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« Le gouvernement et les leaders d’opinion doivent gérer l’après-diamant »

L’après-diamant vaut la peine d’être abordé avec la responsabilité qui s’impose, au regard de l’exode massif des populations que cela occasionne vers notamment Kinshasa et Katanga, et ses implications sur la situation socioéconomique des villes d’accueil. Cette recommandation émane du pasteur Germain Mudimbiyi (photo ci-contre, analyste et responsable de l’Eglise « Jésus Muraille de feu sise commune de Kalamu. « En RD Congo, les déplacements des populations n’est pas essentiellement le fait des conflits armés, comme cela est le cas notamment dans la partie est du pays. La chute vertigineuse du cours du diamant, de même que l’arrêt des machines à la Minière de Bakwanga  (MIBA) ont fait que de nombreuses familles quittent les zones minières pour chercher mieux ailleurs. Cette situation est à l’origine du phénomène « wewa », le taxi- moto qui n’avait pas existé à Kinshasa ».

La MIBA en mal de rééquipement… des creuseurs abandonnent les étendues d’exploitation artisanale

Le diamant a fait son temps, la MIBA aussi. La vie à Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï Oriental dépendait en majeure partie de « l’oxygène » qu’insufflait sur la ville l’exploitation industrielle du diamant. Les agents et cadre de cette industrie, dans leurs camps, avaient un train de vie qui influait sur le reste de la ville.                                                                                                               Maintes personnes physiques ayant palpé des sommes vertigineuses de la vente du diamant, sont prises au dépourvu par la baisse du cours. Beaucoup n’avaient pas prévu l’après –diamant, et s’endormaient sur leur laurier, en menant une existence au quotidien. Le diamant a enrichi des gens et, du jour au lendemain, beaucoup périclité, réduits à l’incertitude voire à l’errance. La pierre précieuse, certains l’ont ramassée, d’autres ont creusé, d’autres ont soutiré de la chaîne d’exploitation de la MIBA, d’autres aussi ont parcouru des distances navigables jusqu’à scruter des profondeurs. Tout cela, c’est la pierre précieuse. Des intermédiaires se sont activés en chaîne, entre les possesseurs et des preneurs. Ces derniers sont des acheteurs dont quelques-uns avaient des comptoirs d’achat du diamant aux abords les zones minières. Aujourd’hui, c’est la case-départ. Beaucoup ayant manqué de sagesse à l’apogée, ont aligné des courtisans et devenu des « bureaugames ». Les populations ont oublié que la pierre précieuse était l’émanation de Dieu et, sous le coup de la distraction collective et de la jouissance, se sont confiées aux charlatans. Ceux-ci ont poussé la manipulation plus loin, jusqu’à faire croire aux plus naïfs qu’ils avaient, eux, le pouvoir de donner et de retirer.                                                                                 A ce jour, la MIBA doit se rééquiper, pour sonder plus au fond. Le cas échéant, cela pose notamment la question d’un réinvestissement et le pari de la reconquête d’un marché intérieur en mal de compétitivité, et un marché mondial où la pierre précieuse est largement en perte de vitesse, en termes notamment de demande. Pendant ce temps, la question du développement du Grand Kasaï défie les élites autochtones, et se pose encore en termes des déclarations de bonnes intentions.

Gouverner c’est prévoir, pour faire face aux déplacements intérieurs

L’après-diamant éprouve la responsabilité de l’Etat, dans un contexte du  « pouvoir par et pour le peuple ». Il s’agit d’activer des mécanismes de gestion des populations, d’intégration des masses, de création d’emploi, de prévention sécuritaire. Toutes ces priorités se résument dans la planification de la vie nationale                                                                                                                                                           Pour l’heure, les déplacements massifs ont eu pour effet immédiat : la précarité de l’habitat, le débordement des marchés, le déferlement du secteur informel et celui des activités de survie. Cela fragilise la famille en tant que cellule de base de la nation, renforce la prépondérance des propriétaires de parcelles, des agents des services publics et des hommes d’églises dont notamment ceux qui offrent un cadre d’accueil.

L’après-diamant est davantage nostalgique dans la mesure où, les générations montantes ne trouveront pas d’infrastructures léguées par l’ère du diamant. A la place, des érosions dans leur énormité, emportant des maisons, détruisant des étendues cultivables.                                                                                     Dans les zones d’accueil, renchérit l’orateur, les leaders d’opinion ont mission de réconforter les déplacés, les armer moralement, en vue d’une intégration moins hasardeuse. C’est le cas des « wewa » (en tshiluba : toi), un modèle d’intégration réussie. Ces moto-transporteurs (un engin auquel bien des creuseurs étaient habitués depuis les zones minières), ont prouvé à la communauté nationale que l’Etat pouvait trouver partenaires parmi des nationaux, pour le transport de proximité. Des jeunes venus massivement « d’anciennes » zones minières, se sont investis dans le secteur. A ce jour, des détenteurs des capitaux ont pris goût, si bien que la mototaxi a cessé d’être l’apanage de jeunes « baluba ».

(Payne)

 

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Décidément chez les messieurs, les journées passent et se ressemblent pour l’équipe de Kauka qui a du mal à retrouver ses marques d’antan. Hier au championnat de la Ligue Provinciale de Basket-ball de Kinshasa ‘’Liprobakin’’ au stadium Ymca à Matonge, les gars de Kauka sont tombés face à Terreur 53-78.

En deuxième match toujours chez les messieurs, l’équipe d’Onatra n’a pas fait de quartier face à l’équipe d’Ista Plus Qu’Un Club qui bat de l’aile. Score du match 95-52.

A suivre ce mercredi 10 février 2016

14h15 : New Generation-M. Liberté (M) :

15h45 : un match à programmer.

(Antoine Bolia)

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Le tournoi intercommunal 2016 aura lieu du 13 au 20 février à Matete, c’est ce qui ressort d’un communiqué nous transmis par la Ligue de Judo de Kinshasa ‘’Lijukin’’.

A cet effet, Me Aliwu Tshiam Eugène, président de la Lijukin et tout son comité, vont tenir une importante réunion avec les 24 sélections communales, ce mercredi 10 février à 14h00 au siège de la ligue sise stade Cardinal Malula. Compte tenu de l’importance du point inscrit à l’ordre du jour, la présence de tous est vivement souhaitée.

Rappelons à nos lecteurs que le tournoi intercommunale sera la deuxième activité qu’organisera la Lijukin après la cérémonie de remise des prix aux champions et échanges des vœux intervenue le dimanche 24 janvier à Africana Palace dans la commune de Lingwala.

(Antoine Bolia)

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Tous les sportifs épris de bon sens ont salué de deux mains la cérémonie de décoration des Léopards football, champions avec panache de la 4è édition du championnat d’Afrique des Nations Rwanda 2016. La satisfaction des sportifs congolais est d’autant plus grande car non seulement ces braves ambassadeurs de la République Démocratique du Congo ont reçu chacun sa médaille de mérite sportif mais en plus chacun a pu bénéficier d’une jeep haut de gamme. C’est un honneur tout à fait mérité. Personne ne peut en dédire, tellement les prouesses des Léopards ont traversé les frontières nationales et continentales.

L’instauration de la prime de médaille pour stimuler les athlètes

En suivant religieusement sur écran la cérémonie sus évoquée, l’idée nous est venue de penser aux autres athlètes qui ont eux aussi porté haut la bannière nationale. Mais qui, malheureusement n’ont pas bénéficié de mérite et récompense dus à leur rang.

Pas plus tard que dans notre édition d’hier, nous annoncions sur nos colonnes que les Léopards/Taekwondo viennent de faire honneur à la République Démocratique du Congo au tournoi qualificatif zone Afrique des jeux olympiques tenu du 5 au 7 février à Agadir au Maroc. Ils ramènent dans leur gibecière une médaille d’or et surtout la qualification pour Rio 2016 par l’entremise de la talentueuse Rosa Keleku dans la catégorie -49 kg/dames.

Cet exploit, on s’en doute bien n’est pas donné à n’importe qui de le réaliser. Une médaille d’or ne se ramasse pas à la pelle. Et que dire d’une qualification aux Jeux Olympiques ? Ceci pour dire que la petite Rosa Keleku mérite bien une récompense de la nation congolaise au même titre que ce que viennent de réaliser les Léopards football au Rwanda. Sinon, tous défendent les mêmes couleurs du pays et ils sont tous ambassadeurs du même pays. C’est dans le traitement réservé aux uns par rapport aux autres qu’il y a effectivement problème.

Tous les amateurs de sports de combat savent que se hisser au podium parmi les trois premiers n’est pas une mince affaire. Il faut batailler dur pour y arriver. Mais lorsqu’on y arrive, ça mérite des applaudissements nourris. Quand on imagine que c’est dans un tournoi qualificatif aux Jeux Olympiques Rio Janeiro 2016 zone Afrique que notre jeune athlète a pu réaliser ces performances sus évoquées, l’on peut se dire que sa tâche n’a pas été facile. Grâce à cette jeune fille, la RDC compte déjà une place aux jeux olympiques. Quel honneur et quelle fierté pour le pays.

Le défi à relever à tout prix

Pour ceux qui l’ignorent, la RDC en dépit de sa dimension sous continentale, n’a jamais glané une médaille olympique. Et jamais, la RDC n’a aligné plus de dix athlètes à cette grande compétition planétaire. Cette situation est entre autre due au fait que la République ne finance plus que quatre disciplines sportives à savoir : le football, le handball, le cyclisme et le taekwondo. Toutes les autres sont abandonnées à leur triste sort. Participer à une compétition continentale ou mondiale relève d’un acte de bravoure de la part de la fédération concernée.

Pour le cas sus évoquée d’Agadir, la moisson aurait pu être grande. Mais hélas, faute de moyens, la RDC a aligné un nombre réduit d’athlètes sur fonds propres de la Fédération Congolaise de Taekwondo’’Fécot’’. Et voilà qu’au finish, la moisson est très succulente avec Rosa qui a fait honneur à sa classe et à sa réputation de battante.

Rosa Keleku, nous le rappelons une fois de plus, est une habituée de grandes compétitions d’où elle ramène au moins une médaille soit d’or ou d’argent. Au mois de septembre 2015, elle avait arraché une médaille d’argent aux 11è Jeux Africains de Brazzaville. Rosa Keleku a été 1/8 finaliste au championnat du monde de Taekwondo en Russie en 2015 et elle a été médaillée d’or à la 6è édition du championnat d’Afrique zone 4 de taekwondo organisé à Maïsha Park à Kinshasa/Gombe. Voilà autant de prouesses qui prouvent que cette jeune dame a droit à quelque chose. Nous ne demandons pas qu’elle ait une jeep comme les autres, mais tout de même quelque chose de consistant. Ça s’appelle l’équité à tous les sportifs.

Outre Rosa Keleku, le tennisman Denis Indondo, celui-là même qui a donné à la RDC ses deux premières médailles d’or aux 11èmes Jeux Africains de Brazzaville, mérite tout autant une récompense digne des prouesses qu’il a réalisées à Brazzaville. Les exemples sont légions pour dire qu’il n’y a pas que les footballeurs qui ont droit aux jeeps, maisons et primes colossales. Les autres sportifs ont droit aussi aux mêmes considérations pour faire équité. Dossier à suivre.

(Antoine Bolia))

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La finale prévue pour vendredi 12 février prochain

La finale des préliminaires de la 52ème Coupe du Congo de football pour la ville province de Kinshasa, qui était prévue mercredi 10 février 2016, est décalée au vendredi 12 février 2016, indique un communiqué du secrétariat de la Ligue de Kinshasa, rendu public hier mardi 09 février 2016.

Pour atteindre la finale, les deux formations ont respectivement éliminé, pour le FC Dijack ,AS Mbudi (1-0), l’AC St Denis (1-0) et New Belor SC (3-3)5-4 aux tirs au but.

Pour sa part, FC Renaissance du Congo a joué contre RC Sodigraf ( 2-1),AC Kuya ( 5-0) et l’AC Rangers (2-1).

(Gaby Mass)

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AC Nkoy Bilombe –AS Dauphin Noir reporté pour dimanche 14 février

L’OC Muungano de Bukavu et l’AS Dauphin Noir de Goma qui sont quasiment qualifiés pour le play-off pour la zone Est vont toutes deux jouer leurs dernières rencontres ce week-end à l’extérieure de leur public. Les deux rencontres vont pouvoir déterminer le premier et le deuxième pour cette zone où il n’y aura que 2 qualifiés au play-off.

L’OC Muungano va jouer pour le compte de la 13ème journée contre l’AC Capaco à Beni aujourd’hui mercredi, avec sur son compteur 26 points en 13 sorties, 8 victoires, 3 perdus, 2 nuls, 22 buts marqués contre 10 encaissés et un goal de différence + 12.

L’AS Dauphin Noir qui elle joue contre l’AC Nkoy Bilombe à Kindu au stade Lumumba le dimanche 14 février 2016 pour un match qui était prévu aujourd’hui mercredi mais reporté par la Ligue Nationale de Football, a le même nombre des matches joués comme l’OC Muungano, mais avec 7 victoires, 2 matches perdus, 4 nuls, 19 buts marqués contre 8 encaissés, 24 points, goal de différence + 11.

Deux matches à suivre pour connaître le premier et le deuxième à placer dans les combinaisons du calendrier déjà publié.

Gaby Mass

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Ce n’est plus un secret pour personne. La déperdition sociale a atteint les parvis de certaines églises de Kinshasa. A ce jour, maints observateurs se demandent si l’Eglise est peuplée de « Sœurs en Christ » ou déguisées. Ces femmes, le plus souvent otages des vendeurs d’illusion de tous bords à Kinshasa. D’après nos investigations, si certains hommes sont réticents, c’est à cause des déviations observées dans l’évangélisation. Par contre, certaines femmes sont le plus souvent séduites par des messagers, des « hommes de Dieu » véreux, au point de sortir des verts pâturages. Les signes sont perceptibles dans leurs conduites dans la société. Le Show spirituel a dominé des messages de repentance et de restauration. L’Eglise ne s’investit plus sur l’épanouissement de l’homme spirituellement. Elle devient plutôt l’école du matérialisme aigu. Il faut donner jusqu’aux boucles d’oreilles. Les fidèles sont dévalisés à fond. L’Homme de Dieu s’affiche comme un gourou et surtout, ne touche pas à sa chasse gardée, l’équipe d’intercesseurs. Les pasteurs secondaires n’ont pas droit à la critique sur la marche de l’Eglise. L’homme de Dieu, c’est un oint de Dieu qu’on ne peut toucher ni rappeler à l’ordre.
« Sœur en Christ » ou sœur déguisée ? Ce débat est à l’ordre du jour dans certaines Eglises à Kinshasa. Quant au profil de certains fidèles, particulièrement des sœurs qui pénètrent le milieu sacro-saint pour des visées occultes.

Si cela ne se dit pas au grand jour, dans les coulisses de permanence de certaines Eglises, cette situation constitue néanmoins une préoccupation face à l’avenir de l’Eglise de la RD Congo. « Elles sont parmi nous, elles se frottent avec nous dans les bancs des Eglises », s’exclame le prophète d’une Eglise de réveil à Lemba-Foire.

Une femme mariée plus obéissante à son pasteur qu’à son mari

Un juriste était près à rompre avec sa femme, après trois ans de mariage. Du fait que durant cette période, son épouse a adhéré à une organisation chrétienne qui l’a poussée à manquer du respect et de la considération envers son mari, le jugeant habité de mauvais esprits. De fil en aiguille, l’autorité de l’homme dans le foyer était mise en déroute et à rude épreuve. Dans cet élan, leur harmonie dans le foyer avait pris une mauvaise allure. La femme avait tendance à écouter et à obéir plus à son pasteur qu’à son époux.

L’éducation des enfants était aussi affectée. La sœur en Christ passait tout son temps à la permanence de l’Eglise, en quête d’une certaine délivrance et sans compter des veillées de prière à répétition. C’est avec le temps que l’homme avait découvert le pot aux roses. Sa femme était bernée par des promesses spirituelles de ce soi-disant serviteur de Dieu. Ce dernier, un vendeur d’illusions, avait capté l’esprit de ses fidèles, au point de les hypnotiser par une série de versets bibliques taillés sur mesure.

La femme s’est rendue compte qu’elle était, dans son aventure, entourée de certaines femmes libres qui constituaient la cour des intercesseurs du pasteur. Celles-ci avaient des relations suspectes avec l’homme de Dieu. Quant à la pauvre dame, elle entretenait la cour du pasteur par ses contributions financières exorbitantes, en termes d’offrandes et d’actions de grâce.

Et, ce pasteur avait l’art de presser ses fidèles comme du citron, pour tirer profit des actions de grâce, des offrandes et prières spéciales pour la prospérité. Et ceux qui croyaient à ses farces, ce sont des sœurs en Christ, « bamama mibonza » (traduisez les femmes consacrées). Les bancs de son Eglise se vidaient de ses fidèles avec le temps.

Des femmes pour entretenir la cour du pasteur

Pour la plupart, ce sont des femmes qui croyaient encore à la supercherie de l’homme de Dieu. Les bailleurs des fonds, entre autres l’épouse du juriste, ont constaté que l’Eglise clôturée de tôles ne s’émancipait pas mais le pasteur roulait carrosse et son costume dernier cri était garni de colliers en or. Dans cette Eglise, il n’était pas question de verser la dîme pour Dieu. Tout revenait au pasteur.

Les fidèles devaient assurer son carburant, sa garde-robe et ses voyages évangéliques. Dans l’entretemps, l’homme de Dieu entretenait des avortements auprès de certaines sœurs de sa permanence. La femme a fini par comprendre que son foyer était déséquilibré à cause de lui.

C’est après une séance de repentance dans une réunion de prière d’une autre organisation chrétienne que la femme a témoigné qu’elle était aveuglée. A ce jour, ces exemples sont légion. Cela pousse certaines femmes àêtre sceptiques à toute nouvelle Eglise qui déploie ses ailes à Kinshasa. Elles préfèrent demeurer dans leurs Eglises traditionnelles.

La misère des autres nourrit l’Eglise

Certains pasteurs véreux font des misères des autres leurs gagne-pains. Ils savent que séduire dans leur élan les femmes. Ils s’appuient sur leurs misères pour peaufiner leurs stratégies d’approche. Elles sont tellement sensibles à la séduction des messages de ces vendeurs d’illusion sans avoir un esprit critique comme les fidèles de Bérée, dans le récit biblique. C’est dans cette optique que d’autres fidèles de Dieu interpellent les chrétiens à un esprit de discernement.

Comment un pasteur qui n’est pas gynécologue puisse se permettre de toucher les intimités d’une femme pour soi-disant la délivrer de sa stérilité. Comment un pasteur peut-il élever sa voix dans la gestion d’un foyer au point de se substituer à l’époux ? Et dans cet élan, certaines sœurs s’infiltrent dans le pré-carré du pasteur pour le prostituer. Ce n’est pas pour rien que certaines Eglises ont pris l’option des « bureaux vitrés », parce qu’il y a eu beaucoup d’abus.

Certaines femmes se trompent par moment de porte. Au lieu d’aller solliciter l’expertise d’un psychologue ou d’un gynécologue, elles croient que leurs pasteurs sont dotés de pouvoir surnaturel de résoudre tout.

Un pasteur était surpris d’entendre une femme mariée lui expliquer que son époux ne l’extasie pas lors de leurs ébats sexuels. Le pasteur a calmé sa fidèle servante, en lui prodiguant en toute responsabilité des conseils d’aller voir un sexologue. L’orateur a estimé que ce spécialiste est mieux indiqué pour résoudre sa préoccupation.

Une histoire bizarre mais réelle dans une Eglise de Kinshasa Dans la commune de la Gombe, pour des raisons d’éthique nous taisons le nom de cette Eglise, une sœur a sollicité une rencontre avec son pasteur. Lors de la rencontre, elle s’est déboutonnée et s’est saisie de l’homme de Dieu tout en criant. Sur ces entrefaites, les membres de l’Eglise ont accouru mais le constat était clair. Pour les fidèles, le pasteur avait violé la sœur.

Et après quelques semaines, les bancs de l’Eglise se sont vidés jugeant le pasteur d’être au service du mal. L’Homme de Dieu, avec une certaine pédagogie d’enseignement, a pris son courage pour convaincre ses fidèles à l’innocenter. C’est à la suite d’une prière d’autorité que la sœur déguisée présente dans la salle a fini par passer aux aveux séance tenante.

« pasta alimbisa ngai diabulu mutu atindaki ngai na mitiki na maboko na bino pona bodelivré ngai » (traduisez : Pasteur, si vous pouvez me pardonner…le diable m’a séduite et m’a trompée et m’a envoyée… je me remets à vous pour ma délivrance », a déclaré la sœur, apparemment accablée à la suite de cette prière d’autorité.

Ces manifestations du reste prédites dans la Bible, ne viennent que brader l’image de l’Eglise de la RD Congo. Les chrétiens doivent ouvrir l’œil et le bon, pour sortir de l’obscurantisme.

(Saint Hervé M’Buy)

 

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Le groupe Mbongwana Star en concert vendredi 19 février

Spectacle « Gapugulu ou la légende de la chauve-souris »

Exposition, Musique, théâtre et danse, ces disciplines culturelles sont à l’affiche à l’Institut français-Halle de la Gombe. Dans cette programmation des activités dans ce centre culturel aux abords de la rivière Gombe, il est prévu le Vendredi 19 février à 19 Heures à la Grande Halle, le concert du groupe Mbongwana. Après l’aventure du Staff Benda Bilili, Coco Yakala Ngambali et Théo Nzonza Nsutuvuidi ont créé, en 2012, l’orchestre Mbongwana Star (le changement en lingala). À la recherche d’un producteur artistique, Coco et Théo ont très vite porté leur choix sur Liam Farrell aka Doctor L qui possède à la fois une grande expérience de la scène africaine et du milieu pop rock européen. Ensemble, ils ont créé un tempo à «réveiller tous les bals poussières des planètes funk, rock, rumba-rock et afro-beat». Le groupe vient d’enregistrer son premier album : «Un million c quoi» et de signer avec World Circuit, l’un des plus importants labels indépendants à Londres.

Tous au théâtre le Vendredi 12 février à 19 heures à la Grande Halle de la Gombe, avec le spectacle « Gapugulu ou la légende de la chauve-souris ». L’Institut national des Arts célèbre son 48ème anniversaire et propose à cette occasion, une pièce de théâtre mettant en scène des étudiants de ses trois sections: musique, art dramatique et animation culturelle. Tirée de la tradition orale bindji de la province du Kasaï occidental, “la légende de la chauve-souris” évoque dans un ensemble chatoyant, l’ensemble des discriminations et des rejets que subit la chauvesouris de la part des souris et des oiseaux.

Côté ballet, il est prévu le ballet « Kuakuakulangue » de Kongo Drama Company. Une production qui va se dérouler le Vendredi 26 février à 19Heures à la Grande Halle.

Le chorégraphe Fabrice don de Dieu s’est inspiré d’une scène de vie quotidienne dont il a été témoin : dans un bus, tous les passagers se sont mis à parler en même temps d’un problème privé qui a pris une dimension publique et politique. Le bus est alors devenu le lieu d’une indescriptible cacophonie. Le chorégraphe a construit son spectacle autour de cette dualité entre le bruit et le silence, l’intime et le public.

Dans un monde miné par des turbulences politiques, sociales et environnementales, Kuakuakulangue invite l’Homme à trouver, par la musique et la danse, le nécessaire équilibre à son épanouissement et son développement personnel.

Depuis le 29 janvier dernier, il se tient à la Halle de la Gombe l’exposition « Respecte-moi, je suis Walé » de Patrick Willocq. Patrick Willocq revient à l’Institut pour une exposition sur les femmes Ekonda de la province de l’Equateur.

Chez les Pygmées, certaines jeunes mères, à la naissance de leur premier enfant, vivent retirées avec leur bébé, éloignées des hommes pendant des mois, voire des années. Cette tradition qui perdure, a pour but de protéger le futur héritier, tout en limitant le nombre de naissances. Les relations sexuelles ainsi que le travail leur sont défendus. Durant cette période, ces femmes, appelées « walés », composent des chants que le photographe Patrick Willocq a mis en scène avec elles. Ses saynètes permettent de traduire en images, les rêves de ces mères esseulées.

(Saint Hervé M’Buy)

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La société civile dans toute sa diversité a conféré avec Edem Kodjo

*La DTP et le SET s’invitent au dialogue, mais la Ceni doit être restructurée

La lumière éclaire de plus en plus, l’ombre de l’obscurité s’efface quant à la tenue effective du dialogue national inclusif en République Démocratique du Congo. La délégation de la société civile dans toute sa diversité conduite par son porte-parole Kathy Kalanga, a été reçue en séance de travail par l’Envoyé spécial de l’Union africaine. Le Togolais Edem Kodjo qui a reçu plus de 60 représentants des différentes structures de la société civile en prélude du dialogue, a recueilli les propositions et la piste de solution de la société civile. Cette dernière tient à tout prix à aller au dialogue, en vue de baliser le chemin de la bonne tenue des élections pour ce cycle électoral de 2106.

A la sortie de cette séance de travail, la porte-parole Kathy Kalanga a déclaré notamment ce qui suit au Journal L’avenir : « Nous avons appris comme tout le monde que l’Union africaine avait dépêché ici en RDC son délégué, pour consulter les acteurs politiques et sociaux. Raison pour laquelle la société civile a été reçue aujourd’hui. La société civile a une seule position : dire la vérité à la population. Aujourd’hui, vu le temps qui court, la société civile dans toute sa diversité pense que là où la politique n’arrive pas à se concorder, elle doit se lever et parler d’une seule voix, elle ne veut pas le chaos parce qu’elle tient à ce que la paix puisse régner dans ce pays », a déclaré la porte-parole.

Tenant compte des divergences au sein de la classe politique congolaise sur le processus électoral, la Société civile s’interpose entre cette classe politique, question d’éviter à la population des troubles d’ordre politique. « Nous ne voulons pas qu’il y ait des troubles au pays, ni de bain de sang. Car la population congolaise a assez souffert. Pour ce faire, la classe politique doit savoir qu’un jour, il faudrait que les élections soient organisées, mais dans des conditions d’apaisement, dans un climat empreint de paix et non des élections susceptibles d’engendrer des violences, des guerres dans notre pays », a-t-elle renchéri.

Pour que cette paix soit effective, il faudrait que tous les acteurs politiques de la RDC, toutes tendances confondues se mettent autour d’une table, se parlent, discutent et trouvent des voies et moyens autour du consensus électoral. Ceci pour épargner la population des remous politiques. « Edem Kodjo a reçu l’essentiel de notre cahier de charge. Il est venu écouter tout le monde, à la fin, il aura une vue d’ensemble quant à la position des uns et des autres de participer au dialogue national inclusif », a-t-elle relevé. Elle croit en la voix du peuple qui est celle de Dieu et qui prime.

Jérôme Bonso et Martin Ekanda s’expriment

Pour sa part, Jérôme Bonso précise que la société civile a montré les aspects techniques liés à la problématique de l’organisation technique des élections en Rdc. « Nous, Organisations de la société civile dans toute sa diversité, avons fait voir les quatre défis majeurs sans lesquels on ne peut arriver à la tenue des élections. Il s’agit du défi politique qu’il faudrait dégager ; c’est le défi technique, trouver solution à la problématique du fichier électoral et lever l’option qui conviendrait pour faire le recensement et l’enrôlement global, afin de couvrir les 40 millions d’électeurs. Nous avons levé l’option de vide logistique. Nous organisons les élections dans un vide logistique où nous n’avons pas le matériel qu’il faudrait commander, et ça prendrait du temps. Nous avons fait voir aussi le défi financier. Il faut réunir les moyens financiers. Etant donné que nous sommes à quelques mois de l’organisation des élections dans le délai, mais techniquement nous sommes dans l’impossibilité de les faire, nous avons fait voir l’erreur commise en 2001 », a dit Jérôme Bonso.

Promoteur de l’Institut supérieur d’Informatique, Programmation et Analyse (ISIPA), Martin Ekanda est membre influent de la société civile. A ce titre, il n’est pas resté en marge de la rencontre avec Edem Kodjo Il a souligné ce qui suit : « Notre présence à ce rendez-vous, c’est pour exprimer le point de vue de la société civile qui souhaite qu’il y ait élections dans ce pays. Mais les élections dans quelles conditions ? Unanimement en échange, il est souhaité qu’au préalable, un dialogue puisse avoir lieu. Il ne sert à rien d’aller dans la précipitation pour les élections qui vont amener simplement de la confusion, l’écoulement du sang et autre chose », a-t-il fait savoir.

Et de préciser qu’il est logique de respecter le délai constitutionnel, mais techniquement, il est absurde de croire à l’organisation des élections dans le respect du délai constitutionnel. « Aujourd’hui, on ne sait pas contourner les obstacles qui se dressent devant nous. Donc, il faudrait que nous puissions prendre notre temps à réfléchir sur comment organiser les élections. Je pense que c’est par le dialogue qu’on aura à résoudre tous ces problèmes », a-t-il fait savoir.

La DTP et SET chez Kodjo

Il ne fait l’ombre d’aucun doute que la DTP conduite par Fortunat Kandanda, et Soutien Etienne Tshesekedi ont aussi conféré avec l’Envoyé spécial de l’UA. A en croire son porte-parole Pathy Katanga, la DTP et SET ne récusent pas la présence d’Edem Kodjo, fut-il envoyé de la communauté internationale selon l’Accord-Cadre d’Addis-Abeba. Du moins, ces structures veulent le voir et le juger à l’œuvre. La DTP et SET soutiennent que le dialogue est la seule alternative de décrisper la situation politique émaillée de contestations à l’approche de l’organisation des élections. Toutefois, la tenue des élections apaisées en RDC  est conditionnée par la mise en place de nouveaux animateurs de la CENI, dont les actuels.

(Pius Romain Rolland )

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SOCEARUCO pour le dialogue national inclusif

La Société civile environnementale et agro-rurale du Congo, SOCEARUCO était hier en Assemblée générale à Kinshasa, en la Paroisse Notre-Dame de Fatima à Kinshasa. Une grande première sous la direction de Mme Cathy Mboyangawo, Présidente représentante légale par intérim. Ce, depuis la disparition du patriarche Okita Lokanga Yungu, en décembre dernier.

Un rendez-vous de tous les enjeux

Deux thèmes étaient à l’ordre du jour de ces assises. D’abord « SOCEARUCO après le décès de son Président Représentant légal » et « Opportunités et financement » des Ongs partenaires et membres de cette plate-forme.

Les chefs coutumiers ainsi que les peuples autochtones qui font une base incontestable de SOCEAUCO étaient tous au rendez-vous. Dans leurs déclarations respectives, ils ont promis fidélité à SOCEARUCO, soutien au Dialogue national à venir et, démonstration pacifique prochaine en appui au dialogue convoqué par le Président Joseph Kabila. En effet, ils sont les grands bénéficiaires des actions de SOCEARUCO qui porte loin leur voix, là où d’autres en font leur fonds de commerce. «  Tous nos dossiers passeront par SOCEARUCO », a commencé le chef coutumier porte-parole, avant de lire le message de l’UCTA-Rdc, Union des chefs traditionnels africains en Rdc.

Dans celui-ci, qui est du reste destiné au président Joseph Kabila par le truchement de Cathy Mboyangawo, l’autorité coutumière qui fonde aussi sa foi sur l’article 207 de la constitution, a sollicité que leur organisation soit reçue par le Premier des Chefs coutumiers Joseph Kabila, soucieux de se voir bien représentés au Dialogue prochain.

Pour sa part, le pasteur Mpia a, au nom de ses pairs autochtones, remercié la nouvelle présidente de SOCEARUCO pour avoir veillé sur tous les projets des peuples autochtones. Il a promis soutien indéfectible de ses pairs à cette plateforme de la vraie Société civile, même après la disparition du Patriarche Okita Lokanga Yungu. Ce qui lui a valu des ovations à n’en point finir, des pygmées qui, pour la circonstance, avaient aligné un ballet pour des chants et danses.

La mission continue

Après exposition avec brio et une séance très animée des questions-réponses, l’on peut retenir que la Présidente a.i, plus que motivante, a promis de poursuivre l’œuvre de l’illustre disparu. « On ne va pas vous abandonner. SOCEARUCO va continuer de vous accompagner comme le faisait le patriarche ».

Se confiant à la presse, Mme Cathy Mboyangawo a apporté une précision de taille avant de révéler ses priorités. « Beaucoup pensaient que SOCEARUCO est enterrée avec son Président représentant légal Okita Lokanga. Ce n’est pas le cas. Nous sommes une grande organisation, très bien organisée. Le patriarche a préparé des gens bien qualifiés pour relever ce pays. Nous sommes habitués avec le développement, nous allons continuer avec le développement », a-t-elle dit, visiblement très déterminée.

Parlant du dialogue qui se profile à l’horizon, Mme Cathy va droit au but : « Nous allons continuer à parler comme le patriarche le faisait. Quand c’est bon, nous soutenons ». D’ailleurs, l’on pouvait lire une banderole à l’entrée de la salle : « SOCEARUCO, à travers tous ses membres, dans toutes ses provinces, dit oui au Dialogue inclusif et appelle tous les acteurs politiques et ceux de la société civile à préserver le progrès et le bien-être de la population ».

La mort du Patriarche

Alors que le Président Okita est décédé de 16 décembre 2015 aux Etats-Unis d’Amérique, sa dépouille est arrivée à Kinshasa le samedi 2 janvier dernier, avant d’être admise à la morgue des Cliniques Ngaliema. Le 3 janvier, le corps sera exposé à la Cité des Anges, sur l’Avenue Haut commandement, dans la commune de la Gombe à Kinshasa. L’inhumation interviendra le lundi 4 janvier 2015.

Okita Lokanga Yungu venait certes de quitter la terre des hommes au moment où le pays avait encore besoin de son patriotisme, de son franc-parler. Heureusement, SOCEARUCO survit même après ce coup dur. Si cela est bien possible, le patriarche Okita peut se reposer du fond de sa tombe ; une grande étoile, Mme Mboyangawo brille actuellement de mille feux aux destinées de cette plateforme, malgré la disparition du grand soleil.

(Emmanuel Badibanga)