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La Rédaction

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Dès son élection à la tête de la République démocratique du Congo, le nouveau Chef de l’Etat axe son mandat sur les signes de l’ouverture diplomatique. Imprimant ainsi l’image d’une diplomatie de la porte ouverte, la seule voie pour sortir la Rdc de son enclavement diplomatique d’hier. Le Président veut amener la Rdc à récupérer la place qu’elle mérite dans le concert des nations. Déjà par sa position géostratégique, la Rdc est au cœur de la géo-économie mondiale. Le fils du leader maximo profite de cette alternance démocratique, pour faire entendre la voix de son pays. Les balais diplomatiques ici et là, traduisent l’expression d’une République devenue désormais fréquentable. A l’instar de son invitation dès son investiture, par le Kenya, l’Angola, au One Summit (Rwanda) et aujourd’hui au Sénégal. Un seul message que veut envoyer le nouveau chef de l’Etat « mon pays vous ouvre ses portes pour une coopération avantageuse pour tous ». Le rendez-vous très significatif pendant trois jours aux USA, augure l’enjeu de la reconfiguration du leadership régional d’un éléphant qui sort de son sommeil.

Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a quitté Kinshasa lundi à destination de Washington, aux Etats-Unis, via Dakar au Sénégal où il va assister, aujourd’hui mardi, à l’investiture du Président Macky Sall qui avait été réélu pour un second mandat lors de la présidentielle du 24 février dernier, avec 58,27 % des suffrages dès le premier tour.

Outre le Président Félix Tshisekedi et son homologue du Burkina Faso, Roch Marc Kaboré qui séjourne déjà à Dakar depuis dimanche, quatorze (14) autres Chefs d’Etat sont annoncés pour cette cérémonie d’investiture qui aura lieu au Centre des expositions du pôle urbain de Diamaniadio, dans le département de Rufisque.

Lieu prévu pour la circonstance : Diamaniadio, la nouvelle ville de 350.000 habitants, en construction à 30 km de Dakar avec centre d’affaires, hôtels, universités, hôpitaux, quartiers d’habitations, etc. et dont la caractéristique première est que le financement par le privé de tous les immeubles en construction, l’Etat se limitant à offrir gratuitement des terrains aux promoteurs immobiliers.  Date de l’événement : le 2 avril 2019.

 «Ce nouveau contrat de confiance me motive à redoubler d’efforts et faire encore plus et mieux. Chaque voix, qu’elle soit de la majorité présidentielle ou de l’opposition, mérite d’être entendue et respectée, car elle porte le souffle de la liberté qui fait vivre la démocratie», a relevé le Président réélu dans son compte twitter, avant d’y ajouter : «Je ne vois qu’un seul camp, celui du Sénégal (…) Je serai par conséquent le président de toutes les Sénégalaises et Sénégalais, parce que c’est la charge qui m’incombe en vertu de la Constitution» et de renchérir : «Je serai par conséquent le président de toutes les Sénégalaises et tous les Sénégalais, parce que c’est la charge qui m’incombe, en vertu de la constitution».

Sénégal et Rdc : une histoire commune

La République Démocratique du Congo et le Sénégal ont une histoire commune en ce qu’ils ont été indépendants la même année, en 1960, la première le 30 juin, le second le 20 août.  Ils ont connu le même passé colonial puisque leur existence fut formalisée à la Conférence de Berlin, achevée le 26 février 1885, conférence au cours de laquelle fut opéré le partage de l’Afrique.

La RD Congo abrite depuis la colonisation une forte communauté sénégalaise généralement confondue avec les Ouest-africains. Dans la capitale, des communes comme Barumbu, Kinshasa et Lingwala – furent les premières de la cité dite noire (à la différence de Kalina actuellement Gombe) à accueillir cette communauté.

Au début, commerçante, celle-ci est actuellement dans le système des Nations Unies au Congo, notamment le FMI et la Banque mondiale, le Pnud, l’Unesco, l’Oms, l’Unicef, le Bit, l’Uit, etc. Au plan politique cependant, le Sénégal s’est retrouvé au cœur de la question congolaise d’abord en 1991 au travers des Accords du Palais de Marbre I ayant reconduit Nguz-a-Karl I Bond à la Primature et en 2002, au travers de l’Accord global et inclusif issu du Dialogue intercongolais lors des assises de Sun City II. Pour les premiers, la médiation avait été assurée par Me Abdoulaye Wade, à l’époque ministre d’Etat. Le même qui deviendra le 3ème Président de la République du Sénégal en l’an 2000. Pour le second, la médiation a été assurée par Moustapha Niasse, devenu président de l’Assemblée nationale et considéré comme un allié indispensable de Macky Sall.

Fatshi sera accompagné d’une délégation d’hommes d’affaires aux USA

Le président de la République Démocratique du Congo Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo va séjourner pendant 3 jours, soit du 3 au 5 avril prochain aux États-Unis d’Amérique pour une mission officielle. Lors de son séjour à Kigali en marge de l’Africa CEO Forum, le chef de l’État avait promis d’emmener avec lui des acteurs du secteur économique congolais (investisseurs).

C’est dans ce cadre que son Directeur de cabinet, Vital Kamerhe a rendu public, le 30 mars dernier à travers une correspondance, les opérateurs économiques qui accompagneront le chef de l’État. Huit (8) au total, parmi lesquels deux femmes, il s’agit des personnes ci-après : Squaibou Abary : Administrateur directeur général de l’Afriland First Bank et opérateur économique ; Yves Kabongo : Opérateur économique ; John Kanyoni : Opérateur économique ; Éric Kasongo : Opérateur économique ; Sylvain Mudikongo : Opérateur économique ; Muhug Marius : Opérateur économique ; Thérèse Kirogonzi : Opératrice économique et Sivi Malukisa : Opératrice économique. D’après la correspondance de Vital Kamerhe, ces opérateurs économiques vont séjourner pendant 6 jours aux USA soit du 02 au 7 avril 2019 à Washington.

Ainsi, après Dakar, le Président de la République va séjourner du 03 au 05 avril à Washington à l’invitation des autorités américaines. «La visite du Président Tshisekedi offrira l’occasion aux Etats-Unis et à la RDC  d’examiner plus en détails leur intérêt commun à lutter contre la corruption, à respecter les droits de l’homme, à améliorer les services de santé et d’éducation, à améliorer la sécurité et à créer plus d’emplois pour les Congolais en attirant plus  d’investissements américains», avait déclaré récemment dans un communiqué, l’ambassadeur des Etats-Unis à Kinshasa, Mike A. Hammer.

Le diplomate américain a affirmé, dans le même communiqué,  que les Etats-Unis sont déterminés à soutenir la vision d’avenir du nouveau Chef de l’Etat de la RDC  et ses efforts visant à améliorer la vie des Congolais. Les Etats-Unis se réjouissent de travailler avec le Président Tshisekedi, pour réaliser le vrai potentiel de la RDC et produire des résultats pour le peuple congolais, a-t-il conclu.

«Au cours de sa visite, le Président Tshisekedi rencontrera le secrétaire d’Etat  Pompeo, ainsi que d’autres responsables de haut niveau du cabinet du Président Donald Trump, afin de discuter de la coopération entre les États-Unis et la RDC dans divers domaines, notamment les efforts déployés pour contenir l’épidémie d’Ebola», avait affirmé Robert Palladino, porte-parole du département d’Etat lors de son briefing du 26 mars dernier.

Dans sa tribune, Omer Nsongo rappelle que le 5 novembre 1997, Bill Richardson, alors ambassadeur des États-Unis aux Nations-Unies, le décrit en pays stratégique pour le sien. Ses propos sont exactement les suivants : «La République Démocratique du Congo revêt une très grande importance pour les intérêts des États-Unis en Afrique. La RDC est essentielle pour ce qui est des intérêts américains parce qu’elle est appelée à devenir le moteur de la croissance en Afrique centrale, en raison de sa situation stratégique. La RDC offre des possibilités immenses pour ce qui est de son développement économique et des investissements américains : elle possède 13 % des réserves hydroélectriques du monde, 20 % des réserves de cobalt du monde, 18 % des réserves de diamant à usage industriel du monde, 6 % des réserves du cuivre du monde, des sols fertiles pour l’agriculture…et enfin, la moitié des forêts tropicales d’Afrique». Mais où sont-ils ? Ceux-ci exigent l’amélioration du climat des affaires, la lutte contre la corruption et le respect des contrats signés.

JMNK

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Depuis bientôt une semaine et deux jours, la ville de Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï connait une disette d’eau potable due à un problème technique survenu à l’usine de captage, traitement et distribution d’eau potable de la Regideso centre de Tshikapa. Les femmes, les hommes, jeunes et vieux effectuent des longues distances, certains font la ronde des communes, qui, à pieds, vélos, motos, mêmes des véhicules pour avoir de l’eau potable. Dans certains quartiers, on se contente des puits aménagés par les Ongd et organismes internationaux. Dans d’autres, c’est l’eau des sources s’exposant ainsi à des maladies hydriques.

M. Emmanuel Monga Dibwe, chef de centre à l’intérim rassure que la Regideso est à pieds d’œuvre pour pouvoir décanter cette situation dans un délai raisonnable. Tout en déplorant la panne intervenue au Générateur de l’usine de captage, le Chef de centre de la Regideso présente ses excuses aux abonnés pour les désagréments et les assure du rétablissement de la fourniture en eau aussitôt que les travaux seront terminés. La panne est sérieuse et nécessite l’intervention de la Direction générale de la Regideso. Monga Emmanuel lâche qu’un agent Regideso spécialiste serait déjà dépêché à Kinshasa à la recherche des pièces abîmés du Générateur de captage. Comme solution palliative, les entrevues avec la Société Électricité du Congo « EDC » seraient très avancées pour raccorder le courant à la Regideso.

Mais des questions financières entre les deux sociétés pèsent encore. Les abonnés de la Regideso en appellent à l’intervention des autorités nationales pour sauver cette succursale du centre de Tshikapa. Au sujet de l’EDC, au cas où ils s’entendent avec la Regideso, alors certains quartiers vont être dans le noir au regard de la puissance qu’à EDC d’aujourd’hui. Si la ville est traversée par deux rivières « Kasaï et Tshikapa », ces deux sources n’offrent pas l’eau à boire mais plutôt l’eau de lessive. Il ne pleut même pas depuis quatre jours, difficile donc d’avoir de l’eau potable. Au secours, dit une fille avec son bidon de 25 litres sur sa tête acheté à 300 Francs congolais.

Laurent Lukengu

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Cette délégation parlementaire séjourne depuis le vendredi 29 mars 2019 à Goma au Nord-Kivu,  pour s’imprégner de la situation sécuritaire qui s’est totalement dégradée tant au chef-lieu de la province, que dans le territoire de Nyiragongo depuis plusieurs mois. Conduite par Eholo Eoni Norbert, député national élu de la circonscription électorale du territoire de Budjala, dans la province  du Sud Ubangi, cette forte délégation composée de huit députés nationaux élus des territoires de Nyiragongo, Rutshuru et Lubero ainsi que la ville de Goma, précise avoir été fortement touchée par le regain de  violence et le degré élevé de la cruauté dans la ville touristique et ses environs qui prenaient des allures très inquiétantes.

Aussitôt arrivés à Goma, les huit parlementaires et les trois agents administratifs  au bureau provisoire de l’Assemblée nationale ont rencontré le Gouverneur ad intérim de la province du Nord-Kivu. Avec Me Feler Lutaichirwa Mulwahale, ils ont diagnostiqué à fond la situation sécuritaires dans les territoires de Nyiragongo, Rutshuru, Masisi, Walikale, Lubero et Beni avec une attention trop particulière sur la ville de Goma et le territoire de Nyiragongo qui ont connu une insécurité généralisée marquée par des attaques ciblées pour règlement de compte ou abus de confiance par certains operateurs économiques qui utiliseraient l’argent de malfaiteurs dont la majorité reste en brousse, particulièrement les rebelles hutus des forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), des cas de viol et vol lors des opérations de  cambriolage perpétrées par ces hors la loi qui ont rendu Goma instable voire invivable par certains compatriotes qui du reste se sont mobilisés pour aller habiter à Gisenyi au Rwanda voisin craignant  ainsi pour leur sécurité.

Au sortir d’une audience marathon d’environs deux heures et demi leur accordée  par le chef de  l’Exécutif provincial du Nord-Kivu au musée de Himbi dans la commune de Goma, le député Norbert Eholo en sa qualité de chef de cette délégation diligentée urgemment sur place  pour s’imprégner de la situation sécuritaire qui n’a que trop duré, a précisé que le Gouverneur ad  intérim de la province du Nord-Kivu a brossé un tableau sombre de cette situation qui pourra leur permettre de fournir assez d’éléments au Gouvernement de la République pour des solutions durables afin de rétablir  l’ordre, la paix et la sécurité sur toute l’étendue de la province du Nord-Kivu et que la population vive en  toute quiétude.

 « L’insécurité est partout dans toutes les provinces de la République, mais le Nord-Kivu reste la province la plus affectée par ces atrocités et là je le dis en toute vérité sans pour autant  mâcher mes mots même si je ne suis pas autochtone de  cette province martyr. Mais  je dois l’avouer parce que l’on reçoit des informations régulièrement qui nous font également mal au cœur  lorsqu’on apprend que des compatriotes sont  tués régulièrement et cela devra nous interpeller nous comme élus du peuple et aussi je dois vous faire comprendre qu’en dehors de notre mission régalienne de légiférer et contrôler l’exécutif nous avons également l’obligation de veiller à la survie de la population qui nous avait donné la lourde charge de la représenter au niveau de la chambre basse du parlement », a indiqué l’élu de la province du Sud Ubangi dans l’ex-province démembrée de l’Equateur.

C’est pourquoi, insiste-t-il, nous allons recueillir des informations claires sur place, les fournir au Gouvernement de la République qui devra certes prendre des mesures urgentes pour la  population congolaise toute entière et particulièrement celle de Goma et la province du Nord -Kivu toute entière vive en toute quiétude  et qu’elle  vaque paisiblement à toutes ses activités. Nous devons entreprendre toutes les démarches possibles pour que toute la population vive en paix et en toute quiétude et pousser les autorités à activer toutes les pistes possibles.

Cette délégation parlementaire a été diligentée sur base d’une motion d’information adressée à l’auguste assemblée par le député national Muhindo Kasekwa Jean-Baptiste après la succession des événements malheureux survenus aux quartiers Mugunga, Ndosho et Keshero dans la ville de Goma, ainsi que Bugamba 1 et 2, Buhene-Ngangi et Turunga dans le territoire de Nyiragongo où l’on dénombre jusqu’à ce jour une quarantaine des civils tués sans pour autant compter des personnes enlevées et retrouvées mort et des maisons incendiées et des biens emportés par des bandits armés majoritairement des rebelles hutus des forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) associés à certains sujets Rwanda et autres compatriotes, qui selon des sources militaires et policières proviendraient du Parc National des Virunga (PNVi) dans le but de semer terreur et désolation au sein des populations civiles.

Cette délégation est composée des honorables Josué Mufula Jive et Jean Baptiste Muhindo Kasekwa élus de la circonscription électorale de Goma, Muteule Moromoro Mutuel du territoire de Nyiragongo, Nzekuye Kaburabuza François du territoire de Rutshuru, Alfani Marie-Claire du territoire de Walikale, Kamundu du territoire de Masisi, Maombi Sosthène du territoire de Lubero avec comme chef de fil l’honorable Eholo Eoni Norbert, élu de Budjala dans la province du Sud Ubangi, ainsi que trois administratifs du bureau provisoire de l’assemblée nationale.

Marty Dacruz Olemba

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Ayant épuisé les deux premières missions lui assignées pour cette session extraordinaire inaugurale, relatives à la validation des mandats des députés nationaux nouvellement élus et à l’élaboration du Règlement intérieur devant régir la Chambre basse du Parlement au cours de cette troisième législative de la troisième République, le Bureau provisoire de lAssemblée nationale entame dici quelques jours seulement, sa dernière mission qui est lorganisation de l’élection et linstallation des membres du Bureau définitif. Plus rien nempêche aujourdhui de prendre ce dernier virage puisque, lavis de la Cour Constitutionnelle a déjà été émis sur la conformité du Règlement intérieur à la Constitution, et le texte est retourné à lAssemblée nationale depuis vendredi dernier. Et conformément aux textes légaux, le Bureau provisoire dispose de cinq jours, après lArrêt de la Cour, pour entamer ce processus électoral devant mettre en place le Bureau définitif de l’Assemblée nationale. Ce qui fait dire que dici vendredi, probablement, l’élection des membres du bureau provisoire pourra intervenir.    

A l’issue de deux mois de dur labeur, le Bureau provisoire de l’Assemblée nationale est en phase de terminer son travail. Ce, en dépit de plusieurs de difficultés ayant émaillé cette session extraordinaire inaugurale de la troisième législature de la troisième République, et de nombreuses situations malencontreuses ayant frappé le siège du Parlement. Allusion faite aux différentes cérémonies de deuils et d’hommages aux personnalités de la République ces derniers temps.

C’est probablement cette semaine que pourra avoir lieu l’élection des membres du Bureau définitif de la Chambre basse du Parlement. Puisque la Cour constitutionnelle vient de juger conforme à la Constitution, le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, et il y a que 5 jours pour entamer le processus électoral devant mettre en place le Bureau définitif de l’Assemblée nationale.

Ce bureau sera composé de sept membres : le président, deux vice-présidents, un rapporteur avec son adjoint, et un questeur avec son adjoint. Selon des sources proches du Front commun pour le Congo, plateforme politique de l’ancien Président de la République Joseph Kabila ayant la majorité parlementaire, le quota du futur président de l’Assemblée revient au PPRD, entendu, Parti du peuple pour la reconstruction et le développement.

Plusieurs critères concourent à la composition de ce bureau de la Chambre basse du Parlement. L’on tient compte de l’équilibre géopolitique, de la représentativité des forces politiques, de la femme, de la jeunesse, etc. Et des noms fuitent déjà pour les prochains membres du Bureau définitif de l’Assemblée nationale.

Après leur élection, viendra leur installation par le président Bureau provisoire. C’est alors que le Bureau définitif prendra la relève de conduire l’Assemblée nationale tout au long de cette troisième législature de la troisième République, en commençant par la session ordinaire de mars 2019 qui sera directement entamée sans connaître une cérémonie d’ouverture officielle. Pour ce cas précis, le futur président du Bureau définitif n’aura que la tâche de procéder à la clôture officielle de la session le 15 juin prochain.

Entre autres tâches du Bureau définitif, citons principalement la mise en place des commissions permanentes de la Chambre basse du Parlement. Il sied d’indiquer que pour cette nouvelle législature 2019 – 2023, au lieu de sept traditionnelles commissions, il y en aura dix désormais. Puisque, parmi les innovations du nouveau Règlement intérieur, il y a trois nouvelles commissions qui se sont ajoutées.

Une session extraordinaire spéciale

Quant à la présente session extraordinaire inaugurale de la troisième législature de la troisième République, elle ne se terminera qu’à l’installation du Bureau définitif. L’on se souviendra que trois missions étaient assignées au Bureau provisoire au cours de cette session.

Premièrement la validation des mandats des députés nationaux nouvellement élus à l’issue des élections législatives nationales du 30 décembre 2018. Cette mission a été bien remplie sous la houlette de l’ancien président du bureau provisoire de l’Assemblée nationale, l’honorable Kyungu Wa-Kumwaza. 26 commissions spéciales représentants les 26 provinces du pays ont été constituées pour la vérification des pouvoirs des nouveaux élus.

Et à l’issue de leurs travaux, sur les 500 membres qui doivent composer la Chambre basse du Parlement, l’Assemblée plénière a procédé à la validation des mandats de 485 députés nationaux nouvellement élus, province par province, 15 sièges étant à pourvoir en attendant les élections législatives organisées le dimanche 31 mars dernier à Beni-territoire, Beni-ville et Butembo dans la province du Nord-Kivu et dans le territoire de Yumbi, province de Maï-Ndombe.

Ensuite, il fallait que le Bureau provisoire puisse doter la Chambre basse du Parlement d’un Règlement intérieur devant le régir au cours de cette troisième législature de la troisième République. Pour ce faire, une  commission spéciale d’élaboration du Règlement intérieur composée de 78 députés nationaux en raison de trois représentants par province, a été constituée.

Laquelle a travaillé sévèrement pendant des jours, surtout qu’il y a eu plusieurs d’amendements déposés par les députés nationaux à la commission spéciale, 705 au total, qui ont retardé son adoption. L’examen du projet de Règlement intérieur a pris plusieurs séances plénières, sous la houlette de l’actuel président du Bureau provisoire, l’honorable Pierre Maloka, jusqu’à l’adoption du texte intervenue le jeudi 21 mars dernier à 21 heures.

Avant de transmettre le texte adopté à la Cour Constitutionnelle pour avis de conformité à la Constitution selon l’article 112, le Bureau provisoire a procédé aussi à son toilettage. Maintenant que la Cour s’est prononcée dans le délai constitutionnel, en déclarant ce Règlement intérieur conforme à la Constitution, le Bureau provisoire est à même d’entamer sa troisième et dernière mission, celle qui consiste à l’élection et à l’installation du Bureau définitif de l’Assemblée nationale. C’est donc ce que nous attendons au cours de cette semaine.

Lepetit Baende

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Depuis son positionnement sur la trône musicale, le chanteur Fally Ipupa, grâce à sa propulsion initiée du moment où il roulait encore sous l’emprise du producteur ivoirien David Monshon, suit un itinéraire sans nid-de-pie et guimbarde sa carrosse pour faire valoir son itinéraire artistique.

Sa rencontre d’avec ce producteur ivoirien qui venait de se brouiller avec son protégé Koffi-Olomide, est le levier qui a permis à ce chanteur de convaincre ses collègues du Quartier-Latin-International pour l’accompagner dans la réalisation de son premier tube baptisé  » Droit chemin « . Ce disque a été vendu à plusieurs exemplaires tout en servant de tremplin à son auteur-compositeur qui a vu son étoile brillé sur le plan interplanétaire.

Depuis lors, des tubes se sont enchaînés et tous ont apporté un plus à La Merveille. Cependant, contre toute attente, le compositeur de  » Liputa » revient aujourd’hui pour dire que de toutes les œuvres qu’il a produites, « Control » qui est en téléchargement sur les réseaux sociaux se vend comme dans un film, comme ne cesse de le déclarer le chanteur lui-même. En un temps relativement court, il vient de battre son propre record avec plus de 250 mille vues… Un record en RDC.

Kingunza Kikim Afri/Cp

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Les élections législatives nationales et provinciales se sont tenues hier dimanche le 31 mars 2019 à Yumbi (Mai-Ndombe), à Butembo, Beni Ville et Beni territoire (Nord-Kivu) dans le calme. Et le président de la CENI, Corneille Nangaa qui intervenait hier au journal télévisé de la Radio télévision nationale congolaise, précise que les résultats provisoires pourraient être publiés aujourd’hui ou demain. « Tous les 2.229 bureaux de vote ont ouverts et seulement 1% des problèmes constatés et résolus grâce au professionnalisme des agents de la CENI », précise-t-il, avant de dire qu’en principe, le jour des élections est un jour de fête.

Il a quand même noté une faible participation au départ, parce que les gens hésitaient et c’est par la suite que l’engouement s’est fait voir. Et d’ajouter que tous les dispositifs sécuritaires et sanitaires ont été pris et respectés, même s’il y a eu une tentative de perturbation qui a été contenue.  Nangaa dit avoir développé une pédagogie pour préserver l’intégrité du vote. Et c’est dans ce contexte que les problèmes de bourrage, de plantage des machines, etc. ont été résolus.

Revenant sur tout le processus électoral, le président de la Centrale électorale estime qu’il y a eu plus de peur que de mal. « Nous avons passé près d’une année à nous quereller sur l’utilisation ou pas de la machine à voter… Mais avec le professionnalisme des agents de la CENI, la prise en charge de quelques problèmes constatés a été immédiate », rassure-t-il. Et de renchérir que nous avons conduit ce processus dans un environnement difficile fait de méfiance, mais grâce au Gouvernement et à la détermination de tout un peuple, les élections ont eu lieu. A l’occasion, il a aussi insisté sur le fait que les élections relèvent de la souveraineté nationale et cette souveraineté n’est pas un cadeau, mais il faut l’arracher. Voilà pourquoi, à ce jour, on a un nouveau président de la République, il y a eu des élections sans coup de balle, on a eu une première alternance politique depuis 1960, l’Assemblée nationale est installée, de même que les Assemblées provinciales, …ce qui va boucler la première étape.

A ce jour, avoue-t-il, son institution se prépare pour l’élection des gouverneurs le 10 avril prochain, sans oublier l’installation des Assemblées provinciales du Nord-Kivu et de Mai-Ndombe. « Nous allons présenter le rapport général de la CENI qui part de 2012 à 2019 », dit-il, tout en expliquant que ce rapport, ce sont les évaluations et les propositions de réforme, en tirant les leçons du processus électoral en cours. Et ce, surtout que de nos jours, on parle de la corruption, du coût exagéré des opérations électorales, du mode de vote, etc.

Le président de la CENI a aussi informé l’opinion que d’ici le mois de juillet, son bureau sera fin mandat, ce qui permettra de trouver d’autres animateurs qui vont conduire la CENI jusqu’aux élections locales. A la question de savoir ce qu’il donnerait comme réponse, s’il lui était demandé de présider la CENI jusqu’en 2023 ? Nangaa répond que nous sommes au service de la République, mais la République, on ne la sert pas seulement en étant à la CENI. « Nous avons joué notre rôle. Certes il y avait beaucoup de ratés, mais il y a eu aussi beaucoup de réussite », dit-il.

Jean-Marie Nkambua pon<��[

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Le recueil des nouvelles ‘’ moi président’’ de l’écrivaine, destinée Hermella Doukaga, paru en mars 2019 aux Editions L’Harmattan Congo Brazzaville, a subi le 29 mars dernier dans la capitale congolaise, la critique littéraire des Journalistes et chroniqueurs culturels de renom sous la direction du Professeur André Patient Bokiba de l’université Marien Ngouabi.

Publiée en 91 pages, cette cinquième œuvre littéraire de l’auteure contient sept nouvelles à savoir ‘ moi président’’ un jour je partirai ‘’ ‘’ sciatique dans les airs, le drame de Ditsoha’’ ‘’ le premier pas’’ ‘’ Facebook Africain’’,’’ lettre à ma Mère’’ est tirée de la réalité sociale congolaise à travers de textes avec des récits factuels et autobiographiques.

‘’ Ainsi, les sept nouvelles présentent une particularité des textes porteurs d’un drame particulier et d’une expérience originale. Proche d’un recueil de fable, chaque nouvelle est porteuse d’un message à travers les mises en scène de l’écrivaine’’, a démontré le critique littéraire André Patient Bokiba qui a relevé que l’auteur est moraliste et sa communication littéraire m’a rien à voir avec la propagande politique.

Cependant, l’auteur Destiné Doukaga est une femme, qui assure la littérature avant de faire la politique ont démontré les analystes culturels de Bosquet Mbongolo et Pierre Nsiemou, au cours de la présentation de ce recueil de nouvelles où l’écrivaine Doukaga dédiée le chef de l’état en ces termes :  « Son Excellence Monsieur Denis Sassou N’guesso, président de la du Congo, lui qui a élevé le nom de notre nation en dignité pour la postérité ; en Honneur pour chaque Congolais ; en espérance en l’avenir. Notre profonde dévouement ».

Répondant sur le choix du titre des Nouvelles « Moi Président ! », Doukaga, a fait savoir que ce recueil n’a aucun lien avec ses fonction politiques actuelles.

En effet, ce recueil de sept nouvelles, dont la première donne son titre au livre est une caméra que l’auteure braque sur les faits divers dont on a bien la peine à croire qu’ils tiennent de la fiction tellement leurs vraisemblable, et prégnant de certaines histoires narrées relèvent du quotidien, d’une actualité politique et sociale, a-t-noté

« Ces nouvelles baignent dans un humour pince sans rire illustrant la sempiternelle question : l’homme est-il un lap pour l’homme ? Certains personnages cherchent à en Humilier et en écraser d’autres qui ont réussi socialement. Véritable catharsis, ce livre dit la douleur d’un cœur en proie à la méchanceté humaine gratuite », ont fait observer les critiques littéraires Congolais.

A peine paru, plusieurs polémiques ont surgi, au sujet du titre. Mais aussi de recueils de poésie et de pièces de circonstances, cette publication est aussi l’objet d’une véritable orchestration par le jeu d’un ensemble de pièces entourant le texte : un avis au lecteur, des poèmes liminaires, une préface, des lettres d’éloge comme autant de compliments célébrant son talent d’écrivaine. Il s’agit de persuader par avance le public de la réussite de l’œuvre, selon un procédé qui prend l’allure d’une consécration anticipant sur le succès et vise à imposer l’œuvre comme événement majeur dans l’histoire de la langue et de l’éloquence. Arrêtons-nous sur le plus important de ces éléments para-textuels, la préface, signée Le cœur du texte est consacré à démontrer Destine Doukaga a su redonner à l’éloquence toute sa force, notamment parce qu’il lui a trouvé la seule forme adaptée à des conditions historiques nouvelles

Si elles restent relativement rares dans une production essentiellement masculine, les voix de femmes sont loin d’être absentes de la littérature médiévale. Elles étaient au Congo Brazzaville jusqu’à une époque récente rarement prises en compte par les historiens de la littérature. Plus rares encore sont les figures de femmes auteurs, saisies dans leur rapport au livre et à l’écriture. Les quelques poétesses dont les noms et les œuvres nous sont connus, Mon Labyrinthe, Héros battue, Chants du cœur, n’apparaissent que dans des recueils composés à une date beaucoup plus tardive, et tout comme leurs homologues masculins, elles sont représentées comme des compositrices, au double sens musical et poétique du terme, et non comme des écrivaines

Par ailleurs, Destine Doukaga de formation mécanicienne sur mirage F1, ingénieur des champs pétroliers puis pilote de profession, est ministre de la Jeunesse et de l’éducation civique depuis 2016.

Roch Bouka/Correspondant de la Rtga World au Congo  -Brazzaville plusn<��[

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Poursuivi par la justice congolaise pour ses nombreuses infractions commises, notamment celles de stellionat contre le grec Stoupis, l’affaire mercenaires et sa fameuse double nationalité (italienne et congolaise) dont les preuves sont à la disposition de la justice, Moïse Katumbi Chapwe est toujours sur la ligne rouge. Bien que détenteur d’un nouveau passeport biométrique congolais qui lui donne la possibilité de regagner la République Démocratique du Congo, pays dont il a renoncé la nationalité il y a quelques années, Katumbi ne veut pas retourner si vite. Il est vrai qu’aujourd’hui on tente de déshabiller saint Paul pour habiller saint Pierre, mais la souveraineté de la justice congolaise n’est pas à étaler par terre. Le retour de Katumbi veut aujourd’hui devenir un sujet à polémique, alors que c’est un fait normal et rien ne lui empêche de prendre son jet privé et d’atterrir à Nd’jili ou à Luano.

Il n’y a pas de plus important que sa propre conscience, car réalisant tout ce qui l’attend au pays, Katumbi se réserve et crie à sa sécurité avant de fouler le sol congolais. Le mensonge en politique n’est pas souvent interdit ! Il se confie en cachette à Kyungu Wa Kumwanza pour lui demander de plaider sa cause, mieux son retour auprès du Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, et l’abandon des poursuites judiciaires contre lui. Ce n’est pas du tic au tac. La justice est souveraine, et interférer dans ses affaires est synonyme de faute grave et violation de la Constitution.

Déjà au départ, ordonner à ce que l’on octroie un passeport congolais  à un homme qui détient une nationalité étrangère, inquiète. Katumbi est italien par naturalisation, les preuves sont là, et lui-même n’a pas eu d’argument pour se défendre quant à ce.  La nationalité congolaise est une et exclusive. Malheureusement, il y a eu des gens, très bien corrompus, qui ont tenté de laver Moïse Katumbi, mais les preuves, à l’exemple de la correspondance de la Mairie d’une commune italienne, ont eu raison sur tout.

Surprenant, le Chef de l’Etat et Magistrat suprême, Félix Tshisekedi, a, quelques jours après son investiture, ordonné aux Affaires étrangères d’octroyer un nouveau passeport à l’opposant Katumbi.

Magistrat suprême égale celui qui peut jouer à l’arbitrage en cas de conflit, mais pas pour dire le droit. Hors, octroyer un passeport congolais à celui qui n’a pas cette nationalité du pays de Lumumba, c’est cracher sur la Constitution dont on est le Garant.

L’Accord de la Saint Sylvestre a classé l’exilé Moïse Katumbi parmi les cas emblématiques. Mais que signifie cet accord qui doit violer la Constitution ? Non, l’opinion le sait très bien que cet Accord n’a pas été conçu pour violer la Constitution. L’actuel président de la République, alors signataire de cet Accord, doit au contraire prêcher par l’exemple. Cette connotation n’est pas à attribuer à la Saint Sylvestre.

Dans l’une de ses déclarations, le Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi a lancé un message à tous les Congolais vivant à l’étranger de regagner le pays s’ils les veulent. Mais le président a affirmé que son invitation populaire n’empêche pas à la justice de faire son travail contre tous ceux qui ont des comptes à rendre. Et parmi ce lot de ceux qui ont des antécédents avec la justice, figure Moïse Katumbi Chapwe qui, malheureusement, crie à son innocence.

Katumbi n’a pas encore recouvré la nationalité congolaise !

A celui qui a renoncé à sa nationalité d’origine pour une autre nationalité, il faut entreprendre des démarches pour la recouvrer en cas de besoin. Les Congolais le savent, l’italien Katumbi n’a rien entrepris comme démarche pour redevenir congolais. Du moins que le ministère de la Justice nous dise autre chose. Mais ce qui est clair est que, c’est grâce au mot d’ordre du président de la République que l’homme peut se dire aujourd’hui congolais. Comme évoqué ci-haut, l’on ne peut pas interférer dans les affaires d’une justice qu’on veut souveraine. L’Etat de droit suppose le respect du principe de séparation des pouvoirs.

Voilà ce qui arrive quand on politise tout et on agit pour plaire !  « Tshisekedi veut acheter. Il n’est pas cette personne charismatique comme son feu père qui était lui-même élément fédérateur. A part Vital Kamerhe, quel est ce gros poisson qui est à ses côtés ? Mais même si tu veux plaire, il faut faire des choses correctement », nous a dit un analyste politique aussi anonyme.

Peut-être un piège devant Katumbi ? Si oui, ceci explique maintenant la raison selon laquelle il ne veut pas vite regagner le pays. En tout état de cause, l’avenir n’est pas trop loin pour apporter toute la lumière à la question !Bernetel Makamb

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Les Chefs des Confessions religieuses, Membres de la Commission d’intégrité et médiation électorales (CIME), ont eu ce jeudi 28 mars 2019, à Mont- Fleury, siège de l’institution, une importante et enrichissante matinée de réflexion sur l’intégrité électorale. Cette activité organisée avec l’appui de l’Institut alternatives et initiatives citoyennes pour la gouvernance démocratique (l-AICGD) a eu pour thème: «Comment lutter contre la corruption et la fraude électorales en République démocratique du Congo ?».

Pendant près de trois heures, Me Sylvain Lumu, Coordonnateur de l’I-AICGD, et Me Pacifique Nkunzi, chercheur à l’école de formation électorale en Afrique centrale (EFEAC), tous deux juristes et experts électoraux, ont échangé avec les membres de la Plénière de la CIME sur ces problématiques qui ont particulièrement suscité un sérieux débat social au niveau de la population congolaise à la suite de l’élection des sénateurs.

Prenant en compte l’expérience vécue lors des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales ainsi que celles des sénateurs, la CIME s’est résolue à continuer dans la recherche des réponses efficaces afin de prévenir les conflits électoraux et de veiller à l’intégrité des processus électoraux.

Dans ce cadre, les Chefs de Confessions religieuses entendent associer les différentes tendances de la Société civile dans cette démarche pour mener ensemble un plaidoyer efficace auprès des autorités de la RDC.

Félicitant les deux intervenants pour la qualité de leurs prestations, le Révérend Elebe Kapalay Delphin, président de la CIME, a invité les membres de la CIME et les experts à approfondir davantage cette réflexion dans le but d’aider le pays à relever les défis qui sont les siens dans le processus démocratique.

JMNK

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Les stratèges de Cach devraient se montrer ingénieux face aux stratèges des “partenaires-adversaires” ou “adversaires-partenaires” dans un contexte ne permettant pas de distinguer les vrais partenaires des vrais adversaires…

Fait du hasard ou non, l’interview de l’archevêque de Kinshasa au journal français «La Croix» a été publiée le 26 mars 2019, le jour même où le Département d’Etat américain annonçait l’invitation adressée au Chef de l’Etat congolais pour un séjour à Washington en avril prochain. Selon le ministère américain des Affaires étrangères, le Président Tshisekedi «sera reçu par le secrétaire d’Etat Pompeo et d’autres membres du gouvernement et hauts responsables» des États-Unis. Le lendemain, précisément le 27 mars, l’ambassade des Usa à Kinshasa a publié un communiqué de deux paragraphes fort révélateurs en citant même à sept reprises le nom du Chef de l’Etat congolais. En voici le contenu intégral…

«Les Etats-Unis se félicitent du président Félix Tshisekedià Washington la semaine prochaine. Ce sera le premier voyage du président Tshisekedien dehors de l’Afrique depuis son investiture. Sa décision de faire de Washington sa première étape reflète notre engagement commun envers un Congo plus paisible et plus prospère. La visite du président Tshisekedi offrira l’occasion d’évaluer plus en détail notre intérêt commun à lutter contre la corruption, à respecter les droits de l’homme, à améliorer les services de la santé et d’éducation pour le peuple congolais, à améliorer la sécurité et à créer plus d’emplois pour les Congolais en attirant plus d’investisseurs américains.

«La première passation de pouvoir pacifique en RDC a offert l’occasion historique de tracer une nouvelle voie. Nous sommes impressionnés par les nombreuses mesures que le président Tshisekedia déjà prises pour répondre au désir clair de changement du peuple congolais en luttant contre la corruption, en ouvrant l’espace démocratique et en améliorant le respect des droits de l’homme. Il est clair que le président Tshisekedi met le peuple à l’avant-plan, comme la foule le lui demandait lors de son investiture. Les Etats-Unis sont tout à fait résolus à soutenir la vision d’avenir du président Tshisekedi et ses efforts visant à améliorer la vie des Congolais. Sa visite à Washington renforcera notre partenariat basé sur des valeurs et des intérêts partagés. Les Etats-Unis se réjouissent de travailler avec le président Tshisekedi pour réaliser le vrai potentiel de la RDC et de produire des résultats pour le peuple congolais». Les «TDR» sont circonscrits : corruption, droits de l’homme, santé, éducation, ouverture de l’espace politique et investissements. 

Le courant passe effectivement entre Kinshasa et Washington

Même si rien d’officiel n’est prévu jusque-là s’agissant d’une rencontre avec le Président Donald Trump, on peut au moins retenir que depuis l’investiture du Président Félix Tshisekedi en janvier dernier, les délégations américaines reçues jusque-là en audience à la Cité de l’Union africaine ne tarissent pas d’éloges à l’égard du vainqueur de la présidentielle du 30 décembre 2018.

Du porte-parole adjoint au département d’Etat Robert Palladino au secrétaire d’Etat-adjoint chargé des Affaires africaines Tibor Nagyen passant notamment par Peter Pham, envoyé spécial des Etats-Unis pour les Grands Lacs ainsi que l’ambassadeur Tim Hammer, tout baigne dans l’huile.  «Nous nous sommes engagés à travailler avec le nouveau gouvernement de la RDC. Nous encourageons le gouvernement à mettre en place une large représentation des acteurs politiques congolais…», a déclaré R. Palladino dans un communiqué officiel publié le 23 janvier 2019, la veille de l’investiture.

«J’ai félicité le Président Tshisekedi pour son investiture, il y a exactement un mois et j’ai insisté que les Etats-Unis s’engagent à le soutenir, ainsi que ses efforts à satisfaire le désir clair de changement exprime par le peuple congolais. Nous sommes encouragés par le nombre de mesures importantes que le Président Tshisekedi a déjà prises, au cours de son premier mois de mandat pour lutter contre la corruption, accroitre la transparence, promouvoir le principe d’obligation de rendre compte et améliorer le respect des droits de l’Homme», a relevé Peter Pham à l’issue de son séjour en RDC du 21 au 25 février 2019.

Quant à Tibor Nagy interviewé par Rfi le 4 mars 2019, répondant à la question de savoir quelle sera la politique américaine en RDC et si Washington va aider «aider Félix Tshisekedi à gagner en indépendance vis-à-vis du camp de Joseph Kabila ?» (sic), il dit : « Nous ne croyons pas au soutien des individus, mais au soutien aux processus. Le Congo a l’opportunité de changer de direction pour la première fois. Nous allons suivre les actions du gouvernement : les nominations, les lois, les processus… La Constitution congolaise dit des choses très intéressantes sur la manière de former le gouvernement. Des nouvelles coalitions vont se former. Peut-être même de nouveaux partis. Qu’adviendra-t-il des dirigeants en exil ? Tout ceci est très complexe et en évolution. Mais nous avons hâte de travailler avec le président Tshisekedi». On soutenir à ce stade que le courant passe effectivement entre Kinshasa et Washington.

Le prélat a suggéré les «TDR» du séjour du Président Tshisekedi

Or, le successeur du cardinal Laurent Monsengwo semble avoir un avis contraire. Il continue son plaidoyer en faveur de quelques leaders de Lamuka qui, eux, n’épargnent pourtant pas le Président Félix Tshisekedi dans leurs propos, à l’exception de Moïse Katumbi et de Freddy Matungulu.

Tenez ! Le 3 février 2019, Martin Fayulu tient son premier meeting post-investiture de Tshisekedi.  On se souviendra que dans son discours de circonstance, le Chef de l’Etat lui a tendu sa main. Réaction disproportionnée de l’intéressé : «La main tendue, on la prend quand c’est propre. Quand ce n’est pas propre, on la prend pas» !

Dans une interview à Jeune Afrique publiée le 31 janvier 2019 sous le titre «RDC-Adolphe Muzito : Félix Tshisekedi à la présidence, ‘c’est pire que Joseph Kabila’», à la question «Lamuka, la coalition dont vous faites partie, n’a-t-elle pas intérêt à aider Félix Tshisekedi à gagner en autonomie ?», Adolphe Muzito répond : «Nous n’allons pas l’aider à s’émanciper. Ce serait trahir le peuple qui a rejeté son programme et celui de Kabila. De toute façon, comment pourrions-nous l’aider, dans la mesure où les résultats proclamés nous mettent dans une position de faiblesse au Parlement ? Même le parti de Tshisekedi y est d’ailleurs très faible».

Le 4 mars 2019, Martin Fayulu revient à la charge. «La RDC est gouvernée par un pantin», publie-t-il sur son compte twitter qu’il tentera d’effacer, mais trop tard. La circulation virale de son exploit l’a desservi dans certains milieux politiques, diplomatiques et sociaux.  Si on ajoute l’interview du cardinal Monsengwo à «La Libre Belgique» parue le 26 février 2019, on réalise le degré de mépris à l’égard du Chef de l’Etat. Cette prestation est du même cru que celle de l’archevêque Fridolin Ambongo au journal «La Croix» parue le 26 mars dernier.  Heureusement que les communicateurs de Cach semblent avoir reçu consigne de ne pas réagir au déferlement des propos incendiaires de Bemba, Muzito, Fayulu, Monsengwo et maintenant Ambongo.

Aussi, entendre aujourd’hui ce dernier exhorter Tshisekedi à ne pas se séparer «de ceux avec qui il a toujoursmilité : Moïse Katumbi, Jean-Pierre Bemba et, bien sûr, Martin Fayulu» parce qu’il estime que les intéressés «sont des opposants historiques et des personnages clé de la vie politique au Congo», mais surtout l’entendre dire au Chef de l’Etat que «S’il se trouve les mécanismes pour les associer à son exercice du pouvoir, il gagnera en crédibilité», il y a de quoi se demander pourquoi tronquer l’histoire tout de même récente de ce pays.

En effet, depuis quand Katumbi et Bemba, par exemple, ont toujoursmilité aux côtés de l’Udps ? L’histoire rappelle que c’est à peine en septembre 2015 que Katumbi a rejoint l’Udps et qu’en 2011, Bemba n’avait pas donné consigne à sa base pour voter pour Etienne Tshisekedi à la présidentielle. Ceci de un. De deux, à l’exception peut-être de Martin Fayulu, on ne peut pas dire de Bemba et de Katumbi qu’ils soient des opposants historiques. Personnages clé de la vie politique au Congo, si !

Sur les mécanismes d’associer Fayulu, Katumbi et Bemba (il a oublié Muzito et Matungulu) à l’exercice du pouvoir, Mgr Fridolin Ambongo devrait plutôt aider Félix Tshisekedi à lui dire comment s’y prendre puisque réunis à Bruxelles avant son interview au journal «La Croix», les leaders de Lamuka ont envisagé la transformation de leur coalition en Opposition parlementaire.

L’intérêt de cette interview est cependant dans le passage selon lequel «le jeu est risqué», en ce que si le Président de la République se «penche trop du côté du peuple, Kabila risque de ne pas se laisser faire», suggestionne le prélat comme s’il «prophétisait» d’une coalition ou d’une cohabitation difficile.

Aussi, la solution, il l’exprime en ces termes : «C’est le sens de mon appel à la communauté internationale, et en particulier aux États-Unis et à la France. Il faut aider Félix Tshisekedi en affaiblissant Kabila mais aussi en offrant une protection au nouveau président». Là, c’est carrément à une crise institutionnelle qu’il en appelle.

Mais, il y a surtout dans ses propos cet aveu clair et net : “… nous sommes convaincus que l’on ne peut fonder l’avenir d’une nation sur le mensonge. C’est d’ailleurs le message que je viens de passer au Département d’Etat, à Washington, et que je vais répéter au Quai d’Orsay, où je vais être reçu cette semaine”. Ce qui veut dire que le prélat a donné aux Américains les «TDR» du séjour du Président Tshisekedi aux Usa.

L’évidence est que l’archevêché de Kinshasa ne lâche pas le morceau. D’un côté, il caresse le Chef de l’Etat en plaidant pour certains acteurs de Lamuka dont ceux qui ne cessent de le tourner en dérision et, de l’autre, elle continue de torpiller son mandat en l’incitant à violer la Constitution pour laquelle, pourtant, les victimes des manifestations Clc ont été consacrées martyrs ! Heureusement que Washington sait s’organiser pour s’informer par d’autres voies.

Omer Nsongo die Lema/Cp