My Weblog: kutahya web tasarim umraniye elektrikci uskudar elektrikci umraniye elektrikci istanbul elektrikci satis egitimi cekmekoy elektrikci uskudar kornis montaj umraniye kornis montaj atasehir elektrikci beykoz elektrikci

Auteurs Articles de La Rédaction

La Rédaction

13970 ARTICLES 0 COMMENTAIRES
Toute l' actualité congolaise en un clic

par -
0 869

Il a régné une très bonne ambiance le samedi 28 mars 2015 au Cercle Culturel Boboto (Salle 2) de la Gombe où a eu lieu la cérémonie de nominées : Femmes sportives qui se sont distinguées durant ces deux dernières années par leur contribution aux activités physiques et sportives.

Organisée par La Promotion Sports et Loisirs ‘’PSL’’, de M. Eale Efoloko, cette cérémonie a été rehaussée de la présence de Madame Yvette Diankulu, représentante de la Directrice des services juridiques du Ministère du Genre, Famille et Enfants, de M. Alain Badiashile, Secrétaire Général du Comité Olympique Congolais, des ¾ de femmes nominées et des férus du sport.

Plusieurs temps forts ont retenu l’attention de l’assistance, à savoir la prestation du ballet, du groupe jeune talent qui a exécuté la chanson « Femme noire » par le chœur, le kata présenté par une des lauréates Mlle Claudine Ngalula Tshiteya, la démonstration d’un combat de karaté-Do par deux jeunes athlètes arbitré par Claudine Ngalula Tshiteya, le mot de circonstance du président de PSL, la remise des diplômes d’excellence sportive (NDLR aux 4 catégories de femmes notamment les dirigeantes et cadres techniques, les athlètes, les femmes de la presse et enfin, les femmes de l’administration publique. Nous y reviendrons), le mot de remerciements des nominées par Mme Mbombo Monique, présidente d’Awisa, le mot du S.G. du COC Alain Badiashile et le cocktail servi à tous les invités.

*Ce qu’on peut retenir des allocutions

Dans son mot, le président du PSL, M. Eale a noté que le nombre des sportives n’est plus à compter. L’action de sa structure vise la promotion de la femme sportive. Pour cette fois-ci, sa structure s’est limitée aux palmarès, prouesses et actions de ces deux dernières années. Sa structure est ouverte aux critiques. Aux nominées, il rassure qu’elles n’ont pas été tirées au hasard mais c’est le fruit d’un travail de fourmi fourni par plusieurs acteurs du monde sportif. Par conséquent, il les invite à persévérer et à maintenir le cap.

Monique Mbombo a dit toute la joie des nominées et elle a rappelé l’appel fait par le S.G. Alain Badiashile aux jeunes filles sportives de prendre leur destinée en mains. Et d’ajouter que le sport facilite beaucoup de choses…par le sport on apprend l’égalité des chances. Et elle a clos par dire remercier l’organisation car elle n’a jamais vécu un événement pareil. Elle et les autres se réjouissent de cette initiative. Et de révéler qu’au niveau de sa structure Awisa, elles ont programmé une série d’activités ce lundi 30 mars à la N’Sele pour clôturer en beauté le mois de la femme.

Madame Yvette Diankulu a, quant à elle, déclaré qu’elle est touchée par ce genre de manifestation qui prône la promotion de la femme. Elle ne peut qu’encourager les organisateurs. Elle encourage par conséquent les femmes à démontrer ce dont elles sont capables.

Le S.G. Alain Badiashile a remercié les organisateurs pour cette initiative louable. Et de rappeler que le devoir du COC est de soutenir, d’assurer la promotion des différentes disciplines et aussi d’encourager ceux qui font des résultats et réalisent des performances. ‘’Aujourd’hui, ce sont les filles et les femmes qui sont à l’honneur. Il nous est recommandé de faire en sorte qu’il y ait égalité. En RDC, le travail est fait de manière valable. Les filles sportives ont dignement représenté le pays dans des compétitions internationales. C’est un motif de satisfaction’’, a-t-il insisté. Et de conclure en promettant l’appui du COC à cette initiative.

*Cyclisme

En prévision des échéances futures

Les Léopards se préparent pour entamer un stage de 2 mois en RSA

Les Léopards cyclisme qui ont plusieurs échéances devant eux dont la 3è édition du Tour cycliste international de la RDC, vont cette fois-ci défendre très valablement les couleurs du pays.

Point de doute à avoir cette certitude au vu des efforts que déploie la Fédération Congolaise de Cyclisme ’’Fécocy’’ que préside M. Sylvestre Motayo et surtout l’apport du gouvernement congolais. A titre de rappel, les Léopards ont pris part au Tour du Madagascar, ils ont été en compétition international en Afrique du Sud et ils viennent de prendre part au Tour cycliste du Cameroun.

Contacté par notre journal, le président Sylvestre Motayo est très confiant et révèle à tous nos lecteurs que la préparation de notre équipe nationale de cyclisme se fera cette fois-ci en Afrique du Sud où ils vont bénéficier de deux mois de formation au centre mondial de cyclisme de l’Union Cycliste Internationale ‘’UCI’’. Tous les meilleurs du pays feront partie de la délégation. Nous pensons ici aux meilleurs de Kinshasa, au Cycliste Mohindo Kyaviro Jimmy et son coéquipier Kasereka du Nord-Kivu. Côté Katanga, nous pensons aux cracks tels que Jean Louis Tshiyanda et autres.

Ce stage tombe à pic car les cyclistes rd congolais sont sur une bonne voie. En trois sorties sus évoquées à l’extérieur, on a vu comment ces derniers ont rehaussé leur niveau. Ils ont encore là l’occasion d’accroître leurs connaissances pour être mieux parés.

Aux dires du président Motayo, le gouvernement a donné tous les moyens nécessaires pour une bonne préparation. Le départ pour l’Afrique du Sud est fixé au 7 avril et le retour aux alentours du 5 juin. Dans l’entretemps, les Léopards cyclisme participeront au Tour du Sénégal au courant du mois d’avril et au Tour du Togo au mois de mai. Au mois de Juin, ils seront prêts pour la 3è édition du Tour cycliste international de la RDC.

*Volley-ball

F.T. bat difficilement New Espoir 3 sets 1 hier à la 3è journée de l’Euvokin

Deux matches de la version masculine comptant pour la 3è journée   du championnat de l’Entente Urbaine de Volley-ball de Kinshasa ‘’Euvokin’’ ont retenu l’attention des amoureux de la discipline hier dimanche 29 mars au terrain Mikasa Olympique de Bandal. Force Terrestre a battu difficilement New Espoir 3 sets 1 et Free Boys est tombé sur le même score de 1 set 3 face à New Mwangaza (19-25,25-17,19-25,26-28).

Pour revenir au match F.T –New Espoir, F.T s’est imposé paisiblement au 1er set 25-19. Au 2è set, F.T a tremblé car New Espoir lui a imposé plusieurs égalités au score dont le dernier 23-23. Finalement, elle s’est imposée 25-23. Blessés dans leur amour propre, les amis du capitaine Ousmane de New Espoir s’imposent au 3è set 25-18. Au 4è set, ils vont mener au score puis se faire remonter puis dépasser. Et par un sursaut d’orgueil, New Espoir va encore mener 22-18 mais curieusement ils vont perdre 22-25.

Résultats du samedi 28 mars 2015

La Gracia-DCMP/K (D) : 0-3 (11-25,13-25,05-25)

Espoir-G. R (M) : 3-0 FF

Mwangaza- Révolution K (M) : 3-0 (25-08,25-08,25-09).

*Basket-ball

New Generation étrille J&A 88-28 à la Liprobakin

Les résultats ci-après étaient enregistrés hier au stadium Ymca pour le compte du championnat de la Liprobakin :

Vijana-INSS (D) : 00-20 FF

Jeunesse & A-New Generation (M) : 28-88

DCMP-Biso na Biso (M) : 42-53

(Antoine Bolia)8

par -
0 984

Nommé par Ordonnance présidentielle au sein du Conseil d’Administration de la Société Congolaise des Transports et des Ports (SCTP), anciennement dénommé Onatra, l’Administrateur Clément Kitengie Kisaka a été présenté à ses pairs camarades du Congrès National Congolais (CNC) le samedi dernier au siège de la commune de Limete. C’était lors de la cérémonie officielle de l’installation officielle des membres du bureau politique du Congrès National Congolais réaménagé et de l’inauguration officielle du site web de cette formation politique, laquelle première réunion rehaussée de la présence des Secrétaires et délégués nationaux a été présidée personnellement par le camarade visionnaire, l’honorable Pius Muabilu Mbayu Mukala, président national du Congrès National Congolais.

Après l’introduction faite par le modérateur, Harold Badibanga (porte-parole), le slogan « La maison, c’est mon pays, la clé c’est mon pouvoir. CNC, c’est mon parti » ainsi que sa devise « Justice, Egalité et Travail » ont été répétés avec vivacité. La parole a était donnée au président national, qui d’emblée a tenu à remercier tous les membres présents dans la salle, ce qui renforce l’esprit de camaraderie, tout en soulignant que l’adhésion au parti sous entend le partage du même projet de société, le même idéal pour notre pays la République Démocratique du Congo.

« Enfin, la moisson a démarré pour le CNC. Le gain, le bénéfice et avantages dans un parti politique sont partagés proportionnellement aux sacrifices consentis. Construire une œuvre qui doit survivre au-delà de nos personnes, est l’idéal commun … »,   a déclaré le président national, après une brève présentation biographique de Clément Kitengie Kisaka.

Originaire de l’ethnie Songye de Kabinda (Kasaï-Oriental), il est

Licencié à la faculté de Droit de l’UNIKIN. Il est avocat de profession au barreau de la Gombe. Il a beaucoup contribué à l’essor du quotidien l’Avenir à sa création, collaborateur du PDG   Pius Muabilu, il fait partie du bureau politique du CNC. Il est aussi président de sa propre structure de réflexion dénommée  les « Amis de la paix ».

Le CNC dans la même vision que Joseph Kabila

Traduisant une vraie expression démocratique, le Congrès National Congolais est compté parmi les fidèles des fidèles, en partageant une vision commune, celle du Chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange. Œuvre forte et salutaire, on fera des miracles car un bon politicien est celui qui sait faire attention au temps, a soutenu l’honorable Pius Muabilu. Et ce, avant d’annoncer la tenue prochaine d’un grand congrès du parti qui s’efforcera de dégager des convictions réalistes par rapport à l’avenir de la République Démocratique du Congo. Qu’on laisse le Chef de l’Etat déployer toutes ses stratégies dans l’intérêt de la nation congolaise toute entière, l’unité de ce pays conformément à ses projets de société présenté, a-t-il dit.

« Je voudrais des gens capables qui puissent m’accompagner à relever les défis importants qui nous attendent   et les transformer. Le CNC se veut un instrument politique électoral fort, une véritable machine politique sociale qui doit survivre… », a-t-il ajouté. Par rapport au calendrier électoral, c’est le moment qu’il fallait en vue de renouveler une année électorale locale et provinciale. Bref, le cycle électoral qui va nous conduire jusqu’en 2016. Les enjeux qui s’annoncent étant majeures, il est important que je rappelle la position du CNC, a-t-il déclaré.

Matérialisation de la promesse

Allié à Joseph Kabila Kabange, on est fier de la matérialisation de cette promesse de la tenue des élections locales après plusieurs années depuis 2006. L’organisation à partir de la base : chefferie, secteur, commune, c’est la 1er fois que le peuple va se choisir ses élus. Les élections doivent se dérouler comme prévu et nous soutenons avec force le calendrier électoral établi par la CENI. Le CNC soutient la CENI et son calendrier électoral, car les élections ont été voulues via la Constitution par tout le peuple congolais, réaffirme le président national Pius Muabilu.

Pa rapport au découpage territorial, le CNC rappelle que le test du Grand Kivu a réussi, cela a été transporté à la Conférence Nationale Souveraine, société civile et classe politique réunies, le débat a été transporté à Sun City. Et la manifestation de ce débat a été faite au sein de la Constitution, cela sera encore une fois matérialisé par le peuple d’où la décentralisation, par le référendum afin que tout le monde participe et cela va créer sans nul doute une émulation.

Saisissant la balle au bond , le président national Pius Muabilu Mbayu Mukala a confirmé l’installation imminente des fédérations CNC en plus de celles qui fonctionnent déjà telles celles du Bas-Congo, Kisangani, etc.… Une forte mission qui aura pour objectif de faire un état des lieux de la faisabilité et de la concrétisation de ce projet.

Après l’adresse captivante du président national Pius Muabilu, l’on a procédé à la démonstration du portail du CNC désormais sur site web. Aux dires du modérateur Harold Badibanga , le CNC constitue un pipe line de la révolution dans la modernité , l’on peut faire une adhésion sur internet , une longueur d’avance bien définie.

(Franck Ambangito)

par -
0 948

Après Kinshasa qui a organisé le 17ème sommet du COMESA, c’est Addis-Abeba qui a pris la relève. En sa qualité de président en exercice du CMESA, Joseph Kabila, président de la Rd Congo préside aujourd’hui le 18ème sommet. Bien avant ce sommet, les ministres des Affaires étrangères du COMESA ont discuté des questions de l’industrialisation inclusive et durable au sein des Etats membres, c’était au cours de la 14ème réunion des chefs de la diplomatie du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA) sous le thème : «Pour une industrialisation inclusive et durable ».  

Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Raymond Tshibanda Ntungamulongo séjourne dans la capitale éthiopienne où il participe aux travaux du 18ème sommet du COMESA, Marché commun de l’Afrique orientale et australe.

Le samedi 28 mars dernier, le COMESA a ouvert la 14ème réunion des ministres des Affaires étrangères de cette organisation régionale qui comptent 18 Etats membres. Les chefs de la diplomatie du COMESA discutent sur les enjeux de la croissance industrielle de la région pour le développement des Etats membres sous le thème : « Pour une industrialisation inclusive et durable ».

Dans son allocution d’ouverture, le Secrétaire général du COMESA, Sindiso Ngwenya a déclaré que l’essentiel pour le COMESA est de se focaliser sur   la paix et de la sécurité du fait que sans paix, ni sécurité, le commerce n’est peut exister. A cette occasion, le Secrétaire général du COMESA a annoncé que pour cette année 2015, le démarrage du projet d’échange commercial dans les zones transfrontalières de la région des Grands lacs sera effective, notamment la construction des infrastructures et bureaux à Goma et Kavimvira dans l’Est de la RDC, en vue de soutenir les zones post –conflits dans la région.

Ce projet est financé par la Banque KFW dans son programme  Paix et sécurité en Afrique. Selon Sindiso Ngwenya, durant la phase de mise en œuvre, le COMESA a prévu la construction d’un marché d’échange commercial à Goma, Rubavu, Gatumba et Kavimvira pour un montant approximatif de 3 million de dollars américains .

A l’ordre du jour des échanges entre les ministres des Affaires étrangères, l’examen du rapport du   Comité paix et sécurité relatif à la situation de la paix et de la sécurité dans la région du COMESA, l’élection du bureau du Comité des Sages, ainsi que le rôle du commerce transfrontalier dans l’autonomisation des femmes , et la promotion de la paix et la sécurité dans la Région des Grands-Lacs.

Vers une zone de Libre-échange continentale, le commerce du COMESA repose fortement sur la promotion des échanges, la libéralisation et la facilitation du commerce, l’industrialisation constitue un thème d’actualité pour accélérer la réalisation des différents programmes du Marché commun de l’Afrique orientale et australe.

En prélude du sommet le 30 mars, les participants des 18 Etats membres discutent sur les enjeux du commerce.   En effet, du 22 au 31 mars 2015, la capitale éthiopienne abrite les travaux du 18ème sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du COMESA, au cours de cette période plusieurs réunions sont organisées, notamment, le forum économique, le conseil des ministres du commerce et le 34ème comité intergouvernementale du COMESA.

(JMNK)

par -
0 916

Mme Eve Bazaiba, Secrétaire général du Mouvement de Libération du Congo (MLC) et députée nationale, était le jeudi 26 mars 2015 l’invitée de l’émission « Grand jury » animée par Patrick M’Pezo à la Rtga World. A cette occasion, elle a affirmé haut et fort qu’il n’y avait pas de bicéphalisme au sein de son parti et le vent qui a soufflé n’était qu’une tempête dans un verre d’eau. A la question de savoir s’il y aura un candidat de l’opposition à l’élection présidentielle de 2016, elle a répondu par la positive, avant de dire que nous n’avons pas joué un jeu stratégique qu’il fallait. Mais si l’opposition avait une certaine unité en 2006 et 2011, elle aurait remporté les élections. Au sujet du calendrier global de la CENI, Eve Bazaiba pense que l’opposition, notamment le MLC a pesé de son poids pour sa publication. Ci-dessous, l’intégralité de cette interview exclusive :

RTGA World : Vous avez fait le tour du Groupe Rtga World, un petit mot ?

Eve Bazaiba : J’apprécie beaucoup cette visite guidée du Groupe L’Avenir, c’est intéressant. On a commencé par la radio qui est un outil important. Lorsqu’on est dans un centre urbain, on ne se représente pas ce que signifie la radio. Nous qui sommes habitués à l’intérieur du pays, je suis d’ailleurs une villageoise, je connais ce que signifie la radio. Vous sentez que c’est le seul outil qui vous met en relation avec le monde. Si vous n’avez pas de radio, vous pensez qu’il n’y a pas de vie là où vous êtes. On a l’impression d’avoir les informations des autres et les autres savent là où vous êtes. Je suis passé par la Presse écrite, ça j’ai encore aimé que vous ayez réuni tous ces éléments des chasseurs de son et des images, même la Presse écrite, car les mots s’envolent, les écrits restent. Parce que pour l’histoire, pour les chercheurs, on a toujours besoin des coupures de presse pour savoir comment se sont passés les événements. Vous savez que pour que nous comprenions réellement ce qui s’est passé à la disparition de Lumumba, ce sont les coupures de presse qui nous ont aidées. Il en est de même pour le reste. Bien entendu la télévision, c’est pour lier l’utile à l’agréable. La télévision est une trouvaille extraordinaire au niveau de l’intelligence humaine.

Dites-nous Mme, comment se porte le Mouvement de Libération du Congo (MLC) ?

Merci beaucoup, le Mouvement de Libération du Congo se porte très très bien. Vous avez ces capacités-là de réunir la radio, la télévision et la presse écrite. Faites un peu le sondage et vous vous rendrez compte que la cote du MLC est en hausse, contre toute attente.

Combien y a-t-il de MLC ?

Il n’y a pas de bicéphalisme, ce n’était qu’une tempête dans un verre d’eau. L’affaire est complètement close. J’étais en déplacement pour rencontrer le président national parce qu’on sait que ce semblant de bicéphalisme, la personne du président national du MLC, le sénateur Jean-Pierre Bemba, n’était pas l’objet d’une quelconque récusation. Je suis allé le voir et on a échangé et j’ai été porteuse des correspondances dans les institutions concernées du pays. Premièrement pour le Vice-Premier ministre et ministre l’Intérieur, parce qu’il a les compétences dans la gestion des partis politiques pour clarifier certaines choses, surtout qu’il venait de déposer une liste des partis politiques en ordre d’exercer à la CENI.

A-t-il reconnu l’autre MLC ?

Il n’a pas reconnu, c’est un problème d’adresse. Je crois qu’il y a eu des magouilles. Il y a une certaine manipulation des documents de l’Etat au niveau du ministère. Je crois que c’est une question qui va être réglée même à son niveau, parce qu’on a à faire à quelqu’un respectueux des droits, il est lui-même constitutionnaliste. J’ai été aussi porteuse de la correspondance auprès de la CENI, l’institution qui organise les élections. C’était pour clarifier en ce qui concerne la désignation des mandataires, parce qu’en son temps, j’avais donné des procurations. J’ai fait acte conformément à la loi qui organise les partis politiques. Lorsqu’il y a eu réaménagement dans l’organisation interne du parti, j’ai écrit au ministère de l’Intérieur et à la CENI, mais je n’avais pas eu le feed back voulu, c’est pourquoi il a fallu quand même une action au niveau le plus élevé du parti pour décanter la situation et cela a été fait et tout est rentré en ordre. Nous venons d’ailleurs de recevoir une correspondance en provenance de la CENI et répondant au président national me réservant copie pour devoir envoyer rapidement nos mandataires pour procéder à la signature du code de bonne conduite et obtenir le macaron.

J’ai appris que vous avez changé votre logo. Vous n’êtes plus sur le fond bleu, vous avez adopté un fond blanc. Est-ce vrai ?

La carte est différente du logo officiel. Nous sommes toujours dans les mêmes couleurs : le bleu et le jaune avec la carte de la Rdc et la mention MLC, sans oublier le slogan ‘Avec Dieu nous vaincrons’ et la fourmi comme sigle. Mais en ce qui concerne la carte, vous savez que c’est un document noble pour un parti politique. C’est comme un passeport qui a un délai d’expiration et une carte peut aussi avoir un délai d’expiration. En fait, nous avons changé de carte, car elle nous permet de battre le rappel des troupes, de faire la mobilisation des troupes pour un peu savoir si nous sommes à combien. Parce que, dans un parti politique, vous avez des sympathisants et les adhérents. L’adhérent est celui qui achète une carte et qui contribue à son existence. Il n’y a pas une autre façon de comptabiliser les gens, si pas de ventre la carte.

Vous faites ça pour contrer ceux qui se réclament encore du MLC ?

Non, c’est l’organisation. C’est une impulsion de l’organisation et du fonctionnement d’un parti. Moi, en tant que Secrétaire général du parti, je suis face aux enjeux importants du parti, notamment le processus électoral et nous devons aller aux élections, je dois savoir, j’aligne des gens pour gagner les élections dans toute la République. A Kinshasa, il y a 12 millions d’habitants, environ 60% des personnes en âge de voter et dans cette proportion, le MLC a combien de membres ? Si je ne change pas un peu de modèle, je ne saurai pas comptabiliser, parce que le modèle va se chevaucher avec l’ancienne carte.

Y a-t-il une sorte de fronde au sein du MLC ?

Sorte de fronde, non ! Tout va bien au sein du MLC. Nous avions eu un problème qu’on ne peut pas éluder. L’ex-Secrétaire général du parti qui est aujourd’hui le Vice-Premier ministre et ministre des PTNTIC, M. Thomas Lohaka qui a dirigé le parti comme SG, a opté pour exercer les fonctions gouvernementales. Nous, nous sommes un parti de l’opposition. Conformément à l’article 8 de la Constitution, les droits liés à l’opposition sont sacrés. Il y a la loi portant statut de l’opposition qui dispose en son article 4 ‘’est réputé avoir renoncé au statut de l’opposition le parti ou le regroupement politique qui accepte de partager les responsabilités au niveau de l’exécutif national, provincial, municipal, urbain et local’’. A ce stade, il n’y a jamais eu un seul jour un débat au sein du MLC pour le changement du statut de l’opposition dans des conditions actuelles. Parce que c’est quand même quelque chose d’important de fond. On n’a jamais dit qu’à la fin du mandat actuel de la gestion de la chose publique, que nous puissions intégrer la Majorité. Actuellement, la Majorité est requalifiée avec le même programme, la même direction, etc. Il n’y a jamais eu d’accord politique suspendant l’article 8 de la Constitution ou l’article 4 de la loi portant statut de l’opposition.

C’est normal qu’ils prennent part au Gouvernement de cohésion nationale, conformément aux résolutions des Concertations nationales ?

En 2006, le MLC par la bouche de son président national, avait levé l’option d’exercer une opposition forte et républicaine. A ce jour, républicaine, c’est-à-dire, respectueuse des textes. Force, c’est-à-dire, avec toute l’orthodoxie, toute l’intégrité qu’il faut. Un opposant, c’est un policier de la gestion de la chose publique. Lorsque ceux qui ont été déclarés comme gagnants gèrent, l’opposition est comme le policier pour à tout moment redresser la situation. Aller au-delà d’un syndicat qui fait la promotion des droits des employés sans avoir l’ambition de devenir employeur. Aller au-delà d’une ONG qui propose la gestion de la chose publique, tout en restant en dehors de cette gestion active. Leur parti politique concourt à la conquête du pouvoir. Nous contrôlons l’action, l’exercice de ceux qui gèrent et la conquête du pouvoir à travers le processus comme celui qui est en cours actuellement. Lorsqu’on nous appelle à une concertation, nous sommes les bienvenues, d’autant plus que nous gérons ensemble l’Etat au niveau des Assemblées délibérantes : l’Assemblée nationale, le Sénat et au niveau provincial. Ce n’est pas la première fois que la Majorité au pouvoir nous a appelés et nous sommes partis. Nous étions partis à l’appel de l’ancien Premier ministre, le patriarche Antoine Gizenga, nous avons dit que nous sommes dans l’opposition. Lorsque Mwando Nsimba était informateur du Gouvernement, il nous a appelé et nous lui avons donné notre point de vue, on n’a pas participé. Le Chef de l’Etat comme Autorité morale de la Majorité avait appelé tous les fils et filles de ce pays pour s’asseoir ensemble et régler la question des agresseurs du M23 et en tant que Congolais, nous ne pouvons qu’y aller. Vraiment, le quitus a été donné par notre président, ou par la direction politique en son ensemble. Nous avons donné aussi notre contribution à la gestion du pays à ce niveau là. Bien entendu, nous sommes allés là-bas aussi pour d’autres questions. Nous sommes allés avec au préalable une note claire d’orientation lue d’ailleurs à l’époque par M. Thomas Lohaka, comme qui dirait que les Concertations nationales, ne sont pas Sun City bis, ni Conférence Nationale Souveraine, ou après ces assises on va procéder au partage du pouvoir, telle n’était pas la question. Nous avons donné notre contribution et nous avions obtenu ce que nous avons voulu, notamment la loi de l’amnistie. Sinon, si on n’était pas parti, je ne pense pas que la Majorité serait dans les conditions de défendre les compatriotes qui sont emprisonnés pour des raisons politiques. Même si la loi de mise en œuvre ne s’applique pas comme il se doit, mais nous en avons bénéficié. Prenons l’exemple des compatriotes de l’UDPS qui n’ont pas participé aux Concertations, mais il y a en qui ont bénéficié de l’amnistie, y compris certains membres du MLC. Nous avons obtenu la solution sur le M23. Le MLC a donné son point de vue, de la manière, de la stratégie avec laquelle il fallait combattre ce fléau et nous avons réussi. Je vous informe qu’une personnalité de ce pays comme Mamadou Ndala est venue du MLC, de même que le général Bahuma. Nous avons proposé de prendre les fils de ce pays, qui maîtrisent les contours de la sécurité pour être au front, en première ligne. Et ça été accepté.

Parce que vous voulez servir le pays, être avec le Gouvernement dans l’exécutif, n’est-ce pas la manière la plus pratique de le faire ?

On le fait conformément aux lois et règlements de la République. Les lois de la République, c’est la constitution. Hier et avant-hier, avant la constitution de 2006, il n’y avait pas un cadre légal de l’opposition. Nous avons la constitution, nous avons la loi portant statut de l’opposition. Aucun accord ne l’a suspendue et nous respectons ces lois-là. Il ne faut pas biaiser la démocratie, comme on entend chercher les définitions, comme le dirait le Cardinal Monsengwo, les convergences parallèles. Quand c’est parallèle, c’est parallèle et quand c’est convergent, ça converge. La politique aussi ne peut pas déroger à cette règle. Nous sommes dans une approche démocratique et ceux qui sont proclamés gagnants doivent gérer suivant leur mandat, nous sommes presqu’à la fin, battez-vous, demandez le quitus de la population pour que vous aussi vous accédiez au pouvoir. Voilà pourquoi sous d’autres cieux on nous dit, la démocratie à l’africaine. Non, ce sont des principes standards, universels qui concernent tout le monde. On n’invente pas la roue, on l’améliore.

La CENI a publié il y a peu un calendrier électoral global, quelles sont les observations que le MLC apporte à ce document publié ?

Je tiens à dire que si nous avons obtenu aujourd’hui le calendrier global, c’est aussi grâce à l’apport de l’opposition, notamment le MLC. Nous avons pesé de tout notre poids pour qu’on obtienne ce calendrier global. Souvenez-vous que bientôt ça fera une année depuis que la CENI avait publié un calendrier. Souvenez-vous que la CENI avait en son temps présenté une feuille de route à l’Assemblée nationale avec des hypothèses. Le MLC a récusé tout ça et nous avons préféré un calendrier global. Le calendrier est là, mais pour que nous allions loin, nous avons donné des propositions avec un groupe de l’opposition pour aérer ce calendrier. Nous faisons d’abord nôtres les contraintes de la CENI, mais nous attirons l’attention de la CENI qui a parlé des contraintes externes à elle. Il y a aussi des contraintes internes à la CENI, comme l’identification de nouveaux majeurs. Ces jeunes-là constituent plus de 10% des Congolais.

Pouvons-nous nous attendre à un candidat de l’opposition à l’élection présidentielle de 2016 ?

Oui. Les membres de l’opposition sont des Congolais qui ont vécu la situation politique de 2006 et de 2011. Nous n’avons pas joué un jeu stratégique qu’il fallait. Nous comprenons que l’exercice démocratique dans notre pays on s’exerce un peu. Il y a en qui reculent, il y a en qui reviennent. C’est un exercice, c’est un processus, mais cela doit nous servir de leçon. Voyez-vous en 2006, il y avait 32 candidats, même si l’un d’entre eux n’avait pas payé la caution et on a parlé de 31 candidats, 30 supposés être de l’opposition face au président Kabila. Nous sommes allés au premier tour et le président Kabila n’a pas obtenu la moitié de voix, soit 44%. C’est-à-dire que 56% à peu près ont dit non. Et ce, même si en 2006 il avait déjà 5 ans, tout le monde le sait, il a la puissance publique. Mais ces 56% des Congolais ont manqué un leadership canalisant. Le président Tshisekedi de l’époque a refusé d’aller aux élections. Dans le lot de 56%, il y a eu un qui a été qualifié pour aller au deuxième tour, c’est le sénateur Jean-Pierre Bemba. Mais si l’opposition avait une certaine unité, elle aurait remporté. C’est une leçon, sinon nous allons faire une politique en désordre.

Qui peut mener l’opposition par rapport à un candidat de la Majorité ?

Qui, ce n’est pas en termes d’individus, je voudrai que l’on parle ici en termes de programme. Il faut que nous apprenions dans notre pays à privilégier le programme. On doit avoir la culture d’avoir les institutions fortes, plutôt que les hommes et les femmes forts. Cela va nous aider à tenir l’architecture Congo. Moi, je ne fait pas une politique flatteuse, mais une politique science. On a un problème sérieux dans nos partis politiques en termes de doctrine. Il y a des démocrates, des socio-démocrates et les libéraux qui sont ensemble. Actuellement, si on respectait les doctrines, l’UDPS et le PPRD qui sont les socio-démocrates devaient être ensemble. La constitution impose aux partis politiques la formation à la conscience nationale. Même en 2011, s’il y avait l’unicité de l’opposition, aujourd’hui le président Kabila gère avec 48%, c’est-à-dire 52% des Congolais n’ont pas été d’accord avec son programme. Mais ces 52% des Congolais n’ont pas eu un leadership. Maintenant, si l’on veut parler en termes d’individus, revenons à l’affaire du débat contradictoire. Ça permet au peuple de jauger qui et qui. C’est pourquoi dans d’autres cieux, on parle de primaires pour savoir à qui est-ce qu’on peut confier cela.

Au niveau du MLC, on n’a jamais retiré la confiance au sénateur Jean-Pierre Bemba, notre candidat, nous avons toujours été convaincu qu’il avait gagné les élections. Il n’a jamais été condamné, il est en privation provisoire de liberté et au stade actuel, nous sommes très avancés. On est arrivé à l’attente du verdict. S’il arrivait qu’il soit condamné, nous allons utiliser la procédure judiciaire, nous allons interjeter appel. A ce stade, Jean-Pierre Bemba a prouvé de ses compétences au sein du MLC et nous sommes convaincus d’avoir gagné les élections en 2006.

Le découpage divise l’opinion et l’Equateur sera morcelé en 5. Quel est votre commentaire ?

L’élection du Gouverneur, c’est conformément à la loi. Trente jours après la disparition d’un Gouverneur, on procède à l’élection. Nous sommes en pure violation de la loi. Les nouvelles provinces sont mal vues lorsqu’on les prend dans les prismes politiques. Normalement, c’est pour des raisons de l’administration de la chose publique, dans les prismes purement économiques pour atteindre un développement durable et le développement commence par la base. C’est question de rapprocher les administrés des administrants. C’est mal vu parce que c’est fait dans la précipitation et pour des raisons politiques. La constitution était promulguée en 2006 et au même moment, on a parlé de la loi de programmation. De 2006 à 2015 ça fait 9 ans durant. Ce qu’on n’a pas pu faire en 9 ans, on vient le faire en quatre mois. Pourquoi, parce qu’il y a certains dirigeants qui ont gêné dans le Katanga. Vous savez, il y a un adage qui dit : « si c’est son frère, par rapport à une situation, on utilise la jurisprudence ou la coutume, mais si c’est son adversaire, on applique la loi ». Faisons-le progressivement. Si le problème c’est le Katanga, commençons alors par le Katanga ! Je ne refuse pas. Il y a une école qui dit, lorsque le colon était venu, on n’a pas attendu l’infrastructure pour installer les provinces. Et puis il y a une école qui dit qu’on ne peut pas faire ce qui était à ce moment là, parce qu’il n’y avait pas de développement actuel. Au niveau du MLC nous disons, tout ce que nous entreprenons pour la République, faisons-le dans les prismes de l’administration pour aboutir au développement. Mais si on met la donne politique devant, on le fera, mais très mal. Voilà pourquoi il y a des remous au Katanga, au Kasaï et ailleurs. En Ituri, il se pose un problème de la violation de la constitution…

(aPropos rendus par Jean-Marie Nkambua)

par -
0 1810

Dans une série d’ordonnances rendues publiques hier à la Télévision nationale congolaise, le président de la République Joseph Kabila Kabange a promulgué la loi-cadre portant fixation des limites des provinces et celles de la ville province de Kinshasa. Au même moment, le Chef de l’Etat a aussi nommé les hauts cadres des entreprises du portefeuille de l’Etat. Il s’agit de la Société commerciale des transports et des ports (SCTP), la Société congolaise de poste et télécommunications (SCPT), l’Office congolais de contrôle (OCC), Congo Air Ways et la Société congolaise des industries de raffinage (SOCIR).

A la SCTP, c’est le propre conseiller du Chef de l’Etat en matière des infrastructures pour remplacer Tito Umba. Le choix doit être justifié par la volonté du Chef de l’Etat de nommer quelqu’un qui s’inscrit dans le vaste projet de la Révolution de la Modernité. C’est lui à qui revient la grande charge de conduire la modernisation du chemin de fer urbain, mais aussi entre Kinshasa et Matadi, dans la province du Bas-Congo.

Force est de souligner que le Congrès National Congolais (CNC) du président national Pius Muabilu Mbayu Mukala s’est vu honorer, à travers la nomination de Me Clément Kitengie Kisaka comme l’un des membres du Conseil d’administration. Le CNC, parti politique qui est en train de monter à l’image de son président, vient là de marquer des points. Question maintenant de voir comment capitaliser cette montée en puissance pour gagner beaucoup de sièges aux prochaines élections.

Toujours à la même entreprise, Mme Viky Katumua a été nommé présidente du Conseil de gestion et M. Lambert Matukumena, Directeur général adjoint.

A la Société congolaise de poste et télécommunications (SCPT), c’est M. Claude Mutala qui a été nommé président du Conseil d’administration, pendant que Didier Musete a été élevé au rang de Directeur général. Ils seront accompagnés de Patrick Umba, Christelle Mbuyi, Thomas Lokala et Tshiamala.

A l’Office congolais de contrôle (OCC), entreprise caractérisé par les impaiements et autres, Musa Kalema sera le président du Conseil d’administration, pendant que M. Hassan Y. sera son Directeur général. Comme membre du Conseil d’administration, il y a notamment André-Alain Atundu, un haut cadre de la Majorité présidentielle qui n’est pas à présenter.

Pendant ce temps, Congo Air Ways sont le vol inaugural interviendra le 30 juin 2015 a vu Mme Louise Mayuma Kasende revenir comme Administrateur et Président directeur général. Cette ancienne conseillère du Chef de l’Etat et députée nationale aura la lourde mission de donner aux Congolais un moyen de transport fiable et à des prix abordables.

Pour terminer, le Chef de l’Etat a nommé des mandataires à la Société congolaise des industries de raffinage (SOCIR). Il s’agit de Nestor Antibayar en qualité de président, Philippe Mayele, comme Administrateur délégué général adjoint, Bela et Tharcice Roger Mukindi comme administrateurs.

(Jean-Marie Nkambua)

par -
0 886

*Seulement 2.000 hommes de la MONUSCO vont quitter la Rd Congo. C’est le sens d’une Résolution qui a été votée hier au Conseil de sécurité. La Rdc qui tablait sur une réduction de 5 ou 7.000 hommes estime, à travers François Muamba, que c’est une décision qui ressemble à un verre à moitié plein, à moitié vide. A l’en croire, la Rdc n’a pas obtenu le résultat qu’elle escomptait, mais les membres du Conseil de sécurité ont pris acte de la nécessité des discussions structurées pour conduire à un entendement commun entre le Gouvernement de la République et la MONUSCO

* Le Conseil de sécurité précise cependant que son intention est de rendre cette réduction d’effectifs permanente pour réduire la menace que représentent encore les groupes armés résiduels en RDC, mais surtout les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques pour la Libérations du Rwanda (Fdlr). Une autre précision, c’est que la réduction d’effectifs permanente ne se fera que dès que des progrès auront été faits dans la démocratisation et la stabilisation du pays

Hier aux Nations Unies, il n’y avait pas de suspens quant au renouvellement du mandat de la MONUSCO. En effet, le mandat de la mission onusienne a été renouvelé pour un an par le Conseil de sécurité. Entre-temps, la mission des Nations Unies au Congo devra réduire ses effectifs de 2000 hommes. D’après la résolution du Conseil de sécurité, la Monusco sera désormais plus souple, mobile et efficace sur le terrain.

Le Conseil de sécurité précise cependant que son intention est de rendre cette réduction d’effectifs permanente pour réduire la menace que représentent encore les groupes armés résiduels en RDC, mais surtout les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques pour la Libérations du Rwanda (Fdlr).

Disons que seuls 2.000 casques pourront être retirés de cette mission onusienne, la plus grande et onéreuse au monde, avec un effectif actuel de près de 20.000 militaires et un budget de 1,4 milliard de dollars par an. Le plafond autorisé sera désormais de 19.815 soldats et 1.400 policiers environ laissant au Conseil la possibilité de revenir sur sa décision.

Une autre précision, c’est que la réduction d’effectifs permanente ne se fera que dès que des progrès auront été faits dans la démocratisation et la stabilisation du pays. La précision est notamment liée au retrait de la Brigade d’intervention de 3.000 hommes, qui est le fer de lance de la force onusienne.

Verre à moitié plein, à moitié vide

Réagissant à cette résolution, François Muamba, Coordonateur national du Mécanisme national de suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba a indiqué que la délégation congolaise était venue à New York, envoyée par le président de la République, pour que chacun des membres du Conseil de sécurité comprenne l’intérêt qu’il porte à la relation non seulement avec la Monusco, mais aussi avec l’institution Nations Unies en général, et dans quelle mesure la Rdc, depuis la signature de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba s’emploie à mettre en œuvre chacun des engagements pris.

« Nous sommes venus ici aussi pour expliquer que la Monusco, c’est nous qui l’avions invité chez nous. C’était à une certaine époque, en 1999 où nous avions besoin d’une assistance pour renforcer les capacités de défense et de sécurité. Aujourd’hui en 2015, la Rdc avec son armée, sa police est montée en puissance et est en mesure maintenant de pouvoir organiser la sécurité et la défense des Congolais et de leur pays », dit-il, avant d’ajouter qu’il est normal que ceux qui étaient venus au moment où on en avait besoin, puissent maintenant procéder à la diminution en termes de troupes et en termes qualitatif.

Avons-nous obtenu ce résultat ? , s’est-il demandé, avant de dire que le verre est à moitié plein, à moitié vide. Ceci, parce que la résolution parle d’une diminution de 2.000, pendant que la Rd Congo tablait sur 5 ou 7.000. Elle n’a pas donc obtenu de ce point là le résultat escompté. Cependant, le Conseil de sécurité a pris acte que pour autant que des discussions structurées puissent commencer pour conduire à un entendement commun. Le conseil est resté ouvert à l’idée que dans les trois mois qui viennent, à la faveur d’un nouveau rapport du Secrétaire général, cette question puisse être reconsidérée.

L’Ambassadeur Gata Mavita est allé pratiquement dans le même sens que son prédécesseur, en disant qu’il est un peu satisfait, dans la mesure où la résolution de ce jour nous laisse l’ouverture de pouvoir poursuivre les discussions avec les Nations Unies. « Nous pensons qu’au cours des discussions qui vont suivre, nous allons aplanir le malentendu avec la MONUSCO et il pourrait y avoir des décisions importantes qui pourraient être prises en faveur de notre pays, notamment en ce qui concerne la réduction des effectifs de la MONUSCO », dit-il, avant d’insister sur le fait que les Nations Unies ont leur façon de voir les choses, et le Gouvernement a aussi la sienne. Si nos partenaires sont de bonne foi, ils doivent voir dans la même direction que nous.

Des mots qui énervent

Comme on peut bien s’en rendre compte, la déclaration, peu importe son adoption, ne regorge pas que des choses à plaire à tout le monde. En effet, dans une de ses dispositions, la Résolution affirme que la réduction d’effectifs permanente ne se fera que dès que des progrès auront été faits dans la démocratisation et la stabilisation du pays.

C’est ici qu’il faut vite constater la mauvaise foi et l’intention de la MONUSCO de ne pas quitter la Rd Congo. Car en effet, les critères permettant d’apprécier si les progrès sont faits dans la démocratisation et la stabilisation du pays relève de la MONUSCO seule. Sinon, elle ne serait pas restée intransigeante pour refuser de donner suite à la demande du Gouvernement de la République qui voulait une réduction importante des troupes de l’ONU.

Espérons que les réunions qui ont commencé à Kinshasa depuis le mercredi 25 mars dernier vont permettre aux deux parties, le Gouvernement et la MONUSCO ,de s’entendre sur les contours de cette réduction sensible des troupes de la MONUSCO.

Il sied de souligner que le mandat de la Monusco est renouvelé à un moment où les rapports avec le gouvernement sont tendus. L’ONU est restée à l’écart de l’offensive que l’armée congolaise a déclenchée fin janvier contre les combattants des Fdlr qui, selon, la Monusco sont à 1.400. Mais depuis un certain temps, les deux partenaires ont manifesté leur volonté de dialoguer afin d’aplanir les divergences. Ce qui permettra aux troupes de la MONUSCO d’appuyer les FARDC dans la traque des FDLR. Sinon, à quoi sert la MONUSCO ?

(L’Avenir)

par -
0 1243

L’agenda du Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur et sécurité nationale ne cesse de foisonner de demandes d’audiences. Evariste Boshab recevait dans son Cabinet de travail, la délégation du Mouvement de Libération du Congo (MLC). Cette délégation était conduite par la députée nationale Eve Bazaïba, avec dans sa suite d’autres élus du même parti à savoir, la députée Bemba Caroline, Jacques Lungwana, Fidèle Babala et Alexis Lengawa Lenga. Le patron de la territoriale les a reçus dans le cadre du fonctionnement de la démocratie et qu’en toute éventualité, la porte du Vice-Premier ministre est grandement ouverte.

Cependant, cette audience n’avait pas pour motivation une promenade de santé, plutôt remettre au patron de la sécurité nationale, la correspondance du sénateur Jean-Pierre Bemba. Laquelle correspondance corrigeait l’erreur glissée dans la transmission de la liste des partis politiques à la Commission Electorale Nationale Indépendante (Ceni). A en croire la Secrétaire générale du MLC, Eve Bazaïba, la particularité de cette correspondance c’est que, c’est l’avocat du Sénateur Jean-Pierre Bemba qui l’a envoyée à partir de la Cour Pénale Internationale (CPI) pour que cette correspondance ne pose pas le problème de l’authenticité. Donc, s’il s’agit de répondre au Mouvement de Libération du Congo, c’est par le biais de l’adresse mentionnée au bas de la correspondance adressée au Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur et de la sécurité, Evariste Boshab, soit par l’adresse du siège de la Cour Pénale Internationale à Kinshasa qui va parvenir au MLC. Par la suite, Eve Bazaïba se dit très satisfaite de recevoir la correspondance venant de cet homme d’Etat, Evariste Boshab.

  1. Boshab promet une réponse dans le meilleur délai

A en croire le patron de la territoriale, une suite favorable sera réservée à ce parti politique dans le meilleur délai. C’est au sortir de cette audience, que la Secrétaire générale Eve Bazaïba a livré ses impressions à nos fins limiers en ces termes : « nous sommes venus déposer officiellement en mains propres une correspondance adressée au Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur de la part du Sénateur Jean-Pierre Bemba, en sa qualité du Président national du Mouvement de Libération du Congo (MLC)».

Elle indique que le contenu de cette correspondance, c’est de pouvoir apporter les correctifs en ce qui concerne l’adresse du MLC dans la liste actualisée des partis politiques qui était envoyée à la Ceni. A en croire la Secrétaire générale, elle a reçu les assurances du Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur et que la correction est faite.

D’ajouter que les choses sont rentrées à la normale et que le Vice-Premier ministre Evariste Boshab était étonné de voir que l’adresse qui a été marquée n’était pas celle-là. La vraie adresse, c’est au n°6 de l’avenue du Port, dans la Commune de Kinshasa.

Dans la même foulée, se confiant à la presse, Eve Bazaïba a affirmé avoir reçu la correspondance de Jean-Pierre Bemba relative au réaménagement opéré au sein de son parti politique, lequel fait d’elle Secrétaire générale du Mouvement de Libération du Congo, sous la signature de son président national, Jean-Pierre Bemba Gombo. Disons que le MLC est l’un des partis politiques qui participe au processus démocratique en République Démocratique du Congo. Partant de cette confirmation de Jean-Pierre Bemba, plus de confusion, plus de bicéphalisme au sein de ce parti, puisque Eve Bazaïba en recevant la correspondance du Vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur, Evariste Boshab reconnaissait sa qualité de Secrétaire générale du MLC.

« Le changement pour un parti c’est statutaire d’ailleurs, c’est le Congrès qui décide ; entre les deux congrès, c’est le collège des fondateurs. Chose qui n’a jamais été faite dans ce sens-là. Aux compatriotes qui ont pensé changer l’adresse du parti, nous disons qu’ils ont levé une option de s’occuper des charges du parti, je cite le Vice-Premier ministre Thomas Luhaka qui a la charge des activités au niveau du Gouvernement. Je pense qu’il devrait normalement se consacrer à cette activité là, parce que c’est l’option, il n’a plus qualité d’engager le MLC, c’est le contenu de ce document. Je suis la bouche autorisée parce que j’ai rencontré le président national du MLC qui m’a mandaté pour ce faire. Et comme lui (Ndlr Thomas Luhaka) n’a jamais récusé le président national Jean-Pierre Bemba, il doit se plier et s’y conformer), a-t-elle précisé.

(Pius Romain Rolland)

 

 

par -
0 813

Le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, a annoncé jeudi 26 mars que la liste définitive des membres de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) sera rendue publique la semaine prochaine. Il a fait cette annonce après une rencontre avec des délégués des ONG de défense des droits de l’homme.

La loi instituant cette commission des droits de l’homme avait été votée en décembre 2012 au Parlement. Mais les membres de cet organe chargé de la promotion et de la protection des droits de l’homme en RDC n’avaient toujours pas été nommés.

« Il y a déjà plusieurs mois que nous sommes en train d’échanger de façon transparente avec la société civile pour mettre en place la commission nationale des droits de l’homme. Ça a été très laborieux. Il y a eu de temps en temps quelques appréhensions, accusations réciproques à travers la presse. Aujourd’hui, il était question de rassembler tout le monde, faire l’évaluation du passé et décider », a déclaré Aubin Minaku.

A en croire le président de la chambre basse du Parlement, « tout est fin prêt pour que la liste des sept membres de la commission nationale des droits de l’homme soit connue ». « Dès la semaine prochaine vous aurez cette liste. Tout a été réglé de façon transparente avec les délégués de différentes composantes de la société civile », a assuré Aubin Minaku.

Il faut dire que lors de l’adoption du calendrier de la session de mars, Aubin Minaku, Président de l’Assemblée nationale a fait une brève évolution de cette commission depuis le début de ce processus de désignation des membres devant animer cette commission. Pour Aubin Minaku, le but était de mener ce processus en toute transparence. Bien au début, le bureau de l’Assemblée nationale avait convoqué une plénière pour mettre en place un comité d’accompagnement et les quatre membres de la composante pour appuyer le bureau dans la désignation de 9 délégués.

Le comité d’accompagnement qui devrait jouer le rôle d’arbitrage, la composante Droit de l’homme n’a pas su trouver le consensus en son sein pour désigner deux noms, mais plutôt plusieurs noms. Après arbitrage du bureau, ce dernier a constaté que certaines provinces ont été sous représentées, telles le Nord-Kivu, le Kasaï-Oriental où l’on trouve des composantes qui ont désigné les délégués d’une même province. Partant de cela, une campagne est déclenchée et orchestrée par une composante qui accuse le bureau et son président de vouloir geler la désignation des membres de la CNDH. « Une ONG qui se dit nationale soit incapable de présenter deux noms d’une autre province », a fustigé Aubin Minaku. Partant de cet imbroglio orchestré par une composante, une plénière sera convoquée pour désigner un autre nom. « Autant laisser les ONG travailler en toute transparence, autant elles ne peuvent pas s’ingérer dans les prérogatives du bureau », a conclu le Président de l’Assemblée nationale.

(JMNK)

par -
0 856

Très active en République Démocratique du Congo, la métropole belge n’a pas dérogé à la règle en matière de la coopération. Le Royaume de Belgique et la République Démocratique du Congo ont une très longue histoire d’amitié, de partenariat et coopération bilatérale entre les deux peuples.

C’est dans ce cadre que le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur et sécurité nationale, Evariste Boshab a reçu en audience hier jeudi 26 mars 2015, dans son cabinet de travail, le ministre de l’Aide à la jeunesse, des maisons de justice et de la promotion de Bruxelles. Rachid Madrane est venu exposer à Evariste Boshab le protocole d’accord entre la République Démocratique du Congo et la communauté française de Belgique.

Cette dernière s’active dans le domaine de la prévention. Donc, il s’agit de l’échange entre les deux personnalités pour voir comment faire intervenir la communauté française dans l’avancement de l’amélioration du social des travailleurs congolais. Il faut épingler que la Communauté française est un partenaire fiable et un grand ami de la République Démocratique du Congo. Quant aux projets relatifs à cette intervention sociale, l’homme d’Etat belge n’a pas pu livrer son secret, car dit-il, il l’y travaille et qu’il faudrait attendre leur aboutissement pour en savoir plus. Rachid Madrane a loué d’excellentes relations entre Kinshasa et Bruxelles dans plusieurs domaines, a-t-il fait savoir.

(Pius Romain Rolland)