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Après leur Assemblée Plénière Extraordinaire à Kinshasa, du 20 au 25 février 2017, les évêques membres de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (Cenco) ont rendu public une déclaration, dans laquelle ils se disent toujours préoccupés de la situation socio-politique et sécuritaire qui prévaut actuellement en République Démocratique du Congo. Sur ce, ils n’ont pas préféré jeter l’éponge quant à la mission de bons offices leur confiée par le président de la République, Joseph Kabila Kabange.

Au cours d’une conférence de presse organisée hier au Centre Interdiocésain de Kinshasa, les évêques membres de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (Cenco) ont éclairé la lanterne de l’opinion tant nationale qu’internationale sur le retard de la mise en œuvre de l’accord politique signé depuis le 31 décembre, mais aussi sur les arrangements particuliers qui peinent à se conclure. Pour ce faire, la Cenco, par la bouche de son Secrétaire général, l’Abbé Donatien Nshole, dit non au blocage de l’application de l’accord et appelle la population congolaise à un sursaut patriotique et l’exhorte à ne pas perdre courage.

Quant à la désignation du futur Premier ministre, tel que le veut l’article 3, paragraphe 3.3 de l’accord qui stipule que le gouvernement est dirigé par le Premier ministre présenté par l’opposition politique non-signataire de l’accord du 18 octobre 2016 (Rassemblement des Forces politiques et sociales acquises au changement) et nommé par le Président de la République, conformément à l’article 78 de la Constitution, la Cenco, qui constate de longues attentes jusqu’à ce jour, appelle le président de la République à s’impliquer à fond sur cette question. Aux parties prenantes, l’Abbé Donatien Nshole a fait voir qu’il y a plusieurs façons de faire pour présenter le nom du futur Premier ministre au président de la République, qui à son tour ne fera que prendre acte et nommer si c’est possible.

De rappeler que ce dernier, qui jouit encore de son pouvoir discrétionnaire lui garantit par la Constitution de la République, exige du Rassemblement de lui soumettre une liste de plus ou moins trois noms, afin lui permettre de mieux faire choix sur celui qui devra diriger le futur chef du gouvernement. Pour l’Abbé Donatien Nshole, la Cenco a choisi d’emmener le premier nom proposé par le Rassemblement au chef de l’Etat, qui, à son tour, devra apprécier ou pas ce choix de l’Opposition signataire de l’accord du 31 décembre. Au cas où le président de la République refusait ce nom, la Cenco reviendra auprès du Rassemblement pour demander un autre nom. C’est aussi ça une autre façon de respecter le pouvoir discrétionnaire du chef de l’Etat, qui a le droit d’accepter et de refuser quelque chose, estime-t-il.

Voilà pourquoi la Cenco pense que les parties prenantes sont toutes appelées à trouver un consensus. A l’opposition, les évêques appellent à la sensibilité des cris de détresse de la population, au risque de continuer de promouvoir le blocage pour une question qui devait être résolue depuis. Ceci parce que le Rassemblement continue de s’opposer à cette demande du chef de l’Etat, Garant du bon fonctionnement des Institutions de la République, et tient toujours à l’unique nom de Félix Antoine TshilomboTshisekedi comme futur Premier ministre. Alors que pour la Majorité Présidentielle, ceci ne doit pas être une obligation, mais il est tout simplement question de glisser ce nom du fils du lider maximo décédé depuis le 1er février, sur la liste de proposition de 3 candidats futur Premier ministre à soumettre à Joseph Kabila Kabange.

(Bernetel Makambo)

Ci-dessous, l’intégralité du mot de la Cenco lu par l’abbé Nshole

 

NON AU BLOCAGE!

Face aux tribulations du moment: prenez courage, car le Christ a vaincu le monde (cf. Jn 16,33)

Message de l’Assemblée Plénière Extraordinaire des EvêquesMembres de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO)

  1. Nous, Cardinal, Archevêques et Evêques, Membres de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), réunis en Assemblée Plénière Extraordinaire à Kinshasa, du 20 au 25 février 2017, nous sommes penchés sur la situation socio-politique et sécuritaire qui prévaut actuellement en RD Congo.
  2. Cette situation est préoccupante et prend de plus en plus une allure très inquiétante au risque de plonger notre pays dans un désordre incontrôlable. A cet égard, nous adressons au Peuple congolais un appel à un sursaut patriotique et l’exhortons à ne pasperdre courage.
  3. Nous saisissons cette occasion pour renouveler nos condoléances chrétiennes à la famille biologique et politique de Monsieur Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA, Président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès social, et du Rassemblement des Forces politiques et sociales acquises au changement. Nous souhaitons que ses obsèques soient dignes de son rang et facteur de cohésion nationale.
  4. Situation socio-politique et mission de bons offices de la CENCO
  5. Nous avions observé avec beaucoup de préoccupation les divergences au sein de laclasse politique, ainsi que la recrudescence des tensions dans le pays qui pourraient, si l’on n’y prenait garde, conduire la Nation à l’implosion et au chaos. Cette crise est née de l’impasse du processus électoral dont la régularité et la continuité ont été interrompues.
  6. Dès le début de cette crise, la CENCO a exhorté les filles et fils de la RD Congo à emprunter la voie du dialogue. En effet, sur convocation de Son Excellence Monsieur Joseph KABILA, Président de la République, un dialogue a eu lieu à la Cité de l’Union Africaine et a abouti à l’Accord politique du 18 octobre 2016. Malheureusement, cet Accord a souffert d’un manque d’inclusivité. Encouragée par le Chef de l’Etat, la CENCO a mené la mission de bons offices auprès des signataires et des non-signataires dudit Accord en vue d’un large consensus pour l’organisation des élections crédibles, transparentes et apaisées.
  7. C’est pourquoi, au Centre Interdiocésain de Kinshasa et sous la médiation de la CENCO, des négociations politiques directes entre les parties prenantes ont donnénaissance à l’Accord politique global et inclusif du Centre Interdiocésain, signé le31 décembre 2016. Cet Accord historique de la Saint-Sylvestre, salué avec un grand enthousiasme tant par toute la population congolaise que par la Communauté internationale, est un compromis politique consensuel et inclusif, et s’avère l’unique feuille de route réaliste, devant permettre à notre pays de sortir de la crise socle-politique.
  8. Malheureusement, plus d’un mois et demi après la signature de cet Accord, l’Arrangement particulier destiné à assurer sa mise en œuvre peine à se conclure.

Outre le retard déplorable dans l’exécution de certaines mesures de décrispation politique, il y a blocage sur les points de divergence ci-après:

1er le mode de désignation du Premier Ministre. A ce propos, l’article III.3.3. de l’Accord stipule que (Le Gouvernement de la République est dirigé par le Premier Ministre présenté par l’Opposition politique non signataire de l’Accord du 18 octobre 2016/Rassemblement et nommé par le Président de la République conformément à l’article 78 de la Constitution ».

Cependant, les parties prenantes ont convenu à l’article 111.3.4. que (Les modalités pratiques de la mise en œuvre des principes énoncés ci-dessus (dont le mode dedésignation du Premier Ministre) sont déterminées par un arrangement particulierconclu entre les parties, prenantes et faisant partie intégrante du présent Accord ».

A la lumière de ces deux articles, il ne se justifie nullement l’intransigeance de présenter un ou plusieurs noms en vue de la nomination du Premier Ministre. Il y a nécessité d’un dialogue franc, basé sur la bonne foi et la confiance mutuelle, entre la Majorité présidentielle et le Rassemblement.

2èmela répartition des portefeuilles ministériels entre les composantes. Les uns exigent que l’affectation des ministères soit connue avant la désignation du Premier Ministre, d’autres l’envisagent à la formation du gouvernement. Ce serait dommage que cette question puisse constituer un point de blocage, d’autant plus que la recherche du bien commun va bien au-delà des intérêts privés.

  1. Au regard de ce blocage, nous constatons que la longue attente du Peuple congolais qui tient à l’alternance démocratique pacifique se manifeste par l’impatience et la montée de tension même à l’égard de la CENCO qui pourtant n’assure que lamédiation. A cela s’ajoutent des menaces voire des violences récurrentes, fruit des manipulations dirigées contre l’Eglise catholique pour des raisons inavouées.
  2. C’est ici pour nous l’occasion de fixer l’opinion sur la mission de bons offices de la CENCO qui consiste à offrir aux Acteurs politiques et sociaux un cadre propice aux concertations et à les exhorter à trouver un consensus en privilégiantles intérêts de la population et le bien supérieur de la République. La CENCO ne jouant que le rôle de médiation, on ne peut lui attribuer la responsabilité du blocage. Toutefois, fidèle à sa mission prophétique, la CENCO est décidée à accompagner le Peuple congolais dans la mise en œuvre de l’Accord de la Saint- Sylvestre.

Il. Situation sécuritaire, condamnation et compassion

1° Nous sommes profondément peinés de constater la multiplication de foyers d’insécurité et de violences qui se généralisent sur la quasi-totalité du territoire national et donnent à penser à un plan de balkanisation de la RD Congo. Les provinces ci-après sont particulièrement touchées par cette insécurité croissante:

1 ° Le Nord-Kivu est affligé par des massacres à répétition des populations attribués aux présumés rebelles ADFI/NALU en Territoire de Beni (Oicha) et par des attaques meurtrières des groupes ethniques en Territoire de Lubero et de Rutshuru. Ces jours-ci, la Province vit dans l’inquiétude du retour du M23.

2° Le Tanganyika est marqué par des affrontements sanglants entre les Bantu et les Batwa, le déplacement forcé des populations et l’abandon de leurs terres.

3° Le Kasaï, le Kasaï-Central et le Kasaï-Oriental sont ébranlés par les incursions répétées des milices se réclamant du Chef Kamwina Nsapu et semant la panique, la désolation, etc.

4 ° Le Kongo-Central est touché par le phénomène mystico-politique Bundu dia Mayala qui est à la base des affrontements meurtriers.

5° La Capitale Kinshasa est secouée par des actes de vandalisme et par des tueries lorsdes manifestations.

  1. Dans ces provinces nous déplorons des milliers de morts, l’instrumentalisation des mineurs doublement victimes de leur enrôlement par les milices et de la répression des forces de l’ordre; l’interruption de la scolarisation, le manque d’assistance humanitaire, le risque imminent de famine. Nous relevons également d’importants dégâts matériels. En témoignent la destruction des symboles de l’Etat, des écoles, des hôpitaux, des paroisses, des maisons religieuses et tout récemment le saccage du Grand Séminaire de Malole à Kananga et des églises paroissiales: Saint-Dominique à Kinshasa-Limete, Saint-Kizito et Saint-Martin à Lubumbashi, Bon Pasteur à Boma, Sainte Marie de Lukalaba à Mbuji-Mayi et au Diocèse de Luiza : Saint-Matthias à Mubinza, Saint-Jean à Yangala, Sainte-Thérése à Dibandisha et Saint-Boniface à Ngwema. C’est une véritable tragédie! Est-ce un hasard que tout cela survienne en cette période préélectorale? Nous redoutons une planification en vue de retarder ou d’empêcher la tenue des élections.
  2. Cette insécurité est due à plusieurs facteurs dont le déficit dans la gestion administrative de l’Etat, l’impunité favorisant le laisser-aller, la politisation et l’instrumentalisation du pouvoir coutumier et la porosité des frontières de notre pays. Elle est également consécutive à des manipulations des populations sur fond des clivagesidentitaires ou politiques.
  3. Face à cette situation, là où les services de l’ordre sont inactifs ou absents, des individus ou groupes d’individus s’organisent en milices ou en des groupes d’auto-défense communautaire, constitués parfois de mineurs voire d’enfants quiengendrent d’autres violences. En voulant rétablir et maintenir l’ordre public,l’intervention de la Police nationale et de l’Armée est, malheureusement en certains cas, sans retenue et disproportionnée.
  4. Nous dénonçons et condamnons fermement toute violence d’où qu’elle vienne. La vie humaine est sacrée et inviolable. Elle doit être protégée et respectée à toutprix. Nous condamnonsparticulièrement les attaques orchestrées contre les ecclésiastiques et les infrastructures de l’Eglise catholique.
  5. Nous exprimons notre compassion et notre proximité spirituelle à toutes les victimes. Nous prions pour ceux et celles qui ont perdu la vie et implorons sur eux la miséricordedivine pour qu’ils reposent en paix.

III. Recommandations

  1. Face aux tribulations du moment et pour plus de justice et de paix, nous disons non au blocage de l’application intégrale et rapide de l’Accord du 31 décembre 2016 ». Aussi en appelons-nous vivement:

1° Au Président de la République, en sa qualité de garant de la Nation:

– de s’impliquer davantage dans la mise en œuvre de l’Accord de la Saint-Sylvestre particulièrement dans le processus de nomination du Premier Ministre chargé de formerle Gouvernement ayant pour priorité l’organisation des élections;

– de veiller à garantir la sécurité sur toute l’étendue du territoire national et l’intégrité du pays.

2° A la Majorité présidentielle, à l’Opposition et à la Société Civile:

– d’être sensibles au cri de détresse du Peuple congolais qui attend impatiemment l’application de l’Accord du 31 décembre 2016 ;

– de ne pas bloquer l’application de cet Accord par des manœuvres dilatoires et par des intransigeances irréalistes;

– d’aplanir sans délai les points de divergence quant à l’Arrangement particulier afin de parachever les négociations en cours.

3° A la CENI:

– de bien organiser les élections dans le délai convenu;

– de collaborer étroitement avec les Institutions de la République, des Nations Unies et de la Communauté internationale quant à l’organisation des élections.

4° A la Police Nationale Congolaise (PNC) et aux Forces Armées de la RépubliqueDémocratique du Congo (FARDC):

– de veiller efficacement à l’intégrité du territoire national, à la protection des personneset de leurs biens;

– d’accomplir leur tâche avec honorabilité et professionnalisme en évitant les tracasseries et l’usage disproportionné de la force.

5° Aux Médias : de contribuer à la cohésion nationale en informant objectivement et correctement l’opinion et en évitant d’alimenter des polémiques.

6° Aux Fidèles catholiques:

– d’intensifier la prière pour la Patrie;

– de veiller à la protection du patrimoine de l’Eglise;

– de ne pas céder aux provocations, au découragement et à la peur.

I” A la Population congolaise et en particulier aux Jeunes:

– de s’approprier l’Accord de la Saint-Sylvestre, notamment en participant aux sessions de vulgarisation;

– de rester debout et d’exiger, en tant que souverain primaire, des Acteurs politiques le strict respect de l’Accord politique, notamment la tenue des élections dans le délai;

– de se faire enrôler massivement en vue de doter notre pays des dirigeants responsables ;

– de faire preuve d’esprit critique et de responsabilité dans l’usage des réseaux sociaux (facebook, immo, twitter, vi ber, whàtsapp, etc.).

8° A la Communauté internationale et en particulier à la MONUSCO:

– de soutenir le processus électoral en cours et d’accompagner le Peuple congolais dans la recherche du consensus entre les Acteurs politiques et sociaux afin de trouver une issue pacifique à la crise actuelle aux conséquences imprévisibles;

– d’assurer davantage l’appui aux FARDC et à la PNC pour la protection des personnes et des populations en danger, en particulier dans les provinces touchées par l’insécurité.

Conclusion

  1. « Rien n’est impossible à Dieu» (Lc 1,37). Au terme de ce message, en communion avec le Pape François qui ne cesse de prier pour notre pays, nous convions tous les fidèles chrétiens ainsi que les hommes et les femmes de bonne volonté à la prière confiante pour la paix et à poser, en faveur des nécessiteux, des gestes de miséricordependant cette période préélectorale. A cet effet, le 26 mars 2017, au 4ème Dimanche deCarême, nous célébrerons la Sainte Eucharistie dans nos diocèses respectifs. Par l’intercession maternelle de la Sainte Vierge Marie, Notre-Dame de l’Espérance, que le Seigneur jette un regard de paix et de miséricorde sur la RD Congo et sur son peuple.

Kinshasa, le 22 février 2017

En la Fête de la Chaire de saint Pierre Apôtre

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Le Premier ministre Samy Badibanga a reçu hier dans son cabinet de travail les présidents des Assemblées provinciales du pays. Ils étaient conduits à la Primature par l’honorable Augustin Kamuitu, président de l’Assemblée provinciale du Kasaï Central et doyen des présidents.

Au sortir de cette audience, il a expliqué à la presse que les représentations provinciales ont été honorées hier par le Premier ministre qui les a reçues pour recevoir les états de lieu de leurs Assemblées provinciales respectives. Parmi ces problèmes, il y a celui de la sécurité qui doit assurer les opérations d’enrôlement et garantir les problèmes de développement. Les présidents des Assemblées provinciales présents ont insisté sur la légalité et le respect des institutions.

«  Il y a un collègue qui a soulevé le problème crucial où Kinshasa qui pense que c’est elle qui parraine tout et puis, il y a eu aussi le problème de fonctionnement difficile des Assemblées provinciales qui a été posé au Premier ministre », dit-il. A la question de savoir qu’elle a été la réaction du Premier ministre, le doyen des présidents a répondu que nous avons trouvé le Premier ministre très réceptif et il est sensible à tous nos problèmes.  « Je ne peux pas cacher  de vous dire qu’il y a un problème de fonctionnement du mois de décembre, il a dit qu’il va s’y pencher pour que les Assemblées puissent entrer dans leur droit pour pouvoir bien fonctionner », précise-t-il.

Soulignons qu’il y a peu, M. Emmanuel Ramazani Shadary, Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, a eu aussi à échanger avec les membres des bureaux des Assemblées provinciales de 12 provinces du pays. Faisaient également partie de la délégation conduite par le doyen d’entre eux et président de l’Assemblée provinciale du Kasaï-Central, quelques députés provinciaux présents à Kinshasa. Au terme des échanges, Augustin Kamwitu, chef de la délégation s’est confié à la presse pour évoquer entre autres les causes des conflits entre les Assemblées provinciales et les Gouvernements provinciaux. Ce, avant de recevoir de sages conseils du Vice-Premier ministre, leur tutelle, qui tient à la stabilité comme condition d’une paix durable.

A en croire Augustin Kamwitu, président de l’Assemblée provinciale du Kasaï-Central, les Assemblées provinciales sont en vacances. Le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, député de son état, a été nommé au moment où les Assemblées provinciales tenaient leurs plénières budgétaires. « Les responsables venus à Kinshasa ont trouvé qu’il fallait venir présenter les civilités au Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur pour sa nomination. Ils en ont profité pour lui exposer les problèmes que rencontrent les organes délibérants dans leur fonctionnement », dit-il à la presse, avant d’ajouter que nous avons beaucoup de problème.

Il s’agit par exemple du problème sécuritaire, surtout lorsqu’on sait que la province du Kasaï-Central est caractérisée par le phénomène Kamwina Nsapu, qui est devenu courant. Nous sommes venus le rencontrer, lui qui a en charge la sécurité, pour lui parler de ce problème et faire des suggestions avec lui pour juguler cette crise qui tend à se généraliser. Il a reconnu que nous sommes dans une période hautement politique, et il était aussi nécessaire de le rencontrer pour l’encourager pour que nous puissions trouver des solutions, permettant d’aller aux élections, les élections apaisées pour que le pays soit en paix.

(JMNK)

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lundi 27 février 2017, dans son cabinet de travail de la commune de la Gombe, le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, Emmanuel Ramazani Shadary  a reçu le Chargé d’Affaires de l’Ambassade de Belgique en République démocratique du Congo, Stéphane Mund qu’accompagnait le Conseiller politique de cette Ambassade. Il était venu présenter ses civilités au Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur et Sécurité, d’autant plus qu’il a représenté à cette audience son Ambassadeur qui est en congé.

Soulignons qu’Emmanuel Ramazani Shadary, qui revient de la province du Tanganyika, où il a  réconcilié les bantous et les pygmées, a éclairé la religion de son hôte en lui donnant des informations précises et officielles sur l’évolution de différents dossiers tant politiques que sécuritaires.

Après analyse et débat démocratique dans ce forum organisé sur instruction du Président de la République, Joseph Kabila Kabange, sur les revendications d’émancipation des pygmées ou Twa, et les plaintes des bantous, souvent victimes, des pistes de solutions ont été proposées à tous les niveaux des institutions du pays et coulées dans les 32 résolutions du forum. Pour sceller cette réconciliation, le Vice-Premier ministre a symboliquement incinéré vendredi 24 février 2017, les flèches souvent utilisées par les Twa contre les bantous, avant de planter l’arbre de la paix devant les deux communautés et les témoins.

Toutefois, d’un ton ferme, E. Ramazani Shadary a, au nom du Gouvernement de la République, mis en garde quiconque oserait encore recourir à la violence pour exprimer ses revendications. Ordre a été donné par le VPM aux services de l’ordre d’imposer la paix et d’user de tous les moyens légaux pour instaurer l’autorité de l’Etat en cas de trouble de l’ordre public par l’une des parties qui ont solennellement signé le pacte de non agression.

(JMNK)

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Le CEPADHO est préoccupé par les menaces de plus à plus croissantes frisant à une nouvelle guerre d’agression contre la RDC par l’Ouganda et le Rwanda, à travers le M23. En effet, outre nos différentes alertes sur les infiltrations continues des combattants du M23 au Nord-Kivu ainsi que leur stratégie de rallier à leur complot plusieurs milices locales (May-May: NDC-R, Corps du Christ, Mazembe et Nyatura), nous dénonçons le fait que le M23 soit un instrument utilisé par l’Ouganda et le Rwanda pour agresser de nouveau la RDC.

Le CEPADHO rappelle pour preuve que depuis leur débâcle en décembre 2013 jusqu’à ce jour, les ex-M23 sont hébergés par ces deux États voisins en violation des prescrits de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et de toutes les sommations faites par la CIRGL et la SADC. Par ailleurs, le CEPADHO fait remarquer qu’après la déroute infligée aux combattants du M23 à Matebe, à Songa et à Kitagoma, ils se sont repliés sur leurs bases arrières en Ouganda et au Rwanda où ils bénéficient comme d’habitude d’un «accueil bon enfant». Certains capturés M23 n’hésitent pas à déclarer ouvertement qu’ils avaient reçu des armes et munitions de la part de leurs mentors Ougandais et Rwandais avant de s’infiltrer en RDC.

Le CEPADHO estime que l’heure est venue pour le Chef de l’Etat Congolais à activer le Conseil Supérieur de la Défense et à mobiliser toutes les Forces Vives du pays contre cette nouvelle agression du pays. Cette organisation encourage également le Président de la République à dénoncer ouvertement l’Ouganda et le Rwanda, et à demander de l’ONU, de l’UA, de la CIRGL et de la SADC des mesures contraignantes contre ces États qui déstabilisent la Paix et la Sécurité de la RDC à travers le M23.

(JMNK)

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Vue d’une partie de la route Mokali délabrée. Ph. tiers

La route Mokali située dans la commune de Kimbanseke est profondément délabrée. Cet état de la route rend très difficile l’accès des véhicules de transport en  commun dans ce coin de la Capitale Kinshasa. Certains habitants qui vivent dans cette commune  empruntent cette unique voie qui leurs permettent d’atteindre le centre-ville avec mille et une difficultés.

De signaler que la route Mokali route est de plus en plus impraticable pour les bus, taxis bus et même les motocyclistes dans l’axe reliant les quartiers Batumona, Mongala et Mokali au Boulevard Lumumba dans la commune de Kimbanseke.

Dès l’arrivée au croisement de l’arrêt Pascal et la route Mokali le long du boulevard Lumumba, l’on peut constater un lac artificiel parsemé des nids de poule, des eaux boueuses, des déchets des immondices  et quelques marchands ainsi que leurs marchandises étalées à même le sol. Les déchets qu’on y trouve sont issus du marché situé à Pascal sur ce même tronçon. Là, on n’y trouve pas aisément le transport en commun surtout en cette saison des pluies, afin d’atteindre l’arrière coin de la commune de Kimbanseke. Dans la plupart de cas, il n’y a que des taxis moto qui facilitent la tâche à la population pour une course jusqu’au dernier arrêt de la route dite ‘’Ngambu ya pont ‘’. A ce niveau, il faudra faire un peu de la marche d’environs quelques dizaines de mètre pour enfin trouver des bus transport en commun ou des taxis qui osent encore s’aventurier sur cette route. En plus, il faudra supporter d’être embarqué dans ce taxi à 6 passagers plus le chauffeur. Ce transport en commun ne s’arrête que sur l’arrêt ‘’Mwenze’’ (le marché fer bois). A ce niveau de la route, un autre lac artificiel a vu son jour, ne permettant pas aux véhicules de poursuivre la chaussée sous peine de perdre leurs moteurs.

Ici, les motocyclistes continuent seuls l’aventure en déposant là ces deux passagers afin de braver les eaux de ce falque d’eau. Les passagers vont  rejoindre ensuite la moto à l’autre bord du prétendu lac artificiel, afin de continuer la route jusqu’à Mabanza où se trouve le marché de ce même nom. A cas contraire, on s’arrête à fer bois. Après le marché fer bois, un autre « lac artificiel » s’est créé au niveau de l’avenue Tsundi où il est également impossible aux véhicules d’accéder facilement. Et à l’arrêt Mabanza jusqu’au bout de cette route, la chaussée est totalement impraticable pour cause de la boue.

D’après certains habitants de ce coin de la Capitale, cette route était bien avant praticable, mais, une société de construction était venue pour installer des robinets d’eau dans ces quartiers. Elle a donc procédé à l’installation des tuyaux des conduites d’eau en détruisant la route asphaltée qui existait déjà. Et ces flaques d’eaux ne se sont formés qu’à des endroits où il y avait des châteaux d’eau.

Abandonnés à leur triste sort, les habitants de ces quartiers sont donc obligés d’accepter les cascades et des rallyes au quotidien afin d’atteindre le centre-ville. L’autorité urbaine est tenue donc à intervenir d’extrême urgence pour décanter cette situation et désengorger ces quartiers.

(Pana Ngovudi)

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Vue des Kulunas à Kinshasa. Ph. tiers

Ces faits, vraiment tragiques, remontent il y a plus de deux semaines. La victime nommée Joli Matata, fut un citoyen paisible, père de famille et habitant un quartier reculé de la commune de Masina. C’est justement à la veille d’un grand événement qu’il préparait en faveur des jeunes orchestres de cette partie de l’Est de la ville de Kinshasa, qu’il a été visité par ses assassins.

On n’en dira pas plus. La ville-province de Kinshasa, vit dans une insécurité qui a dépassé le seuil de la tolérance. Surtout, dans des quartiers périphériques, souvent populaires, où les populations sont plus exposées à toute forme d’insécurité, beaucoup avec des bandes d’inciviques incontrôlés vulgairement appelés « Kuluna ».

C’est le cas notamment de la commune de Masina où l’insécurité bat son plein ces derniers temps. Signalons que Masina est l’une des communes les plus peuplées, non seulement du district de la Tshangu (partie Est de la ville-province de Kinshasa), située entre les communes de Limete et celle de la N’sele, mais aussi de toute de la capitale congolaise.

Dans cette vague d’insécurité récurrente à Masina, l’on continue d’enregistrer plusieurs cas d’assassinat, de tueries méchantes, d’attaques des Kulunas, etc. Le dernier en date, est celui de ce mécène, connu sous le nom de Joli Matata.

Ce citoyen paisible, responsable et père d’une grande famille, a été visité par une vingtaine Kuluna, il y a plus de deux semaines passées dans sa résidence, située au quartier Télévision, sur l’avenue Sep Congo reliant le terminus Lokali (où elle longe la clôture de la grande concession de la société pétrolière Sep Congo à partir de Masina Petro-Congo) au marché de la Liberté.

Ses visiteurs assassins n’avaient qu’une seule mission, celle de l’abattre à coups de machette. A en croire quelques bouches, le pauvre Joli Matata leur a même proposé beaucoup d’argent, mais ils ont refusé. Ces Kuluna ont plutôt préféré abandonner l’argent leur proposé pour le tuer méchamment à coups de machette.

Cet assassinat de Joli Matata a plongé tous les quartiers environnants dans l’émoi total et dans une forte panique. Surtout que ce cas odieux s’est produit juste à la veille d’une grande activité culturelle que la victime voulait organiser en faveur des jeunes talents, orchestres et groupes musicaux des quartiers de la commune de Masina.

C’est vraiment déplorable ! Que les autorités compétentes puissent mettre tout en œuvre, afin de trouver des solutions idoines à cette situation macabre d’insécurité criante dans la commune de Masina.

(Lepetit Baende)

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*Ce mardi : MK-FC Renaissance, Sanga Balende –Lupopo et Océan Pacifique-Bazano

L’OC Bukavu Dawa s’est imposé hier lundi au stade de la Concorde de Kadutu devant CS Makiso par 2-1, lors du match décalé de la 11ème journée du 22ème Championnat de la Ligue Nationale de Football (LINAFOOT) Zone Est. Une victoire qui donne l’espoir à l’équipe de l’OC Bukavu Dawa d’espérer une place au play-off, même si le chemin est encore long.

Le FC Renaissance va en découdre avec le FC MK ce mardi au SM

Le FC Renaissance du Congo va en découdre ce mardi au stade des Martyrs de la Pentecôte à 15h30’ contre le FC MK de Max Mokey. Un match  comptant pour la 13ème journée du 22ème  championnat de la LINAFOOT,  Zone Ouest. Une rencontre qui va déterminer une place au play-off pour les « bana fibo » en cas de victoire.

Sanga Balende –Lupopo et Océan Pacifique –Bazano ce mardi au stade Tshikisha

Deux rencontres sont prévus ce mardi 28 février 2017 au stade Tshikisha  pour le compte de la 14ème journée du 22ème championnat de la LINAFOOT,  Zone Centre Sud. Le FC Océan Pacifique de Mbuji Mayi recevra JS Groupe Bazano de Lubumbashi à 13h30’ au stade Tshikisha. A 15h30’ dans les mêmes installations, l’équipe locale des «  Banjelu ne Basantu » sera face aux lushois des « Cheminots » du FC St Eloi Lupopo. Un match qui va confirmer les rouge or de Mbuji Mayi à la tête du classement en cas d’une victoire ou même d’un match nul.

(Gaby Mass)

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Après de longues périodes d’absences suite aux blessures, les deux éléments dangereux de l’AS V. Club de Kinshasa dont Héritier Luvumbu Nzinga et Mabele Bawaka ont repris les entraînements avec le groupe. Un effectif constitué de plusieurs nouveaux joueurs recrutés grâce aux efforts du comité de direction des « bana mbongo ».

Pour Héritier Luvumbu dit « Boïka », il a été retranché du groupe après une longue période de soins à sa blessure contractée au Championnat d’Afrique des Nations (CHAN)-Rwanda 2015. Et après son retour de la Belgique où il a subi ses soins médicaux au niveau des ligaments, l’allier gauche de l’AS V. Club dit se sentir très bien des exercices des tirs avec ballon. Il affirme que la reprise avec la compétition dépendra de son entraineur qui jugera sa vraie forme physique avant d’envisager de l’aligner.

Quant à Mabele Bawaka, le latéral droit de V. Club, il a aussi repris avec les entrainements, mais un peu à l’écart du groupe sous la supervision du staff médical du club. Il est soumis à des séances des courses avant de rejoindre l’effectif et reprendre si possible, avec les matchs. Pour rappel, il y a deux ans, Mabele Bawaka a été fauché lors d’un match de la LINAFOOT par le joueur Coco Eyale du FC MK.

(Altesse B. Makambo)

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L’ancien sociétaire de DC Motema Pembe de Kinshasa, Joël Musingu dit « Tempo » vient de signer un contrat de deux ans avec le club gabonais de CF Mounana. Il faut noter que ce club est l’actuel leader du championnat national du Gabon avec 6 victoires et 1 nul en 7 matches. Le jeune ailier gauche qui a débuté la saison 2017 avec le club Kinois a préféré quitter la RDC pour rejoindre CF Mounana du célèbre mécène des sports au Gabon, Hervé-Patrick Opiangah. Hélas, le montant du transfert de Musingu n’a pas été révélé.

(Altesse B. Makambo)

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L’arrêt des entrainements pour un footballeur est lié à plusieurs raisons, dont les blessures. Lorsqu’un corps habitué à s’entrainer s’arrête, il est sensé se régénérer. Et c’est à ce même moment que l’aptitude de souplesse et de la fermeté de ses muscles s’arrêtent aussi. Sur ce, le corps perd donc tous ses acquis de souplesse musculaire. Entre traitement et retour sur le terrain, les joueurs devraient en principe s’arranger simultanément pour laisser tomber les béquilles. Ceci si la partie atteinte est située au niveau des membres inférieurs. Et même si le choc est situé ailleurs sur d’autres parties, un entrainement pour le maintien de la forme est très conseillé.

En effet, il semble clairement que s’arrêter pour des raisons de choc entraine des régressions considérables si le footballeur et son staff ne font pas suffisamment attention. L’inactivité de l’athlète l’éloigne de l’endurance qui lui permet de tenir sur le terrain pendant 90 minutes. Même si le joueur reste fort et stable physiquement, il n’en sera pas autant pour la puissance dans le jeu. Il doit donc travailler sa vitesse et sa souplesse qui disparait naturellement en cas de manque d’entrainement. Les réactions psychomoteurs, bien que capable de mémoriser pour toujours des gestes sportifs habituel, ne garantissent pas l’agilité en cas de manque d’entrainement.

Cependant, la reprise des entrainements devraient être relativement adaptée à la taille de ce qu’a été le temps d’éloignement des terrains, afin de ne pas brusquer le muscle à la reprise. Ce, en tenant compte aussi que le football est un sport pour lequel les compétitions sont très fréquentes et que le temps de repos est presqu’un luxe pour les athlètes. La réparation des muscles en réentrainement est extrêmement importante. Cela permet la fabrication des fibres neuves dans les membres du footballeur. Aussi, il augmente le taux de sucre et multiplie les structures chimiques destinées à la combustion des réserves. Sur le plan hormonal, les glandes se raffermissent pour la stimulation du corps à tout mouvement liée à l’activité d’intensité. A cet effet, le cerveau réenregistre donc l’information endormie durant le temps où le footballeur est resté sous traitement.

Voici en somme les principal raisons qui implique que le joueurs en récupération après un éloignement des terrains pour cause de choc quel qu’il soit ne peut pas retourner sur le terrain sans entrainement approprié. Aussi, la responsabilité du médecin de l’équipe est extrêmement plus élevée que la tâche technique tenue par l’entraineur. Tout compte fait, le médecin reste absolument l’infrastructure de toutes les équipes de football. Car sans lui, les recommandations principales prescrite par la FIFA à travers les « 11 plus » perdraient toute leur importance.

(Hana Kel)