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Déjà hier, le comité directeur de la Société d’exploitation du guichet unique du commerce extérieur (SEGUCE – Rdc) réfléchissait sur la mise en œuvre et le fonctionnement effectifs du guichet unique intégral en Rd Congo. Les membres se sont ainsi imprégnés de la situation du projet et ont échangé autour des différents points dudit projet. Entre autres, sur le chronogramme du projet, la méthodologie de contrôle du projet, la synthèse des problèmes identifiés, les bénéficies clés, les challenges à relever ainsi que sur la²& généralisation.

L’effectivité du guichet unique en République démocratique du Congo n’est plus qu’une question de quelques jours seulement. Ce qui va largement améliorer les échanges pour le commerce extérieur dans le pays. Pas plus tard qu’hier jeudi 10 septembre, le comité directeur de la Société d’exploitation du guichet unique du commerce extérieur (SEGUCE – Rdc) a tenu sa toute première réunion en vue de la mise en œuvre et du fonctionnement du guichet unique intégral en Rdc.

Au cours de laquelle, les membres de ce comité ont suivi avec intérêt la présentation de la situation de ce projet. Empêchés, les ministres des Finances et du Commerce extérieur (qui avaient signé le décret instituant ce comité directeur) se sont également faits représentés à cette importante réunion.

Par rapport au chronogramme du projet, ils se sont imprégnés des grandes étapes du déploiement. Mais aussi de la vision détaillée du projet à trois mois, c’est-à-dire, d’ici la fin de l’année. Ce qui consiste au lancement des comités, commissions et groupes de travail ; au paramétrage et à la mise en place du GUICE (Guichet unique intégral du commerce extérieur), avec la plateforme d’échanges des données informatiques et la couverture nationale de pré-dédouanement ; ainsi qu’à la formation des utilisateurs, notamment dans les villes de Kinshasa, Lubumbashi, Matadi, Boma, Goma, Kisangani Sakania, Kasumbalesa, Kasindi, Mahagi…

Le deuxième point abordé c’était la méthodologie de contrôle du projet à travers trois commissions, notamment de formation, de procédures, et de conduite de changement. Le rôle du point focal en interne comme en externe a été également expliqué aux membres du comité directeur de SEGUCE Rdc. Les procédures, les prérogatives, l’informatisation ainsi que les infrastructures constituent la synthèse des problèmes identifiés lors de l’analyse du projet.

Les bénéfices du guichet unique

Quant aux bénéfices clés du guichet unique intégral en Rdc, l’on a entre autres tablé sur l’amélioration de la performance logistique, l’accroissement de la productivité des opérateurs, la réduction des temps de transit, etc. A titre d’exemple, le présentateur a remémoré les membres du comité directeur sur d’autres pays ayant bénéficié du savoir-faire de SEGUCE. Se basant sur la décomposition du temps de passage pour les conteneurs en transit, il a expliqué le circuit du commerce extérieur dans ces pays avant et après le GUICE, en donnant bien sûr des exemples de la centralisation de l’information.

Les membres du comité directeur de SEGUCE Rdc ont été également informés des challenges à relever pour la mise en œuvre de ce projet du guichet unique intégral en Rdc. Lesquels sont : l’accompagnement au changement, l’harmonisation et simplification des procédures, et l’interopérabilité des systèmes d’information.

Différents acteurs concernés du projet

Enfin, dans la généralisation du projet, l’on indiqué que les acteurs concernés sont les chargeurs, transitaires, Ministères, banques commerciales, la Banque centrale du Congo (BCC), l’Office congolais de contrôle (OCC), la société d’inspection, l’Office de gestion et de fret multimodal (OGEREM) et la Direction générale des recettes administratives et domaniales (DGRAD). D’autres points de cette généralisation du projet ont été expliqués aux membres du comité directeur de SEGUCE Rdc.

Entre autres, la phase pilote, les référentiels importateurs/exportateurs, les référentiels CAD (DGDA), les référentiels transporteurs (DGDA), la mise à jour du tari intégré (DGDA), relayer les informations aux entités de provinces, identifier des formateurs internes, le listing des adhérents aux différents organes, la désignation des points focaux, la liste des personnes à former, la liste des personnes pour la création des comptes d’accès au GUICE, les coordonnées bancaires à transmettre aux banques…

A l’issue d’un échange fructueux, ils ont pu enrichir et améliorer ce plan de la situation du projet de mise en œuvre et du fonctionnement du guichet unique intégral en Rdc.

(Lepetit Baende)

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La présentation de film « Kinshasa kids », pour dire « les enfants de Kinshasa » a eu lieu ce mercredi 9 septembre 2015, sous le coup de 16 heures, à l’Hôtel Memling. Son réalisateur, le belge  Marc-Henri Wajnberg, les enfants comédiens et le musicien acteur Bebson de la Rue, ont été de la partie.

Le ministre Jean-Claude Marcourt en charge de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique belge; ainsi que Michel Lastschenko, Ambassadeur de S.M. le Roi des Belges avaient honoré la participation de leur présence.

La projection a été précédée d’une conférence de presse, qui a présenté leur nouveau projet en réalité virtuelle 360°, intitulé « Dans la peau d’un Shégué », cet enfant de la rue dans le jargon kinois, qui, en réalité, est une richesse dans la rue.

 Kinshasa en résumé

 Pendant près d’une heure et demie, toutes les scènes qui mettent à nue la capitale congolaise dans sa sphère populaire ont été repassées, partant du Grand marché (Zando), Quartier général de ces enfants de la rue. Un enfant qui embrasse la rue après avoir fait l’objet d’une maltraitance indicible par sa belle-mère, l’implication des charlatans dans la peau de pasteurs, [reconnaissant cependant que les vrais pasteurs existent et que les cas de sorcellerie sont une réalité souvent gérée par les hommes de Dieu] ; la vie de prédation d’un shégué : vol, viol, drogue, alcool, musique ; les réalités liées au transport en commun qui est un véritable casse-tête ; la complicité de la police ; les restaurants de fortune dits ‘’Malewa’’, le trafic d’influence, l’arrogance des bailleurs, … rien n’est resté en reste. Bref, le film de Marc-Henri Wajnberg est une véritable remise en question de la société congolaise qui doit absolument interpeller le Gouvernement.

Pour le réalisateur, c’est après avoir visité la Rdc plusieurs fois qu’est née cette idée. D’où il en recueillera un bon nombre, louant une habitation pour eux, engageant une dame pour leur préparer de la nourriture au quotidien, et un professeur pour leur enseigner le français,… « une expérience magnifique depuis 5 ans », dit-il.

 La série continue

Mais à tous ces efforts, l’on reconnaitra la participation de certains partenaires du milieu des affaires belge en Rd Congo. Actuellement, ils sont presque tous placés à Don Bosco, à Masina, aux bons soins des religieux pour un encadrement aussi bien social, intellectuel que spirituel. A les voir, ils ont beaucoup changé et osent s’affirmer en vue de leur réintégration.

Parmi les témoignages recueillis sur les lieux, celui de la mère d’Emma, un de ces enfants : «  je suis très marquée par ce que devient mon fils. Autrefois j’étais la risée de ceux et celles qui le voyaient parmi les shégué au marché Gambela ou au grand marché… Mais aujourd’hui je suis fier de lui et les mots me manquent pour vous dire merci », a-t-elle lancé, visiblement très émue.

Comme le mois de septembre 2015 est exclusivement celui de la projection gratuite de ce film à Kinshasa, le programme a été rendu public. Ainsi, le 13 septembre, le rendez-vous est-il pris à 18 heures au Camp Kokolo ; il en sera de même à Motema Mpiko, à Kasa Vubu, le 16 ; l’école La Colombe de Kalamu le 17 ; Don Bosco de Masina le 19 ; à l’ASD Kinkole le 20 ; à l’ONG chemin de fer à Ngaba le 22 et le Centre Béjart de Bandalungwa le 23.

Cette projection sera effective aussi à 14h30 le 23 septembre à l’Université Révérend Kim de N’Djili ; ainsi que le 24 à la même heure à l’Université Révérend Kim à Lingwala.

 

(Emmanuel Badibanga)

 

 

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La BAD consulte Gouvernement, FEC et Société civile

Depuis le lundi 07 septembre 2015, la Banque africaine de développement (BAD) est en train de consulter différents intervenants (secteur public, secteur privé, société civile) afin d’évaluer à mi-parcours le document-cadre en matière de développement pour la période allant de 2013 à 2017. Ce document a été conçu dans l’intention de voir la BAD soutenir les efforts de redressement de la Rd Congo. Pour cette institution financière internationale, il faut tirer les enseignements et envisager la possibilité de les intégrer. En bref, la BAD veut s’assurer que les performances macroéconomiques se manifestent dans le quotidien des Congolais, pour obtenir l’inclusivité de la croissance.

Cette importante équipe conduite par son Représentant Résident, M. Sylvain Maliko, a échangé, pour la journée d’hier, avec la Fédération des entreprises du Congo (FEC), la Société civile et le Gouverneur pays auprès de la BAD, M. Henri Yav Mulang, ministre des Finances. Après une réunion de près d’une heure, le ministre des Finances a indiqué que ce qu’il faut retenir ici, c’est l’exercice dans lequel nous nous lançons aujourd’hui, qui consiste à faire une revue du portefeuille de la BAD, qui couvre plusieurs secteurs. Pour lui, l’accompagnement du secteur privé pour qu’il se déploie normalement est nécessaire, parce que c’est lui qui crée les emplois et la richesse. Dès la semaine prochaine, a-t-il annoncé, nous ferons l’état de la situation. Nous examinerons également d’autres secteurs qui paraissent prioritaires comme le renforcement des capacités dans différents domaines et nous procéderons aux ajustements là où c’est nécessaire.

Le dialogue est nécessaire

Ce dialogue a commencé le matin à la Fédération des entreprises du Congo. Ici, la BAD s’était amenée avec l’essentiel de ses experts. Pour son Représentant résident, M. Sylvain Maliko, la stratégie nationale (2013-2017) n’a pas encore atteint la vitesse de croisière. Pour lui, le secteur public à lui seul ne peut pas couvrir tous les besoins de développement. D’où la nécessité d’ouvrir les portes à d’autres intervenants. « Notre rôle est de conseiller le schéma d’inclusivité de tous les intervenants », dit-il.

Par la suite, la parole a été accordée aux experts de la BAD, qui ont donné la liste des instruments pour profiter des services de cette banque. Ici, il a été expliqué aux opérateurs économiques que le fil conducteur de l’intervention de la BAD en Rdc, c’est de soutenir les investissements du secteur privé. C’est aussi d’appuyer le Gouvernement en matière d’infrastructures et désenclavement du pays, sans oublier le secteur de l’eau et de l’assainissement et aux réformes. Et tout cela ne peut avoir d’impact que si tous les intervenants s’attaquent aux contraintes pour que l’Etat joue effectivement son rôle et pour qu’il mobilise davantage des ressources et crée un environnement propice à la création des entreprises.

Pour sa part, la FEC a rétorqué en disant que la BAD peut mettre le financement en faveur du secteur privé, mais tant qu’il n’y a pas utilisation d’instruments, il n’y aura pas des résultats palpables sur terrain. De même, tant qu’on n’aura pas développé certaines infrastructures, il sera difficile pour une inclusion financière.

La parole a également été donnée aux femmes, notamment celles du Comité national des femmes entrepreneurs (CENFE), qui ont remercié la BAD pour ses interventions en leur faveur. Mais elles ont fustigé le fait que lorsque la femme n’est pas informée, elle ne peut rien faire. En plus, elles pensent que la formation seule ne suffit pas, il faut un accompagnement financier pour de projets de femmes. Entre-autres accueils, elles ont soutenu qu’aucune industrie agricole ne peut se développer sans le financement extérieur.

Joëlle Bile, elle aussi membre de la FEC, a salué cette revue à mi-parcours qui permet un rapprochement entre la BAD et le secteur privé. Pour elle, il était temps qu’on s’arrête un peu, afin de rectifier le tir. « Nous espérons que ces échanges vont permettre à ce que le document stratégique 2013-2017 reflète la réalité sur terrain », affirme-t-elle.

Les experts de la BAD présents se sont employés à expliquer, avant que M. Sylvain Maliko ne prenne la parole pour préciser les choses. Il a dit que l’objectif n’est pas d’écouter le secteur privé par rapport à ses attentes vis-à-vis des interventions de la Banque africaine de développement. « Nous sommes convaincus qu’on peut augmenter les interventions. Pour le faire, il faut ce dialogue », indique-t-il, tout en souhaitant que ce dialogue ne soit pas de circonstance, mais continue.

La Société civile consultée

Au siège de la BAD sur le Boulevard du 30 juin, la Société civile est venue répondre à l’appel de cette institution financière internationale, pour discuter le document de stratégie pays (2013-2017), pour évaluer ce qui a marché ou pas et tirer les principales leçons. M. Jean-Marie Dabiré, l’Economiste en chef de la banque a expliqué les deux piliers de la stratégie qui doit couvrir 5 ans.

Il a expliqué que le premier pilier porte sur les infrastructures (énergie, transport, eau potable et assainissement) et le deuxième pilier porte sur le renforcement des capacités de l’Etat pour lui permettre de renforcer les ressources internes, mettre en œuvre la réforme de l’administration, mettre en place un cadre incitatif pour les investissements privés. Pour lui, cet exercice vise à discuter avec les acteurs du secteur public et privé pour l’amélioration des conditions de vie de la population et permettre au secteur privé d’améliorer le quotidien des Congolais.

De leur part, les membres de la Société civile ont évoqué la nécessité d’impliquer les différents intervenants dans les projets pour une appropriation. La Société civile constate aussi qu’il n’y a pas de différence entre certains outils et la facilité, sans oublier la lourdeur constatée suite à plusieurs procédures. Dans la même lancée, la Société civile apprécie le désenclavement, mais qu’en est-il des routes de desserte agricole ? Et que fait la banque pour promouvoir les PME et les emplois de jeunes ? D’autres membres de la Société civile ont épinglé le problème du déficit de communication, avant de se demander si la BAD a une stratégie pour la protection de l’environnement africain ? Les réponses de la BAD ont été claires et le rendez-vous a été pris pour ce lundi 14 septembre 2015, où sera organisée la revue à mi-parcours du document de stratégie pays 2013-2017 et de revue de performance du portefeuille pays.

(Jean-Marie Nkambua)

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Jimmy Jean Bayindula Nkongo alias « Kovo », la nouvelle coqueluche de V.Club S.A.

Jimmy Jean Bayindula Nkongo, alias « Kovo » est né le 22 juillet 1997 à Boma dans la province du Kongo Central. Il a une silhouette de 1,90 m et pèse 65 kg.

Attaquant polyvalent, Kovo évolue aisément tant au poste d’ailier droit qu’à celui d’ailier gauche. Meneur de jeu, Kovo sait se déployer comme milieu offensif et souvent ses entraîneurs l’alignent en pointe.

Son sens du but a fait de lui l’enfant chéri des patrons des clubs où il est passé. Il a tour à tour mouillé le maillot au sein de SC Glady (2è division) de l’Entente de Boma où il a passé une saison.

Une année après, il est sollicité par le club Soforma (1ère division). On le verra ensuite fourbir ses armes dans V.Club/Boma puis dans Veti de Matadi. Kovo traverse ensuite la forêt du Mayumbe et va jouer à Brazzaville au sein du C.F.C. (Cuvette Football Club). A Owando, le président Bonaventure Cris Engobo l’adopte. Il passe deux saisons au cours desquelles il inscrit 60 buts. On le retrouvera ensuite dans la formation des Cheminots à Pointe Noire avant de regagner Kinshasa. Le temps d’une mi-saison à l’Entente provinciale de football de Kinshasa (EPFKIN) au sein de la formation de JSK.

La moisson est abondante. Lui qui n’a joué que 14 matches dans JSK réussit à inscrire 18 buts avec en prime 11 passes de but. Jimmy Jean Bayindula Nkongo est plébiscité meilleur joueur de l’Epfkin, surtout grâce à l’encadrement de JP Onyendze, le président manager et de Adonis Mbambi, président sportif de JSK sous le suivi technique de l’entraîneur Vincent Kalambay Mavinga Mavince qui l’avait découvert à Boma. Il l’a ensuite amené à Brazzaville puis à Kinshasa.

Sociétaire de JSK, son manager JP Onyendze vient de le placer dans V.Club. Il s’est attiré en si peu de temps la sympathie de tout V.Club. Jeune, discipliné, père d’une fillette d’un an et d’un garçon de deux ans.

Kovo n’a qu’un seul lobby : la télé, le foot. Il rêve de devenir un joueur professionnel, de jouer dans l’équipe nationale, les Léopards.     Kovo ne boit pas, ne fume pas. Il se couche tôt pour se réveiller en forme et prêt à aller aux entraînements. Il est chrétien pratiquant.

« Je veux devenir un grand joueur, aider mes proches et satisfaire aux besoins à l’éducation, l’instruction de mes deux gosses », a-t-il déclaré.

En bon mukongo, il raffole le mfumbwa, le poisson salé servi avec la chikwangue des Bateke. « J’aime mes amis. Je partage mes moments de repos avec eux en train de regarder les émissions sportives à la télé. J’aime écouter les conseils des coaches Vincent Kalambay et maintenant le coach Florent Ibenge ont confiance en moi. Je m’efforcerai de ne pas les décevoir. Le général Gabriel Amisi Tango Four est pour moi un parent. », a-t-il conclu.

Jeune et discipliné, il est père d’une fillette d’un an et d’un garçon de deux ans.

Kovo n’a qu’un seul

(Fernand Mukaku Lalabi-Muke)

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FC Dijack-AC Rangers, ni vainqueur ni vaincu alors que Sans Malanda l’emporte sur Nzakimuena

  • Ce vendredi au STR : AC Bandal-FC Système et OCK-Real de Kin

La deuxième journée du championnat de l’Entente provinciale de football de Kinshasa a démarré hier jeudi avec deux rencontres au stade Tata Raphaël.

La première a mis aux prises FC Dijack et AC Rangers de Lambert Ossango. Un match très disputé qui s’est terminé sur le score de parité 2-2. AC Rangers aurait pu l’emporter si son joueur Bosekia n’avait pas raté le penalty à la 25è minute.

AC Rangers a ouvert la marque à la 2è minute par Katalay. Deux minutes plus tard, Dijack égalise par Kalala. A la 20è minute, Dijack prend de l’avance en inscrivant le 2è but par Balard à la 20è minute. Cinq minutes plus tard, Rangers obtient un penalty que Bosekia n’a pas pu convertir. A la mi-temps, Dijack mène donc par 2-1. La deuxième mi-temps sera encore très disputée au cours de laquelle Rangers aura le bonheur de revenir à la marque grâce à un but splendide de Moloko à la 73è minute.

La deuxième rencontre a opposé FC Sans Malanda à FC Nzakimuena. Elle s’est achevée par la victoire de FC Sans Malanda sur le score de 1-0. L’unique but de la partie est inscrit par Kayembe sur corner à la 87è minute. Un véritable « nzombo le soir » qui a fait pleurer à chaudes larmes les adversaires. Ces derniers ont subi la cruelle réalité du football.

Ce vendredi au STR

13h30 AC Bandal-DC Système

15h30 OCK-Real de Kin   

(Gaby Mass)

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Le vendredi 18 septembre prochain se tiendra à l’hôtel Africana Palace à Lingwala , la 4ème édition du Prix Bravo X qui récompense des gens qui excellent dans divers domaines d’activités. Cette fois-çi le comité organisateur a jeté son dévolu sur deux grandes personnalités à savoir le Professeur Kalongo Mbikayi et l’inventeur Kabasele Muamba. Cette soirée de gala et hommage spéciale sera agrémentée par trois artistes musiciens. Premièrement , Jus d’Eté Mulopwe dit « papa popi » en pleine promotion de son récent tube intitulé « Silikoti » avec la chanson fétiche « Mama leki » qui continue à bien se comporter sur le marché du disque kinois. Deuxièmement, Fabrice Mbululu mieux connu sous le nom de scène « Fabregas le métis noir » auteur de l’album « Anapipo mascarade » avec la danse du moment « Ya mado » à couper le souffle. Enfin, l’artiste Petit Bokul sera aussi de la partie , a confimé à l’avenir Détente le confrère Mala qui patronne la communication de ce trophée.

L’année dernière le prix a été attribué au regretté producteur de spectacles François Londala Bongwalanga « Laudert production ».

(Franck Ambangito)

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TP Mazembe-Moghreb de Tétouan : victoire impérieuse des Corbeaux

  • US Mouloudia Alger-Al-Merreikh, match de formalité, les deux clubs étant déjà qualifiés * En Coupe de la Confédération, Orlando, Zamalek, ESS et Al Ahly en demi-finales avant terme

Les dernières rencontres de la phase de groupes se jouent ce week-end. Si les demi-finalistes sont pratiquement connus pour le groupe B de la Ligue des champions et des deux groupes de la Coupe de la Confédération, le suspense demeure pour le groupe A de la Ligue des champions. En effet, trois clubs ont le même nombre de points (8). Il s’agit de Al-Hilal (+2), Mazembe (+ 2) et Moghreb (+ 1). Smouha, déjà éliminé, n’a que 3 points.

TP Mazembe joue à domicile contre Moghreb de Tétouan. A l’aller, les deux équipes s’étaient séparées par un nul blanc. Par contre, Al-Hilal joue en déplacement contre Smouha qui n’a plus rien à perdre puisque déjà éliminé avant le terme. Pour les trois équipes qui ont le même nombre de points, la défaite est formellement interdite. Les deux rencontres de ce groupe seront âprement disputées quel que soit le terrain. Tous devront donc jouer la prudence.

L’étincellant US Mouloudia et Al Merriekh qualifiés avant le terme

En groupe B, l’équation est déjà résolue. Les Algériens de l’US Mouloudia Alger ont le vent en poupe en remportant tous ses cinq matches et ont le maximum de points (15/15). Son poursuivant Al Merriekh a 10 points.

En Coupe de la Confédération, les qualifiés et les éliminés dans les deux groupes sont pratiquement connus. En groupe A, Etoile sportive du Sahel et Al Ahly sont qualifiés tandis qu’en groupe B, ce sont Orlando et Zamalek.

Voici le calendrier complet de tous les matches du week-end

Ligue des champions

Groupe A

  • TP Mazembe-Moghreb de Tétouan
  • Smouha SC-Al-Hilal Ondurman

Groupe B

  • Al-Merreikh Ondurman-US Mouloudia Alger
  • ES Sétif-MC El Eulma

Coupe de la Confédération

Groupe A

  • Al Ahly-Stade Malien
  • Etoile du Sahel-Espérance de Tunis

Groupe B

  • AC Léopard-CS Sfaxien
  • Zamlalek-Orlando

 

(Denis Lubindi)

 

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De son vrai nom David Bea mieux connu sous l’appellation de « Besthino Bilele », il évolue dans domaine de la Sape, vente des « formes ». Proche collaborateur de Ferré Gola , il a effectué avec l’artiste la tournée de Luanda en Angola. . « Pour la première fois que j’ai vécu un tel phénomène. Ferré Gola a été éblouissant. Tous ses concerts donnés à Atlantico, Ciné Africa, et Capolo Jardin d’Eden ont été à guichets fermés ,d’une réussite totale… » a confirmé Besthino Bilele (nom lui donné par Papa Wemba). Dès son retour à Kinshasa, Ferré Gola a repris le chemin du studio dans le cadre de la préparation du prochain album « Qu’est-ce que j’avais dit ? » , entretemps son tube intitulé « 4’ Seben » cartonne. Dans son agenda, des productions envisagées pour la Tanzanie et au Kenya au mois de novembre. Afrique du Sud en décembre et Tchad. Une tournée de trois mois est également prévue pour la ville d’Atlanta (USA)

 

(Franck Ambangito)

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*Olympisme 11èmes Jeux Africains Brazzaville 2015

L’entrée en lice de l’athlétisme, judo, tennis de table… rd congolais augure un lendemain prometteur

Lentement mais sûrement les choses évoluent bien dans le programme des 11èmes Jeux Africains, Brazzaville 2015. Une fois de plus, plusieurs disciplines seront à l’honneur ce week-end. C’est le cas du cyclisme, football, handball, haltérophilie, lawn tennis, tennis de table, handisport, volley-ball, beach Volley, boxe des pharaons, boxe et natation ces deux disciplines vont du reste se clôturer ce vendredi.

A noter que de toutes ces disciplines, la RDC n’est concernée que par le cyclisme, handball, lawn tennis, tennis de table, handisport, beach volley et athlétisme.

*La présence de Lomba Bilisi augure un lendemain meilleur pour la RDC

Pour ce qui est de l’athlétisme, le cri de cœur de notre journal a porté puisque la recordwoman du lancement de javelot dames, Céline Kapanda pour ne pas la citer, a été reprise dans la liste et fait partie de la délégation. Il en est de même du célèbre Ilunga Mande Zatara qui était écarté et qu’on a repris. L’autre motif de satisfaction, c’est sans nul doute la présence de l’athlète Lomba Bilisi qui vient fraîchement de l’Ile Maurice.

Ce jeune boursier du Centre spécialisé de la Confédération Africaine d’Athlétisme ‘’CAA’’ en Ile Maurice, va participer au décathlon (10 épreuves). Ce sont des sportifs aguerris qui s’adonnent au décathlon qui est un assemblage de 10 épreuves y compris quelques concours dont le saut en hauteur, à la perche….

A dire vrai, Lomba Bilisi en l’absence du sauteur en hauteur Jean-Paul Mansanga et Jules Bonyafala qui évoluent en France, représente à ne point douter l’espoir de l’athlétisme de la RDC aux 11èmes Jeux Africains de Brazzaville. L’on ne peut que lui souhaiter plein succès.

Signalons enfin que les compétitions en ce qui concerne l’athlétisme démarrent le dimanche 13 septembre.

En beach volley, la RDC aligne quelques paires qui se défendent bien. L’on espère que chez les filles tout comme chez les messieurs, la RDC pourra aller loin.

 

*Presse sportive

La descente sur le site Kabala pour les 100 parcelles fixée le 26 septembre

Il est porté à la connaissance de tous les journalistes sportifs et particulièrement ceux qui ont souscrit pour une parcelle à Kikim (site Kabala) dans la ‘’Cité de la presse sportive’’ que la descente sur le site est prévue le samedi 26 septembre 2015 à 7 heures, s’il vous plaît 7 heures juste.

Le lieu de rencontre est fixé sur la route Mokali, deuxième avenue à gauche devant les magasins.

Noter Bien : Chacun est censé contribuer avec un montant de 2.000 FC dès la prise de connaissance du présent communiqué.

La date limite pour la contribution est fixée au jeudi 24 septembre 2015. Pour parer à toute éventualité, chacun prépare plus ou moins 5 dollars pour ses frais de transport. Bonne compréhension.

 

*Judo

La dépouille mortelle de Gd Me Papa Dak sera exposée le samedi au Jardin Moto na Moto à Bandal

Comme souligné dans une de nos précédentes éditions, les férus des arts martiaux en général et judokas en particulier, sont tenus de rendre un grand hommage à feu Gd Me Dianda Albert mieux connu par son sobriquet Papa Dak.

En effet, c’est ce samedi 12 septembre au Jardin Moto na Moto Abongisa de Bandal que la dépouille mortelle de l’illustre disparu sera exposée. Son enterrement interviendra le lendemain au cimetière dont le nom ne nous est pas encore communiqué.

Pour la petite histoire, feu Gd Me Dianda que nous pleurons tous aujourd’hui, fut le père géniteur de l’ASJ Ikam de Bandal dont le dojo est situé au Jardin Moto na Moto Abongisa à Bandal.

Rappelons que la Ligue de Judo de Kinshasa ‘’Lijukin’’ tient à une contribution volontaire de 10 $/ASJ, 20 $/Dirigeant entité et 10 $ pour chaque détenteur de la ceinture noire en vue de lui assurer des obsèques dignes à son rang.

Que l’âme du disparu repose en paix !

*Cyclisme

Bilan complet du Tour de Kigali au Rwanda

Le Rwandais Uwizeye Jean-Claude du Club Amis Sportifs, avait remporté le Tour de Kigali couru le week-end passé en bouclant les 124.9 kms de parcours en 3h20’34’’.

Sur cette photo Swaziland TCHIMANGA du Nord-Kivu à la sortie de l’Hôtel à Kigali pour le Tour

Rappelons ici que la Ligue Provinciale de Cyclisme du Nord-Kivu ‘’Liprocynoki’’ que préside notre compatriote Spraya Muana Bwato, avait pris part à cette compétition en alignant 3 athlètes (2 messieurs Kasereka Martin et Ishara Danniel et 1 dame Swaziland Tchimanga Wilondja).

Il nous revient qu’au Tour de Kigali, Liprocynoki avait concouru avec des coureurs rwandais venus de stade de formation au Brésil et d’autres de l’Afrique du Sud.

Inspiré par l’expérience vécue à Kigali par rapport aux clubs, aussitôt rentré à Goma, Spraya Mwana Bwato a créé en date du 9 septembre 2015 une équipe cycliste dont il est l’autorité morale. Ce club est baptisé ‘’Vélo Club WWF Nord-Kivu’’.

*Ci-dessous le classement général du Tour de Kigali

 

 

 

RWANDA CYCLING CUP 2015

TOUR OF KIGALI   124.9KM
RESULTATS
                     CATEGORIE : ELITE                         DATE : 06/09/2015
NO BIB NOM ET PRENOM CODE UCI CLUB PERFORMANCE
1 32 UWIZEYE JEAN CLAUDE RWA19940101 AMIS SPORTIFS 3h20’34”
2 73 GASORE HATEGEKA RWA19870301 BENEDICTION 3h24’08”
3 95 KAREGEYA JEREMIE RWA19930101 CINE ELMAY 3h24’25”
4 123 TWIZERANE MATHIEU RWA19910101 CCA 3h24’25”
5 74 NSENGIMANA JEAN BOSCO RWA19931104 BENEDICTION 3h26’11”
6 31 ARERUYA JOSEPH RWA19960101 AMIS SPORTIFS 3h26’34’
7 77 BYUKUSENGE PATRICK RWA19910106 BENEDICTION 3h26’34”
8 94 BIZIYAREMYE JOSEPH RWA19880101 CINE ELMAY 3h27’15”
9 76 BINTUNIMANA EMILE RWA19910815 BENEDICTION 3h27’18”
10 121 RUHUMURIZA ABRAHAM RWA19790101 CCA 3h27’18”
11 75 HAKUZIMANA RWA19920807 BENEDICTION 3h27’18”
12 97 RUKUNDO HASSAN RWA19900101 CINE ELMAY 3h28’10”
13 33 TUYISHIMIRE EPHREM RWA19960101 AMIS SPORTIFS 3h29’14”
14 141 MUPENZI AIME RWA19940516 BENEDICTION 3h31’18”
15 127 MFITUMUKIZA JEAN CLAUDE RWA19950101 CCA 3h33’37”
16 113 MASUMBUKO SALIM RWA19940101 FLY 3h33’56’
17 143 RUBERWA JEAN RWA19960807 BENEDICTION 3h37’49”
18 142 NDUWAYO ERIC RWA19950101 BENEDICTION 3h38’16”
19 111 NGIRUWONSANGA JEAN BAPTISTE RWA19830110 FLY 3h38’17”
20 122 BIZIMANA GASORE RWA19940101 CCA 3h38’36”
21 99 MANISHIMWE AUGUSTIN RWA19951122 CINE ELMAY 3h38’36”
22 184 HABIMANA JOSEPH RWA19961226 KIRAMURUZI 3h38’36”
23 96 USANZINEZA JEAN CLAUDE RWA19900101 CINE ELMAY 3h42’21”
24 35 GASHIRAMANGA EUGENE RWA19960101 AMIS SPORTIFS
25 91 SIBOMANA JADJOB RWA19950101 CINE ELMAY
26 98 IGIRANEZA MARTIN RWA19960101 CINE ELMAY
27 72 HADI JANVIER RWA19910115 BENEDICTION
28 146 NIZEYIMANA ALEX RWA19920403 BENEDICTION
29 131 GATETE VITAL RWA19930301 KIRAMURUZI
30 117 GASIGWA CELESTIN RWA19940101 FLY
31 118 DUKUZUMUREMYI ALI RWA19960101 FLY
32 120 NDEKEZI TITUS RWA19890101 FLY
33 165 KASEREKA MARTIN RDC1989 R.D.CONGO
34 166 ISHARA DANIEL RDC1996 R.D.CONGO

 

(Une sélection d’Antoine Bolia)

 

par -
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PORTE PAROLE DU GOUVERNEMENT DU 10 SEPTEMBRE 2015

  1. DES COMMENTAIRES AU SUJET DE L’ARRET DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE

La Cour Constitutionnelle a, à la requête de la Commission Electorale Nationale Indépendante, été saisie en interprétation des dispositions des articles 10 de la loi de programmation n° 15/004 du 28 février 2015 déterminant les modalités d’installation de nouvelles provinces et 168 de la loi n° 06/006 du 09 mars 2006 portant organisation des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales, telle que modifiée par la loi n° 11/003 du 25 juin 2011 et celle n° 15/001 du 15 février 2015. Il vous souviendra que la Cour a, en date du 08 septembre 2015, rendu son arrêt en la Matière.

Depuis lors, des réactions en sens divers se font entendre de toutes parts portant, entre autres, sur les compétences dévolues à la Cour Constitutionnelle de notre pays, sur le fondement dudit arrêt, certaines allant jusqu’à exiger sans rire l’annulation de cet arrêt, voire la révocation des vénérables sages qui composent cette juridiction, la plus haute de la RD Congo, au motif que l’arrêt ainsi pris par elle ne rencontrerait pas l’agrément de quelques acteurs politiques.

Je m’adresse à vous, Mesdames, Messieurs de la presse, et à travers vous à l’ensemble de l’opinion publique pour faire connaître la position du Gouvernement de la République qui est concerné au premier chef par ce tintamarre car il est de l’intérêt général de protéger les institutions publiques de notre Etat chaque fois qu’elles sont en butte à des spéculations ou à une désinformation malveillante et déstabilisatrice si tant est que nous voulons poursuivre la consolidation de l’Etat de droit démocratique dans notre pays.

La question est de savoir s’il est permis à qui que ce soit, dans le contexte d’un Etat de droit auquel aspire ardemment la RDC, de remettre aussi délibérément en cause l’indépendance des Magistrats de la Cour Constitutionnelle en exigeant que ses arrêts se conforment obligatoirement à des intérêts particuliers.

Le premier fondement de notre réflexion est tiré de l’article 62, alinéa 2 de la Constitution qui stipule que « toute personne est tenue de respecter la Constitution et de se conformer aux lois de la République ». Et en ce qui concerne particulièrement les arrêts de la Cour Constitutionnelle et l’indépendance de ses Magistrats, l’article 168, alinéa 1er de la Constitution, est clair : « Les arrêts de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours et sont immédiatement exécutoires. Ils sont obligatoires et s’imposent aux pouvoirs publics, à toutes les autorités administratives et juridictionnelles, civiles et militaires ainsi qu’aux particuliers ».

Cette disposition constitutionnelle impose :

  • le caractère définitif et irrévocable des arrêts de la Cour Constitutionnelle, en RDC, c’est-à-dire l’autorité de la chose jugée en dernier ressort attachée à ces arrêts ;

En conséquence, toute démarche annoncée au public ou entreprise en privé, tendant à revoir les arrêts de cette cour, n’est que pure distraction et tromperie ;

  • l’exécution immédiate des arrêts de la Cour Constitutionnelle, ce qui veut dire qu’il n’y a pas de délai prévu pour l’exécution des arrêts rendus par la Cour Constitutionnelle ;
  • le caractère contraignant de ces arrêts, à l’égard de tous et sans aucune exception, de sorte que tous ceux qui clament ne pas être d’accord avec cet arrêt ou déclarent s’y opposer violent délibérément la Constitution de la République. Il ne sert à rien à cet égard de se draper derrière la qualité de membre d’une institution publique, de membre de la majorité ou de l’opposition. Le fait est qu’en droit congolais, les arrêts de la cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’être remis en question par personne.

Bien des pays du monde qui ont inspiré notre ordonnancement juridique ont légiféré dans le même sens. Les décisions du Conseil Constitutionnel français, pour ne citer que ce cas, institué par la Constitution de la Ve République en date du 4 octobre 1958, s’imposent, à l’instar des arrêts de la Cour Constitutionnelle de la RD Congo, aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles. Elles ne sont susceptibles d’aucun recours.

En France, il est même précisé que l’autorité de la chose jugée ne s’attache pas seulement au dispositif mais aussi aux motifs qui en sont le soubassement.

S’agissant de l’indépendance de la Cour Constitutionnelle, nous voudrions nous permettre d’engager ici nos compatriotes à intégrer dans leur gestion de ces questions institutionnelles le fait que le peuple congolais qui a adopté souverainement la constitution du 28 février 2006 a voulu de manière claire que les membres de cette cour statuent et décident en âme et conscience, en toute indépendance, en vertu des articles ci-après de la Constitution :

  • Article 149, alinéa 1er: « Le pouvoir judiciaire est indépendant du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif » ;
  • Article 150, alinéa 2 : « Les juges ne sont soumis dans l’exercice de leur fonction qu’à l’autorité de la loi » ;
  • Article 151, alinéa 1er; « Le pouvoir exécutif ne peut donner d’injonction au juge dans l’exercice de sa juridiction, ni statuer sur les différends, ni entraver le cours de la justice, ni s’opposer à l’exécution d’une décision de justice ».
  • Article 151 alinéa 2 : « Le pouvoir législatif ne peut ni statuer sur des différends juridictionnels, ni modifier une décision de justice, ni s’opposer à son exécution » ;
  • Article 151, alinéa 3 : « Toute loi dont l’objectif est manifestement de fournir une solution à un procès en cours est nulle et de nul effet ».

Ces dispositions devraient inciter les patriotes au sein de la classe politique à promouvoir au sein de l’opinion publique l’acquisition des réflexes de la nouvelle citoyenneté qui consistent en l’espèce au strict respect des verdicts de la Cour Constitutionnelle même lorsqu’ils semblent en porte-à-faux par rapport à certains intérêts particuliers.

Toute vie en société entraine inévitablement des contestations et ce, pour diverses raisons. Aussi, dès qu’une société se forme, la fonction de juger apparaît-elle comme une nécessité car, il faut une personne impartiale, respectée pour son autorité ou en raison des pouvoirs qu’elle tient des normes constitutionnelles ou légales pour se prononcer sur les prétentions en conflit et déclarer publiquement laquelle des deux est justifiée. En d’autres termes, il faut, en cas d’affrontement des prétentions qu’un juge intervienne pour dire le droit. Cette fonction est d’autant plus nécessaire que toute société civilisée repose sur le postulat fondamental qui veut que « nul ne se fasse justice à soi-même » au risque de vivre dans le chaos et l’anarchie, ferments de la destruction de ladite société. Il y a donc lieu de comprendre pourquoi, dans nos sociétés modernes où l’Etat a la responsabilité de l’ordre public, la justice n’est pas seulement, comme le pensait Lamoignon, « une œuvre de bienfaisance du roi mais en réalité un devoir de l’Etat ». Jeter délibérément l’opprobre, le mépris ou le discrédit sur la justice revient donc à tuer l’Etat de droit.

La séparation des pouvoirs est l’un des fondements d’un Etat de droit. Bien que nommés respectivement par concertations entre le pouvoir législatif, le pouvoir exécutif et par cooptation au sein de leur profession, les juges n’ont pas de compte à rendre aux acteurs politiques, aux groupes d’intérêts ou aux animateurs d’autres institutions. C’est le sens de l’indépendance qui est attachée à leurs hautes charges. L’indépendance du pouvoir des juges vient aussi du fait qu’ils ne rendent leurs décisions que sur base des textes des lois dont ils ne sont pas initiateurs et sur cette base essentiellement, exception faite de la jurisprudence.

  1. LA DECISION D’INTERDICTION DE DIFFUSION DU FILM « L’HOMME QUI REPARE LES FEMMES : LA COLERE D’HIPOCRATE » DE THIERRY MICHEL

Depuis quelques jours, après que j’aie annoncé conformément aux prérogatives qui me sont reconnues par les instruments juridiques nationaux la décision du gouvernement de la RD Congo d’interdire la projection sur son territoire du film documentaire ” L’homme qui répare les femmes: la colère d’Hippocrate” du réalisateur belge Thierry Michel en collaboration avec Colette Braeckman, nous assistons, comme d’habitude, à une bien curieuse levée de boucliers sous forme d’une vague d’indignations de la part de certains acteurs nationaux et étrangers drapés dans le manteau du principe de libre expression. Même nos partenaires de la Monusco nous ont adressé des remontrances comme s’ils voulaient faire de la RD Congo le seul pays de la planète terre où le gouvernement devrait laisser tout faire, tout dire et tout montrer même au détriment des lois, de l’ordre public et des Intérêts Nationaux.

Je voudrais réitérer ici à ceux à qui cela aurait échappé les termes du communiqué du gouvernement justifiant les raisons de cette décision, à savoir : la traduction hostile et délibérément mensongère indexant les FARDC comme auteurs de certains actes de violences faites à des femmes interrogées par le réalisateur, contrairement aux témoignages livrés en langue mashi et swahili par lesdites femmes qui remerciaient les FARDC pour les avoir sauvées des griffes des criminels des groupes armés qui pullulent au Kivu. Il faut également dire que la mise en cause généralisée des FARDC sans indiquer l’auteur (ou les auteurs) des actes dénoncés est proscrit par le code pénal militaire de notre pays, notamment les dispositions de l’article 87 sur l’outrage à l’armée, entendue comme “toute expression injurieuse dirigée contre les officiers, les sous-officiers et les hommes de rang des Forces armées sans indiquer les personnes visées “. L’exigence du respect de cet article fait partie des clauses assorties à l’autorisation de reportage accordée à M. Thierry Michel qui n’en a tenu aucun compte. Ainsi est-il exigé aux requérants de s’y conformer et de s’abstenir de donner lieu à des dénonciations généralisantes et démoralisatrices des membres des forces armées qui ne résistent à aucun examen sérieux car, on a beau solliciter les faits, on n’a pas d’exemple de 130.000 militaires de notre armée commettant en même temps un viol ou des viols. C’est donc la mauvaise traduction travestissant la vérité ainsi que les accusations généralisées et infondées susceptibles de démoraliser nos troupes qui ont conduit à l’interdiction par le gouvernement de ce film et non la personnalité du réalisateur ou du Docteur Denis Mukwege qui sont en cause.

Il n’est donc nullement question d’atteinte à la liberté d’expression comme nos détracteurs se plaisent à le dire sur tous les tons. En fait celle-ci n’a pas un sens absolu. Elle doit se concilier avec d’autres libertés ou droits fondamentaux. C’est pour cette raison qu’il existe dans les sociétés démocratiques des limites à la liberté d’expression, entre autres l’interdiction de :

  • diffusion ou reproduction de fausses nouvelles,
  • diffamations et injures ;
  • transmission ou exploitation, sans son consentement, d’images d’une personne prises dans un lieu privé;
  • publication de tout acte de procédure criminelle ou correctionnelle avant qu’il ait été lu en audience publique ;
  • apologie ou provocation à commettre certains crimes ou délits, etc.

Le gouvernement qui veut bien croire que tout cela relève d’un déficit d’information sur cette affaire, tient par ma voix à dire à ceux qui ne l’auraient pas encore su pour une raison ou une autre, que cette mesure quoiqu’il paraisse ne signifie pas qu’il ait un os à peler avec les réalisateurs de ce film, M. Thierry Michel et Madame Colette Braeckman. Il ne s’agit pas non plus d’empêcher notre compatriote le Docteur Denis Mukwege de faire valoir les actions positives que, parmi plusieurs autres acteurs, il entreprend pour secourir nos sœurs victimes des violences sexuelles.

Il suffit à cet égard de rappeler que c’est nantis d’une accréditation en bonne et due forme de mon Ministère que Thierry Michel et Colette Braeckman se sont rendus au Sud Kivu pour réaliser ce documentaire après avoir reçu mes encouragements et ce, malgré un malheureux antécédent dans les relations entre notre gouvernement et Thierry Michel autour du film sulfureux intitulé « L’affaire  Chebeya, un crime d’Etat ? » qu’il réalisa dans le but d’influencer la justice qui statuait alors en première instance sur la triste affaire de l’assassinat de notre compatriote Floribert Chebeya. Ce qui ne se fait nulle part au monde.

Il suffit par ailleurs de lire les termes de mon communiqué qui exprime de manière claire le soutien du gouvernement aux interventions salutaires de Denis Mukwege en faveur des femmes victimes de sévices sexuels. Et du reste, parlant de M. Mukwege, il est surprenant de lire sous la plume de Thierry Michel qu’il vivrait reclus, et doit être protégé par des gardes du corps, craignant à tout moment pour sa sécurité, ce qui reviendrait à dire que les Gouverneurs des provinces perturbées de l’Est qui sont entourés d’un dispositif sécuritaire seraient eux aussi menacés par leur propre gouvernement !

En réalité, le Dr. Mukwege est menacé au même titre que toutes les personnalités qui vivent dans ce Kivu où la sécurité doit encore être complètement restaurée et jouit de sa pleine liberté de mouvement. Le gouvernement qui finance dans son budget l’hôpital de Panzi sait par exemple que le 24 septembre prochain, ce compatriote fera honneur à notre pays en défendant à l’ULB sa thèse de doctorat en Sciences médicales intitulée « Etiologie, classification et traitement des fistules traumatiques uro-génitales et génito-digestives basses dans l’Est de la RD Congo » et que parmi les compatriotes qui iront le soutenir en cette circonstance, il y aura des émissaires de notre ambassade à Bruxelles. Pourquoi chercher à opposer ce praticien aux FARDC qui le protègent et lui permettent d’accéder aux malheureuses victimes des violences sexuelles utilisées comme arme de guerre ? Pourquoi l’amener à s’en prendre sans raison apparente aux autorités de son pays ?

On se demande du reste si monsieur Thierry Michel ne recourt pas à un stratagème bien rôdé : provoquer délibérément des incidents en amont et se faire passer pour victime dans le but d’assurer la publicité à ses films.

Suite à des demandes d’un réexamen de cette décision, notamment de la part de Madame Kathryn Brahy du Centre Wallonie-Bruxelles, nous avions mis sur pied une commission chargée de corriger la traduction malencontreuse pour une plus fidèle en vue d’une éventuelle autorisation de diffusion mais, au moment même où se mettait en place cette commission, le réalisateur Thierry Michel n’a pas trouvé mieux que de m’adresser des menaces d’une violence incroyable avec des évocations historiques inacceptables, comparant mon sort à celui d’un dictateur disparu qui n’a pas été enterré dans son pays si je n’acceptais de laisser diffuser son documentaire en l’état. C’en était trop et même Madame Colette Braeckman, la coréalisatrice du film que j’ai reçue hier à mon cabinet pour un entretien à ce sujet, s’est désolidarisée de Thierry Michel en des termes on ne peut plus clairs dans son blog dont on va vous distribuer le texte.

 

Des gens nous expriment ce qu’ils disent craindre: la publicité gratuite autour du Docteur Mukwege et l’accroissement d’audience du film incriminé avec pour conséquence, de voir laminés tous les efforts du gouvernement dans la lutte contre les violences faites aux femmes. D’où des invitations à une recherche de solution pratique pour sauvegarder l’image de la RDC’.

Aux uns et aux autres, nous devons indiquer que le rôle du gouvernement dans cette affaire  n’est pas d’empêcher que le documentaire sur le Dr. Mukwege bénéficie d’une publicité gratuite. Notre seule préoccupation est d’éviter d’éviter la démoralisation des FARDC dont l’implication dans la protection des femmes victimes de violences sexuelles était aussi importante sinon plus que celle du Dr Mukwege dont nous saluons une fois encore, en plus de le soutenir, les interventions en faveur des victimes de cette barbarie inqualifiable. Nos troupes se dévouent et se battent pour sauver des femmes.

J’assure à tous  la détermination du gouvernement  à lutter contre ce fléau de violences faites aux femmes, surtout à l’Est de notre pays où le phénomène de viol est souvent utilisé comme arme de guerre (n’oubliez pas que le Chef de l’Etat a même nommé à cet effet Madame Jeanine Mabunda Conseillère Spéciale en matière de lutte contre les violences sexuelles et le recrutement d’enfants. Preuve de toute l’attention que la République Démocratique du Congo consacre à ce phénomène). Mais le gouvernement est tout autant déterminé à ne plus laisser saper l’image et le moral de nos troupes par des petits malins car cette armée qui est notre seul rempart contre ces crimes mérite que la vérité, et rien que la vérité soit dite sur elle. On perd souvent de vue que si nous pouvons tous travailler avec quiétude, le Docteur Mukwege et les réalisateurs des films comme Thierry Michel y compris, c’est grâce aux efforts des éléments des FARDC qui ont amenuisé les risques sécuritaires dont l’ampleur il y a quelques années est connue de tous. Il est donc hors de question qu’on nous fasse croire que pour, vanter les mérites du Dr. Mukwege il faut calomnier nos forces armées.

Je vous remercie

Lambert MENDE OMALANGA

Ministre de la Communication et Médias

Porte-parole d u Gouvernement