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*A la suite d’une question orale avec débat du sénateur Flore Musendu, la ministre du Portefeuille a éclairé la lanterne des sénateurs sur plusieurs questions, notamment celles de savoir la situation exacte actuelle de la compagnie nationale LAC du point de vue de sa flotte, des équipements, du personnel, des finances. En quoi la transformation de cette entreprise en société commerciale a-t-elle relancé cette dernière ? Quels sont les actionnaires de Congo Airways ? Quelle est la capacité de sa flotte et les types d’équipement ? Quelles sont les garanties de réussite d’une gestion essentiellement privée d’autant plus que dans le même secteur, la RD Congo a eu une expérience malheureuse avec la RVA par la sous-traitance KPMG ?

*Pour Louise Munga, Congo Airways créée le 15 août 2014, résulte de la volonté des autorités de la RD Congo de doter la nation congolaise d’une compagnie aérienne. Ses actionnaires sont l’Etat congolais (62,73% ), la SCTP ( 5,73% ), la Gécamines ( 5,73%), l’Ogefrem ( 5,73%), le FPI (5 ;73%), la RVA (2,87%), l’INSS ( 5,73%) et les futurs employés de Congo Airways (5,75%). Par la suite, dix intervenants sont passés pour présenter des préoccupations, qui seront rencontrées par les ministres concernés chacun dans son domaine

Nul n’ignore que lors de la Conférence nationale souveraine (CNS), l’actuel Président de la Chambre haute avait fustigé le comportement de certains opérateurs économiques, qui auraient dû se taire car ils doivent leur prospérité à l’Etat congolais. Et d’ajouter qu’il n’est pas un secret pour personne, que certains appareils ont volé avec le numéro d’immatriculation de la compagnie nationale Air Zaïre. Il n’est un secret pour personne, lorsque les mêmes avions atterrissant et transportant des marchandises qui échappent au fisc. Ce bref souvenir nous indique que la compagnie Air Zaïre a été saignée à blanc par les opérateurs économiques véreux, avait dit Léon Kengo wa Dondo.

Pour le sénateur Flore Musendu Flungu, qui a adressé une question avec débat à la ministre du Portefeuille, la compagnie nationale Lignes Aériennes Congolaises (LAC) connait une crise profonde et récurrente qui l’a rendue invisible dans l’espace aérien national et international depuis des décennies. Le sénateur indique que seule les LAC est la seule compagnie qui est habilitée à porter les armoiries et étendards de la République Démocratique du Congo.

« Cependant, en dépit des efforts jadis fournis suite à une question orale au Sénat en 2008, cette compagnie pourtant transformée en société commerciale, a continué à traverser une zone de turbulence apparemment sans fin. Elle semble connaître une crise multiforme qui touche à la fois la flotte, les équipements de support, les infrastructures d’exploitation, les ressources humaines et les finances », note le Sénateur Musendu Flore, qui précise que cette crise est décriée par les uns et les autres comme tributaire d’un manque de volonté politique exprimé par de mauvaises décisions politiques d’une part et managériales d’autre part.

A l’en croire, pour le Gouvernement qui a annoncé depuis le 11 avril 2014 la création d’une nouvelle compagnie aérienne nationale, Congo Airways devra être une compagnie de référence dans le secteur aérien, repère visible qui devra symboliser, parmi tant d’autres signes, la renaissance de toute une nation. Pour cela, cette compagnie sera dotée d’aéronefs de nouvelle génération. Elle a un caractère purement national et elle est constituée d’un capital de près de 32 milliards et demi de francs congolais, soit 35 millions de dollars américains.

Bien que pendant 14 ans, sans avion, le dernier Boeing 737 en révision, c’est la mort subite d’une fierté nationale. C’est alors que le sénateur voudrait savoir la situation exacte actuelle de la compagnie nationale LAC du point de vue de sa flotte, des équipements, du personnel, des finances, etc. En quoi la transformation de cette entreprise en société commerciale a-t-elle relancé cette dernière ? Quels sont les actionnaires de Congo Airways ? Quelle est la capacité de sa flotte et les types d’équipement ? Quelles sont les garanties de réussite d’une gestion essentiellement privée d’autant plus que dans le même secteur, la RD Congo a eu une expérience malheureuse avec la RVA par la sous-traitance KPMG et enfin, quelle est la stratégie du gouvernement pour la relance, quand on sait que l’Afrique du Sud dispose de près de deux cents appareils volant ?

Louise Munga ouvre la brèche aux sénateurs à s’inquiéter davantage

Il est vrai que la question posée par le sénateur Musendu Flore est transversale et complexe. Elle touche notamment les ministères du Plan, des Transports, de l’Economie, du Commerce et du Portefeuille.

Cependant, hier lundi, la ministre du Portefeuille a rencontré les préoccupations soulevées par le sénateur initiateur de la question orale avec débat. D’emblée, Louise Munga a souligné que les Lignes Aériennes Congolaises ont été dissoutes sur décision du Gouvernement prise au cours d’une réunion du Conseil des ministres et sanctionnée, conformément aux dispositions des articles 21 à 27, et à l’article 51 des statuts, par des résolutions prises par son Assemblée générale extraordinaire du 12 septembre 2014.

« Aussi, la dissolution et la mise en liquidation ne sont que la conséquence inéluctable des mutations successives, ainsi que de nombreux défis et difficultés multiformes que cette société n’a pu surmonter et qui ont inexorablement influé sur ses résultats constamment déficitaires », indique la ministre du Portefeuille. Et d’ajouter que cette décision de dissoudre les LAC a été prise au terme d’analyses et diverses études sur toutes les options envisageables (dissolution et liquidation ; restructuration et relance ; création d’une nouvelle compagnie aérienne) ; études qui ont toutes démontré que la création, sur des bases saines, d’une nouvelle compagnie, exempte de toutes charges du passif et autres pesanteurs, représentait la meilleure option.

« Etant sur la liste noire de l’Union européenne, la société LAC en restructuration ne pouvait, à court terme, desservir le marché européen et américain. Il est donc illusoire de compter sur les profits réalisés par les services internationaux pour financer les services intérieurs », révèle la patronne du Portefeuille de l’Etat.

La situation exacte des LAC

Elle a brossé un aperçu historique lorsqu’elle a indiqué qu’à la création d’Air Congo en 1961, elle héritera de la flotte de Sabena/Afrique qui était composée de 43 appareils. « De 1965 à 1969, un programme d’autofinancement est lancé, visant l’achat de 2 caravelles 11R et de 8 Fokker 27 et la location d’un Bac One-Eleven Bac 1-11 », indique la ministre

Pendant la décennie 1970-1980, Air Congo allait bénéficier alors d’une conjoncture politique exceptionnellement favorable en matière de transport aérien et du développement aéronautique. C’est ainsi qu’en 1971, la compagnie bénéficie de la part du gouvernement d’un vaste programme d’équipement en flotte importante et moderne, composée des avions 03 B.737-200 ; 02 DC 8-33 de seconde main de Pan Am ; 02 DC8-63 ; 02 DC 10-30 et 01 B 747 (en location au Pam Am). Contre toute attente, la crise pétrolière interviendra en 1973 et les mesures de zaïrianisation, de radicalisation, ainsi que celles de libéralisation du secteur de transport aérien, réduiront la flotte de la compagnie à 12 avions en 1980.

« La décennie 1980-1990 est celle de la libéralisation du transport aérien en RDC où le trafic stagne suite au marasme de l’économie », renseigne Mme Louise Munga, qui affirme que dans ces conditions, Air Zaïre subira des conséquences dommageables sur le plan de l’exploitation commerciale et de la gestion, et la période 1980-1990 marque l’amorce de la chute inexorable de la Compagnie nationale. De 12 aéronefs en exploitation début 1980, la flotte passera à 4 appareils seulement à la fin de 1990.

La création de Scibe-Zaïre et la conséquence logique de la faillite d’Air Zaïre

Pour la ministre, cette réduction du nombre d’appareils est consécutive à la cession des aéronefs aux FAZ et à la compagnie Scibe Zaïre, à la vente, à la mise en rebut ainsi qu’au crash de certains aéronefs pendant les entraînements en vol des pilotes. « Pendant la décennie 1990-2000, la paralysie totale de l’activité économique et sociale ainsi que la crise des institutions du pays s’installent. Le transport aérien congolais plus que tout autre secteur a subi les effets pervers de cette crise. L’indisponibilité de ces 4 avions constituant la flotte de la Compagnie nationale et qui a entraîné la cessation de son exploitation. Trois de ces appareils ont été démantelés ; seul un Boeing 737-200 qui était en attente d’un check D est, à ce jour, immobilisé dans le hangar de l’aéroport de N’Djili.

Outre les coûts excessifs de faire le Check du type C, ce n’est qu’au cours de l’année 2009 que LAC-SARL a pu acheter sur fonds propres un seul aéronef de type Boeing 737-200.

Du point de vue des équipements, Mme Munga Louise a indiqué que les équipements d’exploitation aérienne et d’assistance au sol dont disposent LAC sont vétustes, obsolètes et insuffisants. Ces matériels ont une moyenne d’âge de 30 ans. C’est alors que la direction a opté pour la location des matériels des partenaires handlers.

Par contre, du point de vue du personnel qui était pléthorique, soit 1.587 agents répartis en agents non éligibles à la retraite 450 ; agents retraitables 1.137. « Qu’il soit entendu ici que, sur base du concours, le personnel des LAC au même titre que tout autre congolais méritant et remplissant les conditions requises est éligible pour prester au sein de la Compagnie Congo Airways », rassure-t-elle.

La dette des LAC

A la fin des années 2013, suivant les chiffres communiqués à Mme la ministre par LAC, la situation de la dette de l’entreprise se résume en dettes commerciales de 63.817.552,53 $ dont dettes judiciaires 17.678.909,72$ ; dettes sociales 132.000.000. Cette somme inclut le solde des arriérés des salaires décotés, et les dettes fiscales et parafiscales de 20.159.830,09$. « A cause de ces dettes, l’utilisation du Label LAC en dehors de la RDC est quasi-impossible, car entraînant chaque fois des saisies des comptes ou d’appareils volants. Il y a lieu de signaler que LAC détenait une créance sur l’Etat évaluée à 23.000.000$.

Quant à la transformation de cette entreprise en Société commerciale, elle est l’expression de la volonté du gouvernement d’améliorer le mode de gestion et de fonctionnement des entreprises publiques et a été traduite en action par la prise, par le législateur de quatre lois promulguées par le Chef de l’Etat. «  Cette transformation est la conséquence de la modernisation du cadre juridique et institutionnel de gestion des Entreprises publiques ».

Quant aux actionnaires de la nouvelle compagnie Congo Airways, Mme la ministre indique que la compagnie créée le 15 août 2014 qui résulte de la volonté des autorités de la RD Congo de doter la nation congolaise d’une compagnie aérienne, ses actionnaires sont l’Etat congolais à concurrence de 62,73% ; la Société Commerciale des Transports et Ports ( SCTP) à concurrence de 5,73% ; la Générale des Carrières et des Mines (Gécamines) à concurrence de 5,73% ; l’Office de Gestion du Fret Multimodal (Ogefrem) à concurrence de 5,73% ; le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) à concurrence de 5,73%, la Régie des Voies Aériennes (RVA) à concurrence de 2,87%, l’Institut National de Sécurité Sociale (INSS) à concurrence de 5,73% et les futurs employés de Congo Airways 5,75%.

Comme garanties de cette société, Mme la ministre précise que la nouvelle compagnie est une société commerciale qui doit être gérée en tant que telle, avec comme objectif l’efficacité opérationnelle, commerciale et la rentabilité. Quant à la stratégie, elle répondra à la vision du Gouvernement.

Les préoccupations des sénateurs

Dix intervenants au total sont passés pour acculer la ministre de Portefeuille avec des questions sans parcimonie, mais fondées. Questions complexes, transversales qui nécessitent la présence d’autres membres du gouvernement à savoir le Plan, les Transports, l’Economie, le Commerce, le Travail, etc.

Le sénateur Ndjoli met en doute qu’une entreprise de l’Etat soit dissoute par une décision du Conseil des ministres et de l’Assemblée générale extraordinaire. Pour lui, il veut voir le décret du Premier ministre y afférent. Quel est le passif et l’actif des LAC ? Pourquoi donner la gestion de l’aéroport à une société ougandaise, alors que ce pays têtu ne veut pas payer les créances à la RDC ? Pourquoi a-t-on fait partir le comité Cherubin Okende qui a prouvé et fait ses preuves ? Il voudrait aussi savoir où serait le droit de sol, d’assistance de sol qui revient aux LAC ?

Quant au sénateur Romain Nyimi qui est frappé par l’acharnement de dissoudre les LAC et s’interroge si c’est la seule option et sur quelle base a-t-on dissout et liquider ? Il voudrait savoir pourquoi avoir envoyé les militaires chasser les employeurs de LACS si la dissolution et liquidation s’est faite en observation de la loi. Les inquiétudes du sénateur Kalamba par rapport à la double dénomination qui frise la crainte si l’on s’apercevait qu’une autre compagnie porte le même nom. Pour lui, créer une entreprise sur base juridique, c’est facile, mais y-a-t-il un financement quant à ce ? Y-a-t-il inscription au budget de l’Etat ? Si non, le sénateur Mulayila voudrait que le Gouvernement demande un collectif budgétaire quant à ce.

Dans la même foulée, Kalamba voudrait savoir s’il y a eu une étude de faisabilité pour faire fonctionner une entreprise, ou on veut un tape l’œil, ou les effets d’annonce ?

Le sénateur Kole, quant à lui, a demandé à l’initiateur de la question orale de l’approfondir, car il y a un flou sur la dissolution des LAC et la création de Congo Airways. Il faudrait aussi être fixé sur le prix du billet car, en RDC le prix du billet est le double de celui d’un pays le plus cher au monde. Quelle est la structure du prix sur le réseau national ? Eclairer le litige qui oppose la RVA à Blue Scan line. Cette dernière avait été empêchée de voler en date du 22 mars pour une créance de 6 millions de dollars et le spectacle offert aux passagers peut être un frein aux investisseurs.

Par contre, le sénateur Droti a fait un constat de la structure des prix lorsqu’il a pris un vol d’Ituri vers Ouganda en aller-retour et payé 574$, alors que de l’Ituri vers Kinshasa en passant par Beni, en aller simple il a payé 630$. Pour lui, comment procède-t-on pour fixer le prix ? Et pourquoi donner un nom d’une compagnie nationale en anglais alors que la Constitution consacre le Français comme langue de travail en RDC ?

Quant au sénateur Mukeni, il refuse d’être perfide puisqu’on sait pourquoi les LAC n’ont pas fonctionné et que cette question avait été traitée au sein de la Commission PAJ de la Chambre haute. Pour lui, le PNB de l’Afrique du Sud pour qui ses collègues voulaient comparer est de 12.300$ contre 4400$ pour la RDC, et le PIB est de 6648 pour la RSA, contre 484$ pour la RDC. Pour lui, on ne peut pas comparer ces deux Etats et que la situation des LAC n’est pas la résultante de la mauvaise gestion. Mais, voudrait savoir sur les mesures d’accompagnement pour la réinsertion ou l’indemnisation de ce personnel des LAC.

Le Sénateur Kisimba par ailleurs, s’est appesanti sur le sort des pilotes congolais, et combien la nouvelle compagnie compte-t-elle ? Et enfin, le sénateur voudrait avoir la suite à donner au litige qui oppose la RVA à Bleue Scan line.

(Pius Romain Rolland )

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La province du Nord-Kivu connait un moment de tumultes. Après tout, elle a toujours été le centre d’intérêt de plusieurs rebellions et groupes armés pour des raisons évidentes. Ses richesses à revendre et à distribuer, loin de lui garantir le bonheur, sont depuis belle lurette à la base du chapelet de malheur. Mais il y a de plus inquiétant : un cheveu dans la soupe, ou encore un grain de sable dans l’engrainage, surtout dans le feuilleton « je t’aime moi non plus » où Kinshasa et la Monusco se regardent en chiens de faïence, dans la traque contre les FDLR, dite opération ‘’Sukola 2’’.

D’ores et déjà, Lambert Mende, porte-parole du gouvernement central dit ne voir aucun inconvénient à laisser les éléments de la Monusco s’attaquer en solo aux FDLR. En tout cas, Kinshasa semble camper sur ses positions : pas question des FARDC et Casques bleus côte-à-côte dans cette opération. Alors, aura-t-on laissé sa case et ses enfants « aux bons soins de la sorcière » ?

La réponse ne semble pas en être une en faveur du gouvernement de la République. Et pour cause, en Ituri, dit-on, la population se sent très loin de Kinshasa. Alors, de qui est-elle ou sera-t-elle cette fois-ci plus proche ? L’adage selon lequel ‘’celui qui épouse ma mère devient ipso facto mon père’’, aura-t-il trouvé ici sa justification au regard de la sortie médiatique de Julien Paluku, une cartouche fatale d’y en a marre. Si la Troïka sécuritaire se tenait en lieu et place de l’hebdomadaire économique, voulait-il dire au Premier ministre Matata Ponyo, sa province n’aurait pas enregistré autant de morts, des fils et des filles lâchement assassinés par des groupes armés. Ainsi, en cette période préélectorale, une période de tous les enjeux et de tous les dangers, de quel côté situer Kinshasa face à cette déclaration massue de Julien Paluku ?

D’autre part, si l’on a trouvé des uniformes et autres effets militaires estampillés aux couleurs des FARDC entre les mains des casques bleus,… pourquoi ne pas deviner la suite de cette ouverture aux éléments de la Monusco ? Il n’est pas étonnant que celle-ci débouchât sur la balkanisation tant revendiquée par les uns, visiblement évitée par les autres, mais consacrée involontairement peut-être.

Pour mémoire, dans son communiqué de presse daté du 10 mai 2015, faisant suite à l’escalade de violences au Nord-Kivu, le gouverneur Julien Paluku a plaidé en faveur d’une réunion de la Troïka stratégique sur la sécurité.

De près, la situation sécuritaire à Rutshuru, Walikale, Sud Lubero et surtout à Béni ne fait que s’empirer. D’où la sonnette d’alarme. À Rutshuru et à Goma, il a été enregistré plus de 100 cas de kidnapping des femmes, jeunes, enfants et vieux dont la libération a été souvent obtenue par le paiement de rançons. Cette pratique s’est répandue sur l’ensemble de la province au point de faire des victimes et affecter ainsi l’économie de la province. Qui en sont les tireurs de ficelles ? Avec qui sont-ils de mèche ?

Le gouverneur, visiblement exaspéré, explique que plus de 300 personnes ont été sauvagement tuées par les rebelles de l’ADF dans le territoire de Beni après des opérations réussies menées par les Fardc depuis le mois de janvier 2014. Ces tueries à la machette, à la houe, à la hache et parfois à la kalachnikov ont causé la mort à plusieurs des vaillants soldats Fardc pour qui l’ensemble du peuple congolais garde et gardera une pensée pieuse pour d’inlassables engagements qui les ont conduits jusqu’au sacrifice suprême. Ces tueries ont même atteint les casques bleus de la MONUSCO déployés au sein de la Brigade d’intervention dont les derniers tombés sur le champ d’honneur sont les deux soldats tanzaniens, décédés dans la soirée du 5 mai 2015.

À côté de cette recrudescence de violence, plusieurs informations font état des incursions d’hommes armés sur le sol congolais et même de la création des nouveaux mouvements rebelles par les anciens membres du M23 qui errent librement dans les pays signataires de l’Accord Cadre du 24 février 2013 à Addis-Abeba. Au regard de cette nouvelle donne qui se développe particulièrement au Nord-Kivu, il est plus que temps, pour le Gouvernement Matata II, de se concentrer sur les aspects sécuritaires sans lesquels aucune projection économique pour le bonheur du peuple ne peut être envisagée, les élections encore moins.

Pour cela, il est utile que la Troïka de chaque lundi consacrée aux questions économiques du pays cède place à la Troïka sécuritaire qui réunirait autour du Chef du gouvernement, le Vice-Premier ministre en charge de la Sécurité et le ministre de la Défense. A ce sujet, le Gouvernement mettrait en place des mécanismes de mobilisation des moyens humains, matériels, intellectuels et financiers pour stopper le cycle de violence de la même manière qu’il a réussi à freiner l’inflation.

Si la question n’est pas prise au sérieux, il y a indiscutablement péril en la demeure.

(Emmanuel Badibanga)

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Mathieu Ngudjolo, le premier suspect à être acquitté par la Cour pénale internationale (CPI), a été expulsé vers Kinshasa, République démocratique du Congo, le 11 mai 2015 ont révélé ses avocats. À la suite de son acquittement par la CPI, Ngudjolo avait dit craindre pour sa sécurité s’il était renvoyé en RD Congo. Toutefois, les autorités de l’immigration des Pays-Bas ont estimé qu’il ne remplissait pas les exigences nécessaires pour accepter sa demande d’asile dans ce pays.

« Nous attendons, tout comme d’autres observateurs, des autorités congolaises qu’elles garantissent le bien-être et la sécurité de Mathieu Ngudjolo une fois qu’il sera de retour en RD Congo », a déclaré Géraldine Mattioli-Zeltner, directrice de plaidoyer auprès du Programme Justice internationale à Human Rights Watch. « La CPI, qui dispose d’un bureau à Kinshasa, et l’ambassade des Pays-Bas devraient également surveiller de près sa situation, aussi longtemps que nécessaire. »

Ngudjolo était l’ancien chef d’état-major du Front nationaliste et intégrationniste (FNI), un groupe armé impliqué dans le conflit local et régional qui a ravagé la province de l’Ituri, dans l’est de la RD Congo, au début des années 2000. Il a été arrêté à Kinshasa par les autorités congolaises en 2008 sur mandat d’arrêt de la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis dans le village de Bogoro, Ituri, en février 2003. La chambre de première instance de la CPI a acquitté Ngudjolo de toutes les charges en décembre 2012. L’acquittement a été confirmé en appel le 27 février 2015. Ngudjolo a déposé une demande d’indemnisation à la CPI à la suite de son acquittement.

(JMNK)

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La Directrice générale de la Banque mondiale satisfaite du projet réalisé par son institution

C’est hier lundi 11 mai 2015, au coup de 15h39 minutes que la Directrice générale du Groupe de la Banque mondiale en charge des opérations a fait son entrée dans le bâtiment du Tribunal de commerce de la Gombe, sise avenue de la Science, dans la commune de la Gombe. Sri Mulyani a été précédée par le Vice-ministre Mboso Kodia Mpwanga, qui représentait le ministre de la Justice en mission. Les deux personnalités ont échangé pendant une trentaine de minutes, bien qu’on ne connait pas de quoi il a été question. Sinon, nous présumons que ça doit être sur le renforcement de capacités dans le secteur judiciaire, la réforme de l’appareil juridique de la République Démocratique du Congo, et/ou accroître une enveloppe substantielle dans ce secteur, pilier des investissements et de la sécurité dans le domaine des affaires.

De toute évidence, la Banque mondiale à travers le Projet de Compétitivité et de Développement du Secteur Privé avec le concours de COPIREP, a construit 6 tribunaux de commerce à travers la République Démocratique du Congo, dont deux à Kinshasa, notamment à la Gombe et à Matete, un à Lubumbashi, dans le Haut Katanga ; un à Matadi dans le Kongo Central ; un à Kisangani, dans le Tshopo, et un à Mbuji-Mayi, dans le Kasaï-Oriental. Cependant, la poursuite des travaux de construction de deux tribunaux de commerce à Goma et Bukavu n’a pas pu être réalisée à cause des conflits qui ont élu domicile dans cette partie de la République. Sinon, avec la visite pour la première fois de la Directrice générale Sri Mulyani en RD Congo, on ose espérer la poursuite de ces travaux dans ces deux villes de l’Est du pays.

Cette visite qui s’inscrit dans l’implication du Groupe de la Banque mondiale dans la région des Grands Lacs, répond à un effort ambitieux pour s’occuper des facteurs régionaux de certains des conflits les plus difficiles à résoudre au monde, ainsi que de la pauvreté et des menaces locales et mondiales qu’ils entraient.

La description du Tribunal de commerce

Dans ce bâtiment, il n’y a pas que le Tribunal de Commerce, mais également le Guichet unique pour la création d’entreprises. Ce dernier est logé au premier niveau du bâtiment, tandis que le Tribunal occupe le Rez-de chaussé. Plusieurs locaux du Tribunal composent cette chambre, dont le cabinet du Président du Tribunal, assuré par Albert Mbo Bopesambe, comme président a.i ; la salle d’audience, le cabinet de Greffe divisionnaire, le Greffe de registre de commerce et de crédit mobilier, le Greffe pénal et économique, le Greffe de faillite et concordat préventif, le Greffe de procédures simplifiées de recouvrement, voies d’exécution et matières d’urgences, Greffe de comptabilité et enfin cabinets des juges.

Il apert que sur les 2500 dossiers traités, à en croire l’un des avocats, 2000 d’entre les dossiers ont trouvé une issue favorable ce, dont il a fait une plaidoirie auprès de la Directrice générale à ce que la Banque mondiale renforce davantage la capacité dans les Universités dans le secteur de Droit. Ce même avocat pour suit qu’entre 2004 et 2015, il a représenté 10 sociétés dont la dernière, est Bleue Scan line, une société d’aviation.

Il faut dire que la construction de ce Tribunal de commerce par la Banque mondiale permet la sécurité judiciaire des investissements et assainit le climat des affaires, prévenir les conflits commerciaux et les résoudre tout en respectant le droit Ohada. Ce dont Kinshasa siège en premier degré, et que la voie d’Appel est à Abidjan en Côte d’Ivoire.

Après sa visite et peu avant de s’envoler pour le Nord-Kivu, plus précisément à Goma, la Directrice générale a coanimé une conférence de presse avec le Vice-ministre de la Justice. Ils ont répondu aux questions soulevées par les journalistes, surtout ceux de la Rédaction du Journal L’Avenir. Elle a indiqué que de prime à bord, en toute économie qui souhaiterai faire du progrès et avoir un certain progrès dans la croissance, ainsi qu’éliminer la pauvreté, on a besoin d’un secteur privé qui travaille dans le pays. Pour un secteur privé fort dans le pays, il y a besoin d’un certain nombre des choses, une certaine certitude dans le cadre parlementaire et certainement une certaine certitude s’il y a des litiges qui interviennent.

Et la création de cette Cour s’il y a des différends, c’est une bonne réputation qui va essayer de créer la confiance de la part des privés ici en RD Congo. La BM est très heureuse de pouvoir appuyer ces deux choses, la construction de ce Tribunal de commerce, mais également la création de ce guichet unique, insiste-t-elle, avant d’ajouter qu’elle vient de visiter ce Tribunal, c’est nouveau certes, mais il déjà créé une certaine confiance et il a déjà réalisé beaucoup de travail, traité beaucoup de dossiers.

Dans ce pays, poursuit-t-elle, il y a un immense potentiel. Si le secteur privé a la confiance de faire des affaires dans ce pays, il va pouvoir relancer l’économie du pays. « Nous allons continuer à appuyer les efforts du Gouvernement pour améliorer l’environnement des affaires, améliorer le climat des affaires dans le cadre réglementaire ainsi que les lois et également renforcer les capacités institutionnelles et apporter l’appui nécessaire », affirme-t-elle.

Ce qu’elle a retenu de la visite de ce bâtiment

Ce bâtiment que nous venons de visiter donne un cadre de travail approprié au Tribunal de commerce et au Guichet unique de création d’Entreprises. Cela donnera de la confiance aux investisseurs qui voudraient amener leurs moyens financiers pour ce pays.

En réduisant le délai de création d’Entreprises, de 150 à seulement 3 jours, cela crée la confiance de la part des opérateurs économiques. Et donc, notre souci est de demander au gouvernement de fournir des grands efforts dans ce secteur.

Quant au Vice-ministre Mboso, d’abord a remercié la Directrice générale de la Banque mondiale pour la visite qu’elle effectue en RDC et pour toutes les réalisations que la Banque mondiale. « Sa présence sur notre territoire est une marque de confiance et témoigne de l’intérêt que la Banque mondiale apporte au développement de la RDC. Nous espérons que la Directrice générale sera l’interprète de la RDC auprès de son institution pour que la Banque mondiale nous accompagne dans les différents dossiers qu’ils ont commencés, notamment pour le guichet unique pour que cette activité s’étende sur le territoire congolais. Aux bénéficiaires de ce guichet unique et Tribunal de commerce, nous demandons aux Magistrats de faire preuve de compétence, d’esprit d’équité et aux opérateurs économiques, de travailler dans l’intérêt du pays et dans l’intérêt de la prospérité de leurs intérêts.

Par ailleurs, le Président du Tribunal de commerce, le Juge Albert MBo Bopesambe a dit que c’est un honneur, parce que le Tribunal de commerce de Kinshasa Gombe a été toujours le pionnier de tous les tribunaux de commerce au Congo. Il s’est fait que ce Tribunal a fonctionné dans un vieux bâtiment. Actuellement nous venons d’acquérir ce beau bâtiment inauguré il y a seulement trois mois et quand ce jour nous avons reçu une grande personnalité de la BM qui est venue renforcer la confiance à l’égard de la RDC, c’est un événement important et nous souhaitons qu’il doit s’étendre dans d’autres province.

(Pius Romain Rolland)

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Le Directeur Exécutif, Michel Sidibe, préside depuis le 8 mai, la réunion mondiale de tous les Directeurs-pays du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/Sida (ONUSIDA), qui se tient à Bangkok à Thailande.

Du 08 au13 Mai 2015, soit pendant 6 jours, tous les Directeurs-pays qui représentent l’ONUSIDA dans les sept RST échangent sur les thématiques qui apparaissent clairement aujourd’hui comme les priorités du Programme à savoir : L’Objectif 90-90-90, l’Accélération de la prévention, les Droits humains, la Prévention de la Transmission du Vih de la mère à l’enfant (Ptme), l’Initiative des villes.

L’ONUSIDA va saisir cette opportunité qu’offre ce forum pour examiner sa feuille de route politique, les événements –clé, les résultats attendus et les engagements pour la période 2015-2016. Il va également partager les expériences locales ou bonnes pratiques qui peuvent inspirer durablement la riposte au Sida.

Par ailleurs les bureaux de l’ONUSIDA et de l’OMS en République démocratique du Congo vont appuyer l’Inspection Provinciale de la Santé du Kasai Oriental à finaliser le plan de redéploiement des ARV proches péremption de Kasaï-Oriental/Mbuji-Mayi vers d’autres provinces. C’est ce que renseigne une brève venant de l’ONUSIDA à Kinshasa.

Le constat est qu’il y a sur stockage des ARV et ceci nécessite l’implication au niveau national de l’ONUSIDA, l’OMS, Fonds Mondial, PNLS, PNMLS et SANRU pour rendre disponibles des moyens afin de redéployer ces ARV dans d’autres provinces qui en ont besoin.

(Yassa)

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Le Centre d’action pour Dirigeants et cadres d’entreprises au Congo (Cadicec) a rendu public depuis hier, les résultats du Test de recrutement, qui sont à consulter sur son site : www.cadicec.org, alors que les interviews sont également prévues demain 13 mai sur toute l’étendue de la République.

Cadicec précise à cet effet, que seuls les candidats ayant obtenu 50% ou plus au test, prendront part aux interviews. C’est ce qu’indique un communiqué de presse de Cadicec, parvenu à la presse.

Par ailleurs, rappelons que la semaine dernière lors de la publication de son rapport sur les opérations de recrutement des agents électoraux, la Commission africaine pour la supervision des élections (Case) avait recommandé à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) de prendre acte des résultats de Cadicec dans leur globalité et d’évaluer minutieusement les différents dossiers éligibles avant tout recrutement définitif afin d’en élaguer les anciens agents de la Ceni de 2011 révoqués ou reprochés puisqu’auteurs de divers abus décriés.

Aussi, elle appelait la Ceni à évaluer opérationnellement les capacités des uns et des autres dans la pratique du métier des élections, et de s’inspirer du travail abattu par le Cadicec pour les recrutements futurs et d’en tirer les meilleurs leçons.

Dans ce document de 7 pages, la Case a formulé des recommandations outre la Ceni, au Centre d’action pour Dirigeants et cadres d’entreprises au Congo (Cadicec), au peuple congolais et aux candidats, relativement aux opérations de recrutement du personnel permanent de la Ceni par le Cadicec.

La Commission africaine pour la supervision des élections y relève aussi des points faibles et des points forts qu’il faudra capitaliser. Parmi les points faibles, la Case indique le manque de dispositif élémentaire d’enregistrement de référence aussi bien pour l’enregistrement des dossiers que tout au long des opérations journalières de recrutement. Aussi, elle signale l’insuffisance des locaux pour le traitement et la bonne conservation des dossiers dans les installations du Cadice, le renvoi systématique des observateurs électoraux et le refus d’accéder aux installations de Cadicec. La Case déplore aussi le manque de dispositif de transparence et de dispositif sécuritaire.

Parmi les points forts des opérations de recrutement, la Case salue l’initiative de la Ceni qui pour la première fois, précise-t-elle, vient de rompre avec le passé où le recrutement était plus des opérations de club, des camps politiques,…

A Cadicec, il lui est recommandé de dresser un rapport général sur l’opération de recrutement et de le rendre public en toute transparence, de rendre public les résultats définitifs en toute indépendance dans le respect des critères exigés d’impartialité, de transparence et d’équité sans se laisser influencer par les tendances politiques, régionales, tribales ni religieuses. Et enfin, de tenir compte du nombre de postes à pourvoir dans la planification des délais dévolus au test afin d’éliminer certaines candidatures non désirables.

« La Case apprécie également la décision prise quant à ce et souligne le caractère professionnel qui a guidé les membres de la Ceni pour décider de confier le recrutement à un organisme privé et reconnu en la matière. Elle encourage la Ceni à continuer à travailler dans cet esprit républicain et citoyen qui permet aux uns et autres de mieux évaluer l’impact de ses actions dans notre société », a indiqué le président de la Case, Simaro Ngongo Mbyo, déplorant par ailleurs, le faible niveau chez certains candidats,…

« Au peuple congolais et aux candidats, nous recommandons le respect des résultats de cette opération et en cas de réclamation, le faire dans l’ordre et le respect de la loi », a émis le président de la Case, espérant qu’il sera suivi.

(Yassa)

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Le monde célèbre la journée internationale de l’infirmière

Le monde entier célèbre ce mardi 12 mai la journée internationale de l’infirmière. Un métier noble au regard du rôle que joue chaque jour dans les formations médicales l’infirmier.

En effet, l’infirmière est la première personne à définir que chaque patient a des besoins individuels, que le rôle de l’infirmière vise à satisfaire ces besoins et elle a pris en compte les dimensions santé-maladie des soins infirmiers. Elle a fait des soins infirmiers une occupation respectée en établissant une formation, en soulignant l’importance d’une éducation continue, et en distinguant les soins infirmiers de la médecine. Elle croyait qu’ “une bonne pratique infirmière ne grandit pas seule; elle est le résultat d’études, d’enseignement, d’entraînement, de pratique, qui se finalise dans une base solide qui peut se transférer dans tous les milieux, auprès de tous les patients.

Ainsi donc, au nombre des métiers nobles , complexe et précieux existant dans le monde figure celui d’infirmier. Ce n’est donc pas par fantaisie que l’univers a convenu d’honorer les personnes qui exercent ce métier en leur accordant une journée spéciale célébrée le 12 mai de chaque année.

La Journée internationale de l’infirmière est une occasion pour réaffirmer l’attachement de toute infirmière à vouloir améliorer les conditions de travail, et des professionnels de l’art infirmier. Car cet art présente quelques difficultés, des désagréments qui obligent certains infirmiers à jeter l’éponge c’est-à-dire d’abandonner leur travail ou simplement de quitter leurs postes d’attache, dans les hôpitaux, estimant la situation intenable, ils partent discrètement la profession au bout de quelques années créant par là même une réelle pénurie auprès du patient, ce qui aggrave encore les conditions de travail. Au pays, en Rdc, l’infirmier éprouve des nombreuses difficultés dans l’accomplissement de son travail quotidien. Beaucoup d’entre eux qui n’ont pas le cœur à l’ouvrage ou qui se sentent martyrisés par leurs employeurs préfèrent jeter l’éponge, découragés.

Tel est le cas de M. Jean Pierre Inzago, infirmier à l’hôpital général de Gemena dans la province de l’Equateur a été inhumé le dimanche 10 mai dernier. Il s’était donné la mort quelques jours plus tôt. Jean Pierre s’est donc suicidé parce qu’il n’a pas touché sa prime de risque du mois d’avril.

Dommage que ce drame se soit produit quelques jours avant la commémoration de la journée internationale de l’infirmière. C’est ce jeudi que les infirmiers de Kinshasa et ceux du monde vont commémorer leur journée. Pourquoi M. JP n’a-t-il pas touché les fameux 38 mille francs congolais de prime de risque mensuel qu’on leur alloue !

Voilà une preuve des difficultés qu’endure ce corps de métier pourtant indispensable dans des hôpitaux.

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Des élèves infirmièrs dansent ce 12/05/2011 à Kinshasa, lors du défilé marquant la journée internationale des infirmiers. Radio Okapi/ John BompengoImage 1 of 1″ height=”454″ width=”605″>

Cette journée a été faite par souhait, qu’une meilleure organisation du travail dans les soins infirmiers diminue les surcharges de travail dont sont victimes, entre autres, les infirmières. C’est la lutte menée par la Fédération de la Santé et des Services Sociaux de la Confédération des Syndicats Nationaux             (FSSS-CSN, qui représente près de 100 000 syndiqués (es) du réseau de la santé et des services sociaux. Ces femmes représentent plus du tiers de la main-d’œuvre du réseau de la santé et travaillent dans des conditions difficiles en raison de la pénurie de main-d’œuvre.

Non-respect de l’acquis de cette journée provoque la mort d’un infirmer

Suite au non-respect des principes de la journée internationale, un infirmier se suicide pour non-paiement de sa prime. Et pendant que des élèves infirmiers s’apprêtent à danser ce 12/05/2015 à Kinshasa, lors du défilé marquant la journée internationale des infirmiers d’un côté, de l’autre coté à Gemena, on continue à pleurer Jp Inzago. L’inhumation de ce dernier est intervenue le dimanche 10 mai dernier dans un climat de tension. Jean-Pierre s’est suicidé pour cause du non-paiement de sa prime de risque du mois d’avril, fixée à 38 000 francs congolais (41 dollars américains). La notabilité de Gemena est intervenue pour ramener le calme, en vue de protéger le patrimoine de cet hôpital récemment réhabilité. Néanmoins, le syndicat des infirmiers du Sud-Ubangi menaçait d’appeler au boycott de travail depuis le lundi 11mai.

Cependant, cette journée vise également le bon rendement de chaque infirmier(ère, au sein de chaque structure et le respect de celui-ci. D’où, les tenants de cette dénoncent tout acte du genre qui ne met pas à profit les infirmiers et ne le permettent pas de travailler avec les esprits calmes. Sur ce, ils invitent touts les responsables de centres de santé à observer les motifs de cette date et de s’y conformer.

Soulignons que cette journée trouve ses racines lointaines posées par tant d’infirmiers internationaux que nationaux. Ce fut le cas de Florence Nightingale qui est infirmière contemporaine.

Elle a été la première personne à définir que chaque patient a des besoins individuels, que le rôle de l’infirmière vise à satisfaire ces besoins et elle a pris en compte les dimensions santé-maladie des soins infirmiers. Elle a fait des soins infirmiers une occupation respectée en établissant une formation, en soulignant l’importance d’une éducation continue, et en distinguant les soins infirmiers de la médecine. Elle croyait qu’ “une bonne pratique infirmière ne grandit pas seule; elle est le résultat d’études, d’enseignement, d’entraînement, de pratique, qui se finalise dans une base solide qui peut se transférer dans tous les milieux, auprès de tous les patients.

Tout ceci fait preuve de l’importance de l’infirmier et du rôle qu’il joue dans sa profession. D’où, c’est une personne à honorer ; raison du 12 mai de chaque année.

(Charlie Muepu)

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Jean Goubald retrace les vraies réalités de la société

A l’écoute de toutes les chansons écrites par l’artiste musicien Jean Goubal Kalala (photo ci-contre)

L’on se rend vite compte que c’est un auteur compositeur de charme qui ne va nullement rechercher ses sources dans le décor polémiste.

Orientant ses reflexes dans des faits qui se passent dans la société, Jean Goubal qui se révèle être un artiste musicien et chanteur prolixe, n’hésite pas d’exprimer à travers ses œuvres des réalités sociales vécues dans son environnement.

En écoutant religieusement ces chansons contenues dans ses deux albums lancés dans les bacs: « Bombe anatomique » et « Normes », on se rend vite compte que c’est avec un cœur bien ouvert et dispos que le troubadour Jean Goulal que nous avons connu en ses débuts vers les années 90 est resté le même. Un vrai orateur populiste qui ne laisse rien passer à ses côtés car tout lui inspire quelque chose et il s’adresse à la population sans anicroches. Déjà sur sa table de nombreuses invitations ne cessent de tomber pour des productions VIP tant au pays qu’à l’étranger.

Auditionnez ses œuvres avec attention et vous nous en direz les nouvelles !

(Kingunza Kikim Afri)

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*Toilettage et doublure artistiques*

Jossart Nyoka Longo « Ya Nyoch »

Le président Nyoka Longo M’Vula a décidé de « réformer » le groupe Zaïko Langa Langa suite à l’indiscipline, comportement d’excès de zèle remarqué depuis un certain temps, au sein de cet orchestre.  Cela prévaut surtout chez les anciens musiciens ayant joué dans le dernier album à succès « Bande annonce ». Désormais, tout musicien aura une doublure (Un remplaçant) jouissant les mêmes droits. Au niveau des chanteurs Vaugherald, Doudou Adoula, Lola Muana et Akouda ont désormais leurs doublures. Cela va de même pour les instrumentistes (soliste et accompagnateurs) , l’animateur Alain a sa doublure qui a déjà commencé à monter sur scène. Entretemps, trois musiciens de Zaïko Langa Langa venaient d’écoper une suspension de trois mois. Cela a fait l’objet d’une réunion extraordinaire au nouveau siège de Zaïko Langa Langa. C’était le week- end dernier dans la commune de Kasa – Vubu.

De notre passage à la terrasse « Sous le Safoutier » Chez André Adacha Betty Mambu à Lingwala , permanence des fans à l’occasion de la pose de la 1ère pierre tombale du Feu Bimi Ombale , quelques musiciens du groupe Zaïko Langa Langa retrouvés sur ce lieu, ont démontré leur vif intérêt à ce réamenagement de Zaïko Langa Langa en équipes A et B face à plusieurs sollicitations dont fait l’objet l’orchestre Zaïko Langa Langa , parfois trois à quatre productions par jour.

Pour l’instant, l’heure est au préparatif de la réalisation du prochain album qui se déroule normalement.

Considéré comme un patrimoine nationale, le groupe Zaïko Nkolo Mboka a réputation de formation musicale dont la trajectoire en succès d’anciennes chansons continue à faire écho jusqu’à ces jours.

(Franck Ambangito)

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       JP Buse, Nyoka Longo, Bimi Ombale et Ya Lengos/Ph. Archives

Le 24 décembre 1969 juste la veille de la Nativité l’orchestre « Belguide » dont tous les musiciens venaient d’être révoqués pour indiscipline à l’exception du guitariste Pépé Felly Manuaka Waku est reformulé et change d’appellation pour devenir « Zaïko Langa Langa ». Du coup, pour la bonne marche des affaires, le courageux et stratège DV Moanda a été désigné comme le chargé de l’organisation du nouvel orchestre.

Comme le groupe « Thu Zahina » avait une coloration des enfants des évolués de la commune de Kalina, Zaïko pour son positionnement était soutenu par des jeunes très enthousiastes qui avaient à l’unisson décidé de porter au loin le son de cette formation musicale. Dans la mêlée on retiendra par exemple pour le soutien Léon Lemba Lemba, Tarou Makoso, Ignace Ndebo, Zikonde Dinzeyi, Milton Roberto, Jean Mvuanza, William Canon, Achellon Munga, les Rodall, les enfants Bumba, Pamuke Ngita, etc… c’était le groupe des premiers supporters de Zaïko.

Et cette nouvelle formation était constituée de Pépé Felly Manuaku (guitariste soliste », Enoch Zamwangana et Teddy Sukami (guitaristes rythmiques) et Bapius (bassiste). Au chant il y avait Jules Presley Shungu « Papa Wemba », Jossart Nyoka Longo M’Vula, Siméon Mavuela Somo, Dieudonné Otis (chanteur jerk), Baudouin Mitsho, Tunisien, Evoloko Atshuamo, Pierre Nkumu, Delez et Mbuta Machakado (chanteur pop), à la percussion on a retrouvé André Bimi Ombale (plus tard, il est devenu un chanteur émérite).

Aussitôt Zaïko mis en branle, Evoloko s’est révélé comme étant un vrai meneur d’hommes, un leader dont l’absence se fait vite remarquer aux concerts. Il est un transfuge de l’orchestre « Les Maps » de l’Athénée de Kalina (actuel Institut de la Gombe » où il avait évolué aux côtés du fondateur Flory Muibu, Gina Efonge, « Djenga K » Espérant Kisangani, William Engobe et Pacqui Lutula.

Du nom Zaïko Langa Langa

De l’histoire, on retiendra que Zaïko signifie « Nzadi Kongo » ou « Nzadi ya ba Nkoko »- nzadi signifie Fleuve- et que c’est sur proposition du belgicain Delo Marcellin et d’Henry Mongombe que cela a été raccourci à « Zaïko », nom auquel le chanteur Shungu Wembadio a ajouté le suffixe « Langa Langa » pour en faire « Zaïko Langa Langa ».

La première séance de répétition de Zaïko Langa Langa a eu lieu le 29 décembre 1969 chez la famille Mangaya sur l’avenue Popokabaka dans la commune de Dendale « actuelle commune de Kasa Vubu). C’est là aussi où se sont poursuivies les autres séances de l’orientation de cette formation musicale qui avait comme président tonton Kileba qui se retrouve aussi dans le Conseil des fondateurs avec André Bita, Henri Mongombe, DV Moanda et Delo Marcellin.

(A suivre)

(Kingunza Kikim Afri)