2019, indiquant une possible transmission nosocomiale du virus. Toutefois, aucune activité de décontamination n’avait pu être réalisée après la notification de chaque nouveau cas confirmé à cause du refus de la communauté environnante.

Comme expliqué dans le bulletin du 26 mars 2019, la prévention et le contrôle des infections est un pilier essentiel pour briser la chaîne de transmission du virus et mettre fin à la propagation du virus. Ainsi, lorsqu’une personne contaminée par le virus Ebola est soignée dans un centre de santé, en dehors du Centre de Traitement Ebola, la décontamination dudit centre est importante pour éviter que d’autres patients soient également contaminés par la suite.

En ce qui concerne la vaccination, disons que depuis le début de cette opération le 8 août 2018, 92.172 personnes ont été vaccinées, dont, 22.937 à Katwa, 21.125 à Beni, 11.219 à Butembo, 6.109 à Mabalako, 3.130 à Mandima, 3.005 à Kalunguta, 2.871 à Goma,  2.317 à Komanda, 2.258 à Oicha, 1.630 à Kayina, 1.629 à Masereka, 1.409 à Bunia, 1.389 à Kyondo, 1.357 à Karisimbi, 1.353 à Vuhovi, 1.091 à Lubero, 1.025 à Biena, 936 à Musienene,  772 à Mutwanga, 690 à Rutshuru, 557 à Rwampara (Ituri), 527 à Nyankunde, 496 à Mangurujipa, 355 à Tchomia, 333 à Lolwa, 342 à Kirotshe, 280 à Mambasa, 254 à Alimbongo, 250 à Mweso, 245 à Kibirizi, 161 à Nyiragongo, 97 à Watsa (Haut-Uélé) et 13 à Kisangani.

Le seul vaccin à être utilisé dans cette épidémie est le vaccin rVSV-ZEBOV, fabriqué par le groupe pharmaceutique Merck, après approbation du Comité d’Éthique dans sa décision du 19 mai 2018.

JMNK

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Malgré les perspectives baissières et cette révision à la baisse du  taux de croissance, la Banque centrale du Congo (BCC) pense qu’il  y a des raisons de croire à une stabilité et à une reprise de l’activité économique. Même s’il y a une sorte d’attentisme des agents économique, la mise en place du nouveau gouvernement va apporter un coup d’accélérateur à toutes les activités et l’effet sera beaucoup plus positif. Toujours au niveau de la BCC, certaines dispositions de la réglementation de change seront modifiées, pour pousser la dédollarisation de notre économique (90% des dépôts bancaires sont en dollars contre 10% en Francs congolais).

M. Deogratias Mutombo Mwana Nyembo, Gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC) a présidé, le mardi 26 mars dernier, la réunion de la Troïka Stratégique. AU cours de cette réunion, il ressort que les perspectives de croissance de l’économie mondiale pour 2019 vont fléchir et se situeraient à 3,3% selon les prévisions de l’OCDE. Le FMI pour sa part, est un peu plus optimiste avec une prévision de 3,5%. Dans tous les cas, croit-il, c’est une baisse par rapport à 2018 qui a été de 3,7%. Pour lui, cette baisse de l’activité mondiale tient à plusieurs facteurs de risques baissiers, le plus marquant, ce sont des tensions commerciales croissantes  entre les USA et la Chine qui ont conduit à la hausse des droits  de douane. Ce qui conduit au renchérissement des prix sur le marché international. Avec comme conséquence, l’érosion de la confiance et la baisse de la demande internationale.

Un autre facteur, c’est le surendettement des pays avancés, qui a augmenté de 50% par rapport à 2018. Cette vulnérabilité a des conséquences négatives sur l’activité économique. Cet endettement est beaucoup plus risqué pour l’économie réelle. Lorsqu’on évoque la baisse de la demande internationale, la baisse des cours des produits continue à baisser. Et ce, avec comme conséquence, la baisse des recettes d’exportation.

Cette baisse de la croissance ne devra pas nous inquiéter, tempère parce que la stabilité du cadre macroéconomique va se maintenir et même être renforcée en raison des initiatives qui sont en train d’être prise pour soutenir l’initiative économique, dans le sens de la stabilisation, de la réduction du déficit et du maintien de la stabilité économique. Il y a également des mesures de soutien à l’activité économique, comme le programme d’urgence initié par le Président de la République, Félix Tshisekedi qui contient des axes comme les infrastructures routières, l’énergie, la santé, l’éducation, donc les investissements publics sont en train d’être réalisés et cela est perceptible au niveau des infrastructures routières.

Et de poursuivre que le financement va se poursuivre et cette initiative va soutenir l’activité économique. Et c’est important de voir le gouvernement affecter une portion aux investissements publics. C’est une initiative  qui va permettre d’atteindre la performance économique pour tout pays qui s’engage sur le chemin de l’émergence économique. Il y a également d’autres initiatives comme  le financement de l’agriculture, dans le cadre du projet volontariste agricole (65 millions de dollars Us) mis en œuvre depuis le début du second semestre 2018.  Nous saluons l’initiative de la présidence à vouloir étendre ce projet. En plus de donner du travail, c’est la production locale qui va être relancée.

Des projets pour 2019

Malgré les perspectives baissières et cette révision à la baisse de notre  taux de croissance, il y a des raisons de croire à une stabilité et à une reprise de l’activité économique. Il y a une sorte d’attentisme des agents économique et la mise en place du nouveau gouvernement va apporter un coup d’accélérateur à toutes les activités et l’effet sera beaucoup plus positif. En termes de stabilité des prix, les prix sont stables. Sur le marché des changes, il y a même une appréciation au marché officiel. C’est un pacte que nous avons scellé avec le gouvernement pour parler de la stabilité, soit une donnée pour les investisseurs et les agents économiques.

La BCC prévoit d’adapter le cadre opérationnel, sa politique monétaire à l’environnement économique stable. « Nous allons modifier certaines dispositions de notre réglementation de change, pour pousser la dédollarisation de notre économique (90% des dépôts bancaires sont en dollars contre 10% en Francs congolais). Nous allons imposer la limitation à 10.000 dollars pour les montants en espère à retirer dans les banques. Un agent économique privé, public, étranger, diplomate, devra respecter cette réglementation, parce que notre objectif, c’est de réduire la circulation fiduciaire en monnaie étrangère. Et nous allons prendre des mesures incitatives en adaptant notre système de paiement. Cela va se faire en corolaire avec la mise en œuvre de la nouvelle règlementation prudentielle au niveau des établissements de crédit », dit-il, avant de préciser que c’est cette  année que nous comptons mettre en circulation la carte bancaire, au second semestre.

 La même carte sera multidevises. Notre objectif, insiste-t-il, c’est d’assurer la stabilité du niveau général des prix. Avec cette stabilité dans la durée que nous devons maintenir à la faveur de notre pacte de stabilité avec le gouvernement, demain, les agents économiques seront indifférents de conserver leurs avoirs en Francs congolais ou en dollars et que plus tard, qu’ils les conservent en monnaie nationale.

JMNK

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C’est en ses multiples qualités de Secrétaire général aux Sports et Loisirs, de président de la Ligue nationale des Anamongo’’Lina’’, de doyen des secrétaires généraux de l’Administration publique et de Vice-président national de la Plateforme des Communautés de base et coordonnateur du Grand Kivu, que nous avons échangé hier avec M. Barthélemy Okito Oleka. Dans les lignes suivantes, de multiples informations édifiantes vont éclairer la lanterne des lecteurs du journal L’Avenir.

En sa qualité de Secrétaire général aux Sports et Loisirs, le SG Okito nous a livré quatre informations importantes. Primo : La ministre ai en charge des Sports vient de l’instruire d’ouvrir deux enquêtes importantes notamment sur le dossier gestion des fonds destinés aux obsèques de Pierre Ndaye Mulamba dit Mutumbula et sur le contrat Orange. Elle a encore instruit le SG de se concerter avec le Comité olympique congolais pour lui transmettre les conclusions sur l’organisation des Jeux Congolais en Mai 2019 et la participation de la RDC aux Jeux Africains en août 2019 au Maroc. Aussi dans le même ordre d’idée, il va consulter la Fécofa qui devra lui transmettre les conclusions sur la participation de la RDC à la CAN Egypte 2019. Lui transmettre aussi le programme de préparation de l’équipe nationale de handball pour sa participation aux championnats du monde au Japon en Décembre 2019. Secundo : Il faut retenir que la ministre va assister au match retour que va livrer le TP Mazembe, le 13 avril prochain à Lubumbashi. En ce qui le concerne, le SG, si tout va bien, sera à Dar-Es-Salam au match aller, le 6 avril 2019. Ceci permet de montrer l’intérêt du Ministère et du gouvernement pour la réussite de ces équipes en compétitions africaines et internationales. Tertio : La ministre a autorisé l’équipe nationale de judo qui sera conduite par le président de la Fénacoju Dominique Makobo, à participer aux championnats d’Afrique en RSA. Et à la Fécolutta (Luttes) conduite par le président Léon Mvila, de participer aux championnats d’Afrique junior et senior en Tunisie. Quarto : La ministre a reçu le DG de la BCECO dans le cadre de gestion des stades municipaux et elle va recevoir l’Honorable Tshokola Kantitima qui est en train de réhabiliter le stade Kadutu à Bukavu. Un expert du Ministère est allé encadrer la pose de la pelouse synthétique dans ce stade et la réhabilitation des gradins et vestiaires. Certainement, il y aura signature d’un contrat public-privé avec cette notabilité. Il faudra retenir, en outre, que le SG Okito a visité les différents stades de football à Kisangani et des propositions concrètes sont faites au gouvernement, pour la réhabilitation (stades Lumumba I &II, Kabondo, Kisangani et Mangobo).

En ce qui concerne la Lina, le président de cette association accompagné de la présidente et son assistante de comité des mamans, ont installé les comités provinciaux de la Lina  province de la Tshopo où le comité de la fédération Lina/Tshuapa dirigé par le gouverneur Constant Lomata et le comité fédéral des mamans dirigé par Maman Assasse. Dans le programme de la Lina, le même président national va installer les comités des fédérations du Maniema et de Maïndombe. Son adjoint et coordonnateur du comité exécutif, le Général Ondekane va installer les comités fédéraux Lina Equateur à Mbandaka, Tshuapa à Boende et Kasaï à Tshikapa. Enfin, le comité fédéral Lina/Brazzaville sera aussi implanté. La fédération de la Tshopo dirigé par Constant Lomata a décidé de prendre en charge l’organisation du Congrès de la Lina, à la fin de l’année.

En tant que Doyen des Secrétaires généraux de l’administration publique, le SG Okito nous a révélé qu’il allait tenir hier même, une grande réunion de tous les SG de l’administration publique pour trois points essentiels : l’état d’avancement du mémo transmis auprès du Chef de l’Etat ; l’audience échangée autour de la perte que vient de connaître leur association, la mort de Maman Likele Monique du Plan et compléter le comité actuel de l’association. En sa qualité de vice-président national de la Plateforme des communautés de base et coordonnateur du Grand Kivu, le SG OKito nous révèle que des directives sont données aux communautés de base du Maniema, Nord-Kivu, et Sud-Kivu en vue de transmettre le plaidoyer des populations à la base, entité par entité, pour déposer au nouveau gouvernement pour des solutions rationnelles. Enfin, il leur a été demandé d’opérer le contrôle dans les territoires et villes du Kivu pour le dossier de siège des différents comités. Une grande réunion de la coordination nationale est prévue la semaine prochaine. Il est important de signaler que six membres de la coordination de la PCB ont été élus soit Député soit Sénateur (Mbuyu, Bongongo, Lukiana, Ghonda, Kimbunda, Autsai et Willy Bakonga.     

Pour clôturer l’entretien, L’Avenir a posé la problématique tour à tour des infrastructures en RDC et du contrat du staff technique Léopards football, Florent Ibenge en particulier. Nous y reviendrons la semaine prochaine.

Antoine Bolia

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Destinée à faire vivre aux élèves des démarches éducatives et musicales innovantes à travers la lecture, la campagne « Metamorphozo : un enfant, un livre » veut transformer les habitudes des enfants.

Lancée depuis le 23 mars dernier, cette campagne, qui vise 10 écoles situées dans la périphérie de la ville de Kinshasa, s’appuie sur une approche musicale – pédagogique dans le but d’orienter vers une culture axée sur la lecture, avec la participation de plusieurs acteurs œuvrant dans le secteur de l’éducation.

Se résumant en une tournée musicale et une action communautaire participative de dons des livres, « Metamorphozo : un enfant, un livre » qui est initié par la Compagnie musicale Licelv Mauwa en collaboration avec l’Asbl Réalités et Perspectives, va s’étendre le 10 mai 2019 visant près de 5000 élèves.


Concernant le volet « tournée musicale » consiste en un spectacle en format lecture-concert destiné à susciter, accroitre et cristalliser le goût de la lecture auprès des élèves, par le biais d’une musique thématisée comme moyen d’influencer le changement de leurs  habitudes. S’agissant du second volet à vocation participative, apprend-on,  est une action caritative de don de livres afin de contribuer efficacement à l’acquisition des savoirs des enfants.

C’est depuis septembre 2017 que le concept « Metamorphozo » a été mise en place par la compagnie Licelv Mauwa offrant un cadre de communication des valeurs positives pour le changement de comportement se servant de la musique et autres formes d’art pour atteindre divers publics.

Ainsi, cette compagnie musicale reste ouverte aux personnes de bonne volonté pour un appui afin d’atteindre les objectifs assignés.

Notons que la première phase de ce concept a été dévoilé sous forme de spectacle thématiques variées notamment sur la cohésion familiale, la diversité culturelle, la femme,… A Kinshasa, ce spectacle a été présenté à l’Espace Bilembo, au Centre culturel Guez Aréna, à l’Institut Français, au Palm Beach ainsi qu’au Masa 2018 en  Côte d’ivoire, au Salon des voix de Femme 2 à Douala , au Visa for Music 5 à Rabatet au  Festival Afropolitan à Dakar.

Grâce à la participation et la contribution de tous, cette première phase de la campagne « Metamorphozo : un enfant, un livre » envisage réunir des moyens nécessaires pour offrir un maximum d’ouvrage et stimuler la croissance personnelle de plus ou moins 5000 enfants  repartis dans les 10 écoles ciblées dans la périphérie à Kinshasa.

Onassis Mutombo

Quinze jours suivant la publication des résultats provisoires des sénatoriales, la loi électorale prévoit l’installation du bureau provisoire du Sénat, avec pour missions, la validation des mandats des élus, l’élaboration et l’adoption du règlement intérieur et l’organisation de l’élection du bureau définitif. Malheureusement, le bureau provisoire du Sénat ne sera plus installé 15 jours après. Et ce, suite aux allégations de corruption ayant entaché ces élections.

Suite à l’ampleur que prenait cette corruption, surtout que la base avait grondé pour fustiger cette pratique d’une autre époque, le Président de la République, Félix Tshisekedi a été obligé de convoquer, le 18 mars 2019, la réunion interinstitutionnelle à la Cité de l’Union Africaine. Trois décisions importantes ont été prises à cette occasion : suspension de l’installation du Sénat, suspension de l’élection des Gouverneurs et Vice-Gouverneurs des provinces et ouverture des enquêtes judiciaires sur les allégations de corruption.

Ces résolutions  n’ont pas été du goût de tout le monde et le Front Commun pour le Congo (FCC), du reste son partenaire,  qui avait raflé beaucoup de sièges aux sénatoriales, n’a pas manqué d’élever la voix, en fustigeant le comportement de l’interinstitutionnelle qui est allé trop en besogne, et n’avait pas pour mission de prendre des décisions, mais de proposer des mesures aux institutions compétentes.

En effet, les sénateurs sont élus au second degré par les Assemblées provinciales conformément à l’article 104 al. 5 de la Constitution. De ce fait, il revient aux députés provinciaux de procéder à l’élection des sénateurs. En plus, les allégations de corruption à charge des députés UDPS ou d’autres partis politiques ne peuvent être prises en compte que si elles sont établies par des voies judiciaires. Il reviendrait donc à ces partis d’en fournir les preuves devant les instances judiciaires, ce qui pourrait entrainer non pas l’annulation des scrutins, mais tout au plus la condamnation des personnes à charge desquelles l’infraction de corruption serait établie.

En plus, les allégations de corruptions ne concernaient pas seulement l’UDPS, mais aussi d’autres partis  et regroupements tels que l’AFDC/Alliés, etc. Pour ce regroupement, c’est la discipline du parti qui a failli et des sanctions doivent être infligées à ceux qui se sont comportés en électrons libres. Ainsi, il ne revenait pas à l’interinstitutionnelle de suspendre l’installation des sénateurs.

Ajoutons que le calendrier électoral est publié par la CENI. Il ne revient donc pas à un parti politique de décider unilatéralement du report des scrutins concernant les Gouverneurs et Vice-gouverneurs de provinces, surtout que les députés ont voté  en âme et conscience, car leur mandat n’est pas impératif.

Il revient donc à chaque parti de sensibiliser ses députés et de monter des stratégies adéquates pour les fidéliser conformément aux orientations de leurs instances dirigeantes. C’est pourquoi il est utile de bien gérer les ambitions au sein des partis pour se prémunir contre la dispersion des voix, ce qui manifestement aura été le cas de l’UDPS et d’autres partis politiques à Kinshasa et dans le Kasaï-Oriental où ces partis n’ont pu obtenir quelques sièges.

A titre illustratif, malgré ses députes en nombre élevé  à Kinshasa, au Kwilu, au Kongo Central et à l’Equateur, le PPRD  n’a eu aucun Sénateur et n’a pas mis ses militants dans la rue pour des manifestations violentes. De même, pour l’élection du Président du Sénat en 2007, malgré sa majorité absolue, le Sénateur Kengo wa Dondo de l’Opposition à l’époque a été élu au détriment du candidat She Okitundu, soutenu alors par la Majorité. Point n’est besoin de rappeler qu’en 2007, dans la province de Sud-Kivu avec 12 députés provinciaux, le PPRD n’avait obtenu aucun Sénateur. Le PPRD n’a pas réagi violemment et, est resté attaché aux valeurs républicaines et à l’Etat de Droit.

Qu’est-ce qui va arriver, 15 jours après la proclamation des résultats provisoires de l’élection des sénateurs ? Les Sénateurs élus doivent-ils se rendre à l’hémicycle pour le début des travaux ? Maintenant que la CENI a renvoyé l’élection des Gouverneurs et vice-gouverneurs au 10 avril 2019, pourquoi ne pas lever la mesure de suspension des résultats des sénatoriales ? Pourquoi lever la suspension pour l’organisation de l’élection des Gouverneurs et vice-gouverneurs, pendant que c’est le même corps électoral, les députés provinciaux, qui ont élu au second degré les Sénateurs ?

C’est ici que les Congolais s’adressent au Président de la République, Félix Tshisekedi, pour qu’il lève cette mesure de l’interinstitutionnelle, en autorisant  l’installation du bureau provisoire du parlement. Ceci, surtout que personne n’interdit au Procureur Général près la Cour de Cassation de  poursuivre sans désemparer  ses enquêtes et la loi lui permet de saisir le bureau de n’importe quelle chambre pour poursuivre le parlementaire soupçonné de quelque chose.

Jean-Marie Nkambua

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Le président congolais Félix Tshisekedi se rendra du 3 au 5 avril aux États-Unis, où il sera notamment reçu par le chef de la diplomatie, Mike Pompeo. Pendant sa visite, du 3 au 5 avril, Félix Tshisekedi « sera reçu par le secrétaire d’État Pompeo et d’autres membres du gouvernement et hauts responsables américains », s’est-il contenté de préciser. La coopération pour lutter contre l’épidémie d’Ebola dans l’est de la RDC sera aussi à l’ordre du jour.

« Nous sommes déterminés à travailler avec lui pour la mise en œuvre de son programme visant à combattre la corruption, renforcer l’État de droit, améliorer la sécurité, protéger les droits humains et promouvoir la croissance économique par une hausse des investissements étrangers et du commerce, notamment avec les États-Unis », a déclaré Robert Palladino. « Nous soutenons l’engagement du président Tshisekedi à apporter le changement que le peuple congolais réclame et mérite », a-t-il ajouté.

Pour sa part, dans un communiqué de presse parvenu au Journal L’Avenir, l’Ambassadeur des Etats-Unis auprès de la RDC, Mike A. Hammer donne le sens de cette visite : « Les Etats-Unis se félicitent de la visite du président Félix Tshisekedi à Washington la semaine prochaine. Ce sera le premier voyage du président Tshisekedi en dehors de l’Afrique depuis son investiture », écrit-il, avant d’ajouter que sa décision de faire de Washington sa première étape reflète notre engagement commun envers un Congo plus paisible et plus prospère. La visite du président Tshisekedi offrira l’occasion d’examiner plus en détail notre intérêt commun à lutter contre la corruption, à respecter les droits de l’homme, à améliorer les services de santé et d’éducation pour le peuple congolais, à améliorer la sécurité et à créer plus d’emplois pour les Congolais en attirant plus d’investissements américains.

Et de renchérir, la première passation de pouvoir pacifique de la RDC a offert l’occasion historique de tracer une nouvelle voie. Nous sommes impressionnés par les nombreuses mesures que le président Tshisekedi a déjà prises pour répondre au désir clair de changement du peuple congolais en luttant contre la corruption, en ouvrant l’espace démocratique et en améliorant le respect des droits de l’homme. Il est clair que le président Tshisekedi met le peuple à l’avant-plan, comme la foule le lui a demandé lors de son investiture. Les Etats-Unis sont tout à fait résolus à soutenir la vision d’avenir du président Tshisekedi et ses efforts visant à améliorer la vie des Congolais. Sa visite à Washington renforcera notre partenariat basé sur des valeurs et des intérêts partagés. Les Etats-Unis se réjouissent de travailler avec le président Tshisekedi pour réaliser le vrai potentiel de la RDC et produire des résultats pour le peuple congolais.

Pour un partenariat stratégique

Dans une tribune publiée sur les réseaux sociaux, Maître Beylard David, Avocat d’affaires explique qu’au menu des discussions figurent les questions relatives au « partenariat stratégique » que les USA veulent construire avec le Président Félix Tshisekedi, « intuitu personae » et qui bénéficiera par devers à la République Démocratique du Congo.

Les points essentiels du partenariat stratégique USA- RDC sont notamment: la construction de l’État de droit en RDC; La consolidation de la démocratie comme mode de gouvernance; La lutte contre la corruption, les crimes économiques, les évasions fiscales et le détournement des fonds publics; Le renforcement des capacités des administrations publiques régaliennes de l’État de droit : armées, police et justice, etc.; La construction d’un climat des affaires propice aux investisseurs et aux investissements directs américains en RDC; La sécurité juridique et judiciaire des investisseurs et des investissements directs américains en RDC; La modernisation  de la RDC à travers des programmes de construction des infrastructures d’utilités publiques : routes, autoroutes, écoles, hôpitaux, ports, aéroports ; La modernisation  de la RDC à travers des plans  et programmes de construction des infrastructures d’utilités privées dans les secteurs du tourisme, du commerce, de l’industrie,  des services divers et de l’artisanat à très haute valeur ajoutée; La sécurisation des frontières extérieures de la RDC; Le raccordement de la RDC aux réseaux des nouvelles technologies de l’information et de la communication à très haut débit.

Ce partenariat stratégique « gagnant-gagnant » entre d’une part, la première puissance économique mondiale et d’autre part, la première puissance en ressources naturelles stratégiques du monde qui regorge des gisements des matières premières stratégiques non encore exploités dont le complexe militaro industriel et les industries civiles ont besoin pour assurer l’avenir de l’humanité aux 21ème siècles, explique-t-il,  est une opportunité exceptionnelle pour le développement non seulement de la RDC mais aussi de l’Afrique toute entière!

Il n’est pas exclu que les USA qui veulent signer une clause de la nation la plus favorisée avec la RDC, ne sorte de leur chapeau un « plan Marshal » pour le développement de la RDC, compte tenu des enjeux que ce pays représentent pour eux.

JMNK

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Dans un point de presse, le Conseil national de suivi de l’Accord  et du processus électoral (CNSA) a, au sujet de la démission de ses membres, expliqué qu’étant une institution composée des acteurs politiques, l’Accord n’a jamais prévu les conditions d’inéligibilité. Et d’ajouter que de tous les membres du CNSA qui sont allés aux élections, il n’a reçu que 4 lettres de démission et a été surpris de constater que la CENI a validé même les candidatures des certains membres du CNSA non démissionnaires. Voilà qui le pousse à croire que la CENI a appliqué la loi à la tête du client. Et ce, parce que pour les uns, elle a exigé la lettre de démission, et pour les autres, elle n’a rien demandé.

Le Conseil national de suivi de l’Accord  et du processus électoral (CNSA), à travers son Rapporteur, M. Valentin Vangi a convoqué hier un point de presse, pour éclairer la lanterne des Congolais en mettant à leur disposition la vraie information. Dans sa communication portant plusieurs points, il a rappelé la mission du CNSA, qui est celle de veiller au respect de l’Accord politique par tous les animateurs des institutions en vue de garantir l’organisation des élections crédibles, transparentes et apaisées.

Ainsi, le CNSA assure le suivi du chronogramme de mise en œuvre de l’Accord, réalise les évaluations régulières du processus électoral, au moins une fois tous les deux mois, avec la CENI et le Gouvernement ; communique régulièrement sur l’état d’avancement de la mise en œuvre de l’Accord, formule des recommandations respectivement au parlement, au Gouvernement et à la CENI pour la bonne exécution de l’Accord, assure le règlement d’éventuelles divergences nées de l’interprétation de l’accord entre les composantes et concilier leurs points de vue à cet égard, se concerter avec le Gouvernement et la CENI afin d’harmoniser les vues quant à la réussite du processus électoral et apprécier consensuelle ment le temps nécessaire pour le parachèvement desdites élections avec le Gouvernement et la CENI et enfin, élabore son règlement intérieur sous réserve de sa conformité à la Constitution.

Quant à la durée du CNSA, le Rapporteur a cité l’article 38 du Chapitre VIII de la loi organique qui stipule que « le CNSA est dissout de plein droit à la fin du processus électoral… ». La même loi au chapitre II en son article 5 définit le processus électoral comme une suite continue des différentes étapes et des opérations près électorales, électorales et post électorales aboutissant à la proclamation des résultats électoraux.

Cette définition se traduit par ce qu’on appelle calendrier électoral, et celui-ci en cours a prévu la fin du processus électoral à l’installation des autorités issues des élections locales et municipales. D’où la durée du CNSA qui court jusqu’à l’installation des autorités municipales telle que prévu par le calendrier électoral.

Redynamiser la CENI

Dans son discours, Valentin Vangi est revenu sur la mission du CNSA par rapport au processus électoral, en citant l’Accord du 31 décembre 2016 à son chapitre IV.4 selon lequel, les parties prenantes invitent le CNSA à s’acquitter convenablement de ses taches et à réaliser des évaluations régulières avec la CENI et le Gouvernement du processus électoral. A cet effet, les parties prenantes chargent le CNSA de recommander tous les ajustements et mesures à prendre tant en ce qui concerne les structures organiques que le fonctionnement de la CENI, d’une part, et d’autre part, les mécanismes appropriés à mettre en place en vue notamment de renforcer ses capacités et la transparence des opérations pré électorales et électorales.

JMNK

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Les six leaders de la coalition Lamuka se sont réunis à Bruxelles, en Belgique, du 21 au 23 mars dernier. Des travaux qui ont abouti à un communiqué final dans lequel ils n’ont pas innové, continuant de contester des résultats des élections dont ils n’ont rien à démontrer comme preuve. Qu’à cela ne tienne, l’on doit signifier que ces travaux de Bruxelles n’ont pas été favorables pour Martin Fayulu, candidat perdant à la dernière présidentielle du 30 décembre 2018 pour le compte de Lamuka.

D’après certaines indiscrétions, Martin Fayulu Madidi avait chaud, surtout lorsque les siens lui ont fait savoir que son combat sur la vérité des urnes serait vidé de sens. Il est certes vrai que Lamuka dans son communiqué final, remercie la communauté internationale, particulièrement l’Union africaine pour sa volonté de promouvoir la vérité des urnes en RDC, mais il faut aussi signaler que ce sont les mêmes institutions internationales que régionales qui saluent les bons débuts du président de la République élu, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Bonnet blanc, blanc bonnet !

De l’absence remarquée de Moïse Katumbi à l’ouverture des travaux : nul ne veut en donner des vraies raisons. L’exilé politique, actuellement en possession de son passeport et en voie de regagner librement son pays avec toutes les garanties sécuritaires, est apparu seulement aux derniers jours desdits travaux. Et dans sa déclaration face à la presse sur l’actuel Chef de l’Etat critiqué par Fayulu, Bemba et les autres, l’homme a fait savoir que Félix Tshisekedi est son ami, et qu’il faudrait chercher le mal ailleurs ! Cela porte à confusion, mais en toute honnêteté intellectuelle, il faut comprendre que Katumbi a sa tête ailleurs, pas dans Lamuka. Plusieurs de ses acolytes, cadres de la plateforme Ensemble pour le Changement, ont montré leur position, celle d’accompagner Félix Tshisekedi durant son quinquennat. Delly Sessanga, Claudel Lubaya, Bertrand Ewanga…, sans oublier le célèbre « Baba » Kyungu wa Kumwanza, tous n’adhèrent plus au combat de Lamuka à travers Fayulu. Gabriel Kyungu, qui a échangé dernièrement avec Jean-Marc Kabund de l’Union pour la Démocratie et le Progrès social et la Démocratie (Udps) avait d’ailleurs tranché : « je ne suis pas de l’opposition. Je soutiens le président Félix Tshisekedi ».   Il a formulé une seule demande au chef de l’Etat, celle de voir Katumbi regagner le pays le plus vite que possible. Ainsi tout est clair, Katumbi nage toujours dans le suspense. Peut-être que l’avenir en dire plus.

Du leadership de Lamuka et de l’Opposition congolaise

Le mouvement Lamuka veut se transformer en « plateforme politique » regroupant toutes les forces politiques qui le compose. Cette disposition figure dans la déclaration finale de la dernière réunion de Bruxelles. Sur ce, une source anonyme nous a révélé qu’aucun, entre Katumbi et Bemba, n’accepte que Fayulu soit considéré comme leader de Lamuka.

« Le fait pour Fayulu d’avoir été le candidat de la coalition de Lamuka à la dernière présidentielle, ne fait pas de lui automatiquement leader de notre mouvement. Tout le monde connait les circonstances qui ont fait de lui notre candidat commun », nous a dit notre source, membre actif de cette coalition.

Ainsi, Jean-Pierre Bemba qui se voit comme grand leader politique que Fayulu sur le plan de l’implantation de son parti dans toutes les provinces du pays, et Moïse Katumbi, leader de la plateforme Ensemble pour le Changement, rejoint Bemba, car son regroupement ne peut, en aucun cas être comparé à la Dynamique de l’Opposition, qui a des militants qu’il faudra compter au bout des doigts.

« Ce sont nos militants qui ont fait de Fayulu un demi-dieu. Nous avons toutes les capacités de lui rendre encore minoritaire comme l’autre fois », a fait savoir la même source qui demeure anonyme. 

Soucieux d’avoir été réduit jusqu’à ce niveau, Fayulu qui se fait toujours accompagné d’Adolphe Muzito, que Jean-Pierre Bemba est en mal de maitrisé le nom (Alphonse Muzito…cfr réunion de Bruxelles lors de la lecture du communiqué final), dans ses différentes tournées, veut se séparer de ses amis pour mener seul son combat sur la vérité des urnes.

Jean-Pierre Bemba qui traine encore en Europe aurait conseillé à ses cadres du MLC de garder silence ces derniers jours sur tout ce qui concerne Fayulu, en attendant le prochain nouveau mot d’ordre. Voilà pourquoi aussi, quelques heures après Bruxelles, Fayulu a pris son avion pour Washington, sans être accompagné de ses pairs, alors qu’ils étaient ensemble en Belgique. Et bien qu’il draine encore plusieurs congolais de la diaspora derrière lui, le grand danseur fait sa route comme un « va-nu-pieds ». Face aux épines et à l’océan, il saura qu’il courait mal. Quelques jours seulement, Fayulu comprendras.

Qu’en est-il du financement de Lamuka ?

Une autre chose qui dérange la coalition Lamuka, c’est le financement. Si hier, ils avaient Moïse Katumbi pour financer leurs rencontres, aujourd’hui il faut adresser des demandes de soutien partout. En Afrique du Sud, Genève, et dernièrement à Bruxelles Soriano Katumbi n’a même pas sorti un seul billet de banque pour soutenir les travaux. « Katumbi a beaucoup dépensé sans rien gagner au retour. C’est la raison qui lui pousse à regagner son pays et réactiver toutes ses entrées à travers ses entreprises », renchéri notre source.

En Afrique du Sud comme en Belgique, les leaders de Lamuka ont été sauvés par l’ONG sud-africaine In transformation initiative (ITI), organisation est dirigée par d’anciens négociateurs de la fin de l’apartheid. Et à Genève, c’était avec la fondation Koffi Annan que tout a été rendu possible.

« Bemba, avec ses années passées en prison, il n’a pas les moyens pour financer une rencontre de Lamuka. Katumbi lui, c’est un homme d’affaires qui ne fait rien pour rien. Tout ce qu’il fait, doit lui tirer les bénéfices. Quand ce n’est pas le cas, il se retire. Voilà le cas. Muzito, Matungulu et Nyamuisi, il ne faut même pas compter sur eux. De même Fayulu », poursuit sans peur d’être contredit, notre source anonyme.

Ainsi, les choses risquent de tourner mal pour Lamuka dans les tout prochains jours. En attendant le retour de Martin Fayulu à Kinshasa pour en savoir plus, les doutes demeurent et Lamuka est en danger.

Bernetel Makambo