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Le président de l’Association internationale des critiques d’art AICA/RD Congo, Charles Tumba Kekwo a appelé jeudi, à Kinshasa, le gouvernement congolais à valoriser l’art congolais contemporain, dans une déclaration faite à l’Agence Congolaise Presse, en marge d’un forum tenu dans la capitale congolaise sur le thème  « l’acte de lecteur et théorie de l’effet esthétique en RD Congo».

Tumba Kekwo qui a demandé aux dirigeants congolais de trouver un financement en la matière et des structures de formation des artistes-plasticiens notamment, a d’autre part, salué la performance de l’art populaire congolais, précisément des artistes peintres qui font actuellement la fierté et l’honneur du pays, chaque fois qu’ils se présentent sur le marché international de l’art.

De son côté, le secrétaire général de l’AICA/RD Congo, Bruno Ilunga a fait un regard critique sur la première biennale d’art contemporain  « Yango » à Kinshasa en décembre 2014, affirmant que cette première édition a connu une participation pluridisciplinaire et un succès éclatant par l’affluence d’un public non habitué à ce genre d’activités.

Il est revenu sur l’artiste David Kazadi dont le vernissage a utilisé cinq mille trois cents bouteilles pour expliquer le circuit de la consommation de l’homme sur une structure métallique transformée en œuvre d’art. Toute œuvre de l’installation est une énigme et dégage l’aspect de langage, a-t-il conclu.

Journées portes ouvertes de l’Institut des musées nationaux du Congo

L’Institut des musées nationaux du Congo « IMNC », un service spécialisé du ministère de la Culture et des Arts organise le 18 mai prochain des journées portes ouvertes à l’intention du public à l’Institut des Beaux-arts dans la commune de la Gombe, à Kinshasa, dans le cadre de la célébration du 45ème anniversaire de l’IMNC et de la Journée internationale de la culture.

Le directeur général de l’IMNC, Joseph Ibongo qui l’a confié jeudi à l’ACP a indiqué que ces journées seront marquées par plusieurs activités dont une conférence axée sur le thème   « Culture moteur de développement ».

L’IMNC veut par ces journées, permettre au public de découvrir les objets d’arts traditionnels et modernes conservés dans ce lieu, a renchéri Ibongo. Trois cent cinquante agents et cadres travaillent dans huit musées installés à Kinshasa et en provinces, indique-t-on.

(St. Hervé M’BUY)

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Ceci vient de ressusciter l’épineux soupçon de détention de plusieurs nationalités des célébrités congolaises dans le domaine de l’art. Pour Félix Wazekwa, qui passait sur l’émission Enquête Magazine lundi dernier dans la soirée, il n’est pas le seul à posséder une autre nationalité à part celle du Congo.

Racontant son processus d’acquisition de ladite nationalité française, l’homme de proverbes a commencé par dire qu’il n’a pas d’arguments pour prouver sa « congolité » puisqu’il est né dans la commune de Matete et a fait ses études surplace et dans la municipalité de Kimbanseke. Après, c’est l’Europe qui l’avait accueilli.

 

« Après mes études, vu les capacités prouvées dans l’adaptation surplace, eux-mêmes m’ont proposé pour certaines facilités d’avoir des papiers français», a-t-il indiqué sans ambages. Et à Ndeko Eliezer Ntambwe de lui relancer, s’il n’était pas conscient qu’il violait l’article 10 de la constitution de la RDC qui stipule que, « La nationalité congolaise est une et exclusive. Elle ne peut être détenue concurremment avec aucune autre ».

« Ça nous permet aussi de participer au développement de notre pays, puisqu’il y a des médecins congolais qui ont acquis d’autres nationalités(américaine, belge,…) et veulent de temps en temps revenir soigner gratuitement les malades en RDC, mais ils sont butés à ce problème de visa », s’est justifié l’artiste musicien avant d’avancer que, « les joueurs qu’on invite pour jouer à l’équipe nationale, nous savons qu’ils ont de double nationalité, mais ils sont quànd même invités à défendre le drapeau national».

Et l’auteur de la chanson « Que demande le peuple ? » a posé la question de savoir « ceux qui les invitent violent également la Constitution ? En commençant par Florent Ibenge, lui le sélectionneur, lui aussi, doit venir s’expliquer. Puisqu’il est dans le même cas que moi. Cela veut dire que notre pays aussi viole sa constitution en invitant ses joueurs là venir servir les couleurs nationales. Et ce n’est pas moi qui l’a commencé ».

Il a renchéri en disant que, « ce dossier de double nationalité a été refusé d’abord pour mettre fin aux conflits dans l’Est de la RDC. Laissons en faire un grave problème ».

Dans ses proverbes faciles, Felix Wazekwa a donné l’exemple des autorités de la Société Nationale Electricité (Snel) qui recourent à l’expertise de certains suédois pour résoudre le problème de l’électricité en RDC, il s’est posé une fois de plus la question, ont-ils tous de nationalité congolaise ?

Si le patron de l’orchestre Cultur’A pays vie a affirmé tout haut de détenir une autre nationalité à part celle de son origine, nombreux sont les artistes musiciens congolais célèbres qui sont aussi dans le même sac, selon certaines langues généralement bien informées.

Une chose est vraie, les nationalités s’obtiennent pour certains intérêts évidents ( affaires, sécuritaires et commerciaux). Jusqu’à preuve du contraire la RDC, à travers sa loi mère n’autorise pas une autre nationalité concomitamment avec la congolaise. Pour dissiper ce vide, le parlement congolais doit vite fixer l’opinion sur ce cas, parce que d’une part la loi interdit, d’autre part, certains en ont.

(Onassis Mutombo)

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  • L’AC Rangers accroché par JSK

Le championnat de l’Entente provinciale de football de Kinshasa se poursuit sans désemparer. Hier dans la matinée au stade Tata Raphaël de la Kethulle, deux rencontres étaient programmés.

En premier match comptant pour la 31ème journée, l’AC Rangers, l’un des clubs du peloton de tête a été accroché par JSK, qui lutte contre la relégation. Score du match 1-1, sur les réalisations du capitaine Bosekia à la 14è minute sur un penalty et Bayindula rétablit l’équilibre toujours par un penalty à la 47ème minute.

L’AC Rangers (3è au classement) aura donc difficile à rejoindre le leader Arc-en-ciel (84 points en 32 sorties) et son poursuivant FC Renaissance (74 points en 32 sorties également). Lui n’a que 61 points en 30 sorties.

En deuxième rencontre comptant pour la 33ème journée, l’AC Normands, avant-dernier au classement, a surpris New JAK FC sur le score de 2-1. Un doublé de Okumu aux 40 ème et 48 ème minutes a scellé la défaite de New JAK FC qui n’a réduit le score que sur penalty discutable du reste de Taty Maritu à la 61ème minute.

Les rencontres prévues au terrain Vélodrome de Kintambo sont reportées à une date ultérieure suite à l’exposition sur le terrain du corps du joueur Bozonga Boyike de l’AS Dragons décédé le 5 mai dernier.

(Gaby Mass)

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*Basket-ball

Ceforbak en grand danger face à New Generation à la Liprobakin

Les férus du basket-ball kinois vont vivre ce week-end au stadium Ymca à Matonge, deux chocs que nous leur recommandons. Ces derniers on s’en doute bien retiendront leur attention. Chez les dames, INSS croisera Hatari, le samedi 16 mai et chez les messieurs, Ceforbak sera en danger face à New Generation, le dimanche 17 mai. Tous ces matches comptent pour le championnat de la Ligue Provinciale de Basket-ball de Kinshasa ‘’Liprobakin’’.

INSS-Hatarin c’est un choc qui vaut le déplacement car ces deux équipes n’ont pu se départager lors de leur précédente rencontre soldé à égalité 60-60. Mais faute de lumière, le match était reporté. Ce sont donc des retrouvailles à ne pas manquer.

Ceforbak-New Generation, c’est l’occasion pour les amoureux de la balle au panier de voir une fois de plus les prouesses des gars de New Generation qui affichent une forme éblouissante. Ce club menace terriblement la hiérarchie établie en version masculine.

A suivre ce vendredi 15/05/2015

14h15 : Police-Ceforbak (M) :

15h45 : Mukasa-J & A (M) :

Samedi 16/05/2015

14h15 : Marché L-SCTP (M) :

15h45 : INSS-Hatari (D) :

Dimanche 17/05/2015

13h00 : Police-Biso na Biso (M) :

14h30: Molokaï-ISTA (M) :

15h30 : Ceforbak-New Generation (M) :

*Cyclisme

Les Rd congolais bien parti pour réussir un grand coup au Tour du Togo

C’est ce dimanche 17 mai 2015 que prendra fin la 24è édition du Tour du Togo qui connaît la participation remarquée des cyclistes rd congolais.

Jusque hier, les performances des cyclistes rd congolais vont toujours crescendo à la grande satisfaction des férus du cyclisme. Notre compatriote Dukwa Bumba Fiston est toujours au Top en continuant à se classer parmi les 10 premiers.

Rappelons qu’à ce Tour du Togo, la RDC aligne les cyclistes suivants :

  1. Dukwa Bumba Fiston
  2. Kitoko Nzita Popol
  3. Mbungu Ndongala Orly
  4. Evea Etun

5.Mayele Nkoro Djani

6.Nzuzi Manueno.

Rappel des résultats enregistrés depuis le début du Tour du Togo

1ère étape courue le lundi 11 mai

Le coureur burkinabé Minougou Omar a remporté la 1ère étape avec un chrono de 3h45’15’’ entre Lomé et Atakpama longue de 143 km. Le 1er rd congolais Dukwa Bumba Fiston a occupé la 5è place sur 72 coureurs ayant pris le départ, gagnant ainsi le meilleur prix de l’intégration.

2ème étape courue le mardi 12 mai

Entre Sotouboua et Pya longue de 137 km, cette étape a été remportée par le français Amadori Julien. Le maillot jaune est resté entre les épaules du burkinabé Minougou Omar. Le rd congolais Dukwa a une fois de plus occupé la 5è place gagnant ainsi le prix de la combativité.

3è étape courue hier mercredi 13 mai

A l’issue de la 3è étape courue hier entre Niamtougou-Basar 103 km, il s’en est fallu de peu, nous rapporte notre confrère Olivier Mbuilu qui est sur place à Sokodé au Togo, que ce dernier remporte l’épreuve. Il a terminé 2è derrière le ghanéen Amin Samuel avec un temps de 2h50’56’’ et une moyenne de 36,4 km/h.

Au classement général, le maillot jaune reste sur les épaules du burkinabé Bamogo Seydou. En 2è position un autre burkinabé Minougou Omar celui-là même qui avait remporté la 1ère étape. On retrouve le 1er Rd congolais Dukwa Bumba Fiston en 4è position. Par équipe, la RDC est 2è au classement général.

*Volley-ball

Espoir –Mwangaza & V. Club-Canon, les chocs   de l’Euvokin

-Hier, DCMP/K a battu difficilement Ouragan 3 sets 2

Après une petite trêve observée la semaine passée, le championnat de l’Entente Urbaine de Volley-ball de Kinshasa ‘’Euvokin’’ a repris hier au terrain Mikasa Olympique de Bandal. Chez les dames, DCMP/K a battu difficilement Ouragan 3 sets 2 et chez les messieurs, Révolution est tombée face à New Espoir 0-3 et Free Boys est tombé lamentablement face à Espoir 0-3.

Plusieurs rencontres intéressantes vont se jouer ce week-end au terrain Mikasa Olympique de Bandal et ne manqueront pas de créer un grand engouement.

Samedi 16 Mai :

13h00 : Le Prosport-Pijec (D) :

14h00 : Olympique-New Mwangaza (M) :

15h00 : F. T-Garde Républicaine (M) :

Dimanche 17 Mai :

9h00 : Ouragan-Police (D) :

10h00 : Free Boys-New Espoir (M) :

11h00 : Espoir-Mwangaza (M) :

12h00 : V. Club-Canon (D) :

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*Devant le bureau politique de la Majorité présidentielle, le président de la République Joseph Kabila Kabange a clairement affirmé que le dialogue tel que voulu par l’opposition radicale et la communauté internationale aura effectivement lieu. A l’en croire, ce dialogue va se tenir dans l’objectif de consolider la paix et la sécurité, consolider la stabilité macro-économique, impliquer toutes les sensibilités politiques du pays et renforcer la cohésion entre Congolais avant, pendant et après les élections

* Le dialogue a toujours été le credo de l’opposition radicale, appuyée par la communauté internationale. Les consultations initiées par le président de la République sont donc une occasion en or qui lui est offerte pour présenter son cahier des charges. Sinon, on ne peut pas vouloir une chose et son contraire à la fois.

Lorsque la population a observé les mouvements effectués par le n°1 de l’Agence nationale des renseignements (ANR), M. Kalev Mutond pour rencontrer les différentes sensibilités politiques du pays autour du dialogue annoncé et voulu par l’opposition politique et la communauté internationale, nombreux sont ceux-là qui se sont posés de questions, notamment celle de savoir, si effectivement il a été envoyé par le président de la République, Joseph Kabila Kabange.

A ce jour, cette question ne mérite par d’être posée, d’autant plus que Kingakati a livré ses secrets. En effet, le président de la République qui avait une importante communication à faire a réuni hier dans sa ferme privée de Kingakati, les membres du bureau politique de la Majorité présidentielle. Et ce, pour éviter les rumeurs et les spéculations de tous genres. Il leur a expliqué clairement que c’est lui-même qui avait envoyé un émissaire pour mener des consultations avec la classe politique du pays, dans l’optique de la tenue du dialogue.

L’Envoyé spécial du Chef de l’Etat doit recueillir le cahier des charges non seulement de l’opposition, mais aussi de toutes les autres sensibilités politiques du pays. Tout ceci, parce que ce dialogue a été voulu par l’opposition politique et la communauté internationale comme solution pour relever plusieurs défis auxquels le pays est confronté.

Dans l’entendement de l’Autorité morale de la Majorité présidentielle, si ce dialogue tant souhaité par l’opposition doit s’organiser, ce sera dans l’objectif de consolider la paix et la sécurité, consolider la stabilité macro-économique, impliquer toutes les sensibilités politiques pour éviter des contestations inutiles sur la gestion du pays et la renforcer la cohésion entre Congolais avant, pendant et après les élections.

Joseph Kabila qui est au courant de tout ce qui se dit dans la ville haute, surtout de ce que la Majorité présidentielle pense, a précisé que pour l’instant, à partir du moment où il consulte, il ne peut que demander aux uns et aux autres de prendre leur mal en patience, le temps que les consultations déjà initiées se clôturent et ce n’est qu’à ce stade là que la Majorité présidentielle sera impliquée. Au regard de ces précisions du Chef de l’Etat, il n’est plus question que les inquiétudes perdurent. Dans cette même optique, il a demandé à la Majorité présidentielle de lui faire confiance, et aux membres de cette même famille politique, de se faire mutuellement confiance.

Au regard de cette communication présidentielle, il est permis de penser que cette fois-ci Joseph Kabila a pris ses vraies marques, celles d’un chef qui se veut au-dessus de la mêlée et qui veut qu’il y ait une synergie entre tous les Congolais. Ne dit-on pas que l’Union fait la force ! Voilà pourquoi les consultations vont s’étendre aux chefs des confessions religieuses, à la société civile, bref à toutes les sensibilités politiques de la République démocratique du Congo.

L’opposition ne doit pas vouloir une chose et son contraire à la fois

C’est ici que l’opinion tant nationale qu’internationale doit savoir que le dialogue a toujours été le credo de l’opposition, appuyée par la communauté internationale. C’est donc une occasion en or qui lui est offerte pour présenter son cahier des charges. Sinon, on ne peut pas vouloir une chose et son contraire à la fois. Comme il a été dit, c’est l’opposition qui a réclamé le dialogue. Maintenant que le Chef de l’Etat est déterminé à le lui donner, l’opposition ne doit pas décliner cette offre.

Ceci pour dire que le moment n’est pas là pour faire des déclarations comme on l’a suivi par médias interposés, où certains leaders politiques ont dit qu’ils n’ont pas besoin du dialogue, mais des élections. Mais de quelles élections s’agit-il, parce que la même opposition ne veut pas déposer ses candidatures aux élections provinciales, sous prétexte que la CENI doit répondre à ses préalables ? Il ne sert plus rien de se tromper d’adresse, car le numéro 1 des Congolais a tout compris et l’occasion est venue pour l’opposition de donner son entendement par rapport au processus électoral en cours, le découpage, les tueries dans la ville de Beni et ailleurs, la situation économique du pays, etc.

Au regard de tout ce qui a été dit, les observateurs de la scène politique sont en droit de se poser la question de savoir e que mijote Joseph Kabila. Quelle est cette bonne surprise qu’il réserve aux Congolais ? Sinon, les signes indiquent que le moment est venu pour le Chef de l’Etat de donner un autre ton. En plus, il n’est pas exclu que dans les jours à venir, que le Chef de l’Etat fasse une communication, parce qu’ayant consulté les uns et les autres. C’est aussi à tort qu’on lui a prêté beaucoup d’intentions. Le moment n’est-t-il pas venu pour déjouer tous les pronostics ?

L’Avenir

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Le Ministre de l’Enseignement Primaire Secondaire et Professionnelle, Initiation à la Nouvelle Citoyenneté, Maker Mwangu Famba a procédé au lancement officiel   du produit « Airtel Education » hier mercredi 13 mai 2015 à l’Hôtel Memling.

En effet, selon le Ministre de l’EPSPINC, ce produit consiste à aider les élèves finalistes du secondaire à se préparer aux épreuves de l’Examen d’Etat avec des méthodes modernes et accessible à un plus grand nombre et ce, en vue de rendre la base de données des questions se trouvant sur le portail www.eduquepsp.cd disponible via SMS avec une mécanique fluide et interactive. Pour Maker Mwangu, ce programme enrichit une fois de plus la concrétisation du partenariat qui existe entre le Ministère et Airtel –Congo dans la mise en œuvre de la réforme du système éducatif en cours de réalisation. L’accès à l’information est très limité et par conséquent, nombreux sont les élèves et les enseignants qui ne bénéficient pas de cet outil pédagogique très moderne qu’est le portail du Ministère. Avec Airtel-Congo, les élèves vont ainsi bénéficier des apports du portail en relation avec leurs téléphones mobiles. L’accès est ainsi facilité car les mêmes matières et examens qui sont dans le portail sont repris sous forme de SMS étant donné que le téléphone portable est plus disponible et facile à manipuler. Le ministre Maker Mwangu a rendu hommage au chef de l’Etat qui veut faire de la RDC un pool d’intelligence et du savoir-faire et un vivier de la Nouvelle Citoyenneté. Il a invité les élèves de la RDC à faire bon usage du portail et d’en tirer les bénéfices.

De nouvelles technologies à des fins pédagogiques

Prenant la parole, le DG d’Airtel-Congo, M. Alain Kahasha, a déclaré qu’on observe à travers le monde un foisonnement d’initiatives qui recourent aux nouvelles technologies de l’info et de la communication(NTIC) à des fins pédagogiques. Ces technologies deviennent de plus en plus indispensables dans le quotidien scolaire. Et comme le disent certains experts, le manque de la communication et de l’accès à l’information connaît une révolution majeure. Des élèves sont appelés à évoluer dans une société où le savoir devient un élément plus qu’essentiel dans l’adaptation au changement.

Les NTIC favorisent donc l’adoption d’une approche pédagogique novatrice qui veut placer l’élève au centre de l’apprentissage. Elles permettent également aux enseignants de disposer d’un outil pédagogique qui peut rendre les élèves plus actifs. Voila pourquoi Airtel Congo a salué l’initiative combien louable du ministre de l’EPS-INC pour le développement du portail www.eduquepsp.cd. Un outil indispensable pour la diffusion des informations et des activités du ministère par l’entremise des NTIC. Cet outil constitue aujourd’hui une véritable fenêtre de notre éducation vers le monde. C’est ainsi qu’Airtel en tant que marque citoyenne se joint aux efforts du gouvernement pour accompagner l’éducation nationale par le lancement de son nouveau produit « Airtel éducation ».

Pour cette première phase, nous mettons à la disposition des élèves se préparant aux épreuves des examens d’Etat de toutes les sections à s’exercer à partir de leur Sim Airtel, à répondre aux questions des épreuves passées de ses examens. Ceci contribuera à améliorer les résultats attendus de drame tant convoité de D6. Il a remercié le ministre de l’EPSPIN pour l’appui à ce programme ainsi que l’inspecteur général de l’EPSPIN.

Utilisation pratique

Tous les téléphones GSM peuvent y avoir accès. Et pour accéder aux bases de données, 4 numéros sont disponibles et regroupés en 4 branches principales à savoir : 5511 pour la culture générale, 5522 pour les cours de langues, 5533 pour les cours des sciences et 5544 pour les cours d’option. Les mots utilisés par tous est « educ » et chaque option est identifié par un code du ministère. Par exemple, pour recevoir les questions de culture générale en rapport avec l’option Latin Philo, il suffit d’envoyer « educ 101 » au 5511 et vous avez des questions. Pour quitter une branche, il faut envoyer le mot stop et vous recevez des notifications. Le coût du SMS est de 5 cents. Cette pratique ne vient pas encourager la tricherie car les questions n’ont rien à avoir avec l’épreuve prochaine. Ce ne sont pas seulement des élèves qui s’exercent mais cela est ouvert à toute personne qui veut s’informer et se former.

Le but de ce projet n’est pas d’amuser les enfants ou de leur offrir un nouveau jeu. L’objectif principal de ce projet, c’est l’éducation nationale pour l’orientation et l’encadrement des élèves.

(Rébecca Tuzizila Muzama)

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La situation doit être maîtrisée à Beni et en Ituri. Face à un mort quelle que soit sa couleur politique, c’est avant tout un Congolaise. Puisque la situation persiste, une motion de défiance est en gestation contre le ministre de la Défense nationale et Anciens combattants et Réinsertion. Une quarantaine des signatures déjà récoltées par les députés de cette partie de la République confus dans les massacres à répétition.

Inconsolables, larmes aux yeux, médusés, les élus nationaux de la ville de Beni et ceux de l’Ituri sont montés au créneau face aux nombreuses tueries en série dans leurs villes respectives et localités de la partie Est de la République Démocratique du Congo. Dans un élan de solidarité, ils en appellent au Gouvernement de la République de s’impliquer pour mettre fin à la nouvelle forme de terrorisme dans l’actuelle province de l’Ituri et dans les villes de Beni et les environs.

Approché par la Rédaction du Journal L’Avenir, le député national Grégoire Lusenge se plaint de la passivité avec laquelle la situation à Beni a pris des proportions inimaginables avec les égorgements. « Je pense que la question des tueries à Beni aujourd’hui, elle est connue de tous les Congolais. Par rapport à cette question, nous déplorons seulement l’absence de l’action gouvernementale. Je dois être sincère avec vous, dans un pays où chaque matin on égorge cinq à six bébés», s’inquiète le député national qui plaide que face à un problème tel qu’il se déroule à Beni, cela implique une action collective des congolais.

Il n’est pas contre les avancées économiques du gouvernement, mais se dit que la vraie Troïka stratégique devrait être plutôt sécuritaire, puisque, souligne-t-il, la RD Congo est face à un problème qui nécessite une action collective de tous les Congolais, cette action doit mettre tous les Congolais autour d’une table afin que les moyens dont la République disposent, notamment l’armée. « Moi, j’ai confiance aux FARDC. Si le gouvernement de la République arrive à se décider à mobiliser nos troupes, d’ailleurs une fois mobilisées, nous allons mettre définitivement fin à ce type des tueries de Beni », souligne le député national.

En tant que parlementaire, l’élu de l’Ituri attend des réponses du Gouvernement de la République, parce que l’outil de la République qui doit chercher des réponses à ces questions n’est pas le Parlement, plutôt le gouvernement. Cette situation, affirme le député Grégoire Lusenge.

Face à un mort, il n’y a pas de communes mesures

Plus d’une centaine de morts, c’en est trop. Voilà pourquoi la population de Beni déplore que cette barbarie islamiste a élu domicile dans la partie orientale de la République Démocratique du Congo en proie en une insécurité grandissante. L’appel des élus du peuple face à cette tuerie doit être similaire de celui du Nigéria où, la mobilisation est partie d’une dynamique du gouvernement de ce pays qui a mobilisé toute la communauté internationale. « Nous avons le ministre des Affaires étrangères, nous avons le ministre de la Justice, nous avons un Premier ministre. Lorsque ce dernier se déplace dans les capitales occidentales, il est bien reçu. Je pense qu’au stade actuel, ce qu’il devrait amener dans les capitales occidentales, c’est d’abord ces tueries, ces vies humaines, ce sadisme qui se développe en RDC au 20ième siècle. Mais les actions diplomatiques, les actions militaires, et je vous informe que les FARDC c’est un outil important qu’ils attendent le go, qu’on leur donne le go, qu’on leur donne le moyens, qu’on leur déploie suffisamment», plaide-t-il.

Quant au déplacement du Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, le député national a dit avoir salué l’action du Professeur Evariste Boshab qui s’est déplacé pour Beni, mais précise que son déplacement à Beni et Witsha et les environs puisse avoir des incidents réels sur la population. Il poursuit pour dire que lorsque le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur lorsqu’il se déplace, il faudrait en amont au niveau du gouvernement qu’il ait une réunion de prise d’action et communiquer à la population. « On ne peut pas se limiter à aller constater les égorgés, les morts, il faut chercher une solution durable, et moi j’ai foi en mon pays, la RDC et si nous nous mettons tous ensemble nous allons mettre fin à cette bestialité », croit le député national.

Une motion de défiance contre le ministre de défense

De son côté, Crispin Mbindule qui s’est lancé dans la même direction, déplore également ces tueries dont la responsabilité repose sur les ADF/NALU. « On a égorgé plus de 400 personnes, nous sommes entrain de demander à notre gouvernement à s’impliquer pour arrêter, stopper ces tueries de massacre de civils et innocents et que le gouvernement de la République doit s’y investir. Sinon, nous, députés nationaux allons déposer une action parlementaire contre le ministre de la Défense », nous révèle-t-il.

Face à une action militaire unilatérale de la Monusco, le député Crispin Mbindule qui déplore qu’il n’est pas militaire, mais plutôt parlementaire, voudrait que le massacre puisse s’arrêter. Dès lors le massacre continue, il n’y a pas d’efforts fournis de la part du gouvernement, et le seul moyen de le faire pousser à l’action ce qu’un membre du gouvernement en charge de la défense passe à la barre devant les représentants du peuple, pour explication. « Si le massacre s’arrête aujourd’hui, nous dirons qu’il travaille. D’ailleurs on évalue le travail par le résultat. Le résultat ce qu’il y a encore massacre à Beni. Dès lors qu’il y a de tueries, nous disons qu’il n’y a pas d’effort fourni soit par la Monusco ou les FARDC. Nous voulons que ça s’arrête », précise le député national, tout en déplorant le fait qu’on ne peut pas continuer à tuer le peuple de cette manière.

Quant au bilan, le député national Crispin Mbindule indiqué qu’il s’élève à 422 personnes tuées, égorgées comme de bêtes.

Au sujet de l’extradition du numéro des ADF/NALU, le député salue la République sœur de la Tanzanie pour avoir mis la main sur cet homme dont la responsabilité des plusieurs massacres et tueries repose sur ses épaules. Dans la même logique à la recherche de la paix durable, il en appelle aussi à l’Union Africaine à s’y impliquer dans la recherche de solution à Beni, dont la situation ressemble au terrorisme qui risque d’embraser toute la région du Grand Lac.

La même préoccupation est soulevée par le député Lusenge Bonane Jérôme, qui vient tout fraichement de Beni et selon lui, la situation est difficile à décrire parce que les tueries, c’est quasi quotidienne « Dernièrement, je n’ai pas pu circuler librement dans le territoire de Beni, et ceux qui ont pris l’avion témoignent que si à gauche et à droite il y a de tueries, donc il faut être courageux pour s’y rendre. Nous ne pouvons pas nous rendre sur cette espace car rien ne va », a-t-il déploré, tout en réfutant la thèse selon laquelle ce sont les originaires du Kivu qui sont à la base de cette situation.

(Pius Romain Rolland)

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Quant à la relance de la voie ferrée, un délai de trois mois devra être accordé au trafic routier de cesser de transporter les minerais à cause des effets toxiques et radioactifs aux conséquences néfastes sur la population. La relance de l’axe ouest Kinshasa-Matadi et Kolwezi-Dilolo-port de Benguela s’avère indispensable pour l’économie congolaise. La RD Congo qui dispose au moins de 5.033 Km de réseaux ferroviaires, soit 4 réseaux, est obligée de les relancer pour la redynamisation de son économie.

Ils ont été deux membres du gouvernement devant les élus des élus hier mercredi 13 mai 2015 à la Chambre basse du Parlement. Il s’agit de Louise Munga Misozi, ministre du Portefeuille et Justin Kalumba Mwana Ngongo, ministre des Transports et voies des communications, devant répondre aux préoccupations soulevées lors de la plénière du lundi, mais aussi répondre à la question orale avec débat lui adressée par le sénateur Flore Musendu Flungu. Ce dernier voudrait avoir des éclaircissements sur la remise en service du réseau ouest de la SNCC.

Cette société étant l’épine dorsale de l’économie nationale, présente dans sept des jadis onze provinces de la RDC et devant ainsi permettre l’évacuation des produits agricoles des centres de production vers les centres de consommation ; l’évaluation pour exportation des produits miniers qui connaissent maintenant un essor considérable et un commerce substantiel suite à la mobilité des personnes et de leurs biens.

En dépit de son besoin d’investissement initial très important, le trafic ferroviaire reste très compétitif. Si la route transporte en moyenne à un taux de 0,35$/Tkm, le rail le fait en moyenne à un tarif 3 fois inférieur, soit 0,13$/TKm. « Malheureusement, renseigne la question orale, il est confronté à une forte demande sociale qui le rend souvent non rentable. En effet, le transport passager seul se fait à perte sur nos lignes de chemin de fer, tandis que celui de diverses marchandises couvre juste ses charges. Donc, seul le trafic gros tonnage génère une marge bénéficiaire qui de manière générale contribue à couvrir la perte induite par les autres secteurs qui du reste sont indispensables pour maintenir l’économie dans sa globalité », indique la question orale.

Dès lors, il est indispensable que le gros trafic revienne de manière impérieuse au rail. Il lui permettra de générer les ressources nécessaires pour son maintien et son développement. L’avantage du ferroviaire à ce jour est essentiellement constitué de la relance du secteur minier, qui de manière inévitable en est dépendant. Comment comprendre que le chemin de fer eut été florissant quand le pays produisait 450.000 tonnes de cuivre par an et qu’il meure maintenant que l’on produit 600.000 tonnes avec le regard sévèrement braqué sur un million de tonnes. Il apert que les effets induits sur l’évacuation des produits agricoles et le transport de personnes et de leurs biens en découleront aisément. D’autre part, les efforts fournis pour la réhabilitation des routes seront vains si l’on continue à y orienter le gros trafic. Les routes telles que faites en RDC ne sont pas aptes à prendre cette charge.

Les inquiétudes du sénateur

Trois questions principales ont été soulevées par le sénateur Flore Musendu, à savoir pourquoi le Gouvernement se maintient-il dans une politique de l’Autriche et ne veut pas remettre de manière impérative le trafic minier au chemin de fer et de l’interdire dans un délai court ne dépassent pas 3 mois au trafic routier ; le besoin en financement ne représente que 10% de la production cuivre ambitionnée sans déduction de charges. Le Gouvernement manque-t-il de power bargain à ce point-là, surtout que ces dépenses s’étaleront sur deux à trois ans, donc une négociation sur une tension de 5% du chiffre d’affaire des entreprises minières du Katanga, cobalt exclu. Tel que déclaré par le Vice-Premier ministre, ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale, fin mars 2015, un contrat de partenariat a été signé par le Gouvernement et la China Civil Energineering Construction Corporation « CCECC, ciblant entre autres la voie ferrée sur laxe Kolwezi-Lubumbashi. Pourquoi le choix de cet axe qui a bénéficié d’une réhabilitation il y a une quinzaine d’années et dont le trafic est fluide au lieu de celui de Kolwezi-Dilolo qui ne peut recevoir aucun train à ce jour et qui marque un caractère urgent de réhabilitation pour ouvrir ce couloir salutaire pour laSNCC et pour la population du point de vue approvisionnement en denrée alimentaire.

Les préoccupations soulevées par les sénateurs

Quinze intervenants ont pris la parole pour fustiger la modicité de la somme allouée par la Banque mondiale à ce projet de relance de la voie ferrée, soit 14 millions de $. Il en va de même de savoir sur la politique du Gouvernement sur le rail, la voie ferrée, le port et aussi bien sur les infrastructures ferroviaires.

Par ailleurs, quelques-uns d’eux ont loué la politique de Sizarail qui, à l’époque transportait les wagons magasins, à la grande satisfaction de la population riveraine, non seulement les magasins mobiles, mais aussi la reprise de la scierie. Ils ont déploré également le fait que plusieurs provinces sont enclavées dot certains ports en état de vétusté.

En outre, les sénateurs se sont interrogés si le gouvernement a fait une étude de faisabilité du fait que la somme modique de 14 millions de $, pourtant, avec la démographie de près de 70 millions d’habitants, il est impérieux de faire un appel de fonds, soit 1$/habitant au lieu de considérer la modicité de 14 millions de la Banque mondiale. D’autres cependant ont estimé que vaut mieux ça que rien, dans une économie libérale, mais certains sénateurs qualifient de libéralisme sauvage où un opérateur économique et politique a pris en otage le trafic routier de minerais avec plusieurs camions portant différentes marques de sociétés dont on ne connait de propriétaire. Le rendez-vous est pris pour le vendredi 15 mai, pour recevoir les réponses du ministre des Transports.

(Pius Romain Rolland)

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D’Air Zaïre aux lignes aériennes congolaises au sol pour toujours….

« Le processus de dissolution des Lignes Aériennes Congolaises a été correctement respecté », s’est justifié la ministre du Portefeuille, Louise Munga, en réponse à la question orale avec débat du sénateur Flore Musendu Flungu, relative au trafic aérien en RD Congo. D’après l’orateur, ce processus de dissolution des Lignes Aériennes Congolaises a été mené conformément aux dispositions de leur statut et à une décision du conseil des ministres de 2012. Car, la compagnie LAC ne volait plus depuis 20 ans et par conséquent, en cessation de paiement.

Louise Munga a également affirmé que la délégation syndicale était tenue au courant de toute la procédure. Aussi, a-t-elle ajouté que dans le cadre de la liquidation, les employés sont des créanciers privilégiés. Entre temps, l’alternative choisie par le gouvernement, la création d’une nouvelle compagnie dénommée Congo Airways. Cette alternative figurait parmi celles proposées par la Commission économique, financière et reconstruction du Gouvernement  le 29 septembre 2012. D’après la ministre Louise Munga, il était question comme alternatives proposées, la dissolution des LAC et sa liquidation ; la restructuration et la relance des LAC, pour en faire une compagnie compétitive et la création d’une nouvelle compagnie aérienne. Le Gouvernement a fait le choix de créer une nouvelle compagnie et ce, en se fondant sur l’étude menée par la Commission Interministérielle, parce que la compagnie LAC ne vole plus depuis vingt ans. C’est-à-dire qu’elle ne réalise plus son objet principal. Elle est en cessation de paiement, incapable d’honorer ses engagements à court, moyen et long terme. Son crédit est fortement ébranlé.

Contrairement à l’affirmation qui a été faite, selon laquelle la dissolution des LAC devait se faire conformément au droit OHADA et devrait par conséquent, entrainer la transmission universelle du patrimoine de cette entreprise à l’Etat actionnaire sans qu’il y ait liquidation en vertu de l’article 201 de l’Acte Uniforme relatif au Droit des Sociétés Commerciales, la ministre a rappelé que les dispositions de cet Acte Uniforme ne s’appliquent qu’aux sociétés ayant harmonisé leurs statuts avec le droit OHADA. Ce qui n’était pas encore le cas pour la société LAC, qui a été constituée et transformée en société commerciale avant l’entrée en vigueur dudit Acte Uniforme.

Or, en l’espèce, a renchéri la ministre, au jour de sa dissolution et mise en liquidation, LAC était encore une société de droit congolais sous la forme SARL et à ce titre, était régies par la réglementation interne qui s’appliquait de façon transitoire pendant une période de deux ans à compter de la date de l’entrée en vigueur sur permission de l’article 919 alinéa 1er de l’Acte Uniforme susdit et de l’article 4 de la Loi n°08/010 du 07 juillet 2008 relative à l’organisation et à la gestion du Portefeuille de l’Etat.

Toujours dans ce registre, la ministre a révélé aux sénateurs que la liquidation suppose la mise en vente des biens et autres actifs de la société en vue de rencontrer le passif. Il convient de révéler que tout acte posé devrait l’être dans l’intérêt des agents avec comme objectif de les rassurer sur le respect de leurs droits, en tant que créancier privilégié. Pour la petite histoire, à la date du 11 septembre 2014, les éléments financiers présentés par la Direction générale des LAC établissent un actif évalué à 102.903.624 USD, tandis que son passif est évalué à 215.977.382, 62 USD. « Ces chiffres confirment à suffisance le déséquilibre structurel des états financiers des LAC », a indiqué la ministre Louise Munga.

Congo Airways promet des Airbus de la nouvelle génération

Rejoint sur la même chaire par le ministre des Transports et Voies de Communication, Kalumba Mwana Ngongo, ce dernier a complété son homologue du Portefeuille autour de la même question, tout en rassurant que le Gouvernement va rassurer la réinsertion de certains agents des LAC au sein de Congo Airways. Il est aussi de l’indemnisation des agents des LAC. « Les employés seront les créanciers privilégiés », ont rassuré les deux ministres. Dans le volet formation, il sera question de former certains pilotes des LAC en termes de leur réinsertion à la nouvelle compagnie aérienne. Le ministre des Transports et Voies de Communication a promis aux sénateurs que la flotte de Congo Airways sera dotée de deux Airbus A 320 pour assurer son exploitation.

(Saint Hervé M’Buy)

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Nord-Kivu toujours en proie aux violations des droits de l’homme et du droit international

C’est ce qui révèle le dernier rapport du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) rendu public hier sur la situation des deux derniers mois en République démocratique du Congo. La province du Nord-Kivu a donc enregistré 245 violations des droits de l’homme, dont 125 au mois de mars et 120 au mois d’avril. Aussi, des graves violations du droit international humanitaire ont été commises dans cette même province par des rebelles ougandais de l’ADF-Nalu, au cours d’une période de trois mois fin 2014.

C’est hier mercredi 13 mai 2015 au cours de la conférence hebdomadaire des Nations Unies que le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) a rendu public ses deux derniers rapports sur des situations en République démocratique du Congo. Le premier porte sur les principales tendances des violations des droits de l’homme enregistrées au cours des mois de mars et avril 2015. Tandis que le second révèle des graves violations du droit international humanitaire, commises par des rebelles ougandais de l’ADF-Nalu dans le territoire de Beni au Nord-Kivu, entre le 1er octobre et le 31 décembre 2014.

Le premier rapport indique un total de 531 cas de violations des droits de l’homme enregistrés par le BCNUDH en Rdc durant les deux derniers mois. Notamment 292 violations au mois de mars et 239 au mois d’avril. Parmi les provinces les plus touchées figure au premier rang le Nord-Kivu avec 245 violations dont 125 en mars et 120 en avril. Puis vient la Province Orientale avec 175 violations dont 97 en mars et 78 en avril, ainsi que la province du Sud-Kivu avec un total de 37 violations dont 25 en mars et 12 en avril.

Selon ce rapport du BCNUDH, les agents étatiques (PNC, FARDC, ANR et autorités administratives) sont responsables de 207 violations ayant fait 342 victimes, dont 112 en mars ayant fait 214 victimes et 95 en avril ayant fait 128 victimes. Parmi les agents étatiques, alors que les agents de la PNC étaient les principaux responsables des violations des droits de l’homme commises en mars 2015 (55 violations et 79 victimes), au mois d’avril 2015, ce sont les militaires des FARDC qui en étaient les principaux responsables avec 58 violations et 79 victimes.

Le rapport révèle aussi qu’en mars et avril 2015, les combattants des groupes armés, tous confondus, ont été responsables de 324 violations ayant fait 1.414 victimes, soit 180 violations et 751 victimes en mars et 144 violations et 663 victimes en avril.

237 civils victimes d’exécutions sommaires Beni

Dans son deuxième rapport, le BCNUDH révèle que de graves violations du droit international humanitaire ont été commises par des rebelles ougandais de l’ADF dans le territoire de Beni au Nord-Kivu. Lesquelles violations, à la fois systématiques et extrêmement brutales, pourraient constituer, selon le BCNUDH, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.

Entre le 1er octobre et le 31 décembre 2014, affirme le rapport, au moins 237 civils dont 65 femmes et 35 enfants, ont été victimes d’exécutions sommaires et tués par des rebelles dans le territoire de Beni. Il faut ajouter à ce bilan, le nombre de 20 personnes enlevées et deux autres ont été victimes de violences sexuelles.

Au total, les rebelles ADF ont attaqués 35 villages. Ils ont utilisé des machettes, des marteaux et des couteaux parmi d’autres armes, pour blesser ou exécuter des victimes. Certaines de ces victimes ont été égorgées, d’autres ont essuyé des tirs alors qu’ils tentaient de fuir ou ont été brûlés vifs dans leurs maisons. Plusieurs cas de pillage et de destruction de propriété ont aussi été documentés par le BCNUDH.

Selon le rapport, le nombre total de victimes pourrait être beaucoup plus élevé. Le rapport documente également les violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme commises par des militaires FARDC dans le territoire de Beni durant la même période.

Au moins 300 personnes, dont au moins 33 militaires FARDC ont été arrêtées dans le cadre des enquêtes menées par les autorités de la République sur les massacres de Beni, indique le rapport du BCNUDH qui renseigne en outre que les populations civiles de Beni demeurent extrêmement vulnérables aux attaques.

A toute fin utile, le BCNUDH recommande aux autorités congolaises de prendre des mesures urgentes afin de mettre fin aux attaques de civils dans le territoire de Beni et de protéger pleinement et efficacement les populations. A la communauté internationale, d’apporter l’appui nécessaire aux autorités congolaises en vue de poursuivre les responsables présumés de violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire.

(Lepetit Baende)