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C’est durant deux jours que les opérateurs culturels vont dresser un état des lieux des projets et dégager les points forts et faibles de la coopération culturelle entre la République démocratique du Congo et la Fédération Wallonie Bruxelles.

Débuté ce 26 juin au Centre Wallonie Bruxelles jesqu’à demain 27 juin, cet atelier d’échange a pour thème principal : « Quelle politique de coopération en matière culturelle ? Et Quel partenariat privilégier avec la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) ? ». Pour la première journée de l’activité, après le discours bilan de la déléguée de Wallonie Bruxelles, Kathryn Brahy, un débat houleux s’en est suivi  sur l’apport de la RDC étant « partenaire », d’une part, et les communautés  Wallonie qui financent à hauteur de 2500 mille euros ce projet annuellement.

Pour le professeur Thierry Nlandu, pour le cas d’espèce, la RDC ne doit pas être considérée comme partenaire mais comme bénéficiaire dans cette « coopération ». Le  Professeur Bwabwa  wa Kayembe est revenu quant à lui, sur la décentralisation du Centre Wallonie Bruxelles pour briser les barrières de la « république de la Gombe ». C’est à ce niveau que Brain Tshibanda, conseiller principal à la Délégation générale Wallonie –Bruxelles, est monté au créneau pour signifier que son centre travaille en partenariat avec plusieurs centres culturels éparpillés à travers la ville de Kinshasa. Et les artistes programmés viennent pour la plupart des coins reculés de la ville.

Pour une étudiante de l’Académie de Beaux Arts (ABA), le Centre Wallonie-Bruxelles  privilégie plus les activités de l’institut National des Arts que l’ABA. Et quand, ils (étudiants de l’ABA) sollicitent le cadre pour exposition ou conférence, il y a toujours eu une raison avancé. Mais en même temps, ceux de l’Ina, dit-elle,  sont favorisés.

A part les interventions de Mr Raphaël Mondonga sur  «  l’Etat des lieux de la commission permanente RDC-Wallonie » ; de Mr Yoka Lye sur « la Coopération culturelle RDC-FWB : états des lieux »,… le Ministre provincial Ruffin Bayambudila a réagi sur une préoccupation sur la politique culturelle de la ville de Kinshasa. Pour lui, la non promulgation de la politique nationale culturelle ne permet à son ministère d’avoir une politique provinciale. « La politique culturelle nationale est en pleine élaboration et il y a également la loi  sur la culture. Donc, ces deux instruments, une fois prêts, nous permettront de répondre à plusieurs défis don fait face le Congo et la ville de la Kinshasa. Il sera question pour nous de définir les principaux axes de notre action culturelle. Et aussi, voir quel institution ou organe crée pour justement l’encadrement  et la promotion de cette culturelle », a déclaré Ruffin Bayambudila, ministre provincial de la Culture. Et, à la question de savoir qu’en attendant que ces instruments soient mis en œuvre que devient la culture à Kinshasa, « nous ne croisons pas les bras, c’est justement la cause de ma participation à ce genre de conférence ».

Signalons que parmi les résultats entendus l’évaluation par les parties prenantes du niveau d’engagement dans le respect des cahiers des charges des différents projets. Et également, capitaliser et les meilleures pratiques et les leçons apprises dans cette coopération culturelle. Les travaux se clôtureront  demain 27 juin après lecture de la synthèse et recommandation.

(Onassis Mutombo)

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Les judokas d’AJAC de Kintambo posant avec leur trophée (Ph. Bolia)

Qui a dit que Kintambo ne recèle pas de bons judokas ? Au tournoi interclubs de Kinshasa édition 2017 qu’a organisé la Ligue de Judo de Kinshasa ‘’Lijukin’’, avec le concours du sponsor la Maison Etanchéité de M. Alain Tekadiomona, chez les perdants, AJAC de Kintambo s’est adjugé du trophée au détriment de Retirada de Matete  du Judoka Evoloko qu’il a battu en finale 3-2.

En ½ finale, Retirada avait dominé Yangalala 4-1 et AJAC avait étrillé Matonge 5-0. Les artisans du sacre d’AJAC sont : Diakanua Griezman, Meka Rachidi alias Zoulou, Manzanza ‘’Cheval’’, Kabanga Jiji et Moningi alias Bêton.

A titre individuel, Meka Rachidi alias Zoulou d’AJAC a été sacré meilleur judoka du tournoi, tandis que Diakanua Griezman d’AJAC a été déclaré judoka fair-play du tournoi.

(Antoine Bolia)

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Comme souligné dans l’édition d’hier, deux rencontres intéressantes du championnat de la Ligue Provinciale de Basket-ball de Kinshasa étaient à l’affiche le dimanche 25 juin au stadium des Martyrs. En version féminine,  Arc-en-ciel était tombé face àTourbillon 41-50 et en version masculine, le match New Generation-SCTP s’est clôturé en queue de poisson. Au moment de l’arrêt, New Generation menait 54-38.

Pendant qu’on s’acheminait vers la fin du match, puisqu’on entamait le 4è quart temps, des kulunas au vrai sens du mot ont mis la panique au stadium. Quelques-uns ont traversé le terrain pour se diriger de l’autre côté où se trouvaient d’autres kulunas. Et c’était la bagarre. Plusieurs chaises en plastiques ont volé en éclat. Pendant ce temps, débandade du public qui assiste impuissant au spectacle désolant.

Un autre spectacle désolant a été vécu le samedi 24 juin dans le même stadium des Martyrs lors du choc INSS-V. Club, chez les dames. Ce match également n’est pas arrivé à son terme. A 31 secondes du gong final, les deux équipes étaient à égalité 49-49. Quand est intervenu l’incident qui a provoqué l’arrêt du match. Chez les messieurs, ISTA a pris le dessus sur Marché Liberté 70-49.

Tous les résultats du week-end

Vendredi 23/06/2017

  1. Delta-Molokaï (M): 54-64
  2. Ceforbak-Bel’Air (M): 53-47

Samedi 24/06/2017

1.INSS-V. Club (D) : 49-49 en queue de poisson

2.ISTA-M.Liberté (M) : 70-49

Dimanche 26/06/2017

1.Arc-en-ciel-Tourbillon (D) :41-50

2.New Generation-SCTP (M) : incidents.

(Antoine Bolia)

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Le Congolais Alex Kabangu, actuellement installé en Afrique du Sud, ne cesse de démontrer chaque jour qui passe, son talent de grand champion.

Pas plus tard que le samedi 24 juin 2017 dernier à CAP Town en Afrique du Sud dans la salle Grand West Casino, Alex Kabnangu a battu le sud-africain Ewaldt Botita par k.o au 2è round.

Signalons que depuis qu’il réside en RSA, Alex Kabangu vole de victoire en victoire. Il continue de faire la fierté de la RDC au pays de Nelson Mandela.

(Antoine Bolia)

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Une vue de la Place des Artistes à Matonge/Ph.tiers

Un jeune garçon très connu dans le circuit de la musique kinoise sous le pseudo de « Christian Couleurs », se décide aujourd’hui de casser avec sa vie de parolier durant laquelle, il a servi de poule aux œufs d’or pour de nombreux artistes-musiciens les plus connus de la capitale congolaise.

Encouragé par son « vieux », Félix Wazekwa, en qui il adresse tous ses remerciements, « Christian Couleurs » vient d’opter pour une carrière musicale active. Du coup, il prépare son premier disque baptisé « 14ème apôtre » dont un extrait est déjà sur la toile sous le titre « Pythagore ».

De nombreux chanteurs, de nombreux musiciens qui font la une dans le giron de la musique en République Démocratique du Congo, ont eu à s’abreuver auprès de ce jeune parolier. Plusieurs chansons qui font la « une » de l’actualité musicale présentement mais que nous ne pouvons étaler ici, sont des œuvres produites de l’esprit créateur de « Christian Couleurs ». Les amateurs du téléchargement peuvent se régaler en allant, tant sur Instagram que sur YouTube, pour en avoir le cœur net.

Dans sa nouvelle carapace, le chanteur Christian Couleurs souhaiterait qu’un jour, sur la place des artistes à Matonge, l’on puisse aussi lire son nom parmi des milliers connus qui y sont inscrits parce que dans l’ombre où il était, il a aussi beaucoup travaillé. Surtout pour les autres.

Qui dit mieux ?

(Kingunza Kikim Afri)

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Le chanteur Fally Ipupa Dicaprio a été interdit par la police française d’aller se produire la semaine dernière au sanctuaire « La Cigale »  à Paris. C’était pour des raisons de sécurité que le compositeur de « Droit Chemin » a été contraint de sursoir ce concert qui a coûté plusieurs Euros aux organisateurs. Pour se défouler, la Merveille tient à présenter un numéro inédit aux vacanciers qui vont, pendant les deux mois que vont durer le congé de la fin d’année vont, momentanément ranger leurs cahiers et écritoires.

On se souvient qu’il y a bien longtemps depuis que le chanteur Fally Ipupa Dicaprio, n’était plus visible sur la scène kinoise, du moins sur le plan de la prestation scénique. L’artiste étant trop sollicité à l’extérieur. Alors qu’on le recherchait ici par ses nombreux fans, la belle voix de la musique congolaise était, plutôt, visible en Europe, en Amérique et en Afrique de l’Ouest.

S’étant rendu compte que ses milliers des fans de Kinshasa avaient vivement besoin de le voir sur scène, Dicaprio annonce un grand concert pour les débuts des vacances le dimanche 2 juillet 2017 dans la capitale congolaise. Ce sera à la Foire internationale de Kinshasa où Fally Ipupa invite les amoureux de la bonne musique surtout qui aiment écouter les mélopées hautement satiriques à venir nombreux à ce concert dont il se fait de temps en temps le plaisir d’en faire la promotion à travers l’œuvre « Eloko yang’oyo » de Mabele Elisi qu’il a merveilleusement interprétée. Il y a même un passage qui annonce : « le 2 juillet, tokozala na Foire ».

Courage, l’artiste !

(Kingunza Kikim Afri )

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Etant un cas de récidive, le Comité de gestion de la Ligue nationale de football (LINAFOOT) vient de décider de l’exclusion du championnat et la relégation immédiate en division inférieure,  donc à l’Entente provinciale de football de Kinshasa (EPFKIN) du FC Renaissance du Congo (Cfr art 31 et 80.2 du CDF modifié plus notification  décision n° LNF/SN/KIJ/434 du 10 mai 2017).

Ceci pour le jet des projectiles par ses supporters, envahissement de la zone neutre par son président, Pascal Mukuna et sa suite. En plus, l’équipe est sommée de payer 20.000 dollars américains. L’équipe chère à l’Evêque  perd également le match par forfait  et perd également les recettes du match et réparera tous les préjudices causés.

Soulignons que le Comité de gestion était en réunion extraordinaire lundi pour entériner les propositions des décision des deux commissions ad hoc ( commissions de Championnat et compétition et celui des arbitres qui étaient en réunion d’urgence le samedi dernier au siège de la Ligue nationale sur l’immeuble Shell au croisement Wangata et Boulevard du 30 juin dans la commune de la Gombe.

Toutes ces réunions faisaient suite aux incidents graves survenus le vendredi dernier au stade des Martyrs de la Pentecôte après le derby entre le FC Renaissance du Congo et l’AS V.Club de Kinshasa, match de la 12ème journée du play-off du 22 championnats de la Ligue nationale de football (LINAFOOT).

(Gaby Mass)

 

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Bafana Bafana de Lubumbashi  a atomisé l’Avenir de Kinshasa sur le score sans appel de 5-0, lundi au stade Tata Raphaël de la Kethulle, en match de la 2ème journée de la phase aller de la 10ème édition de la Coupe du Congo de football féminin.

Un match pourtant équilibré en première période. Personne ne pouvait envisager un score lourd à voir la prestation de deux formations. 0-0 sera le score à la mi-temps.

Au retour des vestiaires, les Bafana Bafana prennent une option. L’avenir va craquer à la 62ème minute sur un but de Kainda Banza  qui permet à l’équipe lushoise de se libérer, car 3 minutes après, plus précisément à la 65ème minute, Apanda Anselme double la mise.  Les joueuses de l’Avenir dépassées par les évènements, concèdent un penalty suite à une faute  grossière dans la surface de réparation  que l’internationale Joëlle Muadi se charge imparablement d’exécuter à la 69ème minute. Apanda Anselme ajoute deux autre buts à la 72ème et 79ème minutes pour son triplé de la journée.

Ce mardi 27 juin 2017, trois rencontres sont prévues au stade Tata Raphaël de la Kethulle.

11h00’ : Etoile du Matin-31ème CPS

13h00’: Gora-Okapi

15h00’ : AS V. de Kananga-Bilenge de Kin

( Gaby Mass)

Le mouvement de grève sauvage, en cours, dans la Société Commerciale des Transports et des Ports (SCPT), ex-Office National des Transports (ONATRA), prend des allures d’une insurrection, avec comme corollaire de nombreux actes de vandalisme et d’atteinte à l’intégrité physique de tous ceux qui s’y opposent. Pneus, cercueils et autres projectiles volent dans une ambiance électrique. La direction générale, qui a pris ses fonctions, il y a juste trois mois, est empêchée de pénétrer dans ses bureaux. De nombreuses victimes se comptent parmi ses agents et cadres. L’entreprise publique, lourdement endettée, est au bord du précipice. Avec des conséquences irrémédiables sur le plan social, si la grève persistait. Ce qui semble, malheureusement, le cas. Loin donc de faire l’unanimité, au sein de l’entreprise, le sit-in, débute en juin 2017 et qui se déroule devant le bâtiment administratif de la société, se radicalise de jour en jour et compte, dans la foule, des intrus, des visages inconnus dans la société, au point que les bonnes âmes s’interrogent sur ses véritables motivations.  La SCTP va-t-il droit dans le mur ? Et qui en profite ? Tentative de réponse ici.

Investie en mars 2017, l’actuelle direction générale de la SCTP a  demandé aux agents en grève, accusant à l’époque trois mois d’arriérés, de lui laisser cent jours pour décanter la situation. Mais un nouveau sit-in a été déclenché, de nulle part, avant l’expiration du délai, exigeant  la destitution immédiate de la direction générale pour, prétendument, six mois d’arriérés de salaire.

Une grève qui cache la forêt
Mais, contrairement à tous les précédents mouvements de grève qui ont secoué la SCTP, celui-ci a méconnu la procédure en la matière. Aucun cahier de charge, portant revendications claire, n’a été déposé au préalable, par aucun syndicat, pour justifier la grève. Ce  qui a surpris tout le monde. Car, au même moment, la direction  générale et les différents syndicats étaient autour d’une table pour trouver des solutions. Ainsi, sur terrain, le mouvement est conduit par des meneurs qui ne sont ni agents, ni délégués syndicaux, ni syndicalistes. En outre, il n’appartient aucunement à un syndicat de démettre les autorités de leurs fonctions. Or, ici, ce mouvement a barricadé le bureau du directeur général et empêche toute son équipe de pénétrer dans le bâtiment administratif qui abrite le siège de la SCTP. Ce qui est contre-productif, puisque, sans dialogue et travail, l’entreprise est dans l’impasse. Que veulent alors les manifestants ? La démission de l’actuelle direction générale pour non-paiement de salaires, situation que cette dernière a héritée et tente de résoudre dans un contexte particulièrement difficile.

Il faut se rappeler que l’ancienne direction a été remerciée pour «megestion »,  caractérisée tant par la spoliation du patrimoine de l’ex-Onatra, que par un endettement colossal et irrégulier.  Le comité révoqué a laissé une ardoise de 7,5 millions de dollars américains, sur laquelle, il faut ajouter la dette des fournisseurs et les avances empochées auprès des clients. Au total, le passif de la SCTP s’élèverait à près de 115 millions de dollars américains.  C’est exactement pour cette mauvaise gestion que le Conseil d’Administration de la SCTP, défendant énergiquement les intérêts de la boite, a suspendu, puis obtenu la révocation de l’ancienne direction générale. Cela est de notoriété publique. Les vrais agents de la SCTP ne peuvent donc pas se tromper de l’identité de vrais responsables de leurs malheurs. Logiquement, ils ne peuvent pas en vouloir à l’équipe actuelle.

Terrible équation pour sortir de l’impasse

Il convient de rappeler que la SCPT tire l’essentiel de ses recettes de l’exploitation du port de Matadi, soit 98%. A ce jour, compte tenu, de l’environnement économique exécrable, hérité du comité révoqué, les recettes mensuelles de la SCTP s’élèvent entre 2,5 millions. La masse salariale est de 5 millions pour 22.000 agents dénombrés. Comment s’en sortir quand on sait que, d’une part, les factures sont nanties et que les banques récupèrent leur quotte part, au moindre paiement. D’autre part, les clients de la SCTP ne paient pas leur facture en intégralité. Ils déduisent les avances perçues par la SCTP. D’où les difficultés de payer les salaires et même d’assurer les frais de fonctionnement. Par quelle magie, les caisses d’une entreprise lourdement endettée se sont renflouées ? Il y a manifestement eu un déficit de communication pour que les agents arrivent à se laisser convaincre, par on sait que esprit, que la SCTP aurait beaucoup d’argent et que les dirigeants actuels ne voudraient pas, volontairement, les payer. Sous quelque endroit que l’on se place, les revendications portant sur le départ de la direction générale et même du Conseil d’administration, ne sauraient se justifier. Manifestement quelques mains noires agissent en coulisses. Mais lesquelles ? Celles-là à qui profite justement le crime. Pas les agents, dont a évoqué les arriérés de salaire ; Pas, non plus, l’actuelle direction générale, qui fait tout son possible pour régler les problèmes.

Par contre, les responsables de la lourde ardoise de la SCTP y ont intérêt.  Il faut noter que les nombreuses malversations, mises à leur charge devraient représenter autant de défis pour les agents, aux côtés des actuels gestionnaires. C’est le cas de la spoliation du patrimoine de la SCPT. Il appartiendrait à tous les agents d’empêcher la scandaleuse spoliation du port de Kinshasa dont un patron de medias est bénéficiaire. Et ce à la suite d’un contrat signé, irrégulièrement, de gré à gré, entre l’ancien directeur général et l’épouse du responsable d’une chaine de télévision. En effet, selon la loi en vigueur, tout acte engageant l’entreprise, doit être soumis au Conseil d’administration qui ici ignorait tout de la transaction. A ce jour, ce dernier a obtenu, de la justice, la suspension des travaux. Ce qui a déversé une colère médiatique, orchestrée par les perdants, sur ce conseil qui est manifestement victime de sa clairvoyance.

Tout compte fait, le dialogue devrait être privilégié entre tous ceux qui aiment encore la SCTP pour faire face à  cette grève sauvage. Car, dans les coulisses, une main noire, mercenaire, ne jure que sur la disparition de la SCPT.

L’Avenir

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Victime des rumeurs infondées qui ont défrayé la chronique sur sa prétendue interpellation en Belgique, Alexis Thambwe Mwamba, ministre d’Etat, ministre de la Justice et Garde des Sceaux est de retour à Kinshasa par vol régulier d’Air France, depuis hier dimanche 25 juin 2017. Disons que ce retour intervient au terme d’une mission de quelques jours à Genève, en Suisse où il était allé sensibiliser les diplomates congolais pour un soutien de la position de la Rdc contre l’imposition d’une enquête internationale sur les violences perpétrées dans l’espace Kasaï par une milice se réclamant du feu chef coutumier Kamwina Nsapu. A cette occasion, le ministre qui a mobilisé également les diplomates de pays amis de la Rdc, notamment ceux d’Afrique, a fait savoir que la justice congolaise est à pied d’œuvre sur cette question et qu’il n’était pas opportun d’initier une seconde enquête.

Soulignons  que certains commentateurs malveillants se sont laissés aller à annoncer l’embastillement à Bruxelles, alors qu’il faisait escale dans cette ville, en route pour une mission officielle à Genève en Suisse où il était attendu. C’était pour, entre autres, délivrer un message ainsi que la position officielle du Gouvernement au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. Ce message se rapportait aux graves événements qui ont endeuillé la RDC en général et deux des cinq nouvelles provinces issues du grand Kasaï en particulier et qui font par ailleurs l’objet de la publication d’un Livre Blanc.

En effet, au Conseil des droits de l’Homme,  deux textes concurrentiels dont un de l’Union Européenne appuyé par la Belgique et les USA qui voulait mettre Kinshasa sous enquête internationale pour les troubles dans les Kasaï et un autre du groupe africain porté par la RDC qui souhaitait une collaboration des experts internationaux avec la justice Congolaise se sont affrontés. Sur les 47 membres qui composent cet organe, aucune unanimité n’a pu être dégagée pendant 4 jours dans cette lutte diplomatique acharnée entre africains et européens  à Genève. L’épilogue s’est déroulé dans la matinée du jeudi 22 juin où après de longues tractations jusqu’aux petites heures,  l’Union Européenne poussée par la Belgique a jeté l’éponge par un retrait unilatéral de son texte suite au blocus du groupe africain derrière la RDC. Kinshasa a fait valoir sa raison face au complot d’ingérence de certaines puissances colonialistes dans ses affaires internes et avait démontré sa bonne foi en acceptant la coopération des Nations Unies aux enquêtes.

(JMNK)