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Des gangs opérant dans de faux taxis accumulent de victimes

Des voix s’élèvent pour demander à l’autorité de prendre des dispositions susceptibles de mettre hors d’état de nuire des réseaux de malfaiteurs opérant sur le boulevard du 30 juin. Car depuis quelque temps, des gangs actifs dans de faux taxis, se livrent aux exactions sur le tronçon Gare centrale-Kintambo magasin. Après le coucher du soleil, et généralement à partir de 19heures, ces pseudo-taximen font des ravages, s’alignant sur la chaussée comme s’ils desservaient effectivement le tronçon su-évoqué. Au moment de rôder aux parkings ou le long de la chaussée comme prédateur chassant sa proie, le véhicule a, selon la pratique le chauffeur avec plus d’un passager. Ceci pour donner l’illusion aux clients potentiels que le taxi ne va pas traîner. En y prenant place à bord, l’on se fait prendre au piège. A ce jour, le boulevard du 30 juin est si bondé de véhicules qu’il se pose la question de l’efficacité du contrôle. En effet, il est impératif que l’autorité urbaine tienne le taureau par les cornes et mette en place un dispositif sécuritaire valide. Car Kinshasa, mégapole à vocation touristique, n’a que le centre-ville, cette la partie de la capitale où coexistent nationaux et expatriés. Dès lors que des réseaux de malfaiteurs opèrent sur le boulevard du 30 juin sans être démasqués, il est à craindre que dans la mêlée des victimes ne figurent de touristes voire d’expatriés. Le cas échéant, cette insécurité ne pourrait être que défavorable à l’image de marque de la RD Congo. Surtout en cette période post-conflit armé, où le pays reprend du poil de la bête, à travers une ouverture diplomatique que les bonnes consciences souhaitent fructueuse.

Le changement de mentalités, préalable nécessaire à la cohésion nationale, dixit Joseph Kabila      

En fin octobre 2013, le Chef de l’Etat a prononcé un discours devant le congrès, consacrant la clôture des assises des Concertations nationales. En effet, Joseph Kabila (dont un extrait du discours suit), n’est pas allé par quatre chemins pour démontrer que la cohésion nationale sans un repentir sincère, voire une métamorphose individuelle et collective, n’est qu’un vœu pieu. Aussi appelle-t-il les Congolais de tous bords à la régénération, en vue d’assumer avec responsabilité ce nouveau virage. Citation :

« Grâce aux Concertations nationales, demain sera différent d’aujourd’hui. L’émergence de la RD Congo exige en effet, que chacun s’engage et que, là où il sert la République, il s’améliore. Par- delà la mobilisation générale, c’est donc à un changement profond que nous sommes individuellement et collectivement appelés. Changement de mentalités, de méthodes et de comportement. Pour mettre fin aux conflits sous toutes ses formes, poursuivre la reconstruction du pays et conforter la perspective d’un Congo fort, uni et prospère, il nous faut donc plus d’éthique et de sens du bien public, il nous faut plus de participation et de consensus, tout en respectant les textes fondamentaux de tout exercice démocratique. Il nous faut plus de solidarité dans l’effort et dans le partage des dividendes, bref, il nous faut davantage de cohésion nationale » (fin de citation).

Récit accablant d’une victime  

« Au moment d’embarquer, j’ai vu à bord le chauffeur avec deux passagers. Ils m’ont dit que par respect pour la femme, je devais prendre place au milieu des deux passagers sur le siège arrière. Arrivé au niveau du cimetière de la Gombe, le véhicule, à ma grande surprise, a pris une direction autre que celle menant à Kintambo magasin. Dans un premier temps, l’un des passagers a dit à haute voix, comme pour me rassurer ainsi que l’autre, que le chauffeur prenait cette direction juste pour le déposer. Je me suis rendue à l’évidence que j’étais prise étau quand l’autre passager a pris plaisir à passer son coude autour de mon cou, comme pour me consoler : « Il faut pas se laisser distraire en ayant peur, pour ne rien changer… hein, madame !». A ce jour, cette scène horrible ne quitte guère mon imaginaire, puisque j’en suis sortie psychologiquement épuisée, et dépourvue de mon sac et de mon téléphone ».

(Payne)

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La sœur Jocelyne Nzita chante « Congo Pour Christ »

La chanteuse Jocelyne Nzita vient d’enrichir le marché du disque chrétien, à travers un nouvel album intitulé : « Le choix bizarre de Dieu », avec l’accompagnement technique et artistique du Groupe « les Descendants de David ». L’opus comprend quatre (4) chansons : Congo Pour Christ (CPC), Témoignage, Namoni libanga na nioka (traduire de lingala : J’ai vu la pierre du serpent) et, enfin, David azalaki sûr (pour dire : David était sûr). De toutes ces chansons qui composent l’album, il nous revient que le titre-phare est bel et bien (CPC). Il s’agit, indique la source, d’un important événement religieux dans le contexte congolais. Une campagne d’évangélisation et de guérisons miracles que projette l’évangéliste Jean-Oscar Kiziamina Kibila, responsable du Ministère la Puissance du Nom de Jésus-Christ, MPNJC.

CPC : un événement national amputé de coloration religieuse discriminante

Dans la chanson « CPC », en effet, l’artiste mobilise pour cet événement de portée nationale. Elle met un accent sur le manque de coloration religieuse, lequel serait un facteur discriminant pour servir de prétexte à quiconque dirait : « moi, je ne prie pas là-bas ». « CPC se déroulera du 31 juillet au 2 août 2015, au stade des Martyrs. Cela est un appel à toute personne qui veut du bien pour ce pays que nous avons en héritage. Allons vers le Seigneur et apportons-lui le Congo, pour qu’il agisse. Car nous aspirons à une paix durable, en vue de savourer les fruits qui en découlent. Le Seigneur lui-même donne cette assurance dans Matthieu 11, 28 : « Venez à moi, vous tous qui êtes chargés et fatigués et je vous donnerai du repos », a relevé le frère José Bowoule, un proche de l’artiste. Et de préciser que les CD, à cet effet, sont disponibles auprès des vendeurs de vidanges, sis au croisement des avenues Kimwenza et Kapela, en face du MPNJC, à Yolo-Sud.

L’évangéliste Jean-Oscar Kiziamina : un parcours, une mission

La 1re campagne d’évangélisation remonte en 1994, au stade du 24 novembre, actuel stade Cardinal Malula. Les années 1998 et 1999 ayant connu l’organisation de grands événements, figurent également dans les annales du MPNJC, de même que 2005 et 2009. La 1re édition CPC remonte en 2002, dans le même cadre du stade des Martyrs. Et la 2ème, en 2015.

Parlant de la « mission de l’homme de Dieu, un prospectus élaboré par le département de l’Enseignement du MPNJC, sous la coordination du pasteur Philippe Kwakenda renseigne : Le Ministère La Puissance est une révélation que Dieu a faite à son serviteur, l’évangéliste Kiziamina. En 1989, Dieu lui a confié la mission de lui préparer une armée puissante et une église sainte à travers le monde. De ce fait, il lui a été par la grâce de Dieu donné le ministère d’évangéliste. Ceci dans le but de gagner les âmes pour le Seigneur ; faire connaître Dieu à ces âmes ; délivrer intégralement les âmes de l’emprise du péché et des forces des ténèbres ; former une armée et une église saintes.

Des stratégies pour atteindre le but de la mission : prêcher l’évangile de Jésus-Christ à travers le monde ; organiser les campagnes et croisades d’évangélisation ; les conventions et conférences bibliques ; les retraites de prière ; les études et camps bibliques. Parlant de la doctrine du Ministère : la croyance en un seul Dieu créateur des cieux et de la terre ; la croyance en la sainte Trinité : le Père, le Fils et le Saint-Esprit ; la croyance en Jésus-Christ comme Fils unique de Dieu ; la croyance en Jésus-Christ qui est Dieu et le salut, il est né de la vierge Marie par la puissance du Saint-Esprit ; la croyance au Saint-Esprit, une personne vivante et qui est Dieu ; la Bible est la Parole unique de Dieu, la croyance en l’œuvre de la croix ; Christ est mort pour les péchés des humains, il est ressuscité le troisième jour, est élevé et assis à la droite du Père, et il revient bientôt ; la croyance aux miracles et aux manifestations des dons du Saint-Esprit ; la croyance au baptême d’eau au nom de Jésus-Christ.

(Payne)

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Les rideaux son tombés vendredi, en début de soirée, sur le 3ème atelier national sur l’évaluation en douane des marchandises. Celui-ci s’est tenu à Vénus Hôtel à Kinshasa, du 8 au 12 juin 2015. Ce, après les deux premiers tenus successivement à Sultani Hôtel à Kinshasa, en fin mai, et à Lubumbashi début juin. D’ores et déjà, 113 cadres et agents au total sont bénéficiaires de ces enseignements de haute facture. Ce qui aura un véritable impact sur la mobilisation accrue des recettes à la douane congolaise.

Dans son allocution sanctionnant la fin des travaux, le Directeur général adjoint des douanes et accises en charge de l’Administration et Finances Gabriel Mwepu Numbi a, au nom du DG Déo Rugwiza Magera en mission, remercié chacun des participants, cinquante au total, venus des provinces douanières de Bandundu, Equateur et Maniema, pour leur disponibilité se traduisant par leur présence à Kinshasa à cette fin.

Une formation réussie

Il les a par la suite félicités pour avoir suivi avec intérêt les modules de cours sur l’évaluation en douane dispensés par les formateurs dont le Sous-directeur Richard Soki et le vérificateur Thierry, cinq jours durant.

« Ceci démontre votre intérêt et votre prise de conscience sur l’importance des matières vous enseignées, dans le but de permettre une mobilisation optimale des recettes douanières, en particulier, et en général dans le cadre de la réussite du processus de réformes et de la modernisation de l’Administration des douanes congolaises entrepris depuis 2003 », a-t-il renchéri.

Gabriel Mwepu Numbi a, en outre rappelé, qu’au cours de ce 3ème atelier plusieurs thèmes ont été développés par des experts-maison et OMD au bénéfice d’un auditoire averti et désireux d’enrichir ses connaissances. Et de dire : « ces thèmes ont permis, j’en suis convaincu, aux participants que vous êtes, de se familiariser avec les dispositions de l’article 7 de l’Accord général sur les tarifs douaniers et le Commerce de l’Organisation mondiale des douanes (OMD), relatifs à l’évaluation en douanes ».

A ce sujet, il sied de rappeler que la DGDA a signé, en date du 5 mars dernier avec l’OMD, un accord relatif au support de formation consistant à mettre à la disposition de la douane de la Rdc du matériel de formation sur des ordinateurs. Ils contiennent une base de données du Système harmonisé de désignation et codification des marchandises, qui est le langage universel du commerce mondial ; une base de données du Recueil sur l’évaluation en douane ainsi qu’une base de données sur la Convention internationale pour la simplification et l’harmonisation des régimes douaniers, appelée Convention de Kyoto révisée (CKR), qui est le fondement des régimes douaniers modernes du 21ème siècle.

Des acquisitions sur fonds propres

A cet effet, la DGDA a acquis, sur fonds propres, 2.000 ordinateurs dotés de ces supports de formation, dont quelques-uns ont été exploités au cours dudit atelier.

C’est à ce point nommé que le numéro 2 de la douane congolaise a formulé trois importantes recommandations, à l’intention des récipiendaires. « La 1ère recommandation consiste à vous inviter à être des adeptes et animateurs du changement vers la modernité de notre administration douanière ; la 2ème est de vous approprier les enseignements reçus de manière à former, à votre tour, vos collègues en matière d’évaluation en douane ; la 3ème enfin est que vous considériez les acquis de ce séminaire comme une mine d’or à exploiter et une réserve où il faudra se ressourcer continuellement », a-t-il formulé, attendant de chacun plus de compétence et d’efficacité dans l’exercice de leurs fonctions respectives.

Avant de clore son propos, le DG a.i a exprimé sa satisfaction à l’issue des travaux, félicitant les formateurs pour compétence et enthousiasme avec lesquels ils ont animé les phases dudit séminaire national endéans 3 semaines. « Votre apport sera certainement ressenti dans l’efficacité transférée aux apprenants qui, je ne puis m’en douter, vont dès après cet instant aborder différemment, avec plus de compétence et de performance, les problèmes de l’évaluation des marchandises (…) », a-t-il déclaré, souhaitant bon retour au participants venus de l’intérieur du pays.

Autres temps forts

Il sied de noter que le mot de Gabriel Mwepu a été précédé de celui des participants. Leur rapporteur, Mme Mubenesha a, au nom de ses pairs, remercié la Haute direction « déterminée à rendre encore dynamique et moderne la douane de la Rdc, en ne ménageant aucun effort dans l’organisation de multiples et différentes sessions de formation aux fins d’une mise à niveau permanente des cadres et agents de cette grande institution douanière, au niveau tant national que provincial », a-t-elle dit d’entrée de jeu.

En guise de recommandations, les participants ont émis le vœu de voir les récipiendaires accéder au site de l’OMD , leur dotation en ordinateurs contenant les outils de l’OMD , l’organisation continue des sessions de formation, l’amélioration des conditions de travail…, promettant que cet atelier portera certes des fruits, partant de la lutte contre la corruption, la fraude, le détournement, les tracasserie et l’impunité, connue sous l’acronyme CFDTI. Demandes qui ne sont pas tombées dans les oreilles d’un sourd.

Juste après Mme Mubenesha, le formateur principal, M. Richard Soki, Sous-directeur à la DGDA et expert en détachement à l’OMD depuis 5 ans, a exprimé sa reconnaissance aux autorités de la DGDA pour l’opportunité lui offerte à former ses collègues. Et de poursuivre : « je peux certifier que nous avons eu affaire à des personnes très attentionnées, dont certaines ayant une très bonne connaissance en matières douanières. Plusieurs modules susceptibles d’apporter plus d’aptitudes aux douaniers ont été abordés ». D’où sa recommandation aux nouveaux formateurs : « poursuivez les efforts et la lecture pour capitaliser les connaissances ».

La cérémonie a pris fin avec la remise de certificats et supports des enseignements reçus aux nouveaux formateurs.

(Emmanuel Badibanga)

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*Un groupe d’ambassadeurs et les représentants d’organismes internationaux ont rencontré hier jeudi le Président de la République. La communauté internationale s’est dite favorable en faveur du dialogue pour trouver solution aux problèmes qui se posent (calendrier électoral, fichier électoral et budget). Elle est prête à jouer un rôle positif pour les élections qui soient libres, transparentes, démocratiques, tenues selon les échéances constitutionnelles et dans le climat politique apaisé. Elle est aussi prête en principe à apporter son appui au processus électoral et les modalités seront définies aujourd’hui lors de la réunion du comité de partenariat avec la CENI

*Le Chef de l’Etat a aussi reçu la délégation des Gouverneurs de province et le député national Christian Badibangi. Ils ont salué l’esprit renouvelé du dialogue et d’écoute que le Chef de l’Etat a toujours développé pour que la Rdc puisse sauvegarder ses acquis que sont la paix et la stabilité. De son côté, le député national qui soutient le dialogue, a demandé au Chef de l’Etat d’élargir encore sa main pour que les indécis, les hésitants viennent au nom du Congo, pour sauvegarder le pays

Depuis un certain temps, le Président de la République est en train de consulter les Congolais, afin de dégager les idées maîtresses qui devraient conduire vers l’organisation d’un dialogue inclusif. C’est ainsi que toutes les couches de la population sont en train de défiler au Palais de la Nation où se tiennent ces consultations.

Pour la journée d’hier, il a reçu la délégation des ambassadeurs accrédités en République démocratique du Congo et les Organisations internationales. Il s’agit du doyen du corps diplomatique du Cameroun, la République du Congo, le Royaume du Maroc, la République d’Angola, la République d’Afrique du Sud, la République française, la République de Côte d’Ivoire, le Royaume de Belgique, l’Allemagne, la Russie, les Etats-Unis d’Amérique, la République Unie de Tanzanie, le Royaume d’Espagne, l’Italie, la République du Zimbabwe, la République populaire de Chine, la République arabe d’Egypte, la République du Tchad, la Grande-Bretagne, l’Union africaine, la Commission de l’Union Européenne, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Rdc et Chef de la Monusco, et le Nigeria. Le programme élaboré à cet effet prévoyait aussi la réception de la délégation des Gouverneurs de province, ainsi que de l’honorable Christian Badibangi, accompagné de six personnes.

Premiers à fouler le sol du Palais de la Nation, les ambassadeurs accrédités en République démocratique du Congo et les Organisations internationales ont, à travers leur porte-parole, le doyen du corps diplomatique ressortissant du Cameroun, a indiqué qu’effectivement, un groupe d’ambassadeurs et les représentants d’organismes internationaux ont rencontré le Président à sa demande. Il a remercié le Chef de l’Etat pour l’initiative de les inviter, de les associer à ces consultations qu’il a initiées. Pour lui, c’était pour que ce groupe d’ambassadeurs puisse savoir à la source de quoi il s’agit. « C’est des consultations, rien que des consultations. Ce n’est pas le dialogue », précise-t-il, avant de dire que si par la suite il est convaincu de par les conclusions, qu’il faille avoir le dialogue, c’est en ce moment là qu’il nous informera à nouveau le contenu de ce dialogue éventuel, qui participera, dans quelles conditions, etc.

La presse qui était à ce rendez-vous a voulu savoir, ce que le doyen du corps diplomatique peut répondre, par rapport à ceux qui disent que certains opposants préfèrent répondre aux rendez-vous des chancelleries, que ceux qui sont organisés par leur pays. La réponse du doyen du corps diplomatique a été directe : « Je m’excuse. Je ne peux pas m’engager sous cet angle là, parce que je vous ai dit au départ que je ne parle pas au nom du corps diplomatique. Donc, je ne peux pas vous répondre ».

Trois difficultés : calendrier, fichier électoral et budget

Pour sa part, Martin Kobler, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Rdc et Chef de la Monusco a remercié le Président de la République pour cette initiative d’informer les diplomates sur les consultations, parce que, dit-il, c’est toujours important d’avoir ces relations, cette communication, parce qu’il y a beaucoup de rumeurs. « Nous avons eu l’occasion d’un échange de vues aussi. Je lui ai dit que nous sommes tout à fait d’accord de lui donner un plein soutien de la communauté internationale pour les élections. J’ai constaté que le consensus pour des élections libres et démocratiques est déjà trouvé », souligne-t-il, tout en insistant sur le fait que la Constitution devrait être respectée, de même que le calendrier électoral.

En ce qui concerne les bons offices, il s’est justifié pour dire qu’il faut être à deux pour danser. Pour ce faire, il faut avoir les interlocuteurs qui sont d’accord avec les bons offices. « Nous ne sommes pas des acteurs politiques, nous ne pouvons offrir que lorsque les partenaires le désirent. Nous pouvons offrir les bons offices, la facilitation, un témoignage si les partenaires le désirent », martèle-t-il, avant d’expliquer qu’il a rassuré au Président de la République du rôle positif de la Monusco et de la communauté internationale en ce qui concerne les sujets qui peuvent être traités rapidement : le fichier électoral, la question de nouveaux majeurs, le calendrier électoral et la question budgétaire.

Michel Dumond qui représentait l’Union européenne a aussi remercié le Président de la République pour l’initiative qu’il a prise. Il a dit qu’il est en faveur du dialogue pour trouver solution au problème concret qui se pose, nous le connaissons et il a été cité, Il s’agit du calendrier, le fichier et le budget. Nous sommes en faveur de ce dialogue et le président nous a demandé de jouer un rôle positif. « Nous lui avons répondu que nous sommes prêts en tant qu’Union européenne à jouer un rôle positif pour les élections qui soient libres, transparentes, démocratiques, tenues selon les échéances constitutionnelles et dans le climat politique apaisé et que l’UE est prête en principe à apporter son appui au processus électoral et nous en discuterons demain au comité de partenariat avec la CENI, parce qu’il appartient à elle d’établir un calendrier faisable et réaliste », mentionne-t-il.

Les Gouverneurs prennent le rendez-vous avec le peuple

Les Gouverneurs de province, à travers leur porte-parole, Julien Paluku, ont expliqué à la presse qu’ils ont été reçus par la plus haute autorité du pays qui a estimé parler au Congo profond. Il a expliqué que ce pays depuis longtemps a traversé des moments difficiles, surtout quand on s’approche de la période tellement cruciale des élections. Il a cité les élections de 2006, qui ont débouché sur des violences. En 2011, c’était la même chose et le Chef de l’Etat a estimé qu’il y a une matière essentielle à protéger, c’est-à-dire, la paix et la sécurité. Voilà pourquoi il a estimé qu’en parlant avec le Congo profond, nous devrions ensemble mettre nos efforts en commun, pour que le processus que nous attendons puisse se dérouler en sauvegardant les acquis.

« Nous avons salué l’esprit renouvelé du dialogue et d’écoute que le Chef de l’Etat a toujours développé pour que ce pays qu’il gère depuis une dizaine d’années puisse sauvegarder ses acquis : la paix et la sécurité », a dit le Gouverneur du Nord-Kivu, avant de souligner que nous avons salué cet esprit-là, parce qu’il devrait se poursuivre en province. Voilà pourquoi le Chef de l’Etat nous a chargé d’une mission essentielle, celle d’étendre cet exercice en province, en tant que ses représentants pour que nous allions consulter toutes les couches en provinces : société civile, partis politiques, personnalités, de manière à ce que nous comprenions que ce pays vient de loin et que les acquis auxquels nous sommes arrivés doivent être sauvegardés, à savoir la paix, la stabilité et la sécurité. Nous devons établir des rapports conjugués pour que le Chef de l’Etat puisse avoir une vision globale de la volonté affichée par l’ensemble du peuple congolais.

Elargir la main aux hésitants

Le Chef de l’Etat a terminé cette journée avec le député national Christian Badibangi. Tout en soutenant le dialogue, il a demandé au Chef de l’Etat d’élargir encore sa main pour que les indécis, les hésitants viennent au nom du Congo, pour sauver le pays. « Parce que lorsque nous invoquons l’Accord-cadre, c’est tout simplement la sécurité, l’intégrité territoriale acceptée par les pays de la Région. L’Accord-cadre ne signifie pas la fin de la guerre en Rdc, la fin des envies multiples de nos voisins, la fin de tout ce qui peut déstabiliser notre pays. L’Accord-cadre est le document qui soutient pour que nous puissions protéger notre intégrité territoriale, consolider notre sécurité et permettre à notre armée aujourd’hui aguerrie, d’être davantage aguerrie », explique-t-il.

L’Avenir

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C’est en sa qualité de président du comité de pilotage de la décentralisation que le Premier ministre Matatat Ponyo Mapon a présidé cette réunion. Appelé à rendre compte à la presse, le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Evariste Boshab a indiqué qu’il est prévu que tous les trois mois, que le Premier ministre reçoive ce comité pour faire le point et aujourd’hui, cinq points ont été présentés par le ministre d’Etat en charge de la Décentralisation.

« Nous les avons débattu, nous avons arrêté des recommandations et l’application va se faire à plusieurs niveaux », dit-il, avant d’ajouter qu’il est des recommandations qui doivent être appliquées directement par le ministre, ainsi que par le Gouverneurs de provinces. D’autres recommandations nécessitent qu’il y ait des lois et là, les projets présentés par le ministre d’Etat en charge de la Décentralisation et Affaires coutumières ont été acceptés et seront déposés à la commission des lois pour la finalisation.

Disons qu’il a été également fait le point sur le projet de loi portant répartition des sièges en ce qui concerne les élections locales et municipales. Et ce projet a été déjà déposé à l’Assemblée nationale. Ce projet constitue l’une des 23 contraintes relevées par la CENI, lors de la publication, le 12 février 2015, de son calendrier électoral global. « Il était question que les membres du Gouvernement et particulièrement le ministre en charge de l’Intérieur et celui en charge des relations avec le Parlement disent au Premier ministre à quel stade nous nous trouvons », di-il.

Disons que le fait que la loi qui organise les élections n’avait pas été promulguée avec ses annexes est dû au fait qu’au moment de la promulgation, les opérations de stabilisation des ETDD ainsi que celles portant fiabilisation du fichier électoral étaient en cours. Avec les données ainsi récoltés de ces opérations, affirme Evariste Boshab, il s’avère nécessaire de présenter le projet de loi qui fixe les circonscriptions électorales et répartit les sièges par commune d’une part et, par secteur ou chefferie et par groupement à l’intérieur des secteurs ou chefferies, d’autre part.

Ceci dit, la répartition des circonscriptions électorales tient compte de l’évolution du nombre de villes et de communes qui passe de 97 à 603 communes en conférant le statut de ville et de communes à certaines agglomérations des provinces ; et de 21 à 98 villes. « Quant au nombre de secteurs et chefferies, la RDC en regorge respectivement 471 secteurs et 263 chefferies, comprenant un total de 5635 groupements. Dans cette hypothèse, pour l’élection des Conseillers municipaux, le nombre des sièges par commune varie de 9 à 18 pour une commune en fonction du nombre d’électeurs enrôlés. Pour l’élection des Conseillers de secteur ou de chefferie, le nombre des sièges varie de 7 à 13 pour un Conseil de secteur ou de chefferie en fonction du nombre d’électeurs enrôlés. Toutefois, pour cette élection, une deuxième répartition des sièges se fait par groupement à l’intérieur de chaque secteur ou chefferie, pour garantir la représentativité de chaque groupement au sein du conseil », indique le patron de la territoriale.

(JMNK)

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Il s’est tenu hier jeudi 11 juin, une réunion du Comité de pilotage de clôture du programme AIDCOM, Programme d’Aide au commerce. Cette réunion avait pour objectif principal de faire la présentation des acquis et mesures de pérennisation de ce projet. C’était au cercle de Kinshasa, dans la commune de la Gombe.

Les volets d’Aidcom

Pour mémoire, ce programme d’aide au commerce est financé par l’Union Européenne (UE) à hauteur de 16 Millions d’Euros. Aidcom est un projet composé de 4 volets. Le premier concerne le climat des affaires. Le deuxième s’occupe de la facilitation des échanges. Le troisième volet s’intéresse à la politique commerciale ; et enfin, le quatrième volet se charge de l’appui à la qualité.

En effet, à la fin du mois d’avril dernier, la situation se présentait comme suit concernant le déroulement de différents volets dudit programme. Au niveau du climat des affaires, le taux de réalisation a été de 68%. Quant à la facilitation du commerce et sur les reformes douanières, il a été de 87%. Pour sa part, le taux de réalisation à la politique commerciale était évalué à 68% et l’évaluation de l’appui à la qualité s’élevait à 67%. Ce qui donne dans l’ensemble une évaluation de 77% pour le compte du projet.

C’est ainsi que le Ministre-Conseiller –Chef de Coopération, M. Vincent G. Down n’a pas manqué de faire des éclaircissements sur le présent projet et des activités réalisées. Il s’exprime en ces termes : «  Aidcom est un projet lancé au début de l’année 2010 avec comme objectif d’aider la République démocratique du Congo à être beaucoup plus performent dans le monde de commerce. Sur ce, nous avions mis plusieurs composantes, parmi lesquels l’une était plus nécessaire. C’est celle de former des ministères comme le ministère des Finances, Commerce et autres. Cette formation a intéressé même des secteurs privés de les former pour faire susciter en eux un besoin de s’approprier de l’impact de mise en œuvre de droit de faire dans le cadre de l’ordination des programmes d’administration en Afrique », a-t-il indiqué.

Et de poursuivre, «  nous avons formé des centaines, voire des milliers d’acteurs qui doivent s’approprier cet instrument. Et en même temps, nous avons réussi à améliorer et à réhabiliter beaucoup de choses. Nous avons construit plusieurs bureaux de douanes,… Nous avions aussi construit des tribunaux et Cours de commerce. Le programme Aidcom a mis en place un système de logiciel qui s’appelle, Sydonia qui sert à améliorer la rapidité et la transparence dans la récolte des recettes douanières. Et finalement, nous avons formé des techniciens, et aussi équipé une vingtaine de laboratoires qui sont sous la gestion de l’Office congolais de contrôle. Et bientôt, nous allons livrer à l’endroit de la RDC un lot d’équipements capables de détecter tous les faux produits pharmaceutiques qui arrivent dans le pays ».

Le satisfecit de l’UE

A en croire le ministre-conseiller chef de Coopération, M. G. Down, dès la première impression qui se dégage, c’est le lieu de dire que Aidcon est un projet qui est en train d’atteindre ses objectifs. Cela est constaté depuis le lancement des activités et réalisations. Et les résultats s’avèrent cependant positifs. Néanmoins, « tous les objectifs globaux et spécifiques escomptés dans le cadre de ce projet vont être réalisés d’ici la fin de l’année 2015 », affirme-t-il.

Il sied de souligner que les objectifs généraux du programme Aidcom consistent à appuyer le gouvernement dans ses efforts pour rendre l’économie de la RDC plus compétitive. Tandis que les objectifs spécifiques, c’est d’améliorer la sécurité juridique propice aux investissements, faciliter le commerce, élaborer et mettre en œuvre la politique commerciale et enfin, renforcer la compétitivité. Le tout pour un budget de 16 millions d’Euros, financé par l’Union Européenne.

(Charlie Muepu/Stagiaire)

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Justin Bitakwira et Steve Mbikayi exclus du Groupe parlementaire UNC/Alliés

L’opinion nationale congolaise et internationale comprendra que la lutte politique en République Démocratique du Congo n’a pas pour sous-bassement le combat d’idées. Mais plutôt une haine des uns envers les autres. Professant ainsi, la politique de ôte-toi de là que je m’y mette a encore une longue carrière. Cette réalité est vivante depuis l’audience accordée par le Chef de l’Etat Joseph Kabila aux députés nationaux Justin Bitakwira et Steve Mbikayi. Ces dernies du reste favorables au dialogue congolais ont été chassés du Groupe parlementaire UNC et Alliés. Groupe animé dans le passé par le député national élu d’Uvira dans le Sud-Kivu, Justin Bitakwira. Tout le monde se rappellera qu’il avait démissionné à cause de divergences de vue entre lui et ses anciens camarades de l’UNC.

Steve Mbikayi monte au créneau

Indépendant d’esprit, le Président du Parti Travailliste et autorité morale de la Nouvelle Classe Politique et Sociale n’attend pas dormir sur ses lauriers. Devant un pactole des journalistes au Palais du peuple, l’ancien syndicaliste de l’Office National des Transports a quitté ce groupe parlementaire qu’il qualifie d’être au solde de l’Occident. Nationaliste et patriote, Steve Mbikayi qui fustige se comportement de ses anciens collègues qui ont voulu dialoguer avec les maîtres occidentaux, plutôt que de parler à ses frères congolais, met en doute la nationalité congolaise des uns et des autres au poste de la candidature à la Présidence de la République Démocratique du Congo.

Pour ce faire, en tant que candidat Président de la République aux scrutins présidentiels de 2022, Steve Mbikayi n’attend pas faire le chemin ensemble avec celui qui se précipite à la présidence de la République de 2016. Compte tenu de cet acharnement, la Nouvelle Classe Politique et Sociale, plate-forme qui regorge toutes les couches sociales du pays, attend mettre un laboratoire d’études de nationalités d’origine, car estime-t-il, qu’il ne serait pas admis qu’un parvenu soit à la tête d’un grand Congo. Ces études permettront à la Commission Electorale Nationale Indépendante de mettre hors-série tous les suspects qui veulent prendre la RD Congo en otage.

Et d’affirmer dans un autre chapitre qu’en tant que congolais pure sang, il doit faire ombrage à tous ceux qui lui mettent le bâton dans les roues.

Cette déclaration qui vaut son pesant d’or, risque d’ouvrir la nébuleuse question de nationalité, dont le moratoire court à l’Assemblée nationale. Député national, Steve Mbikayi se dit être indépendant d’esprit, défendant son pays contre l’impérialisme occidental, et s’érige en obstacle aux opposants made in Occident.

(Pius Romain Rolland)

 

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  1. Shigeru Ushio, ambassadeur du Japon en République démocratique du Congo a assisté, le mercredi 10 juin 2015, à deux cérémonies d’inauguration des bâtiments d’une école primaire et d’une école professionnelle dans la ville de Kinshasa. Ce, dans le cadre de l’Aide non-remboursable aux petits projets locaux (APL), de l’ambassade du Japon.

La première cérémonie s’est déroulée l’Ecole primaire d’enseignement appliqué Kimvula 1 et 2, dans la commune de Kintambo. Cela, dans la cadre du projet intitulé ‘’Projet de réhabilitation de l’extension de l’Ecole primaire d’enseignement appliqué Kimvula 1 et 2 ».

Ce projet consiste à la construction d’un bâtiment scolaire de 6 salles de classe, la construction des latrines et d’une fontaine, ainsi que la fourniture de cents cinquante pupitres, de six chaises et des tables pour les enseignants. Ce projet a été financé par le Japon à hauteur de 114422 Usd.

La deuxième cérémonie a eu lieu à l’ITIP/Bumbu, dans la cadre du projet intitulé « Projet d’extension de l’Institut technique industriele bumbu », dans la commune portant le même nom. C’était en présence du ministre de l’Enseignement technique et professionnel Jean Nengbangba Tshibanga. Ce projet consiste à la construction de cinq ateliers de formation professionnelle ainsi que la fourniture des matériels pédagogiques pour l’apprentissage professionnel des élèves. Le montant financé par le peuple japonais est de 94.806 Usd.

L’on notera à cet effet que l’ambassade du Japon a signé en 2014, toujours dans la cadre des APL, pour la réhabilitation de 12 projets dans le domaine de l’éducation, de la santé, de l’eau et de la sécurité humaine, y compris la formation professionnelle. En effet, l’ambassade du Japon met toujours l’accent sur le domaine de l’éducation et de la formation professionnelle en Rdc. Et pour cause, dit-on, les enfants qui sont bénéficiaires aujourd’hui de ces écoles seront les leaders de demain et contribueront au développement du pays.

(Emmanuel Badibanga)

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Dans un point de presse animé dans son bureau, le Professeur Sylvanus Mushi Bonane s’est prononcé au sujet du dialogue convoqué par le Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange.

L’opposition patriotique et républicaine (OPR) constitué de 25 partis politiques qui ont signé la Charte de cette plate-forme, s’inscrit dans la ligne droite du dialogue entre congolais dénué de toute pression hégémonique, a-t-il dit. De poursuivre que cette initiative du Président de la République est perçue aux yeux et à l’entendement de l’OPR comme une voie de sortie honorable du pouvoir en place. « Devant ce défi majeur, nous ne pouvons que nous investir dans cette dynamique d’échange fraternel de manière à épargner notre peuple d’un nouveau bain de sang et de toute autre manœuvre politicienne susceptible d’empêcher une alternance démocratique et apaisée conformément à la Constitution du 18 février 2015 », a dit le Président de l’UPRDI et rapporteur de l’OPR.

Dans cet élan de fraternité, l’OPR reste ouverte pour sa contribution, le moment venu, au succès d’un tel dialogue, pourvu qu’il mette avant tout, l’intérêt du Congolais et du Congo et qu’il ne s’improvise pas en barrière contre une alternance démocratique et apaisée tant attendue par tous.

Jeu question réponse

Après avoir manifesté l’intention de dialoguer en dehors de l’hégémonie occidentale, Sylvanus Mushi Bonane dit qu’ils sont parties prenantes au dialogue, mais répondant à la question du Journal l’Avenir, sur les voies discordantes entre ceux qui sont favorables à l’organisation des élections et ceux qui ne les sont pas tout en renvoyant les élections locales, municipales et urbaines après 2017, il a dit que l’OPR dont il est le porte-parole est pour la requalification du calendrier électoral, mais avec une petite précision, il veut que ce processus en cours des élections provinciales et sénatoriales se poursuive jusqu’à terme. « Nous sommes pour que l’an 2016 soit marqué par le processus de l’organisation des élections législatives et présidentielles jusqu’à son terme. Nous pensons qu’avec les élections locales, municipales et urbaines, le temps qui nous reste est moindre. Si en les laissant de côté on peut sauver l’essentiel à n’importe quel moment pourvu qu’on ait un futur président élu, ça serait important pour qu’on laisse un moment les élections à la base », nous-at-il répondu.

Quant à la seconde préoccupation du délai butoir du 30 juin 2015, lorsque la RD Congo va passer de 11 provinces à 26, Mushi Bonane a dit que ce passage de 11 à 26 provinces est un processus constitutionnel tout à fait normal. « Dans ces provinces-là, il y a des circonscriptions électorales et les nobles députés provinciaux qui ont été élus dans les sous-régions qui vont devenir des provinces vont demeurer les mêmes. Le temps qu’on travail demain sur la loi portant répartition des sièges qui constituent la continuité de l’administration qui peut donner plus de sièges à des provinces qui vont se réveiller avec des nouvelles villes, etc. », a-t-il précisé. Et d’ajouter que cela ne pose pas problème, mais le vrai problème en RD Congo, c’est la tenue des élections présidentielles à terme. Et de se poser la question s’il y a encore le temps qui nous reste ? Et de répondre que la charge sur les épaules des élus du peuple et du gouvernement qui se partagent les responsabilités qui n’ont pas mis à temps des lois pour accélérer le processus, et mettre les moyens pour que ce processus s’accélère. Du fait que cela n’a pas été fait à temps, en ce moment dit-t-il, on serait en train de réfléchir sur l’organisation des élections législatives et présidentielle. Les uns et les autres s’étant fait absents sur ce chantier-là, et la République se retrouve dans une situation de fait qu’il faudrait assumer pour sauver la nation.

Seul Joseph Kabila connaît l’agenda du dialogue

A la question de savoir les termes de références et le format du dialogue, le Président de l’UPRDI et Rapporteur de l’OPR a répondu qu’il pense que le dialogue doit se passer de la manière la plus citoyenne. Que le dialogue soit congolais et entre Congolais, parce qu’il faut que les Congolais soient fiers et jaloux de leur souveraineté et citoyenneté. « La République Démocratique du Congo a maintenant 55 ans de vie, elle ne doit plus se comporter comme de mineurs ; elle n’a pas besoin de tuteur. Quant à la matière, aucune partie ne prétend la détenir, sauf celui qui a initié les consultations», nous a-t-il confié.

(Pius Romain Rolland)

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Selon les nouvelles perspectives de la Banque mondiale, les pays en développement sont confrontés à de redoutables défis en 2015, notamment la menace d’une hausse des charges d’emprunt, alors même qu’ils s’adaptent à un nouvel environnement, caractérisé par le faible niveau des prix du pétrole et d’autres produits de base essentiels, qui se traduit par une croissance économique décevante pour la quatrième année consécutive : telles sont les conclusions de la dernière édition des Perspectives économiques mondiales que le Groupe de la Banque mondiale publie aujourd’hui.

On estime en conséquence que la croissance des pays en développement atteindra 4,4 % cette année, 5,2 % en 2016 et 5,4 % en 2017. « Moteur de la croissance mondiale après la crise financière, les pays en développement sont confrontés aujourd’hui à un contexte économique plus difficile », constate Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondiale. « Nous mettrons tout en œuvre pour aider les pays à revenu faible ou intermédiaire à accroître leur résilience de sorte qu’ils puissent gérer cette transition de façon aussi sûre que possible. Nous pensons que les pays qui investissent dans l’éducation et la santé de leurs citoyens, qui améliorent le cadre de l’activité économique et créent des emplois en améliorant les infrastructures se trouveront en bien meilleure position dans les années à venir. Ces d’investissement aideront des centaines de millions de personnes à échapper à la pauvreté ».

La hausse attendue des taux d’intérêt américains accroîtra le coût des emprunts des pays émergents et en développement dans les mois à venir. Ce processus devrait toutefois se dérouler de façon relativement ordonnée grâce à la poursuite de la reprise économique américaine et à la persistance de la faiblesse des taux d’intérêt dans les autres grandes économies de la planète.

Selon les auteurs du rapport, cette perspective comporte cependant d’importants risques. De même que l’annonce initiale de la normalisation de la politique monétaire des États-Unis a créé des perturbations (le taper tantrum) sur les marchés financiers en 2013, le premier relèvement des taux d’intérêt par la Réserve fédérale des États-Unis depuis la crise financière mondiale pourrait engendrer de l’instabilité sur les marchés et réduire les flux de capitaux en direction des pays émergents dans une proportion pouvant aller jusqu’à 1,8 point de PIB.

Une hausse des taux pénaliserait principalement les marchés émergents les plus vulnérables dont les perspectives de croissance se détériorent. Un ralentissement des mouvements de capitaux aggraverait les défis auxquels sont confrontés les pays émergents exportateurs de produits de base, qui peinent déjà à s’adapter à la faiblesse persistante des cours, et compliquerait aussi la tâche des pays où l’incertitude pèse sur l’action publique.

La baisse des prix du pétrole et d’autres produits de base stratégiques a accentué le fléchissement de l’activité économique des pays en développement, dont un grand nombre sont fortement tributaires des exportations de ce type de produits. Certes, les importateurs de produits de base tirent profit du ralentissement de l’inflation, de l’atténuation des pressions en matière de dépenses budgétaires et de la réduction des coûts d’importation, mais le recul des prix pétroliers tarde à stimuler l’activité économique en raison des problèmes auxquels de nombreux pays continuent de se heurter : pénuries d’électricité, manque d’infrastructures essentielles, notamment dans le domaine des transports et de l’irrigation ; incertitude politique ; inondations et sécheresses d’une gravité exceptionnelle dues à des conditions climatiques défavorables.

La chute brutale des cours pétroliers pointée du doigt

En Afrique subsaharienne, la baisse des cours pétroliers a considérablement réduit la croissance des pays exportateurs de matières premières (Angola, Nigéria) et a ralenti aussi l’activité des secteurs non pétroliers. L’Afrique du Sud devrait être l’un des principaux bénéficiaires de la baisse des prix du pétrole, mais sa croissance est freinée par les pénuries d’énergie, par le manque de confiance des investisseurs dû aux incertitudes qui entourent l’action publique et par la probabilité d’un resserrement progressif des politiques monétaire et budgétaire. Selon les prévisions, la croissance de la région ralentira pour descendre à 4,2 %, rythme plus faible que prévu, principalement en raison de la réévaluation des perspectives au Nigéria et en Angola à la suite de la chute brutale des cours pétroliers, mais aussi en Afrique du Sud du fait des problèmes d’approvisionnement en électricité que le pays connaît en permanence. En 2016-2017, le taux de croissance ne devrait être que légèrement supérieur, car ces difficultés annuleront en partie les effets de la hausse de la croissance des partenaires commerciaux et la poursuite de l’expansion des pays à faible revenu de la région.

(Jean-Marie Nkambua)