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La Communauté islamique en République démocratique du Congo (COMICO) a, par la bouche de son Secrétaire général Idris Katenga, fait la déclaration hier dimanche 29 novembre 2015, en rapport avec le prochain dialogue politique.

Dans cette déclaration, COMICO affirme avoir suivi avec attention le message du Chef de l’Etat qui ‘’concrétise le vœu de voir les Congolaises et Congolais réunis autour d’une table pour discuter et décider ensemble de la direction que doit prendre le pays, aujourd’hui à la croisée des chemins’’.

Se référant à la culture islamique, COMICO prône des concertations en toutes circonstances. Et comme 2006 a été émaillé d’affrontements ; 2011 a apporté une atmosphère quasi insurrectionnelle ; et tenant compte des violences du 19, 20 et 21 janvier dernier, l’on affirme que « les élections qui tuent ne peuvent être considérées comme des élections totalement réussies ». Et les causes des contestations et des violences qu’elles entraînent   sont liées à l’environnement politique.

Avant de clore son propos et dire aux uns et autres : « Sans passion ni à priori, allons au dialogue », COMICO a épinglé et condamné en 11 points les caractéristiques de l’environnement politique et électoral en Rdc : le double langage des acteurs politiques ; la question du financement des élections ; l’organisation de 11 scrutin en une année à cause du temps perdu ; la prospection de certains à croire que certaines élections sont plus importantes que d’autres ; la question du fichier électoral : sa mise à jour intégrale ou partielle, les nouveaux majeurs, les Congolais de l’étranger ; la répartition des sièges ; les vraies fausses cartes imprimées à l’Est, ; l’impréparation des partis politiques ; la faible implication de la communauté ; l’insécurité dans l’Est, ; la montée des discours apocalyptiques et des intégrismes politiques,… toutes ces matières méritent d’être débattues par les Congolais, sans complaisance, en vue de dégager des compromis. Ceci est donc un gage d’un processus électoral apaisé qui garantit l’intégrité du territoire et l’unité du peuple congolais dans sa diversité, conclut la déclaration.

(Emmanuel Badibanga)

 

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*Idimu, Nzakimuena, JSK et Sodigraf ont dominé respectivement Ujana, Tornado, Real de Kin et Jac Héritage

La 14ème journée du championnat de l’Entente provinciale de football de Kinshasa (Epfkin) a démarré hier au stade Tata Raphaël de la Kethulle avec deux rencontres.

En match phare, le FC Renaissance du Congo, le leader (36 points) recevait le 3ème au classement, New Jak FC (27 points), un match à sens unique. Le portier Muzengu de New Jak FC ayant commis deux bourdes qui ont coûté cher à son équipe. D’abord, il lâche le ballon qu’il avait pourtant déjà capté, la défense dégage en catastrophe, trouve Matumona Zola « Rumm » qui frappe, mettant le cuir hors du portier à la 10ème minute, 1-0. Il va récidiver, lâchant un autre centre venant de la gauche vers la droite, Kazadi Kasengu n’a fait que glisser le ballon au fond à la 35ème minute. 2-0 fut le score à la mi-temps. Après les citrons, Musinga servi par Zola croise son tir dans la lucarne et marque le troisième but à la 80ème minute et le buteur-maison et meilleure buteur du championnat, Manga clôture la série en trompant le portier Munzengu. Un défenseur venu à sa rescousse, prolonge le ballon au fond de ses propres filets.4-0 est le score au finish. Il n’y a pas eu match comme l’attendait les sportifs.

Le FC Renaissance du Congo caracole seul en tête du classement avec 39 points suivi de JSK (32 points).

En premier match, l’OC Idimu a dominé l’AC Ujana par 2-0, sur les réalisations des Sumbuka à la 7ème minute et Toko Wasala à la 62ème minute.

Vendredi, pour le compte de la 13ème journée, Nzakimuena a eu raison du FC Tornado par un doublé de Wangana sur deux penaltys exécutés par Wangana aux 49ème et 84ème minutes.

En premier match, le même vendredi, Jac Héritage est tombé armes à la main devant le RC Sodigraf par 0-1, grâce un but de Ziku Zeki à la 61ème minute.

En deuxième rencontre, JSK a fait l’essentiel en battant l’AC Real par 1-0, sur une réalisation du capitaine Ebondo Powa à la 69ème minute.

 

(Gaby Mass)

 

 

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Après le sommet extraordinaire de la CEEAC dans la capitale Gabonaise, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Raymond Tshibanda N’tungamulongo a pris une part active à la réunion des chefs de la diplomatie de l’Afrique centrale sur les questions de sécurité dans la région. Organisée par le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), la 41ème réunion ministérielle du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargée des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC), s’est tenue à Libreville du 23 au 27 novembre 2015.

Au cœur des discussions, l’examen des plusieurs questions sécuritaires, notamment la situation géopolitique et sécuritaire de la sous-région, le plan d’action de lutte contre le terrorisme et les armes légères, la promotion du désarmement et des programmes de limitation des armements en Afrique centrale, la lutte contre les groupes armés en Afrique centrale, y compris Boko Haram, la piraterie et la sécurités maritimes, le phénomène du braconnage en Afrique centrale, la lutte contre le trafic de drogue et le crime transnational organisé en Afrique centrale, l’évolution du processus de mécanismes sous-régionaux de paix et de sécurité, ainsi que le développement de partenariats stratégiques.

Au cours de son intervention, le chef de la diplomatie congolaise, Raymond Tshibanda a rappelé aux participants l’engagement de son pays pour une paix et une stabilité durable dans la région. Car sans la paix, aucun développement n’est envisageable. A cette occasion, le chef de la diplomatie gabonaise, Emmanuel Issoze Ngondet en a appelé à une stratégie globale permettant aux Etats membres à prendre des mesures efficaces pour la sécurité de la Région.

Selon le Représentant spécial de la Présidente de la commission de l’Union africaine, le Général Jean-Marie Michel Mokoko, Chef de la Mission de l’UA pour la Centrafrique et l’Afrique centrale, actuellement, la situation dans la sous-région demeure préoccupante en RCA, au Burundi, au Tchad et au Cameroun.

Le dialogue salué au Gabon

Concernant la République démocratique du Congo, l’Union africaine a salué l’organisation d’un dialogue politique national et inclusif de toutes les forces vives du pays, initié par le chef de l’Etat Joseph Kabila, en vue d’assurer la paix et la cohésion nationale pour des élections apaisées et crédibles.

L’Union africaine et les Nations Unies ont précisé que l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la Région des Grands-Lacs, signé à Addis-Abeba, le 24 février 2013, suivi des Déclarations de Nairobi signées le 12 décembre 2013, demeurent les cadres consensuels de règlement durable des questions liées à la situation dans l’Est du Congo, dans la région des Grands-Lacs et en Afrique centrale.

Quant au Représentant spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), Abdoulaye Bathily, il a présenté le message de Ban Ki-moon aux chefs de la diplomatie de l’Afrique centrale, en précisant que les Nations Unies aideront les Etats d’Afrique centrale à promouvoir le dialogue, à consolider les acquis démocratiques pour la tenue des processus électoraux pacifiques et démocratiques, et à renforcer les capacités de la sous-région dans le domaine de la consolidation de la paix .

L’objectif étant le renforcement de la coopération pour toutes les questions de la paix, de stabilité et de sécurité dans la sous-région de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale. Actuellement, le Gabon succède à l’Angola et assure la présidence du Bureau de la 41ème réunion ministérielle du Comité consultatif permanent de l’UNSAC.

(JMNK)

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Poursuite hier de la 5è journée de séances d’entrainement de la Liprocyenoki

Quelques cyclistes du Nord-Kivu

 Après l’obtention de documents migratoires, les entrainements ont repris hier dimanche 29 novembre 2015 à la Ligue Provinciale de Cyclisme Environnemental du Nord-Kivu ‘’Liprocyenoki’’ sous la conduite de M. Spraya Mwana Bwato, président de la ligue précitée. A cette occasion, les cyclistes se sont relancés sur les routes de l’axe Rubavu (Gisenyi)-Musanze (Ruhengeri) au Rwanda distant de 140 km en raison de 70 km en aller et 70 km au retour.

Ces entrainements s’inscrivent dans le cadre des préparatifs au championnat national de cyclisme 2015 qui se déroulera à Mbuji-Mayi et Kananga au mois de décembre de l’année en cours.

Rappelons que ces entrainements ont été suspendus durant trois semaines, soit trois dimanches de suite 8, 15 et 22 novembre par manque de documents migratoires appropriés devant permettre aux cyclistes de circuler librement dans les pays de la Région des Grands Lacs regroupant la RDC, l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi. Les séances d’entrainements avaient débuté le 11 octobre et s’étaient poursuivies le 18, 25 octobre jusqu’au 1er /11/2015 soit durant 4 journées.

Comme on peut aisément le constater, la Liprocyenoki en est là à sa 5è journée de préparation tandis que les autres traînent les pieds. A dire vrai, c’est une ligue à féliciter et à encourager.

 

(Antoine Bolia)

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Le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (Ceni), Corneille NANGAA YOBELUO, a reçu hier l’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en République Démocratique du Congo, James SWAN.

C’est un véritable ballet diplomatique à la Ceni depuis l’investiture du nouveau président de la centrale électorale congolaise. Après les européens et les sud-africains, c’était au tour des américains de s’enquérir à leur tour de l’état du processus électoral et de la vision incarnée par le nouveau leadership de la Ceni, renseigne une dépêche publiée hier.

Des échanges auxquels a été associé le Représentant Pays Adjoint de l’Agence Américaine pour le Développement International (Usaid), Christophe TOCCO et l’Assistant Politique près l’Ambassade des Etats-Unis en RDC.

Le président de la Ceni a présenté à son hôte ses vœux de bonne fête à l’occasion de la Thanksgiving (célébration américaine intervenant tous les derniers jeudis du mois de novembre) qui n’a pas empêché la séance de travail entre les deux personnalités. Toutes les grandes questions étaient sur la table pour mieux comprendre les vrais défis du processus électoral en cours, précise cette dépêche.

S’exprimant brièvement au terme de l’audience lui accordée jeudi matin par le Président de la CENI, l’Ambassadeur James SWAN a félicité l’équipe dirigeante renouvelée de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) en soutenant que son pays reste intéressé par la poursuite normale du processus électoral en République Démocratique du Congo.

« J’ai d’abord félicité le Président à la prise de ses nouvelles fonctions qui sont si importantes. Evidemment, il a une responsabilité vraiment primordiale pour l’avenir du pays et nous avons présenté au Président et à son équipe un plein succès. Nous avons aussi partagé le souhait que j’ai exprimé de notre part, que les préparatifs électoraux avancent très rapidement afin de répondre à l’attente de la population. Nous avons aussi souligné en outre que la CENI a un rôle central d’offrir des recommandations, des suggestions, des idées, des orientations techniques afin de permettre les préparatifs électoraux d’avancer rapidement », a indiqué le diplomate américain au sortir de l’audience.

Le président de la CENI a salué l’apport de la Communauté Internationale dans son ensemble et des Etats-Unis d’Amérique en particulier en qu’elle (communauté internationale) est déjà présente aux côtés de la CENI notamment à travers quelques experts de la MONUSCO, 5 experts de l’Union Européenne pour le compte du Projet d’Assistance au Processus Electoral au Congo (PACEC) du PNUD et 3 experts de l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID) dont 1 est déjà arrivé en RDC.

(Yassa)

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  1. Sidibe salue l’engagement de la Communauté mondiale de mettre fin à la maladie à l’horizon 2030

« Dans le cadre des Objectifs de développement durable, la communauté mondiale s’est engagée à mettre fin à l’épidémie de sida à l’horizon 2030. Cet objectif – ambitieux mais tout à fait réalisable – offre une opportunité inégalée pour changer à jamais le cours de l’histoire, ce que notre génération doit faire pour les générations à venir », a indiqué le Directeur exécutif de l’Onusida, Michel Sidibe dans un message publié hier à la veille de la journée mondiale contre le sida, célébrée le 1 décembre de chaque année.

Aujourd’hui, dit-il ; «  nous vivons dans des communautés fragiles dans lesquelles des inégalités peuvent subsister lorsque des personnes dans le besoin n’ont pas accès aux services essentiels. Pour modifier cette dynamique, nous devons accélérer le rythme de notre action. Nous savons qu’un renforcement des services locaux permettra d’atteindre les populations clés et favorisera ainsi l’émergence de sociétés en meilleure santé et plus résilientes ».

Michel Sidibe s’est réjoui du fait qu’aujourd’hui, le monde dispose de tout ce qui est nécessaire pour briser l’épidémie et empêcher sa résurgence, pour prévenir un nombre substantiellement plus important de nouvelles infections à VIH et de décès liés au sida, et pour éliminer la stigmatisation et la discrimination liées au VIH.

A cet effet, dit-il ; « Nous avons déjà réussi à fournir un traitement vital à 15,8 millions de personnes. En outre, nous sommes de plus en plus capables d’affiner nos efforts et d’atteindre avec plus de précision des personnes qui seraient autrement laissées pour compte. En ciblant ainsi les lieux et les populations, les pays peuvent répartir les initiatives afin d’améliorer l’accès ».

En cette Journée mondiale de lutte contre le sida, les pays mettent en œuvre la Stratégie d’accélération de l’ONUSIDA et, avec des investissements engagés dès le départ. Ce quoi amène, le Directeur exécutif de l’Onusida d’espérer combler plus rapidement les lacunes dont souffrent les services essentiels. Ainsi, les ressources permettent d’en faire plus pour atteindre un plus grand nombre de personnes et changer leur vie.

Avec les Objectifs de développement durable, le monde est entré dans une nouvelle ère d’innovation et d’intégration. « Nous avons une meilleure vision des liens de corrélation entre les objectifs mondiaux et appréhendons mieux la manière de progresser ensemble. Nous pourrons mettre fin à l’épidémie de sida en permettant aux adolescentes et aux jeunes femmes d’avoir accès à l’éducation et à des services de prise en charge du VIH et de santé sexuelle et reproductive appropriés ; en permettant aux populations clés, comme les personnes qui consomment des drogues injectables et les personnes transgenres, d’avoir pleinement accès à des services de santé dispensés dans le respect et la dignité ; en permettant à chaque enfant de naître sans être porteur du VIH et, enfin, en permettant à ces enfants et à leurs mères non seulement de survivre, mais de s’épanouir », a-t-il conclu en précisant que l’étape actuelle de la riposte au sida est captivante. Car, la mise en place de la dynamique permettra à chacun de connaître un avenir durable, équitable et en bonne santé.

 

(Yassa)

 

Editorial pour le 1ER décembre 2015

La fin du SIDA en 2030 ?

En ce 1er décembre, journée mondiale du Sida, nous sommes à un tournant historique de l’épidémie. Depuis quinze ans, un engagement international, politique et financier nous fournit les moyens de venir à bout du Sida. Ne baissons pas les bras. Avec la mise en place d’un nouveau plan d’action, nous avons les moyens d’en finir avec cette menace mondiale d’ici 2030. Sinon, l’épidémie pourrait reprendre de plus belle, avec des conséquences catastrophiques.

Depuis 2000, la réactivité au niveau international a permis d’éviter 30 millions de nouvelles infections et presque 8 millions de décès liés au Sida. Dans les cinq pays les plus touchés par le VIH (l’Inde, le Mozambique, le Nigéria, l’Afrique du Sud et le Zimbabwe), le cours de l’épidémie a été inversé. Il faut savoir qu’il y a quinze ans, moins de 700 000 personnes avaient accès au traitement antirétroviral. Elles sont plus de 15 millions à en bénéficier aujourd’hui. Elles sont la preuve que nos objectifs de soins ont été atteints.

Mais cette réussite pourrait être de courte durée car aucune région au monde n’est épargnée par le Sida.

Saviez-vous que le Sida reste la première cause de mortalité chez les femmes en âge de procréer? Et qu’à l’échelle mondiale, les adolescentes et les jeunes femmes de 15 à 24 ans sont deux fois plus touchées par le virus que les garçons et les jeunes hommes du même âge?

On observe même une reprise des infections dans des pays qui maitrisaient l’épidémie, notamment dans des pays à revenu élevé. Sur les 36,9 millions de personnes qui vivent avec le VIH à l’heure actuelle, la moitié ignore qu’elle est séropositive, et plus de 22 millions n’ont pas accès à des traitements antirétroviraux qui prolongeraient leur durée de vie et empêcheraient la transmission du virus.

Accélérer la riposte

L’ONUSIDA a mis en place un programme pour éliminer le Sida d’ici 2030. Cette initiative, caractérisée par l’accélération des efforts sur les 5 prochaines années, a pour objectif de traiter 90% des personnes touchées par le Sida d’ici 2020. Ce qui signifie que 90 % des personnes vivant avec le VIH sauraient qu’elles sont séropositives, et que 90 % d’entre elles auraient accès aux soins. Sur ces 90%, 90% sous traitement empêcheraient la propagation du virus. Cet objectif de « 90-90-90 » s’applique à tous : enfants, adultes, adolescents, hommes, femmes, qu’ils soient riches ou pauvres. Cette approche accélérée réduirait également 75% des nouvelles infections et mettrait fin à la discrimination contre les personnes atteintes du Sida.

Si, d’ici cinq ans, ces objectifs sont atteints, moins de fonds seront nécessaires pour éliminer l’épidémie d’ici 2030. Un accroissement annuel des investissements actuels de l’ordre de 10 milliards d’euros garantirait un retour sur investissements de seize euros pour chaque euro placé.

Depuis 2000, les investissements sont passés de plusieurs millions d’euros à plusieurs milliards en 2015.

La riposte au Sida est d’ailleurs un exemple dans le domaine du développement car un nombre croissant de pays sont autonomes dans leur financement de l’épidémie.

 

N’oublions personne

La riposte au Sida s’est construite sur une approche humanitaire. En plaçant les personnes atteintes du VIH au cœur de cette démarche, l’attention s’est déplacée de la maladie vers les besoins individuels. Notamment en levant le voile sur la discrimination subie par les personnes qui vivent avec le virus. Là aussi, il reste encore beaucoup d’inégalités. Trop souvent, les adolescentes, les homosexuels, les professionnels du sexe, les migrants, les consommateurs de drogues injectables et la population carcérale se voient refuser l’accès à la santé. Nous avons affaire ici à une véritable injustice sociale qui touche en premier lieu les femmes.

Sur les 620 000 nouvelles infections de VIH, tous pays confondus, qui ont touché les adolescents en 2014, 56% étaient des jeunes femmes. Ce chiffre passe à 62% pour la catégorie d’âge 10-19 ans, alors qu’en Afrique sub-saharienne 71% de filles sont plus touchées que les garçons du même âge. L’inégalité des rapports de force dans les relations sexuelles ainsi que l’absence d’accès à l’information et aux services de santé exposent les femmes, et tout particulièrement les jeunes filles à l’infection du VIH.

On oublie trop souvent que le Sida est la première cause de décès chez les jeunes Africaines aujourd’hui, car trop de jeunes ne connaissent pas les risques d’infection ni les moyens de s’en protéger.

Tous Ensemble contre l’Epidémie

Au mois de septembre 2015, dans le cadre des objectifs de développement durable, l’ONU et les états membres ont réitéré leur engagement à éliminer le Sida d’ici 2030. L’ONUSIDA a mis en place un plan d’action sur 5 ans qui inclut l’expansion de programmes axés sur les populations les plus vulnérables et leurs besoins.

La réaction mondiale au cours des 5 prochaines années va donc être cruciale : verra-t-on une nouvelle génération grandir avec l’épidémie ou celle-ci disparaîtra-t-elle dans les 15 ans à venir ?    

En adoptant le plan d’action de l’ONUSIDA, nous pouvons éviter ensemble 21 millions de décès liés au Sida et 28 millions de nouvelles infections d’ici 2030.

Aujourd’hui, engageons-nous ensemble à mettre fin à ce fléau.

Michel Sidibé, Directeur Exécutif de l’ONUSIDA

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Amnesty international vient encore une fois de taper à coté pour saper l’honneur de la Rdc, à l’heure où le pays est engagé dans la voie du dialogue national. Dans son rapport publié hier jeudi 26 novembre, Amnesty International dénonce la répression qui « s’abat sur la société civile et l’opposition en République démocratique du Congo ». Selon cette ONG, la justice congolaise est instrumentalisée pour « réduire au silence ceux qui sont en désaccord avec l’idée d’un troisième mandat pour le président Kabila ».

Il s’agit visiblement d’une double accusation gratuite qui ne peut que discréditer ses auteurs qui cherchent continuellement des poux sur la tête d’un chauve, même si à l’en croire, des militants et responsables politiques qui dénoncent ‘’les manœuvres de Joseph Kabila, le président de la République démocratique du Congo, afin de briguer un troisième mandat, sont soumis à des arrestations arbitraires et, dans certains cas, placés en détention au secret pour des durées prolongées’’, note curieusement Amnesty international, dans un rapport dont plusieurs s’étaient procuré les pages avant ladite publication.

L’intitulé du fameux rapport

Le rapport intitulé « Ils sont traités comme des criminels. La RDC fait taire des voix discordantes pendant la période préélectorale » cite les noms de quelques personnes arrêtées. Selon Amnesty international, elles ont été arrêtées « pour avoir fait usage pacifiquement de leur droit à la liberté d’expression, de réunion et d’association ».

L’ONG cite notamment les noms d’Ernest Kyaviro, Cyrille Dowe, Jean-Bertrand Ewanga, Jean-Claude Muyambo, Vano Kiboko et Christopher Ngoyi, dont la justice congolaise s’est saisis en toute indépendance, reprochant aux uns et aux autres des faits punissables par les lois de la République.

Amnesty international évoque également les cas de Fred Bauma et Yves Makwambala arrêtés en mars par les forces de sécurité lors d’une conférence de presse pour le lancement du programme de Filimbi (sifflet, en swahili), un mouvement de jeunesse dont la démarche n’a pas été approuvée par Kinshasa. Ce qui justifie encore leur détention avant de dire droit.

Un rapport sur base de soupçons

Pour Evie Franck, chercheuse à Amnesty international : « depuis le début de l’année, la justice a été d’une certaine manière instrumentalisée pour faire taire ceux qui sont en désaccord avec l’idée d’un troisième mandat du président Kabila ou qu’il reste au pouvoir par un glissement des élections. En fait, cette instrumentalisation commence par les arrestations arbitraires », explique-t-elle, oubliant qu’aucun leader du G7 qui s’est clairement opposé à Joseph Kabila pour des mêmes allégations n’est aux arrêts.

La chercheuse évoque le rôle joué par l’Agence nationale de renseignements (ANR) dans beaucoup d’arrestations. « L’agence [national de renseignements] ne respecte pas le droit garanti par la constitution de la République notamment il y a la pratique de détention au secret des individus, garder en détention sans charge, sans avoir accès à un avocat. Nous voyons la liberté provisoire être toujours refusée souvent sans motivation », commente Evie Franck pince sans rire.    Pourtant ce service d’intelligence veille au grain à la sûreté ainsi qu’à la sécurité de l’Etat, comme il en existe de par le monde.

Bref, le rapport d’Amnesty international porte sur à peine huit personnes incarcérées sur des près de 80 millions des Congolais, pour des faits mis à leur charge. Et il n’est pas exclu que Joseph Kabila, en marge du Dialogue dont les jours sont comptés, exerce son pouvoir discrétionnaire de magistrat suprême en faveur de certains d’entre eux.

« Le chef de l’Etat congolais Joseph Kabila achève son deuxième mandat en décembre 2016. L’actuelle constitution l’interdit de briguer un troisième mandat. L’opposition le soupçonne de vouloir rester au pouvoir au-delà de son mandat », commente la dépêche de cette Ong étrangère comme si les fils et les filles de la Rdc ne pouvaient pas, en toute indépendance, revisiter certaines dispositions de cette loi fondamentale par consensus. Qui pis est, Kabila n’a jamais dit qu’il s’éterniserait au pouvoir. Parler d’un soupçon n’est qu’un alibi désuet, distillé faute d’arguments solides.

Ce n’est pas le gouvernement de la République qui manquera de réagir face à ce rapport de près comme de loin tendancieux.

L’Avenir

 

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*C’est à tort que la CENCO croit que la nomination des Commissaires spéciaux non élus par le souverain primaire constitue un recul pour la démocratie. D’autant plus que le Chef de l’Etat n’a fait qu’exécuter l’arrêt de la Cour Constitutionnelle, qui avait ordonné au Gouvernement de « prendre sans tarder des dispositions transitoires et exceptionnelles en vue de faire régner l’ordre public, la sécurité et assurer la régularité ainsi que la continuité des services publics dans les nouvelles provinces ».

*Pour la CENCO qui s’est exprimé hier dans un nouveau message, l’avenir heureux de la RD Congo réside incontestablement dans la sauvegarde de l’intégrité du territoire national, le respect de la Constitution, socle de la jeune démocratie, et la tenue des élections libres et transparentes dans les délais constitutionnels. Elle se propose de mobiliser le peuple à travers des actions de grande envergure comme la Neuvaine de prières, la marche pacifique, etc.

Qui va arrêter la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) ? Pourquoi voit-elle toujours le rouge là où beaucoup voient du blanc ? Pourquoi semer autant de messages de désespoir au sein de la population congolaise qui n’en a pas besoin? A-t-elle un problème particulier avec l’actuel Président de la République ? Est-ce que la mission prophétique de l’Eglise l’oblige-t-elle à créer de l’incertitude au niveau de la population ? Voilà autant de questions que les Kinois se posent au lendemain de la énième déclaration de la CENCO intitulée : « Faudrait-il encore que le sang coule en Rd Congo ? », se référant au 4ème chapitre du livre de Genèse, verset 10 de la Bible. Comme si la CENCO est informée d’un plan machiavélique ourdi, qui viserait de faire couler le sang des Congolais.

Et pourtant, nombreux ont été des signaux positifs ces derniers temps donnés par le Chef de l’Etat, qui est déterminé à conduire le peuple au dialogue politique inclusif. Un dialogue voulu par les uns et les autres au vu des difficultés nées du processus électoral et les défis à relever à ce sujet, de même que quelques contradictions apparues principalement au sein de la classe politique.

Pour rencontrer l’exigence de l’opposition, l’émissaire du Chef de l’Etat, en la personne de Raymond Tshibanda, a même séjourné à New York afin de solliciter l’implication de la plus haute autorité des Nations Unies, Ban Ki-moon, en vue de la désignation d’un médiateur internationale. Pour ce faire, quatre noms ont même été proposés. Au moins deux d’entre eux ont été actés par ladite opposition. Les deux derniers conseils des ministres présidés successivement par le Président de la République et le Premier ministre, soit le mardi et le mercredi de cette semaine, avaient pour nature d’informer à la population qu’incessamment, le Président de la République fixera l’opinion sur l’option qu’il a levée à cet effet.

Le recul de la démocratie

Pour la CENCO, la nomination des Commissaires spéciaux non élus par le souverain primaire constitue un recul pour la démocratie. « La République Démocratique du Congo présente aujourd’hui un visage hybride avec d’un côté 5 provinces dirigées par des Gouverneurs et des Assemblées provinciales élus et, de l’autre, 21 provinces avec des Commissaires spéciaux nommés », indique la déclaration.

Et pourtant, en procédant de la sorte, la CENCO oublie vite que le Gouvernement n’a fait qu’exécuter l’Arrêt N° R. Const.0089/2015 du 08 septembre 2015. En effet, cet arrêt de la Cour Constitutionnelle avait ordonné au Gouvernement de « prendre sans tarder des dispositions transitoires et exceptionnelles en vue de faire régner l’ordre public, la sécurité et assurer la régularité ainsi que la continuité des services publics dans les nouvelles provinces ».

C’est dans le but de matérialiser l’exécution de cet arrêt dans le strict respect de la Constitution et des lois de la République que les Commissaires Spéciaux du Gouvernement et Commissaires Spéciaux Adjoints ont été nommés pour administrer les nouvelles provinces, à titre transitoire et exceptionnel.

Il convient de noter à ce sujet que l’injonction de la Cour constitutionnelle cadre parfaitement avec l’esprit de la loi N°08/012 du 31 juillet 2008 portant principes fondamentaux relatifs à la libre administration des provinces qui stipule dans ses articles 63 à 66 qu’en cas de nécessité en matière de représentation de l’Etat en province,’’ le pouvoir central peut se substituer au Gouverneur de province’’. Ce projet d’Ordonnance a été adopté par le Conseil et sera soumis à la sanction du Président de la République. A dire qu’il s’agit d’un recul de la démocratie, de quelle démocratie s’agit-il ?

Rester vigilant

Au point 7 de la déclaration, la CENCO demande au Peuple congolais de faire preuve de vigilance dans l’esprit de l’article 64. Un peu comme le dirait un prophète de malheur, c’est comme si la CENCO est informée d’un complot qui serait préparé quelque part contre le peuple ! Aussi, rappeler cette disposition constitutionnelle, ce n’est ni plus ni moins que de l’intoxication et de l’appel à un soulèvement populaire.

Il est vrai, à en croire le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, que le peuple qui attend fiévreusement le dialogue, ne pourra prêter oreille à ces genres d’informations. Du reste, l’Hôtel de ville est prévenu, et pourra au moment venu prendre des dispositions utiles, pour que cette marche prévue le 16 février 2016, si elle est autorisée, ne puise diviser qu’unir les Congolais. Il faut arrêter de faire couler le sang ! Et cela, de manière civilisée.

Ci-dessous, l’intégralité du message du comité permanent extraordinaire de la CENCO pour la réussite du processus électoral :

L’Avenir

 

 

Faudrait-il encore que le sang coule en RD Congo? (cf. Gn 4,10)

MESSAGE DU COMITE PERMANENT EXTRAORDIANIRE DE LA CENCO

POUR LA REUSSITE DU PROCESSUS ELECTORAL

  1. Réunis à Kinshasa, du 23 au 24 novembre 2015, Nous, Cardinal, Archevêques et Evêques membres du Comité Permanent de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), faisant suite à notre point de vue du 12 novembre 2015 sur le dialogue national dans le respect absolu du cadre constitutionnel et institutionnel en vigueur, avons échangé sur la situation du pays, une année avant les échéances électorales de novembre 2016: elle est inquiétante et préoccupante. Nous avons évoqué le souvenir malheureux et douloureux des guerres et tribulations qui ont semé le désarroi dans la population congolaise et fait couler le sang des millions des fils et filles de notre pays à cause notamment d’une certaine façon d’accéder au pouvoir par la force et de l’exercer au détriment du bien commun.
  2. Comme nous l’avons exprimé dans notre lettre donnée à Rome à l’occasion de la visite ad limina en septembre 2014, nous demeurons persuadés que les citoyens et les hommes politiques qui aiment vraiment ce pays éviteront d’engager la Nation dans une voie qui risquerait de faire couler davantage le sang des Congolais. Hélas! Malgré notre message, en janvier 2015 le sang a encore coulé suite à la tentative de contourner les dispositions constitutionnelles. Il faut arrêter de faire couler le sang.
  3. Nous reconnaissons les efforts consentis par le Gouvernement pour la démocratisation du pays. Malheureusement, nous sommes peinés de constater que l’approche des échéances électorales amène encore son lot de restrictions des libertés individuelles, la croissance de répressions et d’intimidations. La démocratie ne doit pas être un simple slogan, mais plutôt une culture et l’alternance en est une expression.
  4. La gestion démocratique exige des règles et des valeurs respectées de tous. Ainsi, la nomination des Commissaires spéciaux non élus par le souverain primaire constitue un recul pour la démocratie. La République Démocratique du Congo présente aujourd’hui un visage hybride avec d’un côté 5 provinces dirigées par des Gouverneurs et des Assemblées provinciales élus et, de l’autre, 21 provinces avec des Commissaires spéciaux nommés.
  5. Pour la CENCO, l’avenir heureux de la RD Congo réside incontestablement dans la sauvegarde de l’intégrité du territoire national, le respect de la Constitution, socle de notre jeune démocratie, et dans la tenue des élections libres et transparentes dans les délais constitutionnels. Aussi, en tant que fils de ce pays et en vertu de notre mission de pasteurs, serviteurs de la Vérité et de la paix, nous voulons apporter notre contribution pour la consolidation de la paix, la sauvegarde de la démocratie et le respect de la Constitution.
  6. Nous nous engageons à mobiliser les fidèles chrétiens, les hommes et les femmes de bonne volonté à travers toute l’étendue de la République autour des initiatives spirituelles pour implorer la grâce de la paix et de la miséricorde sur notre pays. Il s’agit notamment de :

1° l’organisation d’une Neuvaine de prières dans toutes les paroisses et les CEV en vue de la réussite du processus électoral et de la sauvegarde de l’intégrité territoriale à partir du 8 décembre 2015, jour d’ouverture de l’Année de la Miséricorde, décrétée par le Saint-Père, le Pape François;

2° la programmation de la Marche pacifique de tous les chrétiens, hommes et femmes de bonne volonté dans tous les diocèses pour consolider la démocratie, le 16 février 2016 à l’occasion de l’ouverture de l’année jubilaire de la marche historique du 16 février 1992 ;

3° l’organisation dans les paroisses et les mouvements d’action catholique, tous les premiers samedis du mois, d’une Prière spéciale pour la justice et la paix;

4° la Célébration d’un culte œcuménique pour la paix pendant la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens du 18 au 25 janvier 2016.

  1. Nous nous engageons également à poursuivre l’éducation civique et électorale de la population à la base pour l’aider à s’approprier la Constitution de la République. Nous demandons au Peuple congolais de faire preuve de vigilance dans l’esprit de l’article 64 qui stipule que « Tout congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou tout groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution ».
  2. L’avenir paisible de la RD Congo est une grave responsabilité qui incombe à tous les Congolaises et Congolais. Le peuple ne doit pas être pris en otage par un agir politique qui sacrifie l’intérêt supérieur de la Nation. Faudrait-il encore que le sang coule en RD Congo?
  3. Nous invitons toutes les forces vives de la Nation à un sursaut patriotique et à un réel engagement pour assurer la réussite du processus électoral, gage de l’émergence d’un Congo nouveau et prospère.
  4. Que par l’intercession de la Sainte Vierge Marie, Reine de la paix, et de la Bienheureuse Marie- Clémentine Anuarite, Vierge et Martyre, victime des violences politiques dans notre pays, Dieu bénisse la RD Congo et son peuple.

Kinshasa, le 24 novembre 2015

 

LES EVEQUES MEMBRES DU COMITE PERMANENT DE LA CENCO PRESENTS A LA SESSION EXTRAORDINAIRE du 23 au 24 novembre 2015

  1. S. Exc. Mgr Nicolas DJOMO, Evêque de Tshumbe et Président de la CENCO
  2. S. Exc. Mgr Joseph BANGA, Evêque de Buta, Vice-président de la CENCO
  3. S. Em. Laurent Card. MONSENGWO, Archevêque de Kinshasa
  4. S. Exc. Mgr Dieudonné URINGI, Evêque de Bunia, Représentant de son Exc. Mgr Marcel UTEMBI, Archevêque de Kinsangani
  5. S. Exc. Mgr Gaspard MUDISO, Evêque de Kenge, Président de la CEDF
  6. S. Exc. Mgr Philibert TEMBO, Evêque de Budjala, Président de la CEE
  7. S. Exc. Mgr Willy NGUMBI, Evêque de Kindu, Président de la CEAL
  8. S. Exc. Mgr Janvier KATAKA, Evêque de Wamba, Président de la CEOD

9 S. Exc. Mgr Cyprien MBUKA, Evêque de Boma, Président de la CEIS

10.8. Exc. Mgr Fridolin AMBONGO, Evêque de Bokungu-Ikela, Président de la CEJP et de la CERN

  1. S. Exc. Mgr Fulgence MUTEBA, Evêque de Bokungu-Ikela, Evêque de Kilwa-Kasenga, Président de la CECOS
  2. S. E. Mgr Gaston RUVEZI, Evêque de Sakania-Kipushi, président de la CECDI

 

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*L’AC Rangers et l’AC Kuya envoient aux études l’AC Bandal et l’OC Idimu

La 13ème journée du championnat de l’Entente provinciale de football de Kinshasa (Epfkin) a démarré hier au stade Tata Raphaël de la Kethulle.

Le match phare opposait OCK au FC Renaissance du Congo. Dès le coup d’envoi, OCK se lance à l’attaque et rate deux occasions nettes mais aussitôt, le FC Renaissance contre-attaque et marque par Djuma à la 18ème minute sur une frappe de loin que le portier Bosa Dirou de OCK ne maîtrise pas. Pourtant, il semblait capter le cuir qu’il lâche après. Une minute après, soit à la 19ème minute, Ngimbi double l’équation. L’entraîneur Mutufuila décide de remplacer le portier Bosa Dirou par Ngima Mavula qui viendra limiter le dégât. Les équipes regagnent les vestiaires sur ce score de 2-0.

Après les citrons, OCK revient avec la même détermination mais rate les occasions pourtant nettes. Sur une course endiablée, Kazadi alias « Zadio » met le buteur-maison Manga sur orbite pour le 3ème but à la 73ème minute.

Dans la matinée, pour le compte de la même journée, OC Idimu est tombé devant l’AC Kuya sur le score de 1-2, sur réalisations de Mengema à la 6ème minute et Matafadi à la 23ème minute sur penalty et celui de l’OC Idimu l’a été par Toko dès la 3ème minute.

En deuxième match, l’AC Rangers a envoyé aux études l’AC Bandal, battu par 4-1, grâce aux buts de Moloko à la 20ème minute , Wane à la 30ème minute, Ingoli à la 70ème minute et Mukoko à la 81ème minute. Mpungu a sauvé l’honneur à la 84ème minute.

Ce vendredi 27 novembre 2015

9h00’ : RC Impact-AC Ujana

11h30’ : JAC Héritage-RC Sodigraf

13h30’ : FC Nzakimuena-FC Tornado

15h30 ‘ : AC Real de Kin-JSK

 

(Gaby Mass)

           

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J-C Mukanzo exhorte les couples à gérer leurs différends

Les violences conjugales sont présentes dans la vie de tous les jours vies ; mais très peu seulement sont exposées sur la place publique. Souvent, des femmes se plaignent en cachette. Rares sont des hommes qui en font un problème, puisque ce sont les auteurs des violences. M. Jean-Claude Mukanzo qui démontre cette évidence, est psychologue clinicien et directeur général du Centre des consultations et des soins psychologique, situé au numéro 67, Bld Lumumba dans la commune de kalamu, La femme étant victime et la culture congolaise ne donne pas à cette dernière la liberté de dénoncer toutes ces violences, par peur. Par conséquent, elle se résigne et cela n’est pas sans conséquences. Très souvent, les cas que reçoit le centre des consultations et des soins psychologiques, sont liés aux conséquences de ces violences. Les conséquences des violences conjugales retombent en premier lieu sur la femme qui souffre physiquement et moralement et, ensuite, aux enfants. Ceux-ci, à partir des violences occasionnées par les parents, développent quelquefois des troubles comportementaux.

  1. Jean-Claude Mukanzo a énuméré les facteurs des violences conjugale entre autres un caractère peut être une source de violence conjugale. Deux personnes qui sont appelées à vivre ensemble, c’est aussi deux caractères différents. Les disputes suivies des violences conjugales peuvent survenir. Ici, il y a lieu d’indiquer que l’incompatibilité des caractères entre l’homme et la femme est source des violences conjugales. Le rôle d’un psychologue, dans ce cas, c’est d’amener les deux à comprendre leurs différends et à se tolérer mutuellement. Car, c’est difficile de changer le comportement ou caractère d’un cran. Par contre, un comportement peut paraitre dangereux, ceci peut nous amener à le modifier. Et si nous remarquons la persistance du mauvais comportement, nous recourons à la rééducation.

Le trouble de comportement sexuel peut aussi être un facteur de violence entre l’homme et la femme, a-t-il dit. Car tout tourne entre l’homme et la femme sur la sexualité. Ce qui fait que si l’homme a un trouble sexuel, cela peut l’entrainer à des violences. Et souvent quand la femme est violentée, elle se résigne et n’en parle pas, pour qu’une solution soit trouvée. Aussi il a souligné que La culture congolaise ne favorise pas une femme mariée à dénoncer les violences qu’elle subit, car c’est l’homme qui épouse la femme. D’où, le conseil que cette femme reçoit avant d’aller dans son mariage, c’est qu’elle demeure soumise, a souligné le psychologue Mukanzo.

Il y aussi le sadisme chez l’homme, qui est une pathologie poussant l’homme à frapper la femme avant l’acte sexuel, c’est une condition de l’homme de pouvoir se satisfaire sexuellement. Ce qui est une forme de violences que la plupart des femmes subissent. Avec ce genre de situation, une femme qui a l’information sur cet état de choses, peut amener le mari à comprendre que son comportement brutal est tout simplement un trouble qui peut être soigné, pour remettre de l’harmonie dans le couple. Il suffit que la femme ait ce courage d’en parler à son mari, pour que tout redevienne à la normale, a insisté l’orateur. Et si l’homme est conscient de ce que la femme lui conseille, cela pourrait sauver le foyer, en acceptant de se faire soigner ou aider par un psychologue.

Un autre facteur lié à des violences conjugales, c’est l’alcoolisme de l’homme. Un alcoolique est violent. Et souvent, ce genre d’hommes n’aime pas la contradiction. Et si la femme tombe dans le piège, c’est la violence qu’elle va subir.

En ce qui concerne les remèdes des violences conjugales, le psychoclinicien a suggéré de donner le courage aux femmes afin de parler des problèmes de violences, qu’elles arrivent à dénoncer toutes formes des violences dans le mariage. Aussi, sensibiliser les femmes à pouvoir convaincre leurs hommes à accepter une prise en charge en cas des troubles de comportements sexuels de leurs maris.

La violence est un mécanisme qu’on utilise pour cacher un manquement quelconque éprouvé, a-t-il expliqué. Cela peut être un manque affectif. Quand on a un trouble psychologiquement on est faible et fort, et la personne troublée pour compenser à cette faiblesse, croit que c’est la violence qui va résoudre le manque. Et le psychologue est là pour boucher ce trou qui est l’expression de manque, au moyen de mécanisme psychologique pour aider la personne à se rétablir.

Le Centre des consultations et des soins psychologique aide les personnes qui ont des problèmes de troubles sexuels et qui ont des conflits personnels et interpersonnels. Le centre consulte et soigne tout ce qui est lié aux troubles psychologiques. Il prend en charge toutes les personnes folles, afin qu’elle redevienne normale, soigne des maladies mentales qualifiées de légères par rapport à la folie, mais dont les sujets ont des difficultés à vivre avec les autres.

De consultations et soins du centre sont établi, pour des troubles sociaux affectifs (deuil, séparation, perte en affaire ; trouble de comportement ; traumatismes et stress dû à la grossesse, maladie soma psychique, perte d’anatomie psychosocial, problèmes de couple et de famille.

 

(Mamie Ngondo)