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Les deux dernières décennies ont plongé les habitants des quartiers populaires de Kinshasa dans la terreur, œuvre d’une jeunesse oisive et désespérée. C’est le « Koulounisme ». Pour remédier à ce fléau dont le taux de victimes va croissant, l’autorité urbaine a initié en son temps une série d’actions de force, sous plusieurs dénominations dont : l’opération coup de poing, l’opération « likofi » (coup de poing). La première en 2005, sous l’administration urbaine du gouverneur Jean Kimbunda et, la seconde en 2013, sous le gouverneur André Kimbuta Yango. Toutefois, il va sans dire que ces manières fortes ont montré leur limite. Aussi estimons-nous pressant qu’il faille agir dès maintenant, en combattant l’oisiveté des jeunes par la création d’emploi.

Assainir les mentalités pour ennoblir la jeunesse

Sur le demi-milliard des jeunes de 15 à 24 ans du globe, combien risquent la contagion à Kinshasa, en particulier, et en République Démocratique du Congo en général, si l’on doit hésiter d’appliquer des mesures, à première vue impopulaires, que le temps et l’avenir révéleront salutaires.

Le « Koulounisme » est un mal redoutable pour le pays. La République dispose toutefois des atouts incommensurables pour y porter remède et assainir les mentalités de ces jeunes gens et, pourquoi ne pas ennoblir cette jeunesse qui logiquement, pouvait être sanctionnée par de lourdes peines, voire capitales, pour les besoins de la sécurité.

Ce mal n’est pas une exclusivité congolaise, encore moins une excentricité congolaise. Cela est un fait international. Le nom pourrait n’être que congolais ; pas les actions.

La Grande Bretagne, pas seulement elle, avait affronté aussi des actions épouvantables dans son histoire.

Pour y remédier et y remédier de manière radicale, la Grande Bretagne avait recouru à la Colonisation d’implantation, pour ne pas dire de  « transplantation d’humains »

  • Pour Casser l’oisiveté, supprimons le chômage. Le Congo ne se débarrassera pas, ni n’évacuera sa jeunesse, celle qui est animée de mauvaises dispositions ; mais la récupérera par le recyclage éducatif socioéconomique systématique.

Nous avons dit et redit que la RDC disposait des atouts, des moyens et des conditions idéales pour transformer le mal en bien.

Et cela pendant que l’on proclame que le Congo est un gigantesque réservoir des richesses naturelles, un pays aux ressources immenses. Cela est bien vrai. Tout est là et à portée de nos mains. Nous savons tous ce qu’il faut faire pour nous approprier sainement, en abondance et noblement. Nous ne sommes ni un peuple de culs-de jatte ni des manchots.

               Nécessité de privilégier un remède politique

La recherche un remède politique adéquat et radical pour juguler le paupérisme et la faim qui se vissent les peuples de ce gigantesque réservoir des richesses naturelles, de ce pays aux ressources immenses, interviendra pour prouver au monde que certaines résolutions politiques de la fable Ronde politique Bruxelles de 1960 avaient, été à mains égards, sous-estimé des vérités essentielles.

(Papa Fuamba mpane)

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*Cyclisme

 

Muhindo Kyaviro au-dessus du lot à l’ouverture de la saison sportive de la Liprocynoki

La ville de Goma a vécu une ambiance toute particulière le dimanche 15 mars dernier. Ce jour-là et ce, 40 ans après l’organisation de la dernière compétition cycliste dans la Ville de Goma ( un certain 02/03/1975), M. Spraya Mwana-Bwato, Président de la Ligue Provinciale de Cyclisme du Nord-Kivu a organisé une course cycliste à l’occasion de l’ouverture de la saison sportive de cyclisme édition 2015. Remportée par Muhindo Kyaviro Jimmy qui a couvert les 126,1 km( circuit fermé de 9 km et 700 mètres x 13) en 2h42’ avec une vitesse moyenne de 32.5 km/h, cette course portait le caractère de retrouvailles entre la population de cette Ville touristique de la République Démocratique du Congo et cette prestigieuse discipline sportive.

31 concurrents dont 5 venus de Bukavu au Sud-Kivu et 26 cyclistes de Goma avaient pris le départ dont le coup d’envoi a été donné à 09:30’ par le Gouverneur de Province M. Julien Paluku Kahongya. L’on a noté aussi la présence du président de l’Assemblée Provinciale du Nord-Kivu l’Honorable Jules Hakizimwami, du ministre Provincial en charge de Sports et Loisirs M. Anselme Kitakya, du représentant du Général de Brigade du contingent Indien de la Monusco, du Commissaire Provincial de la Police Nationale Congolaise au Nord-Kivu M. Awashango, du Maire intérimaire de Goma Juvénal Ndaberehi sans oublier d’autres membres du Comité provincial de sécurité et le représentant des pétroliers du Nord-Kivu M. Komayombi et une marée humaine tout au long de la route et perchée sur des bâtisses élevées et les arbres de la Ville pour observer et applaudir cet événement jamais vécu en live par la jeunesse actuelle de Goma.

 

* Condensé de ce qu’a été la course

 

Les 31 coureurs sont partis de la Tribune de l’Office National du Café O.N.C sur le boulevard Kanyamuhanga en passant vers le Sud de la Ville jusqu’à l’hôtel VIP Palace via le rond-point BDGL…et enfin, Terminus Kilomètre témoin, œuvre du Gouvernement Provincial du Nord-Kivu jusqu’à l’O.N.C. comme point de chute de la course via le rond-point de l’Instigo et le rond-point Signers ainsi que le bureau du parlement d’enfants du Nord-Kivu.

 

*Privilège Mwana-Bwato la grande curiosité

Fait insolite à signaler. Un cycliste cadet avait pris le départ parmi les jeunes gens âgés de 18 ans et plus. Il s’agit de Privilège Mwana-Bwato. Agé de 11 ans et fils du président de la ligue du Nord Kivu. Il a résisté jusqu’au 9ème tour quand on l’a arrêté expressément pour qu’il se repose. Il faut dire que ce jeune homme a attiré la Curiosité de l’assistance pour avoir parcouru 87.3 Km en faisant 9 tours sur les 13 prévus par l’organisation quand 80 pourcent d’adultes ont abandonné à partir du 3ème jusqu’au 8ème tour.

D’ailleurs, lors de la cérémonie de remise de prix, il a été déclaré « l’espoir de demain du cyclisme Nord-Kivutien » par le Ministre Provincial en charge des Sports et Loisirs qui a poursuivi son allocution en promettant de prendre en charge ses frais scolaires.

 

Classement final

 

Cinq cyclistes seulement avaient atteint l’objectif et 25 autres avaient abandonné suite au manque d’endurance, de matériel approprié, des accidents provoqués par une intense circulation des véhicules et motos non accrédités par l’organisation sur l’itinéraire et qui s’expliquerait au fait que la population de Goma n’a pas la culture du cyclisme.

Les 5 coureurs qui ont franchit la ligne d’arrivée sont les suivants :

Muhindo Kyaviro Jimmy qui a remporté la course en solitaire, 2è Kambale Kamasuwa Jacob après 7 minutes. Justin Nyamagala 3è, Prince Zihalirwa de Bukavu Sud-Kivu 4ème position après et enfin pour la 5ème place Samuel Mwanu Hehere.

Notons qu’au Nord-Kivu le cyclisme est plus pratiqué et se développe dans le Grand-Nord de la Province dans les Villes de Beni et Butembo et le Territoire de Beni et pour preuve, ce sont les cyclistes de cette partie de la Province qui ont représenté le Nord-Kivu lors de la 1ère participation de la Province au Championnat National de Cyclisme le 23/05/2010 à Kinshasa sous la conduite de Spraya Mwana-Bwato.

La saison Sportive au Nord Kivu est placée sous le signe de la paix et elle se clôturera le 31/12 /2015. Au finish, le Gouverneur du Nord Kivu Julien Paluku Kahongya, a promis un vélo professionnel de 6.000 EUROS au champion du Nord-Kivu, lors de la compétition de clôture dudit championnat provincial au mois de décembre 2015 et laquelle course de clôture mettra en contraste les Ententes Urbaines de Cyclisme de Butembo, Beni et Goma.

 

 

 

*Rugby 

Etoile de la Gombe remporte hier la 1ère édition de la Coupe du Congo

 

Tout comme à l’ouverture, il a régné une bonne ambiance hier au Vélodrome de Kintambo à l’occasion de la clôture de la 1ère édition de la Coupe du Congo de Rugby qu’a organisé la Fédération Congolaise de Rugby ‘’Fécorugby’’ que préside M. Herman Mbonyo. Pour la circonstance, Etoile de la Gombe a battu New Krack de Lubumbashi 33-0 et pour le rugby à 7 féminin, RAC féminin a dominé Vainqueur du quartier GB.

Avant le dernier match, l’assistance a gardé une minute de silence en mémoire de Hubert Bossambo, 3è Vice- Président de la Fécorugby. Il était l’un des pionniers à la base de cette fédération en 1985. Ancien dirigeant de basket il a été vice-président du Comité Olympique congolais. Sa fille était présente.

Nous y revenons demain avec plus de détails.

*Volley- ball

DCMP/K plus fort que Police 3 sets 1 hier à l’Euvokin

 

Trois matchs comptant pour la 2è journée du championnat de l’Entente Urbaine de Volley-ball de Kinshasa ‘’Euvokin’’ avaient retenu l’attention des férus de la balle au filet hier au terrain Mikasa Olympique de Bandal. La grande affiche chez les dames a vu DCMP/K battre Police 3-1.

Ci-dessous tous les résultats enregistrés hier Dimanche 22 mars 2015 :

Révolution Force Terrestre (M) : 0-3 (03-25,08-25, 11-25)

DCMP/K Police (D) : 3-1(25-09,22-25,25-11,25-10)

  1. Club La Gracia (D) : 3-0

Samedi 21 mars 2015

New Espoir Police (M) : 0-3 FF

  1. R Mwangaza (M) : 0-3 (11-25,11-25,9-25)

Canon Ouragan (D) : 3-0 (25-15,27-25,25-11)

 

 

 

*Basket-ball

  1. Club bat Hatari 63-48 hier à la Liprobakin

 

Clôture hier au stadium Ymca à Matonge de la 4è journée du championnat de la Ligue Provinciale de Basket ball de Kinshasa ‘’Liprobakin’’. En version masculine, DCMP/K a perdu lourdement face à New Génération 33-101. Chez les dames, V. Club s’est racheté en prenant le dessus face à Hatari 63-48 et Tourbillon a perdu face à Mboka Mboka 35-47.

Le samedi 21 mars, l’équipe de Biso na Biso a fait subir à SCTP ex Onatra sa deuxième défaite de la saison en la dominant 61 à 57. Le match Police- Ceforbak ne s’est pas joué.

Un jour plus tôt soit le vendredi 20 mars, chez les dames Kola est tombé face à Arc en ciel 48 à 61 tandis que chez les messieurs, Jeunesse & Avenir qui effectué là sa troisième sortie, a subi sa troisième défaite face à Terreur 41 à 67.

 

 

 

*Judo

Les champions en individuel du Tournoi de la Fraternité sont connus

 

Une bonne ambiance marquée par des combats acharnés a régné le samedi 21 mars au stadium YmCa Matonge où la Ligue de Judo de Kinshasa ‘’Lijukin’’ a entamé la compétition en individuel de son Tournoi de la Fraternité qui s’est clôturé du reste hier par la grande finale.

Rappelons que la compétition en individuel a concerné plusieurs catégories notamment Poussin, le Benjamin, Minime, Cadet, junior et seniors.Les champions sont connus. Ci-dessous la liste complète de ces champions :

 

Poussin

Champion : Ololo Freddy (Negrâce)

V /Champion : Konga Mbesango (Gokio)

 

-25 Kg Benjamin

Champion : Kukulu (Lingwala)

V/Champion : Konga Pierre (Gokio)

 

-28 Kg Benjamin

Champion : Lekumu Liyanza (Lingwala)

V/Champion : Mabuabua Shabani

-36 Kg Benjamin

Champion : Mavambu (Ikam)

V/Champion : Ikomo (St Adrien)

 

-52 Kg Minime

Champion : Kanza (Molokaï)

V/Champion : Mulangole (Negrace)

 

-30 Kg Cadet

Champion : Mabuele

V/Champion : Lukusa

-55 Kg Cadet

Champion : Makonga

V/Champion : Lomboto

-65 Kg cadet

Champion : Landu (Junori)

V/Champion : Bebete (Ikam)

(A suivre)

 

(Antoine Bolia)

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Sauf imprévu, Les Léopards quittent Kinshasa ce soir pour Dubai , où ils vont rencontrer l’Irak en aller retour pour le compte de la journée FIFA.

Sept joueurs parmi ceux prévus ont désisté

soit pour blessure ou soit pour honorer le contrat avec leurs clubs respectifs. Ils sont remplacés par des locaux.

Il s’agit de Cavanda Pedro Luis de Lazio de Rome /Italie , remplacé par Mabele Bawaka de l’AS V.Club, Ikoko Jordan de Havre /France par Lomanisa Mutambala de l’AS V.Club, Kipembe Presnel de Paris/SG-France a été remplacé par Munganga Omba de l’AS V.Club, Mbemba Chancel de Anderlecht est, quant à lui, blessé.

A l’attaque, Bakambu Cédric de Bursaspor de Turquie est également blessé et remplacé par Yves Diba Ilunga. N’Sikulu Clark de Evian TG-France remplacé par Firmin Mubele Ndombe et Ongenda ERWIN par Héritier Luvumbu Nzinga.

 

(Gaby Mass)

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Dans le cadre du match comptant pour la 21è journée, le FC Renaissance du Congo a battu la formation de RC Impact sur le score de 2-0. Buts de Djuma à la 53è minute et de Ngana à la 85è minute. C’était le samedi 21 mars au stade Tata Raphaël.

Le vendredi 20 mars, FC Tornado a eu raison de Sodigraf en le battant par 2-1. Pourtant, l’AC Sodigraf a eu l’avantage d’ouvrir le score à la 35è minute par Asani avant de voir Tornado marquer coup sur coup deux buts, soit à la 44è minute par Odongiso et à la 48è minute par Mabanzulua.

L’autre match de la même journée a opposé Nzakimuena à FC Système. C’est Système qui l’a emporté par 0-1. But inscrit à la 11è minute par Mesa.

Le samedi 21 mars, un seul match a eu lieu au STR. Il mettait aux prises Real de Kin et l’AC Bandal. C’est ce dernier qui l’a emporté sur la marque de 0-1. L’unique réalisation est signée par Kamba à la 71è minute.

Au terme de la 23è journée, le FC Renaissance du Congo est leader au classement avec 59 points.

Ce lundi 23 mars au STR

9h30 CS La Fraternité kinoise-RC Semendua

11h30 OCK-FC Kada Sport

13h30 JSK-AC Normand

15h30 AC Rangers-AS Dragons

 

(Gaby Mass)

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  • Le comédien Saï Saï, enfin libre !

A quelques jours de la clôture du mois de la femme, l’événement de l’acquittement du comédien Fiston Mavinga, mieux connu sous le surnom de Saï Saï, accusé de viol,   a dominé le week-end dernier. Cela suite à un jugement rendu par le tribunal de Grande Instance de la Gombe, rendu au 1er degré. L’artiste ayant actuellement le vent en poupe, surtout par ses interventions télé en matière publicitaire, aurait fait l’objet de machination, pensent ses fans. Quoi qu’il en soit, il est enfin libre de tous ses mouvements. Il convient de féliciter ici, les efforts fournis par ses compères comédiens dans l’unicité.

*Pour la 2ème fois, Bozi Boziana chante « Lubwaku »

L’artiste musicien Benz Bozi Boziana , président du groupe Anti – Choc, séjourne toujours en Europe, en vue de finaliser un nouveau single intitulé « Lubwaku », en termes de kinoiserie signifiant – prison – dont la sortie sur le marché du disque est annoncée pour le mois de juillet prochain. Le terme a été déjà repris par l’artiste dans l’une de ses œuvres avec les chanteuses Scola, Betty Bis et Déesse Mukangi. En 44 ans de carrière musicale , Bozi Boziana venait de lancer l’album « Fiko Fiko Fio », qui a connu un franc succès

  • Le concert « Lambio chante Luambo » reporté

L’initiative prise par le chorégraphe professionnel Lambio Lambio   du groupe et ballet « Vijana » de chanter Franco Luambo Makiadi, n’aura plus lieu le samedi 11 avril, comme annoncée avec pompe par l’artiste sur les différents plateaux de télévision. La famille de l’illustre disparu, sous la conduite de son fils biologique Emongo Luambo, a annulé simplement cette production jusqu’à la tenue des festivités du 59ème anniversaire de l’orchestre « Tout Puissant O.K Jazz » prévue le 6 juin prochain. En revanche, Lambio Lambio confirme sa participation au spectacle de trois jours de Werrason du 19 avril 2015 au GHK. Il compte mobiliser 12 danseurs et 8 batteurs.

*Echos d’Europe : Nzaya Nzayadio et Donat Mobeti se manifestent sur disque

Ayant marqué le monde musical kinois durant les années 70 – 80, l’artiste Donat Mobeti revient au pays après 25 ans d’absence, pour la promotion de son nouvel album. Pour sa part, le chanteur Nzaya Nzayadio un ancien de l’orchestre « Choc Stars », signe son grand retour sur la scène discographique dans un nouvel opus intitulé « New Noumber » disponible déjà à Kinshasa.

*Empereur Lelimba investi hier président des groupes folkloriques

L’artiste musicien tradi-moderne « Empereur Lelimba » de l’orchestre « Bayuda du Congo » a été investi officiellement, hier dimanche, président national des groupes folkloriques de la République Démocratique du Congo. A en croire la source, la cérémonie s’est passée en sa résidence, en présence des chefs coutumiers et des présidents des groupes folkloriques.

*Papa Wemba s’est produit à Djamena

Papa Wemba , chef de file du groupe Viva la musica, s’est produit, samedi dernier, dans le ville de Djamena , au Tchad, pour le compte d’une organisation humanitaire. Il serait accompagné de son groupe Molokaï International, son retour à Kinshasa est confirmé pour ce mardi 24 mars 2015.

*Socoda : suppression des taxes et redevances…

Une dépêche signée par Nyoka Longo et Kiamwangana   Mateta , fait état de la suppression jusqu’à nouvel ordre, de la perception des taxes et redevances, en matière des droits d’auteur sur toute l’étendue de la RDC. Cela suite au bicéphalisme constaté au niveau du Conseil d’administration de cette structure, ainsi que le fonctionnement d’une société parallèle, en attendant la mise en place d’un nouveau comité, qui sera élu conformément aux dernières dispositions.

(Une sélection de FRANCK AMBANGITO)

 

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Qualifié à tort ou à raison d’indifférent , non sociable , incapable de perpétuer l’œuvre laissée par son ainé biologique Feu Jean Mubiala Emeneya King Kester , le chanteur Joli Mubiala vient de prouver totalement le contraire, en tant que meneur d’hommes averti, et au bon moment. En effet, depuis deux semaines en sa qualité d’artiste et co-fondateur de l’orchestre Victoria Eleison « A lutta continua victoria a certa », il rend hommage à King Kester, en s’enfermant dans un studio de Kinshasa   pour enregistrer   une chanson intitulée « Mémoire de King Kester ». Ce dernier, pour rappel, a quitté la terre des hommes voilà une année. Joli Mubiala a fait un rappel des troupes de tous les anciens musiciens  de King Kester, présents à Kinshasa ou résidant en Europe, pour y participer. A en croire le témoignage d’un de ses fidèles collaborateurs « Des affaires » : « le tube comprendra cinq titres parmi lesquels un tube chanté en duo avec un grand artiste de ce pays, dont le nom n’est pas encore révélé pour l’instant. A cela s’ajoute un pot pourri comprenant tous les anciens succès de King Kester Emeneya « Nkwa mambu ».

 

(Franck Ambangito)

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Les mélomanes épris de la rumba congolaise seront bien servis dans le prochain tube de Ferré Gola, intitulé : « Qu’est – ce que je t’avais dit ? » qui vient d’opter pour le style latino américain, couramment dénommé afro–cubain qui s’accommode bien aux mélodies, air et tempo qui sont contenus dans six chansons, plutôt que les douze initialement prévus. L’artiste l’a déclaré au cours d’un bref entretien accordé à l’Avenir Détente. Cette merveilleuse inspiration d’arrangement musical sera matérialisée lors de son voyage au Cuba dans les prochains jours, a confirmé Ferré Gola, tout en précisant que les travaux de studio viennent de débuter à Kinshasa.  Polyvalent et talentueux artiste musicien, « jésus des nuances » se trouve être désormais sur les traces du Grand Kallé Jeef ou encore de Tabu Ley « Seigneur Rochereau » en début des années 60 à travers l’œuvre emblématique dénommée « Kelya » dans le mémorable orchestre  African Jazz. Pour rappel, Hervé est à sa sixième réalisation artistique réussie, depuis qu’il a embrassé sa propre carrière musicale. Après « Sens interdit », « Qui est derrière – toi ? », « Boîte noire », « Avant – Goût » et récemment « Dérangement » avec le titre ‘Vieux jaloux ‘.

Sur le plan de production scénique, l’auteur de la chanson Vita – Imana , continue à « mener au score » à travers ses productions hebdomadaires à succès   qui drainent du monde,   tous les dimanches à l’espace mythique de «  1, 2, 3 » chez mama Kulutu , à Kasa – Vubu. Ce lieu abrite également des séances de répétitions, chaque mardi et vendredi.

 

(Franck Ambangito)

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Vendredi 20 mars dernier, l’Université Libre de Kinshasa (ULK) a organisé une conférence-débat à l’occasion du mois de la femme. Le thème général était : « Autonomisation et participation de la femme dans la politique en RDC ».

Trois oratrices avaient pris la parole, à savoir Mmes Bunsena Bonkete Marie-José, Angbongbo Mokani Véronique et Kalunga Bibi Mundayi. Signalons que les trois dames sont assistantes dans la même université.

 

La première à prendre la parole est Mme Bunsena Marie-José qui a souligné que ce thème peut être considéré à deux niveaux. Au niveau international et au niveau national.

Sur le plan international, dit-elle, l’année 2015 est une année-bilan de la rencontre des femmes à Beijing (Pékin) il y a 20 ans lorsque 17.000 femmes venues de 189 pays avaient cogité sur la situation de la femme.

Après avoir défini les concepts contenus dans ce thème général, Mme Marie-José a développé son exposé sous une approche communicationnelle. Il s’agit de transmettre l’information à la gent féminine à tout moment, partout (dans les écoles, les églises, …) par le biais des causeries morales, journées de réflexion, colloques, séminaires, … Ce, pour le développement de la femme.

Eu égard à la situation de la femme congolaise en RDC, ajoute-t-elle, beaucoup reste à faire. Et a elle a exhorté les femmes à prendre conscience de sa situation en adoptant un comportement plus responsable.

« On doit inculquer à la femme congolaise de vraies valeurs pour transformer la société en dénonçant les injustices à travers les médias », a-t-elle conclu.

Notons que Mme Marie-José est aussi directeur de cabinet de la SG du MLC, Eve Bazaïba.

 

« Usufruit du conjoint survivant : mythe ou réalité ? »

 

C’est le deuxième sous-thème développé par Mme Véronique Abgbongbo Mokani. Juriste de formation (elle prépare une thèse sur la succession), elle a dit que le droit congolais ne reconnaît que deux sortes de mariages : le mariage coutumier et le mariage civil. Le mariage religieux n’est nullement reconnu par le droit congolais et n’a aucun effet juridique. La preuve du mariage coutumier est la dot qui est un symbole en dépit de certains dérapages. La preuve du mariage civil est le contrat signé devant l’Officier de l’Etat-civil.

Après avoir explicité les conditions de fond et de forme d’un mariage, elle a abordé les problèmes successoraux en cas de la mort de l’époux et surtout de l’épouse. Ici, elle a dit que souvent la veuve ne bénéficie pas toujours des avantages que lui confère la loi.

Elle a conclu que beaucoup d’efforts doivent être fournis pour que l’usufruit du conjoint survivant soit réellement une réalité, jusqu’ici il n’est qu’un mythe.

 

Mme Kalunga Bibi : « La femme congolaise doit se battre pour obtenir son autonomisation »

 

La dernière oratrice à prendre la parole est Mme Kalunga Bibi Mundayi. Notons qu’elle est la présidente de la Ligue de la lutte contre les antivaleurs, une structure interne de l’ULK.

L’autonomisation de la femme doit être considérée sous trois cadres : le cadre professionnel, le cadre estudiantin et le cadre familial.

Mme Kalunga s’est toujours posée cinq questions : Les femmes jouent-elles leur rôle au sein de leur milieu ? Quelles sont les obstacles qu’elles rencontrent dans la société ? Les autorités du secteur public et privé respectent-elles les textes en matière de la protection de la femme ? Pourquoi les femmes ne bénéficient-elles pas de l’applicabilité prise en leur faveur ? Les femmes sont-elles une source de bénédiction ou de destruction.

Avant de répondre à ces questions, Mme Kalunga a défini les concepts que recouvre le thème général.

S’agissant de la première question, Mme Bibi a dit que la femme doit jouer son rôle dans son milieu, tout dépend de sa conscience.

Elle a énuméré les obstacles que rencontrent les femmes dans la société.

Pour elle, la femme est source de bénédiction car par rapport à l’homme, elle est un être fort sur le plan moral, psychique et physique.

Dans sa conclusion, elle invite toutes les femmes à se battre pour acquérir son autonomisation. Ce n’est pas sur un plateau d’or qu’elles vont l’obtenir mais bien à travers une lutte acharnée.

(D.L.  )    

 

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Les relations RDC- MONUSCO en discussion

  • Entre la Rd Congo et l’ONU ces derniers temps, c’est clairement ‘’Je t’aime, moi non plus’’. Et pour cause, le nième mandat que Martin Kobler veut obtenir, coûte que coûte, au moyen de ce qu’il qualifie de dialogue stratégique, pour perpétuer au pays sa structure dite MONUSCO, Mission des Nations Unies pour la stabilisation du Congo
  • Mais les choses ne seront pas si aisées. La Rd Congo ne jure plus que sur son départ à pas de géant, comptant sur l’appui de son amie la France qui du reste préside ce mois le Conseil de sécurité. La MONUSCO a prouvé ses limites, avec un bilan négatif de plus de 15 ans en Rdc, bien que ragaillardie de plus de 20.000 hommes ! D’où des discussions ce matin, entre autres sur la question du transfert des responsabilités de la MONUSCO et le rythme de réduction des troupes des Nations Unies en RDC

Pourquoi la Monusco ne veut-elle pas quitter la Rd Congo ? C’est la vraie question pour laquelle il convient de percer tous les secrets des dieux et les dessous des cartes, en cette période où Kinshasa a beaucoup d’autres priorités. Sinon, le miel du Congo semble hanter plus d’un de rester éternellement sur son sol.

Le trop plein onusien

L’ONU et le gouvernement de la Rd Congo vont mener, à partir de lundi 23 mars à Kinshasa des discussions pour tenter d’améliorer leurs relations sur fond de ‘’je t’aime moi non plus’’, mais dites tendues selon certains responsables onusiens. Ceux-ci en appellent rapidement à une coopération sous le signe de la confiance. Cela, dans le but d’instaurer un “dialogue stratégique”, a déclaré Martin Kobler, chef de la Monusco (Mission de l’ONU en RDC), visiblement exaspéré mais sans aucun choix.

La goutte d’eau qui fait déborder le vase c’est le plus de levain dans la patte de la mission onusienne, en rapport avec des nominations, au sein des Forces armées de la RDC, de certains officiers supérieurs qui gênent. Au nom de quoi se disant évoluée sur la question la Monusco dit leur accorder une dérogation ? Dérogation balayée d’un revers de la main par le Gouvernement de la République à en croire son porte-parole, Lambert Mende. En quoi y a-t-il dérogation ? C’est la honte dans le ventre de la Monusco. La pilule est restée très amère face à cette effroyable ingérence. Depuis lors, Kinshasa en toute souveraineté, a pris la décision de traquer seule les FDLR, Forces démocratiques de libération du Rwanda, dans l’Est du pays sans l’apport de la Monusco. Traque qui s’avère très porteuse à en croire Martin Kobler.

Mais au-delà de question de ce désarmement forcé, Kinshasa et l’ONU s’opposent aussi sur l’avenir de la Monusco. A suivre ce qui s’est passé jeudi à New York, Raymond Tshibanda N’Tungamulongo ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a été clair. Kinshasa veut un départ rapide des Casques bleus. De son côté, fidèle à la tradition, le numéro 1 de la Monusco Martin Kobler insiste sur un retrait progressif, à pas de tortue. Bien d’analystes pensent d’ailleurs que la question ne fait pas partie de l’agenda de la mission onusienne ; du moins en cette période d’enjeux majeurs.

Des départs insignifiants

Des groupes de travail ont été constitués pour un ordre du jour très large, a expliqué M. Kobler, cité par Afp. “Toutes les questions seront sur la table: les réductions d’effectifs (de la Monusco), le départ de la Monusco après une certaine période, la question de la reprise des opérations, que faire des deux généraux, les droits de l’homme…”, a-t-il énuméré d’une manière lapidaire.

Selon des diplomates, l’ONU envisage de réduire de 2.000 seulement les effectifs de la Monusco qui s’élèvent ce jour à près de 20.000 hommes. Mais, Kinshasa réclame le premier retrait de l’ordre de 6.000 Casques bleus. Telle est la défense de la souveraineté.

Un jeudi chaud à New York

La séance du jeudi au Conseil avait donné lieu à un vif échange entre MM. Kobler et Tshibanda. Ce dernier avait affirmé que “le moment est venu, pour la RDC, d’assumer pleinement ses responsabilités quant à sa sécurité”, demandant au Conseil de “respecter cette aspiration légitime ” et souveraine.

Le Conseil de sécurité des Nations Unies s’est réuni jeudi à New York, sur la situation de la RDC. Raymond Tshibanda a félicité le président « pour votre accession à la présidence du Conseil de sécurité pour ce mois de mars 2015, à vous dire combien nous sommes honoré de voir la France, un pays ami, diriger les délibérations du Conseil de ce jour ». Il a en outre exprimé au Conseil toute la gratitude du peuple et du Gouvernement de la République Démocratique du Congo pour les efforts déployés par les Nations Unies, afin de préserver la souveraineté et l’intégrité territoriale du pays et pour lui garantir la paix et la stabilité. Il a, dans ce même chapitre, salué Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies, pour le souci constant et jamais démenti dont il n’a eu de cesse de faire montre, ainsi que son implication personnelle d’œuvrer à la consolidation de la paix dans mon pays.

Retraçant l’historique des relations entre l’ONU et la Rdc, M. Tshibanda a noté que « Ces relations ont presque toujours été bonnes, souvent excellentes, sinon exemplaires », avant d’ajouter « qu’elles traversent actuellement une zone de turbulence » en raison de vouloir donner de leçon de gestion au Gouvernement congolais. Au ministre d’insister : « Notre souhait le plus ardent est que cette mauvaise passe soit la plus brève possible ».

Un argument-massue

Pour consolider ces acquis, Kinshasa est convaincu que l’ONU et le Gouvernement de la Rd Congo ont le devoir de continuer à travailler en équipe et, pour ce faire, à pérenniser l’esprit qui avait jusque-là caractérisé ce partenariat et qui en a été un facteur déterminant d’efficacité. Esprit de dialogue et de respect mutuel, conformément aux prescrits de la Charte, en ce compris le respect, en tout temps et en toute circonstance, de l’intangible et de la souveraineté de la Rd Congo.

Pour le gouvernement congolais, les points de friction actuelles dans les relations entre l’ONU et la RDC sont au nombre de quatre. Il s’agit de la revue stratégique et des conséquences logiques a en tirer, notamment en ce qui concerne le transfert des responsabilités de la MONUSCO et le rythme de réduction des troupes des Nations Unies en RDC; du désarment forcé des rebelles rwandais des FDLR ; de l’évolution de la présence des rebelles ougandais des ADF/NALU au Nord Est de la RDC; et des suites politiques de la fin de la rébellion du M23.

Pour ce qui est de la revue stratégique, c’est sous la forme d’une mission de maintien de la paix, puis de stabilisation, que l’organisation est présente au Congo, à la demande de Kinshasa, et ce depuis 1999. Elle y a déployé et y maintient environ 20 000 hommes de troupes dont trois mille de la Brigade Spéciale d’intervention spécifiquement chargés d’appuyer les FARDC dans l’éradication des forces négatives présentes dans la partie orientale du pays. Il y a lieu de rappeler aussi  que, dès le départ, il était convenu que cette contribution onusienne serait progressivement revue à la baisse, au fur et à mesure que les risques de sécurité diminueraient et que les Forces Armées de la RDC atteindraient un niveau de performance leur permettant d’assurer par elles-mêmes la sécurité du pays. Ce que, la Monusco semble oublier en voulant par tout le moyen s’accrocher au miel du Congo.

Retrait de la MONUSCO
Cependant, certaines parties importantes du pays sont encore aujourd’hui objets de préoccupations en matière de sécurité. Il y a notamment les poches. Comparés à l’ensemble du pays, les territoires à sécuriser représentent aujourd’hui moins de 5% de la superficie de la République. A l’arrivée de la MONUC presque la moitié du territoire national vivait dans l’insécurité et échappait au contrôle effectif des autorités nationales.

Aujourd’hui, il y a certes encore quelques poches d’insécurité entretenues par des terroristes ougandais dans et autour de la ville de Beni au Nord-Kivu et par des rebelles rwandais des FDLR à certains endroits bien localisés du Nord et du Sud Kivu. Partout ailleurs, sur le territoire national,  la paix et la sécurité règnent, y compris en Ituri et au Nord Katanga, d’ailleurs le découpage territorial l’atteste. Vu que les quelques troubles qui, sporadiquement, y sont causés à la quiétude des citoyens par l’activisme de quelques brebis égarés relèvent du maintien de l’ordre public et ont été soit maitrisés, soit en voie de l’être. Bien plus, dans la RDC d’aujourd’hui, il y a un État qui fonctionne, des institutions légitimes et efficaces, une armée en pleine reconstruction, l’instauration de la démocratie, …avec l’organisation des premières élections réellement libres et démocratiques de notre histoire en 2006, l’organisation des élections législatives et présidentielles à terme échu en 2011, la mise en œuvre effective de la décentralisation et l’organisation programmée des élections locales, municipales, urbaines, provinciales, sénatoriales, législatives et présidentielle en 2015 et 2016, en ce y compris la maitrise du cadre macro économique et la performance économique de la RDC, à en croire le premier vice président de FMI, M. Lipton.

Au vu de cette énumération non exhaustive, tout observateur objectif se doit de reconnaitre qu’un travail énorme a été réalisé.

Cela étant, Kinshasa estime que le moment est venu pour elle d’assumer pleinement ses responsabilités quant à sa sécurité et à celle de ses populations. Elle plaide donc pour que le Conseil fasse droit à cette aspiration légitime qui est consubstantielle de la notion-même de souveraineté nationale. Si cela ne fait pas plaisir à certains, c’est une question de souveraineté et de responsabilité.

(Emmanuel Badibanga)

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Comme le 22 mars de chaque année, l’humanité a célébré hier dimanche, la Journée internationale de l’eau autour du thème : « Eau et développement durable ». Instituée par l’Assemblée générale des Nations Unies depuis 1993, cette journée invite les Etats, les ONG, les entreprises à se mobiliser et à concrétiser des actions pour sensibiliser le plus grand nombre à la préservation des ressources en eau, comme un bien fondamental au cœur de tous les enjeux.

A Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, la célébration de cette journée a été également l’occasion du lancement de la Phase 2 du programme « Village et Ecole Assainis », lequel vise à accroître la couverture en matière d’approvisionnement en eau potable, hygiène et assainissement dans les provinces de la Rdc. Ce programme est mis en œuvre depuis 2007 par les Ministères de la Santé publique et de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel, avec le concours l’Unicef, et en collaboration avec les gouvernements aux niveaux national et provincial.

La Coopération britannique (UKaid) y contribue depuis 2008. Au cours de cette cérémonie du lancement de la Phase 2 du programme « Village et Ecole Assainis » organisée à l’Hôtel Béatrice, le chef de mission de la Coopération internationale britannique (DFID) en Rdc, Dr Chris Pycroft, a fait part à l’assistance, de la manière dont l’on peut assurer un accès durable aux services d’eau et assainissement en faveur des populations congolaises. Aussi, a-t-il expliqué pourquoi le Royaume-Uni demeure engagé en matière d’eau potable, d’assainissement et de meilleure hygiène.

Seulement 46 % des Congolais ont accès à l’eau potable

Alors que nous nous approchons des dates buttoirs des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), la Rdc, malgré des améliorations récentes, reste à la traine quant à l’atteinte des objectifs concernant l’eau et l’assainissement, affirme Dr Chris Pycroft. Il souligne que la Rdc accuse certains des indicateurs les plus bas en matière d’accès à l’eau et à l’assainissement en Afrique subsaharienne. Sur le plan national, renchérit-il, seulement 46 % de la population a accès à l’eau potable, et seulement 31% de la population a accès à l’assainissement de base.

Pour le chef de mission de DFID, l’incapacité des populations vulnérables à accéder à l’eau potable et à l’assainissement de base a une incidence sur les indicateurs de santé en Rdc. « L’assainissement est l’OMD le plus mal atteint en Afrique subsaharienne. Le manque d’accès à l’eau potable et à l’assainissement de base sape également les efforts déployés pour atteindre les autres OMD », a-t-il dit.

Il a également fait savoir que la diarrhée tue plus d’enfants que le VIH SIDA, le paludisme et la rougeole combinés. Les dernières épidémies de choléra ont été causées par le manque d’accès à l’eau potable. Environ 50 % de cas de malnutrition sont également attribuables à l’hygiène, à l’assainissement et à l’eau de mauvaise qualité.

 

L’eau et l’assainissement, une priorité pour le Royaume-Uni

 

Selon le communiqué nous parvenu, la mise en œuvre des installations durables d’eau et d’assainissement de qualité pour les Congolais constitue donc une priorité pour le Royaume-Uni. Depuis 2011, le gouvernement du Royaume-Uni a fourni à plus de 1,3 millions de Congolais un accès durable à l’eau potable et a offert à plus de 1,1 millions de personnes un accès durable à des installations sanitaires améliorées en Rdc.

« L’accès inclusif et durable à l’eau et à l’assainissement en RDC constitue une priorité pour le Royaume-Uni et nous sommes engagés à mettre en œuvre des services équitables, inclusifs et de qualité dans les secteurs de santé, d’eau et d’assainissement », a signifié Dr Chris Pycroft. Il a aussi indiqué que d’ici 2019, DFID vise à fournir un accès durable et équitable aux services d’eau et assainissement à 3.755.000 de femmes et d’hommes congolais et à réduire le taux de morbidité diarrhéique chez les enfants de moins de cinq ans.

« Alors que nous célébrons l’eau pour un développement durable et inclusif lors de cette Journée mondiale de l’eau 2015, assurer un accès durable à l’eau potable et à l’assainissement en faveur du peuple de la RDC demeure une priorité pour DFID et l’UNICEF. Au cours d’une visite la semaine dernière à un programme financé par DFID à Goma, j’ai palpé du doigt l’importance d’assurer un accès équitable et sécurisé à l’eau potable pour tous », a déclaré le chef de mission de DFID.

Dr Chris Pycroft a déploré le fait qu’en Rdc, la principale responsabilité de puiser de l’eau pour le foyer incombe aux jeunes filles et aux femmes, ce qui les expose aux risques de violences sexuelles basées sur le genre, tout en ajoutant une autre barrière potentielle aux chances des jeunes filles de fréquenter l’école.

(Lepetit Baende)