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La Rédaction

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L’insalubrité bat son record dans la ville province de Kinshasa, en dépit des fêtes de fin d’année. Cela est remarquable au quartier Binza Barré, dans la commune de Ngaliema. Là, des déchets sont abandonnés le long de la grande route. Face à cette situation, la question se pose de savoir si la responsabilité revient au Gouvernement de déployer la main-d’œuvre pour les évacuer ou aux habitants de ce quartier, même de manière spontanée en cette occasion des festivités de fin d’année ? Raison pour laquelle le quotidien L’Avenir s’est imprégné de la situation et échangé avec quelques passagers et vendeurs du coin.

En effet, à chaque passant sa lecture de la situation : Cette situation s’empire du jour au jour.   Personnellement,  j’ai déjà vu en passant, quelqu’un sortir de sa parcelle pour déposer des déchets sur la chaussée. C’est très regrettable pour nous, habitants de cette ville, puisque nous voulons que tout vienne du gouvernement voire de l’hôtel de ville. Ce qui est étonnant, c’est que ces immondices sont juste devant la station-service en face du marché, sur l’arrêt de bus qui précède la place DGC», a expliqué un passant. Un autre poursuit en disant : « C’était devenu une coutume qu’avant et pendant les fêtes de fin d’année, toutes nos avenues soient décorées et rendues propres. Contrairement aux années antérieures, à ma grande surprise, cette année 2018 à la place Barré,  il y a eu de la  négligence, rendant cet endroit  méconnaissable. Le Christ a été accueilli dans une insalubrité très remarquable. Pourtant à la même place, dans la soirée du 24 décembre, des jeunes du quartier se sont contentés de mettre de la musique, boire et danser  aux abords d’un lieu très sale. Le Nouvel an sera pareil, si l’on ne s’en occupe pas.

Des vendeuses, de leur côté, se sont aussi exprimées : « Il n’y a pas que les immondices. Avec des eaux stagnantes en ces lieux, et principalement le long de la route, la boue et la pollution de l’air sont au rendez-vous. Les caniveaux sont même bouchés à cause de cette tuyauterie défectueuse. Nous qui vendons au marché, nous nous cotisons quelquefois, pour engager une main-d’œuvre spontanée de jeunes gens déguisés en éboueurs de fortune. A leur tour, ceux-ci prennent ces mêmes immondices pour les placer dans le voisinage de la route, faute de dépotoir où les déverser. Il arrive que les déchets soient répandus dans la rue, plutôt que dans un centre d’enfouissement. Cette situation nous expose et expose la santé de nos clients », a témoigné une vendeuse et mère de famille.

Tant que cette situation persiste, la population sera exposée aux risques d’infections. Certes, il est  indispensable de soigner son environnement, de veiller à son milieu de vie. Cela permet d’éviter des microbes, sources des  maladies telles que  la fièvre typhoïde, malaria, cholera et autres. L’hygiène de son milieu doit préoccuper de même que celui de son propre corps. C’est, en effet, en cela que se résume la règle de la santé : « Un esprit sain dans un corps sain », dit-on.

C.K, CP  

 

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Dans la ville de Kinshasa, des vendeurs de vivres déplorent un manque d’affluence de clients dans leurs boucheries.  Ce témoignage est identique sur l’avenue Kasa-Vubu, au marché central ‘’zando’’, à l’abattoir de Masina et dans le parage de la place des artistes (ex Victoire). En ces différents endroits, en effet, des vendeurs expriment leurs doléances en des termes concordants : ‘’ depuis la semaine qui a précédé la fête de Noël, nous avons constaté que la clientèle ne répond pas comme attendue. Pour la semaine de la fin du mois qui est aussi celle du nouvel an, nous redoutons que la tendance se maintienne ainsi au bas de l’échelle. Nous observons une baisse assez importante de la clientèle, contrairement à l’engouement observé l’année dernière, au cours de la même période’’.

Comme le malheur ne vient jamais seul, les vendeurs de la viande fraîche paient, eux, le plus lourd tribut relativement à la baisse la clientèle. Car la viande non vendue  doit être conservée dans des conditions maximales, en vue de prévenir la décomposition. La  situation, hélas, se complique en cas de délestage (privation temporaire de fourniture électrique), confie une source. Il est des lieux  où des vendeurs ambulants se sont illustrés dans la vente, posant du fait même la question des contraintes de l’hygiène alimentaire. Certaines personnes se sont cotisées pour acheter de la viande en quantité voulue et se la partager paré la suite. Une source  explique : ‘’dans des boucheries, la viande coûte chère.  La population moyenne n’a pas le moyen de faire face au coût exigé pour un voire plus d’un kilo de viande. Une ménagère témoigne : le kilo de la viande de la vache coûte 12000 francs congolais. Et un peu moins le prix de la viande de la chèvre pour la même quantité à la boucherie ou l’abattoir de Masina. Pour nourrir la famille, il faut un choix judicieux. Un style et un repas commode suffit pout partager et fêter le Noël et le nouvel an. C’est pour cela que des familles achètent de plus du poisson, du poulet et des cuisses etc.  Car le prix est quand même à la leur portée, accessible à la modeste bourse.

Quand le prix s’impose au marché, la nécessité oblige

La dépendance ‘’ prix-choix ‘’, est une des approches de l’économie élémentaire. En certains endroits de la ville de Kinshasa, la population choisit des vivres au prix bas, pour s’éviter de grandes dépenses. Par exemple, le prix du poulet varie entre 4000 à 4500 franc congolais dans différents marchés. Le poisson est à un prix raisonnable. Car pour un kilo, un ménage dépense moins de 3000 franc congolais. Comme c’est la fête, le partage sera plus que d’habitude, l’expression de la solidarité.

En somme, beaucoup préfèrent acheter la viande de vache, de chèvre et celle de porc dans des boucheries. Ces lieux bénéficiant de la présomption positive d’observer l’hygiène en la matière.

 Nzuzi Richard

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Le peuple congolais est un grand peuple au cœur de l’Afrique. Il sait ce dont il a besoin, car il a besoin du social, c’est-à-dire, du socialisme. Ce qu’il lui faut, c’est une voix qui le guide, des hommes et des femmes dont l’idéal montre au peuple ce qu’il doit faire. C’est pourquoi, le Palu dit fièrement qu’il est Mwinda ya Congo. Il est donc temps que le peuple congolais par sa souveraineté retrouvée, après une longue lutte de 32 ans contre le néocolonialisme et des années de guerre d’agression lui imposée par l’impérialisme moribond, puisse enfin se débarrasser du capitalisme par les urnes. Et uniquement par les urnes. Le pouvoir par la violence, nous n’en voulons plus au Congo, dixit le Patriarche Antoine Gizenga dans une déclaration.

Le Palu, parti des hommes et des femmes intègres, émanant du peuple par la volonté du peuple, pour la victoire du peuple, qui lutte héroïquement et sans relâche voici 53 ans. Et ce, en portant haut et fort l’étendard du nationalisme pour un Congo réellement indépendant et la victoire du socialisme. « Le Palu, pour être victorieux dans cette lourde mission, s’est toujours inspiré des héros de notre liberté, de notre totale indépendance que sont Kimpa Vita, Simon Kimbangu, Patrice-Aimery Lumumba, Mpolo Maurice, Okito Joseph, Pierre Mulele, Maurent-désiré Kabila et guidé par son chef, le vénérable Patriarche, l’un des pères de l’indépendance du Congo, le camarade Antoine Gizenga », a indiqué le Patriarche Antoine Gizenga dans une déclaration rendue publique à Kinshasa.

Et de renchérir que le Palu, voici 5 décennies déjà, occupe la première ligne de front de la révolution socialiste au Congo, car engagé dans un combat démocratique contre toutes les injustices sociales, que subit encore et toujours notre peuple pour cause d’un capitalisme vile et dégradant. Un capitaliste qui a échoué au Congo. Un capitalisme que le peuple congolais n’a même pas librement choisi, car il lui a été imposé par l’ignoble colonisation. Il est donc temps que le peuple congolais par sa souveraineté retrouvée, après une longue lutte de 32 ans contre le néocolonialisme et des années de guerre d’agression lui imposée par l’impérialisme moribond, puisse enfin se débarrasser du capitalisme par les urnes. Et uniquement par les urnes. Le pouvoir par la violence, nous n’en voulons plus au Congo.

A l’en croire, le peuple congolais est un grand peuple ; il sait ce dont il a besoin, car il a besoin du social, c’est-à-dire, du socialisme. Ce qu’il lui faut, c’est une voix qui le guide, des hommes et des femmes dont l’idéal montre au peuple ce qu’il doit faire. C’est pourquoi, le Palu dit fièrement qu’il est Mwinda ya Congo. Voilà pourquoi, les militantes et militants du Palu sont dans le peuple comme un poisson dans l’eau, pour le convaincre que le socialisme, c’est le salut pour notre Nation. Ainsi, le Palu continuera donc à lutter jour après jour et sans recule, afin de ne pas trahir le peuple, en volant de victoire en victoire jusqu’à ce que se réalise la promesse faite à notre peuple par Patrice-Aiméry Lumumba : « L’Avenir du Congo est beau ».

La collecte des 500 FC continue au PALU

Pour rappel, le PALU a initié lundi 17 décembre  2018, au travers le Secrétaire Permanent et Porte-Parole du Palu, Gizenga Lugi (B17), la campagne de collecte de fonds dans tous les organes de base de Kinshasa et de l’intérieur du pays, en vue de soutenir financièrement les témoins qui seront déployés dans différents bureaux de vote. En lançant cette campagne de collecte de fonds pour soutenir financièrement les témoins, le Porte-Parole du Palu entend non seulement se conformer aux exigences démocratiques, mais aussi et surtout assurer l’autonomie et par ricochet l’indépendance du Palu. « Mais la cotisation reste un principe démocratique et on ne peut pas faire une révolution sans les moyens et ce sont les masses qui ont plus d’intérêt dans une révolution. Sinon, nous allons devenir un parti financé par l’extérieur mais pour l’intérêt de qui ? Si ce n’est pas le peuple qui finance un parti, comment ce parti va-t-il défendre l’intérêt du peuple ? Le Palu étant un parti qui défend les intérêts du peuple, c’est le peuple qui le finance. Notre parti est financé par rapport à son implantation. Là où il est mieux implanté, c’est de là que vient le financement », a-t-il enchainé.

Cette  initiative est saluée par bon nombre d’analystes qui y voient un signe de l’attachement du Palu à son idéologie qui est le socialisme démocratique. En effet, alors que certains Partis politiques recourent au financement extérieur pour financer leur campagne électorale, le Parti cher au patriarche Antoine Gizenga, a choisi de recourir à sa base. Cette dernière est d’ailleurs habituée à cet exercice car, elle a toujours mis la main dans la patte pour financer les activités  du Parti.

JMNK

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Sur invitation du président congolais Denis sassou N’guesso et président en exercice de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), les chefs d’Etat de cette organisation et ceux de la Communauté de développement d’Afrique Australe (SADC) se retrouvent à Brazzaville, ce mercredi 26 décembre 2018, pour un sommet extraordinaire.

Ce sommet qui sera consacré à la situation en République Démocratique du Congo, a constitué le mobile d’une tournée sous-régionale du ministre congolais des Affaires étrangères, Jean-Claude Gakosso. Il a, notamment, rencontré le chef d’Etat namibien, Hage Geingold, président en exercice de la SADC, après Kigali, Kampala, Windhoek et Pretoria, sans oublier Luanda.

La situation en RDC préoccupe les autorités congolaises de Brazzaville à cause, entre autres, des réfugiés. Déjà, la semaine dernière, Brazzaville a accueilli environ 7.000 personnes, en une semaine, en provenance de Maï-Ndombe en RDC à la suite à des affrontements intercommunautaires.

A l’évidence, les chefs d’Etat de de Gouvernement de la CIRGL et de la SADC qui se réunissent à quatre jours des élections en RDC devront évoquer ce rendez-vous capital qui concentre toute l’attentions dans la sous-région en Afrique. Le souci collectif, sera sans doute, de voir des élections se dérouler dans un climat apaisé en RDC. Il va de soi que les autorités de la RDC saisiraient cette occasion pour rassurer aussi bien leurs pairs de la sous-région que leurs compatriotes sur le caractère apaisé des élections du 30 décembre prochain.

Qu’à cela ne tienne, la CENI qui a repoussé les élections présidentielle, législatives nationales et provinciales au 30 décembre 2018, rassure que tout est mis en place pour que ce rendez-vous se déroule dans un climat apaisé. C’est au vu des explications fournies par la Centrale électorale que les parties prenantes n’ont trouvé aucun inconvénient par rapport à ce report.

 

Roch Bouka correspondant de la Rtga World au Congo Brazzaville

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Comme de tradition, Monseigneur Fridolin Ambongo Besungu, Archevêque Métropolitain de Kinshasa, a adressé un message aux chrétiens de Kinshasa et aux Hommes de bonne volonté, intitulé  « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vue se lever une grande lumière » (Is 9,1), à l’occasion de Noël 2018. Dans ce message, il a mis un accent particulier sur la paix, car la vraie paix est un don de Dieu, dit-il.  « Accueillons-la dans nos cœurs, dans notre ville de Kinshasa, dans notre pays, la RD Congo, surtout en cette période électorale agitée. En effet, la vraie paix consiste à s’ouvrir aux autres, à tirer profil de leurs différences et à s’engager ensemble dans la construction d’un avenir meilleur », indique-t-il, avant d’insister que la vraie paix exclue l’égoïsme, le régionalisme, le tribalisme, le clivage et les catégorisations.

En cette période critique de l’histoire de notre pays, il a invité chacun et chacune au sens de la responsabilité et à la non-violence pour que nous puissions passer ce cap du 30 décembre 2018 dans la paix et la vérité. La vraie paix aujourd’hui dans notre pays exige que les élections aient lieu à la date fixée du 30 décembre 2018. La vraie paix aujourd’hui, c’est aussi que les résultats qui seront publiés puissent réellement refléter la volonté du peuple exprimée dans les urnes.

Soulignons que dans son homélie, Monseigneur Fridolin Ambongo Besungu, Archevêque Métropolitain de Kinshasa a expliqué que la célébration de la fête de Noël 2018 me donne l’occasion de vous adresser un message d’encouragement et d’espérance.     A l’en croire, autrefois, le prophète Isaïe s’adressait au peuple d’Israël en exil. Pendant cette période sombre, le peuple d’Israël était humilié et affamé, découragé et abattu. Il n’avait ni repères ni guides. Le Temple, symbole de son identité a été détruit. Les richesses et les trésors du pays sont pillés et exploités par les étrangers… Toute cette situation plongeait le peuple d’Israël dans les ténèbres du désespoir le plus complet. Cependant, il lui restait encore et fort heureusement une lueur d’espoir pour un lendemain meilleur : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vue se lever une grande lumière » (Is 9,1).

Cette triste expérience d’Israël ne résonne-t-elle pas aujourd’hui encore et de façon particulière au cœur du peuple Congolais ? Sommes-nous loin de ce qu’a vécu Israël ? Est-ce excessif d’affirmer que le peuple congolais est en exil sur sa propre terre ? Que d’humiliations, et de manque du nécessaire vital, que du mépris de la dignité de la personne humaine et de ses droits les plus fondamentaux ! On se croirait aujourd’hui au Congo à l’époque d’Israël où l’obscurité du péché couvrait tout le pays.

Pourtant, la parole de Dieu nous invite à l’espérance car le Seigneur s’est toujours souvenu de son peuple qui souffre ! Il se souviendra du peuple congolais. Il agira en sa faveur et le sauvera, avec sa propre collaboration. Je vous invite à ne pas baisser les bras. Je vous invite comme Marie, la Mère de Dieu, à persévérer dans les épreuves. Je vous invite à collaborer au projet de Dieu et à travailler pour la vraie paix.

Et de conclure : « Puisse la Vierge Marie, Patronne de cette église cathédrale, intercéder pour nous, pour notre peuple si assoiffé de paix et de bonheur. Qu’elle nous obtienne de son Fils la force d’espérer contre toute espérance. Dans cette espérance, je vous accorde de tout cœur ma bénédiction apostolique ».

JMNK

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Dans un entretien accordé à Radio Okapi, le Représentant adjoint du Secrétaire général de l’ONU en République démocratique du Congo (RDC), David Gressly, a estimé lundi que « l’essentiel est de continuer d’aller vers les élections ».

Le 22 décembre, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a annoncé le report des élections présidentielle, législatives et provinciales en RDC au dimanche 30 décembre. Les élections générales congolaises étaient initialement prévues le dimanche 23 décembre.

« Le fait que ça va prendre encore une semaine, ne change pas beaucoup de choses. On a déjà attendu deux ans depuis la date prévue pour ces élections, une semaine de plus n’est pas beaucoup », a dit M. Gressly au micro de la radio de la MONUSCO – la Mission des Nations Unies en RDC. « Il vaut mieux que ça soit bien organisé que de précipiter les choses », a-t-il ajouté de retour d’une visite de travail dans la province du Tanganyika, dans l’est du pays.

Pour le Représentant spécial adjoint, « la CENI a été très claire » sur les raisons du report des élections, faisant référence aux problèmes techniques évoqués par la Commission. « Nous continuons de voir de près comment la situation se passe. S’il y a une demande [sur l’appui de la MONUSCO au processus électoral], nous sommes prêts à aider de n’importe quelle manière, mais il appartient au gouvernement de faire la demande », a affirmé M. Gressly.

« Un report d’une semaine donne encore du temps pour la préparation et la formation si nécessaire », a dit le Représentant spécial adjoint qui a pu voir le matériel électoral apporté par la CENI dans la province du Tanganyika et discuté avec le personnel de la MONUSCO et les chefs coutumiers de la situation sécuritaire sur place. Un nouveau bataillon indonésien de la MONUSCO a récemment été déployé au Tanganyika.

JMNK

Le climat général est à l’interrogation sur le contexte dans lequel vont se dérouler les élections initialement prévues le 23 décembre 2018 et qui, pour des raisons connues, ont été reportées au 30 décembre de cette année.

Après avoir observé l’atmosphère dans lequel s’est déroulée la campagne électorale, le commun des mortels aussi bien que les cadres politiques sont en droit de s’interroger sur le climat dans lequel vont se tenir les joutes électorales du 30 décembre 2018.

En lieu et place d’une campagne électorale constructive, mettant en avant ce que l’on compte faire pour le peule, la coalition « Lamuka » notamment s’est investie dans une démarche de préparation à un soulèvement populaire, prêchant la haine à l’endroit de ses adversaires et poussant une certaine jeunesse au vandalisme et à provoquer les forces de l’ordre. La conséquence regrettable de cette incitation à la violence s’est appréciée en de nombreux morts et blessés.

Le « Cash » pour sa part a informé les Congolais que les résultats ne seraient acceptés que si la victoire va du côté de l’opposition.

Des leaders politiques de l’opposition congolaise qui s’étaient érigés ces dernières années en professeur de démocratie, se complaisent maintenant à proférer toutes sortes de menaces susceptibles de remettre en cause la bonne tenue des élections. Après avoir commandité l’incendie d’un entrepôt important de la CENI afin de compromettre la tenue effective des élections ; alors que les plus extrémistes d’entre eux, alliés à des forces rebelles étrangères mettent à feu et à sang le Nord-Kivu, d’autres dans la capitale et à travers le pays ne cessent de propager des menaces contre ceux qui s’apprêtent à voter pour la continuité du pouvoir actuel.

Ces mêmes leaders, chacun selon sa méthode, s’emploient à pourrir le climat politique général. Celui-ci installe le doute dans les esprits quant à la paix après les élections, celui-là exclut toute victoire de la partie adverse en promettant la foudre si ceci devait advenir.

La stratégie de l’opposition était d’abord de nier la volonté du Président de la République de laisser organiser des élections sans qu’il ne soit candidat. Dès que celui-ci avait indiqué le nom de son dauphin, le stratagème, cette fois-là, a consisté à s’attaquer à la « machine à voter ». Maintenant que la démonstration est faite que, ce que l’on appelle inconsidérément « machine à voter » n’est en fait qu’un écran tactile joint à une imprimante, nos adversaires, toujours à la recherche d’un prétexte pour discréditer le processus électoral, crient, à qui veut les entendre, qu’ils n’accepteraient aucun verdict dont les éléments seraient transférés, des bureaux de vote au centre de compilation, par la voie électronique.

La République Démocratique du Congo devrait-elle s’exclure de tout progrès technologique ?

Bien plus grave encore, des organisations se présentant sous le label « religieux », de la Société Civile ou comme mouvements dits « citoyens », tous notoirement connus comme proches de l’opposition, incitent leurs militants à ne pas quitter les lieux de vote et à envahir les bureaux au cas où les résultats affichés ne seraient pas conformes aux chiffres de leurs propres appréciations. Sommes-nous encore en démocratie ?

Il faut se poser la question de la légalité, de la légitimité et même de la moralité de ce comportement. La démocratie exige un minimum de respect et de considération pour les institutions et les autorités auxquelles la loi a confié un certain pouvoir. Dans le cas d’espèce, l’organisation des élections incombe à la CENI, seule structure compétente pour comptabiliser, les résultats de chaque bureau, les afficher et les transmettre au bureau de compilation. Envahir les sites électoraux en refusant de les quitter après avoir posé l’acte pour lequel on s’y est rendu n’est pas un acte citoyen, c’est une rébellion. Notre code électoral ne l’autorise pas.

Imaginons un seul instant que les partisans du camp opposé décident aussi d’occuper les mêmes sites électoraux, quels seraient les résultats ? Il n’est pas besoin d’être devin pour prévoir des affrontements.

La menace visant à occuper les sites est un véritable appel à la guerre civile. Il faut renoncer à ce projet macabre pour permettre une confrontation électorale civilisée et conforme aux valeurs de la démocratie.

Les organisations se présentant comme liées aux valeurs chrétiennes telles que le CLC devraient, dans cette période pré-électorale délicate, faire preuve de modération, de tolérance et d’attachement aux principes de paix et de concorde.

La jeunesse de notre pays doit se méfier des appels à la violence, même déguisés, en s’investissant dans la préservation de notre démocratie qui, pour progresser, nécessite la confiance de tous aux institutions auxquelles nous avons démocratiquement confiées des responsabilités.

 

Jean-Pierre Kambila Kankwende

Après l’incendie qu’elle a subi dans l’un de ses entrepôts situé sur l’avenue du Haut Commandement dans la commune de la Gombe, et compte tenu de la nécessité d’avoir des bulletins de vote appropriés aux machines à voter récupérés dans le stock des provinces, la CENI a annoncé le report des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales au 30 décembre 2018. Cette raison étant essentiellement d’ordre technique, les parties prenantes n’ont pas trouvé d’inconvénients à consentir ce bref report. Même au niveau de la Communauté internationale, tout le monde est d’accord avec cette petite prorogation, qui est de nature à vider tous les arguments de la Centrale électorale.

Le premier appel au calme est des 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU, qui ont pris acte de la décision de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de reporter au 30 décembre les élections présidentielle, législatives et provinciales en République démocratique du Congo, initialement prévues pour le 23 du même mois.

Ils  ont réaffirmé, à l’occasion, leur attachement à la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale de la République Démocratique du Congo. Et ce, avant d’exprimer l’espoir que cette extension permette de créer les conditions favorables à ce que les électeurs congolais puissent s’exprimer en toute liberté, le 30 décembre. Ils ont appelé à un dialogue continu et à la transparence, avec tous les acteurs politiques pendant cette période, pour maintenir la confiance mutuelle jusqu’à la tenue des élections.

Voilà pourquoi ils appellent tous les acteurs à s’engager de manière pacifique et constructive dans le processus électoral, afin de garantir des élections transparentes, crédibles et apaisées, conduisant à un transfert du pouvoir en conformité avec la Constitution congolaise et l’Accord du 31 décembre 2016. Les membres du Conseil de sécurité ont adressé leurs condoléances aux familles des victimes, parmi lesquelles on compte des pilotes russes de l’accident d’un avion affrété par la CENI pendant des opérations des préparations électorales. Ils ont exprimé leur soutien aux efforts de la CENI pour s’assurer que tous les préparatifs logistiques des élections soient achevés au jour de l’élection et ont rappelé la disponibilité de la MONUSCO à apporter son appui si la demande était exprimée.

Les missions d’observations s’y mêlent

De leur côté, les chefs des missions d’observation électorale de la SADC, de l’Union africaine, de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale, du Forum parlementaire de la CIRGL et de la Conférence internationale de la région des Grands Lacs, du Forum des Commissions électorales des pays de la SADC, ont pris acte de la décision de la CENI du 20 décembre 2018, reportant les élections présidentielle, législatives nationales et provinciales au 30 décembre 2018.

Dans cette déclaration qu’ils sont signée le weekend dernier à Kinshasa, ils prennent également acte de l’engagement de la CENI à organiser des élections apaisées et crédibles et exhortent tous les parties prenantes y compris les partis politiques à soutenir la CENI, en vue de l’aboutissement heureux et intègre du processus électoral. Ils n’ont pas manqué d’exhorter tous les responsables politiques et les autres parties prenantes à promouvoir un environnement propice à la tenue d’élections démocratiques.

Toute en réaffirmant leur solidarité avec le peuple congolais durant ce processus électoral, ils encouragent toutes les parties prenantes à soumettre leurs requêtes et à formuler des recours, conformément aux voies légales établies. Soulignons que si les appels au calme se sont multipliées ces derniers temps, c’est au regard des réactions en sens divers, suscitées par la décision de la CENI de reporter les élections à une semaine. Certains nourrissaient l’ambition de semer des troubles, pour exiger obstinément l’organisation des élections le 23 décembre. La Providence, par dame la pluie interposée tout l’avant-midi d’hier dimanche, a su régler les choses de sa façon.

JMNK

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Dans une communication faite au siège du Conseil national de suivi de l’Accord et du processus électoral (CNSA) par son président Joseph Olenghankoy, celui-ci a pris acte du report des élections qui sont renvoyées au 30 décembre 2018, avant d’appeler tout le monde au calme. Dans son parler franc, il a appelé tout le monde au bon sentiment pour ne pas prêter le flanc aux prophètes de malheur qui ne cherchent qu’une occasion pour semer les troubles et empêcher ainsi l’organisation des élections. A l’en croire, une semaine, ce n’est pas beaucoup et ça ne sert à rien de brûler le pays, pendant que le contexte sécuritaire n’est pas du tout bon.

C’est dans cette optique qu’il a recommandé au Gouvernement de la République et à la CENI de solliciter un appui logistique de la Monusco, conformément au chapitre IV de l’Accord du 31 décembre 2016 au regard du court délai restant dans le déploiement des kits électoraux, en vue d’éviter d’autres désagréments sur la tenue des élections le 30 décembre 2018. Il justifie cette proposition par le fait que la Monusco est au Congo sur demande de la Rdc et elle est partie-prenante au processus. Et l’exclure, c’est violer en quelque sorte l’Accord de la Saint-Sylvestre. En plus, insiste-t-il, la Rd Congo a déjà fait plus de 98% et il ne reste que 2% du processus. « Il n’y a pas de honte à formuler cette demande pour la réussite du processus électoral », dit-il. Le Gouvernement qui a levé l’option de financer les élections sur ressources propres, ne trouvera aucun avantage en sollicitant cet appui, pendant que la CENI elle-même n’a même pas manifesté le besoin.

Tout en appelant l’ensemble des parties prenantes impliquées au processus électoral ainsi que l’opinion nationale et internationale à privilégier la paix et l’intérêt supérieur de la Nation pour la tenue paisible des élections le 30 décembre 2018, le CNSA recommande à la CENI d’autoriser une campagne de sensibilisation électorale, du 22 au 28 décembre 2018. Ce, pour permettre aux candidats de garder les contacts avec leurs bases respectives.

A cette demande du CNSA, la CENI a été plus que formelle, lorsqu’elle a, dans un communiqué publié le weekend, expliqué que la campagne électorale pour les élections présidentielle, législatives nationales et provinciales, lancée le jeudi 22 novembre 2018, a pris fin vendredi 21 décembre 2018 à minuit, sur toute l’étendue de la République. Et de préciser qu’après la clôture de la campagne électorale, les candidats indépendants, les partis politiques ou les regroupements sont tenus d’enlever, vingt-quatre heures avant le jour du scrutin, toutes les affiches dans un rayon de 100 mètres du centre de vote. Il leur est aussi interdit de distribuer le jour du scrutin, les manifestes, les circulaires ou documents de propagande et de ne pas porter d’habits avec motif, couleur ou logo des partis politiques ou regroupements politiques et effigies de leurs présidents ou candidats sur les lieux de vote.

Aucune activité de propagande ne peut être menée

Devant la menace de Lamuka ou Baluka conduit par Martin Fayulu et de Cach de Félix Tshisekedi de continuer avec la campagne électorale jusqu’au vendredi prochain, le commissaire provincial et commandant ville de la Police nationale congolaise, Sylvano Kasongo Kitenge rappelle aux Kinois que conformément au calendrier électoral fixé par la CENI, la campagne électorale a pris fin depuis vendredi 21 décembre à minuit. Par conséquent, aucune activité de propagande électorale ne peut être menée à cet effet. Voilà pourquoi le Commissaire provincial de la Police rassure la population que toutes les dispositions seront prises, pour assurer sa sécurité en cette période des fêtes de fin d’année. Ainsi, la police demande aux Kinois de dénoncer tout acte suspect de nature à perturber la quiétude de la population.

Dans un contexte fait des attaques multiples et réciproques et où les candidats président de la République et à la députation nationale et provinciale ont vu leurs comptes se vider, il va sans dire que demander la prorogation de la campagne risquerait d’être suicidaire. Seulement, certains électeurs risqueraient d’avoir du mal à se rappeler les numéros de leurs favoris, vu qu’à la présidentielle, la CENI aligne 21 candidats ; 15.358 candidats à la députation nationale pour 500 sièges et 19.640 candidats à la députation provinciale pour 715 sièges.

JMNK

par -
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Conduite par l’Ancien Président par intérim du Mali entre 2012 et 2013, Diocounda Traoré, la délégation de l’Union Africaine a été reçue ce samedi 22 décembre 2018 par les membres du Bureau de la CENI. A cette occasion, la délégation a été informée du cheminement détaillé du processus électoral en République Démocratique du Congo qui va connaître son point culminant par la tenue des scrutins combinés présidentiel, législatif national et provincial le 30 décembre  2018.

La visite des ateliers de préparation et conditionnement des bulletins de vote pour la ville de Kinshasa et la  présentation par le Président de la CENI, Corneille Nangaa, des solutions mises en œuvre afin de surmonter les contraintes technico-opérationnelles ayant conduit au report d’une semaine des scrutins, ont rassuré la délégation de l’Union Africaine quant à la détermination de cette institution à organiser des élections libres, crédibles, transparentes dans une semaine.

Dans la même lignée, la délégation de l’Union Africaine a particulièrement salué l’option prise par le Gouvernement Congolais d’assurer par ses moyens propres l’ensemble du financement des opérations en vue de la tenue des élections dans le pays. Au peuple Congolais, c’est un message d’espoir et d’apaisement que l’ancien président Diocounda Traoré a lancé d’autant que « l’Afrique tout entière attend de ce pays de jouer un rôle important dans la croissance et la stabilité de l’ensemble du continent africain ».

Pour l’Ancien président Malien, « l’Afrique tient beaucoup à la République Démocratique du Congo pour le recouvrement effectif de la dignité de l’homme africain. Nous sommes là pour faire en sorte que les choses se passent bien. Le rôle de la délégation de l’Union Africaine c’est également, dans le cadre de la solidarité africaine, de soutenir la RD Congo afin qu’elle surmonte le défi de la construction démocratique ; de récolter l’expérience congolaise des élections à travers les solutions originales qu’elle a trouvées afin de les transmettre dans d’autres pays. Il s’agit afin d’établir les contacts, les dialogues et donc faciliter certaines contraintes électorales afin d’accompagner la RD Congo vers des bonnes élections dans un climat apaisé », a-t-il conclu.

Pour sa part, Corneille Nangaa a invité la délégation de l’Union Africaine qui a dépêché 76 observateurs électoraux à se coordonner avec les autres observateurs afin d’assurer un travail de qualité au regard du nombre important des bureaux de vote repartis sur l’immense territoire national de la RD Congo. Occasion également pour le Numéro 1 de la Centrale électorale d’exhorter la délégation de l’Union africaine à une sensibilisation des différentes parties prenantes au processus électoral singulièrement les candidats à un discours d’apaisement et au sens de responsabilité jusqu’au jour des scrutins du 30 décembre 2018.

Basengezi fait le point sur les accréditations…

C’est dans son bureau de travail que le Vice-président Norbert Basengezi a convié un groupe restreint des journalistes locaux pour une mise au point sur les accréditations des témoins des candidats indépendants, des partis et regroupements politiques, des observateurs nationaux et internationaux ainsi que des journalistes.

A la suite de la clôture de cette opération d’accréditation, ce 22 décembre 2018, le Vice-président de la CENI a tenu à présenter les données chiffrées d’enregistrement de ces acteurs incontournables dans la crédibilisation de l’ensemble du processus du vote. 700.000 témoins ont déjà obtenu les accréditations. 270.000 observateurs nationaux et internationaux ont été enregistrés alors que 1575 journalistes dont 84 internationaux ont obtenu leurs badges.

Cet échange avec la presse locale a été l’occasion pour Norbert Basengezi de revenir longuement sur l’ensemble du fonctionnement d’un bureau de vote tout en soulignant l’implication active des témoins, observateurs et journalistes dès l’étape de l’ouverture des bureaux de vote à celle du dépouillement des résultats. La machine à voter reste l’outil technologique grâce auquel l’électeur devra imprimer son choix, a souligné le Vice-président de la CENI. C’est dans ce sens qu’il a pris le temps de rappeler l’ensemble des étapes du comment voter.

Norbert Basengezi a rappelé qu’avec la fin de la période de campagne électorale sur toute l’étendue du territoire national, l’heure n’est plus à la conquête des électeurs mais bien à l’apaisement et donc à une attitude responsable en attendant le jour du vote prévu pour le dimanche 30 décembre 2018. Cette même recommandation aux acteurs politiques a été lancée à l’endroit des agents opérationnels de la CENI qui seraient tentés par les sollicitations diverses de la part des candidats.

JMNK