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Le rêve et la chute d’un héros martyr restitué sur la scène à Kinshasa

La pièce de théâtre intitulée « Une saison au Congo » (1965) du Français d’origine martiniquaise Aimé Césaire a été présentée dernièrement en la salle Mongita, siège du Théâtre national du Congo (TNC), dans la commune de Kinshasa, avant ses différentes productions dans la ville et ailleurs. Sous une mise en scène de Viminde Segbia du Théâtre national du Congo, « Une saison au Congo » ouvre une page d’histoire mouvementée de la RD Congo. Ce spectacle évoque les hauts et les bas du héros messianique le tout premier Premier ministre Emery Patrice Lumumba, lâchement assassiné le 17 janvier 1961 à Elisabethville actuellement Lubumbashi.

Et pour planter le décor des années 1960, une vingtaine d’actrices et acteurs du Théâtre national du Congo ont été mobilisé pour cette production. D’après les écrits d’Aimé Césaire, le metteur en scène congolais Viminde Segbia présente le héros national sur plusieurs facettes : dans son côté jardin, dans sa vision politique, dans son règne et enfin dans sa chute. Le spectacle commence dans une ambiance de la liberté retrouvée à Léopoldville en 1960, actuellement Kinshasa. Des citoyens congolais qui savourent les premiers mois de l’indépendance. La bière coule à flot : ambiance de joie, la Rd Congo est en pleine jubilation du fait qu’elle vient de conquérir son émancipation. A ce moment, Lumumba est un autonomiste modéré : avant l’indépendance, il rêvait déjà d’accompagner le Congo vers l’unification. Verre de bière à la main, entre deux gorgées, il ne manque pas de partager à ses proches sa vision pour le Congo. Aimé Césaire décrit le contexte de la politique en Rd Congo, cela ne se discute pas forcément dans le bureau, mais aussi dans des bistrots entre deux bouteilles de bière. 30 juin1960, l’indépendance du Congo, par le Roi Baudouin, Roi des Belges, vient d’être proclamée. De son côté, le Président Kasa-Vubu développe un discours plutôt conciliant envers les anciens colonisateurs. Tel n’est pas le cas de Lumumba, 1er Ministre. Celui-ci, sans être attendu par le protocole, ne manque pas, dans son discours, tout en saluant l’événement, lequel, selon lui, a été conquis de haute lutte ; il en profite pour rappeler de pires atrocités commises par le colonisateur. Rien, non plus, dans son mot n’est dit qui pourrait être un signe de rapprochement avec les belges. C’est l’émoi. Du coup tout bascule, Lumumba devient la bête à traquer, et à abattre.

(Saint Hervé M’Buy)

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Les artistes d’ici et d’ailleurs se connectent à Limete

La sixième édition du Festival « Connexion Kin » se déroule à Kinshasa du 02 au 12 juillet 2015 à la Place commerciale de Limete et au Lycée Maman Diankeba. Pour l’organisation de cette édition, Paul Kerstens l’initiateur de «Connexion Kin» et animateur principal de Théâtre royal de Bruxelles s’est associé avec les opérateurs culturels locaux notamment Vishois Mwilambwe de Kin Art Studio, Toto Kisaku de K MU Théâtre et Faustin Linyekula de Studios Kabako.

Plusieurs spectacles inédits et expositions sont programmés dans ce festival. Au cours d’un point de presse ad hoc, Toto Kisaku a présenté le projet « Surface ». Piloté par Toto Kisaku et Freddy Tsimba, ledit projet associe ces artistes avec les jeunes et l’ensemble des populations de quatre quartiers de la commune de Limete sur les moments de violence que cette commune a connu durant cette dernière décennie. L’orateur a précisé à la presse que ce projet consiste à créer un espace de dialogue à Limete pour amener progressivement les jeunes de cette commune  tentés par la violence à se détourner de cette voie. Un travail préliminaire a déjà commencé et un noyau regroupant des jeunes de Kingabwa, Mombele a été déjà constitué. Ce projet va prendre du temps, a laissé attendre Toto Kisaku.

Dans le lot de ce spectacle, il figure aussi le spectacle « Fanfare funérailles » de Papy Ebotani qui fait la caricature des événements funéraires qui prennent d’autres ampleurs à Kinshasa.   Papy Ebotani s’inspire des nouveaux rituels urbains de deuil qui se développent depuis quelques années à Kinshasa. Il y a aussi l’exposition « Makambu ya mikol’oyo » qui planche sur la problématique. Préoccupé par les problèmes écologiques,  Francis Tenda accompagné par Vitshois Mwilambwe collectionne des boîtes de tomates vides pour en faire  des pièces de sculpture qu’il a dénommées    « Makambo ya mikol’oyo ». Ce projet est un travail de proximité avec les habitants de la commune de Limete, en récupérant des boîtes de conserve usagées pour raconter l’histoire de leur quartier.

Pour Vishois Mwilambwe, il estime qu’il n’y a pas de frontières entre les arts visuels et d’autres disciplines d’arts. Il faut donc parler d’une certaine complicité entre la danse, le théâtre, la musique. Raison pour laquelle dans la tribune de la connexion Kin se joint les artistes musiciens et leurs groupes entre autres Jean Goubald XL, Celeo Scram ; Larousse Marciano ; Kojack ; G’Sparks aka Spilulu ; Kinjazza ; Gossa et autres.

Le Festival Connexion Kin porte un regard sur les arts contemporains. Il offre un cadre d’expression artistique aux artistes congolais d’ici et d’ailleurs. C’est un rendez-vous pour des découvertes des spectacles inédits, des productions d’Afrique ou d’autres pays, des concerts, mais aussi des rencontres et des débats dans un cadre informel.

En termes de rencontre et d’échange, Connexion Kin réunit des artistes et des opérateurs culturels de la RD Congo et d’autres régions du monde. ll permet aux professionnels d’arts d’échanger autour des problématiques des disciplines culturelles. Connexion Kin, c’est aussi des expositions de différentes disciplines d’arts plastiques, la peinture, la sculpture et autres performances en plein air. Connexion Kin constitue aussi une connexion entre opérateurs culturels du Nord et du Sud.   KVS initiateur du projet s’associe avec les opérateurs culturels locaux pour planifier des rencontres culturels.

(Saint Hervé M’Buy)

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Nemere orenge kio”, est l’intitulé du nouvel album du chanteur Ferré Gola dit “Jésus des nuances », en préparation depuis un mois et dont les travaux de studio s’opèrent à Marcadet à Paris sous la supervision de l’ingénieur de son Afo Monga , a-t-on appris de bonne source. Le chanteur polyvalent qui venait de regagner la capitale congolaise affirme avoir opéré des retouches profondes sur les quatorze titres qui seront bientôt clipés. La sortie de ce nouveau tube « Nemere orenge kio » est annoncé pour le mois d’août prochain en Europe, en Afrique et en Amérique car l’artiste Ferré Gola compte surprendre ses nombreux fans sur fond du rythme afro-cubain. L’ingénieur Afo Monga « Bleu face » est compté parmi les arrangeurs congolais respectés en Europe. Il a prêté ses services à plusieurs artistes musiciens. Pour le compte de Ferré Gola, il a travaillé dans ses précédents tubes tels que « Sens interdit », « Qui est derrière toi ? » ou encore « Boîte noire ». Le mardi dernier à l’occasion de la célébration des 55 ans de l’indépendance, Ferré Gola était tout feu tout flamme à la place « 1, 2, 3 mama Kulutu » en séance de répétition spéciale Lipanda. Son sigle « Seben » récemment lancé sur le marché commence à se familiariser avec le public kinois.

(Franck Ambangito)

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« Zaïko des années 70 » rend hommage à Bimi Ombale

Ce samedi 4 juillet 2015 à 19heures 30’, les nostalgiques et fans de l’orchestre Zaïko Langa Langa des années 70 vont se régaler au salon Congo l’Hôtel Pullman (ex-Grand Hôtel Kinshasa) à travers une production de souvenir initié en hommage au chanteur Bimi Ombale, un ancien du groupe qui est décédé à Kinshasa le vendredi 29 avril 2011 de suites d’une longue maladie.

Ce concert qui va sûrement attirer beaucoup de gens est une volonté de ses anciens collègues que sont Nyoka Longo, Bozi Boziana, Efonge Gina wa Gina, Manuaku Waku et les autres qui voudraient lui rendre un vibrant hommage, singulièrement pour sa contribution dans l’évolution de l’orchestre Zaïko Langa Langa et particulièrement de la musique congolaise moderne.

Pour ce concert sponsorisé par la société AIRTEL/Congo, les billets sont en vente aux shops Memling et Centenaire où en appelant au +243 999 00 5668.

A en croire une source bien informée, ce sera un hommage digne de ce nom qui sera rendu à Bimi Ombale Mwana Wabi, un auteur compositeur infatigable dont les œuvres continueront à pérenniser son nom dans l’univers de la chanson contemporaine.

On retiendra de lui que cet ancien de « Zaiko Langa Langa » et de  « Zaiko Familia Dei » et responsable du groupe « Basilique Loningisa » né à Kinshasa en 1951, a débuté sa carrière comme batteur avant de s’affirmer en qualité de chanteur. Après une carrière de plus de 25 ans, Bimi Ombale avait opté pour la musique chrétienne et, de fait, il avait opté pour l’appellation de frère Andy.

Paix à son âme.

(Baudouin Kingunza Kikim Afri)

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* Demukuse de Viva la musica inhumé à Boma

Décédé dernièrement à Paris à la suite d’une courte maladie, le guitariste « Demukuse » de son vrai nom Yves Luamba du groupe Viva la Musica de Papa Wemba, a été conduit le weekend dernier en sa dernière demeure dans sa ville natale de Boma, dans la province du Kongo Central. L’instrumentiste a prêté ses doigts dans plusieurs tubes de Viva la Musica. Avant sa mort, il a été honoré par le prix du meilleur guitariste « Nico Kasanda » à Paris.

*Shora Mbemba rassemble 20.000 fans sans le soutient des brasseries

Grand retour sur scène du chanteur Shora Mbemba qui a pu rassembler plus de 20.000 fans lors de son concert public, sans soutien de la brasserie, donné par son groupe Super Choc au coin des avenues Birmanie et Masengi dans son fief de la commune de Bumbu. Auteur d’un tube « Sim blanche » en préparation, le géniteur de « Mandundu » veut rééditer l’exploit dans trois concerts programmés dans la même municipalité, avant une tournée dans la ville province de Kinshasa.

*Maray Maray en feat avec Manda Chante

Compté parmi les premiers artistes musiciens recrutés par Papa Wemba au début de la création du label Viva la Musica, le chanteur Maray Maray en séjour à Kinshasa, en provenance de la Suisse, s’active à finaliser son tube réalisé en duo avec Manda Chante. Il devra débuter les clips et préparer sa sortie officielle au mois d’août prochain. Son fils « Bébé Tshanda », à 19 ans d’âge, poursuit ses études en musique dans une institution européenne.

*Avec la réouverture d’une kermesse, l’espace « le Baobad » désormais accessible

Après une fermeture de deux années pour des raisons sécuritaires, l’espace « Baobad » localisé au Beach Ngobila est désormais accessible grâce à la tenue d’une kermesse qui rouvre ses activités en ce début de mois de juillet. Mama Julie et tout son comité d’organisation procède déjà au montage   des stands et du podium où vont rivaliser plus d’une vingtaine d’artistes dans une atmosphère de détente au bord du majestueux fleuve Congo.

*Benz Bozi Boziana au couloir Madiakoko

En plein tournage des clips de son tube nostalgique « Toute une histoire », comprenant ses anciens succès, le Grand père Benz Bozi Boziana va donner un concert public le 12 juillet au couloir Madiakoko à Matonge Kalamu .

(Une sélection de Franck Ambangito)

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*Basket-ball

Choc INSS-Hatari ce samedi à la Liprobakin

-A suivre ce vendredi Ceforbak-Molokaï et Biso na Biso-Terreur

Démarrée le mardi 30 juin dernier, la 16è journée du championnat de la Ligue Provinciale de Basket-ball de Kinshasa ‘’Liprobakin’’ va se clôturer le dimanche 5 juillet au stadium YMCA. Au regard du calendrier en notre possession, plusieurs rencontres intéressantes retiendront l’attention des férus de la balle au panier. Nous recommandons particulièrement le choc chez les dames INSS-Hatari prévu à 16h00 le samedi 04 juillet. Biso na Biso-Terreur de ce vendredi mérite aussi d’être vécu.

Le match INSS-Hatari de ce samedi s’annonce palpitant et se jouera sous le signe de la revanche. Lors de leur dernière confrontation le samedi 16 mai dernier au Terrain de l’Alliance Franco-congolaise de Lemba, les filles d’INSS avaient largement battu les terribles filles de Limete sur le score sans appel de 73-56 soit 8 paniers et demi de différence. En sera-t-il de même cette fois-ci ? Connaissant fort bien la rage de vaincre des filles de Limete, elles vont certainement pas se laisser faire. Le match sera très ouvert.

Par ailleurs, les amoureux de la discipline ne peuvent noter dans leur agenda que deux matches de la version masculine qui vont se jouer ce vendredi. Deux autres le samedi et deux autres encore le dimanche. Le leader New Generation n’aura pas beaucoup de peines pour se débarrasser de Jeunesse & Avenir qui végète au bas du tableau.

A suivre ce vendredi 03 juillet à l’YMCA

14h00 : Ceforbak-Molokaï (M) :

15h30 : Biso na Biso-Terreur (M) :

Samedi 04/07/2015

13h00 : M. Liberté- DCMP (M) :

14h30 : Mukasa-Police (M) :

16h00 : INSS-Hatari (D) :

Dimanche 05/07/2015

13h00 : Ceforbak- J&A (M) :

14h30 : Arc-en-ciel-Mboka Mboka (M) :

16h00 : New Generation-ISTA (M) :

*Football des Jeunes

Ce samedi 4 juillet au Parc 1

Poursuite de la 12è édition du Tournoi de Grandes vacances

Comme prévu, le Centre d’Initiation des Enfants Congolais au Football ‘’C.I.E.C.F’’ a démarré le mercredi 1er juillet dernier au terrain du Parc 1 du Stade Tata Raphaël, la 12è édition du Tournoi de grande vacances qui en est encore à l’étape de 16è édition.

Pour la circonstance, FC Jirhe Sport avait battu Espoir du Congo 2-0. Trois matches étaient à l’affiche hier jeudi 2 juillet :

AF Dialllo Sport-La Puissance :

Israël Force-FC Grace :

TP Lumière-Sel. De Barumbu :

A suivre ce samedi 4 juillet au Parc 1 Stade Tata Raphaël

8h30 : Elonga de Makala-FC Elonga :

9h30 : FC H.L Sport- FC ESED’AF :

10h30 : FC Bleu Ciel- FC Pogba :

*Cyclisme

En prévision du Tour de Bénin

Les 12 cyclistes RD Congolais sélectionnés intensifient les entraînements

‘’Qui veut aller loin, prépare sa monture’’, c’est le cas de le dire pour les 12 sélectionnés et de 7 réserves en prévision du Tour du Bénin qui démarre le 13 juillet prochain.

Pour rappel, la Direction Technique Nationale de la Fédération Congolaise de Cyclisme ‘’Fécocy’’ avait publié la liste de ci-dessous les 12 sélectionnés pour le Tour du Bénin :

  1. Dukwa Bumba Fiston
  2. Kitoko Popol
  3. Mbungu Ndongala
  4. Matondo Mimbole BBK
  5. Muhindo Kyaviro Jimmy
  6. Makabe Lilemo Lusambo
  7. Sumbu Minimbu Glodi
  8. Mayele Nkoro Djani
  9. Ndjandja Musuyu Christian
  10. Evea Etun Oscar
  11. Asland Sidis
  12. Taty Mulatu Jonathan

*Comme Réserves

  1. Nseka Mambu Justin
  2. Kimoko Abende Guillaume
  3. Matondo Ntambu Dany
  4. Mayunga Jordan
  5. Kembo
  6. Tambwe Cyrille
  7. Ipema Jonathan.

Sur cette photo les coureurs venus de provinces qui ont bénéficié du stage de la RSA

(Une Sélection d’Antoine Bolia)

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Célestin Mbuyu magnifie l’ingéniosité de Joseph Kabila

Le demi-siècle plus cinq de la célébration de l’accession de la République Démocratique du Congo a vécu dans toutes ses couleurs dans la province du Kongo central. Une première dans l’histoire politique de la République qu’un tel évènement soit commémoré dans cette province, histoire et symbole de la nation congolaise.

Cette grande commémoration riche en signification n’a pas laissé indifférent le député national Célestin Mbuyu. Nos fins limiers l’ont approché dans son hôtel à quelques heures de son retour dans la capitale congolaise. Après avoir conféré en tête-à-tête avec Nestor Diambwana, vice-gouverneur honoraire de la Banque Centrale du Congo où ils ont rafraichi leurs vieux souvenirs du temps qu’ils étaient étudiants à l’Université de Lubumbashi, le député national s’est exprimé en ces termes : « Nous avons célébré avec faste ces 55 ans de notre indépendance. Le message du Gouverneur Jacques Mbadu était riche en signification ; vous avez vu comment nos forces armées et les forces vives du Kongo central ont manifesté et il a fallu même qu’on interrompe le défilé puisqu’il y avait un monde impression », a-t-il dit.

Pour lui, le fait de célébrer les 55 ans au Kongo central, cela dénote que seul Kinshasa ne suffit pas seulement pour recevoir ces genres d’évènements. Depuis l’avènement de Joseph Kabila à la magistrature suprême, les festivités marquant la commémoration de l’indépendance du Congo, sont organisées dans toutes les provinces dans un système rotatif. « Tout le monde s’est mobilisé pour célébrer cette fête nationale qui marque notre souveraineté internationale », note le député national.

Kongo Central, terre symbole et historique

Le fait de célébrer cet évènement dans le chef-lieu même de la province du Kongo central, regorge beaucoup de significations pour la postérité, a dit Mbuyu Célestin. En effet, le Kongo Central est la première province qui a donné à la République Démocratique du Congo son tout premier président de la République ; elle est aussi la province qui abritait les premières capitales, notamment Vivi et Boma. « Le fait de célébrer ici au Kongo central nous permet aussi de nous souvenir du premier politicien, en l’occurrence Joseph Kasa-Vubu aux côtés de Lumumba, Bolikango, Albert Kalonji, Antoine Gizenga, Jason Sendwe, Kimba, Moïse Tshombe, Justin-Marie Bomboko, Iléo qui constituent la mémoire de nos premiers politiciens qui la plupart d’entre eux n’étaient pas universitaires comme nous, mais qui ont fait de grandes choses par leur lutte qui nous a octroyé cette liberté que nous célébrons aujourd’hui»,a-t-il rappelé.

Quant à la symbolique de cet évènement dans la province du Kongo central alors que, dans le temps anciens la commémoration était focalisée seulement à Kinshasa, à en croire le député Célestin Mbuyu, le Congo de Joseph Kabila est en pleine évolution, en plein développement. « Dans le temps, on voyait seulement Kinshasa, la capitale, parce que toutes les conditions étaient réunies, mais aujourd’hui toutes les provinces sont en même de rivaliser avec la capitale de part les infrastructures hôtelières, vous avez vu ici à Matadi comment tous les hôtels sont pleins. Pour le président Kabila, c’est ça le défis à relever », a-t-dit.

Retombées économiques

La province du Kongo Central, plus précisément la ville de Matadi a tiré les dividendes économiques. Partant de l’occupation des hôtels où toute la crème politique s’est focalisée, les journalistes, les ambassadeurs, les artistes ont pris d’assaut les hôtels. L’occupation de ces infrastructures n’est pas gratuite. On y paie la chambre, la restauration. Bref, l’argent a circulé dans cette ville. Au-delà de l’hôtel, il y a la nourriture qui a été achetée, le transport a été emprunté, le carburant a été vendu, les cartes de télécommunication ont été achetées. « Tous les hôtels ont été occupés, ce qui a fait que ça soit un grand évènement du fait que les hôtels étant pleins, les choses pendant ces deux ou trois jours ont été vendues. L’économie pendant cette courte durée a marché plus que chaque jour. Tout celui qui est venu a pu laisser quelque chose en achetant un bien ici à Matadi», a expliqué le député national Célestin Mbuyu. Outre ceux qui sont venus de Kinshasa et des autres provinces, il y a ceux des villages et cités environnants qui se sont déplacés pendant cette courte durée de la commémoration de l’accession à la souveraineté nationale et internationale. Il affirme par voie de conséquence que le président de la République Joseph Kabila tient à relier les provinces par la commémoration de cet évènement dans toutes les provinces, ce qui symbolise l’unité et la paix.

(Depuis la ville portuaire de Matadi, Pius Romain Rolland)

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Steve Mbikayi propose la co-modération congolaise et rejette l’implication occidentale

C’est Laurent Monsengwo Pasinya et Marini Bodho qui sont proposés comme co-modérateurs au dialogue congolais par le Président national du Parti Travailliste (PT). Steve Mbikayi, initiateur de la Nouvelle Classe Politique et Sociale n’entend pas donner un chèque en blanc à tout celui qui oserait proposer une modération et/ou médiation occidentale, dite impérialiste dans les affaires internes des Congolais. Nationaliste de la première heure à l’instar de Patrice Emery Lumumba et M’Zée Laurent-Désiré Kabila, Steve Mbikayi s’inscrit dans la logique de ses aïeux Kimpa Vita et Simon Kimbangu qui ont refusé la domination occidentale et le pillage de nos ressources naturelles.

En effet, lors de la célébration de 55 ans de l’accession de la République Démocratique du Congo à la souveraineté nationale et internationale, évènement organisé dans la province du Kongo Central, au siège du Parti Travailliste, l’initiateur de la NCPS a célébré en sa manière l’indépendance du Congo qu’il qualifie d’administrative, car la vraie indépendance est dans la conscience et le mental du Congolais.

Ainsi, la Nouvelle Classe Politique et Sociale se propose de mener une opposition nationaliste et un combat panafricain, pour libérer les Congolais et les africains de la colonisation mentale. « Devons-nous laisser leurs commissionnaires placés au pouvoir piller les caisses de l’Etat, se servir et servir leurs maîtres ? Voilà pourquoi la NCPS combattra toute personne qui sera placée au pouvoir avec la bénédiction de l’étranger, car il ne viendra pas servir les Congolais ! », s’est-il insurgé, tout en rappelant le parcours sombre de l’Occident depuis que le Congo fut une propriété privée du roi de Belges, puis la colonisation atroce, la dictature organisée et parrainée par le même Occident.

De toutes ces formes de la machine impérialiste, certains fils et filles du pays se sont mis débout pour dire non ! Tels Simon Kimbangu, Kimpa Vita, Patrice-Emery Lumumba et M’Zée Laurent-Désiré Kabila. Sur cette longue liste, il faut adjoindre le nom de Steve Mbikayi qui empreinte justement leur parcours.

Dialogue oui ! Pas avec l’occident

Favorable au dialogue initié par le chef de l’Etat Joseph Kabila, malgré les divergences dans la gestion des affaires publiques du pays, Steve Mbikayi entend faire une opposition où les injures n’existent pas, mais plutôt un combat d’idées. C’est dans cette perspective qu’il s’est aligné derrière le dialogue, dont la modération et/ou la médiation ne doit pas être occidentale, plutôt congolaise et/ou africaine.

Le chef de file de l’opposition nationaliste a rappelé la nécessité de mettre sur pied une commission préparatoire pour résoudre les différends avant le dialogue car, précise-t-il, que c’est dans cette commission que les uns et les autres vont harmoniser leurs divergences. L’essentiel est que tous les acteurs congolais épris de paix et de bon sens sont pour le dialogue.

Et de renchérir qu’à la différence des certains qui veulent que ce dialogue soit convoqué ou dirigé par ce qu’ils appellent communauté internationale et qui, d’après le PT et la NCPS n’est qu’un club des colonisateurs de temps moderne. « Pour l’Opposition Nationaliste, le dialogue doit être convoqué et présidé par les Congolais. Nous proposons une co-modération du Cardinal Monsengwo et de Monseigneur Pierre-Marini Bodho. Si ces Congolais n’inspirent pas confiance à certains d’entre nous, la NCPS propose que nous fassions appel à un digne fils d’Afrique. Nous avons cité Abdou Diouf », a dit Steve Mbikayi, dans un ton ferme car, pour lui, l’Occident a beaucoup fait souffrir l’Afrique avec ses différentes méthodes cruelles, mercantilistes de nos ressources naturelles. Et d’ajouter que l’Occident s’est enrichie au dépourvu de l’Afrique qui est la grande victime de cette boulimie, mais la plus grande victime s’appelle la République Démocratique du Congo.

(Pius Romain Rolland)

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L’Assemblée Générale Ordinaire reportée à une date ultérieure

  • Quant aux clubs affiliés, ils doivent tenir les leurs selon le calendrier établi

Initialement prévue le lundi 27 juillet 2015, l’Assemblée Générale Ordinaire (AGO) de la Ligue Nationale de Football (LINAFOOT) est reportée à une date ultérieure. Pour cause, elle a reçu l’injonction de la hiérarchie, à savoir la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA) pour procéder d’abord à l’évaluation de la saison 2014-2015.

Une évaluation qui sera suivie d’un séminaire axé essentiellement sur la sécurité, lequel séminaire sera animé par les plus hautes autorités sécuritaires du pays et dont les décisions seront de stricte application par toutes les entités sportives subdélegataires ainsi que les clubs qui leur sont affiliés.

Les vingt clubs affiliés à la Ligue Nationale de Football (LINAFOOT) doivent tenir leurs Assemblées Générales Ordinaires avant celle de leur entité selon le calendrier leur établi à cet effet.

(Gaby Mass)

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Le parcours sportif de Pierre Kalala Mukendi est impressionnant

  • La Nation doit lui rendre des hommages mérités

Kalala Mukendi « Yaoundé » est décédé le mardi 30 juin en Afrique du Sud de suite d’une longue maladie. Nous l’avions écrit hier. Autant de sportifs, surtout de la présente génération, ignorent ce que fut ce bombardier qui a fait trembler le continent.

C’est pourquoi, nous avons résolu de retracer brièvement son parcours sportif qui fut simplement impressionnant. Et la Nation toute entière doit lui rendre des hommages mérités.

Pierre Kalala Mukendi est né à Likasi (ex-Jadotville) dans la province du Katanga en 1939. C’est dans cette ville minière qu’il a débuté sa carrière sportive dans l’Union Sportive Panda. C’est vers 1950 qu’il fut repéré et incorporé au sein du Tout Puissant Englebert d’Elisabethville (actuel Mazembe de Lubumbashi). Il était instituteur de son état et savait allier l’éducation des élèves dont il avait la charge à sa carrière de footballeur.

Cinq fois sacré champion d’Afrique

Pierre Kalala fut sacré champion d’Afrique à cinq reprises dont quatre fois en tant que joueur et une fois en tant qu’entraîneur.

En 1967, il fut sacré champion d’Afrique avec le TP Englebert à la Coupe d’Afrique des clubs champions (ancêtre de la Ligue des champions) avec les Kazadi, Mukombo, Bwanga et autres Tshinabu. L’adversaire n’était autre le célèbre Ashanti Kotoko de Kumasi du Ghana (1-1 à Kumassi et 2-2 à Kinshasa) mais le Ghana refusa de jouer le match de barrage programmé à Yaoundé et Englebert l’emporta par forfait. L’année suivante (1968), le club noir-blanc fit le doublé dans la même compétition. Les deux années suivantes (soit en 1969 et 1970), le TP Mazembe se retrouvait de nouveau en finale. C’était alors la glorieuse épopée de ce grand club sous la président Ilunga Mouster de glorieuse mémoire. Mais, la coupe lui échappa. Il le perdit contre Ismaïlia d’Egypte (2-2 à Kinshasa et 1-3 au Caire) en 1969 et contre Ashanti Kotoko (1-1 à Kumasi en décembre 1970 et 1-2 à Kinshasa en janvier 1971).

Comme entraîneur, Pierre Kalala gagna avec les Corbeaux du Tout Puissant Mazembe Englebert en 1980 la Coupe d’Afrique des Vainqueurs de Coupe (ancêtre de la Coupe de la Confédération).

Au niveau de l’équipe nationale des Léopards, il fut sacré deux fois champion d’Afrique. D’abord en 1968 à l’issue de la 6è CAN en Ethiopie en battant les Black Stars du Ghana par 1-0. Une réalisation de Pierre Kalala à la 67è minute.

La seconde fois en Egypte en 1974 en remportant avec les Léopards la 9è CAN contre la Zambie (finale jouée à deux reprises suivant les règlements de l’époque : 2-2 et 2-0). C’est par ce match international qu’il mit fin à sa carrière footballistique

Kalala parmi les dix légendes du football africain

« Le succès du Tout Puissant Englebert et de l’équipe nationale du Congo/Kinshasa au milieu des années 1960 sont en grande partie dus à Kalala Mukendi. Il était le Monsieur but de son pays ». C’est en ces termes que le livre du Cinquantenaire de la Confédération Africaine de football (CAF) publié en 2007 présente le natif de Likasi.

Pour sa part, le site du magazine Slate Afrique compte Pierre Kalala Mukendi parmi les dix légendes du football africain à l’instar de l’Ivoirien Didier Drogba, du Camerounais Samuel Eto’o, du Libérien George Weah et du Ghanéen Abedi Pelé.

Ce que fut Kalala avant 1968

A Elisabethville, la réputation Kalala commence au stade Léopold de la commune de Kamalondo, débaptisé plus tard stade Mwanké et aujourd’hui il s’appelle Stade du Tout Puissant Mazembe, laquelle réputation ira au-delà de la province du Katanga.

En 1964, Kalala est appelé à faire partie de l’équipe des Lions appelée à prendre part aux Jeux des Tropiques à Yaoundé au Cameroun. En finale, les Lions sont battus 1-2 par le Cameroun. L’unique but congolais est l’œuvre de Kalala. Il était l’homme du match à telle enseigne qu’on lui colla le sobriquet de « Yaoundé ».

En 1965, les Lions sont invités à la phase finale de la 5è CAN en lieu et place du Soudan qui s’est désisté. Rangés dans la même poule que le Ghana, champion d’Afrique en titre basée à Sousse, les Lions furent foudroyés 5-2 par le Ghana et battus 3-0 par les Eléphants de la Côte d’Ivoire lors de la 3è journée.

En 1966, lors de la 3è Coupe du Congo, Kalala fit éclater ses prouesses quand Englebert écrasa l’Union St Gilloise (ancêtre de l’US Tshinkunku) par 6-1 et l’AS V.Club de Kinshasa 2-1

Diminué par une fracture en 1969 et autres ennuis physiques ajouter à cela le poids de l’âge, Pierre Kalala s’éloigne des terrains tout en restant entraîneur.

Il entraîna l’AS Bilima, le FC Sozacom, l’IS Onatra, … Il occupa maintes fois le poste de directeur technique des Léopards ou Simba.

Il œuvra à l’ex-Onatra en tant que cadre et fut même directeur des sports au sein de cette entreprise publique devenue SCTP.

(Denis Lubindi)