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Légende : Mayaula Magloire au centre lors de la réception de son prix de 2è meilleur joueur du championnat allemand

Mayaula Nzeza Magloire, c’est de lui qu’il s’agit. Fils de Mayaula François et de Ndaya José, est né à Kinshasa, le 06/06/1993. Il mesure 2,02 m et pèse 98 kg.

*Carrière sportive

Avec sa grande taille qui lui prédestinait à une brillante carrière soit en volley-ball, basket-ball ou athlétisme, Mayaula Nzeza Magloire a débuté sa carrière sportive en 2000 au sein de Basket-ball Terreur, équipe de son quartier de résidence 20 mai. Quatre ans plus tard, le voilà qui débute en volley-ball au sein de VC BCC. Brillant, il fait la convoitise d’un autre grand club de la capitale et du pays VC Mwangaza qu’il intègre en 2008. Devenu incontournable et très imposant, Mayaula qui joue désormais dans l’équipe nationale, est sollicité par le club algérien Entente Sétif qu’il intègre en 2012. Deux ans plus tard, le voilà intégré dans l’équipe de TV Buhl Baden dans la ville de Buhl Baden en Allemagne. Son contrat est d’une durée de 5 ans.

Au championnat professionnel allemand, Mayaula Magloire est le seul noir africain qui joue. Très performant, il est plébiscité 2è meilleur joueur en 2014 et en 2015. Cette saison son club a terminé 3è et a joué la ligue des champions d’Europe.

N’oubliant pas ses racines, Magloire est revenu au pays pas les mains vides puisqu’il a pensé aux jeunes. Du 7 au 9 mai, il a organisé un camp d’entraînement pour jeunes de 14 à 17 ans au terrain du quartier du 20 mai. Lequel camp a réuni plusieurs jeunes.

Mayaula a révélé qu’il avait deux rêves qui le tenaient à cœur. Embrasser la carrière professionnelle et arriver à jouer la ligue des champions. Tout le monde peut constater aujourd’hui que c’est devenu réalité.

L’objectif poursuivi en organisant le camp d’entraînement, c’est la détection des talents. Et ici, il avoue toute sa satisfaction. Il y a des talents à revendre. Il va ramener les images de ce camp d’entraînement dans son club et les place dans sa page face book. Les jeunes qui auront la chance seront invités et ils seront totalement pris en charge pour les études et leur formation sportive en volley-ball.

Aux autorités du pays, Mayaula Magloire émet le vœu de les voir soutenir les jeunes en les dotant des terrains et permettre aussi aux volleyeurs de jouer les compétitions internationales. Et de conclure : ‘’Nous sommes des professionnels, il faut que venions renforcer notre équipe nationale. Malheureusement, il n’y a plus de sorties, plus de terrains, pas de salles. Il est difficile pour la visibilité de notre pays à l’extérieur’’.       

*Basket-ball

SCTP lamine Police hier 138-30 hier à la Liprobakin

-Cet après-midi New Generation signera une autre victoire

Deux matchs comptant pour la suite du championnat de la Ligue Provinciale de Basket-ball de Kinshasa ‘’Liprobakin’’ étaient à l’affiche hier, seulement un seul s’est joué. Chez les messieurs, SCTP ex Onatra a laminé Police 138-30. Le 2è match Arc-en-ciel-Les Amitiés ne s’est pas joué à cause du deuil ayant frappé une joueuse d’une de deux équipes.

Impressionnante équipe depuis le début de l’actuelle édition du championnat de la ‘’Liprobakin’’, New Generation continue de broyer tout sur son passage. La dernière victime sera sans nul doute l’équipe de l’Ista/Plus Qu’Un Club qui sera certainement battue cet après-midi soit au stadium Ymca à Matonge ou au terrain de l’Alliance Franco Congolaise de Lemba.

Suite de la compétition mercredi 13/05/2015

14h15 : Police-Ceforbak (M) :

15h45 : Mukasa-J & A (M) :

 

(Antoine Bolia)

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« Si l’on punit Sanga Balende, il va se retirer de la Linafoot »

  • Entretemps, le résultat technique du match Sanga Balende-V.Club (3-3) suspendu préventivement

Ainsi que nous l’avons écrit dans l’édition de lundi dernier, le match remis Sanga Balende-V.Club comptant pour la 8è journée du play-off joué dimanche dernier au stade Tshikisha s’est terminé en queue de poisson. Nous ne revenons pas sur ses péripéties.

Au lendemain de ce match, le président-tuteur de Sanga Balende et gouverneur du Kasai Oriental a tenu une conférence de presse. Au cours de celle-ci, il a évoqué le match en question à s’en prenant violemment à l’arbitre du match qui, selon lui, a fait jouer le match pendant 106 minutes. Pour Ngoy Kasanji, V.Club a inscrit le 3è but en dehors du temps règlementaire. Et toujours à l’en croire, ce but-là était entaché d’une irrégularité (la balle avait touché la main d’un joueur de V.Club). Il a également fustigé le fait que le même arbitre ait validé le 1er but de V.Club, marqué pendant que le gardien de Sanga Balende était ceinturé.

« L’arbitre du match avait une attitude partisane en faveur de V.Club. La preuve ? Le trio arbitral a passé la nuit dans le même hôtel que l’équipe de V.Club », a ajouté le gouverneur-président.

En conclusion, il a menacé en ces termes : « Si la Linafoot sanctionne Sanga Balende, nous prendrons la grave décision de quitter la Linafoot. Dans le passé, Mazembe a déjà été à la base des incidents, il n’a jamais été sanctionné. Il en est de même pour V.Club qui n’a jamais été puni. Si l’on punit Sanga Balende, ce serait de l’injustice, du deux poids deux mesures ».

Le gouverneur-président Alphonse Ngoy Kasanji est responsable de ses propos et nous n’en faisons aucun commentaire. Ceci pour ne pas influencer la commission compétente qui étudie le litige en question.

Le résultat du match suspendu préventivement

Entretemps, le secrétariat national de la Linafoot annonce au public sportif que le résultat du match Sanga Balende-V.Club disputé dimanche dernier à Mbuji-Mayi est suspendu préventivement. Ce, en attendant que la commission de discipline et de championnat examine le rapport des officiels avant de prendre des décisions règlementaires qui s’imposent.

La phase retour du play-off compromise ?

Eu égard aux incidents de Mbuji-Mayi, l’opinion s’inquiète et s’interroge si vraiment la phase retour du play-off se jouera bel et bien. L’inquiétude est due au fait que le représentant du ministre des Sports à la réunion de jeudi dernier aurait dit que la phase retour se jouera si les violences cessent dans les stades et les deux matches restants de la phase aller (Sanga Balende-V.Club et Lubumbashi Sports-MK) constituaient des matches test.

En tout cas, l’hypothèse de ne pas faire jouer la phase retour serait suicidaire surtout dans le chef des « clubs africains » qui participent aux compétitions continentales.

(Denis Lubindi)

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  • New Jak et Nzakimuena ont fait match nul * Eprouvé, Dragons n’a pu disputer son match contre Jak Héritage * Cet après-midi au STR Renaissance du Congo-Real de Kin

En match remis de la 29è journée, l’AC Rangers a rencontré hier au STR la formation de FC Tornado. Les poulains de Lambert Ossango (Rangers) ont passé un mauvais quart d’heure hier car ils ont broyé du noir en se faisant battre sur le score de 2-1. Et pourtant, Rangers était le premier à ouvrir le score à la 16è minute par Basaula. Ngufu de Tornado rétablit l’équilibre au marquoir à la 18è minute. Alors qu’on tendait vers ce score de parité, Tornado bénéficia d’un penalty à la suite d’une faute de main d’un défenseur adverse dans le rectangle fatal. Le penalty est converti par le même Ngufu. C’était la 89è minute.

Auparavant, New Jak et Nzakimuena n’ont pu se départager. Score du match 1-1. Nzakimuena est le premier à ouvrir précocement le score à la 7è minute par Nzumba. Alors que Nzakimuena volait vers une victoire certaine, il a été surpris à la 89è minute par le but égalisateur de New Jak inscrit par Makambo. Déception dans le camp de Nzakimuena et joie dans le camp adverse. Score final : 1-1.

Eprouvés, les Monstres n’ont pu jouer contre Jac Héritage

Le troisième match hier au STR devait opposer l’AS Dragons à Jac Héritage. Mais le match n’a pas eu lieu parce que les Monstres sont éprouvés pour avoir perdu l’un de leurs joueurs, en l’occurrence Bozonga Boyike. Décédé le lundi 5 mai dernier, il a été inhumé hier mardi 12 mai. Ce match sera donc reprogrammé à une date ultérieure.

Renaissance du Congo en découdra ce soir avec Real de Kin au STR

Cet après-midi au stade Tata Raphaël, un seul match y est prévu à 15h30. La formation de Renaissance du Congo va jouer contre celle de Real de Kin.

Ayant été tenu en échec lundi dernier par l’OCK (1-1), Renaissance tient à gagner ce soir pour ne pas mécontenter ses nombreux supporters.

(Gaby Mass)

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Le Groupe Gédéon projette une prière pour la paix à la nation

Le Groupe Gédéon pour la nation congolaise prévoit une prière pour la paix à la nation. Ce sera sous l’inspiration et la coordination du responsable de cette structure chrétienne interconfessionnelle, le pasteur Nathan Gabriel. « L’Eternel Dieu des armées m’a recommandé de ne rien cacher, de tout dire et toute la population en prenne connaissance, et qu’elle se donne en prière en faveur de notre pays. Le diable a vu l’accomplissement de la promesse, il a pris la décision d’envoûtement », a indiqué le pasteur. Et de renchérir : « Celui qui creuse un trou pour ensevelir ce pays y tombera lui-même et sera enseveli. Car dieu a pris lui-même la charge de la RD Congo. (Ecclésiaste 120 ; 8-15) », a-t-il dit.

Le Groupe Gédéon remonte en 1997. Son but est de prier pour la nation congolaise (1 Timothée 2 ; 1-8 ; II Corinthiens 5 ; 17-21), et de réaliser des œuvres à caractère social. Et depuis lors, la nation a bénéficié des séances de prières et de jeûne pour la paix et l’unité. A cet effet, des âmes sensées rendent témoignage de la démarche de ce pasteur qui a reçu l’appel de Dieu, pour prolonger son séjour au Mont Manguénguéngué. « Ma mission et ma recommandation consistent à réconcilier l’homme avec Dieu et l’homme avec son prochain, prêcher l’amour et la paix. (Jean 13 ; 34-35 ; Jean 14 ;27). Je suis fils d’un pasteur de la 30ème Communauté pentecôtiste au Congo. Ma mère, une prophétesse, est encore en vie », a-t-il relevé.

La RD Congo face à ses responsabilités de pays prophétique

C’est mon appel Néhémie chapitre 9 ; 1-16 et Juges chapitre 6 ; 11-40. En 204 pendant ma prière de six mois, Dieu m’avait dit : La RD Congo est un pays prophétique. Si le peuple congolais et les dirigeants politiques ne croient en Jésus le Seul Vrai Dieu, rien ne marchera, il y aura toujours des guerres et des désordres. Psaume 127 ; 1-5.

Je suis capable d’ériger une église comme tous les collègues hommes de Dieu le font. L’Eternel m’a interdit de le faire ; il m’a recommandé néanmoins de prier pour la nation jusqu’à nouvel ordre, selon sa volonté. Je suis sentinelle et intercesseur du pays. (Ezéchiel chapitre 2 ; 1-9) et chapitre 33 ; 1-3).

Je suis à mon poste de travail dans mon bureau, je dis ce que l’Eternel Dieu m’a demandé de dire. Habacuc 2 ; 1-20

Celui qui m’empêcherait d’exercer ma recommandation serait frappé lui et sa famille. Quiconque qui va me déplacerait de l’endroit où Dieu m’a envoyé serait frappé de toutes sortes de maladies. (2 Samuel 6 ; 6-7) ; 1 Samuel 5 ; 1-12). Celui qui serait tenté de contredire, serait frappé de mort. (Jérémie 28 ; 1-17).

Il est écrit dans la Bible que toute autorité vient de Dieu. Par obéissance à la Parole de Dieu, je suis poussé par le Saint-Esprit et convaincu de vous rendre respect tel que me le suggère la Parole de Dieu. J’ai dois du respect aux autorités tant civiles que militaires et tous ceux qui sont élevés en dignité. (Romains 13 ; 2-10).

Depuis le 09.4. 2012 jusqu’aujourd’hui, nous sommes en prière préparatoire de l’action de prière et jeûne que nous comptons débuter le 01.07.2012, pour prendre fin début janvier 2013.

Recevez ces messages et exécutez-les, c’est ainsi dit l’Eternel

Pendant que je priais, Dieu m’a dit : réconciliez-vous, ayez la crainte de Dieu, ainsi il y aura la paix dans le pays. Proverbes 1 ; 7-11 ; Proverbes 2 ; 1-3.

Toute autorité doit savoir : C’est Dieu qui donne la vie, c’est lui qui élève et abaisse. (1 Samuel 2 ; 5-11). Il est écrit dans la Bible : Honore ton père et ta mère et tu vivras longtemps. Proverbes 4 ; 1-16 ; Malachie 1; 6- 14 ; Ephésiens 6 ;1 Deutéronome 6 ; 5-7, 20-25 ; Deutéronome 5 ; 16-21,27 ; Proverbes 6 ; 20-21 ; Psaume 78 ; 5-6 ; Colossiens 3 ;20.

Soyez reconnaissant envers Dieu, c’est lui qui a voulu que vous soyez ce que vous êtes, vous êtes image et ressemblance de Dieu, vous êtes son serviteur. Genèse 1 ; 26-27 ; Romains 13 ;5.

L’autorité qui ne craint pas Dieu, emmène la souffrance et la guerre dans le pays. Esaïe 1 ;1-31. Celui qui craint Dieu emmène la paix et la prospérité dans le pays. Proverbes 28 ; 24-27. Je vous exhorte à craindre Dieu.

Dieu m’a dit que la prière de six mois qu’il m’a recommandée soit diffusée dans les radios et transmise dans les télévisions, afin que le peuple congolais bénéficie de la grâce de la parole et de prière. Je profite de solliciter un partenariat pour la réussite de laite recommandation.

Du 12 août au 12 septembre 2009, prière pour la libération des 5 chantiers de la RD Congo et prière de demande de pardon des péchés depuis l’indépendance jusqu’à nos jours. Prière de dix jours en faveur de la province de l’Equateur, la période où ETOKO a fait sa renommée, du 1er au 10 octobre 2009, nous avons prié pour la paix. Action de prière de 40 jours, du 1er novembre au 10 décembre 2009, préparation de cent-vingt (120) jours de prière. Du 1er juin2010 au 15 octobre de la même année : cent-vingt (120) jours de jeûne et prière : prière pour la paix et la stabilité du pays. Trois-cents (300) jours de prière : du 1er mars 2011 au 1er janvier 2012 : prière pour combattre tous les désordres qui adviendraient avant et après les élections.

(Payne)

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Les NTIC offrent des opportunités à une nouvelle génération de femmes

A l’heure où la dynamique de la parité homme-femme présage l’horizon d’un monde centré sur la méritocratie, l’avenir du secteur des Nouvelles Technologies de l’Information et des Communications (NTIC) s’annonce passionnant. Cela ouvre des horizons inconnus, placés sous le signe de la créativité de l’innovation et faisant appel à des méthodes de travail, d’interaction et d’apprentissage radicalement nouvelles qui devraient séduire les femmes autant que les hommes. L’« Institute for Future 1 » recense six facteurs qui, selon toute vraisemblance, détermineront le visage de la main–d’œuvre de demain : l’allongement de l’espérance de vie, l’augmentation du nombre de dispositifs et de systèmes intelligents, le perfectionnement des systèmes de calcul comme des détecteurs dotés d’une plus grande puissance de traitement, les nouvelles technologies multimédias, l’évolution constante des réseaux sociaux et la nature mondialisées et interconnectée de notre planète. Le secteur des NTIC est indéniablement l’une des pierres angulaires de cet avenir, estimes maints experts. C’est ce que révèle la lettre d’information « Resource Center » (IRC) de l’Ambassade des Etats – Unis à Kinshasa.

Les NTIC et des opportunités d’embauches aux femmes

Même si l’on recense de plus en plus de femmes parmi les techniciens et les cadres, l’étude met en évidence une « féminisation » des emplois de niveau inférieur. Cela permet d’établir que les femmes représentaient en moyenne 30 pourcent des techniciens d’exploitation, seulement 15 pourcent des cadres et à peine 11 pourcent des professionnels de la stratégie et de la planification. Le présent rapport de synthèse porte sur l’évolution mondiale du développement professionnel et de l’emploi des femmes dans le secteur des technologies de l’information et de la communication (NTIC). Cela propose un aperçu des politiques, programmes de formation et initiatives adoptés dans différents pays et ciblant les jeunes filles et les femmes en tant qu’étudiantes et professionnelles potentielles.

Le secteur des NTIC reste un secteur dynamique et en pleine expansion du point de vue de l’emploi, ainsi qu’un facteur économique essentiel, source du développement national et international. Cette progression de l’emploi ne s’est toutefois pas encore traduite par une augmentation correspondante du nombre de postes pour les femmes dans le secteur des NTIC, la radio femmes /hommes étant particulièrement défavorable en ce qui concerne les postes à responsabilité. En réalité, du fait de l’augmentation générale du nombre d’emplois dans ce secteur, les chiffres de l’emploi des femmes dans les pays développés sont en baisse. Cette réalité laisse penser qu’il ne s’agit pas en l’espèce d’un simple problème d’entrée sur le marché de l’emploi, mais peut-être aussi d’une question de dénomination, de stagnation et/ou d’absence de promotion des femmes à l’intérieur du secteur. Et ce, à de nombreux niveaux. Cela n’a pas toujours été le cas. Par exemple, les premiers programmeurs de l’Eniac, tout premier ordinateur utilisé par le Gouvernement des Etats – Unis étaient, en fait, des programmeuses. Et toujours aux Etats- Unis, dans les années 80, 37 pourcent de diplômés en informatique étaient de jeunes femmes, A ce jour, les statistiques affichent ces nombres inférieurs à 20 pourcent. Pourtant, même si à l’heure actuelle des adolescentes utilisent l’informatique et l’internet tout autant que les garçons, la probabilité qu’elles envisagent une carrière dans un domaine technologique est cinq fois moindre.

En raison du nombre insuffisant de femmes ayant suivi une formation, ces dernières représentent aujourd’hui, dans les pays de l’OCDE, moins de 20 pourcent des spécialistes des NTIC. Selon les prévisions de l’Union Européenne, dans dix ans, l’on comptera dans le monde quelque sept-cent mille (700.000) emplois de plus dans ce secteur que de professionnels pour les occuper. Ce chiffre devrait être proche des deux millions. Si d’une manière générale, le secteur des NTIC est toujours considéré comme un univers masculin, c’est notamment parce que la plupart des emplois à responsabilité et à forte rémunération sont occupés par des hommes. Les recherches menées dans le cadre de la présente étude dans les pays développés comme dans les pays en développement ont fait apparaître des exemples classiques de ségrégation verticale entre les sexes, les femmes étant très représentées dans les postes NTIC de niveau inférieur. ….

(Franck Ambangito)

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Les clubs de neuf provinces se disputeront le titre de champion du Congo

Le tirage au sort de la 8ème édition de la Coupe du Congo de football féminin a eu lieu vendredi 8 mai 2015 dans la salle conférence de la Fecofa. Elle se jouera du 18 au 29 mai 2015, la demi-finale aura lieu le mardi 26 mai et la finale le vendredi 29 mai au STR. Un tirage au sort qui a été procédé par la Commission Nationale de Football féminin sous la bénédiction du secrétaire Générale adjoint M.Inyangi.

Neuf provinces prendront part à cette 8ème édition de football féminin. Il s’agit de la province du Katanga avec deux clubs, Bafana Bafana et OCL City (tenant du titre), le Bandundu avec un club, GTT, Province Orientale avec le club d’ Inter Star, la ville province de Kinshasa avec le club de Bilenge, le Sud-Kivu avec un club celui de l’Etoile du Matin, Kasai Oriental avec le club de Attaque sans Recule, le Nord-Kivu avec l’AS Kabasha et le Maniema avec le RC BOA.

Voici par ailleurs les combinaisons de la première journée

Le lundi 18 mai au STR

13h00’-15h00’ : Bafana Bafana (Katanga)-GTT(Bandundu)

15h30’-17h30’ : Inter Star (Province Orientale)-Bilenge (Kinshasa).

Mardi 19 mai 2015 au CTN Kurara Mpova

12h30’-14h30’ : Etoile du Matin (Sud-Kivu)-Attaque sans Recule (K.Oriental).

15h00’-17h00’ : As Kabasha ( Nord-Kivu)-RC BOA (Maniema)

Mercredi 20 mai 2015 au CTN Kurara Mpova

14h30’-16h30’ : Promo Sport (Bas-Congo)-OCL City (Katanga)

 

(Gaby Mass)

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*A la suite d’une question orale avec débat du sénateur Flore Musendu, la ministre du Portefeuille a éclairé la lanterne des sénateurs sur plusieurs questions, notamment celles de savoir la situation exacte actuelle de la compagnie nationale LAC du point de vue de sa flotte, des équipements, du personnel, des finances. En quoi la transformation de cette entreprise en société commerciale a-t-elle relancé cette dernière ? Quels sont les actionnaires de Congo Airways ? Quelle est la capacité de sa flotte et les types d’équipement ? Quelles sont les garanties de réussite d’une gestion essentiellement privée d’autant plus que dans le même secteur, la RD Congo a eu une expérience malheureuse avec la RVA par la sous-traitance KPMG ?

*Pour Louise Munga, Congo Airways créée le 15 août 2014, résulte de la volonté des autorités de la RD Congo de doter la nation congolaise d’une compagnie aérienne. Ses actionnaires sont l’Etat congolais (62,73% ), la SCTP ( 5,73% ), la Gécamines ( 5,73%), l’Ogefrem ( 5,73%), le FPI (5 ;73%), la RVA (2,87%), l’INSS ( 5,73%) et les futurs employés de Congo Airways (5,75%). Par la suite, dix intervenants sont passés pour présenter des préoccupations, qui seront rencontrées par les ministres concernés chacun dans son domaine

Nul n’ignore que lors de la Conférence nationale souveraine (CNS), l’actuel Président de la Chambre haute avait fustigé le comportement de certains opérateurs économiques, qui auraient dû se taire car ils doivent leur prospérité à l’Etat congolais. Et d’ajouter qu’il n’est pas un secret pour personne, que certains appareils ont volé avec le numéro d’immatriculation de la compagnie nationale Air Zaïre. Il n’est un secret pour personne, lorsque les mêmes avions atterrissant et transportant des marchandises qui échappent au fisc. Ce bref souvenir nous indique que la compagnie Air Zaïre a été saignée à blanc par les opérateurs économiques véreux, avait dit Léon Kengo wa Dondo.

Pour le sénateur Flore Musendu Flungu, qui a adressé une question avec débat à la ministre du Portefeuille, la compagnie nationale Lignes Aériennes Congolaises (LAC) connait une crise profonde et récurrente qui l’a rendue invisible dans l’espace aérien national et international depuis des décennies. Le sénateur indique que seule les LAC est la seule compagnie qui est habilitée à porter les armoiries et étendards de la République Démocratique du Congo.

« Cependant, en dépit des efforts jadis fournis suite à une question orale au Sénat en 2008, cette compagnie pourtant transformée en société commerciale, a continué à traverser une zone de turbulence apparemment sans fin. Elle semble connaître une crise multiforme qui touche à la fois la flotte, les équipements de support, les infrastructures d’exploitation, les ressources humaines et les finances », note le Sénateur Musendu Flore, qui précise que cette crise est décriée par les uns et les autres comme tributaire d’un manque de volonté politique exprimé par de mauvaises décisions politiques d’une part et managériales d’autre part.

A l’en croire, pour le Gouvernement qui a annoncé depuis le 11 avril 2014 la création d’une nouvelle compagnie aérienne nationale, Congo Airways devra être une compagnie de référence dans le secteur aérien, repère visible qui devra symboliser, parmi tant d’autres signes, la renaissance de toute une nation. Pour cela, cette compagnie sera dotée d’aéronefs de nouvelle génération. Elle a un caractère purement national et elle est constituée d’un capital de près de 32 milliards et demi de francs congolais, soit 35 millions de dollars américains.

Bien que pendant 14 ans, sans avion, le dernier Boeing 737 en révision, c’est la mort subite d’une fierté nationale. C’est alors que le sénateur voudrait savoir la situation exacte actuelle de la compagnie nationale LAC du point de vue de sa flotte, des équipements, du personnel, des finances, etc. En quoi la transformation de cette entreprise en société commerciale a-t-elle relancé cette dernière ? Quels sont les actionnaires de Congo Airways ? Quelle est la capacité de sa flotte et les types d’équipement ? Quelles sont les garanties de réussite d’une gestion essentiellement privée d’autant plus que dans le même secteur, la RD Congo a eu une expérience malheureuse avec la RVA par la sous-traitance KPMG et enfin, quelle est la stratégie du gouvernement pour la relance, quand on sait que l’Afrique du Sud dispose de près de deux cents appareils volant ?

Louise Munga ouvre la brèche aux sénateurs à s’inquiéter davantage

Il est vrai que la question posée par le sénateur Musendu Flore est transversale et complexe. Elle touche notamment les ministères du Plan, des Transports, de l’Economie, du Commerce et du Portefeuille.

Cependant, hier lundi, la ministre du Portefeuille a rencontré les préoccupations soulevées par le sénateur initiateur de la question orale avec débat. D’emblée, Louise Munga a souligné que les Lignes Aériennes Congolaises ont été dissoutes sur décision du Gouvernement prise au cours d’une réunion du Conseil des ministres et sanctionnée, conformément aux dispositions des articles 21 à 27, et à l’article 51 des statuts, par des résolutions prises par son Assemblée générale extraordinaire du 12 septembre 2014.

« Aussi, la dissolution et la mise en liquidation ne sont que la conséquence inéluctable des mutations successives, ainsi que de nombreux défis et difficultés multiformes que cette société n’a pu surmonter et qui ont inexorablement influé sur ses résultats constamment déficitaires », indique la ministre du Portefeuille. Et d’ajouter que cette décision de dissoudre les LAC a été prise au terme d’analyses et diverses études sur toutes les options envisageables (dissolution et liquidation ; restructuration et relance ; création d’une nouvelle compagnie aérienne) ; études qui ont toutes démontré que la création, sur des bases saines, d’une nouvelle compagnie, exempte de toutes charges du passif et autres pesanteurs, représentait la meilleure option.

« Etant sur la liste noire de l’Union européenne, la société LAC en restructuration ne pouvait, à court terme, desservir le marché européen et américain. Il est donc illusoire de compter sur les profits réalisés par les services internationaux pour financer les services intérieurs », révèle la patronne du Portefeuille de l’Etat.

La situation exacte des LAC

Elle a brossé un aperçu historique lorsqu’elle a indiqué qu’à la création d’Air Congo en 1961, elle héritera de la flotte de Sabena/Afrique qui était composée de 43 appareils. « De 1965 à 1969, un programme d’autofinancement est lancé, visant l’achat de 2 caravelles 11R et de 8 Fokker 27 et la location d’un Bac One-Eleven Bac 1-11 », indique la ministre

Pendant la décennie 1970-1980, Air Congo allait bénéficier alors d’une conjoncture politique exceptionnellement favorable en matière de transport aérien et du développement aéronautique. C’est ainsi qu’en 1971, la compagnie bénéficie de la part du gouvernement d’un vaste programme d’équipement en flotte importante et moderne, composée des avions 03 B.737-200 ; 02 DC 8-33 de seconde main de Pan Am ; 02 DC8-63 ; 02 DC 10-30 et 01 B 747 (en location au Pam Am). Contre toute attente, la crise pétrolière interviendra en 1973 et les mesures de zaïrianisation, de radicalisation, ainsi que celles de libéralisation du secteur de transport aérien, réduiront la flotte de la compagnie à 12 avions en 1980.

« La décennie 1980-1990 est celle de la libéralisation du transport aérien en RDC où le trafic stagne suite au marasme de l’économie », renseigne Mme Louise Munga, qui affirme que dans ces conditions, Air Zaïre subira des conséquences dommageables sur le plan de l’exploitation commerciale et de la gestion, et la période 1980-1990 marque l’amorce de la chute inexorable de la Compagnie nationale. De 12 aéronefs en exploitation début 1980, la flotte passera à 4 appareils seulement à la fin de 1990.

La création de Scibe-Zaïre et la conséquence logique de la faillite d’Air Zaïre

Pour la ministre, cette réduction du nombre d’appareils est consécutive à la cession des aéronefs aux FAZ et à la compagnie Scibe Zaïre, à la vente, à la mise en rebut ainsi qu’au crash de certains aéronefs pendant les entraînements en vol des pilotes. « Pendant la décennie 1990-2000, la paralysie totale de l’activité économique et sociale ainsi que la crise des institutions du pays s’installent. Le transport aérien congolais plus que tout autre secteur a subi les effets pervers de cette crise. L’indisponibilité de ces 4 avions constituant la flotte de la Compagnie nationale et qui a entraîné la cessation de son exploitation. Trois de ces appareils ont été démantelés ; seul un Boeing 737-200 qui était en attente d’un check D est, à ce jour, immobilisé dans le hangar de l’aéroport de N’Djili.

Outre les coûts excessifs de faire le Check du type C, ce n’est qu’au cours de l’année 2009 que LAC-SARL a pu acheter sur fonds propres un seul aéronef de type Boeing 737-200.

Du point de vue des équipements, Mme Munga Louise a indiqué que les équipements d’exploitation aérienne et d’assistance au sol dont disposent LAC sont vétustes, obsolètes et insuffisants. Ces matériels ont une moyenne d’âge de 30 ans. C’est alors que la direction a opté pour la location des matériels des partenaires handlers.

Par contre, du point de vue du personnel qui était pléthorique, soit 1.587 agents répartis en agents non éligibles à la retraite 450 ; agents retraitables 1.137. « Qu’il soit entendu ici que, sur base du concours, le personnel des LAC au même titre que tout autre congolais méritant et remplissant les conditions requises est éligible pour prester au sein de la Compagnie Congo Airways », rassure-t-elle.

La dette des LAC

A la fin des années 2013, suivant les chiffres communiqués à Mme la ministre par LAC, la situation de la dette de l’entreprise se résume en dettes commerciales de 63.817.552,53 $ dont dettes judiciaires 17.678.909,72$ ; dettes sociales 132.000.000. Cette somme inclut le solde des arriérés des salaires décotés, et les dettes fiscales et parafiscales de 20.159.830,09$. « A cause de ces dettes, l’utilisation du Label LAC en dehors de la RDC est quasi-impossible, car entraînant chaque fois des saisies des comptes ou d’appareils volants. Il y a lieu de signaler que LAC détenait une créance sur l’Etat évaluée à 23.000.000$.

Quant à la transformation de cette entreprise en Société commerciale, elle est l’expression de la volonté du gouvernement d’améliorer le mode de gestion et de fonctionnement des entreprises publiques et a été traduite en action par la prise, par le législateur de quatre lois promulguées par le Chef de l’Etat. «  Cette transformation est la conséquence de la modernisation du cadre juridique et institutionnel de gestion des Entreprises publiques ».

Quant aux actionnaires de la nouvelle compagnie Congo Airways, Mme la ministre indique que la compagnie créée le 15 août 2014 qui résulte de la volonté des autorités de la RD Congo de doter la nation congolaise d’une compagnie aérienne, ses actionnaires sont l’Etat congolais à concurrence de 62,73% ; la Société Commerciale des Transports et Ports ( SCTP) à concurrence de 5,73% ; la Générale des Carrières et des Mines (Gécamines) à concurrence de 5,73% ; l’Office de Gestion du Fret Multimodal (Ogefrem) à concurrence de 5,73% ; le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) à concurrence de 5,73%, la Régie des Voies Aériennes (RVA) à concurrence de 2,87%, l’Institut National de Sécurité Sociale (INSS) à concurrence de 5,73% et les futurs employés de Congo Airways 5,75%.

Comme garanties de cette société, Mme la ministre précise que la nouvelle compagnie est une société commerciale qui doit être gérée en tant que telle, avec comme objectif l’efficacité opérationnelle, commerciale et la rentabilité. Quant à la stratégie, elle répondra à la vision du Gouvernement.

Les préoccupations des sénateurs

Dix intervenants au total sont passés pour acculer la ministre de Portefeuille avec des questions sans parcimonie, mais fondées. Questions complexes, transversales qui nécessitent la présence d’autres membres du gouvernement à savoir le Plan, les Transports, l’Economie, le Commerce, le Travail, etc.

Le sénateur Ndjoli met en doute qu’une entreprise de l’Etat soit dissoute par une décision du Conseil des ministres et de l’Assemblée générale extraordinaire. Pour lui, il veut voir le décret du Premier ministre y afférent. Quel est le passif et l’actif des LAC ? Pourquoi donner la gestion de l’aéroport à une société ougandaise, alors que ce pays têtu ne veut pas payer les créances à la RDC ? Pourquoi a-t-on fait partir le comité Cherubin Okende qui a prouvé et fait ses preuves ? Il voudrait aussi savoir où serait le droit de sol, d’assistance de sol qui revient aux LAC ?

Quant au sénateur Romain Nyimi qui est frappé par l’acharnement de dissoudre les LAC et s’interroge si c’est la seule option et sur quelle base a-t-on dissout et liquider ? Il voudrait savoir pourquoi avoir envoyé les militaires chasser les employeurs de LACS si la dissolution et liquidation s’est faite en observation de la loi. Les inquiétudes du sénateur Kalamba par rapport à la double dénomination qui frise la crainte si l’on s’apercevait qu’une autre compagnie porte le même nom. Pour lui, créer une entreprise sur base juridique, c’est facile, mais y-a-t-il un financement quant à ce ? Y-a-t-il inscription au budget de l’Etat ? Si non, le sénateur Mulayila voudrait que le Gouvernement demande un collectif budgétaire quant à ce.

Dans la même foulée, Kalamba voudrait savoir s’il y a eu une étude de faisabilité pour faire fonctionner une entreprise, ou on veut un tape l’œil, ou les effets d’annonce ?

Le sénateur Kole, quant à lui, a demandé à l’initiateur de la question orale de l’approfondir, car il y a un flou sur la dissolution des LAC et la création de Congo Airways. Il faudrait aussi être fixé sur le prix du billet car, en RDC le prix du billet est le double de celui d’un pays le plus cher au monde. Quelle est la structure du prix sur le réseau national ? Eclairer le litige qui oppose la RVA à Blue Scan line. Cette dernière avait été empêchée de voler en date du 22 mars pour une créance de 6 millions de dollars et le spectacle offert aux passagers peut être un frein aux investisseurs.

Par contre, le sénateur Droti a fait un constat de la structure des prix lorsqu’il a pris un vol d’Ituri vers Ouganda en aller-retour et payé 574$, alors que de l’Ituri vers Kinshasa en passant par Beni, en aller simple il a payé 630$. Pour lui, comment procède-t-on pour fixer le prix ? Et pourquoi donner un nom d’une compagnie nationale en anglais alors que la Constitution consacre le Français comme langue de travail en RDC ?

Quant au sénateur Mukeni, il refuse d’être perfide puisqu’on sait pourquoi les LAC n’ont pas fonctionné et que cette question avait été traitée au sein de la Commission PAJ de la Chambre haute. Pour lui, le PNB de l’Afrique du Sud pour qui ses collègues voulaient comparer est de 12.300$ contre 4400$ pour la RDC, et le PIB est de 6648 pour la RSA, contre 484$ pour la RDC. Pour lui, on ne peut pas comparer ces deux Etats et que la situation des LAC n’est pas la résultante de la mauvaise gestion. Mais, voudrait savoir sur les mesures d’accompagnement pour la réinsertion ou l’indemnisation de ce personnel des LAC.

Le Sénateur Kisimba par ailleurs, s’est appesanti sur le sort des pilotes congolais, et combien la nouvelle compagnie compte-t-elle ? Et enfin, le sénateur voudrait avoir la suite à donner au litige qui oppose la RVA à Bleue Scan line.

(Pius Romain Rolland )

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La province du Nord-Kivu connait un moment de tumultes. Après tout, elle a toujours été le centre d’intérêt de plusieurs rebellions et groupes armés pour des raisons évidentes. Ses richesses à revendre et à distribuer, loin de lui garantir le bonheur, sont depuis belle lurette à la base du chapelet de malheur. Mais il y a de plus inquiétant : un cheveu dans la soupe, ou encore un grain de sable dans l’engrainage, surtout dans le feuilleton « je t’aime moi non plus » où Kinshasa et la Monusco se regardent en chiens de faïence, dans la traque contre les FDLR, dite opération ‘’Sukola 2’’.

D’ores et déjà, Lambert Mende, porte-parole du gouvernement central dit ne voir aucun inconvénient à laisser les éléments de la Monusco s’attaquer en solo aux FDLR. En tout cas, Kinshasa semble camper sur ses positions : pas question des FARDC et Casques bleus côte-à-côte dans cette opération. Alors, aura-t-on laissé sa case et ses enfants « aux bons soins de la sorcière » ?

La réponse ne semble pas en être une en faveur du gouvernement de la République. Et pour cause, en Ituri, dit-on, la population se sent très loin de Kinshasa. Alors, de qui est-elle ou sera-t-elle cette fois-ci plus proche ? L’adage selon lequel ‘’celui qui épouse ma mère devient ipso facto mon père’’, aura-t-il trouvé ici sa justification au regard de la sortie médiatique de Julien Paluku, une cartouche fatale d’y en a marre. Si la Troïka sécuritaire se tenait en lieu et place de l’hebdomadaire économique, voulait-il dire au Premier ministre Matata Ponyo, sa province n’aurait pas enregistré autant de morts, des fils et des filles lâchement assassinés par des groupes armés. Ainsi, en cette période préélectorale, une période de tous les enjeux et de tous les dangers, de quel côté situer Kinshasa face à cette déclaration massue de Julien Paluku ?

D’autre part, si l’on a trouvé des uniformes et autres effets militaires estampillés aux couleurs des FARDC entre les mains des casques bleus,… pourquoi ne pas deviner la suite de cette ouverture aux éléments de la Monusco ? Il n’est pas étonnant que celle-ci débouchât sur la balkanisation tant revendiquée par les uns, visiblement évitée par les autres, mais consacrée involontairement peut-être.

Pour mémoire, dans son communiqué de presse daté du 10 mai 2015, faisant suite à l’escalade de violences au Nord-Kivu, le gouverneur Julien Paluku a plaidé en faveur d’une réunion de la Troïka stratégique sur la sécurité.

De près, la situation sécuritaire à Rutshuru, Walikale, Sud Lubero et surtout à Béni ne fait que s’empirer. D’où la sonnette d’alarme. À Rutshuru et à Goma, il a été enregistré plus de 100 cas de kidnapping des femmes, jeunes, enfants et vieux dont la libération a été souvent obtenue par le paiement de rançons. Cette pratique s’est répandue sur l’ensemble de la province au point de faire des victimes et affecter ainsi l’économie de la province. Qui en sont les tireurs de ficelles ? Avec qui sont-ils de mèche ?

Le gouverneur, visiblement exaspéré, explique que plus de 300 personnes ont été sauvagement tuées par les rebelles de l’ADF dans le territoire de Beni après des opérations réussies menées par les Fardc depuis le mois de janvier 2014. Ces tueries à la machette, à la houe, à la hache et parfois à la kalachnikov ont causé la mort à plusieurs des vaillants soldats Fardc pour qui l’ensemble du peuple congolais garde et gardera une pensée pieuse pour d’inlassables engagements qui les ont conduits jusqu’au sacrifice suprême. Ces tueries ont même atteint les casques bleus de la MONUSCO déployés au sein de la Brigade d’intervention dont les derniers tombés sur le champ d’honneur sont les deux soldats tanzaniens, décédés dans la soirée du 5 mai 2015.

À côté de cette recrudescence de violence, plusieurs informations font état des incursions d’hommes armés sur le sol congolais et même de la création des nouveaux mouvements rebelles par les anciens membres du M23 qui errent librement dans les pays signataires de l’Accord Cadre du 24 février 2013 à Addis-Abeba. Au regard de cette nouvelle donne qui se développe particulièrement au Nord-Kivu, il est plus que temps, pour le Gouvernement Matata II, de se concentrer sur les aspects sécuritaires sans lesquels aucune projection économique pour le bonheur du peuple ne peut être envisagée, les élections encore moins.

Pour cela, il est utile que la Troïka de chaque lundi consacrée aux questions économiques du pays cède place à la Troïka sécuritaire qui réunirait autour du Chef du gouvernement, le Vice-Premier ministre en charge de la Sécurité et le ministre de la Défense. A ce sujet, le Gouvernement mettrait en place des mécanismes de mobilisation des moyens humains, matériels, intellectuels et financiers pour stopper le cycle de violence de la même manière qu’il a réussi à freiner l’inflation.

Si la question n’est pas prise au sérieux, il y a indiscutablement péril en la demeure.

(Emmanuel Badibanga)

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Mathieu Ngudjolo, le premier suspect à être acquitté par la Cour pénale internationale (CPI), a été expulsé vers Kinshasa, République démocratique du Congo, le 11 mai 2015 ont révélé ses avocats. À la suite de son acquittement par la CPI, Ngudjolo avait dit craindre pour sa sécurité s’il était renvoyé en RD Congo. Toutefois, les autorités de l’immigration des Pays-Bas ont estimé qu’il ne remplissait pas les exigences nécessaires pour accepter sa demande d’asile dans ce pays.

« Nous attendons, tout comme d’autres observateurs, des autorités congolaises qu’elles garantissent le bien-être et la sécurité de Mathieu Ngudjolo une fois qu’il sera de retour en RD Congo », a déclaré Géraldine Mattioli-Zeltner, directrice de plaidoyer auprès du Programme Justice internationale à Human Rights Watch. « La CPI, qui dispose d’un bureau à Kinshasa, et l’ambassade des Pays-Bas devraient également surveiller de près sa situation, aussi longtemps que nécessaire. »

Ngudjolo était l’ancien chef d’état-major du Front nationaliste et intégrationniste (FNI), un groupe armé impliqué dans le conflit local et régional qui a ravagé la province de l’Ituri, dans l’est de la RD Congo, au début des années 2000. Il a été arrêté à Kinshasa par les autorités congolaises en 2008 sur mandat d’arrêt de la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis dans le village de Bogoro, Ituri, en février 2003. La chambre de première instance de la CPI a acquitté Ngudjolo de toutes les charges en décembre 2012. L’acquittement a été confirmé en appel le 27 février 2015. Ngudjolo a déposé une demande d’indemnisation à la CPI à la suite de son acquittement.

(JMNK)

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La Directrice générale de la Banque mondiale satisfaite du projet réalisé par son institution

C’est hier lundi 11 mai 2015, au coup de 15h39 minutes que la Directrice générale du Groupe de la Banque mondiale en charge des opérations a fait son entrée dans le bâtiment du Tribunal de commerce de la Gombe, sise avenue de la Science, dans la commune de la Gombe. Sri Mulyani a été précédée par le Vice-ministre Mboso Kodia Mpwanga, qui représentait le ministre de la Justice en mission. Les deux personnalités ont échangé pendant une trentaine de minutes, bien qu’on ne connait pas de quoi il a été question. Sinon, nous présumons que ça doit être sur le renforcement de capacités dans le secteur judiciaire, la réforme de l’appareil juridique de la République Démocratique du Congo, et/ou accroître une enveloppe substantielle dans ce secteur, pilier des investissements et de la sécurité dans le domaine des affaires.

De toute évidence, la Banque mondiale à travers le Projet de Compétitivité et de Développement du Secteur Privé avec le concours de COPIREP, a construit 6 tribunaux de commerce à travers la République Démocratique du Congo, dont deux à Kinshasa, notamment à la Gombe et à Matete, un à Lubumbashi, dans le Haut Katanga ; un à Matadi dans le Kongo Central ; un à Kisangani, dans le Tshopo, et un à Mbuji-Mayi, dans le Kasaï-Oriental. Cependant, la poursuite des travaux de construction de deux tribunaux de commerce à Goma et Bukavu n’a pas pu être réalisée à cause des conflits qui ont élu domicile dans cette partie de la République. Sinon, avec la visite pour la première fois de la Directrice générale Sri Mulyani en RD Congo, on ose espérer la poursuite de ces travaux dans ces deux villes de l’Est du pays.

Cette visite qui s’inscrit dans l’implication du Groupe de la Banque mondiale dans la région des Grands Lacs, répond à un effort ambitieux pour s’occuper des facteurs régionaux de certains des conflits les plus difficiles à résoudre au monde, ainsi que de la pauvreté et des menaces locales et mondiales qu’ils entraient.

La description du Tribunal de commerce

Dans ce bâtiment, il n’y a pas que le Tribunal de Commerce, mais également le Guichet unique pour la création d’entreprises. Ce dernier est logé au premier niveau du bâtiment, tandis que le Tribunal occupe le Rez-de chaussé. Plusieurs locaux du Tribunal composent cette chambre, dont le cabinet du Président du Tribunal, assuré par Albert Mbo Bopesambe, comme président a.i ; la salle d’audience, le cabinet de Greffe divisionnaire, le Greffe de registre de commerce et de crédit mobilier, le Greffe pénal et économique, le Greffe de faillite et concordat préventif, le Greffe de procédures simplifiées de recouvrement, voies d’exécution et matières d’urgences, Greffe de comptabilité et enfin cabinets des juges.

Il apert que sur les 2500 dossiers traités, à en croire l’un des avocats, 2000 d’entre les dossiers ont trouvé une issue favorable ce, dont il a fait une plaidoirie auprès de la Directrice générale à ce que la Banque mondiale renforce davantage la capacité dans les Universités dans le secteur de Droit. Ce même avocat pour suit qu’entre 2004 et 2015, il a représenté 10 sociétés dont la dernière, est Bleue Scan line, une société d’aviation.

Il faut dire que la construction de ce Tribunal de commerce par la Banque mondiale permet la sécurité judiciaire des investissements et assainit le climat des affaires, prévenir les conflits commerciaux et les résoudre tout en respectant le droit Ohada. Ce dont Kinshasa siège en premier degré, et que la voie d’Appel est à Abidjan en Côte d’Ivoire.

Après sa visite et peu avant de s’envoler pour le Nord-Kivu, plus précisément à Goma, la Directrice générale a coanimé une conférence de presse avec le Vice-ministre de la Justice. Ils ont répondu aux questions soulevées par les journalistes, surtout ceux de la Rédaction du Journal L’Avenir. Elle a indiqué que de prime à bord, en toute économie qui souhaiterai faire du progrès et avoir un certain progrès dans la croissance, ainsi qu’éliminer la pauvreté, on a besoin d’un secteur privé qui travaille dans le pays. Pour un secteur privé fort dans le pays, il y a besoin d’un certain nombre des choses, une certaine certitude dans le cadre parlementaire et certainement une certaine certitude s’il y a des litiges qui interviennent.

Et la création de cette Cour s’il y a des différends, c’est une bonne réputation qui va essayer de créer la confiance de la part des privés ici en RD Congo. La BM est très heureuse de pouvoir appuyer ces deux choses, la construction de ce Tribunal de commerce, mais également la création de ce guichet unique, insiste-t-elle, avant d’ajouter qu’elle vient de visiter ce Tribunal, c’est nouveau certes, mais il déjà créé une certaine confiance et il a déjà réalisé beaucoup de travail, traité beaucoup de dossiers.

Dans ce pays, poursuit-t-elle, il y a un immense potentiel. Si le secteur privé a la confiance de faire des affaires dans ce pays, il va pouvoir relancer l’économie du pays. « Nous allons continuer à appuyer les efforts du Gouvernement pour améliorer l’environnement des affaires, améliorer le climat des affaires dans le cadre réglementaire ainsi que les lois et également renforcer les capacités institutionnelles et apporter l’appui nécessaire », affirme-t-elle.

Ce qu’elle a retenu de la visite de ce bâtiment

Ce bâtiment que nous venons de visiter donne un cadre de travail approprié au Tribunal de commerce et au Guichet unique de création d’Entreprises. Cela donnera de la confiance aux investisseurs qui voudraient amener leurs moyens financiers pour ce pays.

En réduisant le délai de création d’Entreprises, de 150 à seulement 3 jours, cela crée la confiance de la part des opérateurs économiques. Et donc, notre souci est de demander au gouvernement de fournir des grands efforts dans ce secteur.

Quant au Vice-ministre Mboso, d’abord a remercié la Directrice générale de la Banque mondiale pour la visite qu’elle effectue en RDC et pour toutes les réalisations que la Banque mondiale. « Sa présence sur notre territoire est une marque de confiance et témoigne de l’intérêt que la Banque mondiale apporte au développement de la RDC. Nous espérons que la Directrice générale sera l’interprète de la RDC auprès de son institution pour que la Banque mondiale nous accompagne dans les différents dossiers qu’ils ont commencés, notamment pour le guichet unique pour que cette activité s’étende sur le territoire congolais. Aux bénéficiaires de ce guichet unique et Tribunal de commerce, nous demandons aux Magistrats de faire preuve de compétence, d’esprit d’équité et aux opérateurs économiques, de travailler dans l’intérêt du pays et dans l’intérêt de la prospérité de leurs intérêts.

Par ailleurs, le Président du Tribunal de commerce, le Juge Albert MBo Bopesambe a dit que c’est un honneur, parce que le Tribunal de commerce de Kinshasa Gombe a été toujours le pionnier de tous les tribunaux de commerce au Congo. Il s’est fait que ce Tribunal a fonctionné dans un vieux bâtiment. Actuellement nous venons d’acquérir ce beau bâtiment inauguré il y a seulement trois mois et quand ce jour nous avons reçu une grande personnalité de la BM qui est venue renforcer la confiance à l’égard de la RDC, c’est un événement important et nous souhaitons qu’il doit s’étendre dans d’autres province.

(Pius Romain Rolland)