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  • Après la réunion du Bureau politique de la Majorité présidentielle dimanche dernier à Kingakati, Joseph Kabila va s’entretenir, dans les tout prochains jours, avec les députés et les sénateurs de sa famille politique. Le cadre sera indiqué pour aborder toutes les questions majeures et fâcheuses de l’heure, en vue de consolider, quoi qu’il en soit, cette MP au sein de laquelle plusieurs sons discordants se font déjà entendre
  • Contrairement aux professionnels de la politique de terre brûlée, le groupe de sept, dit G-7, réunissant les partis politiques pointés du doigt, notamment le MSR de Pierre Lumbi, l’UNADEF de Charles Mwando, l’UNAFEC de Gabriel Kyungu, l’ARC d’Olivier Kamitatu, le PDC de José Endundo, l’ACO de Patrick Bologna et le MSDD de Christophe Lutundula y ont accordé leurs violons

 

La réunion du Bureau Politique de la Majorité Présidentielle élargi aux présidents des Groupes parlementaires et des regroupements  politiques a été introduite, dimanche dernier à Kingakati par Joseph Kabila. Laissant par la suite la modération au SG de la MP Aubin Minaku, l’occasion était offerte pour un débat serein, mais parfois houleux. Joseph Kabila a insisté préalablement sur la cohésion et la consolidation de l’unité au sein de cette famille politique, sachant qu’unité n’est pas unicité.

Qui l’eût cru ? L’heure est au  débat démocratique tant revendiqué, devant permettre à la Majorité de  resserrer ses rangs  face à tous les défis politiques majeurs de l’heure et de préparer, par conséquent, son avenir dans la concorde. Le Président Joseph Kabila, en sa qualité d’Autorité morale de la MP, a pris l’initiative de convoquer le Bureau Politique élargi aux présidents des Groupes parlementaires et des Regroupements  politiques, 10 députés, quelques sénateurs, quelques têtes de la majorité extraparlementaire du cercle intime, après la lettre lui adressée par le G7. Par ce groupe, il faudra entendre le MSR de Pierre Lumbi, l’ARC d’Olivier Kamitatu, l’UNADEF de Mwando Nsimba, le PDC de José Endundo, l’ACO de Patrick Bologna, l’UNAFEC de Kyungu et MSDD de Lutundula, à l’approche des échéances de 2016.

Pas d’alternance

L’actuelle majorité n’a pas de choix face aux enjeux politiques dont essentiellement les élections qui pointent déjà à l’horizon. Elle doit se maintenir au pouvoir, quel qu’en soit le prix, entend-on dire dans le camp des conservateurs. Pour ceux qui parlent d’alternance, ils prêtent consciemment ou non le flanc à l’opposition. En guise d’options levées à présenter à l’Autorité morale, l’on retiendra pour le moment le soutien de tous au découpage territorial et au Calendrier global de la Céni. Et la sérénité et l’unité ont été retrouvées.

Mais, tout porte à croire qu’en dépit des appétits inassouvis des uns et des autres, et du principe d’ôte-toi de là que je m’y mette, chose toujours présente à l’esprit des politiques, l’autorité morale de la MP aura fait œuvre utile dans cette entreprise qui lui donne une note de grandeur. Et lorsque le deuxième round de Kingakati sera joué, les députés et sénateurs, réputés sages et dépositaires de réponses à tout, ne manqueront pas non plus à marquer un pas de plus à l’actif de ces consultations. Mais la vigilance doit être de mise pour que les usurpateurs ne se saisissent de la situation, à leur dépend. Ce qui risque de porter un coup dur en plein cœur de cette majorité présidentielle qui n’a pas droit à l’erreur.

(Emmanuel Badibanga)

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Après le débat général sur l’ensemble de la loi, les sénateurs ont déclaré, dans leur majorité, hier lundi 23 mars, recevable la proposition de la loi portant accès à l’information. Par la suite, elle a été envoyée à la commission sociale et culturelle pour une étude approfondie.

Toute personne a droit à l’information, indique l’article 24 de la constitution. Ce qui a amené le sénateur Moïse Nyarugabo à proposer une loi portant accès à l’information. Le Sénateur croit que la loi de 1996 ne répond pas aux conditions d’accès à la bonne information. D’où la nécessité de compléter cette arsenal juridique par cette proposition de loi.

Selon son auteur, Moïse Nyarugabo, cette proposition de loi sur l’accès à l’information vise à favoriser la gouvernance démocratique, la transparence de l’administration, la lutte contre la corruption et l’exclusion sociale.

 

« Si le citoyen n’est pas bien informé, il ne saura pas exercer le contrôle sur le gouvernement », explique le sénateur. Pour Moïse Nyarugabo, tout citoyen a le droit de connaître les décisions que le gouvernement prend, les contrats qu’il signe ainsi que les projets qu’il élabore.

« C’est son droit de savoir ce qui se passe surtout si le gouvernement le fait en sa faveur. Les politiques publiques, les programmes, les plans, les projets que le gouvernement forme, les décisions qu’il prend, les contrats qu’il signe, la population doit le savoir », indique-t-il. Le sénateur estime que la population ne doit pas se contenter de l’information préalablement « traitée » par certains organes « qui livrent selon leur entendement, leur ligne éditoriale ».

Notons que le calendrier des travaux de la session ordinaire de mars 2015 au Sénat, comporte trois principaux points, à savoir la validation des pouvoirs, de nouvelles matières, notamment la proposition de loi sur l’accès à l’information du sénateur Moïse Nyarugabu, ainsi que des arriérés législatifs. Ledit calendrier a été adopté vendredi dernier au Palais du peuple, au cours d’une séance plénière conduite par Léon Kengo wa Dondo, Président de la chambre haute du Parlement.

(Saint Hervé M’Buy)

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Près de cinq ans durant, la RDC enregistre des vagues de violence à répétition durant le premier trimestre de l’année.

Les plus récents demeurent les manifestations violentes parties du campus universitaire de Kinshasa, considéré comme l’épicentre du mouvement de contestions des étudiants contre l’article 8 de la loi électorale conditionnant la tenue des élections au recensement de la population.

L’article incriminé fut en fin de compte élagué mais au prix d’une trentaine de morts, des établissements commerciaux appartenant aux opérateurs économiques chinois saccagés, des bus de transport en commun détruits et certains édifices publics et privés éventrés.

Ces actes de violence réprimés avec une violence disproportionnée de la police ont causé mort d’hommes et une désolation générale. Kinshasa était devenue une ville morte les lundi 19, mardi 20 et mercredi 21 janvier 2015.

Les mois de février et de mars ont apporté leur lot d’actes de violence, surtout dans la partie Est de la RDC où l’on a dénombré des dizaines d’hommes tués à la hache dans le territoire de Lubero, notamment. Où selon des sources concordantes de la société civile, les rebelles des FDLR règnent en maîtres depuis plus de quinze ans. Les membres de la société civile de Lubero veulent que la traque des FARDC contre les rebelles précités soit également menée dans les groupements de Tama et d’Itala où les exactions attribuées aux rebelles hutus rwandais se multiplient. En date du mercredi 18 mars, des chefs militaires et civils locaux abattus la veille dans une fusillade à Bunagana sont conduits à leur dernière demeure à Rushuru-centre à plus de 70 kms au nord de Goma. Il s’agit du chef de groupement Jomba, Boniface Nduhirahe, du chef de poste adjoint du service de renseignement civil, d’un capitaine des Fardc et d’un policier. Les auteurs de ces crimes courent encore dans la nature. Les personnes tuées étaient allées inspecter un hôtel pour vérifier les allégations selon lesquelles des personnes susceptibles de troubler l’ordre public s’y cachaient. Ces officiels sont tombés sous les balles, fusillés froidement.

 

Le dimanche 15 mars dernier, le meneur du groupe sénégalais « Y en a marre » Fadel Barro, deux autres membres de son mouvement et plusieurs activistes pour le changement en Afrique, Burkinabé et Congolais sont arrêtés. Ils participaient à une réunion d’échange sur « l’Engagement citoyen ». Pour le porte-parole du gouvernement, l’engagement citoyen avait les allures d’une campagne de subversion inspirée du modèle burkinabe et donc aux conséquences incalculables. Ce groupe est soupçonné de tentative de « déstabilisation ».

Les tueries à répétition dans l’Est de la RDC, tueries attribuées aux forces négatives, aux incessants règlements de compte font qu’on compte aujourd’hui de nombreuses familles déplacées de leurs milieux d’origine, des membres de familles disloquées ou en errance perpétuelle comme celle M. Ngomvuli André qui, se sentant traqués, ont disparu sans laisser de traces depuis le 19 février dernier. Ils résidaient à Masina Pétro-Congo.

Rassembler le maximum d’informations Maintenant, que faire pour mettre un terme au phénomène tueries collectives qui risque à la longue de prendre les allures de menaces terroristes non signés. L’Est de la RDC devient, chaque jour qui passe, un terroir invivable. Il faudra donc attaquer le mal en amont. Les services de sécurité devraient rassembler un maximum d’informations et précéder les événements dans les zones ciblées. Un travail de fourmis dans la discrétion en évitant des arrestations massives qui ternissent l’image de marque du pays en un moment où la libre expression, le débat contradictoire sont devenus des attributs consacrés et sacrés de la démocratie.

(Fernand Mukaku Lalabi-Muke)

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La deuxième plénière de la session de mars d’hier lundi 23 mars 2015 a prévu deux points à son ordre du jour. Il s’agit de l’adoption de l’ordre du jour, l’examen et l’adoption du calendrier de la session ordinaire de mars 2015. Disons que la plénière d’hier était consécutive à la conférence des présidents du mercredi 18 mars qui a adopté ledit calendrier. Soumis à l’examen en plénière, les élus du peuple l’on adopté moyennant les observations pertinentes. Il est resté ouvert pour toute inscription d’autres matières qui présenteraient un caractère prioritaire et les matières qui doivent y figurer doivent être en état, a dit l’honorable Président Aubin Minaku.

Il faut dire que la méthode de travail du calendrier consistait à examiner rubrique par rubrique.Cette session inscrit cependant l’examen des amendements au Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Les matières sont réparties en rubriques ci-après : les projets de lois à soumettre à la commission mixte paritaire Assemblée nationale-Sénat, les arriérés législatifs avec 20 matières et les nouvelles matières au nombre de 13. A ce lot s’ajoute la désignation des membres de la Commission Nationale des Droits de l’Homme, le contrôle parlementaire, le contrôle budgétaire, l’examen du Rapport annuel de la Commission électorale nationale indépendante et le rapport synthèse des vacances parlementaires.

Examen du calendrier

Plusieurs matières ont connues l’observation des députés nationaux en ce que, la première matière inscrite consiste à la validation des mandats. Le député national Jean-Lucien Busa a tenu compte d’un élément important, en ce que lorsqu’il s’agit de valider les mandats de ceux qui remplacent les députés appelés à assumer d’autres charges au sein du gouvernement, leur validation se fait vite ; tandis que pour les suppléants, ça se fait à pas de tortue et ça prend plus de trois à quatre mois, a-t-il dit. Sur cette remarque, le bureau a fait savoir qu’en ce qui concerne le cas des ministres, ces derniers suspendent leur mandat, alors qu’ils pourraient le retrouver. Tandis que dans le cas des suppléants, la procédure est longue dans la mesure où l’Assemblée nationale doit attendre l’acheminement des dossiers par la Ceni. Quant à l’amendement du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, Noël Botakile a suggéré qu’il soit finalisé et validé le processus de le publier dans le Journal Officiel de la République Démocratique du Congo. Par la suite, il a été relayé par un autre député qui a fait mention du fait que la proposition de loi portant Régime général des Hydrocarbures avait été en son temps confié à la commission environnement. Mais force et de constater que le nouveau calendrier l’a confié à la commission mixte environnement, PAJ et Ecofin.

De l’installation de la CNDH

Cette question soulève des vagues dans le chef de certaines ONG des Droits de l’homme, a dit Aubin Minaku. Le Président de l’Assemblée nationale a fait une brève évolution de cette commission depuis le début de ce processus de désignation des membres devant animer cette commission. Pour Aubin Minaku, le but était de mener ce processus en toute transparence. Bien au début, le bureau de l’AN avait convoqué une plénière pour mettre en place un comité d’accompagnement et les quatre membres de la composante pour appuyer le bureau dans la désignation de 9 délégués.

Le comité d’accompagnement qui devrait jouer le rôle d’arbitrage, la composante Droit de l’homme n’a pas su trouver le consensus en son sein pour désigner deux noms, mais plutôt plusieurs noms. Après arbitrage du bureau, ce dernier a constaté que certainesprovinces ont été sous représentées, telles le Nord-Kivu, le Kasaï-Oriental où l’on trouve des composantes qui ont désigné les délégués d’une même province. Partant de cela, une campagne est déclenchée et orchestrée par une composante qui accuse le bureau et son président de vouloir geler la désignation des membres de la CNDH. « Une ONG qui se dit nationale soit incapable de présenter deux noms d’une autre province », a fustigé Aubin Minaku. Partant de cet imbroglio orchestré par une composante, une plénière sera convoquée pour désigner un autre nom. « Autant laisser les ONG travailler en toute transparence, autant elles ne peuvent pas s’ingérer dans les prérogatives du bureau », a conclu le Président de l’Assemblée nationale.

Du contrôle parlementaire et budgétaire au rapport de la Ceni

En cette rubrique, les élus ont fait remarquer, notamment le député Juvénal Munubo que plusieurs rapports des commissions constituées ne sont jamais lus, notamment la commission sur le Bakata Katanga, sur les massacres de Beni, sur les massacres de Mutarule au Sud-Kivu, sur le déraillement de train et aussi sur le Journal Officiel de la République Démocratique du Congo.

Quant au contrôle budgétaire, certains élus ont fait mention de prêter attention sur les activités sur la prestation de serment du Chef de l’Etat qui ne sont pas inscrits au budget, qui doit l’être. Il en va de même lors du vote de la loi des finances 2015 où il avait été relevé le fait de s’en tenir à l’article 175 de la Constitution qui souligne de faire part du budget du gouvernement central à celui du gouvernement provincial en intégrant les Entités territoriales décentralisées, lors de l’élaboration du budget de l’exercice 2016.

Concernant la Ceni, Jean-Lucien Busa souligne qu’il faille inviter le Président de cet organe d’appui à la démocratie, conformément à l’article 101 de la Constitution pour justifier la certitude d’organiser les élections locales, municipales et provinciales en toute transparence.

Il en va de même de l’inscription d’une proposition de loi réprimant l’homosexualité en RD Congo. Phénomène qui prend de l’ampleur. Il est vrai que la Constitution proscrit cette pratique en RD Congo. L’inscription de cette matière doit justifier son opportunité, a dit Aubin Minaku.

Quand à la Ceni, il importe de souligner, a dit Aubin Minaku, que cet organe est indépendant. « Autant la Ceni a le pouvoir d’organiser les élections en toute indépendance, autant l’Assemblée nationale n’a pas pouvoir de s’ingérer des prérogatives de la Ceni. Mais, l’Assemblée nationale a pouvoir de débattre du calendrier », a précisé Aubin Minaku.

(Pius Romain Rolland)

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L’ambassadeur du Japon près la République démocratique du Congo, M. Shigeru Ushio a procédé hier lundi 23 mars 2015, à la signature de trois projets vitaux pour les Congolais. Le premier, avec Mme Agnès Kayongo, est relatif à la construction et l’équipement du Centre de formation professionnel, à Kinshasa-Kimbanseke. Le deuxième, avec M. Jean-Claude Akono, concerne la création d’un Centre de santé communautaire, à Kinshasa-Kisenso ; et le dernier, pour la construction d’une école primaire à Kiyumina, province du Bas-Congo, avec Mme Irmine Nzuzi.

Dans son mot de circonstance, l’ambassadeur Shigeru Ushio a exprimé sa joie de signer ces accords de don, successivement avec Mme Agnès Kayongo, Coordonatrice de l’Union nationale des femmes (UNAF) ; avec M. Jean-Claude Akono, président de l’Ong Médecins d’Afrique ; et avec Mme Irmine Nzuzi de l’Ong HOPEspoir.

Le premier projet, avec Mme Agnès Kayongo, est relatif à la construction et l’équipement du Centre de formation professionnel, à Kinshasa-Kimbanseke. Il s’élève à hauteur de 99.795 $Us. En effet, cette commune urbano rurale et surpeuplée de la ville de Kinshasa dispose de peu d’infrastructures sociales adéquates pour l’apprentissage professionnel de la jeune fille et des filles-mères. Il sera construit dans ce centre des ateliers de coupe et couture, d’esthétique et pour l’alphabétisation.

Avec M. Jean-Claude Akono, Directeur général de Médecins d’Afrique, élevé à hauteur de 103.073 $Us, ce projet sera réalisé grâce au don du peuple japonais qui s’inscrit dans le cadre de la construction d’un centre de santé et la fourniture des matériels nécessaires pour ce centre. Ce, dans le but de faire bénéficier à la population l’accès aux services médicaux et à la sensibilisation et la prévention des maladies contagieuses.

Quant au troisième projet du jour, signé avec Mme Irmine Nzuzi, Coordonatrice de l’Ong HOPEspoir, il s’agit de construire une école primaire à Kiyumina, une localité du Bas Congo. A hauteur de 98.847 $Us, ce projet est financé par le Gouvernement du Japon dans le cadre de l’Aide non-remboursable des petits projets locaux (APL).

L’objectif visé dans ce dernier financement est l’amélioration de l’environnement de l’éducation dans cette partie du territoire de Kasangulu, où actuellement, il n’y a pas d’écoles. Les enfants font le pied sur un trajet d’environ 24 km par jour. Et beaucoup n’osent même pas y aller. Alors, cette école sera d’une très grande utilité, non seulement pour le village à l’honneur mais aussi pour les autres villages avoisinants.

Les bénéficiaires ont exprimé leur satisfecit à l’endroit du donateur qui est le peuple japonais, promettant de faire très bon usage du don reçu.

(Emmanuel Badibanga)

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Le Ministère de la Santé publique, par l’intermédiaire du Programme National de lutte contre la Tuberculose, en sigle PNLT va procéder au lancement des activités de la Journée Mondiale de la Tuberculose en RD Congo. A cet effet, les prisons de Makala et Ndolo ont été ciblées et identifiées cette année en particulier comme lieu de lancement des activités de ladite journée, en présence de tous les partenaires dans la lutte. La particularité de la JMT 2015 veut que la tuberculose soit pourchassée partout, jusque dans les prisons où elle semble être à l’abri de toute traque.

La journée mondiale de la tuberculose est une activité médiatique dans laquelle les journalistes sont invités à jouer un rôle déterminant. En effet, les médias constituent un partenaire incontournable du Ministère de la Santé en RD Congo.

Pour la petite histoire, la Journée mondiale de la tuberculose (JMT) a pour but de faire mieux connaître l’épidémie mondiale de la tuberculose et les efforts entrepris pour éliminer la maladie. Un tiers de la population mondiale est aujourd’hui infecté par le bacille tuberculeux. Le Partenariat Halte à la tuberculose, réseau d’organisations et de pays qui luttent contre cette maladie, organise la JMT pour montrer l’ampleur de l’épidémie et présenter les moyens de prévention et de traitement.

Célébrée chaque année le 24 mars, la Journée mondiale de la tuberculose commémore la présentation par le Docteur Robert Koch à un groupe de médecins, en 1882 à Berlin, de sa découverte du bacille de la tuberculose, qui a marqué le début des efforts entrepris pour diagnostiquer et traiter la maladie. Dans ce domaine, l’action de l’OMS vise à réduire, la prévalence des cas de tuberculose et le nombre de décès.

Situation de la tuberculose en RD Congo

La tuberculose est une maladie infectieuse qui est causé par le bacille de Koch qui attaque les poumons mais aussi tout autre organe du corps. La RD Congo fait partie de 22 pays les plus touchés au monde par la tuberculose. Selon l’OMS, la prévalence et la mortalité dues à la tuberculose devrait être réduites de moitié d’ici 2015. Chaque année en RD Congo, plus de 100.000 cas de tuberculose sont dépisté dans notre pays. Cela constitue alors un grand défi à relever pour la RD Congo.

A ce jour, la tuberculose et l’infection au VIH sont deux maladies qui s’accompagnent d’un lourd fardeau économique et social. D’où, les experts ont estimé nécessaire d’associer les deux dépistages de VIH et de la tuberculose pour garantir au mieux la prise en charge des patients victimes de ces maladies sœurs et opportunistes.

(Saint Hervé M’Buy)

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La question de la planification familiale a été et continue de rester toujours préoccupante en République démocratique du Congo en générale et à Kinshasa en particulier. Elle est une situation très intéressante dans l’ensemble de la majorité des organismes nationaux tant internationaux en de raison de la tenue des plusieurs ateliers en vue de sensibiliser sur les avantages de cette pratique. La sensibilisation à la planification familiale a pour but de conscientiser toutes les femmes de la RDC à la maitrise dans ce domaine aussi délicat qui constitue le moteur de l’équilibre de toute famille qui se veut être précisé dans le domaine de détermination des naissances.

La fréquence des naissances indésirables, un fléau

Les naissances indésirables sont des plus en plus fréquentes dans la ville-province de Kinshasa. Le constat établit souligne qu’il s’agit de l’inconscience doublé de manque des connaissances de plusieurs femmes et adolescentes vivants à Kinshasa en ce que, les méthodes de la planification familiale constituent le socle du fondement familial.

Les études renseignent aujourd’hui que dans chaque commune de Kinshasa l’on retrouve au moins sur chaque avenue plus ou moins 3 filles mères. Ceci explique cela, la question de la planification familiale doit encore être mise à la portée de tous de sorte que les autres filles en profitent voir même être enseigné dans les foyers des adultes. Il est évident que la planification familiale est l’une des branches ou facteur de développement d’un pays à un autre, dans la mesure où, plus il y a des naissances voulues en temps voulu, plus les parents n’assument leurs responsabilités, en contrario, c’est le phénomène « chegué » et « koulouna » communément appelés enfants de la rue, et banditisme urbain pourrait disparaitre au fur et à mesure.

La CNPS saisit l’occasion de sensibiliser les femmes

Dans la même perspective en ce qui concerne l’autonomisation et la participation de la femme congolaise à la santé de la reproduction, l’ONG la Corporation Nationale des Professionnels en Santé Communautaire(CNPSC), a sensibilisé près de 70 femmes sur les méthodes de la planification familiale, et sur les notions liées à cette pratique le samedi dernier à la zone de santé de Kingasani 2, renseigne l’agence presse associée.

En effet, la CNPSC a constaté que plusieurs de foyers se retrouvant dans la zone de santé de Kisangani 2 souffrent des conséquences dues à des naissances indésirables. Sur ce, les naissances indésirables est l’un des éléments les plus fréquents du déséquilibre dans les foyers. Et constitue en effet, une menace de crise au sein de la famille. D’où sensibiliser la femme sur les méthodes de planification familiale c’est garantir une bonne vie et un bel avenir à tout un couple.

Cependant, la descente du CNPSC a permis aux habitants de Kingasani 2 de comprendre c’est que la planification familiale et comment planifier les naissances avec responsabilité. C’est alors que, Mme Mbula Marie-Rose, chef d’une équipe de sensibilisation de la CNPSC explique le bien-fondé de cette campagne, e, ce terme’ «  on a eu des cas où l’homme ne se sent pas directement responsable, estime que la femme qui préfère recevoir des grossesses. Il incrimine la femme et cela crée un problème et cela crée un problème d’harmonie dans le ménage. Quand la femme va tout le temps à ma maternité, il y a un cout par rapport à ça »

Soulignons que cette campagne n’a laissé aucune indifférence de la part des participants. Un bénéficiaire affirme être édifié avec son mari sur plusieurs méthodes contraceptiques apprises. « Nous avons l’impression de connaitre ca bien avant mais nous étions souvent dans l’erreur puisqu’avant les explications reçues nous l’avons bien compris, et nous sommes au courants de toutes les méthodes, et aussi qu’il y a moyens d’espacer les naissances et d’accoucher quand on veut » a-t-elle dit

Mon peuple périt dit-on faute de connaissances, et éduquer une femme c’est éduquer toute une nation, dit-on. Donc les femmes de Kinshasa doivent être bien instruites et maitriser la matière de la planification familiale. Car c’est à elle que revient la charge de la maternité, et de donner vie. C’est à elle que revient la charge de la morale, d’où elle doit maitriser toutes les connaissances liées à cette matière pour garantir un avenir meilleur à son foyer. A bon entendeur, salut.

(Charlie MUEPU /Stagiaire)

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La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a lancé officiellement depuis hier, le processus de recrutement des agents permanents aussi bien du siège, des secrétariats exécutifs provinciaux (Sep) que des antennes.

Au total, 1.010 postes sont à pourvoir dont les détails sont à consulter dans l’avis d’appel à candidature dans les sites web de la Ceni (www. Ceni.gouv.cd et du Cadicec (www.cadicec.org).

Dans le souci d’assurer la transparence et l’intégrité de ce processus, la Ceni, renseigne un communiqué de presse signé par le rapporteur de la Ceni, Jean Pierre Kalamba, à la suite de la résolution de l’Assemblée plénière tenue à Matadi dans la province du Bas Congo, en date du 15 aout de l’année passée et dont l’annonce a été faite par voie de la presse conformément au Règlement intérieur de la Ceni, confie cette tâche au Centre d’Action pour Dirigeants et Cadres d’Entreprises au Congo (Cadicec), dont l’expérience et la crédibilité dans le recrutement sont avérées. «  La Commission électorale nationale indépendante invite les candidats intéressés à déposer leurs de candidature aux différents sites de recrutement qui seront communiqués par le Cadicec », précise ce communiqué de presse.

Face à la presse hier, le rapporteur adjoint de la Ceni s’est appuyé sur cet argument rudimentaire de Cadicec pour justifier les choses. « Le choix de Cadicec se justifie. Ce sont des critères de neutralité et d’impartialité qui ont conduit à ce choix (…) quand nous allons chez Cadicec, c’est parce qu’il a de l’expérience, et puis c’est l’église catholique. Il n’a pas de politiciens, de la majorité ou de l’opposition », a expliqué Onesime Kukatula, lorsqu’il répondait aux questions des journalistes.

Pour l’arrière du pays, la Ceni s’engage à disponibiliser les documents, qui sont à retirer dans ses antennes et dans les sites de Cadicec. «  A Kinshasa, il y aura un site de recrutement, alors que dans les provinces, Cadicec va disponibiliser les sites de recrutement », a ajouté le rapporteur adjoint de la Ceni, chargé de la formation, avant de préciser que ce recrutement n’est pas inscrit dans le calendrier électoral. Car, il est administratif.

«  Le processus est lancé et nous prévoyons des visites dans les différents sites de recrutement pour se rendre compte de l’effectivité de l’opération », c’est ce qu’a affirmé le Conseiller en communication et sensibilisation auprès du président de la Commission électorale nationale indépendante, Dellion Kimbulungu.

(Yassa)

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En République démocratique du Congo, la réunion de la Troïka stratégique d’hier, instance gouvernementale qui examine la situation politique, économique au niveau international et national, confirme que le taux de croissance reste toujours à 9,5% et la projection demeure celle de 10,4% d’ici la fin de l’année. Cette croissance que le Gouvernement veut inclusive et partagée, sera impulsée par le secteur minier.

Comme chaque lundi, le Premier ministre a réuni autour de lui les ministres habitués à la gestion des questions relatives avec le vécu quotidien de la population. Au cours de cette réunion de la Troïka stratégique, les quelques membres du Gouvernement ainsi que le Gouverneur de la Banque centrale du Congo ont abordé la situation politique, économique au niveau international et national.

De l’analyse faite, il s’avère que s’agissant de la situation économique internationale, il a été noté que selon l’étude de l’Organisation pour le commerce te le développement en Europe (OCDE), il y a une certaine reprise sur le plan international, notamment profitant de la baisse du coût du baril qui impulse les économies ; mais également certaines mesures sur le crédit et les investissements au niveau européen et africain.

Les membres de la Troïka stratégique ont cependant noté qu’il y a un ralentissement de la croissance au niveau de la Chine après 30 ans de croissance ininterrompue et ascendante : la croissance semble se stabiliser autour de 5%. C’était, à en croire le ministre Modeste Bahati Lukwebo qui donnait le compte rendu à la presse, la politique basée sur les exportations, d’autant plus que la Chine est de plus en plus tournée vers les marchés intérieurs.

Du côté des matières premières, il a été constaté que le cours du cuivre a encore baissé, en descendant à 5692 dollars Us la tonne. Celui du cobalt aussi a bougé, de manière significative pour se situer à 132.696 à 30.500 dollars Us la tonne. Au cours de la même période, le cours de l’or a également connu une légère baisse, passant de 1163 la semaine passée, à 1171 dollars Us l’once.

Pour ce qui est des céréales, à part le maïs qui a connu une légère hausse de prix se situant à 137 dollars Us la tonne, Modeste Bahati révèle que le blé a connu une légère baisse et se situe à 514 dollars Us la tonne ; tandis que le riz est à 10.93 dollars la tonne. Jetant un coup d’œil au niveau de la parité Euro-dollars, il s’observe un léger raffermissement de l’Euro par rapport au dollar la semaine passée passant de 1,05 à 1,07. C’est ce qui l’a poussé à dire que c’est presque la parité, mais avec un petit raffermissement de l’Euro. Pour ce qui est du Franc congolais, nous apprenons qu’il se comporte bien et le dollar se change à 924 Francs congolais au taux interbancaire et à 931 le dollar au marché parallèle.

Sur le plan national, disons que le taux de croissance reste toujours à 9,5% et la projection demeure celle de 10,4% d’ici la fin de l’année. Et pour ce qui est de l’inflation, elle est passée de 0,888 au courant de la semaine passée et se situe à 0,777, un taux qui est en dessous de 1%. Du côté des réserves internationales de change au niveau de la Banque centrale du Congo, elles se situent à 1 milliards 724 millions de dollars Us. Ce qui représente 7,12 semaines d’importation de biens.

Le Gouvernement signe un protocole d’accord avec la CILU et KATANA

Lorsqu’on regarde le comportement des finances publiques, disons qu’elles se comportent très bien et le programme économique du Gouvernement est suivi scrupuleusement. Entre temps, tous les critères sont rigoureusement respectés tant en ce qui concerne la quantité que la qualité des critères tel que prévu par le Gouvernement. Pour ce qui est des dossiers, la Troïka a approuvé le protocole d’accord signé par le Gouvernement, la CILU et la cimenterie de Katana. A cet effet, la Troïka a approuvé le protocole d’accord qui sera assorti d’un contrat programme pour que la cimenterie de Katana puisse poursuivre ses activités.

Au niveau de la CILU, il est demandé que des efforts soient fournis et tous les six mois il y aura une évaluation parce que les actionnaires sont obligés de fournir un effort pour que les allègements accordés par l’Etat ne puissent pas prendre une longue durée. Selon le ministre de l’Economie, il a aussi été question de réfléchir sur la création d’une société mixte de pêche. Il s’agit de la pêche en eau douce, mais aussi sur l’océan atlantique, de manière à réduire sensiblement les importations de poissons, alors que le pays en regorge.

(JMNK)

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Les deux dernières décennies ont plongé les habitants des quartiers populaires de Kinshasa dans la terreur, œuvre d’une jeunesse oisive et désespérée. C’est le « Koulounisme ». Pour remédier à ce fléau dont le taux de victimes va croissant, l’autorité urbaine a initié en son temps une série d’actions de force, sous plusieurs dénominations dont : l’opération coup de poing, l’opération « likofi » (coup de poing). La première en 2005, sous l’administration urbaine du gouverneur Jean Kimbunda et, la seconde en 2013, sous le gouverneur André Kimbuta Yango. Toutefois, il va sans dire que ces manières fortes ont montré leur limite. Aussi estimons-nous pressant qu’il faille agir dès maintenant, en combattant l’oisiveté des jeunes par la création d’emploi.

Assainir les mentalités pour ennoblir la jeunesse

Sur le demi-milliard des jeunes de 15 à 24 ans du globe, combien risquent la contagion à Kinshasa, en particulier, et en République Démocratique du Congo en général, si l’on doit hésiter d’appliquer des mesures, à première vue impopulaires, que le temps et l’avenir révéleront salutaires.

Le « Koulounisme » est un mal redoutable pour le pays. La République dispose toutefois des atouts incommensurables pour y porter remède et assainir les mentalités de ces jeunes gens et, pourquoi ne pas ennoblir cette jeunesse qui logiquement, pouvait être sanctionnée par de lourdes peines, voire capitales, pour les besoins de la sécurité.

Ce mal n’est pas une exclusivité congolaise, encore moins une excentricité congolaise. Cela est un fait international. Le nom pourrait n’être que congolais ; pas les actions.

La Grande Bretagne, pas seulement elle, avait affronté aussi des actions épouvantables dans son histoire.

Pour y remédier et y remédier de manière radicale, la Grande Bretagne avait recouru à la Colonisation d’implantation, pour ne pas dire de  « transplantation d’humains »

  • Pour Casser l’oisiveté, supprimons le chômage. Le Congo ne se débarrassera pas, ni n’évacuera sa jeunesse, celle qui est animée de mauvaises dispositions ; mais la récupérera par le recyclage éducatif socioéconomique systématique.

Nous avons dit et redit que la RDC disposait des atouts, des moyens et des conditions idéales pour transformer le mal en bien.

Et cela pendant que l’on proclame que le Congo est un gigantesque réservoir des richesses naturelles, un pays aux ressources immenses. Cela est bien vrai. Tout est là et à portée de nos mains. Nous savons tous ce qu’il faut faire pour nous approprier sainement, en abondance et noblement. Nous ne sommes ni un peuple de culs-de jatte ni des manchots.

               Nécessité de privilégier un remède politique

La recherche un remède politique adéquat et radical pour juguler le paupérisme et la faim qui se vissent les peuples de ce gigantesque réservoir des richesses naturelles, de ce pays aux ressources immenses, interviendra pour prouver au monde que certaines résolutions politiques de la fable Ronde politique Bruxelles de 1960 avaient, été à mains égards, sous-estimé des vérités essentielles.

(Papa Fuamba mpane)