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Hier mardi 24 avril 2015 à la Maison des Elections, près de 100 membres des organisations de la Société civile ayant l’éducation civique et l’observation électorale comme objectif, se sont réunis devant les membres de l’Assemblée plénière de la CENI conduite par son Vice-président, M. André Mpungwe, pour évaluer le travail déjà accompli par la commission chargée de la mise en place de la Commission Education Civique et Observation Electorale (EDUCIEL). La mise en place de cette commission est placée  sous la facilitation de l’AETA (Agir pour les Elections Transparentes et Apaisées),  plate-forme de la Société civile congolaise créée le 18 décembre 2010 et dotée d’une personnalité juridique, arrêté Ministériel N°125/CAB/MIN/J§DH/2011 du 11 avril 2011.

La Commission Education Civique et Observation Electorale (EDUCIEL) se veut être une interface permanente entre la société civile et la CENI et d’autres parties prenantes au processus électoral.

C’est fort de cette expertise de l’AETA que les organisations de la Société civile réunies le 15 mai 2014 au Lycée Dr. Shaumba avec M. l’Abbé Apollinaire Malumalu, avait choisi la plate forme AETA pour faciliter la thématique : Education civique et électorale afin de préparer les termes de référence et textes nécessaires pour opérationnaliser cette vision, celui d’avoir un cadre d’échanges entre les deux parties.

Quid de la grande commission d’éducation civique et observation électorale

Au cours d’une séance dédiée à l’audition du Rapport préliminaire de la commission sous la facilitation de la plate forme AETA, les principaux coordonnateurs des réseaux et ONG de la Société civile ont eu des échanges nourris, hier mardi 21 avril 2015 à la Maison des élections sous l’œil des membres du Bureau et de l’Assemblée Plénière de la CENI.

A cette occasion, M. Gérard Bisambu, Secrétaire Exécutif de l’AETA a brossé en quelques lignes l’état d’avancement des travaux de la Commission Education Civique et observation électorale en indiquant que l’objectif poursuivi et de mettre en place un cadre de concertation comme interface de la société civile vis-à-vis de la CENI.

Cette étape a été précédée par le mot de bienvenue de M. Gustave Omba, Membre de l’Assemblée plénière de la CENI chargé du cadre de concertation avec la Société civile qui a salué les efforts consentis par les acteurs de la Société civile en affirmant que le processus électoral ne connaitra de réussite qu’avec l’apport de la Société Civile

Prenant la parole pour la circonstance, le Vice-président de la CENI a interpellé les partenaires de la Société civile sur le retard consommé dans la mise en œuvre de cette commission. Il a invité les uns et les autres au travail, car la CENI compte sur la sensibilisation et l’éducation civique électorale.

A l’issue de cette journée d’échanges, les acteurs de la Société civile ont convenu de travailler en synergie pour produire un travail inclusif, professionnel et adapté au contexte électoral du moment.

Pour rappel, à la séance de travail du 15 mai 2014 au Lycée Dr Shaumba entre le Président de la CENI, Mr l’Abbé Apollinaire Malumalu et les responsables de la Société civile, les groupes thématiques et leurs facilitateurs suivants ont été mise en place. Il s’agit de Droit de l’homme et Elections : RENADHOC ; Education civique et observation électorale : AETA

-Syndicat et élections : SYNAFET ; Organisation culturelle et élections : Conseil National de la Culture ; Organisation de développement et élections : CNONG ; Ordre professionnel et élections : Ordre National des Avocats ; Groupes spécifiques et élections : FECOPEA ; Jeunes et élections : Conseil National des jeunes ; Diaspora et élections : DCFC (Diaspora Congolaise Fédérée pour la Cohésion National).

(JMNK)

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La Commission d’intégrité et médiation électorales (CIME) a reçu, le lundi 20 avril 2015 à son siège, une délégation de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation du Congo (Monusco) conduite par le directeur des Affaires politiques, Ray Virgilio Torres. L’échange entre les deux parties a essentiellement tourné autour de la mission de la CIME et de l’appui que la mission onusienne pourrait lui apporter. Poignée de mains entre le président de la CIME et le directeur des Affaires politiques de la Monusco

Le Président de la CIME, Elebe Kapalay Delphin, a d’abord présenté sa structure dans les grandes lignes, rappelant les circonstances de sa création, sa mission et particulièrement la manière dont les chefs des confessions religieuses entendent jouer leur rôle de médiation afin d’assurer l’intégrité du processus électoral. Il a ensuite soumis au directeur des Affaires politiques de la Monusco, les attentes de la CIME. Il s’agit entre autres, de l’appui de la mission onusienne dans la confection de la cartographie des conflits en RD Congo, le déploiement des médiateurs à travers le pays, la mise en place d’un système d’alerte précoce, l’expertise de la Monusco et l’appui au forum pour le renforcement de la cohésion interconfessionnelle prévue en juin.

Précisant les limites entre ce que la Monusco pourrait faire et ce qui relève des congolais eux-mêmes, particulièrement à propos du dialogue, Monsieur Torres a confié que «la Monusco est prête à tout faire pour aider la CIME». Il a souligné que la Monusco dispose déjà d’une cartographie des conflits en RD Congo, dans certaines zones des recherches très fouillées. Elle est donc disposée à mettre rapidement cette expertise à la disposition de la CIME pour que la CIME établisse, elle aussi, sa cartographie des conflits. Il a également rassuré la CIME de l’accompagnement de la Monusco dans l’alerte précoce. D’ailleurs cette mission de l’ONU a un système dénommé «Community alert network» avec 67 bases dans des zones de conflit.

Le directeur des affaires politiques a également fait savoir que la Monusco soutiendra la CIME dans la mesure du possible essentiellement en ce qui concerne la logistique.

(JMNK)

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-Par ailleurs, une partie de ceux en formation en RSA prennent part au Tour cycliste du Sénégal

Comme on a eu à le souligner dans nos précédentes éditions, c’est hier mardi 21 avril tard dans la nuit que huit cyclistes en provenance de provinces du pays ont rejoint leurs collègues déjà en stage en RSA dans un centre spécialisé de l’Union Cycliste Internationale ‘’U.C.I’’. Ils sont accompagnés de deux officiels, l’en occurrence le membre de la Fédération Congolaise de Cyclisme ‘’Fécocy’’ et le mécanicien M. Richard Bonga et le soigneur Akulay.

Sur Cette photo de G à D Tenda Shado, Makabe Lilemo (Equateur), Kapambwe Tangala (Katanga), Ndjandja (Katanga), Muhindo Kyaviro (Nord-Kivu), Mayele Maleza (Katanga) et Kalokola Lofo (Province Orien,tale)

Il faudra noter que les 8 cyclistes des provinces que voici ont rejoint leurs collègues au nombre de 14 qui les y avaient déjà précédés afin de continuer ensemble le stage de formation de deux mois en RSA.

Il s’agit de :

  1. Tenda Shado César
  2. Ndjandja Musuyu Christian (Katanga)
  3. Kalokola Lofo Peruche (Province Orientale)
  4. Muhindo Kyaviro Jimmy (Nord-Kivu)
  5. Mayele Malemba Brunel (Katanga)
  6. Makabe Lilemo Lusambo (Equateur)
  7. Kapambwe Tangala André (Katanga)
  8. Roger Tshiyanda (Katanga)

Tout compte fait, ils sont au nombre de 24 coureurs qui bénéficient de ce stage de deux mois. Parmi les cyclistes qui avaient précédé, sept participent au Tour Cycliste du Sénégal. Notre consœur RFI en a fait large écho de leur participation dans ses diffusions d’hier. Tout cela est rendu possible grâce aux efforts que déploie le gouvernement rd-congolais à sa tête le 1er Ministre Matata Ponyo. L’on ne peut pas non plus passer sous silence les sacrifices que consent la Fécocy sous la houlette de son président Sylvestre Motayo pour que les cyclistes de la RDC d’où qu’ils viennent, se mettent au même diapason que leurs collègues d’autres pays.

De G à D Akulay (soigneur), Richard Bonga (membre Fécocy et mécanicien) et Roger Tshiyanda (cycliste aspirant coach)

Grâce aux efforts conjugués du gouvernement et de la Fécocy, les cyclistes rd congolais sont en train d’améliorer leurs performances sportives. Ils ont été au Madagascar, au championnat international en RSA, au Tour Cycliste du Cameroun. Les voilà aujourd’hui au Tour du Sénégal. Le mois prochain, ils seront au Tour du Togo et en juin, ils seront prêts pour défendre les couleurs de la RDC au Tour Cycliste international de la RDC.

*Football des Jeunes

La C.I.E.C.F projette déjà la 11è édition du Tournoi des grandes vacances

 

Fidèle à la tradition, le Centre d’Initiation des Enfants Congolais au Football ‘’C.I.E.C.F’’ que dirige des mains de maître M. Lejeune, projette déjà l’organisation de la 11è édition du Tournoi des Grandes Vacances 2015.

Rappelons qu’à la clôture du Tournoi des Pâques, le dimanche 19 avril 2015 dernier au Parc 1 du Stade Tata Raphaël, M. Lejeune avait révélé que le ‘’C.I.E.C.F’’ prépare la 11è édition du Tournoi des grandes vacances qui sera sponsorisé par TMB et il connaîtra la participation de 32 équipes. La signature du contrat pourra intervenir dans les prochains jours.

Ceux des amoureux du football des jeunes, peuvent noter que la finale de la 11è édition du Tournoi des Pâques 2015 s’est soldée par le sacre d’Océan Bleu. Ce dernier club a pris le dessus sur Olympique de Matonge aux tirs au but 4-3 après le 1-1 ayant sanctionné le temps réglementaire. Moïse avait ouvert le score pour Océan Bleu et Botayimokaleb avait égalisé pour Olympique de Matonge en première mi-temps. Ce score resta inchangé. Aux tirs au but, la 1ère série se solda à égalité 3-3. Et à la 2è série, Olympique ne réussit aucun tir sur les trois contre un réussi par son adversaire.

*La 11è édition Tournoi de Pâques Momo en chiffres

¼ de finale

FC Relais Sports-FC Marco Sport : 0-1

AS Monaco-FC Océan Bleu : 1-0

FC O. de Matonge-FC Nino Sport : 1-0

FC Bleu Ciel-FC La Puissance : 1-2

½ de Finale

FC Marco Sport-FC Océan Bleu : 1-1 (3-4 a.t.b)

FC O.de Matonge-FC La Puissance : 1-0

Finale

FC O.de Matonge-FC Océan Bleu : 1-1 (3-4 a.t.b).

 

*Basket-ball

Tourbillon bat Les Amitiés 63-34 hier à la Liprobakin

A la Ligue Provinciale de Basket-ball de Kinshasa ‘’Liprobakin’’, deux matches étaient à l’affiche hier au stadium Ymca. En version féminine, Tourbillon a pris le dessus sur Les Amitiés 63-34 et chez les messieurs, SCTP ex Onatra a pulvérisé Mukasa 118-44.

Deux matches sont programmés ce mercredi 22 avril 2015 :

A 14h15 : M. Liberté-DCMP (M) :

15h45 : Arc-en-ciel-Ndjadi K (D) :

*Volley-ball

Coup d’envoi 7è journée de l’Euvokin

Olympic en danger face à Mwangaza ce mercredi 22 avril

13h30 : Le Prosport –DCMP/K (D) :

14h30 : Olympic-Mwangaza (M) :

15h30 : Free Boys-Force Terrestre (M) :

(Antoine Bolia)

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L’industrie musicale congolaise est désormais envahie par des drôles de danse.   C’est désormais un courant de mauvais augure qui défraie la chronique dans l’ambiance de Kinshasa by night des chansons et des danses qui s’apparentent aux ébats sexuels et autres scènes de vandalisme. Il n’est plus un événement de voir des jeunes se déhancher ou se mettre en transe sous des rythmes endiablés de tube du genre « Mulunge » et autre «Araignée ». Même certaines fêtes à Kinshasa se transforment à une véritable piste de cirque ou certains invités à force de danser aux rythmes de ces chansons obscènes montent sur les tables et les chaises. D’autres aux rythmes de « Molunge » se déshabiller, les hommes se débarrassent de leurs chemises, alors que les femmes soulèvent leurs pagnes.

Les mélomanes les plus assidus exécutent sans gêne les instructions du chanteur qui invitent les fans dans une partition du refrain à se débarrasser de leurs vêtements « Tokolongola ». Le chanteur ne se fatigue pas d’inciter les gens de se dénuder jusqu’au singlet. Et puis comme dans un coup de baguette magique, jeunes gens se mettent à la danse jeter comme s’il le peut leurs vêtements. Un de reporter de l’Avenir a constaté qu’au cours d’une fête de mariage dans une salle à Kasa-vubu qu’ un sexagénaire oncle de la mariée a été surpris de voir une des invités, une dame de surcroit, soulevée sa blouse laissant à la portée de tout le monde son soutien gorge noyée par la transpiration. « Eh danse yango elengi…elamusi ngai nzoto », (ndlr : eh cette danse me séduit au point de réveiller en moi une drôle de sensation), a lâché la dame au visage souillé. A quelque mètre de là, vers le marché Gambela, un mélomane se débattait à monter sur un poteau d’éclairage publique après plusieurs scènes de grimace comme un singe en chaleur.

Dans un nganda à N’Djili Saint Thérèse, on n’a pas demandé aux jeunes de se mettre à poil. Cela se fait à l’unisson au rythme de Molunge. Le pire a été constaté au Boulevard Kimbuta ou les jeunes gens ont envahi une bretelle de la voie pour se dénuder exhibant leurs postérieurs aux automobilistes d’une manière saccadée. Et dans les dancings, c’est l’orgie, sous les rythmes endiablés de ce morceau Molunge, ils balancent tout et exposent leurs parties intimes à l’air libre. Ils s’adonnent ainsi en spectacle dans un état second qui les empêche de garder même un brin de lucidité. Le mariage est donc scellé entre quelques bouteilles d’alcool et   autres liqueurs locaux aux origines douteuses le tout arrosé d’une musique à forte décibel. Les jeunes se mettent à sautiller, tout écartant les jambes au torse nu déroulant leurs singlets et autres chemises à l’air libre. Dans le classement de ses musiques de rue à tout cassé, en dehors de Molunge figure en bonne place aussi le tube « Araignée », celui-ci venu de Brazzaville en République du Congo du DJ Migo One fait du ravage dans des boites de nuit et des fêtes à Kinshasa… Les chaises se cassent, tout s’écroule du fait que les mélomanes montent sur tous sur leurs passages, exhibant les bras dans le ciel cherchant à atteindre un appui. Nous y reviendrons pour le tube « Araignée ».

(Saint Hervé M’Buy)

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  • AC Rangers broie OCK *JSK l’emporte contre New Jak * Impact et Normands font jeu égal

L’AS Dragons a mordu la poussière hier au STR face à la formation de Real de Kin. Score final : 1-2. Les Monstres étaient pourtant les premiers à ouvrir la marque à la 46è minute par Bonianga. L’égalisation de Real de Kin intervient à la 78è minute par Kapesa. C’est à trois minutes de la fin que Nzoko a marqué le but de la victoire de son équipe, le FC Real de Kin.

Par ailleurs, l’AC Rangers a broyé proprement l’OCK sur le score de 3-0. Les buts sont de Mwamba à la 43è minute et le doublé de Makenda à la 58è minute et à la 63è minute.

En premier match, New Jak a subi la loi de JSK victorieux par 1-3. L’unique réalisation de Nes Jak est Makambo à la 32è minute. Les trois buts de JSK sont intervenus successivement à la 17è minute par Djata, à la 72è minute par Mayimona et à la 89è minute par Djata une fois de plus.

Enfin, FC Impact et AC Normands ont fait jeu égal 2-2. Kimbungu ouvre le score au profit de Impact à la 4è minute. AC Normands égalise à la 75è minute par Bisole et double la mise à la 87è minute par Okumu. Et à la 89è minute, Impact égalise par Mudisi.

Ce mercredi au STR

15h30 FC Renaissance du Congo-FC La fraternité kinoise

Linafoot

JS Groupe Bazano reçoit SM Sanga Balende au stade Kibasa ce mercredi à 15h30

 

(Denis Lubindi)

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Il ressort de la 16ème réunion de la Troïka stratégique que le solde des opérations financières de l’Etat, au 17 avril 2015, est déficitaire de 107,27 milliards de CDF, résultant de recettes de 130,87 milliards CDF (30% de réalisation), et de dépenses de 238,14 milliards de CDF (58% d’exécution). Ce niveau de déficit se justifie essentiellement par la paie et les transferts aux provinces exécutés respectivement à 91% et 106%.

Le Premier ministre Matata Ponyo a présidé, hier lundi 20 avril 2015, de 07 heures 00’ à 07 heures 56’ à l’Hôtel du Gouvernement, la seizième réunion de l’exercice 2015 consacrée au suivi de la situation économique et financière du pays. Outre le Premier ministre, y ont pris part le ministre d’Etat, Ministre du Budget ; Le ministre de l’Economie ; Le Vice-ministre des Finances ; Le Vice-gouverneur de la Banque centrale du Congo et le Directeur de cabinet du Premier ministre, rapporteur.

Les trois points ci-après ont été traités au cours de la réunion. Il s’agit de l’évaluation des recommandations de la réunion du lundi 13 avril 2015 ; La synthèse de la situation économique et financière internationale et nationale au 17 avril 2015 et les dossiers spécifiques.

Une croissance modérée et inégale

Selon un communiqué de presse élaboré à cette occasion, l’actualité économique internationale est marquée par les publications du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale sur les perspectives de la croissance. D’après le FMI, la croissance mondiale devrait rester modérée et inégale dans les régions du monde, et serait portée par les pays avancés. Cette croissance devrait s’établir à 3,5% en 2015, et 3,8% en 2016. Ces tendances sont expliquées par les séquelles de la crise financière et de la crise dans la zone euro, le recul de la production potentielle, c) l’influence de la baisse des cours du pétrole, et les fortes volatilités des taux de change.

Par ailleurs, la Banque mondiale indique que la croissance moyenne en Afrique subsaharienne devrait baisser de 0,5% par rapport à 2014, pour s’établir à 4,0%. Les analystes de la Banque attribuent cette situation à la baisse des cours du pétrole et d’autres matières premières. Le rapport de la Banque mondiale indique également le recul des investissements directs étrangers (IDE) dans la région de l’Afrique subsaharienne, à cause du ralentissement des marchés émergents ainsi que la baisse des cours des matières premières.

Sur le marché des matières premières, après une semaine de remontée du prix du cuivre, la tendance s’est inversée avec une baisse de 2,15%, étant passé de 6.050,00 USD à 5.920,00 USD la tonne métrique. En revanche, il est enregistré une hausse de 8,4% pour le prix du cobalt, passé de 28.334,25 USD à 30.715,65 USD. Après cinq semaines consécutives de baisse, il est noté, au 16 avril 2015, une hausse de l’once d’or de 0,53%. En effet, elle s’est négociée à 1.200,95 USD contre 1.194,65 USD une semaine auparavant.

Le secteur pétrolier a poursuivi la hausse du baril observée la semaine précédente sur les deux marchés. A Londres, le baril s’est vendu à 63,71 USD (+12,56%) ; tandis qu’à New York, où le baril s’est négocié à 55,99 USD, la hausse était de 8,29%. Les prix des produits céréaliers, au 16 avril 2015, ont tous accusé de baisse, comme suit : 9,97 USD (-4,13%) pour le riz; 494,50 USD (-4,67%) pour le blé; et 138,33 USD (-0,45%) pour le maïs.

Au plan national, le solde global d’opinions de confiance des chefs d’entreprises s’est amélioré à fin mars par rapport aux deux premiers mois de l’année. Il s’est situé à +14,9% contre +11,7% en février, et +10,3% en janvier. Quant aux principaux indicateurs macroéconomiques, ils ont affiché les tendances suivantes la semaine dernière : Le taux d’inflation hebdomadaire était à 0,013% (+0,001). En cumul annuel, le taux d’inflation a atteint 0,182%. Les projections du taux d’inflation en annualisé se situent à 0,630% pour un objectif de 3,5% ; Le taux de change, au 17 avril 2015, était à 924,77 CDF/USD à l’indicatif, et 931,50 CDF/USD au parallèle. Ce qui représentait respectivement une dépréciation de 0,13% à l’interbancaire, et une appréciation de 0,05% sur le segment libre ; Les réserves internationales, au 16 avril 2015, ont connu une baisse de 7,97 millions USD et s’étaient établies à 1.667,82 millions USD, couvrant 6,92 semaines d’importations ; Le taux directeur de la Banque Centrale du Congo, au 17 avril 2015, demeure à 2,0%, induisant une marge de positivité de 1,27 point.

Le solde des opérations financières de l’Etat, au 17 avril 2015, est déficitaire de 107,27 milliards de CDF, résultant de recettes de 130,87 milliards CDF (30% de réalisation), et de dépenses de 238,14 milliards de CDF (58% d’exécution). Ce niveau de déficit se justifie essentiellement par la paie et les transferts aux provinces exécutés respectivement à 91% et 106%. Cependant, la situation de trésorerie au premier trimestre 2015 renseigne des marges de 95,99 milliards CDF. Par contre, en cumul annuel, il se dégage un déficit de 11,28 milliards de CDF, provenant de recettes totales de 1.100,97 milliards CDF et de dépenses de 1.112,25 milliards CDF.

Dossiers spécifiques

Au sujet de la paie, disons que celle du mois d’avril a été effectivement lancée le mercredi 15 aussi bien à Kinshasa qu’en provinces. Concernant celle du mois de mars, elle est complètement exécutée, hormis dans quelques territoires à accès difficile.

(Jean-Marie Nkambua)

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L’une des contraintes relatives à la subdivision administrative des provinces de la République Démocratique du Congo figure, la problématique de l’autorité coutumière. C’est la raison même de la plénière d’hier à la Chambre haute du Parlement consécutive à l’audition du rapport de la Commission Politique Administrative et Juridique. Le rapport renseigne que la crise d’identité relative aux valeurs traditionnelles comptent parmi les maux qui ruinent non seulement l’unité et la cohésion nationale, mais hypothèque aussi le développement intégral, harmonieux et durable de la République Démocratique du Congo.

Face à cette situation, indique le rapport de la commission PAJ, le constituant a tenu à reconnaitre formellement l’autorité coutumière, socle de l’identité culturelle et des valeurs traditionnelles rurales.

C’est à juste titre que la présente loi est la mise en œuvre de cette exigence constitutionnelle. Par voie de conséquence, elle vient renforcer l’arsenal juridique sur l’organisation territoriale, administrative et politique de la République Démocratique du Congo. Cette organisation confère au chef coutumier, en plus de responsabilités coutumières, des charges administratives. Elle prend en effet en compte les valeurs traditionnelles immuables et saines dans une société fondée sur le droit écrit, la démocratie, la bonne gouvernance et le respect des droits de l’homme.

La vision de l’autorité coutumière

Ce projet de loi affirme le rôle protecteur du chef coutumier en ce qui concerne l’identité culturelle ainsi que les valeurs traditionnelles rurales ; elle vise notamment de définir les voies de recours pour le Chef coutumier lésé par les décisions et actes des autorités administratives hiérarchiques. Il s’agit également de réaffirmer la neutralité des chefs coutumiers vis-à-vis des partis ou regroupements politiques, et aussi réaffirmer l’implication du chef coutumier dans la sauvegarde de l’unité et de la cohésion nationale.

Dans la même optique, il faut réserver aux seules structures reconnues par la coutume les droits et le pouvoir de désigner le chef coutumier ; confirmer le droit des pouvoirs publics des ancêtres de prendre actes de la désignation du chef coutumiers ; revaloriser le statut social du chef coutumier par l’octroi d’une rémunération décente, privilège de juridiction et des distinctions honorifiques ainsi que l’application à un régime de sécurité sociale. Dans ce cas, le droit, les avantages et les privilèges octroyés au chef coutumier ne le dispensent pas de ses obligations. Dans cette perspective, un régime disciplinaire spécifique lui est appliqué.

(Pius Romain Rolland)

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Le projet « Renforcer les radios locales par les biais des nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC)» a été présenté vendredi dernier au Cercle de Kinshasa par l’Unesco à la presse. Ledit projet a pour objectif d’améliorer la qualité de la programmation de diffusion de ces radios par l’intégration effective de l’usage des nouvelles technologies de l’information et de la communication et de renforcer leurs capacités en traitement de l’information sur les questions de développement communautaire notamment l’éducation, la santé, l’agriculture, la paix, la protection de l’environnement et l’égalité des sexes, a expliqué à la presse, Abdourahamane Diallo, Chef de bureau et Représentant de l’UNESCO en RD Congo.

Ce fonctionnaire onusien a relevé que le projet qui a été financé par l’agence suédoise de coopération internationale pour le développement (SIDA) à la hauteur de 30 millions de couronnes suédoises soit, 29 millions d’euros, vise à offrir aux radios locales du Kenya, de la Tanzanie, de la Zambie, de l’Afrique du Sud et de la RD Congo les conditions de travail modernes et confortables adaptées aux exigences technologiques actuelles en vue de répondre aux besoins des populations marginalisées.

Dans sa première phase, de 2012 à 2014, ce projet a atteint les objectifs cités ci-haut dans les quatre radios communautaires à savoir les radios Bangu à Kimpese et RMCM à Muanda, au Kongo Cenrtal, Deo gracias à Kasumbalesa, au Katanga, et Kimvuka Lutondo à Kenge, dans le Bandundu. Cette seconde phase contribuera à l’augmentation de sept autres radios communautaires dans d’autres provinces de la RD C en vue de répondre aux besoins des populations locales, le vice-ministre en charge de Postes, télécommunication et Nouvelles technologies de l’information et de la communication, Enoch Rubado, a salué les efforts déployés par l’UNESCO et la Suède dans le développement socio-économique en milieu rural.

(Saint Hervé M’Buy)

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Les couples qui planifient les naissances, pour être sûrs de pouvoir bien élever leur progéniture, rencontrent souvent, au Sud-Kivu à l’Est de la RD Congo, l’hostilité de leurs parents. Pour ces derniers, selon la religion et la coutume, l’enfant est une richesse alors, qu’aujourd’hui, elle est le plus souvent une charge.

“Vous ne voulez plus avoir d’enfants. Vivre en vous regardant tout simplement est devenu votre credo au lieu de penser à l’avenir”, lâche toujours le père de MB chaque fois qu’il le voit, surtout le soir, en train de se promener avec sa bien-aimée. Il y a trois ans, MB a décidé de ne pas avoir un troisième enfant. Une décision qui écœure ses parents. Mais il est sûr de lui-même. “L’homme est le boulanger de sa vie, dit-on. Je ne peux pas m’évertuer à avoir des enfants alors que je n’ai pas d’emploi”, explique, MB, fier de lui.
Des couples qui planifient ainsi les naissances rencontrent, de plus en plus ces dernières années, au Sud-Kivu, l’hostilité de leurs parents et de membres de leur famille. P. Mushombe en a aussi payé le frais. “Quand mon père a appris que ma femme reçoit des injections pour empêcher l’ovulation, il a tonné sur nous, estimant que c’est un grave péché”, raconte-t-il. Pour ce trentenaire, déjà père de six enfants, son père doit comprendre qu’il en va de l’intérêt de ses enfants ainsi que de sa femme. “Je ne peux pas fonder l’avenir de mes enfants sur ces petits contrats de travail aléatoires de six mois ou une année, estime-t-il. Acculer ainsi une femme avec des grossesses affaiblit sa santé, essentiellement la mienne qui souvent accouche par césarienne”, tente-t-il de se justifier, sans pour autant convaincre ses parents.
Toutefois jusque-là, ceux qui pratiquent le planning familial, à majorité des intellectuels, ne sont pas nombreux. “Il faut encore d’énormes sensibilisations”, décrie P. Mushombe.

Pesanteurs religieuses et coutumières
Convaincus par les Eglises que l’homme doit être fécond et remplir la terre (Genèse 1 :28, Ndlr), la plupart de ces parents trouvent injustes d’empêcher des enfants de naître. Pour eux, inutiles de se demander comment les enfants seront nourris. “Tout enfant vient de Dieu et quand le seigneur donne, il donne aussi à l’enfant de quoi manger et se vêtir”, explique un homme de Dieu, à Nyamianda, l’un de 14 quartiers d’Uvira. “La famine, personne n’en meurt. Si l’enfant peut manger chez sa sœur, son oncle, bref, ses familiers, tout ira mieux, se convainc K. Antoinette, agricultrice et mère de sept enfants. Arrêter de procréer pendant un temps est une histoire fomentée par les Blancs pour que les Noirs ne soient pas nombreux. ” Arguments religieux et culturels en accord avec des nombreuses coutumes au Sud-Kivu.
Mais Godelive Lugambo, responsable de la coalition Wamama amkeni (Femmes, réveillez-vous), une association de défense des droits des femmes d’Uvira, nuance. “A l’époque, de nombreuses familles vivaient de l’agriculture très productive. Ce qui n’est plus le cas. A cela s’ajoutait la solidarité entre familiers, maintenant, les conditions de vie sont tellement serrées que rares sont ceux qui encore peuvent prendre en charge un enfant qui n’est pas sien”. Pour cette femme leader, incapables de programmer leur vie, des familles sont responsables du malheur de leurs enfants (recrudescence du nombre d’enfants dans la rue, Ndlr) et non l’Etat comme elles le pensent.
L’indice de fécondité reste élevé en RD Congo, même s’il a déjà baissé passant de 7,2 enfants par femme en 1995, à 6,3 en 2007 et à 4,95 en 2012. Le pays garde un taux de mortalité maternelle élevé – 670 morts sur 100 000 naissances en 2008.

Des méthodes contraceptives souples
Dans des réunions, des femmes sensibilisées à ce sujet par Wamama Amkeni, évoquent d’autres raisons au rejet du planning familial : ces méthodes contraceptives (pilules, stérilet, respect de calendrier menstruel…) causeraient, selon elles, des saignements, et même le cancer, disent-elles. Ce qui est faux.
Des couples les utilisent cependant sans crainte. Un médecin-stagiaire en gynécologie à l’hôpital général provincial de référence de Bukavu explique : “Des statistiques démontrent effectivement que des couples commencent à pratiquer cela malgré le refus de leurs géniteurs. Et quand certains ont trouvé des moyens, ils recommencent à procréer. D’autres par contre optent carrément pour la ligature des trompes quand ils ont eu assez d’enfants (6 minimum). Cela requiert un accord écrit du couple pour nous protéger ainsi de la rigueur de la loi en cas de contestations”. Des avancées qui ne convainquent pas des grands parents encore sceptiques. “Ils doivent donc comprendre que l’enfant est une charge et non une richesse. Il faut l’avoir quand on veut bien afin de lui assurer des lendemains meilleurs”, conseille, Rachid Ndahotuli, infirmier de Kabimba, près d’Uvira.

(Trésor Makunya)

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Le gouvernement a pris l’engagement d’améliorer les conditions de vie de 5.211.488 Congolais vivant dans les zones inconfortables d’ici 2015, a déclaré dernièrement Mme Bafalanga Atosa, secrétaire générale à l’Urbanisme et l’habitat, à l’occasion de la journée mondiale de l’habitat.». C’est dans cette approche de chose que la rédaction a fait un focus sur un bidonville qui résiste encore au temps. Et qui produit de la main-d’œuvre pour les quartiers des affaires à Kinshasa.

Paka Djuma, c’est un quartier perdu de la ville de Kinshasa…celui-ci ne suit pas l’élan de la modernisation d’autres quartiers de la métropole congolaise. C’est un bidonville unique en son genre, par son infrastructure hors normes et surtout par la mentalité de ceux qui le gouvernent. La plupart des habitants de Paka Djuma n’ont rien de citadins mais par contre, ils constituent la main-d’œuvre dans le cadre de petits métiers au centre ville de Kinshasa.

C’est un village perdu dans la ville aux abords de la rivière Kalamu aux allures d’un camp de réfugies. Il se situe à quelques mètres de l’entreprise de fosses septiques. Il est coincé entre la voie ferrée de l’Onatra et la route qui mène vers l’Ecole de l’Aviation de Ndolo.

Le quartier Paka Djuma s’illustre par une ingéniosité de la pauvreté et une forte promiscuité. A la première vue, on découvre des habitations constituées des amas de pièces de ferrailles, des plastiques et de triplex couverts des tôles usés surplombées de câbles électriques à moitié dénudés dressés d’une manière désordonnée. D’autres encore serpentent les ruelles de ce quartier exposant ainsi les passants à l’électrocution. Comme témoigne un habitant de Paka Djuma : « ici, on ne vit pas mais plutôt on vivote dans la misère la plus noire. Sortir de ce quartier, c’est une délivrance…un miracle ».

Le premier sentiment qui se dégage de ce quartier, c’est de la répugnance et de l’horreur. Les personnes étrangères de ce quartier ne semblent pas être les bienvenues au regard répugnant de certains habitants de ce quartier.

Un bidonville qui apporte de la main-d’œuvre…

C’est un quartier d’ambiance outre mesure les jeunes s’adonnent à la consommation de l’alcool local « le lotoko », à forte teneur. Deux tiers des habitants vendent cette boisson en toute quiétude. A l’entrée de ce quartier de la ville, il est étalé aussi des whiskies en sachet et en bouteille de qualité douteuse. Ces habitants de quartier Paka Djuma constitue aussi la main-d’œuvre pour le centre d’affaires de la ville de Kinshasa.

A la première heure, ces Kinois envahissent les trottoirs de quartiers huppés, certains sont des vendeurs ambulants, d’autres des ouvriers de multiples chantiers. Le coût exorbitant du loyer au centre ville de Kinshasa les a poussés à se refugier dans ce quartier misérable. Le petit Ndombasi, cireur au centre ville, habitant de Paka Djuma témoigne que déguerpis dans leur ancienne habitation dans la concession Socopao, ses parents chômeurs ont jugé bon de se retirer dans ce quartier.

Il ajoute qu’il nourrit sa famille grâce à ce coup de main. Vieux Mogrosso est à son dernier gobelet de lotoko. Il témoigne qu’il construit plusieurs fosses septiques chez les nantis. Et que le destin de sa vie a fait qu’il n’a pas fait autant pour sa petite famille. Ces enfants font leurs besoins dans la nature environnante ou carrément dans la rivière Kalamu.

Il s’affaire maintenant à construire un trou dans une pièce en lambeau pour les plus âgés. C’est le style dans ce quartier, des latrines se réduisent à des petits trous abrités sous quelques lambeaux de tissus communément appelés « coup direct ». Et, la plupart de ces installations sont situés aux abords de la rivière Kalamu pour faciliter l’évacuation des excréments.

(Saint Hervé M’Buy)