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Tel que décidé par la Rédaction de notre journal, chaque fin de semaine, nous nous accordons à dresser un parcours d’évasion pour tous ceux qui voudraient se défouler le week-end à travers de nombreux concerts livré s çà et là par des groupes musicaux de la capitale. Toutefois, nous demandons à tous nos correspondants disséminés à travers la République, de bien vouloir nous accompagner dans cette démarche en daignant   parfaitement nous signaler toutes les productions qui se déroulent chez eux chaque week-end afin que nous puissions faire de cette page une référence nationale. En attendant, suivez  succinctement, ce qui va se passer cette fin de semaine à Kinshasa :

* Il y a bien longtemps depuis que le chanteur Fally Ipupa Dicaprio, la Merveille, a été visible sur scène à Kinshasa. Passant le plus clair de son temps sous d’autres cieux dans le respect de nombreux contrats signés, le  compositeur de « Droit Chemin » était simplement visible en Europe, en Amérique, en Afrique qu’en RDC.

S’étant rendu compte que ses milliers des fans de Kinshasa lui manquaient, Dicaprio annonce un grand concert pour ce 5 dimanche mars 2017 au « Shark Park » dans la commune de la Gombe avant une autre production qu’il va livrer, toujours dans la capitale,  le mercredi 8 mars à l’occasion de la journée internationale de la femme.

* Ce dimanche 5 mars 2017, alors que le soleil va entreprendre sa courbe cyclique pour disparaître à l’horizon, les lampions vont s’éclairer  à l’espace « Maïsha Park », chez maman Mado Ekene,    dans la commune de la Gombe au rythme du groupe cher à Héritier Watanabe qui va s’y produire. Là donc débute pour ce chanteur une longue tournée promotionnelle de son album intitulé  « Retirada » qu’il va mener à travers les 24 communes de la capitale avant de s’en aller en province.

* C’est déjà un acquis. Ce dimanche, 5 mars 2017, le chanteur Jos Diena ne va pas dérober à la règle. Pour le plaisir de ses sympathisants, il sera présent sur le podium de l’espace « Mitshouri » dans la commune de Kimbanseke pour une belle parade musicale.

Et, comme partout où il se produit, ce chanteur mélancolique ne se lassera point en présentant à ses nombreux fans quelques esquisses de son nouveau tube « Plan B » bien fiché sur la tribune.

* La Mamu nationale Tshala Muana ne se fatigue jamais. Ce soir (vendredi 3 mars 2017), elle sera sur le podium de l‘espace « Empreintes » situé sur l’avenue Kabasele Tshamala (ex Flambeau) à son croisement avec les avenues du Commerce et Kwango, dans la commune de la Gombe, en diagonal de l’Institut National des Arts, INA. A tous leurs fans, « La Mamu Nationale » et son groupe réservent de nombreuses surprises dont ils se souviendront encore longtemps.

* Le pionnier de la chanson congolaise, Jeannot Bombenga W’Ewando et son Vox Africa sont toujours en bonne santé. Ce dimanche 5 mars 2017, dans la soirée, ils invitent tous les nostalgiques à l’espace « Maman Simone » sur Balari n° 114 à Bandalungwa/Moulaert pour un concert plein de souvenirs. Avis donc aux amateurs de la bonne musique qui vont se régaler ce week-end sous les airs envoûtants de Papa Jeannot Bombenga que d’aucuns croyaient à bout de souffle mais qui vient de prouver le contraire. Il est toujours là, en mouvement et en compagnie de son immortel « Vox Africa »

* Le groupe « Tout Grand Basokin » du géant Hubert Mputu Ebondo dit Mi-Amor Le Pharaon noir, attend ses nombreux fans ce week-end à son siège de production : « La Porte Rouge », situé sur l’avenue Saïdi, à Matonge dans la commune de Kalamu.  Ce groupe qui vulgarise les valeurs traditionnelles « songye », sera présent pour égayer tous ceux qui raffolent sa belle musique. Un spectacle inédit et prévu cette fin de semaine.

Venez-y nombreux découvrir les nouvelles sonorités de l’opus de six (6) chanson intitulé « Bupenka » (La solitude, l’abandon) que l’intraitable Mi-Amor, Le Pharaon noir qui est à la recherche d’un bon producteur, vient de lancer sur le marché du disque.

* L’Empereur Lelimba wa Kuntshila toujours en forme sera présent à son rendez-vous hebdomadaire de chez « Saint James Hall » à Matonge dans la commune de Kalamu. Ce dimanche, le 5 mars 2017, les amateurs de la bonne musique « luba » accompagnée par une sauce pimentée d’autres contrées du sud, vont se régaler au rythme emballant du groupe « Les Bayouda du Congo » qui est en pleine promotion de son nouveau disque baptisé « Nzolu katondi ». A en croire l’Empereur Lelimba, la puissance de Dieu va anéantir tous ceux qui parlent en mal des « Bayouda du Congo », cette formation musicale qui passe pour un véritable sanctuaire de formation des jeunes talents de l’Empire lunda.

Bonne évasion et à la semaine prochaine.

(Kingunza Kikim Afri)

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L’union fait la force, dit-on. Quand un couple se détermine à évoluer ensemble, le foyer peut tant bien que mal surmonter les obstacles et prendre en charge, malgré la crise multiforme, nouée les deux bouts du mois. Qu’en est-il alors d’une femme seule souvent sans emploi dans la société congolaise où l’on vit au jour le jour avec moins d’un dollars comme revenu de certains ménages ? Difficile ou impossible pour une mère de tenir, surtout avec les enfants qui pour la plupart ne comprennent pas qu’un adulte peut manquer. Pour s’en sortir, ces femmes utilisent plusieurs méthodes. Certaines s’adonnent aux petits commerces tels que la vente des pains, tressage des cheveux, coutures et même la prostitution. D’où, l’informel prend de l’ascenseur en RDC. Un casse-tête pour cet être partenaire à l’homme de trouver un emploi décent. Celles qui n’ont pas fait de bonnes études où n’ont pas de recommandations pour être engagée dans une société afin de s’épanouir, vivent le calvaire. Scolariser les enfants est alors un défi dans un milieu où les frais scolaires et académiques sont fixés sans tenir compte de la bourse d’une famille modeste. Les enfants ont droit à l’éducation, à la santé, au logement, pour ne citer que cela. Mais comment pallier cette situation et aider ces femmes seules qui vivent dans le stress à subvenir aux besoins de leurs foyers ? L’Etat doit intervenir, car c’est déplorable et à la base de nombreux enfants en situation difficile et abandonnés dans les rues. Les femmes seules, elles-mêmes, ne savent à quel saint se vouer pour briser le silence et partager les difficultés qui les rongent au quotidien. Les lois en leur faveur sont méconnues et elles se jettent à toute occasion propice qui se présente, c.-à-d., comme nounou (bonne ou ménagère afin de prendre en charge leur foyer). Il n’y a pas de sot métier, dit-on. Les femmes seules qui sont braves par toutes ces responsabilités ne doivent pas croiser les bras. Déjà, elles démontrent qu’elles sont capables de faciliter l’épanouissement de leur foyer. Elles peuvent alors se muer en association pour œuvrer davantage au bénéfice de leur ménage en particulier et du pays en général.

(Suzy Kibira Omari )

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L’institution mariage connait, à l’instar d’autres institutions, ses mutations et ses difficultés aussi bien en RDC que dans le monde. Le taux de divorce ne cesse d’augmenter de manière exponentielle. Les tribunaux de paix ne savent quoi faire pour contraindre les hommes et femmes à rester unis. Conséquences : plusieurs hommes et femmes vivent seuls et sans compagnons. Certaines femmes, voyant les déboires des mariages autour d’elles, ont carrément opté pour une vie seule et sans partenaire, du moins légale. Si ailleurs, notamment en occident, cela est relativement accepté. Il sied de constater qu’en Afrique, une femme qui vit seule est généralement mal comprise, surtout si elle a choisi de ne pas se marier.

Au-delà du taux de divorces, il y a le célibat prolongé qui a grossi ces dernières décennies. A cause de la crise économique et du taux élevé de naissances des filles par rapport aux garçons (notamment en RDC), une bonne portion des filles ne trouve pas de maris et est condamnée à vivre dans leurs familles jusqu’à un certain âge où elles décident d’aller vivre chez elles. Ce sont des réalités modernes que l’Afrique ne pouvait pas imaginer il y a 50 ans. Voilà pourquoi une femme qui en a les moyens peut vivre sous son toit sans que cela soit mal vu par ses parents.

L’éducation monoparentale et ses conséquences

Eduquer un enfant est une mission très difficile. Si déjà en couple, le défi est de taille pour faire d’un être humain, un être socialement responsable, cette femme qui a un ou plusieurs enfants (les siens ou ceux des autres) à éduquer doit faire face à plusieurs difficultés :

Des difficultés dues aux Finances

L’absence d’un homme dans un ménage signifie aussi réduction des finances disponibles. Là où les autres couples mettent ensemble ce qu’ils gagnent de diverses manières. Ici, la femme seule doit pourvoir à tous les besoins de ses enfants (scolarité, nourriture, soins de santé, loyer, habillement, etc). Dans ce monde matérialiste et égoïste, il lui faut un bon travail pour gagner de quoi dépenser pour toutes ces exigences de l’éducation. Voilà pourquoi certaines débutent mais n’achèvent pas une telle œuvre si exigeante en termes de finances.

De la Disponibilité

Eduquer suppose consacrer du temps à ses enfants. Dans un couple, l’homme et la femme travaille à cette disponibilité à tour de rôle. Quand l’homme est trop pris par son travail, son épouse lui supplée et vice-versa, de façon à ce que la progéniture soit toujours en face de l’un des parents pour sa bonne progression. Peu importe les moyens qui sont mis en jeu pour l’éducation des enfants, si les parents sont toujours absents, cela se ressentira quelque part.

La présence physique des parents est un grand atout dans l’éducation des enfants. L’Unicef continue à démontrer que le meilleur milieu éducatif pour un enfant c’est sa famille. Cela suppose qu’il grandit avec la chaleur, l’amour mais aussi la rigueur de ses parents. Un tel enfant sera équilibré dans sa vie. Or, la femme-seule ne dispose que de 24h pour être à la fois père et mère. Le devoir l’oblige à travailler davantage au risque de ne pas être à la maison quand les enfants ont besoin d’elle. Ce n’est pas facile. Si par malheur, son boulot exige qu’elle voyage de temps en temps, la donne se complique davantage. Personne, même pas ses sœurs ne sauront prendre sa place sur la durée. Ses enfants grandiront frustrés et déséquilibrés. Elle n’aura pas le temps de faire le suivi familial qui s’impose. Elle se contentera des grandes lignes alors que l’éducation est faite des petites choses au quotidien.

L’Autorité

La nature a bien fait les choses en répartissant à l’homme et la femme chacun son sens d’autorité. Les enfants le savent pertinemment. Papa et maman ne parlent jamais de la même façon. Chacun tonne et fais des remarques à sa manière.

Si généralement papa symbolise la rigueur et la loi, dans plusieurs familles, Mama est le symbole de la douceur et de la grâce. L’un complète merveilleusement bien l’autre. Un équilibre parfait. Malheureusement, en étant seule, la femme est obligée de jouer ces deux rôles dans l’éducation de ses enfants. Cela est très difficile même si il y a eu beaucoup de cas de réussite d’une bonne éducation monoparentale. Tout compte fait, une femme qui veut élever seule ses enfants doit se préparer à faire face à plus de difficultés qu’un couple ordinaire même si les exceptions ne manquent pas.

(Simon Kabamba)

Miné par les dissensions internes, le rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement a  encore du chemin à parcourir dans sa longue lutte vers la réunification. Opposé à la dernière restructuration qui a vu le G7 Pierre Lumbi être porté au comité des sages du groupe, Bruno Tshibala qui soutient Joseph Olengankoy pense que la crise demeure toujours au sein de la plateforme Genvaloise. Pour cet ancien très proche collaborateur d’ Étienne Tshisekedi, les deux ailes ( Félix et Olengankoy) n’ont pas encore éludé la genèse de la dissidence. A en croire Bruno Tshibala, le problème, c’est la restructuration  opérée par l’aile Limeté pilotée par Félix Tshisekedi, aile qu’ il qualifie « d’affairiste et matérialiste».

Cette déclaration est intervenue au lendemain d’ une interview accordée aux médias par le fils  Tshisekedi dans laquelle, il affirmait « qu’il n’y avait plus «de voix discordantes au sein de la délégation du Rassemblement aux négociations de la CENCO». Allégation rejetée par l’ aile Kasavubu dirigée par le président des fonus, Joseph Olengankoy. Défenseur de cette thèse, Bruno Tshibala croit qu’ il est démagogique d’affirmer à ce jour que la crise est finie au Rassemblement. Pour le modérateur des travaux de Genval, l’un des préalables à la réconciliation entre les deux ailes du Rassemblement est l’inhumation du président Etienne Tshisekedi. «Comment voulez-vous que l’initiateur du Rassemblement, Etienne Tshisekedi, ne soit pas encore enterré mais qu’on se précipite sur les postes !», s’ est-il indigné.

Jean Pierre Kayembe

La situation des droits de l’ homme en République Démocratique du Congo s’ est exportée à Genève au siège du conseil des droits de l’ homme. Déléguée de la RDC a cette 34ème session, la ministre congolaise  des droits humains Marie – Ange Mushobekwa a réitéré la forte détermination de Kinshasa à tout faire pour respecter et faire respecter les droits humains. L’ ancienne journaliste ne pouvait s’ exprimer  sur la question sans faire allusion à l’ affaire Kamwena Nsapu avec la découverte macabre des fosses communes près de Tshimbulu, à Kananga ( Kasai- Central). Dans cette zone, la patronne des droits humains attribuent les exactions qui y sont commises contre les populations civiles à la milice de feu chef de Bajila Kasanga. La ministre a rappelé qu’ une enquête a été diligentée à cet effet et que les coupables seront punis conformément à la loi. Elle a en outre réaffirmé l’ adhésion totale du gouvernement sous l’ impulsion du chef de l’ Etat au respect des droits de l’ homme.

La province du Kasaï-Central est loin de retrouver son calme traditionnel. Ce jeudi matin, une violente dispute a éclaté entre deux fractions de la milice attribuée à Kamwena Nsapu, le gourou de Bashila Kasanga. Ces accrochages se seraient déroulés au quartier militaire Kamayi, près du centre ville de Kananga ( Kasai-Central).

La situation a légèrement paralysée la ville en proie aux menaces de cette milice mystico-tribale. Quelques boutiques, écoles et magasins situés à proximité du lieu d’ affrontements ont été vite cadenassés. Les forces de police seraient intervenues pour rétablir l’ ordre public troublé les deux ailes de la milice. D’ après nos sources, il s’ agit du camp qui s’ est rendu la semaine dernière aux autorités gouvernementales et celui qui oppose toujours la résistance.

Pour rappel, le week-end dernier, une soixantaine de miliciens ont fait reddition à la police. L’ événement qui avait suscité des scènes de liesse dans la ville avait été célébré avec faste au stadium de l’ espoir(Kananga). Une reddition intervenue au moment où les discussions sont très avancées entre le gouvernement et la famille régnante de feu Kamwina Nsapu, l’ enjeu principal est d’ exhumer et de rendre les restes du défunt à ses proches pour qu’ il soit finalement enterré selon la tradition, en échange d’ une reddition complète de l’ ensemble de la milice.

Jean Pierre Kayembe

Une vue du président de la CENCO et son adjoint

Au fur et à mesure que les échanges directs du Centre interdiocésain amorcent leur atterrissage en douceur, apparait comme confusément aux confins de l’horizon politique la question du sort de la CENCO à l’issue de ces tractations.

A la façon normande, je serais tenté de répondre que la mission de la CENCO prend fin à la remise de son rapport au Président Joseph Kabila Kabange, après la signature de l’Arrangement particulier. Réponse logique s’il en est mais qui est loin de répondre à la vraie préoccupation contenue et exprimée par cette question apparemment naïve.

L’expression exacte et idoine de cette question serait plutôt « quel rôle réserver à la CENCO dans la structure mise en place dans le cadre de l’Accord du 31 décembre 2016 et de l’Arrangement particulier ».

Aspiration, peut-être ou même certainement légitime, de la part de leurs auteurs ou des adeptes d’une telle perspective. Mais présentée en ces termes, cette aspiration pose de façon cruciale et critique une question éthique fondamentale. Etait-ce la finalité de la mission de bons offices que le Président Joseph Kabila Kabange a confiée aux Evêques de la CENCO ? De toute évidence et en bonne logique, non.

En effet, le fondement de la volonté du Président de la République se trouve dans le fait moralement certain que la CENCO n’est pas politiquement intéressée, n’a pas de parti pris et n’a aucune ambition de ce genre. Et donc, la CENCO était le parfait prototype de facilitateur, pour ce genre de dialogue.

Sur le plan purement catholique, ce devoir confié par le Chef de l’Etat aux Evêques de la CENCO est comme une mission de miséricorde divine. Cette perception semble avoir été partagée et acceptée par toutes les parties prenantes sans réserve particulière quelconque.

C’est pourquoi, tous les Délégués sans exception trouvent logique et acceptable le rituel catholique de commencer les travaux par la prière dite par l’Evêque Président des céans non au nom de l’œcuménisme mais au nom de l’Eglise catholique. Par conséquent, cette pratique, autant que leur mission, se situe dans la logique eschatologique de « Misericordiae vultus » où le Pape François affirme que « Dans la miséricorde, nous avons la preuve de la façon dont Dieu aime. Il se donne tout entier, pour toujours, gratuitement et sans rien demander en retour.

… Il vient à notre secours lorsque nous l’invoquons» … Mais. .. « sans tomber dans l’indifférence qui humilie, dans l’habitude qui anesthésie l’âme et empêche de découvrir la nouveauté, dans le cynisme destructeur » (in misericordiae vultus).

D’autre part, sur un plan purement humain, cela signifierait qu’ils voudraient tirer profit de la rente de leur mission de bons offices pour entrer en politique par effraction. Tentative moralement indécente. S’agit-il d’un cas d’abus de position dominante ou d’une version édulcorée du plan B qu’ils menacent de mettre à exécution en cas d’échec des échanges directs.

Dans tous les cas, se posent alors de façon lancinante deux types de questions:

– Pourquoi cette discrimination à l’égard d’autres confessions religieuses ou même de la Société civile dont la CENCO fait partie ?

– La deuxième question concerne la problématique de la laïcité de la République Démocratique du Congo au risque de mettre l’Accord en porte à faux avec la Constitution et la nature même de l’Etat.

Tous bien considérés, particulièrement en cette période de carême, un tel appel ressemble moralement à la tentation de Jésus dans le désert en faisant miroiter la vanité des vanités, c’est-à-dire, la puissance du Monde, au regard du Royaume des cieux.

Pour ma part, je ne doute pas un seul instant que, comme Jésus à Satan, les Evêques de la CENCO commanderont à ces sirènes tapis à New York ou ailleurs, qui les poussent dans cette voie par un «VADE RETRO » autoritaire ce que dans une lecture libre nous pouvons traduire par « Pas question ! Laissez-nous nous occuper du salut de l’âme après vous avoir donné la preuve de la miséricorde de Dieu. »

Une telle attitude serait une réponse adéquate aux contestations de leur propre composante voire de certains membres de la classe politique avant qu’elles ne fussent nées. Ce serait aussi, et enfin, la preuve évidente de la sagesse divine sinon christique « Rendez à Dieu ce qui est à Dieu, et à César ce qui est à César ».

Fait à Kinshasa, le 22 mars 2017

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Le Conseil de sécurité a examiné mardi dernier la situation en République démocratique du Congo. Les quinze ont tout d’abord entendu Maman Sidikou. Le Représentant spécial des Nations Unies en RDC a estimé que la situation politique, économique, sociale et humanitaire a grandement évolué depuis la signature de l’Accord politique du 31 décembre 2016. Il s’est notamment inquiété des regains de violences dans plusieurs régions du pays ainsi que de l’augmentation des violations des droits de l’homme observées par la MONUSCO. Pour autant, Maman Sidikou a estimé que si la majorité et l’opposition font preuve de compromis, la formation d’un gouvernement sera possible, et une solution politique durable pourra émerger, autant de dénouements souhaitables fortement encouragés par les Nations Unies. Maman Sidikou.

Selon le Représentant, les profonds changements enregistrés dans le contexte politique et sécuritaire en RDC durant les mois écoulés, ont nécessité par conséquent un ajustement des priorités et de la posture de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO). « La mise en oeuvre intégrale de l’Accord politique du 31 décembre 2016 qui ouvre de la façon la plus claire la voie à la tenue des élections requiert tout le soutien des Nations Unies, » a déclaré Maman Sidikou.

« Certains blocages devront cependant être levés. La majorité au pouvoir et le Rassemblement ont des points de vue divergents sur les modalités de désignation du Premier ministre et de répartition des portefeuilles clés des ministères des affaires étrangères, de l’intérieur, de la défense et de la justice du gouvernement de transition qui sera formé. Le rôle que pourrait jouer la Conférence épiscopale nationale du Congo(CENCO) à l’issue de la finalisation de “l’Arrangement particulier” est aussi source de discorde, » a poursuivi le Représentant spécial. Selon lui, la mort d’Etienne Tshisekedi a aussi eu un impact significatif sur le processus politique en RDC. Aussi longtemps que le dialogue politique demeure dans une impasse, les tensions risquent de monter, a averti Maman Sidikou.

Le Représentant spécial a toutefois estimé que la situation semble évoluer dans le bon sens depuis quelques jours. La désignation du Secrétaire général adjoint de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Felix Tshisekedi comme Président du Rassemblement et d’un représentant du Groupe des sept (G7), Pierre Lumbi à la tête du Conseil des sages du Rassemblement constitue une avancée importante qui a permis la reprise le 16 mars, sous les auspices de la CENCO, des négociations sur “l’Arrangement particulier.” De plus, les Présidents des deux chambres du Parlement ont appelé à un processus électoral irréversible et crédible et exprimé leur soutien aux efforts de la CENCO.

Nonobstant les retards enregistrés dans le processus politique, des avancées significatives ont été faites dans la mise à jour du fichier électoral. A ce jour, plus de 19 millions d’électeurs ont été enrôlés et le processus d’enrôlement est en passe de débuter dans les deux zones opérationnelles d’enrôlement restantes. L’appui logistique et technique de la MONUSCO au processus d’enrôlement arrivera à terme à la fin de ce mois. A cette date la MONUSCO aura transporté approximativement 3 000 tonnes de matériels d’enrôlement à travers la RDC. Si le Conseil de sécurité l’autorise, la MONUSCO est disposée à apporter un soutien technique et logistique au processus électoral qui irait au-delà de la mise à jour du fichier électoral.

La résurgence de la violence dans certaines régions du reste du pays a été exacerbée par la situation politique incertaine, ainsi que par la manipulation des griefs à des fins politiques et par l’apport de soutien aux milices armées par certains acteurs politiques. L’utilisation croissante de la milice d’autodéfense, agissant selon des lignes ethniques, souligne un sentiment croissant d’insécurité et d’incertitude. Le risque de violence électorale reste également élevé, principalement dans les zones urbaines. Cette situation est susceptible d’augmenter davantage, plus la mise en œuvre de l’accord du 31 décembre est arrêtée, prolongeant ainsi l’incertitude politique actuelle.

Maman Sidikou s’est dit également profondément préoccupé par la détérioration de la situation socioéconomique et humanitaire en RDC. La dépréciation continue du franc congolais, qui a perdu plus de 30% de sa valeur au cours de la dernière année, l’absence de réserves en devises et le déficit budgétaire ont de plus en plus une incidence sur les moyens de subsistance des citoyens congolais et continueront de le faire Les prochains mois.

(JMNK)

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Le speaker de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku Ndjala Ndjoko/Ph. A.F. Labakh

C’est hier que les députés nationaux ont voté cette loi pour l’augmentation sélective du capital social de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) en procédure d’urgence. A savoir que cette loi a été déjà votée le lundi dernier à la chambre haute du Parlement. Après ce vote, cette loi sera transmise au Président de la République pour promulgation.

L’Assemblée nationale a tenu hier sa toute première séance plénière de la session ordinaire de mars 2017. Au cours de laquelle, elle a adopté son calendrier des travaux de la session ordinaire de mars 2017 et répartition des matières en commissions ; et a procédé au vote article par article, de la Loi autorisant la ratification des résolutions n°612 et 613 du Conseil des gouverneurs de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD).

Concernant le calendrier des travaux de la session de mars 2017, la chambre basse du Parlement prévoit diverses matières. Entre autres, la validation des mandats, les projets de loi à soumettre à la commission mixte paritaire Assemblée nationale–Sénat, la Loi soumise à l’Assemblée nationale pour une nouvelle délibération (proposition de loi relative à la liberté des manifestations), les arriérés législatifs avec 31 matières, mais aussi, cinq nouvelles matières.

Notamment, la présentation du Gouvernement et son investiture, le projet de loi des finances exercice 2017, la proposition de loi portant statut des magistrats, la proposition de loi portant protection des personnes vivant avec handicap, et le projet de loi autorisant la ratification des résolutions n°612 et 613 du Conseil des gouverneurs de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD).

D’autres points qui sont inscrits au projet de calendrier des travaux de la session ordinaire de mars 2017 à l’Assemblée nationale sont donc : le contrôle parlementaire, le contrôle budgétaire, le projet de budget de l’Assemblée nationale pour l’exercice 2018, le rapport annuel de la gestion de la Commission nationale électorale indépendante (CENI), le rapport annuel d’activités de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), et le rapport synthèse des vacances parlementaires.

Toutefois, le président de l’Assemblée nationale Aubin Minaku Ndjalandjoko a souligné que le calendrier reste ouvert aux autres matières nécessaires. Signalons en outre que le député national Henry Thomas Lokondo dans une motion, a également suggéré l’insertion de l’examen de la loi organique sur le Comité nationale de suivi de l’Accord (CNSA) dans le calendrier. Moyennant observations, suggestions et amendements, les députés nationaux ont adopté le calendrier des travaux de la session ordinaire de mars 2017 et répartition des matières en commissions de l’Assemblée nationale.

Du vote de la Loi sur la BIRD

Les élus du peuple ont en second lieu, procédé au vote article par article, du projet de loi autorisant la ratification des résolutions n°612 et 613 du Conseil des gouverneurs de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) ainsi que son exposé des motifs. Ce, après un débat général bien animé par le député Lokondo et consorts.

Signalons que ce texte de loi a été adopté au Sénat le lundi dernier puis renvoyé à l’Assemblée nationale en procédure d’urgence sur demande du Gouvernement. Après son vote dans les deux chambres du Parlement de la République, cette Loi autorisant, conformément à l’article 214 de la Constitution, la ratification des Résolutions n°612 et 613, du 16 mars 2011, du Conseil des gouverneurs de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), portant augmentation sélective du capital social 2010 et augmentation générale du capital 2010, devra être transmise au Président de la République pour promulgation.

Kinshasa, désormais capitale de l’APF

Par ailleurs, il sied d’indiquer qu’à partir de ce jeudi 23 mars 2017, l’Assemblée nationale de la Rdc accueille la 9ème Conférence des présidents d’Assemblées et de section de la Région Afrique de l’Association des parlementaires francophones (APF). Les participants étant arrivés hier à Kinshasa, l’ouverture solennelle de la Conférence a lieu ce jeudi 23 mars matin au Palais du peuple. Après la cérémonie d’ouverture, interviendront directement les travaux de ces assises. Lesquels se poursuivront demain vendredi 24 mars 2017 pour se clôturer par une conférence de presse. Il est également prévu des visites et autres activités en faveur des invités.

(Lepetit Baende)

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Dans un communiqué signé par Mme Wivine Mumba Matipa, ministre du Portefeuille, au nom de son collègue de la Communication et Médias en mission, le Gouvernement dit avoir pris connaissance, non sans étonnement, du communiqué publié par la MONUSCO le samedi 18 mars 2017, par lequel elle exprime ses vives préoccupations sur les allégations faisant état de nouvelles violences à Kananga entre le 14 et le 17 mars 2017. Dans le même texte, la MONUSCO déclare avoir reçu des informations crédibles selon lesquelles un nombre important de personnes auraient été tuées au cours d’affrontements entre les miliciens de Kamuina Nsapu et les membres des forces de sécurité Congolaises. La mission onusienne déclare, en outre, être préoccupée par l’utilisation disproportionnée de la force par les forces de défense et de sécurité notamment en ciblant des civils, dont les femmes et des enfants. Par ailleurs, elle exprime ses préoccupations face aux restrictions imposées par les forces de sécurité à sa liberté de circulation à Kananga et demande la cessation immédiate des violences à Kananga et dans la région du Kasaï.

Après avoir pris connaissance de ce communiqué, le Gouvernement exprime son indignation face à la diffusion de tels messages dans l’opinion en ce moment crucial où il est pleinement engagé dans la recherche d’un consensus national en vue de l’organisation des élections dans un climat apaisé.  En effet,  il relève qu’au lieu de lui fournir des renseignements précis, susceptibles de lui permettre de mener des enquêtes en vue d’établir des responsabilités éventuelles, le communiqué de la MONUSCO se caractérise malheureusement par des allégations imprécises qui ne facilitent aucune recherche nécessaire à la découverte de la vérité.  A titre d’exemple, le Représentant Spécial Général des Nations Unies qui a séjourné à Kananga dans la journée du 15 mars 2017, sans y rencontrer ni les autorités politiques, ni les autorités administratives ou militaires, ne peut affirmer qu’il y aurait trouvé deuil et désolation.

Dans le même sens,  le Gouvernement ne comprend pas exactement l’accusation relative aux restrictions de mouvement de la MONUSCO, dans la mesure où le communiqué considéré n’indique ni la nature de celles-ci ni le responsable gouvernemental  qui les aurait ordonnées.  En effet, le Gouvernement de la République tient à rappeler que la Monusco est venue en République Démocratique du Congo, à la demande du Gouvernement, pour appuyer les efforts de ce dernier dans le rétablie ment de la Sécurité à l’Est du pays à la suite de la guerre d’agression et des pseudos-rebellions y associées. En ce sens, la Monusco est appelée à travailler avec le Gouvernement, de manière concertée et non pas seule, voire en faisant fi de notre souveraineté.

Et le communiqué de rappeler que l’incident déplorable de la disparition de deux experts des Nations Unies, au Kasaï Central, nous a rappelé de manière incisive impérieuse la nécessité de travailler ensemble et en concertation. Quant à l’instruction pour la cessation immédiate des violences à Kananga, le Gouvernement relève que celles-ci résultent non pas de son fait et qu’elles sont plutôt l’œuvre des inciviques dont l’objectif est de mettre à mal ra paix chèrement acquise dans notre pays. Cependant, il rappelle que depuis le début de ces actes de déstabilisation,  il a déployé tous les moyens à sa disposition pour le rétablissement de la paix dans cette région et s’engage à accroître ses efforts jusqu’à ce que cet objectif soit atteint. Le Gouvernement invite la MONUSCO, dont la mission est d’appuyer ses efforts dans ce domaine de l’accompagner conformément au mandat lui assigné, dans cette entreprise en vue de l’éradication de tout foyer d’instabilité sur l’ensemble du territoire national car la paix a un prix, et ne s’accommode pas d’atermoiements !

(JMNK)