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Comme on l’a souligné dans l’une de nos précédentes éditions, la participation des cyclistes rd congolais aux différentes compétitions auxquelles il faut ajouter leur stage de formation de deux mois qui se tient présentement en Afrique du Sud, étaient une très bonne chose. On récolte déjà des fruits succulents. Il y en aura d’autres a en point douter au regard de la forme qu’ils affichent à l’image de Dukwa Bumba Fiston. En effet, à l’issue de la 3è étape courue hier entre Niamtougou-Basar 103 km, il a terminé 2è et se classe 4è au classement général. Et par équipe, la RDC se pointe en 2è position.

*Une fulgurante ascension des rd congolais

Comment les rd congolais en sont arrivés à atteindre ces brillants résultats ? Cette question mérite d’être posée. La réponse est toute simple. C’est la résultante des efforts conjugués du gouvernement congolais à sa tête le 1er Ministre Matata Ponyo et la Fédération Congolaise de Cyclisme ’’Fécocy’’ sous la houlette du président Sylvestre Motayo. Le 1er dote le second des moyens nécessaires. Et le second s’est employé à la recherche des voies et moyens de rendre les cyclistes rd congolais performants à même de rivaliser avec les autres. Cela par des stages et séminaires de formation et surtout des participations effectives à des compétitions internationales.

Après leur brillante participation le mois dernier au Tour du Sénégal et tout récemment au Tour classique de Kuazulu natal (Afrique du Sud) où ils suivent une formation de deux mois dans un centre spécialisé de l’Union Cycliste Internationale ‘’U.C.I’’, les performances de cyclistes rd congolais vont crescendo à la grande satisfaction des férus du cyclisme. Le relevé suivant édifiera plus d’un sportif rd congolais.

Au Tour classique de Kuazulu natal (Afrique du Sud) tout récemment, le rd congolais Mayele Nkoro Djani avait occupé la 1ère place dans la catégorie des juniors. Juste après, les rd congolais ont pris leur bâton de pèlerin. Ils participent depuis le lundi 11 mai et ce jusqu’au dimanche 17 mai prochain au 24è Tour international du Togo.

A ce Tour du Togo, la RDC aligne les cyclistes suivants :

  1. Dukwa Bumba Fiston
  2. Kitoko Nzita Popol
  3. Mbungu Ndongala Orly
  4. Evea Etun

5.Mayele Nkoro Djani

6.Nzuzi Manueno.

Nous publions dans la présente édition les différentes péripéties de cette 24è édition du Tour du Togo où les Rd congolais font sensation avec Dukwa Bumba Fiston au Top.

1ère étape courue le lundi 11 mai

Le coureur burkinabé Minougou Omar a remporté la 1ère étape avec un chrono de 3h45’15’’ entre Lomé et Atakpama longue de 143 km. Le 1er rd congolais Dukwa Bumba Fiston a occupé la 5è place sur 72 coureurs ayant pris le départ, gagnant ainsi le meilleur prix de l’intégration.

2ème étape courue le mardi 12 mai

Entre Sotouboua et Pya longue de 137 km, cette étape a été remportée par le français Amadori Julien. Le maillot jaune est resté entre les épaules du burkinabé Minougou Omar. Le rd congolais Dukwa a une fois de plus occupé la 5è place gagnant ainsi le prix de la combativité.

3è étape courue hier mercredi 13 mai

A l’issue de la 3è étape courue hier entre Niamtougou-Basar 103 km, il s’en est fallu de peu, nous rapporte notre confrère Olivier Mbuilu qui est sur place à Sokodé au Togo, que ce dernier remporte l’épreuve. Il a terminé 2è derrière le ghanéen Amin Samuel avec un temps de 2h50’56’’ et une moyenne de 36,4 km/h.

Au classement général, le maillot jaune reste sur les épaules du burkinabé Bamogo Seydou. En 2è position un autre burkinabé Minougou Omar celui-là même qui avait remporté la 1ère étape. On retrouve le 1er Rd congolais Dukwa Bumba Fiston en 4è position. Par équipe, la RDC est 2è au classement général.

Ce condensé prouve que les rd congolais sont bien partis pour réussir un grand coup à ce Tour du Togo. Tout laisse finalement entrevoir qu’à la 3è édition du Tour cycliste international de la RDC au mois de juin, ils feront parler la poudre.

*Basket-ball

New Generation bat Ista 59-51 à la Liprobakin

Hier au stadium Ymca à Matonge pour le compte de l’actuelle édition du championnat de la Ligue Provinciale de Basket-ball de Kinshasa ‘’Liprobakin’’, en version masculine deux matches s’étaient joués. New Generation a battu Ista/Plus Qu’Un Club 59-51 et Biso na Biso s’est incliné face à Delta qui signe là une belle victoire 51-58.

Comme on pouvait s’y attendre, la redoutable et impressionnante équipe de New Generation qui broie tout sur son passage, n’a laissé aucune chance à son adversaire du jour. Nous dirons mieux qu’elle a encore fait un malheur. l’Ista/Plus Qu’Un Club, sa dernière victime a été battu 59-51 prouvant par là tous les biens que lui reconnaissent tous les férus du basket-ball kinois.

Suite de la compétition vendredi 15/05/2015

14h15 : Police-Ceforbak (M) :

15h45 : Mukasa-J & A (M) :

(Antoine Bolia)

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Après avoir été tenu en échec par l’OCK (1-1) lundi dernier, le FC Renaissance du Congo a gagné trois précieux points en battant la formation de l’AC Real de Kinshasa sur le score de 2-1 hier au stade Tata Raphaël.

Renaissance a ouvert la marque dès la 6è minute sur penalty consécutif à une faute de main d’un défenseur adverse. Le penalty est converti par le joueur Songo. Les poulains de Mukuna vont alourdir la marque par Masingilua à la 25è minute de la tête. A la mi-temps, le score est de 2-0 pour Renaissance.

En seconde période, le jeu est équilibré et c’est à la 66è minute que Real de Kin va réduire la marque par Nzangi. Mais, jusqu’à la fin du temps réglementaire, Real ne parvient pas à revenir au score tout comme Renaissance n’a pas pu alourdir la marque.

Quatre matches prévus ce jeudi 14 mai

Quatre matches sont prévus au programme de l’Epfkin ce jeudi 14 mai dont deux au Stade Tata Raphaël et deux au Vélodrome de Kintambo.

Au stade Tata Raphaël, JSK croise le fer à l’AC Rangers à 13h30’ et New Jak rencontre AC Normands à 16h30’.

Au Vélodrome de Kintambo, OCK v a en découdre avec AC Semendua avant le duel qui oppose FC Fraternité kinoise à FC Système.

(Gaby Mass)

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Vers la constitution d’une commission permanente de sécurité pour endiguer la violence dans les stades

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, M. Sama Lukonde Kyenge a réuni hier mercredi à l’hôtel Africana les opérateurs du football, spécialement les dirigeants de clubs participant au play-off de la Linafoot, les dirigeants de la Fecofa, de la Linafoot, ceux de la Ligue de football de Kinshasa, la Police, le corps arbitral et la presse.

Après analyse des circonstances ayant entouré les matches à problème avant, pendant et après leur déroulement dans les installations et en dehors de celles-ci, l’idée d’instituer une commission permanente de sécurité a été émise. Celle-ci aura pour rôle d’établir de façon continue la responsabilité, l’identité des auteurs de violence ainsi que celle des victimes et prévoir des sanctions à prendre à leur encontre.

Il y a eu une controverse entre dirigeants de clubs autour de la poursuite ou non du championnat dans l’environnement actuel. Le ministre a exigé des garanties sécuritaires des clubs participants avant d’envisager la dérogation.

Pour le ministre Lukonde, le gouvernement de la République s’emploie à jouer son rôle de mécène en finançant le déplacement, le séjour et les frais de mission des équipes nationales et des clubs représentatifs dans les compétitions continentales inter-clubs. Cet élan risque d’être anéanti sinon retardé par le comportement antisportif ainsi que les violences qui émaillent les rencontres sportives.

Pour y parvenir, il faut l’adhésion de tous à l’effort du gouvernement en organisant notamment des actions éducatives, en conscientisant les supporters afin que l’image de nos installations ne soit pas ternie.

(Denis Lubindi et Fernand Mukaku Lalabi-Muke)

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Serges Guidetti dispense une formation      aux jeunes motards

Une séance pratique du professeur devant ses élèves minimes

Serges Guidetti, champion honoraire de Moto de France fut l’invité personnel de Thomas Minesi, organisateur de l’Endurance Kinoise, épreuve de moto d’envergure qui s’est disputée il y a quelques jours sur les hauteurs des «  Symphonies naturelles » à Malueka dans la commune de Ngaliema. Serges avait concouru sur la Yamaha 4T avec Thomas Minesi. Ils ont du reste gagné l’épreuve.

Thomas Minesi avait, en effet, bouclé 50 tours, s’octroyant ainsi la première place au classement général de l’enduro. L’épreuve s’était déroulée dans une ambiance de convivialité et tous s’étaient bien amusés sans le moindre accident ni incident. L’objectif visé était donc atteint.

La satisfaction de Jean-Paul Colin, président de l’Ecurie Panthère, Franck Verhoestraete, le champion toutes catégories moto de la RdC, qui avait par ailleurs tracé le circuit de la boucle de 2kms. Patrick Fosse, David Munshi, Xavier Hottelet et tant d’autres participants à l’épreuve, étaient ravis de voir Serges à l’œuvre. Celui-ci avait accepté volontiers de dispenser aux minimes, aux jeunes motards ainsi qu’à certains séniors, quelques enseignements pratiques relatifs à la conduite, à la maîtrise de la moto en compétition et de la maîtrise tant du règlement que de l’engin, le lendemain de la course de Malueka. Le dimanche donc après des séances théoriques, les « élèves » ont eu droit à une démonstration au site le Paradis à Maluku. Serges avait pris le dessus sur Franck Vérhoestraete, le champion congolais.

Un accent est désormais mis sur la formation de la relève et le « professeur » a émis le vœu de voir la RdC multiplier ce genre de contacts à l’avenir. Serges Guidetti autant que les craks venus de Lubumbashi, ont promis de revenir à Kinshasa prendre part aux autres échéances du championnat moto et auto.

(Fernand Mukaku Lalabi-Muke)

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Un projet du PNUD pour renforcer la résilience des femmes et des enfants

Ce projet concerne les territoires de Ngimbi dans la province du Bas-Congo, Ngandajika au Kasaï-Oriental et Kipopo dans le Katanga. Il vise aider les populations à s’adapter aux chocs climatiques et à adopter des pratiques de substance résiliente. Il est particulièrement axé sur les femmes et les enfants. Le projet compte rendre des informations agro-météorologiques pertinentes accessibles à 6000 bénéficiaires.

Comme sur la planète Terre toute entière, le changement climatique touche aussi la République démocratique du Congo, aggravant la précarité et les conditions de vie des communautés, selon les experts. Comment donc aider les populations à s’adapter aux chocs climatiques tels que la sécheresse prolongée, les inondations, les ouragans, les typhons ou encore la désertification ?

Pour répondre à cette préoccupation, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) vient de lancer un projet de « Renforcement de la résilience et de la capacité d’adaptation des femmes et des enfants au changement climatique en Rd Congo ». Appelé PANA-AFE, ce projet vise aider les populations à s’adapter aux chocs climatiques et à adopter des pratiques de substance résiliente, note un communiqué du PNUD nous parvenu.

« Dans le secteur agricole, par exemple, des semences résilientes de maïs, riz, arachide, niébé, haricot et e boutures de manioc ont prouvé leur résistance aux chocs climatiques », explique ce communiqué. A l’issue de ce projet, 1200 ménages et producteurs vulnérables (soit à peu près 7200 personnes, hommes et femmes) maîtriseront ces pratiques de résilience et pourront mieux gérer les risques qui y sont liées comme la pénurie alimentaire.

Les zones d’intervention concernées sont Ngimbi dans la province du Bas-Congo, Ngandajika au Kasaï-Oriental et Kipopo dans le Katanga. Les ménages et producteurs vulnérables (hommes et femmes) seront formés à ces pratiques d’adaptation.

Une quarantaine d’associations féminines par province, seront formées sur la transformation des produits agricoles, les microcrédits agricoles et la maintenance des équipements. Dix radios communautaires et 100 volontaires (hommes et femmes) seront aussi formés pour la production et la vulgarisation de l’information climatique. Le projet compte rendre des informations agro-météorologiques pertinentes accessibles à 6000 bénéficiaires (producteurs, responsables des services publics et société civile).

Ce projet de renforcement de la résilience et de la capacité d’adaptation des femmes et des enfants au changement climatique en Rdc montre que la bataille contre la pauvreté et la lutte contre les changements climatiques sont des combats interdépendants ; ils doivent se renforcer mutuellement. « Nos efforts devront donc porter sur les deux fronts simultanément », dit le communiqué du PNUD.

Selon le même communiqué, ce projet est aussi particulièrement axé sur les femmes et les enfants. En effet, les femmes pauvres jouent un rôle clé dans la famille et la communauté pour s’adapter à l’évolution du climat et à l’atténuation de ses effets.

Des siècles durant, elles ont transmis leur savoir-faire dans la gestion des ressources en eau, des forêts et de la biodiversité. Ces expériences les ont dotées d’importantes connaissances utiles à l’élaboration de techniques d’adaptation.

(Lepetit Baende)

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Il fait partie de ces jeunes congolais passionnés du 7ème art. Mamadi Indoka a créé sa propre société de production dénommée Congo Film Productions. Il s’est investi dans l’exploitation du matériel professionnel (caméras, lumières, ordinateurs, appareils photos, machinerie), et finance lui-même un long et sept courts -métrages. Réalisateur très actif, Il partage son temps entre Kinshasa, New York et Luanda en Angola. A travers cet entretien réalisé par Rdc-Society, il livre son opinion sur le cinéma congolais.

Comment est née votre passion du cinéma ?

Mamadi Indoka : En 2002, j’ai participé au tournage d’un court-métrage à Madrid. J’ai eu un coup de foudre pour cet univers et décidé d’en faire mon métier.

Que pensez-vous du cinéma africain et congolais ?

L’imaginaire africain est riche. Sur notre continent, nous savons raconter des histoires. Nous avons des artistes, des techniciens, des comédiens. Mais le cinéma africain, surtout congolais, a du mal à exister parce que nous manquons de producteurs. En RDC, il est pratiquement impossible de convaincre quelqu’un d’investir dans un film. Par contre pour la musique, beaucoup de gens financent. Le gouvernement ne mesure pas combien le cinéma pourrait améliorer l’image de notre pays et donc contribuer à la santé de son économie. Il n’y a pas que la musique. Lors du Sommet de la Francophonie, l’on a organisé « La nuit de la Francophonie », c’était une bonne idée, mais il n’y avait que de la musique !

Quels sujets abordez-vous dans vos longs-métrages ?

« 32 ans après » sorti en 2007, raconte l’histoire d’un Angolais ayant fui la guerre chez lui, pour venir habiter en RDC. 32 ans plus tard, il retourne dans son pays où il est traité d’étranger. Le film a été produit à 100% par un Angolais, Blanchard Ndombasi. « L’héritage envahi » sorti en 2010 conte un crime crapuleux : une famille est massacrée par celui qu’on croyait être l’homme de confiance, le garde du corps. Il n’épargne qu’un bébé qu’il abandonne ensuite dans une forêt, certain qu’il serait dévoré par des bêtes sauvages. L’enfant survit et réapparaît 18 ans plus tard, décidé de se venger. J’ai totalement produit ce film, allant jusqu’à vendre ma voiture pour ce faire !

Que pensez-vous du niveau des techniciens et des comédiens en RDC ?

Au Congo, nous avons de bons techniciens et de bons comédiens. Ce sont par contre des producteurs qui manquent. C’est leur engagement qui nous permettrait de découvrir des talents cachés. Prenons le film                            « Rebelle », la jeune Rachel Mwanza est un pur talent du cinéma, mais si elle n’avait pas participé à ce film, comment aurions-nous pu la découvrir ?

Quelle différence voyez-vous entre le jeu des comédiens du Nigéria dont le cinéma est si actif et celui des acteurs congolais ?

Les Nigérians sont tout le temps en train de tourner! Ils sont expérimentés. Nous, nous avons des acteurs qui ne tournent que tous les cinq ans ! Ils ont le temps d’oublier les normes de leur métier, comment se placer devant la caméra… Le problème, c’est le nombre de productions trop faible.

Et plus généralement, que pensez-vous du niveau actuel de la culture et des arts en RDC ?

Le niveau est en hausse. Aujourd’hui, malgré tous les problèmes, les jeunes s’intéressent aux arts. Ce qui me dérange, c’est que beaucoup de Congolais pensent que la culture, c’est uniquement la musique… et quelle musique ? … le Ndombolo !

Que souhaiteriez-vous apporter au cinéma à travers votre engagement ?

Je veux tout d’abord apporter ma pierre au cinéma congolais, lui permettre de se faire connaître et reconnaître comme un cinéma africain de valeur. Je voudrais aider notre industrie à exister, à se développer, à se professionnaliser. Vous savez, les Nigérians ont commencé à faire des films après nous. On leur reprochait leur mise en scène trop théâtrale, le non -respect des normes cinématographiques, le fait de faire des sketches et non des films… Aujourd’hui, les Nigérians sont les troisièmes producteurs de cinéma au monde, derrière Américains et Indiens. L’important, c’est de se lancer, d’y aller et de se donner les moyens, même s’ils sont modestes au début. Il est important pour nous d’avoir notre cinéma, d’exprimer notre imaginaire et de montrer de nous une image dont nous puissions être fiers.

Quels sont vos projets ?

Ils sont nombreux ! Je suis actuellement en quête de financiers et de producteurs. Ils sont les bienvenus !

(OM)

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Planification familiale et pauvreté, une cohabitation hypothétique

 

Neufs mois de grossesse, une motivation après l’accouchement rend la femme de plus en plus heureuse

Les femmes généralement risquent leurs vies en donnant vie. Aussi pour plaire à la jeune mère, des usages veulent que la sortie de maternité soit motivée par un nouveau pagne, une coiffure, un sac et autres paires de babouches. La plupart des femmes en font une coutume. Par manque de nouveau pagne, pauvreté étant, d’aucunes préfèrent mettre au monde chaque année pour s’en bénéficier. Pendant ce temps, le planning familial demeure en dehors des priorités. Après l’accouchement et à la sortie de maternité, les hommes, se référant aux usages en cours sont, gratifient d’un nouvel habit la jeune mère. Question de la rendre davantage belle. Car après l’accouchement, la femme rajeunit. D’où, une nouvelle coiffure voire une nouvelle robe pour la sortie de la maternité. Une façon pour eux de remercier et encourager leur épouse. Sans tenir compte des moyens financiers du conjoint, certaines femmes se font exigeantes.

« Enfanter, c’est frôler la mort. Et sortir de maternité, ce n’est pas moins un triomphe… »

«C’est très symbolique, à l’instar d’une étudiante dont le parcours a été parsemé des difficultés, et le jour où l’établissement procède à la collation des grades académiques, elle doit nécessairement s’endimancher, pour des raisons évidentes. Une jeune mère a bien voulu porter le témoignage suivant : « Avoir toutes ces choses, c’est bien pour nous. Personnellement, je ne me vois guère portant de vieil habit en pareille circonstance. Car enfanter, c’est frôler la mort. Et sortir de maternité, ce n’est pas moins un triomphe. C’est une délivrance, entre la vie et la mort. Ces choses ne doivent plus être demandées ; les hommes doivent y penser automatiquement, c’est un acte de remerciement et d’encouragement envers son épouse. Mon mari le fait avant même l’accouchement. Il me pose la question : que préfères-tu mettre le jour de la sortie de maternité ? En effet, chacun a sa façon de faire les choses, mais en ce qui concerne les habits, chaussures, il s’agit de rendre l’autre davantage belle : par la coiffure, des bijoux, etc. Il y a des couples qui vont au-delà du simple port de pagne, en organisant une réception », a expliqué Mme Yvette Kalombo, négociante de bijoux au marché central de Kinshasa.

Mme Anastasie Kabamba : « Bien des hommes ont la volonté de présenter un beau cadeau à leur chère épouse, mais les moyens viennent à faire défaut. Il y a paradoxalement des hommes qui conditionnent l’achat d’un nouveau pagne par un accouchement. Ils sont bons avant le mariage et après cela, un cadeau est devenu difficile à obtenir. A cet égard, maintes femmes en font maintenant coutume : à chaque accouchement correspond un nouveau pagne. Nous l’intériorisons comme une forme de remerciement et d’encouragement. C’est l’aboutissement d’un processus entremêlé d’espoir et de crainte. Alors, ce moment doit se fêter. Nous ne demandons pas mieux que cela à la sortie de maternité», a-t-elle souligné.

Cependant, les femmes se font des soucis lorsqu’elles ne sont pas motivées par leur mari après accouchement. Très peu parmi elles comprennent et acceptent de sortir de la maternité sans habits neufs. Certaines prolongent leur présence à l’hôpital, en attendant que l’homme trouve de quoi apprêter un pagne. Neufs mois de grossesse, une motivation après accouchement rend la femme de plus en plus heureuse.

(Clémence Kilondo)

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La jeunesse, c’est l’avenir, dit-on couramment. Pour la préparer à ses responsabilités futures, il importe de mettre en place notamment des structures susceptibles de garantir une formation de qualité. M. Patrice Mayimbi Tununga est superviseur au Complexe scolaire Lengi II du quartier Des Marais, dans la commune de Matete. L’orateur (dont le discours suit), est d’avis que l’Etat congolais a la responsabilité de multiplier de bibliothèques scolaires, pour notamment aider les enfants et les jeunes à améliorer la lecture.

A l’heure où l’Internet et les jeux vidéo gagnent du terrain et occupent grandement le temps notamment des jeunes, il s’observe que le système scolaire congolais souffre du manque de bibliothèque scolaire. Avant de répondre à la question sur d’éventuelles retombées pédagogiques à cette situation, l’orateur pense qu’il faille revoir, en amont, l’importance de la bibliothèque. « C’est quoi une bibliothèque ? », s’interroge-t-il. Et de poursuivre : elle est une salle, un édifice où sont classés des livres pour la lecture. Il faudrait ainsi des gens qui y prennent de leur temps pour se consacrer à la lecture. Malheureusement à l’heure actuelle, les enfants ne s’adonnent pas tellement à la lecture. Aussi assiste-t-on progressivement à la disparition de bibliothèques. Cette situation qui mine notre société, produit une documentation insuffisante à nos enfants. D’où, la désinformation d’un grand nombre.

L’Internet et la bibliothèque scolaire, deux atouts pour une formation intégrale    

Avec les Nouvelles technologies de l’information et de la communication, NTIC, l’Internet peut s’avérer une compensation à la bibliothèque. Toutefois, il y a lieu de rappeler qu’une bibliothèque a un double objectif : elle est-là pour autant l’information que la lecture. Quand on s’adonne beaucoup à la lecture, l’on reçoit l’information et l’on améliore davantage son langage. A l’Internet, l’on accède à l’information en temps record. Et l’on comprend que pour la formation intégrale de l’individu, l’Internet et la bibliothèque scolaire, loin de se repousser, s’accordent.

(Payne )

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Les officiels des matches aller et retour de V.Club et de Sanga Balende sont connus

Dans quelques jours se disputeront les huitièmes de finale bis ou tour du cadrage de la Coupe de la Confédération. Les noms des officiels qui vont diriger ces rencontres ont d’ores et déjà été publiés par la Confédération Afri      caine de Football.

Ainsi, le match aller Stade Malien-V.Club du 15, 16, 17 mai à Bamako sera dirigé par des arbitres seychellois. Il s’agit de MM. Bernard Camille (arbitre central), Hensley Danny Petrousse (assistant 1), Eldrick Adelaide (assistant 2), Allister Barra (arbitre de réserve). Le Burkinabé Sita Sangare fera office de commissaire du match.

S’agissant du match retour V.Club-Stade Malien du 5, 6, 7 juin au stade Tata Raphaël, il sera officié par des arbitres tunisiens. Il s’agit de MM. Said Mohamed Kordi (arbitre central), Anouar Hmile (assistant 1), Jridi Faouzi (assistant 2) et Halthem Kossai (arbitre de réserve). Le Gabonais Apanga Lucien Nazaire officiera en qualité de commissaire du match.

Quant au match aller Sanga Balende-Zamalek du 15, 16, 17 mai à Mbuji-Mayi, il sera dirigé par des arbitres sénégalais. Il s’agit de MM. Malang Diedhiou (arbitre central), Djibril Camara (assistant 1), El Hadj Malick Samba (assistant 2), Daouda Gueye (arbitre de réserve. Le commissaire du match est le Congolais de Brazzaville Jacques Gambou.

Le match retour Zamalek-Sanga Balende au Caire du 5, 6, 7 juin sera confié aux arbitres gambiens. Ce quatuor est composé de MM. Bakary Papa Gassama (arbitre central), Dickory Jawo (assistant 1), Sulayman Sosseh (assistant 2) et Maudo Jallow (arbitre de réserve). LEthiopien Eligu Ashenafi en sera le commissaire du match.

(D.L.)

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*Il est vrai que la Gécamines a traversé une période difficile de son histoire à cause de la mauvaise politique de la deuxième République qui avait la main mise sur la gestion de l’entreprise. A l’heure actuelle, le Président de la République Joseph Kabila, de concert avec le Gouvernement de la République et la notabilité katangaise s’investissent pour la relance de la production de la Gécamines dans la province du Katanga

*Pour l’Intersyndicale de la Générale des Carrières et Mines (Gécamines), qui a organisé hier un échange avec la presse, le moment était venu pour sensibiliser davantage les autorités du pays, l’Etat congolais étant le premier actionnaire de la Gécamines, pour conjuguer des efforts en vue d’une relance effective de ce géant minier. Une relance qui permettra d’améliorer le social des travailleurs et apportera également un soutien approprié au budget de l’Etat congolais

L’Intersyndicale de la Générale des Carrières et Mines (Gécamines), a organisé une conférence de presse hier mardi 12 mai 2015 à Kinshasa, pour éclairer l’opinion sur la relance de la production de cette entreprise qui sort d’une crise ayant duré plus de deux décennies. Il est vrai que la Gécamines a traversé une période difficile de son histoire à cause de la mauvaise politique de la deuxième République, qui avait constamment la main mise sur la gestion de l’entreprise, a déclaré la Président de l’Intersyndicale, M. Schadrac Kasongo Mabuisha.

Et ce, avant d’ajouter qu’à l’heure actuelle, le Président de la République Joseph Kabila Kabange, de concert avec le Gouvernement de la République et la notabilité katangaise s’investissent pour la relance de la production dans les installations de la Gécamines dans la province du Katanga. Cette relance, à l’en croire, permettra d’améliorer le   social des travailleurs et apporter un soutien approprié au budget de l’Etat congolais.

En effet, la rencontre avec la presse avait également pour objectif de sensibiliser davantage les autorités du pays, l’Etat congolais étant le premier actionnaire de la Gécamines, il doit mobiliser les efforts en vue d’une relance effective de ce géant minier.

Parlant de l’historique, il importe de noter que c’est depuis 1990 suite à l’effondrement de la mine de Kamoto que la Société est entrée en difficulté. Pour l’heure, les travailleurs souhaitent voir leur situation sociale s’améliorer. Raison pour laquelle ils ont délégué leur porte-parole à Kinshasa pour frapper à la porte des décideurs en vue du bon fonctionnement de l’entreprise. Nous sommes dans une phase décisive, a déclaré M. Kasongo, président de l’intersyndical, avant d’ajouter que nous devrions saisir l’occasion d’être relancé.

Des coupures intempestives de courant

Créée en 1911, l’entreprise est butée à un sérieux problème de coupures intempestives de courant pour son fonctionnement. Ce, sans oublier la vétusté des machines.   « En tant que travailleurs, nous nous investissons tous les jours pour améliorer le niveau de production », explique le président de l’Intersyndicale, qui renchérit que la production étant faible, des efforts sont fournis par le Conseil d’administration et par le personnel qui ne veut pas mourir afin d’avoir des tonnes de cuivre certifiés en réserve. C’est alors que l’agent Gécamines touche son salaire 45 jours après sur base de ces recettes.

En effet, en février 2014, la Gécamines n’avait rien produit, alors il fallait recourir aux institutions financière dont les banques pour pouvoir payer les agents. Cette dette est de 120 millions de dollars américains. Ils ont interpellé l’autorité de tutelle pour que cette situation prenne fin.

Dans son intervention, il a aussi relevé l’inadéquation qui existe entre le niveau de production et la paie des agents. C’est ainsi que l’employeur a pris la décision de réduire le personnel en envoyant à la retraite certains agents qui ont atteint l’âge de 60 ans pour les femmes et 65 ans pour les hommes. Après examen des dossiers, 800 agents ont été sélectionnés et étaient autorisés de s’absenter du service en attendant leurs décomptes finals. Et, d’après le protocole d’accord qui sanctionnait cette décision, il y a eu réduction de 10% sur le salaire desdits agents. C’est depuis un mois que 200 agents dont 150 hommes et 50 femmes ont   reçu leur décompte final.

Echanges avec la presse

Dans l’échange avec la presse, une question a été posée aux intervenants, celle de savoir s’ils ont déjà préparé la relève en renvoyant à la retraite des agents âgés. En réponse à cette question, M. Kabila Ngoy du Syndicat permanent a souligné que l’entreprise, de commun accord avec le syndicat, a déjà préparé la relève. En effet, au moins 3000 (trois mille) journaliers travaillent dans les installations de la Gécamines et ils seront bientôt engagés. Priorité sera accordée aux enfants des agents retraités car, dit-il, les aînés qui nous ont précédés dans le métier ont droit à un repos honorable.

A la question relative à la nature de difficultés qu’ils rencontrent, ils ont indiqué que le courant électrique handicape beaucoup le fonctionnement de l’usine de métallurgie. C’est ainsi qu’en novembre dernier, la délégation syndicale a été reçue par différents ministres du gouvernement central avec qui ils ont échangé. Elle leur a signifié que si l’usine tourne normalement avec la production de 1500 tonnes, l’entreprise peut encaisser 10 millions de dollars et payer les salaires de ses travailleurs, s’acquitter des droits de l’Etat. Mais, ils travaillent avec de vielles machines, alors que leurs partenaires utilisent la nouvelle technologie.

Réagissant à la question en rapport avec la lettre que « les patriote katangais radicaux » ont dernièrement publiée, l’Intersyndicale la considère ni plus ni moins comme un tract et non comme une déclaration. Car pour eux, le signataire de cette fameuse lettre n’a pas révélé sa vraie identité. Le mouvement dont il se réclame n’existe pas au Katanga et les informations qui y sont contenues ne sont pas du tout fondées pendant qu’il s’attaque à des individus.

Voulant donner de la lumière sur le « contrat chinois », le président de l’Intersyndicale a souligné que si cette entreprise fonctionne aujourd’hui, c’est parce que le Chef de l’Etat a signé ce contrat. Et la seule priorité de la Gécamines, c’est la relance de la production. Pour les travailleurs, l’espoir se concentre sur des réserves certifiées. Sachant qu’avec 300 tonnes de cuivre, il y aura 18 millions de dollars américains, ce qui va permettre à l’employeur de s’acquitter des impôts, des salaires des agents et d’autres charges.

Pour l’Intersyndicale, l’emploi au sein de la Gécamines est stable, dit-il, avant de souligner qu’on respecte les hommes et les ouvriers. Les travailleurs sont convaincus que la situation actuelle est transitoire et la relance de la Gécamines est possible. Ils ont invité les Congolais à soutenir la Gécamines pour la construction de nouvelles usines, en vue de faire face à la concurrence qui est vive.

(Rebecca Tuzizila Muzama)