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Le député national François Bokona Wiipa s’expliquant hier devant ses collègues/Ph. Remy

Le Bureau de l’Assemblée nationale a convoqué hier jeudi 19 octobre courant, une séance plénière autour d’examen de deux rapports des commissions parlementaires. Le premier de la commission mixte Politique, administrative et juridique (PAJ) – Economique, financière et contrôle budgétaire (ECOFIN) est relatif à la proposition de loi déterminant les peines applicables aux infractions prévues par les actes uniformes OHADA.

L’on se souviendra que ce texte de loi initié par le député national Lucain Kasongo Mwadiamvita a été déclaré recevable le 27 octobre 2016 par l’Assemblée plénière, avant sa transmission en commission mixte. Cette dernière, coprésidée par les députés François Bokona Wiipa (PAJ) et Jean-Luc Mutokambali Luvunzay (ECOFIN), à l’issue de l’examen approfondi, a confirmé les options contenues dans la proposition de loi.

Notamment, la prise en compte des taux des peines prévus pour les infractions similaires existantes dans d’autres domaines de droit que le droit OHADA ; la présentation regroupée des infractions et des peines en fonction des actes uniformes ; ainsi que la fixation des taux des peines en tenant compte de la gravité de mode des commissions mixtes et de la personne de l’auteur des faits.

Aussi, la commission mixte PAJ-ECOFIN a levé trois nouvelles options. Dont, l’insertion dans le Décret du 30 janvier 1940 portant Code pénal tel que modifié et complété à ce jour, des dispositions déterminant les peines applicables aux infractions prévues par les actes uniformes OHADA ; le regroupement de toutes les infractions et les peines au regard des actes uniformes ; et la révision à la hausse des taux des peines d’amendes, d’une part, pour rendre ces dernières plus dissuasives, et d’autre part, en tenant compte du domaine de affaires où opèrent des acteurs économiquement puissants.

Plusieurs avantages du défenseur des droits humains

Le deuxième rapport est e la commission PAJ est relatif à la proposition de loi relative à la protection et à la responsabilité du défenseur des droits humains. Après son adoption au Sénat, ce texte de loi dont le sénateur Mulaila est l’auteur, a été transmis à la commission PAJ de l’Assemblée nationale pour examen approfondi. Cette commission a confirmé les options contenues dans cette proposition de loi.

Entre autres, le libre exercice des activités du défenseur des droits humains sur toute l’étendue du territoire national ; la reconnaissance au défenseur des droits humains le droit de critiquer librement et en toute responsabilité, les entraves à la promotion et à la protection des droits humains ; l’exemption des poursuites contre le défenseur des droits humains du seul fait de ses opinions, des actes par lui posés ou des rapports publiés dans l’exercice de ses activités.

Aussi, la nécessité de prévoir des précautions pour engager des poursuites contre le défenseur des droits humains ; la nécessité d’entourer la perquisition des bureaux ou du domicile du défenseur des droits humains d’un minimum de précautions ; la possibilité pour le défenseur des droits humains d’obtenir un appui financier, matériel ou technique d’origine licite.

Mais également, l’obligation pour le défenseur des droits humains de conformer ses activités à la Constitution et aux lois de la République ; l’obligation pour le défenseur des droits humains de présenter chaque année un rapport de ses activités ; ainsi que l’obligation pour l’Etat, de faciliter au défenseur des droits humains l’exercice libre et responsable de ses activités.

La commission PAJ a également levé des nouvelles options. Parmi lesquelles, la détermination du champ d’application de la loi ; la reconnaissance de la qualité du défenseur des droits humains aux seules personnes évoluant au sein des organisations légalement constituées ; la nécessité pour les défenseurs des droits humains de s’organiser en fédération ou autres plateformes thématiques et/ou géographiques.

Mais aussi, la nécessité de subordonner l’arrestation du défenseur des droits humains au seul mandat du Ministère public ; la nécessité de définir les mécanismes d’exercice des activités des défenseurs des droits humains avant de déterminer ceux assurant sa protection ; la nécessité d’élaborer un Code de déontologie et d’éthique du défenseur des droits humains

Egalement, la nécessité d’un minimum de formation pour exercer les activités de défenseur des droits humains ; l’obligation d’informer la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) des dons, legs, subventions, financements ou appui obtenus des partenaires tant publics que privés ; la nécessité de sanctionner les déclarations établies comme mensongères, calomnieuses ou ostentatoirement attentatoires à l’ordre public.

Et enfin, la nécessité pour l’Etat et les pouvoirs publics d’encourager, par diverses facilités, les activités du défenseur des droits humains ; la nécessité de réprimer les atteintes aux droits du défenseur des droits humains ; ainsi que la nécessité de la spécialisation du domaine d’intervention du défenseur des droits humains, en tenant compte des catégories ou sous-catégories des droits humains.

Les deux rapports sont approuvés

C’est après leur adoption dans les commissions mixte PAJ-ECOFIN et PAJ, que ces deux textes de loi, à savoir, la proposition de loi déterminant les peines applicables aux infractions prévues par les actes uniformes OHADA, et la proposition de loi portant régime de l’activité de défenseur des droits humains en République démocratique du Congo, ont été soumis à la délibération des élus du peuple.

Après leur présentation à l’assemblée plénière par les présidents des commissions concernées, les deux rapports ont été déclarés recevables. Puis, un débat général s’en était suivi avant le vote à main levée. A l’issue duquel, l’assemblée plénière a approuvé les conclusions des deux rapports.

Le bureau de l’Assemblée nationale a enfin accordé 48 heures aux élus du peuple afin de déposer leurs amendements. Avant de suspendre cette séance plénière, le président de l’Assemblée nationale a fait une communication à l’intention de ses collègues députés nationaux. Ainsi, Aubin Minaku Ndjalandjoko a porté à leur connaissance qu’il a décidé de saisir la Cour Constitutionnelle en interprétation de son propre Arrêt sur les articles 146 et 147 de la Constitution et sur la pertinence des motions incidentielles à l’occasion du traitement d’une motion de défiance.

(Lepetit Baende)

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Le député national Robert Paysayo Malaiko, auteur de la proposition de loi sur le CNSA/Ph. Remy

Comme d’aucuns ne l’ignorent, la proposition de loi portant institution, organisation et fonctionnement du Conseil national de suivi de l’Accord et du processus électoral (CNSA) figure parmi les matières prioritaires à traiter en procédure d’urgence au cours de cette session parlementaire ordinaire de septembre 2017.

L’on se souviendra toutefois que, contre toute attente, une première proposition de loi traitant de cette matière déposée au bureau de l’Assemblée nationale, avait été retirée par son auteur, l’honorable Mirindi, le lundi 25 septembre 2017, lors de la deuxième séance plénière de la session en cours. Heureusement qu’une deuxième proposition de loi sur le CNSA avait été déposée aussi en date du 06 juin 2017.

Lors de la dernière conférence des présidents des groupes parlementaires de l’Assemblée nationale qui s’est tenue le mardi 10 octobre courant, sous la présidence de l’honorable président du bureau de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku Ndjandjoko, les participants avaient entre autres, approuvé l’inscription dans le calendrier de la session parlementaire ordinaire en cours, de cette deuxième proposition de loi organique portant institution, composition, attributions, organisation et fonctionnement du Conseil national de suivi de l’Accord et du processus électoral (CNSA), initiée par le député national Robert Paysayo Malaiko.

C’est donc ce vendredi 10 octobre 2017 que le bureau de l’Assemblée nationale a convoqué une séance plénière pour permettre aux députés nationaux de pouvoir examiner cette proposition de loi. Ce n’est qu’à l’issue du débat général, après confrontation bien évidemment des avis des représentants du peuple, que ce texte de loi sur le CNSA pourra être adopté par la représentation nationale. Après quoi, il pourra être transmis au Sénat pour examen en seconde lecture.

Soulignons que la proposition de loi portant institution, organisation et fonctionnement du CNSA lève des grandes options. Entre autres, l’institutionnalisation du CNSA, la création de l’Assemblée plénière comme organe de décision et d’évaluation de toutes les activités relatives au processus électoral et au suivi de l’Accord, la répartition des postes selon les quotas de chaque partie prenante, la définition des attributions des membres du bureau, etc.

(Lepetit Baende)

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S’ils étaient certains de la fin du mandat du Président Joseph Kabila le 31 décembre 2017, les Opposants membres de cette plateforme devraient exhorter les pays de l’Onu à voter à 100 % pour la République démocratique du Congo, car ce serait pour eux la meilleure occasion, une fois aux affaires, de montrer comment se gère un pays respectueux des droits de l’homme…

A force de réfléchir par procuration alors que les intérêts de certains «partenaires extérieurs» sont parfois aux antipodes de ceux des populations congolaises, l’Opposition radicale et la Société civile alliée actives au sein de Rassop/Limete vient de se tirer une balle dans le pied. Elles se sont mises dans la tête le fameux schéma de « Transition Sans Kabila » qui justifie désormais le rejet de tout plan de sortie de crise ne correspondant pas à leurs desiderata. D’où le NON au 3ème Dialogue, le NON au pré-calendrier électoral de la Ceni et, certainement, le NON à la Tripartite Gouvernement-Cnsa-Ceni. Entre-temps, l’opinion consciente constate l’absence de tout signe ou signal confirmant la disponibilité des membres de «Rassop/Limete» à participer aux élections qu’ils réclament pour au plus tard le 31 décembre 2017. Par exemple un congrès ou un conclave d’investiture des candidats. Nous y reviendrons…

En attendant, voici pour la postérité la moisson des réactions anti-élection de la Rdc au Conseil des droits de l’homme de l’Onu. Pour information, en dépit de la campagne menée par quelques pays (Etats-Unis en tête) et par des ONGDH étrangères, nationales et internationales, le Congo-Kinshasa y a obtenu son adhésion par voie électorale avec 151 voix sur 193. Par la voix de sa représentante permanente aux Nations Unies, Nikki Haley, Washington a considéré que cette élection est une «preuve de plus du manque de crédibilité du Conseil des droits de l’Homme et de la nécessité de le réformer afin de le sauvegarder». La Rdc, a-t-elle soutenu, est un pays «connu pour sa répression politique, sa violence faite aux femmes et aux enfants, ses arrestations et détentions arbitraires, ses homicides et disparitions illégales» !

Bras séculier des Etats-Unis en matière des Droits de l’homme, Human Rights Watch – par la voix de Louis Charbonneau, son Directeur du plaidoyer auprès des Nations Unies pour cette ONGDH – a vomi toute sa colère. «L’élection de la République démocratique du Congo au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies est un véritable camouflet pour les nombreuses victimes des graves abus commis par le gouvernement congolais à travers le pays », a-t-il déclaré, qualifiant même la RDC d’Etat paria !

Ces deux réactions ont une même signification : l’échec des initiatives diplomatiques et politiques menées au plan international et au plan national pour discréditer tout un pays parce que le schéma visé est une alternance qui soit absolument favorable à l’Opposition congolaise, et encore à la frange de la plateforme «Rassemblement» sponsorisée au vu et au su de tout le monde. Il s’agit de l’aile «Katumbi», quand bien même elle soit animée en pole position par le tandem «Félix Antoine Tshilombo- Pierre Lumbi», le fils Tshisekedi n’y servant d’ailleurs que de faire-valoir. En réalité, la «vraie autorité» y est détenue par le G7.

ONGDH de la Galaxie Soros

Et le G7 a eu également son bras séculier constitué entre autres d’ONGDH congolaises faisant partie de la fameuse liste des 33. Cas de l’Acaj de Georges Kapiamba, signataire de l’Accord du 31 décembre 2016 côté «partie prenante non signataire de l’Accord du 18 octobre 2016». “J’exprime ma profonde déception par rapport à ce résultat que nous ne souhaitions pas (…) Nous avons compté énormément sur certains états africains qui nous ont tout le temps rassuré qu’ils allaient voter contre l’adhésion de la Rdc au sein du Conseil», a-t-il dit.

Cas aussi de l’Asadho. Aux yeux de son président, Jean-Claude Katende, l’élection de la RDC est «une mauvaise nouvelle». Il promet sa détermination à «démontrer à l’opinion nationale et internationale que la République démocratique du Congo n’est pas bon élève en matière de protection et de promotion des droits de l’homme». Prophète, il affirme : «Nous croyons que, dans peu de temps, d’ici la fin de l’année, la République démocratique du Congo sera rattrapée par la réalité, parce qu’ils vont encore violer de manière massive les droits des citoyens qui vont manifester pour réclamer l’organisation des élections. Donc, ce n’est que partie remise».

D’autres ONGDH ont participé au concert. «Du n’importe quoi» (lancé par Léonie Kandolo de l’ONG Protection Enfant Sida) à «Une déception» (exprimée par Jonas Tshiombela de la Nouvelle Société Civile) en passant par «Une mauvaise nouvelle» (balancée par Rostin Manketa de Vsv), l’orchestration se veut parfaite. Faut-il d’emblée noter que la plupart de ces ONGDH sont de la Galaxie Soros. Et celle-ci a énormément dépensé pour la diabolisation du Congo-Kinshasa. La palme des réactions incitant plutôt à pleurer puisqu’on ne peut en rire revient cependant à Eugène Diomi Ndongala de Dc. «Maintenant que la Rdc est membre du Conseil des droits de l’homme, elle n’a plus aucune excuse pour ne pas appliquer les décisions CDH/ONU 2465/2014 exigeant la libération d’Eugène Diomi Ndongala», écrit-il. Pourtant, il a été de ceux qui ne voulaient pas de l’élection du pays à cette institution !

Une diversion…

Gouverner étant prévoir, se positionner en futur gouvernement veut dire avoir le sens de projection. C’est ici que le titre de la chronique se justifie. Depuis le 20 juin 2017, le G7 a lancé le schéma «Elections Sans Kabila»,  transformé par Rassop/Limete en «Transition Sans Kabila». Comme s’il s’agissait d’une consigne, chaque propos de Fatshi ou de Katumbi, de Sindika ou de Kamitatu, de Kabuya ou de Lutundula, de Kyungu ou d’Ewanga, d’Okende ou de Vuemba, de Bauma ou de Mukebayi véhicule ce mot d’ordre.

La date d’échéance fixée : 31 décembre 2017

Concrètement parlant, le 1er janvier 2018, la RDC, pays paria, aura un nouveau Président de la République dont la désignation, par consensus, se fera sous les auspices de la Cenco, dixit Félix Antoine Tshilombo. Par quoi alors s’expliquait le boycott, en ce mois d’octobre 2017, de l’élection de la Rdc au Cdh de l’Onu pendant que le mandat des pays élus démarre en janvier 2018, c’est-à-dire après la déchéance de Joseph Kabila ?

La réponse est simple : les Opposants promoteurs du schéma «TSK» n’y croient même pas. Pour deux raisons : primo, l’avènement de «TSK» veut dire avènement d’une «Transition Sans Constitution», à moins de préparer la nouvelle Loi fondamentale avant la date du 31 décembre 2017. Secundo, l’échec de «TSK» veut dire maintien du Président de la République en fonction jusqu’à l’installation effective du Président de la République élu, cela conformément à l’alinéa 2 de l’article 70. En un mot : le schéma «Transition Sans Kabila» est une diversion ! Reste maintenant à savoir au profit duquel…

(Omer Nsongo die Lema/Cp)

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Fin décennie quatre-vingt, le groupe Choc Stars, sous le leadership du président Ben Nyamabo avait conquis le marché local du disque avec notamment le titre «Terminus » de Debaba Debs (voir photo), un transfuge de Viva la Musica de Shongo Wembadio dit Papa Wemba. L’auteur a démontré dans la chanson qu’un bon père pouvait léguer, entre autres biens immatériels à sa progéniture, une bonne renommée. Il établit un parallèle entre la mort et le terminus que franchissent les passagers, dans le cadre du transport en commun. « Pourquoi envier,  envoûter, tuer et même pratiquer de la magie, dès lors que tous nous descendrons outre-tombe ? », s’interroge l’auteur. De l’avis de beaucoup, en effet, « Terminus » s’est révélé un tube véhiculant de la sagesse, qui invite à la retenue et à la connaissance de la destinée humaine. L’œuvre a révélé la vraie personnalité de cet artiste qui s’est converti dans la vie pastorale, peu avant sa disparition le 9 mai 2011.       

Texte de la chanson

Mokolo ya liwa na ngai, Nkolo yamba ngai, monument nakotika, ba nzembo nasala, héritage ya bana, kombo ya lokumu u, nalela nzele na ngai Izabela a, nalela kopo ya masanga nasilisi tee, nalela méli-mélo natiki na nani, kasi mama kolela ngai te, tala bakoko na yoo, ba yaya bolela ngai te o, bosimba famille e, naboyi matanga poso mobimba moto asi awei o azongaka a te e, o la vie makambo oo,

Nalela ya ngai mwana Tonton simba losambo e, mokili oyo tozali e Kolo na yango Yahvé, soki y’osimbi ye maboko mibale moloki alonga yo te o, nabotama na kisi te mwana na ngai, nabangaka na ngai pe moloki te e, famille na biso eyebi kisi te e, na bangaka se Nkolo Yahvé o oo, po moloki pe moto lokola ngai, ngai na ye tokokutana na se ya mabele, o o la vie makambo o ya Franck e e e

Refrain 

E e liwa e di na nga terminus e, tout le monde descend, na e ya mabele e (2x)

solo

obotama na famille ya riche to pe ya ba pauvre o o, lokol’ozali moto oyo Nzambe akela a, mabe bakoko bayambo basala, Nzambe apes’etumbu e, owuta na mabele, okozonga na mabele, y’oko boma ngai ndoki, po ngai nakufa e, yo pe ozali putulu, sim’amikolo papa a nde y’olandi ngai

E e liwa e di na nga terminus e, tout le monde descend, na nse ya mabele e (2x)

solo

A aiiiii, yo Nzambe na ngai a a, yo Nzambe na nga a a, tina nini y’okosalaka bisoo boye e e, espoir ya famille, na mbeto ya lopitalo o o

Traduction

Le jour de ma mort, Dieu, reçois mon âme. Le monument que je vais léguer (à l’humanité) sera constitué de chansons que j’ai composées. Ainsi, mes enfants vont hériter d’une bonne renommée. (Outre-tombe), je penserai à ma femme Isabelle, à mon verre de bière en partie consommé, à la pratique musicale que je quitte. Toutefois, chère maman, ne me pleure pas ; prends soins de tes petits-enfants. Et vous aussi mes frères et sœurs, ne me pleurez pas ; resserrez (plutôt) les liens familiaux.  Je récuse un deuil prolongé, puisqu’une personne décédée ne retourne plus à la vie. O o la vie, elle est pleine de problèmes, la vie

(Outre-tombe), je penserai à toi, mon bien aimé fils Tonton. Attache-toi à la prière, cher fils. Car Dieu seul est le Maître des cieux et de la terre. Si tu le tiens des deux mains, l’envouteur ne te fera point du mal. Je te rappelle, à toi fils, que je n’ai pas été conçu dans le fétichisme et je ne pratique guère de la magie. En plus, l’envoûteur ne m’intrigue même pas. Ma famille n’est pas versée dans la sorcellerie. L’envoûteur étant une personne (humaine) comme moi, il est vrai, nous avons un point de convergence, l’au-delà.

Ô la vie, pleine de problèmes, la vie.

Refrain

Ce terminus qu’est la mort

tout le monde descend outre-tombe.

solo

Peu importe que tu sois né d’une famille riche ou pauvre. Le péché originel étant, Dieu a tranché pour tout le monde : « tu es poussière, tu redeviendras poussière ». Pourquoi en veux-tu à ma vie, toi qui es l’envoûteur ? Tu es poussière toi aussi, et poussière tu redeviendras.

Refrain

Ce terminus qu’est la mort

tout le monde descend outre-tombe.

solo

A aiiiii, toi mon Dieu, pourquoi nous fais-tu comme cela ? Quand l’espoir de la famille se retrouve sur le lit de l’hôpital…

Refrain

Ce terminus qu’est la mort

tout le monde descend outre-tombe.

(Payne)

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Des sources indiquent qu’après une certaine génération d’émigrés congolais ayant exploré  l’Afrique du Sud, une autre apprend à se constituer en «diaspora respectable », en Angola. C’est comme le témoigne un résident, fruit d’un établissement  d’enseignement supérieur technique à Kinshasa : « Nous ne voulons pas faire de l’exhibitionnisme d’habits prêts à porter, à l’instar de certains compatriotes qui se sont établis dans l’espace Schengen. Nous sommes au contraire, conscients des difficultés d’intégration qu’éprouvent les néo-arrivistes. C’est pourquoi nous organisons des bureaux d’accueil et d’orientation, pour rendre des services liés à l’intégration de ceux qui en font la demande. L’idée est née d’un groupe d’amis angolais et congolais, tous anciens étudiants de l’Ista. Cela (l’idée) s’est étendu à d’autres anciens résidents, en fonction aussi bien de leurs établissements de provenance que des services qu’ils peuvent rendre aux néo-arrivistes. Le secteur notamment des infrastructures est tenu par des Ong chinoises, qui doivent leur contrat au gouvernement angolais. Mais il y a le secteur privé qui émerge, et  cela nous offre certaines garanties en termes de bouffée d’oxygène pour la survie de ce que nous entreprenons. Notre action consiste à recueillir ceux qui viennent nous aborder, les identifier et les orienter dans le choix du secteur où évoluer. A ce jour, nous apprécions le sens d’ouverture et de collaboration des Angolais qui ont obtenu leur titre académique à Kinshasa. (…) ».

Des diplômés congolais se déversent massivement en Angola

Depuis un temps, en effet, des sources signalent la sortie massive de jeunes diplômés congolais qui trouvent un terrain d’accueil en Angola. Il nous revient que la plupart sont issus de l’enseignement supérieur et universitaire : l’Institut supérieur des techniques appliquées (ISTA), l’Institut supérieur pédagogique technique (ISPT), l’Institut supérieur de Commerce (ISC/Kinshasa), l’Université pédagogique nationale (UPN), l’Institut  des bâtiments et des travaux publics (IBTP), l’Institut supérieur des arts et métiers (ISAM), l’Institut supérieur des arts (INA), et même l’Université de Kinshasa (UNIKIN). Ces établissements autant que d’autres, forment et décernent des diplômes à des finalistes dont plusieurs s’arrangent à quitter le pays, dans les mois qui suivent la fête de collation des grades académiques. Des raisons évoquées pour justifier la fuite de cerveaux sont multiples, certes. Toutefois, elles convergent vers la quête d’un « ciel prometteur ».

Faire de l’emploi des jeunes une priorité de l’action gouvernementale 

Raymond Jarret, un néo-septuagénaire, est de nationalité française. Il a quitté la RD Congo en 1971, après avoir servi comme cadre technique de la représentation locale de l’industriel des chaussures Bata. Il y a peu, l’homme a entrepris des voyages de touriste dans des pays subsahariens de son choix. En RD Congo, il a visité Kinshasa après avoir relié la Centrafrique au Congo-Brazzaville, par voie fluviale. Quelle n’a pas été son émotion de voir que NDOLO, aux abords du fleuve Congo, n’était plus un quartier industriel, une vocation qu’elle avait pourtant sous l’administration coloniale belge, et aux premières heures de l’indépendance. Partout où il est passé, celui qui ne voile guère sa passion pour l’Afrique noire a véhiculé un message d’exhortation. En effet, il a appelé les gouvernants africains à prendre à bras- le- corps la question de l’emploi des jeunes. Le contraire, a-t-il redouté, constituerait une bombe à retardement susceptible de faire fragmenter ces pays de l’intérieur. Ce message de sagesse qui laisse transparaître de la compassion, est tombé comme un grain dans une terre ciblée. L’Afrique noire partagée entre des conflits armés par procuration et des ambitions légitimes des générations montantes, est donc à la croisée de chemins. Le continent noir, en effet, est appelé à opérer des choix minutieux, pour préserver des lendemains souriants.

 

(Payne)

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Ce jour, qui est la Journée mondiale de la Ménopause, l’International Menopause Society (IMS) presse les nations de prendre des mesures actives pour éduquer les femmes concernant les implications de la ménopause pour la santé.

L’Organisation mondiale de la santé estime qu’en 2030, 1,2 milliard de femmes seront âgées de 50 ans ou plus et qu’un nombre croissant de ces femmes peut s’attendre à

vivre plusieurs décennies après la ménopause.

Malheureusement, une durée de vie plus longue entraîne aussi une augmentation spectaculaire de l’incidence des maladies et des affections qui peuvent être associées à la perte d’œstrogènes au milieu de la vie.

La Journée mondiale de la Ménopause  célébrée   annuellement le 18 octobre, a pour objectif d’honorer toutes les femmes. Elle vise les millions de femmes qui, partout dans le monde, arrivent chaque jour à ce stade vital de leur vie, même si bon nombre d’entre elles ne comprennent pas bien ce qu’est la ménopause et quels sont ses impacts sur leur santé.

Le défi que lance la Journée mondiale de la Ménopause appelle toutes les nations à donner à la santé après la ménopause, une place primordiale dans la recherche et la santé publique, afin d’aider les femmes à éviter les symptômes désagréables susceptibles d’affecter la productivité et la qualité de vie, et afin de réduire les taux d’ostéoporose, de maladies cardiaques, de cancer du côlon et autres maladies du

vieillissement liées aux œstrogènes.

400 mille femmes entrent en ménopause chaque année en RD Congo, a indiqué à l’agence presse congolaise, mercredi à Goma, le gynécologue Déogratias Ngabo. C’était à l’occasion de la célébration de cette Journée internationale

Pour ce spécialiste, la ménopause est une période qui apparait chez les femmes âgées de 45 ans à 55 ans avec des manifestations caractérisées par l’absence totale des règles, une bouffée permanente de la chaleur par fois accompagnée des maux de tête et des insomnies et autres.

Ce qui se passe la ménopause

Pendant cette période de la vie, le corps de la femme arrête de produire des œstrogènes, ce qui induit des symptômes tels que bouffées de chaleur, fatigue, sécheresse vaginale et insomnies. La perte des œstrogènes a également été associée à un certain nombre de maladies graves telles que l’ostéoporose, des maladies cardiaques, une dégénérescence maculaire (cécité), la perte des dents, le cancer du côlon et un déclin des fonctions cognitives. Les informations qui suivent sont importantes, les bouffées de chaleur, parfois accompagnées de sudation et d’une rougeur du visage, sont la réponse du corps à la diminution des taux d’œstrogènes. Pendant une bouffée de chaleur, qui dure classiquement de 30 secondes à 5 minutes, le cœur bat plus rapidement et la température de la peau augmente. Des relations sexuelles douloureuses dues à une sécheresse ou à un resserrement des tissus vaginaux peuvent être dues à la réduction des taux d’œstrogènes. La moitié des femmes âgées de plus de 50 ans présenteront à un certain moment une fracture due à l’ostéoporose. Des études récentes ont permis de constater que plus de la moitié des femmes ignorent que la ménopause augmente le risque de maladies cardiaques. Pourtant, les maladies cardio-vasculaires, particulièrement les crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux, constituent la principale cause de décès dans le monde actuel. Les femmes ménopausées sont trois fois plus susceptibles que les hommes d’avoir la maladie d’Alzheimer et des travaux de recherche donnent à penser que la perte des œstrogènes peut y jouer un rôle important.

(Mamie Ngondo)

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Professeur de français depuis plus d’une vingtaine d’années, Lowulia Crooner a mis sur le marché de disques l’album  » les fous du français  » faisant partie de la collection  » le Français par la musique ».

Au micro de arts.cd; cet employé de l’Institut Ebenga à Lemba, a justifié la sortie de ce « cours de français chanté » par le fait que la musique est l’une des meilleures voix pour faire passer un message.       Sortant des principes etablis, « monsieur » Crooner a voulu innover sortant ainsi des sentiers battus par les élaborateurs du programme scolaire congolais.

» Le français par la musique »  est une collection qui contient plusieurs programmes en son sein, notamment cet album de 8 titres dont   »l’Alphabet français »,  » la syllabe », les mots possessifs, les fous du français 1 et 2, les quatre points cardinaux, Souvenirs du village, et racines communes. Véritable moyen d’assimilation et de maîtrise de la langue française,  l’album  » les fous du français  » a pour cible première les élèves des classes primaires jusqu’en deuxième secondaire et les locuteurs qui veulent bien se perfectionner dans les notions élémentaires de la langue d’Emmanuel Macron.

Nouvelle façon d’apprendre la langue française, cet album de celui qui se surnomme « professeur-artiste », est une nouvelle méthodologie de l’enseignement pour une communauté qui reste accrochée à sa culture musicale.

A côté de lui, Gaston Masila de la Direction de matériels didactiques du ministère de l’Enseignement Primaire Secondaire, propose que cet album passe par son service pour avoir un agrément avant d’être vendu dans les écoles. Puisque, ajoute-t-il, tout programme aux élèves congolais avant d’atteindre les écoles, doit passer par un service compétent qui en évalue la valeur et la portée.

 

(Onassis Mutombo)

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Depuis 2 semaines déjà l’artiste-musicien Joss Diena à la tête de son orchestre séjournent à Luanda en Angola. Il s’y est rendu en réponse à une invitation qui lui a été envoyée par un grand organisateur des spectacles basé dans la capitale angolaise.

Profitant de cette occasion, cet ancien sociétaire de Cultur’A Pays Vie au sein duquel il avait brillé de mille feux, va saisir le taureau par les cornes pour faire la promotion de son nouvel album intitulé «  Plan B-l’Union Fait La Force ». Il y a lieu de signaler pour les amateurs du téléchargement que cette œuvre spécialement est disponible sur You Tube.

De retour à Kinshasa   après Luanda, Jos Diena et son équipe ne déroberont jamais à la règle. Ils seront présents chaque jeudià leur sanctuaire de répétition à l’’espace « Grand Libulu » au quartier 1 dans la commune de N’Djili.

(Kingunza Kikim Afri)

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En 2014 et deux fois déjà au début de cette année, la nouvelle annonçant la mort du chanteur Bipoli na Fulu avait circulé sur la toile mais elle a été vite démentie par l’artiste qui était bien entendu malade et qui avait recouvré sa santé. Toutefois, il y a lieu de signaler qu’en dépit de sa convalescence, Bipili na Fulu a connu une rechute. Il n’a plus récupéré ses sens et la mort s’en est suivie plongeant ainsi dans la consternation totale sa famille biologique

Bipoli débute sa carrière musicale au quartier 7 à N’Djili dans l’orchestre « Yoka Choc » avant de s’en aller en 1975 faire partie de la première équipe de Viva la Musica. Où il rencontrera comme coéquipiers entre autres les artiste-musiciens comme Papa Wemba, Jadot le Cambodgien, Aziza, Djenga-Ka Espérant Kisangani et Bipoli na Fulu, Bamundele Rigo Star et les autres.

 

Mais, quelques temps après, Viva la Musica connaîtra sa première scission. Les chanteurs Bipoli na Fulu, Espérant Djenga-Ka, Jadot le Cambodgien et le guitariste Julva Liguagua tourneront le dos à Papa Wemba pour intégrer l’orchestre « Karawa Musica » du trio « Kangonia » qui avait ses assises dans la commune de Lingwala. Plus-tard, il ravivera et rentrera au bercail auprès de Kuru Yaka. Ce dernier quittera Kinshasa à l’insu de tous ses musiciens pour un voyage en Europe. Quelques mois après, une nouvelle s’est répandue dans la ville sur la mort de Papa Wemba à Paris. Il n’en était portant pas le cas. Informé de ce qui se passait à Kinshasa, le chef coutumier du village Molokaï a fait un retour triomphal dans la capitale. Les organisateurs des spectacles ont vite tombé sur le fait pour contraindre le groupe « Viva-la-Musica » à trois concerts marathons au Ciné Palladium.

Cependant, au lendemain de ces productions, les musiciens ont perçu des primes modiques qui ne les avaient enchantées. Le premier à claquer la porte fut King Kester Emeneya qui sera rejoint dans son retranchement par onze autres déserteurs de Viva-la-Musica dont : Bipoli na Fulu, Petit Prince, Joly Mubiala, Safro Manzangi, Tofolo Tofla Kitoko, Pinos, Mongo Ley, Huit Kilos, Patcho Star et Moto na libandi Otis Koyongonda, qui sont allés fonder l’orchestre Victoria Eleison. Placé sous la conduite de King Kester Emeneya cette formation musicale marquera sa sortie officielle le 24 décembre 1982.

Comme toute œuvre humaine ne manque pas de failles, Bipoli na Fulu a quitté Victoria Eleison au cours d’une tournée en Europe où il s’était établi pour entreprendre une carrière solo.

C’est en cette qualité que la mort vient l’arracher de l’affection de siens. Artiste-musicien qui a beaucoup contribué à l’éclosion de l’art d’Orphée en RDC, De Guimarães Bipoli lègue à la postérité des œuvres -dont son tube « Ami Kapangala »- qui ne manqueront point de signaler son passage sur cette terre des hommes. On se rappellera, en outre, que le chanteur Bipoli na Fulu était le frère à l’honorable Marie Mwabi, députée provinciale de Kinshasa.

Selon le programme élaboré par ses proches, la dépouille de l’artiste qui est arrivé hier jeudi 19 octobre 2017 par un régulier d’Air France en provenance de Paris est exposée au terrain « Bouda », au quartier 1 à N’Djili pour des recueillements et sera conduite aujourd’hui vendredi 20 octobre à sa dernière à la Nécropole « Entre Terre et Ciel » à Mbenzale dans la commune de la N’Sele.

Le desk Musique du journal « L’Avenir » présente à la famille biologique de l’artiste ainsi qu’à toute la communauté musical congolaise ses condoléances les plus émues et prie l’Eternel à lui reserver une paix durable et sereine dans le Royaume des Cieux.

(Kingunza Kikim Afri & Grâce Nlemvo)

La Tripartite CNSA-Gouvernement-CENI a pris conscience des realités du chemin critique des opérations qui vont suivre l’étape de constitution du fichier électoral, ainsi que les délais y relatifs jusqu’à la tenue des scrutins et l’installation des nouvelles institutions. La Communauté internationale et les partenaires doivent libérer les moyens financiers promis selon le protocole d’accord relatif au Projet d’Appui au Processus Electoral au Congo géré par le PNUD/PACEC.

Aux termes des travaux de la Tripartite Ceni-CNSA-Gouvernement sur l’évaluation du processus électoral, les trois institutions ont pris acte des conclusions qui en découlent, mais invitent la Commission Electorale Nationale Indépendante à rendre publique le calendrier électoral raisonnable, réaliste dans le plus bref délai. Ce délai oblige chaque partenaires au processus électoral de mettre la main à la patte de manière financière, en vue de rendre les élections possibles en République Démocratique du Congo.

Pendant trois jours, la Ceni, le CNSA et le Gouvernement ont planché sur les activités essentielles de la Commission Electorale Nationale Indépendante, en rapport avec le délai fixé de 504 jours susceptibles de produire un calendrier électoral.

Les participants ont pris acte de la clôture des opérations d’enrôlement des électeurs dans les 24 provinces et de la poursuite dans les provinces des Kasaï et Kasaï Central, comme dans les territoires de Kamiji et Luilu, dans la province de Lomami.

Ces travaux qui ont connu la participation des observateurs et experts nationaux et internationaux, de l’Union Européenne, de l’OIF, de la Monusco, de l’Union Africaine, de la République Sud-Africaine, de la SADC, du PNUD/PACEC, du CSAC et du Conseil National des Droits de l’Homme, à l’unanimté ont déclaré sollenellement qu’ils ont pris acte de la clôture de l’opération d’enrôlement des électeurs dans les 24 provinces et sa poursuite dans celles du Grand Kasaï, comme dans les deux territoires de la province de Lomami.

Par la suite, ils ont noté avec satisafaction l’engouement d’enrôlement de la popualtion à se faire enrôler jusqu’à hauteur de plus de 42 millions d’électeurs enregistrés à ce jour.

Par la suite, les participants à la tripartie ont exhorté la Ceni et le Gouvernement de la République, chacun en ce qui le concerne, à accorder le bénéfice de l’urgence au parachèvement de cette opération dans lesdites provinces pour que le fichier électoral soit dûment constitué.

Dans la foulée, les participants ont recommandé à la Commission Electorale Nationale Indépendante, en ce qui concerne l’élection présidentielle, de lancer d’idnetification et enrôlement des électeurs des Congolais de l’étranger, puis encourangent le Gouvernrement à poursuivre le financement du processus électoral et en assurer la sécurité, tout en fournissant à la Ceni les moyens logistiqsues disponibles.

Pour ce faire, les participants à l’évalutation du processus électoral ont remercié les partenaires techniques et financiers de la Rdc pour le soutien technique et l’appui logistique apporté à la Ceni. Ils lancent cependant un appel à ces partenaires de libérer effectivement les moyens financiers promis, conformément au protocole d’accord relatif au Projet d’Appui au Processus Electoral au Congo géré par le PNUD/PACEC.

En plus, ils ont invité particulièrement la Monusco à finaliser l’évaluation avec la Ceni des besoins en appui logistique, et à fixer cette dernière quant à la hauteur et aux modalités de son appui.

S’agissant de l’adoption des instruments juridiques, les participants ont recommandé au Parlement de la République Démocratique du Congo de donner priorité d’une part à l’examen et à l’adoption de la loi électorale, ainsi que son annexe portant répartition des sièges, et d’autre part, d’examiner en urgence la loi organique portant organisation et fonctionnement du Conseil National de Suivi de l’Accord et du Processus Electoral.

Il faut dire que les participants des trois institutions et les experts ont rappelé au Gouvernement de la République son engagement à trouver, avec le concours du Conseil Supérieur de la Magistrature, des solutions idoines, en perspectives de la gestion du contentieux électoral, tout en exhortant les Chefs coutumiers, les confessions religieux, la société civile, les Partis Politiques signataires ou non de l’Accord du 31 décembre 2016 à vulgariser et application dudit Accord.

Pour ce faire, ils ont pris conscience des realités du chemin critique des opérations qui vont suivre l’étape de constitution du fichier électoral, ainsi que les délais y relatifs jusqu’à la tenue des scrutins et l’installation des nouvelles institutions.

Compte tenu de ce diagnostic et tableau du schema critique de la Ceni, les participants ont formulé une demande au seul organe habilité à organiser les élections, conformément à la Constitution ; à sa loi organique et aux dispositions pertinentes de l’Accord du 31 décembre 2016, de publier le calendrier électoral réaliste, tout en encourageant le CNSA à continuer à jouer pleinement son rôle conformément aux dispositions pertinentes de l’Accord du 31 décembre 2016. Enfin, les participants ont lancé un appel patriotique à toutes les parties prenantes au processus électoral et à l’ensemble du peuple congolais à soutenir et accompagner le processus électoral en cours jusqu’à la tenue effective des élecrtions.

Peu avant le discours de clôture du Premier ministre, Bruno Tshibala, le Conseil National Suivi de l’Accord et du Processus Electoral représenté par Joseph Olenghankoy, le Gouvernement de la République représenté par Emmanuel Ramazani Shadari, Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur et la Commission Electorale Nationale Indépendante, représentée par Corneille Nangaa, ces trois institutions ont apposé leurs signatures sur le Communiqué finale sanctionnant la clôture des travaux de l’évaluation du processus électoral. Un bémol a failli gacher la clôture des travaux, en ce que le Président du CNSA aurait souhaité que les chefs des corps, entendus Joseph Olenghankoy, Bruno Tshibala et Corneille Nangaa apposent leurs singatures sur le document, en lieu est place du Vice-Premier ministre de l’Intérieur et Sécurité. Plus de peur que de mal, Emmanuel Shadary a signé sur ordre du Chef du Gouvernement.

(Pius Romain Rolland)

Ci-dessous, l’intégralité du Discours du Premier ministre à la clôture de la tripartie :

Discours de SEM le Premier ministre lors de la cérémonie de clôture des travaux d’évaluation du processus électoral par le Gouvernement, la CENI et le CNSA au Palais du Peuple (Kinshasa, mercredi 18 octobre 2017)

 

Honorables Députés et Sénateurs

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement

Monsieur le Président de la Commission électorale nationale indépendante

Monsieur le Président du Conseil national du suivi de l’Accord et du processus électoral

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs des missions diplomatiques

Mesdames et Messieurs les Représentants des organisations internationales et des Agences du Système des Nations Unies

Distingués Invités

Mesdames et Messieurs

C’est encore avec un immense plaisir que je m’adresse devant cette auguste assemblée, pour la deuxième fois dans l’espace de cinq jours, à l’occasion, cette fois-ci, de la présente cérémonie de clôture des travaux de la deuxième évaluation du processus électoral par le Gouvernement, le CNSA et la CENI.

En effet, ouverts le samedi 14 octobre dernier dans cette même salle du Palais du Peuple, les travaux de la deuxième évaluation du processus électoral en cours dans notre pays par le Gouvernement, le CNSA et la CENI s’achèvent aujourd’hui.

Conformément à l’Accord politique global et inclusif du 31 décembre 2016, les trois institutions que je viens de citer, assistées par leurs experts respectifs, et en présence des partenaires multilatéraux de la RDC, ont procédé à une évaluation sérieuse et sans complaisance de l’état d’avancement du processus électoral en cours.

Les participants ont travaillé avec assiduité, rigueur intellectuelle et dévouement pour identifier les progrès déjà réalisés et les activités qui restent encore à accomplir sur le chemin qui mène notre peuple vers les élections crédibles, transparentes et apaisées.

Les travaux d’évaluation du processus électoral ont permis d’aboutir aux conclusions et recommandations pertinentes consignées dans le Rapport final et le Communiqué final qui viennent d’être lus en plénière.

C’est ici le lieu pour moi de présenter mes très sincères félicitations à tous les participants pour avoir produit un travail de grande qualité en vue de permettre à la CENIde recadrer le processus électoral en cours qui doit connaître, à court terme, des avancées significatives.

Comme je l’avais indiqué dans mon discours d’ouverture le samedi 14 octobre dernier, la CENI dispose maintenant, à l’issue de ces travaux d’évaluation, de tous les éléments nécessaires pour préparer et publier, dans les plus brefs délais, le calendrier électoral en vue de paver et de baliser le chemin qui va conduire le peuple congolais vers les meilleures élections de l’histoire récente de notre pays.

A mon avis, le futur calendrier électoral dont nous souhaitons les publications dans les meilleurs délais doit être réaliste.

Mesdames et Messieurs

Je ne cesserai jamais de le répéter : le Gouvernement d’union nationale a une mission principale, pour ne pas dire l’unique mission. Il s’agit de l’organisation au cours des prochains mois des élections crédibles, transparentes et apaisées en RDC.

A cet égard, comme je l’ai souvent répété, l’ambition de mon Gouvernement est d’offrir au peuple congolais les meilleures élections de l’histoire récente de notre pays. Le régime démocratique et républicaine que nous avons choisi pour notre développement et notre vivre ensemble ne peut s’enranciner dans notre société que par la tenue des élections à intervalles réguliers et qui crédible et transparentes.

C’est pourquoi, mon Gouvernement fera tout ce qui est possible pour remplir toutes ses obligations en rapport avec l’organisation des prochaines élections, telles qu’elles sont prévues dans l’Accord politique du 31 décembre 2016 et rappelées dans les conclusions et recommandations des travaux de la deuxième évaluation du processus électoral.

J’espère que la communauté internationale fera de même en ce qui concerne ses propres engagements qu’elle a souscrits en vue d’apporter son soutien matériel et financier au processus électoral en cours dans notre pays.

En attendant la publication imminente du calendrier électoral, je lance un appel à tous les Congolais de rester calmes, de défendre la paix, la stabilité, la concorde nationale et la jeune démocratie congolaise en mettant l’intérêt général au- dessus des intérêts partisans et égoïstes.

Nous devons tous montrer à la face du monde que nous sommes un peuple mûr, responsable et capable de prendre son destin en mains dans la justice, la paix et le travail.

Que vive la République Démocratique du Congo !

Que Dieu bénisse le peuple congolais !

Sur ce, je déclare clos les travaux de Sa deuxième évaluation du processus électoral par le Gouvernement, le CNSA et la CENI

Je vous remercie