Auteurs Articles de La Rédaction

La Rédaction

12176 ARTICLES 0 COMMENTAIRES
Toute l' actualité congolaise en un clic

par -
0 1328

Vendredi 20 mars dernier, l’Université Libre de Kinshasa (ULK) a organisé une conférence-débat à l’occasion du mois de la femme. Le thème général était : « Autonomisation et participation de la femme dans la politique en RDC ».

Trois oratrices avaient pris la parole, à savoir Mmes Bunsena Bonkete Marie-José, Angbongbo Mokani Véronique et Kalunga Bibi Mundayi. Signalons que les trois dames sont assistantes dans la même université.

 

La première à prendre la parole est Mme Bunsena Marie-José qui a souligné que ce thème peut être considéré à deux niveaux. Au niveau international et au niveau national.

Sur le plan international, dit-elle, l’année 2015 est une année-bilan de la rencontre des femmes à Beijing (Pékin) il y a 20 ans lorsque 17.000 femmes venues de 189 pays avaient cogité sur la situation de la femme.

Après avoir défini les concepts contenus dans ce thème général, Mme Marie-José a développé son exposé sous une approche communicationnelle. Il s’agit de transmettre l’information à la gent féminine à tout moment, partout (dans les écoles, les églises, …) par le biais des causeries morales, journées de réflexion, colloques, séminaires, … Ce, pour le développement de la femme.

Eu égard à la situation de la femme congolaise en RDC, ajoute-t-elle, beaucoup reste à faire. Et a elle a exhorté les femmes à prendre conscience de sa situation en adoptant un comportement plus responsable.

« On doit inculquer à la femme congolaise de vraies valeurs pour transformer la société en dénonçant les injustices à travers les médias », a-t-elle conclu.

Notons que Mme Marie-José est aussi directeur de cabinet de la SG du MLC, Eve Bazaïba.

 

« Usufruit du conjoint survivant : mythe ou réalité ? »

 

C’est le deuxième sous-thème développé par Mme Véronique Abgbongbo Mokani. Juriste de formation (elle prépare une thèse sur la succession), elle a dit que le droit congolais ne reconnaît que deux sortes de mariages : le mariage coutumier et le mariage civil. Le mariage religieux n’est nullement reconnu par le droit congolais et n’a aucun effet juridique. La preuve du mariage coutumier est la dot qui est un symbole en dépit de certains dérapages. La preuve du mariage civil est le contrat signé devant l’Officier de l’Etat-civil.

Après avoir explicité les conditions de fond et de forme d’un mariage, elle a abordé les problèmes successoraux en cas de la mort de l’époux et surtout de l’épouse. Ici, elle a dit que souvent la veuve ne bénéficie pas toujours des avantages que lui confère la loi.

Elle a conclu que beaucoup d’efforts doivent être fournis pour que l’usufruit du conjoint survivant soit réellement une réalité, jusqu’ici il n’est qu’un mythe.

 

Mme Kalunga Bibi : « La femme congolaise doit se battre pour obtenir son autonomisation »

 

La dernière oratrice à prendre la parole est Mme Kalunga Bibi Mundayi. Notons qu’elle est la présidente de la Ligue de la lutte contre les antivaleurs, une structure interne de l’ULK.

L’autonomisation de la femme doit être considérée sous trois cadres : le cadre professionnel, le cadre estudiantin et le cadre familial.

Mme Kalunga s’est toujours posée cinq questions : Les femmes jouent-elles leur rôle au sein de leur milieu ? Quelles sont les obstacles qu’elles rencontrent dans la société ? Les autorités du secteur public et privé respectent-elles les textes en matière de la protection de la femme ? Pourquoi les femmes ne bénéficient-elles pas de l’applicabilité prise en leur faveur ? Les femmes sont-elles une source de bénédiction ou de destruction.

Avant de répondre à ces questions, Mme Kalunga a défini les concepts que recouvre le thème général.

S’agissant de la première question, Mme Bibi a dit que la femme doit jouer son rôle dans son milieu, tout dépend de sa conscience.

Elle a énuméré les obstacles que rencontrent les femmes dans la société.

Pour elle, la femme est source de bénédiction car par rapport à l’homme, elle est un être fort sur le plan moral, psychique et physique.

Dans sa conclusion, elle invite toutes les femmes à se battre pour acquérir son autonomisation. Ce n’est pas sur un plateau d’or qu’elles vont l’obtenir mais bien à travers une lutte acharnée.

(D.L.  )    

 

par -
0 593

Les relations RDC- MONUSCO en discussion

  • Entre la Rd Congo et l’ONU ces derniers temps, c’est clairement ‘’Je t’aime, moi non plus’’. Et pour cause, le nième mandat que Martin Kobler veut obtenir, coûte que coûte, au moyen de ce qu’il qualifie de dialogue stratégique, pour perpétuer au pays sa structure dite MONUSCO, Mission des Nations Unies pour la stabilisation du Congo
  • Mais les choses ne seront pas si aisées. La Rd Congo ne jure plus que sur son départ à pas de géant, comptant sur l’appui de son amie la France qui du reste préside ce mois le Conseil de sécurité. La MONUSCO a prouvé ses limites, avec un bilan négatif de plus de 15 ans en Rdc, bien que ragaillardie de plus de 20.000 hommes ! D’où des discussions ce matin, entre autres sur la question du transfert des responsabilités de la MONUSCO et le rythme de réduction des troupes des Nations Unies en RDC

Pourquoi la Monusco ne veut-elle pas quitter la Rd Congo ? C’est la vraie question pour laquelle il convient de percer tous les secrets des dieux et les dessous des cartes, en cette période où Kinshasa a beaucoup d’autres priorités. Sinon, le miel du Congo semble hanter plus d’un de rester éternellement sur son sol.

Le trop plein onusien

L’ONU et le gouvernement de la Rd Congo vont mener, à partir de lundi 23 mars à Kinshasa des discussions pour tenter d’améliorer leurs relations sur fond de ‘’je t’aime moi non plus’’, mais dites tendues selon certains responsables onusiens. Ceux-ci en appellent rapidement à une coopération sous le signe de la confiance. Cela, dans le but d’instaurer un “dialogue stratégique”, a déclaré Martin Kobler, chef de la Monusco (Mission de l’ONU en RDC), visiblement exaspéré mais sans aucun choix.

La goutte d’eau qui fait déborder le vase c’est le plus de levain dans la patte de la mission onusienne, en rapport avec des nominations, au sein des Forces armées de la RDC, de certains officiers supérieurs qui gênent. Au nom de quoi se disant évoluée sur la question la Monusco dit leur accorder une dérogation ? Dérogation balayée d’un revers de la main par le Gouvernement de la République à en croire son porte-parole, Lambert Mende. En quoi y a-t-il dérogation ? C’est la honte dans le ventre de la Monusco. La pilule est restée très amère face à cette effroyable ingérence. Depuis lors, Kinshasa en toute souveraineté, a pris la décision de traquer seule les FDLR, Forces démocratiques de libération du Rwanda, dans l’Est du pays sans l’apport de la Monusco. Traque qui s’avère très porteuse à en croire Martin Kobler.

Mais au-delà de question de ce désarmement forcé, Kinshasa et l’ONU s’opposent aussi sur l’avenir de la Monusco. A suivre ce qui s’est passé jeudi à New York, Raymond Tshibanda N’Tungamulongo ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a été clair. Kinshasa veut un départ rapide des Casques bleus. De son côté, fidèle à la tradition, le numéro 1 de la Monusco Martin Kobler insiste sur un retrait progressif, à pas de tortue. Bien d’analystes pensent d’ailleurs que la question ne fait pas partie de l’agenda de la mission onusienne ; du moins en cette période d’enjeux majeurs.

Des départs insignifiants

Des groupes de travail ont été constitués pour un ordre du jour très large, a expliqué M. Kobler, cité par Afp. “Toutes les questions seront sur la table: les réductions d’effectifs (de la Monusco), le départ de la Monusco après une certaine période, la question de la reprise des opérations, que faire des deux généraux, les droits de l’homme…”, a-t-il énuméré d’une manière lapidaire.

Selon des diplomates, l’ONU envisage de réduire de 2.000 seulement les effectifs de la Monusco qui s’élèvent ce jour à près de 20.000 hommes. Mais, Kinshasa réclame le premier retrait de l’ordre de 6.000 Casques bleus. Telle est la défense de la souveraineté.

Un jeudi chaud à New York

La séance du jeudi au Conseil avait donné lieu à un vif échange entre MM. Kobler et Tshibanda. Ce dernier avait affirmé que “le moment est venu, pour la RDC, d’assumer pleinement ses responsabilités quant à sa sécurité”, demandant au Conseil de “respecter cette aspiration légitime ” et souveraine.

Le Conseil de sécurité des Nations Unies s’est réuni jeudi à New York, sur la situation de la RDC. Raymond Tshibanda a félicité le président « pour votre accession à la présidence du Conseil de sécurité pour ce mois de mars 2015, à vous dire combien nous sommes honoré de voir la France, un pays ami, diriger les délibérations du Conseil de ce jour ». Il a en outre exprimé au Conseil toute la gratitude du peuple et du Gouvernement de la République Démocratique du Congo pour les efforts déployés par les Nations Unies, afin de préserver la souveraineté et l’intégrité territoriale du pays et pour lui garantir la paix et la stabilité. Il a, dans ce même chapitre, salué Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies, pour le souci constant et jamais démenti dont il n’a eu de cesse de faire montre, ainsi que son implication personnelle d’œuvrer à la consolidation de la paix dans mon pays.

Retraçant l’historique des relations entre l’ONU et la Rdc, M. Tshibanda a noté que « Ces relations ont presque toujours été bonnes, souvent excellentes, sinon exemplaires », avant d’ajouter « qu’elles traversent actuellement une zone de turbulence » en raison de vouloir donner de leçon de gestion au Gouvernement congolais. Au ministre d’insister : « Notre souhait le plus ardent est que cette mauvaise passe soit la plus brève possible ».

Un argument-massue

Pour consolider ces acquis, Kinshasa est convaincu que l’ONU et le Gouvernement de la Rd Congo ont le devoir de continuer à travailler en équipe et, pour ce faire, à pérenniser l’esprit qui avait jusque-là caractérisé ce partenariat et qui en a été un facteur déterminant d’efficacité. Esprit de dialogue et de respect mutuel, conformément aux prescrits de la Charte, en ce compris le respect, en tout temps et en toute circonstance, de l’intangible et de la souveraineté de la Rd Congo.

Pour le gouvernement congolais, les points de friction actuelles dans les relations entre l’ONU et la RDC sont au nombre de quatre. Il s’agit de la revue stratégique et des conséquences logiques a en tirer, notamment en ce qui concerne le transfert des responsabilités de la MONUSCO et le rythme de réduction des troupes des Nations Unies en RDC; du désarment forcé des rebelles rwandais des FDLR ; de l’évolution de la présence des rebelles ougandais des ADF/NALU au Nord Est de la RDC; et des suites politiques de la fin de la rébellion du M23.

Pour ce qui est de la revue stratégique, c’est sous la forme d’une mission de maintien de la paix, puis de stabilisation, que l’organisation est présente au Congo, à la demande de Kinshasa, et ce depuis 1999. Elle y a déployé et y maintient environ 20 000 hommes de troupes dont trois mille de la Brigade Spéciale d’intervention spécifiquement chargés d’appuyer les FARDC dans l’éradication des forces négatives présentes dans la partie orientale du pays. Il y a lieu de rappeler aussi  que, dès le départ, il était convenu que cette contribution onusienne serait progressivement revue à la baisse, au fur et à mesure que les risques de sécurité diminueraient et que les Forces Armées de la RDC atteindraient un niveau de performance leur permettant d’assurer par elles-mêmes la sécurité du pays. Ce que, la Monusco semble oublier en voulant par tout le moyen s’accrocher au miel du Congo.

Retrait de la MONUSCO
Cependant, certaines parties importantes du pays sont encore aujourd’hui objets de préoccupations en matière de sécurité. Il y a notamment les poches. Comparés à l’ensemble du pays, les territoires à sécuriser représentent aujourd’hui moins de 5% de la superficie de la République. A l’arrivée de la MONUC presque la moitié du territoire national vivait dans l’insécurité et échappait au contrôle effectif des autorités nationales.

Aujourd’hui, il y a certes encore quelques poches d’insécurité entretenues par des terroristes ougandais dans et autour de la ville de Beni au Nord-Kivu et par des rebelles rwandais des FDLR à certains endroits bien localisés du Nord et du Sud Kivu. Partout ailleurs, sur le territoire national,  la paix et la sécurité règnent, y compris en Ituri et au Nord Katanga, d’ailleurs le découpage territorial l’atteste. Vu que les quelques troubles qui, sporadiquement, y sont causés à la quiétude des citoyens par l’activisme de quelques brebis égarés relèvent du maintien de l’ordre public et ont été soit maitrisés, soit en voie de l’être. Bien plus, dans la RDC d’aujourd’hui, il y a un État qui fonctionne, des institutions légitimes et efficaces, une armée en pleine reconstruction, l’instauration de la démocratie, …avec l’organisation des premières élections réellement libres et démocratiques de notre histoire en 2006, l’organisation des élections législatives et présidentielles à terme échu en 2011, la mise en œuvre effective de la décentralisation et l’organisation programmée des élections locales, municipales, urbaines, provinciales, sénatoriales, législatives et présidentielle en 2015 et 2016, en ce y compris la maitrise du cadre macro économique et la performance économique de la RDC, à en croire le premier vice président de FMI, M. Lipton.

Au vu de cette énumération non exhaustive, tout observateur objectif se doit de reconnaitre qu’un travail énorme a été réalisé.

Cela étant, Kinshasa estime que le moment est venu pour elle d’assumer pleinement ses responsabilités quant à sa sécurité et à celle de ses populations. Elle plaide donc pour que le Conseil fasse droit à cette aspiration légitime qui est consubstantielle de la notion-même de souveraineté nationale. Si cela ne fait pas plaisir à certains, c’est une question de souveraineté et de responsabilité.

(Emmanuel Badibanga)

par -
0 629

Comme le 22 mars de chaque année, l’humanité a célébré hier dimanche, la Journée internationale de l’eau autour du thème : « Eau et développement durable ». Instituée par l’Assemblée générale des Nations Unies depuis 1993, cette journée invite les Etats, les ONG, les entreprises à se mobiliser et à concrétiser des actions pour sensibiliser le plus grand nombre à la préservation des ressources en eau, comme un bien fondamental au cœur de tous les enjeux.

A Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, la célébration de cette journée a été également l’occasion du lancement de la Phase 2 du programme « Village et Ecole Assainis », lequel vise à accroître la couverture en matière d’approvisionnement en eau potable, hygiène et assainissement dans les provinces de la Rdc. Ce programme est mis en œuvre depuis 2007 par les Ministères de la Santé publique et de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel, avec le concours l’Unicef, et en collaboration avec les gouvernements aux niveaux national et provincial.

La Coopération britannique (UKaid) y contribue depuis 2008. Au cours de cette cérémonie du lancement de la Phase 2 du programme « Village et Ecole Assainis » organisée à l’Hôtel Béatrice, le chef de mission de la Coopération internationale britannique (DFID) en Rdc, Dr Chris Pycroft, a fait part à l’assistance, de la manière dont l’on peut assurer un accès durable aux services d’eau et assainissement en faveur des populations congolaises. Aussi, a-t-il expliqué pourquoi le Royaume-Uni demeure engagé en matière d’eau potable, d’assainissement et de meilleure hygiène.

Seulement 46 % des Congolais ont accès à l’eau potable

Alors que nous nous approchons des dates buttoirs des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), la Rdc, malgré des améliorations récentes, reste à la traine quant à l’atteinte des objectifs concernant l’eau et l’assainissement, affirme Dr Chris Pycroft. Il souligne que la Rdc accuse certains des indicateurs les plus bas en matière d’accès à l’eau et à l’assainissement en Afrique subsaharienne. Sur le plan national, renchérit-il, seulement 46 % de la population a accès à l’eau potable, et seulement 31% de la population a accès à l’assainissement de base.

Pour le chef de mission de DFID, l’incapacité des populations vulnérables à accéder à l’eau potable et à l’assainissement de base a une incidence sur les indicateurs de santé en Rdc. « L’assainissement est l’OMD le plus mal atteint en Afrique subsaharienne. Le manque d’accès à l’eau potable et à l’assainissement de base sape également les efforts déployés pour atteindre les autres OMD », a-t-il dit.

Il a également fait savoir que la diarrhée tue plus d’enfants que le VIH SIDA, le paludisme et la rougeole combinés. Les dernières épidémies de choléra ont été causées par le manque d’accès à l’eau potable. Environ 50 % de cas de malnutrition sont également attribuables à l’hygiène, à l’assainissement et à l’eau de mauvaise qualité.

 

L’eau et l’assainissement, une priorité pour le Royaume-Uni

 

Selon le communiqué nous parvenu, la mise en œuvre des installations durables d’eau et d’assainissement de qualité pour les Congolais constitue donc une priorité pour le Royaume-Uni. Depuis 2011, le gouvernement du Royaume-Uni a fourni à plus de 1,3 millions de Congolais un accès durable à l’eau potable et a offert à plus de 1,1 millions de personnes un accès durable à des installations sanitaires améliorées en Rdc.

« L’accès inclusif et durable à l’eau et à l’assainissement en RDC constitue une priorité pour le Royaume-Uni et nous sommes engagés à mettre en œuvre des services équitables, inclusifs et de qualité dans les secteurs de santé, d’eau et d’assainissement », a signifié Dr Chris Pycroft. Il a aussi indiqué que d’ici 2019, DFID vise à fournir un accès durable et équitable aux services d’eau et assainissement à 3.755.000 de femmes et d’hommes congolais et à réduire le taux de morbidité diarrhéique chez les enfants de moins de cinq ans.

« Alors que nous célébrons l’eau pour un développement durable et inclusif lors de cette Journée mondiale de l’eau 2015, assurer un accès durable à l’eau potable et à l’assainissement en faveur du peuple de la RDC demeure une priorité pour DFID et l’UNICEF. Au cours d’une visite la semaine dernière à un programme financé par DFID à Goma, j’ai palpé du doigt l’importance d’assurer un accès équitable et sécurisé à l’eau potable pour tous », a déclaré le chef de mission de DFID.

Dr Chris Pycroft a déploré le fait qu’en Rdc, la principale responsabilité de puiser de l’eau pour le foyer incombe aux jeunes filles et aux femmes, ce qui les expose aux risques de violences sexuelles basées sur le genre, tout en ajoutant une autre barrière potentielle aux chances des jeunes filles de fréquenter l’école.

(Lepetit Baende)

par -
0 611

Le ronflement serait même cause de friture dans le couple pour un quart de personnes concernées selon une étude récente.

Vous ronfler fort, très fort la nuit, votre compagne ou compagnon n’en peut plus, il a tout essayé, la pince à ligne sur le nez, les sifflements, les coups de coude dans les côtés, comme par exemple déposer votre table chaussure ou votre pantoufle sur votre pyjama, une balle de tennis pour vous retourner sur le côté pendant votre sommeil, rien n’y fait, vous ronflez de plus belle et votre conjoint ne dort plus. Difficile quand on doit se réveiller le lendemain pour affronter une dure journée de labeur. Il sème les disputes pour ceux qui partagent le même lit que le ronfleur. Le spectre du divorce plane sur la chambre à coucher.

« Le ronflement est un phénomène inconscient liés à un problème de santé et peut être signe d’apnées du sommeil c’est-à-dire de pauses dans la respiration qui surviennent de façon tout à fait involontaire durant le sommeil et peuvent engendrer des conséquences graves pour la santé à plus ou moins long terme », a expliqué le docteur Nantulu.

Selon les études, ronfler est relativement fréquent, beaucoup de personnes ont un problème de ronflement. Selon les statistiques, 60% des hommes et 40% de femmes plus de 40 ans ronflent un peu de temps en temps. En revanche, 25% des hommes et 15% de femmes souffrent d’un ronflement important à caractère malsain.

Quand on ronfle, on dépense trop d’énergie pour respirer selon le docteur Safwan Bard, président de l’académie américaine de la médecine (American Academy of Sleep Médecine). « Le ronflement est comme la fièvre pour un spécialiste, il est le signe qu’il se passe quelque chose sans qu’on sache exactement quoi ».

Limitez fortement votre consommation d’alcool en soirée. Ce qui ne signifie pas que vous êtes autorisé à en boire en pleine journée. Alcool et le produit comme les somnifères tranquillisants sont déconseillés des tissus mous de la gorge la luette ou le voile du palais qui vibre plus facilement au passage de l’air. Eviter l’utilisation des oreillers trop moelleux. Un trop mou ne maintient pas assez la tète et le cou et est susceptible de causer un relâchement des muscles et le rétrécissement du passage de l’air. A condition, bien sur de ne pas dormir sur le dos. Dans cette posture, la langue est ramenée vers l’arrière du palais, ce qui obstrue encore le passage. Si vous n’arrivez pas à dormir sur le ventre, essayez de le faire sur le coté.

Cependant, Le sexe  est donc aussi un facteur déterminant du ronflement qui est plus répandu chez les hommes que les femmes, cette différence s’expliquerait par un rétrécissement de leurs voies respiratoires. L’âge est également un facteur important plus vous prenez de l’âge plus votre gorge se resserre et plus elle perd en tonicité musculaire la combinaison des ces deux facteurs peut provoquer le ronflement. Le facteur génétique peu joué un rôle non négligeable. Vous pouvez l’hérité de vos ancêtre.

Fumer irrite la gorge et peut être responsable de ronflement. Si ce n’est pas envisageable, évitez au moins de fumer votre paquet avant de vous coucher. Ne pas consommez d’aliments trop gras et trop sucré le soir. Humidifiez d’abord votre environnement, La sécheresse nasale ou buccale et la chaleur peut entrainer l’engin.

Bien plus inquiétant, Si vous souffrez de ronflement, il y a chance pour que vous ne réjouissiez pas d’un sommeil profond et réparateur, ce qui vous laisse fatiguer et irritable durant toute la journée. Longtemps considéré comme un simple désagrément, le ronflement est devenu un phénomène dont on parle, pour le plus grand bonheur de ceux qui, partout dans le monde, partagent le lit des ronfleurs. Pour les médecins du sommeil, le ronflement est un signe qui en dit long.

(Clémence Kilondo/Stagiaire)

par -
0 963

Après une dizaine des jours, soit du 9 au 20 mars courant, les rideaux sont tombés, le vendredi dernier sur le premier atelier de l’Organisation mondiale de la douane (OMD). Il a été organisé à Léon Hôtel à Kinshasa, à l’intention des cadres de la DGDA, Direction générale des douanes et accises, sous le thème ‘’Développement du leadership et le Management. A la cérémonie de clôture, les 20 récipiendaires ont été brevetés des mains du patron de la douane congolaise Déo Rugwiza Magera, entouré de deux experts de l’OMD et du Directeur en charge des Ressources humaines de la DGDA.                   

Mot des récipiendaires

Dans leur mot de circonstance prononcé par Mme Mweze Zigire, les participants ont rendu « grâce à Dieu qui a commencé, cheminé et terminé » avec eux l’atelier de l’OMD sur le leadership et le management des cadres de la douane de la Rdc.

L’occasion était indiquée en vue d’une fière chandelle à l’endroit du Dg de la DGDA Déo Rugwiza Magera. En effet, « après 10 jours de formation, au nom de tous les participants, nous remercions M. le DG qui a bien voulu accepter l’organisation de cet atelier, en mettant les moyens nécessaires pour sa réussite », a-elle dit. Et d’ajouter : « notre participation, grâce à votre choix porté sur nous, nous a donnés l’opportunité de renaitre comme l’aigle pour devenir des leaders, en même temps des gestionnaires, qui vont sans aucun doute contribuer à l’émergence d’une douane moderne en Rd Congo.

Leurs remerciements sont allés aussi à l’endroit des formateurs. « Nous remercions M. Bernard Zbinden, Coordonnateur de renforcement des capacités pour la région de l’Afrique occidentale et centrale, ainsi que M. Mohamed El Hail, experts avérés, qui se sont donnés sans relâche pour nous faire traverser cet océan de renaissance », a-t-elle encore reconnu, expriment en même temps leur sentiment de profonde gratitude. Et croyant qu’avec l’appui de la haute hiérarchie de la DGDA, leurs efforts ne resteront pas vains.

Des enseignements de qualité

Pour mémoire, les 20 cadres de la DGDA ont bénéficié des enseignements de hautes facture durant les 10 jours qu’ont duré la formation. Plusieurs thèmes ont été abordés : les Douanes modernes du 21ème siècle ; la Gestion stratégique ; l’Autoévaluation et Perfectionnement des aptitudes personnelles, le Leadership ; la Création d’une vision ; le Leadership substantiel et ses types de gestion ; la Gestion des personnes ; la Promotion de l’éthique au travail ; les Aptitudes de négociation ; la Communication  ainsi que la Gestion du changement.

En clair, les différentes thématiques développées leur ont permis d’acquérir connaissances et outils de gestion d’une administration moderne. La conciliation de la théorie à la pratique, à travers des illustrations des scénarii, a davantage consolidé la compréhension des qualités d’un leader doublé de bon gestionnaire.

Cependant, on doit le reconnaître : le processus de changement requiert un certain temps et une large adhésion pour sa réalisation. A Mme Mweze de renchérir : « dès lors, le soutien de tous les cadres et agents sera d’une importance capitale afin notamment de nous débarrasser tous des antivaleurs ». Et, s’adressant au numéro 1 de la douane congolaise : « soyez rassuré, M. le DG, que vous aves devant vous des hommes et des femmes acquis au changement et résolument engagés pour vous accompagner dans la révolution des missions de la DGDA ».

Avant de clore son propos, la porte-parole des participants a affirmé qu’ils ont pris l’engament de se comporter désormais « en vrais leaders et bons gestionnaires, capables d’impacter positivement notre environnement ». Ce que Déo Rugwiza n’a pas manqué d’acquiescer.

Le satisfecit des experts

C’est M. Mohamed El Hail qui a pris la parole, au nom du SG de l’OMD et de son collègue Zbinden. Il a de prime abord remercié et salué le leadership du patron de la DGDA pour avoir organisé cet atelier, qui à l’en croire, « s’est déroulé dans de très bonnes conditions, dans un environnement propice à l’échange et à l’apprentissage. Ce qui montre votre vision inspiratrice de marque la douane de la Rdc, mais aussi l’importance que vous accordez au capital humain de votre administration. Cela dénote surtout votre conviction  à sa valeur ajoutée dans l’atteinte des objectifs de l’accomplissement des missions dévolues à votre administration», a-t-il salué.

S’adressant aux participants, l’expert de l’OMD a dit : « vous avez accepté de relever le défi de la renaissance ». D’où une mise en garde : « Faites attentions aux habitudes ».

Tournant sont regard en direction du Dg Rugwiza, M. Mohamed El Hail a déclaré que « les cadres qui sont devant vous sont conscients de la grandeur des défis que doit relever la douane de la Rdc, malgré les exigences de celle-ci. Ils sont outillés pour sa modernisation en vous de rencontrer les attentes du gouvernement ».

Pour boucler la boucle, le formateur a réitéré la disponibilité de l’OMD à accompagner la douane congolaise dans toutes ses réformes initiées par Déo Rugwiza.

Déo Rugwiza félicite les participants

Après remise de brevets aux participants, ce fut le tour du Dg de prononcer son allocution. Il a commencé par remercier le Secrétaire général de l’OMD, au nom de la communauté douanière tout entière, « pour la réponse spontanée réservée à notre requête de formation en matière de renforcement des capacités. Il a de manière particulière remercié les deux experts, MM. Zbinden et El Hail, pour la qualité des enseignements dispensés.

Faisant un point sur ce qu’il avait dit à l’ouverture dudit atelier, le patron de la douane congolaise a insisté sur l’importance que la haute direction de la douane de la Rdc attache de la formation. Pour lui, le renforcement des capacités de tous les douaniers est un facteur indispensable à la construction d’une administration de douane moderne, capable de relever les défis qui s’imposent en ce 21ème siècle. Et ce, en matière fiscale, économique et sécuritaire.

S’adressant particulièrement aux 20 Sous-directeurs bénéficiaires de cette première formation du genre, Deo Rugwiza a révélé qu’au regard du rapport lui fourni à cet effet par les animateurs, « vous avez manifesté beaucoup d’intérêt aux matières qui vous ont été enseignées ; fait preuve d’une application et d’une assiduité soutenues. Ce dont je vous félicite ».

Poursuivant son propos, le Dg a noté que «  la méthodologie spéciale appliquée par les animateurs a permis à chacune et à chacun de découvrir ses faiblesses et forces, à partir desquelles vous devez développer des capacités de leader.

En effet, les cours de l’atelier résumaient l’opportunité de parfaire non seulement les connaissances des tous les participants, mais aussi d’avoir des échanges de vues et des expériences sur de nombreux sujets. C’est le cas de la Gestion stratégique, le leadership, l’analyse du style de direction,… à travers jeux et exercices interactifs. D’où, dira-t-il « j’ai l’espoir de voir vos nouvelles capacités acquises se manifester par un meilleur rendement et d’une grande efficacité dans votre travail de chaque jour ». Et de renchérir en recommandant : «  je veux aussi vous voir partager ce que vous venez d’apprendre avec vos collègues, dans l’intérêt supérieur de la douane et de notre pays. Ici, je ne me ferai pas de souci car je viens de vous entendre dire : ‘’ nous prenons l’engagement de nous comporter désormais en vrais leaders et bons gestionnaires, capables d’impacter positivement notre environnement de travail’’. Et j’en prends acte et bonne note ».

Rééditer l’exploit

Avant de déclarer clos ce premier atelier sur le leadership et le perfectionnement des cadres qui a connu la participation de 20 participants dont 7 femmes, le Directeur général des douanes et accises de la Rdc a exprimé le souhait de voir s’organiser le 2 atelier du genre ; cette fois-ci à l’intention des directeurs centraux et provinciaux , et à tous les Sous-directeurs n’ayant pas participé à celui-ci; ce qui lui a valu d’incessantes ovations. A cet effet, par le biais de M. Zbinden, une demande formelle devra être adressée au SG de l’OMD.

(Emmanuel Badibanga)

par -
0 780

S’adressant à la Nation, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale des forêts, le samedi 21 mars, et de la Journée mondiale de l’eau, hier dimanche 22 mars, le ministre de l’Environnement et Développement durable, M. Bienvenu Liota, appelle l’opinion tant nationale qu’internationale à une prise de conscience collective incitant à gérer durablement les forêts et l’eau. Ceci vaut son unique message à la Nation du fait que ces deux composantes sont intimement liées et qu’il existe un lien étroit entre les forêts et l’eau, qui, ensemble, entretiennent l’environnement et contribuent à rendre possible la vie sur terre.

L’humanité a célébré, le samedi 21 mars, la Journée internationale des forêts, et hier dimanche 22 mars 2015, la Journée mondiale de l’eau. La première célébration c’était autour du thème : « Forêts et arbres – changement climatique », et la deuxième autour du thème : « L’eau et développement durable ». A cette double occasion, le ministre national de l’Environnement et Développement durable a adressé hier un message à la Nation.

Ainsi, a-t-il fait savoir que la coïncidence entre les célébrations de ces deux journées s’explique par le lien étroit qui existe entre les forêts et l’eau. Ces deux composantes, ensemble, entretiennent l’environnement et contribuent à rendre possible la vie sur terre, a indiqué le ministre de l’Environnement. M. Bienvenu Liota Ndjoli a indiqué que les forêts et l’eau sont intimement liées, ce qui explique sa démarche de faire un message unique à la Nation pour une prise de conscience collective incluant à les gérer durablement.

Parlant de la Journée internationale des forêts, le ministre Liota Ndjoli affirme que le thème choisi « est tout à fait pertinent pour la République démocratique du Congo, étant donné la place qui lui revient dans l’échiquier international quant aux différents enjeux qu’entretiennent les changements climatiques ». Le phénomène de changement climatique ébranle depuis quelques décennies toute la communauté internationale, car, il présente des méfaits potentiels sur la vie de l’homme, a souligné le n°1 national de l’Environnement.

« Toute analyse faite, une part de solution face à ce drame est possible si l’on accepte d’adopter, d’une part, des nouvelles formes d’exploitation des ressources forestières, qui de surcroît, sont pour la plupart renouvelables, et d’autre part, de changer le mode de consommation des produits qui en résultent », renchérit-il avant de citer quelques unes des manifestations du réchauffement climatique en République démocratique du Congo.

Entre autres, des perturbations des saisons culturales avec leur impact sur le niveau de la production agricole et son corollaire au niveau de la sécurité alimentaire. « Certes, les principaux responsables de cette augmentation des émissions de Gaz à effet de serres à la base du changement climatique sont d’abord les pays industrialisés », affirme le ministre Bienvenu Liota de l’Environnement. Il souligne que la Rdc, consciente de l’importance de ses forêts à la fois en termes économiques, socioculturels et environnementaux, ne croise pas ses bras et entend s’affirmer en tant que véritable puissance environnementale sur qui, il faudra désormais compter.

Parlant de l’eau, le ministre Bienvenu Liota indique que ce thème tout le monde compte tenu de la pertinence de cette ressource dans la vie des populations congolaises et de sa contribution pour atteindre un développement durable. « L’eau c’est la vie… Au-delà de cette vision marchande, il faut que chaque Congolais et Congolaise intériorise l’importance de cette ressource dans sa vie et sa nécessité à devoir la gérer durablement », déclarez le ministre de l’Environnement et Développement durable.

S’il est vrai que le thème de cette année trouve toute son actualité dans le contexte du secteur de l’eau en Rdc, la meilleure façon de le traduire en acte serait sans doute de créer un environnement favorable sans lequel le développement durable n’est pas envisageable. « C’est pour cette raison qu’il nous a paru nécessaire d’adapter le thème retenu à l’échelle mondiale à notre contexte propre. Ainsi, le thème retenu dans ce cas de figure est : « pour des politiques publiques cohérentes et coordonnées qui garantissent une gestion rationnelle de l’eau en Rdc ».

Pour le ministre Liota, les problèmes auxquels la Rdc fait face pour une gestion rationnelle de l’eau nécessitent des politiques publiques cohérentes et coordonnées. Il a déploré l’absence d’outils de gestion sectorielle de l’eau qui ne permet pas de créer un environnement favorable pour gérer durablement l’eau en Rdc, où, en dépit de l’abondance des ressources en eau qui fait d’elle un scandale hydrique, beaucoup de congolais n’ont pas accès à l’eau potable bien que ceci soit un droit constitutionnellement garanti.

(Lepetit Baende et Pius Romain Rolland)

par -
0 791

Hier jeudi 19 mars 2015, le vice-premier ministre en charge de l’Intérieur et Sécurité nationale a reçu en audience une délégation des femmes. Ces dernières sont regroupées au sein de la Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, section RD Congo. En ce mois de mars consacré à la femme, Evariste Boshab s’est entretenu avec cette délégation dont la création de la structure remonte il y a un siècle sur l’échiquier international. Il faut dire que cette ligue des Femmes internationale pour la Paix et la Liberté milite pour l’instauration de la paix à travers le monde dont la junte féminine s’active et participe ardemment.

C’est en date du 28 avril 2015 que la Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté va célébrer son centenaire. La manifestation de grandiose célébration se déroulera au Pays Bas et la République Démocratique du Congo sera présente à travers sa section RDC de la Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté. C’est en rapport avec cette célébration d’un siècle que la délégation de la section RD Congo a présenté au cours de cette audience la structure qui la compose au patron de la territoriale.

Dans l’actif de cette ligue, il importe d’indiquer que durant les périodes de grandes crises qui ont secoué la République Démocratique du Congo notamment dans sa partie orientale, les membres RD Congolais de ce regroupement ont travaillé d’arrache pied comme d’héroïnes dans l’ombre à travers un grand lobbying international pour le retour de la paix en RDC.Et aujourd’hui, on note que leur expérience est exportée ailleurs à travers l’Afrique par ces valeureuses et vaillantes compatriotes.

Pendant cet entretien de plus d’une heure, Evariste Boshab a exhorté ces femmes d’apporter leur pierre de contribution à l’édifice pour asseoir la cohésion nationale prônée par le Président de la République Joseph Kabila Kabange. En outre, elles ont reçu les encouragements du vice- premier ministre à poursuivre ce combat pour la paix, en RDC en particulier, et à travers le monde en général, gage d’un développement harmonieux et du bien être des populations. La délégation de la Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté s’est dite satisfaite de l’entretien avec le vice- premier ministre. Elles trouvent en Evariste Boshab un homme genré et intéressant sur lequel les femmes peuvent s’appuyer pour l’aboutissement de leur bataille d’émancipation, a résumé Madame Matundu Mbambi Annie, chef de cette délégation. La délégation a été conduite par Martine Bukasa Ntumba, vice-ministre de l’Intérieur et Sécurité nationale en ce mois de mars, consacré à la junte féminine.

(Pius Romain Rolland)

par -
0 801

Nationaliste et progressiste, Steve Mbikay n’attend pas l’opposition être manipulée par la main étrangère. Cette façon de voir les choses, la Nouvelle Classe Politique et Sociale, NCPS dont il est l’initiateur veut mettre fin à l’aliénation mentale des acteurs politiques congolais. C’est dans la salle paroissiale de Fatima de la Gombe pleine comme un neuf qu’a eu lieu la sortie officielle de courant politico-idéologique de l’opposition, le samedi 21 mars 2015. Présents à cette sortie officielle, les collectifs des avocats, des magistrats, des agriculteurs, des syndicats, des étudiants, des informaticiens, des médecins etc. qui ont répondu favorablement à l’invitation du Président national du Parti Travailliste. Steve Mbikay a mis sur pied ce courant politico-idéologie en vue de barrer la route à l’aliénation mentale des politiques congolais qui se laissent berner par la main étrangère.

Dans son speech, le député national PT s’est référé à la dernière lettre du tout premier, premier ministre congolais Patrice Emery Lumumba adressée à son épouse Pauline Opango, lorsqu’il écrivit « l’histoire dira un jour un mot. Mais ce ne sera pas l’histoire qu’on enseignera à Bruxelles, Washington, Paris ou aux Nations Unies, mais celle qu’on enseignera dans les pays affranchis du colonialisme et de ses fantoches. L’Afrique écrira sa propre histoire et elle sera, au nord et au sud du Sahara, une histoire de gloire et de dignité », écrivit Patrice Emery Lumumba. En évoquant l’histoire de cet héros national, Steve Mbikay faisait allusion au devoir de mémoire qui permet à un peuple à ne pas oublier son passé, lui permet de bien appréhender son présent pour bien baliser son avenir. « Les faits marquants de l’histoire d’un peuple de triste ou d’heureuse mémoire lui permettent de réveiller un sentiment patriotique, de créer une fierté nationale et une détermination à se battre pour un idéal nationaliste pour atteindre cet objectif, notre histoire ne doit pas être déformée elle doit être différente de celle enseignée à Bruxelles et à Paris », avait dit le Président national de PT.

On note cependant, que l’initiative de la Nouvelle Classe Politique et Sociale qui s’inscrit dans la logique de la lutte de nos pères tels que Simon Kimbangu, Patrice Emery Lumumba et la Dona Kimpa Vita consiste à éveiller la conscience des congolais face à une barbarie qui n’a plus son nom, crime commis par l’Occident vis-à-vis de ces illustres personnalités, dont le député national souligne avec force en ces termes « Si l’holocauste juif et le génocide arménien ne sont pas oubliés, pourquoi devons-nous oublier ce génocide congolais ? Un jour viendra où nous ouvrirons un contentieux avec la Belgique qui devra réparer ce préjudice. Un jour viendra où les comptes seraient demandés à cette même Belgique concernant la mort de Simon Kimbangu et celle de Patrice Emery Lumumba. Voilà l’histoire que nous devons enseigner aux enfants du Congo, au lieu de leur enseigner l’histoire de la Française Jeanne d’Arc dit « La pucelle d’Orléans », a dit Steve Mbikay avec insistance d’enseigner l’histoire de Kimpa Vita dite Ndona Béatrice de sorte que nos enfants doivent savoir qu’il y a plus de 3 siècles qu’elle déclarait « Le Kongo doit recouvrer son intégralité et sa splendeur passée et renouer avec sa tradition culturelle bafouée depuis l’arrivée des occidentaux ».

Dans la même optique, Steve Mbikay souligne qu’il faut mettre fin à l’acculturation de l’homme africain, et lorsque la Nouvelle Classe Politique et Sociale dont le PT en tête seront au pouvoir, nos quatre langues nationales deviendront des langues officielles. Ainsi donc, la NCPS vient lutter pour la reconstitution de l’identité du congolais en particulier et de l’Africain en général. « La Nouvelle Classe Politique et Sociale va lutter pour créer une fierté nationale qui amènera la génération actuelle et les générations à venir à dire non à l’acculturation et à la colonisation mentale du peuple congolais en particulier et du peuple africain en générale », a-t-il insisté.

Dans sa plaidoirie, le député national PT n’a pas ménagé d’efforts lorsqu’il affirme que cette dépendance fait que dans tous les domaines, scientifiques, économiques, politiques et culturelles, l’africain a les yeux tournés vers l’extérieur ! « Et comme le poisson ne commence à pourrir que par la tête, les chefs d’Etat africains prêchent par un mauvais exemple ! Vous n’avez qu’à voir comment l’année passée, Obama, les avait invités à Washington, leur parlant du haut de son podium comme parlant à ses gouverneurs »…..Pourquoi le Président Obama n’invite-t-il pas les chefs d’Etat asiatiques ou européens de la même façon ?, s’est-il interrogé. Pour Steve Mbikay, les relations internationales sont régies par le droit international. Ce droit édicte les principes de l’égalité d’Etat, de la non-ingérence et de la réciprocité. « Si le Président Obama convoque tous les chefs d’Etat Africains pour recevoir des leçons, un président africain doit aussi être à mesure d’inviter Obama pour lui dire d’abolir la peine de mort au nom du respect du droit de l’homme ! Le président de l’Ouganda doit aussi avoir le droit d’inviter tous les présidents européens dans son pays et leur parler du haut d’un podium et leur faire comprendre que l’homosexualité ramène les hommes plus bas que les animaux ! », a fait remarquer le député national.

En réalité, la création de la Nouvelle Classe Politique et Sociale est un processus enclenché par Steve Mbikay qui amènera, un jour, les occidentaux de traiter avec eux d’égal à égal. « Nous voulons tout simplement demander à leurs dirigeants de ne pas créer des guerres dans nos pays pour s’accaparer de nos richesses et nous vendre leurs armes pour que nous continuons à nous entretuer », fustige le député national qui invite tout le monde à se lever, tous comme un seul homme pour défendre la souveraineté de la RD Congo par tous les moyens de droit, combattre la colonisation mentale et remettre le pouvoir au peuple qui doit seul le donner à qui il veut. «Un jour viendra où notre peuple aura des dirigeants compétents et dignes capables de lui donner le sourire. Pour cela nous devons nous battre tout en sachant que seule la lutte libère ».

Par ailleurs, le Président national du Parti Travailliste s’est inscrit dans la démarche du calendrier proposé par ses pères de l’opposition à la Ceni, et est d’accord avec des inquiétudes soulevées par les différents acteurs de l’opposition et de la majorité, et aussi dans la logique du dialogue proposé par Ban Ki Mon sur les questions électorales. Quant au financement des élections, il a fait appel à tout congolais de s’approprier le processus pour une élection présidentielle pour un chef d’Etat des congolais, élu par les congolais avec l’argent des congolais pour servir le Congo, a-t-il dit.

En passant, l’initiative prise par le député national PT de l’opposition a été salué par le porte-parole du gouvernement lors de l’émission nouvelle donne diffusée sur les antennes de la RTNC. Initiative dit-il nationaliste et patriotique quoi que venue d’un membre de l’opposition.

(Pius Romain Rolland)

par -
0 793

Après la mise en service du parc agroindustriel de Bukanga-Lonzo, la province du Bandundu attire encore les projecteurs d’actualité au niveau national. Il s’agit cette fois-ci, de la construction d’un barrage hydroélectrique sur la rivière Ngampoko-Bateke, œuvre découlant des moyens propres et du génie des fils et filles du territoire de Bolobo. En effet, des habitants locaux, sous l’impulsion de la Fondation Papa Lessi, ont entrepris de faire leur le mot d’ordre de feu l’illustre M’Zee Laurent Désiré Kabila, invitant les fils et filles du pays à se prendre en charge. Un appel qui a été utilement rehaussé dans le cadre du macro-programme de la révolution de la modernité. S’inspirant des initiatives similaires d’autochtones des villages voisins du Congo-Brazzaville bordant le fleuve, Ces habitants de territoire de Bolobo ont construit dans les normes, le barrage Papa Lessi. Du nom de l’ingénieur Lessi -Lessili, conducteur des travaux.

Un projet qui appelle les autorités provinciales à se rapprocher de la base

Des unités à l’œuvre autour de la turbine (ph.tiers)

A ce jour, a rapporté la source, la partie mécanique est déjà terminée, comme le montre l’illustration, avec notamment le bétonnage des trois canaux : d’amener, forcé et d’évacuation. La partie mécanique vient d’être achevée, avec la mise en place d’une grande turbine de 2.80 mètres de diamètre (photo), avec continuité des transmissions, jusqu’au centre de multiplication de tours, en passant par le boitier de transfert. Pour l’heure, l’ensemble du mécanisme mis en place tourne sans relâche 24 heures sur 24, selon les vitesses recommandées.

L’électricité, dernière partie qui reste à installer, appelle des préalables, dont notamment l’achat : d’un alternateur de 150 Kw ; de 40 rouleaux de câbles nus ; 4 transformateurs moyenne tension et autres…

Quid du barrage Papa Lessi

Cet ouvrage, nous l’avons commencé avec des moyens disponibles. Cela est une réalisation patriotique et révolutionnaire. A ce titre, sa mise en service pourrait générer de l’emploi aux autochtones. Un proche du projet a déclaré : « Pour l’heure, c’est l’occasion pour nous de solliciter haut et fort l’implication personnelle du Père de la Nation congolaise, le Président Joseph Kabila Kabange. C’est à juste titre qu’il convient, au regard de sa vision à travers la révolution de la modernité, de lui appliquer le titre Ô combien familier de « chef spirituel de la religion Sisa bidimbu !» (Entendez : qui laisse des traces pour la postérité) », a-t-il relevé. Et de poursuivre : le courant que nous allons produire est une énergie non polluant, inépuisable et surtout naturelle. Sa puissance sera capable d’alimenter des villages environnants. C’est le cas de Bondjo distant de quelque deux (2)km. Ngabenge et Moseno éloignés de dix (10) km, la ville de Bolobo et Botana, situés à environ vingt-sept (27)km du barrage. Les établissements de santé du secteur public implanté dans ces contrées, seront si bien électrifiés que les conditions de conservation des produits pharmaceutiques seront garanties.

Quand l’apport de l’électricité booste l’économie locale, le trésor public s’en tire à belles dents

La mise en service du barrage Papa Lessi et ses retombées sur l’économie locale augure des lendemains intéressants pour aussi bien les opérateurs locaux que le trésor public. Dans cet ordre d’idée, l’orateur su-évoqué se veut rassurant : l’Etat congolais sera en mesure de recouvrer ses taxes sur les assujettis locaux et, éventuellement, de maximiser les recettes. Il s’avère que Bolobo qui n’est pas arrosé par la radio nationale, serait déjà lorgné par de gros opérateurs, dont ceux de téléphonie mobile. Ceux-ci pressentent le moment d’implanter leurs équipements d’exploitation dans cette partie du pays profond. A cela s’ajoutent la possibilité d’assister localement à l’explosion d’initiatives privées. Car sur le plan économique, la mutation vers l’OHADA a ouvert la RD Congo à la promotion, plus qu’auparavant, de l’initiative privée. Dès lors, les pouvoirs publics s’affairent à assainir l’environnement juridique et administratif, préalable nécessaire à la sécurisation des capitaux … Tout, en effet, est mis en œuvre pour améliorer le climat des affaires.

(Payne)

par -
0 657

Depuis quelque temps à Kinshasa, il s’observe que l’Internet et les jeux vidéo occupent une majeure partie du temps des enfants, en dehors de l’école. Cette situation ne laisse guère indifférents les observateurs qui, eux, s’interrogent sur la place qui reviendrait, dans un tel contexte, à la bibliothèque scolaire. M. Norbert Kangandu Etete (voir photo ci-contre) est le directeur de discipline, DD du Complexe scolaire, CS Losa. Réagissant à un sondage d’opinion sur la situation de la bibliothèque scolaire à l’avènement de l’Internet, il estime que la bibliothèque scolaire subit une agression de l’Internet qui lui ravit du terrain. Partant, l’orateur encourage promoteurs et gestionnaires d’écoles à s’inspirer de la politique mise en œuvre par l’autorité de tutelle, consistant à « redonner vie à cet outil qu’est la bibliothèque scolaire ». « La mise en place de la bibliothèque (scolaire) numérique est l’un des projets pressants du ministère de tutelle que nous soutenons davantage que l’Internet », a-t-il renchéri. En effet, l’école de feu le promoteur professeur Albert Ongenyi est établie sur 1re rue au Q. Des Marais, à Matete. La structure de fonctionnement inclut MM. Blaise Kadiakwidi et Willy Kongolo, en qualité respectivement de préfet et de directeur des études.

Quelle est la conséquence directe du manque de                                                                                                       bibliothèque scolaire sur le système éducatif congolais ?                                                                Il revient à l’Etat congolais de renforcer l’initiative louable de bibliothèques scolaires. Le manque de cet outil aura sur le système scolaire congolais, des conséquences directes entre autres : cela ne favorise pas l’esprit de recherche ; ne suscite guère le goût de la lecture. Notons que l’enseignement de l’orthographe passe obligatoirement par celui de la lecture. Car l’enfant qui apprend à lire, apprend aussi à écrire sans se rendre compte.

Pouvez-vous affirmer que l’Internet est une compensation valable à la bibliothèque scolaire en RD Congo?

Loin d’être une compensation valable, l’Internet se veut un complément à la bibliothèque scolaire. Toutefois, nous constatons que la bibliothèque scolaire un outil pourtant de haute portée, est en voie de disparition dans le système éducatif congolais. Certaines écoles privilégient la connexion à l’Internet, en lieu et place de se doter d’une bibliothèque scolaire. Dans ces écoles nous dirions, en effet, que la bibliothèque scolaire est agressée par l’Internet. Et pourtant l’on aurait attendu, dans ce contexte précis, la complémentarité entre ces deux outils. Et cela, pour l’avancement du système éducatif congolais.

En RD Congo, la bibliothèque scolaire commence à se vivifier grâce aux efforts combien salutaires du ministre de tutelle. Chaque année, des lots importants d’ouvrages sont mis à la disposition des écoles, pour revitaliser les bibliothèques scolaires.

Que les enseignants renouvellent la confiance à la bibliothèque scolaire. Il s’observe qu’en milieu urbain, l’Internet est en vogue. Or en milieu rural, c’est le livre. En somme, il est souhaitable que les organisateurs d’écoles privées pensent à redonner la vie aux bibliothèques scolaires. Cela pour que le fardeau ne soit pas seulement relégué au ministère de tutelle.

(Payne)