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La 3ème journée internationale de lutte contre les violences sexuelles en période de conflit a vécu,  ce 19 juin sous le thème : « Brisons le silence. Nous n’acceptons plus de nous taire en RDC. Appelons le 122 ».  A Kinshasa, une activité commémorative a été organisée ce mardi 19 juin, au marché  de la Liberté dans la commune de Masina. C’était à l’initiative du Bureau du Représentant personnel du Chef de l’Etat en charge de lutte contre les violences sexuelles et le recrutement des enfants soldats. La journée a connu également l’implication des partenaires l’ABEF et OPIP (ONG locales), l’UNFPA, l’ONU-Femme et le Gouvernement congolais.

Tour à tour, les différentes personnalités politiques et administratives présentes ont pris la parole pour sensibiliser la population de Masina, en l’occurrence vendeurs et acheteurs de ce marché. A tous, un seul message : « dénonçons les auteurs de viols, et tout viol qui se commet, sans tabou ». Mme Carine Elima de l’ABF a indiqué que son organisation travaillait en étroite collaboration avec le BRP, à travers les cliniques médicales qui accompagnent les victimes. Elle a déploré le fait que le viol touche l’intimité de la personne humaine, et voilà qu’environ 90 cas ont été enregistrés à ce jour. Elle a lancé l’appel à la communauté de dénoncer tout cas  de viol au 122. Ceci, a-t-elle dit, pour bouter ce fléau hors de nos frontières.  Le représentant de Mme Mabunda, M. Henri Lilama a rappelé que c’est depuis quatre ans que la RDC tient à faire de la lutte contre les violences sexuelles un axe spécifique de sa politique de protection envers les femmes congolaises, pour la lutte contre l’impunité des crimes de viols.

Il a ensuite annoncé l’organisation de différentes activités qui vont constituer le démarrage des actions de sensibilisation et d’information sur trois axes, notamment  le lancement de la formation de dix  opératrices du Call center, l’inauguration et la présentation officielles de notre centre d’appel d’urgence et la campagne d’information sur la vulgarisation du numéro 122.

Ceci étant, le numéro du centre d’appel d’urgence mis en place est destiné à apporter des informations de première importance pour l’orientation et l’assistance aux victimes des violences sexuelles. En plus, cela encourage toutes les victimes des violences sexuelles et tout citoyen responsable à dénoncer ce fléau tant en situation de conflit que dans la vie de tous les jours. Tout cela a été rendu possible grâce à notre partenariat avec les Réseaux de communication Africel, Vodacom, Orange et Airtel.

Et de renchérir qu’aujourd’hui, en dépit des défis importants, les Nations Unies reconnaissent les progrès réalisés par la Rdc. Ensemble avec nos activistes institutionnels ou ceux de la société civile, ainsi que les gouvernants et les acteurs institutionnels publics impliqués dans cette bataille, nous avons réalisé,  en trois ans, une baisse importante de cas des violences sexuelles commis dans les zones de conflit.

Il s’agit ici de notre victoire commune, reconnait-il, avant de poursuivre que c’est ainsi que notre pays a été radié de la liste de pays recruteurs d’enfants. Le BRP vous félicite tous et vous encourage à poursuivre les efforts dans cette bataille, et surtout à dénoncer, car les défis demeurent. Pour sa part, Miriame Dako de l’ABF a éveillé la conscience des uns et des autres, les invitant à ne plus se taire ; mais à dénoncer car, poursuit-elle, une prise en charge faite dans les soixante-douze heures qui suivent le viol, permet de prévenir les grossesses, les IST ainsi que le VIH/Sida. La Bourgmestre de Masina, Mme Muzinga s’est dite fière du choix porté sur sa commune, l’une des 24 que compte la ville province de Kinshasa, et qui n’est pas épargnée par des antivaleurs. C’est ainsi qu’à cette occasion, elle a appelé le BRP et d’autres partenaires à multiplier d’efforts pour mener à bien cette lutte et, le cas échéant, mettre fin à ce phénomène de viol.

Répondant aux préoccupations de l’assistance, Mme Mambulu Gladys du BRP a martelé que tout auteur de viol est poursuivi et condamné par la loi. Elle  a ajouté que pour le mariage précoce, le BRP a sensibilisé des parents dans les Kasaï. Dans cet ordre d’idée, il avait été dit que tout parent ou prétendant au mariage avec une fille mineure serait condamné par la loi et risquerait la prison. Elle a insisté sur la dénonciation des cas de viols à travers  le numéro 122 qui est disponible sur tous les  réseaux opérant en RDC.

(RTM )

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A l’occasion de la restitution, ce mardi 19 juin 2018 au Lycée Dr Shaumba, par la Commission d’Intégrité et Médiation Electorales (CIME) de l’atelier de Nairobi sur la résolution des conflits et le plaidoyer et les déclarations sur l’audit du fichier électoral, le Vice-président de la CENI a confirmé que la RD Congo s’achemine inéluctablement vers l’alternance politique.

Saluant l’activité de ce jour initiée par la CIME, le Vice-président a exhorté la CIME à poursuivre le soutien spirituel, moral et même technique de cette institution de médiation électorale à la CENI.

Que tout le monde qui parle élection sache qu’il ne nous reste plus que quatre jours pour la convocation des électeurs, a souligné Norbert Basengezi. Et d’ajouter que “nous allons convoquer tous les électeurs enregistrés dans le fichier électoral en les rappelant que le 23 décembre 2018, nous allons voter pour celui qui sera élu Président de la République, les 500 députés nationaux et les 780 députés provinciaux. Ce grand rendez-vous nécessite la prière car ça sera l’occasion de la première alternance politique démocratique dans le pays”.

Le Vice-président a, au nom du Président et de la plénière de la CENI, reconnu que la CIME est devenue pour la CENI “une béquille sans laquelle nous ne pouvons pas faire un pas sans que nous ne soyons ensemble”. Le respect des activités du calendrier électoral, singulièrement la période relative à l’actualisation et au dépôt des candidatures à la députation provinciale (du 24 juin au 08 juillet 2018) a fait l’objet d’un rappel marqué du Vice-président de la CENI.

Afin de répondre aux débats autour du fichier électoral, Norbert Basengezi a rassuré les participants sur le lancement de l’opération de l’affichage des listes des électeurs par bureau de vote conformément au calendrier électoral. C’est dans ce sens qu’il a tenu également à aplanir les inquiétudes autour du manque d’empreintes digitales dans la base des données de certains électeurs.

L’objectif de tous les congolais doit rester la tenue des élections au 23 décembre 2018. Déjà ce dimanche 24 juin 2018, nous ouvrons 174 Bureaux de Réception et Traitement des Candidatures (BRTC). Du 25 juillet au 08 août 2018, ce sera le tour des candidats à la présidentielle et à la députation nationale. La CENI avance et les acteurs politiques, futurs compétiteurs, devront également avancer en apprêtant leurs candidatures afin de conquérir le suffrage des électeurs. Je voudrais donc que la CIME s’adresse à toutes les parties prenantes pour venir prendre leur jeton d’ici le 08 juillet date limite du dépôt des dossiers des candidatures pour les provinciales, a conclu le Vice-président Norbert Basengezi.

(JMNK)

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Pourtant sollicité par la défense, le renseignant Mukenge Kabangu Barthélémy, alias Bidimunda Pépé, a carrément mis en déroute, non seulement le prévenu Mputu Nkongolo Ali, mais aussi ses autres codétenus. Il a révélé au Tribunal le projet macabre du groupe qui venait de Kananga, parce qu’appartenant tous au mouvement mystico-religieux Kamuina Nsapu et venu à Kinshasa pour recruter d’autres adeptes, en les scarifiant, mais aussi à lutter pour conquérir le pouvoir par la force. Il est donc présenté par les parties civiles comme un criminel, celui-là même qui commandait les opérations et un faussaire.

Le Tribunal militaire de Garnison de Kinshasa/Gombe poursuit l’instruction de l’affaire qui oppose le Ministère public à plus de 36 prévenus Kamuina Nsapu, aile de Kinshasa. Pour la journée d’hier à Ndolo où a lieu les audiences foraines, le Tribunal a entendu le renseignant Mukenge Kabangu Barthélemy, du reste sollicité par la défense. A l’en croire, c’est le lundi 20 février 2017, autour de 8 heures que Mputu et Bakenga sont arrivés avec son neveux Nagala Mulume Erick de Kananga. Etant moi-même sous-logé, dit-il, j’ai amené Mputu  et Bakenga passer nuit au siège de mon parti politique. Et par la suite, ils me diront qu’ils ont trouvé une place pour dormir, toujours dans la commune de Bandalungwa.

Contre toute attente et dans un orgueil déconcertant, Mputu Nkongolo qui s’exprimait en Tshiluba et certains de ses co-prévenus disent ne même pas connaître Mukenge, celui-là qui les a non seulement logés, mais est aussi parenté à certains d’entre eux.  Voilà qui a laissé dire la partie civile Rdc que non seulement Mputu est un criminel, il est aussi un faussaire. Elle ajoute qu’il est l’héritier du pouvoir mystique de Kamuina Nsapu et c’est lui qui commandait les opérations qui ont mis la ville province de Kinshasa à feu et à sang.

L’heure de la vérité est arrivée

Devant la presse, le Bâtonnier Ambroise Kamukuny de la partie civile Rdc rappelle qu’ils avaient promis que les choses sérieuses allaient bientôt commencer. En effet, le grand commandant Nkongolo Alphonse alias Ali a crié à tue-tête ici et exigé la comparution  du renseignant Mukenge Kabangu Barthélémy, alias Bidimunda Pépé. « Vous avez vu que nous avons insisté que selon la procédure, il est indiqué que celui qui cite un témoin demande au Tribunal de l’entendre sur des points précis. On ne nous avait pas compris. Jusque ce matin, la défense ne savait pas avancer sur quel point le renseignant devait être entendu. Et c’est le Tribunal qui a tranché qu’il s’agit d’un renseignant et non d’un témoin, parce que les personnes qui le citent se déclarent être membres de sa famille. A ce titre, on est témoin que lorsqu’on n’a pas de relation avec les parties au procès », explique-t-il, avant d’ajouter que quand il est arrivé, Mukenge a d’abord affirmé ce que niaient Mputu et Bakenga.

En réalité, ils sont arrivés à Kinshasa le 19 février et Mukenge ajoute qu’ils sont arrivés chez lui le 20 février, ce qui est conforme aux procès-verbaux. L’heure vient  où la vérité doit éclater, car quand vous avez votre téléphone, il y a des  antennes de prise en charge. La panique de l’autre côté est que  les éléments que nous avons au dossier nous déposer par les différents opérateurs situent chacun où il était et à quel moment ? Nous allons donc découvrir prochainement qu’ils sont bien arrivés à Kinshasa le 19 et pris en charge par les antennes de Kinshasa. La République est contente de voir que le procès s’éclaire de plus en plus et nous tendons vers l’heure où la vérité va éclater.

Pour finir, il a rejeté les allégations de Mputu qui affirme qu’il aurait reçu 1.000 dollars Us, puis 500 dollars Us pour qu’ils puissent charger les autres. Il oublie qu’avant qu’on l’arrête en juillet 2017, les autres étaient déjà arrêtés et qu’ils l’avaient déjà chargé. S’il dit qu’il avait reçu de l’argent, c’est pour charger dit, parce qu’il a répété ce qu’avait dit les autres sur son compte. Et il n’y a pas de pressions à faire.

(JMNK)

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Pendant trois jours, les participants à cette formation sur le budget participatif dans la province du Sud-Kivu, vont  être sensibilisés sur cette approche participative de la chose publique dans la province du Sud-Kivu, pour une adhésion massive.  Car le budget participatif a été adopté de manière consensuelle comme outil de participation citoyenne dans la gestion des finances publiques locales,  en améliorant la crédibilité, la transparence  et la recevabilité dans la gestion et l’utilisation des finances publiques à l’échelon de l’administration  centrale et des certaines collectivités territoriales, a précisé Sylvie Maliona, Coordonnatrice provinciale du profit Congo .

« Cet atelier vise à lancer officiellement le processus de mise en œuvre du budget participatif dans la province du Sud-Kivu par le COREF/PROFIT-CONGO, en effet à l’issu de l’étude menée de mars à octobre 2015 dans les 10 anciennes provinces de la RDC sur la participation citoyenne aux finances publiques locales, le forum national sur les mécanismes de la participation citoyenne aux finances publiques locales a été organisé du 18 au 19  novembre 2015 à Kinshasa, afin d’harmoniser les approches communes participatives, a été adopté de manières consensuelle comme outil de participation citoyenne , l’appui de ce jours s’inscrit dans le cadre de composante 3 du projet à savoir la décentralisation financière comprenant l’appui au processus budgétaire, le renforcement des capacité des régies provinciales des recettes, renforcer les capacités de gestion des finances publiques , l’appui de la mise en place des structures de gestion des marchés publics, enfin soutenir l’élaboration d’un budget participatif  et du contrôle citoyen dans la gestion des finances publiques locales . »

Le gouverneur du Sud-Kivu, Me Claude Nyamugabo a ouvert officiellement ces accises. Le gouvernement provincial  a décidé de donner à cette rencontre importante, la place qui lui revient , étant donné qu’il a des cris d’alarme des populations sur l’usage que font les autorités locales des deniers publics qu’ils perçoivent et plus spécifiquement les rétrocessions reçues de Kinshasa ; les citoyens veulent avoir des comptes.

Le Gouvernement provincial du Sud-Kivu que je dirige est déterminé à impulser de la transparence dans la gestion de la rétrocession et des mesures qui seront coulées sous forme d’instructions vont être rendues publiques bientôt sur l’usage de ces fonds dans nos entités respectives, dit-il. D’ores et déjà, il faut retenir que le seul 30% de ces fonds affectés à des dépenses de fonctionnement et des rémunérations. 70% devront être affectés aux équipements, réfections, réhabilitations et constructions d’ouvrages d’intérêt public.

Dorénavant, le comité du budget participatif de chaque entité devra siéger chaque trimestre pour identifier les besoins urgents et orienter l’usage de la rétrocession. Ainsi, « je demande aux chefs des ETD de me transmettre avant la fin de ce mois , un plan de trésorerie élaboré par ledit comité pour le mois de juillet , août et septembre prochains, accompagné d’un plan d’engagement budgétaire trimestriel subséquent pour me permettre de suivre à la loupe la gestion de la rétrocession», exige-t-il.

Soulignons que les chefs des chefferies, les bourgmestres, la société civile prennent part à cette formation financée par le projet de renforcement de la recevabilité et de la gestion des finances publiques PROFIT, sous le haut patronage du gouverneur du Sud-Kivu, le centre Amani sert de cadre.

(Gael Mpoyo/Rtga Bukavu)

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Plusieurs écoles de la ville province de Kinshasa ont organisé, le week-end dernier, la cérémonie de collation de grades en faveur des minimes pour les finalistes du cycle maternelle. Dans les rues de la Capitale, les avis sont partagés quant à l’ampleur de ce phénomène.

« La collation de grades des finalistes de la maternelle a pris une ampleur ici dans la capitale de la République démocratique du Congo. Il n’est plus étonnant de voir le jour de la proclamation, des petits enfants de cinq ans s’habiller en toges »,  a déclaré une dame.

Une autre poursuit en disant que : « dans certaines écoles, on procède à cette occasion, voir même à la remise des brevets de fin d’études maternelles. Après la cérémonie, certains parents organisent des caravanes motorisées avec des enfants en toges perchés sur le toit des véhicules et le tout sera couronné par une fête dans leurs domiciles, alors qu’auparavant, cette pratique n’existait pas ».

A la question de savoir, pourquoi les écoles organisent-elles ces collations en maternelle et encore le pourquoi du port de toges devient obligatoire lors de la cérémonie, les avis sont encore partagés.

Le gouvernement provincial de Kinshasa aura beau interdire cette pratique  dans toutes les écoles relevant de sa juridiction avant qu’elle devienne pire. Cette décision a tout l’avantage de sécuriser les parents  afin d’économiser leurs ressources. Mais c’est sans compter avec la cupidité de certains chefs d’établissements de l’enseignement primaire. Car plusieurs semaines auparavant, les responsables d’écoles avaient déjà exigé et perçu  des parents  des montants aux fins d’une collation des lauréats de l’école maternelle.

« Tout en soutenant cette mesure, elle est à la principale cause de petit conflit conjugal dans un foyer, surtout lorsque  les deux parents n’ont pas la même perception des choses. Souvent on assiste à des situations où la femme  tient coûte que coûte  à l’organisation de ce genre de fête, alors que le mari s’y oppose.  Néanmoins, elle ne peut pas se passer dans des bonnes conditions si la famille n’est pas  économiquement forte pour la financer. Pour le second cas, il est remarqué que la femme est prête  à contacter des dettes parfois rien que pour impressionner les voisins », a expliqué un autre observateur.

Cependant, les autorités compétentes de la ville doivent strictement  interdire cette pratique dans toutes les écoles de la Capitale. Ce, quelle que soit la pertinence des arguments à avancer. Nul prétexte ne saurait justifier l’organisation d’un festin à l’honneur d’un enfant qui termine son cycle maternelle. D’où certains observateurs le qualifient d’un prestige  vaniteux.

(Rosy Bondala/ stagiaire UPN)

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La fistule obstétricale est un problème mondial, mais elle est surtout commune en Afrique dans les zones tropicales. Et République démocratique du Congo n’est pas épargnée.

La fistule obstétricale est l’une des liaisons les plus graves et les plus dangereuses susceptibles. Elle survient d’ordinaire lors d’un accouchement prolongé lorsqu’une femme  n’obtient pas la césarienne qui serait nécessaire. Elle est aussi  toutes les infirmités liées à la grossesse compliquée.

En effet, elle est provoquée par une perforation entre le vagin et la vessie où le return due à un arrêt prolongé du travail et l’absence des soins obstétricaux.

« Elle provoque une fuite d’urine et les matières fécales pour le vagin et entraine à plus long terme des problèmes chroniques pour les femmes, dans la plupart de cas, une incontinence permanente en résulte. Tant que la fistule n’est pas opérée alors, il s’agira  de la complication non mortelle la plus fréquente des accouchements. A Kinshasa chaque année, on enregistre plusieurs cas à   l’incidence des accouchements difficiles », a expliquée une sage femme d’un centre hospitalier dans la commune de Lemba.

Pour Berthe Toluka, sage-femme : « les fistules sont favorisées par le jeune âge de l’accouchée et une malnutrition, entrainant un développement insuffisant du bassin de cette dernière, ne permettant pas le passage aisé du nouveau-né. C’est une disproportion marquée entre la tête du bébé et le bassin. Alors dans ce cas, l’accouchement requiert une césarienne. Mais cette intervention n’est pas toujours dans les pays développés ».

Comment est-ce que les femmes congolaises peuvent se prévenir de la fistule ?

Elle provoque la fuite d’urine et de la matière fécale par le vagin et entraîne à plus long terme des problèmes médicaux chroniques. Les femmes qui en souffrent sont souvent condamnées à la dépression, à l’isolement social et une aggravation de la pauvreté. Cependant les femmes sont victimes de plusieurs conséquences suite à cette maladie.

Elles peuvent être également dues à d’autres causes telles que les traumatiques, dont les complications sont les mutilations génitales féminines, infectieuses… Mais la grossesse compliquée en est la principale cause. Alors les femmes sont incapables de rester sèches, beaucoup en souffrent de l’humiliation constante en dégageant une odeur d’urine ou d’excréments. D’où il peut aussi leur être difficile de marcher suite à cela. Les femmes non soignées, non seulement peuvent s’attendre à une vie de honte et d’isolement, mais risquent aussi de connaître une mort lente et prématurée pour cause d’infection et insuffisance rénale. Il est essentiel de mieux informer les femmes et leurs familles concernant les dangers de l’accouchement et l’importance des soins obstétricaux d’urgence.

« Les femmes congolaises doivent se prévenir de la fistule. Il est pourtant possible de prévenir contre la fistule, le fait qu’elle n‘ait  pas encore disparu »,  témoigne les agents des organisations non gouvernementales.

Le traitement préventif le plus efficace reste cependant l’amélioration des conditions socio-économiques permettant une prise en charge médicale correcte des accouchements difficiles.

(Rosy Bondala/ stagiaire UPN)

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Ce plan de rattrapage est parti d’un constat selon lequel la région de l’Afrique de l’ouest et du centre dont la RDC, connait un retard dans l’atteinte des objectifs assignés depuis 2015. Il fallait, de ce fait, une volonté politique affichée non seulement  de l’ONUSIDA mais également de l’ensemble de partenaires et des Etats, pour que les décisions et actions fortes  soient mises en œuvre, pour inverser. l’ONUSIDA a des objectifs essentiels et on pense que pour qu’il soit plus efficace les medias pourront donner un souffle nouveau dans la mise en œuvre de ce plan du rattrapage. Ceci ressort de l’atelier organisé hier mardi 19 juin, à l’initiative de l’ONUSIDA qui a ainsi échangé avec le réseau de journalistes et communicateurs pour la population et le développement, RCP.

Quid du plan de rattrapage

Dans son mot, le directeur pays de L’ONUSIDA en RDC, M. Marc Saba a situé le contexte de ce plan de rattrapage. Ceci, a-t-il dit, a été lancé et décidé suite à l’initiative du directeur exécutif de L’ONUSIDA. C’est parti d’un constat, c’est que la région de l’Afrique de l’ouest et du centre connait un retard dans le traitement. Il fallait une volonté politique affichée non seulement de L’ONUSIDA mais également de l’ensemble de partenaires et des Etats, pour que les décisions et actions fortes soient mises en œuvre pour inverser. La RDC est parvenue à enregistrer le progrès de 2015 à nos jours, elle est passée de 125 000 personnes sous ARV à 213 milles, a-t-il démontré. Mais les objectifs restent loin d’être atteints.

Sur une population évaluée à plus de 70 millions d’habitants en RDC, plus de 300 mille sont séropositifs ; 213 mille sous traitement de antirétroviraux (TARV), soit une prévalence de 0,8,  tel est le rapport de L’ONUSIDA. Pour atteindre les objectifs d’ici en 2030, l’ONUSIDA souhaite qu’à l’horizon 2020, il y ait 90% de personnes séropositives connaissant leur statut sérologique ; 90% de personnes dépistées séropositives ayant accès aux TARV ; 90% de personnes sous TARV disposant d’une charge virale indétectable. Cet atelier a servi les journalistes à s’imprégner du plan de rattrapage pour mieux communiquer.  Ceci aura donc été  une initiative pour combler le retard en matière de  prévention ; de dépistage et de traitement du VIH/Sida en Afrique de l’ouest et centre, dont la RDC.

En octobre 2017 le bureau régional  pour l’Afrique de l’ouest et du centre, nous avait invités à Dakar. Et 25 pays de l’Afrique de l’ouest et du centre représentés par des journalistes, pour traiter de la question du plan de rattrapage, il a été demandé à ces journalistes d’accompagner ces différents pays pour que le plan de rattrapage soit une réalité, a indiqué  le président exécutif  du réseau des medias africains de la lutte contre le sida, tuberculose et le paludisme, REMASTP et journaliste ivoirien  engagé dans la lutte contre le VIH/Sida, Bamba Yousouf.  Nous sommes venus ici en RDC pour démarrer ce plan, a-t-il lancé. Et de poursuivre : l’ONU sida a des objectifs essentiels et on pense que pour qu’il soit plus efficace les medias pourront donner un souffle nouveau dans la mise en œuvre de ce plan du rattrapage, a martelé  Mr  Bamba Yousouf.

 

(Mamie Ngondo)

L’ Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) a rendu public ce mardi, son rapport final sur la mission d’audit du fichier électoral effectué à Kinshasa du 06 au 25 mai 208. Un rapport qui ne contredit pas du tout  les conclusions préliminaires publiées après la fin de la mission.

Dans ce document de 68 pages dont www.groupelavenir.org  s’est procuré copie, les experts électoraux de l’O.I.F notent que le ficher électoral de la Ceni est “inclusif, exhaustif et actualisé mais perfectible”. Selon la francophonie, ce fichier nécessite des améliorations ayant fait l’objet de recommandations à court et moyen terme en vue, notamment de son affichage provisoire pour permettre d’aboutir à des listes électorales, conformément à la loi.

Parmi les points forts relevés, l’O.I.F note la nette évolution positive du cadre réglementaire, en particulier fourni par la Ceni et qui a permis de mieux encadrer les activités d’enrôlement des électeurs. Il y a aussi le “très faible niveau de doublons résiduels, la performance du matériel d’enrôlement et la bonne gestion des stocks de matériel et de cartes d’électeur vierges”. L’OIF salue aussi le “rattachement de chaque électeur à un centre d’inscription et l’inclusivité des données collectées”, avec estiment les experts, un fort taux de centralisation dans le fichier national.

Du coté des faiblesses, il y a tout d’abord “l’absence d’un système d’état civil et de recensement, le caractère peu sécurisé de certaines pièces d’identité, le taux élevé de mineurs et de doublons sans oublier aussi les pertes de données d’enrôlement dans la zone pilote de la province du Sud Ubangi.

Avec un fichier perfectible, l’OIF recommande que la Céni continue l’inventaire des cartes vierges qui n’ont pas été restituées après l’enrôlement, soit environ un demi-million et que des sanctions soient prises contre les personnels concernées ainsi que dans tous les endroits où d’importantes anomalies ont été constatées en particuliers dans le Sankuru ou la Thsuapa.

L’OIF recommande enfin de « rationaliser » le nombre de pièces justificatives autorisées pour s’inscrire sur les listes. Actuellement, il est possible de s’inscrire avec les cartes d’électeurs de 2011, alors que fichier de l’époque comprenait de nombreuses anomalies, ou encore avec des cartes d’élèves d’étudiants ou des livrets de pension. Des documents faciles à se procurer et qui représentent tout de même un quart des inscrits.

 

 

« Malgré la durée de la nuit, le soleil finira toujours par paraître », dit un adage. L’homme qui a trompé la vigilance de toute l’opinion congolaise comme internationale, en se rendant à l’extérieur de la RD Congo pour des soins médicaux, se retrouve aujourd’hui dans un état d’obnubilé. Après avoir fait la ronde de tout l’Occident pour négocier l’annulation de tous les griefs mis à sa charge par la Justice et obtenir son retour au pays, Moïse Katumbi Chapwe, dont les révélations ont mis à nu sa vraie nationalité (italienne), veut, une fois de plus, en exécution d’une maladroite stratégie, continuer à défrayer la chronique par une énième infraction, à loger sur son casier judiciaire, celle de faux et usage de faux. A quoi aboutira cette tentative ? Va-t-elle définitivement discréditer   le candidat président de la République qu’il prétend être? Wait and see.

Détenteur d’un faux passeport congolais, l’homme a été intercepté lundi 13 juin dernier en Belgique après son voyage d’Israël pour la Russie. Après son forfait, il a accusé Kinshasa d’avoir annulé la validité de son passeport semi-biométrique et de lui avoir refusé l’obtention d’un passeport biométrique. Une grosse comédie, dans la mesure où après que Kinshasa ait annoncé l’avènement des passeports biométriques, tous les Congolais de l’étranger comme de l’intérieur du pays devaient entreprendre des démarches pour obtenir le tout nouveau passeport. Katumbi aussi s’est rendu au consulat de la RDC en Belgique pour entreprendre ces démarches. Ce qui s’est passé à Bruxelles, seul Katumbi le sait. Et ensuite, il manigance de sa manière avec ses maîtres informaticiens pour prolonger la validité de son passeport semi-biométrique afin de mieux circuler, puisqu’interpellé par sa propre conscience sur sa question de nationalité.

Que faire? Moïse Katumbi Chapwe  se transforme en faussaire et  opte pour l’usage d’un passeport non-valide. Mis au parfum de cette situation, hier Kinshasa a annoncé l’ouverture imminente d’une information judiciaire afin de tirer au clair la vérité sur cette énième affaire Katumbi.

Le Parquet Général de la République annonce que : « Conformément à l’article 223 de la constitution de la République Démocratique du Congo, le Parquet Général de la République, faisant office du Parquet Général près de la Cour de Cassation, informe l’opinion qu’il ne pouvait rester indifférent face aux accablantes révélations faites par la presse internationale sur l’interpellation de Monsieur Moïse Katumbi Chapwe à l’aéroport de Bruxelles (Zanvetem) en possession d’un passeport congolais visiblement falsifié. Aussi vient-il d’ouvrir une information judiciaire à charge du pré qualifié ».

A quel jeu joue Soriano Katumbi ?

Si lors des discussions du Centre Interdiocésain, une certaine classe politique avait refusé de classer Moïse Katumbi au rang des exilés politiques, l’homme veut se remettre aujourd’hui au centre des débats.

Rangé dans la catégorie des « sans-papiers » en Belgique, au même titre que  les immigrés clandestins, le patron de « Ensemble » a opté pour une nouvelle stratégie de renégociation de son retour au pays. Et si cela ne donne rien, l’occident sera dans l’obligation de le ranger parmi les « exilés politiques ». Oui, il fera cette demande d’autant plus que ces partenaires occidentaux qui le soutiennent dans cette démarche n’auront pas d’autre choix que celui de le considérer comme un « exilé politique ». Une situation qui profite à Soriano, afin d’être gardé le plus longtemps possible à l’étranger, puisque dans l’impossibilité de se procurer un nouveau passeport biométrique congolais. Et s’il ose brandir son passeport italien, il craint de perdre la confiance de ses partisans d’Ensemble.

Lambert Mende, porte-parole du gouvernement de la République Démocratique du Congo l’avait très bien compris. Raison pour laquelle il a qualifié d’inepties, les allégations de Katumbi au sujet de son faux passeport qu’il prétend avoir depuis longtemps.

« Si vous falsifiez un passeport, un service d’immigration normal doit vous arrêter. Ce sont des accusations tirées par les cheveux, ça n’a même pas de sens. Pourquoi doit-on lui donner le passeport si on constate qu’il ne remplit pas les conditions ou qu’il n’a pas fait de demande », avait dit Mende Omalanga.

Les Congolais sont en train de vivre la fin ou le début d’une autre page d’histoire pour Katumbi. Loin d’être un acharnement, les consciences doivent travailler contre une seule personne qui tient tant soit peu à ternir la belle image de la nationalité congolaise. Heureusement qu’elle est une et exclusive.

Déjà condamné à 5 ans de prison

Pour rappel, Moïse Katumbi était sous mandat d’arrêt provisoire lorsqu’il quitta le pays. Et ce sur autorisation du Procureur Général de la République, saisi par les avocats de l’ancien gouverneur du Katanga. Ces derniers avait fondé leur requête sur l’état de santé de leur client qui nécessitait, selon eux, une prise en charge immédiate en République sud-africaine. Or, Moïse Katumbi  s’est rendu directement en Europe et a violé certaines mesures d’instructions, assorties à cette exceptionnelle mesure de liberté. Il a, notamment, multiplié des déclarations tapageuses sur l’affaire dite «des mercenaires » pour laquelle il était poursuivi. Ce qui lui était formellement interdit en raison du secret de l’instruction. Puis,  il s’est livré  à des propos diffamatoires envers la justice congolaise, cherchant, à chacune de ses sorties médiatiques, à saper l’autorité et l’image des magistrats congolais. Ainsi, le Procureur Général de la République serait ravi du retour de Moïse Katumbi pour annuler son autorisation de sortie dans un premier temps, sanctionner la violation des mesures assorties à  l’autorisation de sortie, dans un second temps, et enfin, faire poursuivre, par les magistrats désignés, l’instruction de l’affaire des mercenaires par l’interrogation du principal suspect et sa confrontation avec d’éventuels complices.

En plus, Moïse Katumbi a été condamné à cinq ans de prison, avec arrestation immédiate, dans une autre affaire, celle de la spoliation d’un immeuble, situé à Lubumbashi et appartenant à une famille grecque, représentée par Emmanouil Stoupis. Le retour au pays de Katumbi lui permettra d’assumer ses responsabilités et de favoriser une bonne administration de la justice. Ainsi, en exécution de sa condamnation, Moïse Katumbi sera arrêté, dès sa descente d’avion, puis conduit en prison, d’où il exercera ses voies de recours, indispensables pour solliciter une mise en liberté conditionnelle. Ceci est la procédure pénale et ne saurait être regardé comme un préjudice irréparable. La présence de Katumbi à la barre, face au grec  Stoupis, permettra à toute la nation d’être fixée sur la nature de  cette affaire, décriée, à  tort par certains, comme étant un procès boutiqué de toutes pièces pour empêcher Katumbitu d’être Président.

(Bernetel Makambo)

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Le Congo, par le biais de son ministre en charge des Postes, des télécommunications et de l’Economie numérique, Léon Juste Ibombo, au cours d’un point de presse, animée à Brazzaville, a donné officiellement l’information sur la publication de deux appels d’offres internationaux, en vue de la construction des infrastructures en fibre optique, permettant son interconnexion au Cameroun et à la Centrafrique.

« Aujourd’hui, nous sommes heureux d’annoncer le lancement du processus de construction des interconnexions entre le Congo et le Cameroun d’une part,  et le Congo et la République Centrafricaine d’autre part. » C’est en ces termes que le ministre Léon Juste Ibombo a mis à la disposition de la presse l’information sur la mise en œuvre de la 2ème phase du projet Central African Backbone (CAB), tout en précisant la publication de deux appels d’offres internationaux relatifs à la construction de ces deux réseaux.

Le 1er réseau à construire assurera l’interconnexion du Congo au Cameroun, tandis que le second l’interconnectera à la République Centrafricaine.

Selon les propos du ministre congolais en charge de la question, le premier appel d’offres comporte deux lots et concerne  les travaux de génie civil de la construction d’un réseau terrestre en fibre optique entre le Congo et le Cameroun et les travaux de génie civil de la construction d’un réseau sous-fluvial (dans la Sangha) en fibre optique entre le Congo et la RCA. Par ailleurs, le deuxième comporte un seul lot relatif aux équipements actifs qui seront installés dans ces deux réseaux.

De façon précise, il s’agit de trois lots distincts, à savoir le lot n°1 porte sur la réalisation des travaux de génie civil, de fourniture et de pose terrestre de la fibre optique ainsi que de construction des sites techniques sur l’axe Ouesso-Sembé-Souanké-Ntam (frontière du Cameroun). Sur le lot n°2, la société adjudicataire se chargera de réaliser les travaux  de  génie civil, de fourniture, de pose  sous fluviale de la  fibre  optique et de construction  des  sites  techniques sur l’axe Pokola-Ouesso-Kobo-Bomassa-Bayanga-Salo (République Centrafricaine).

Le délai d’exécution des travaux  est de huit mois pour le lot n°1 et  sept mois, pour le deuxième lot. Conformément aux termes de références de ces deux appels d’offres publiés dans la presse congolaise et étrangère, ainsi que sur les sites internet de la Banque Africaine de Développement (BAD) et du ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Economie Numérique, les dates limites de soumission des offres ont été fixées respectivement au 10 août 2018 pour les lots 1 et 2 et au 6 août 2018 pour le lot 3.

Le tout se fera dans le respect strict des procédures de passation des marchés de la Banque Africaine de Développement (BAD), a mentionné le ministre Léon Juste Ibombo. « Concernant les trois lots précités, c’est le soumissionnaire le moins disant qui sera retenu. » Pouvait déduire le ministre congolais des Postes, des télécommunications et de l’Economie numérique.

Autant dire qu’après avoir achevé la 1ère phase, qui a consisté en l’interconnexion du Congo au Gabon, à travers une infrastructure large bande déployée entre Pointe Noire et la frontière gabonaise via Mbinda, le projet CAB, avec l’appui de la BAD, met le cap sur l’interconnexion physique du Cameroun et de la RCA.

A l’évidence, le ministère des Postes, des télécommunications et de l’Economie numérique, à travers le projet CAB composante, en assurant ces interconnexions s’emploie à traduire dans les faits la volonté exprimée par la conférence des Chefs d’Etats de la Communauté Economique et Monétaire  des Etats d’Afrique Centrale (CEMAC), le 25 avril 2007, à Ndjamena au Tchad, visant  à accélérer l’intégration   de la sous-région par la société de l’information et de la communication et de réduire la fracture numérique dans la sous-région.

(Roch Bouka/Correspondant de la Rtga World à Brazzaville)