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Le mouvement de grève sauvage, en cours, dans la Société Commerciale des Transports et des Ports (SCPT), ex-Office National des Transports (ONATRA), prend des allures d’une insurrection, avec comme corollaire de nombreux actes de vandalisme et d’atteinte à l’intégrité physique de tous ceux qui s’y opposent. Pneus, cercueils et autres projectiles volent dans une ambiance électrique. La direction générale, qui a pris ses fonctions, il y a juste trois mois, est empêchée de pénétrer dans ses bureaux. De nombreuses victimes se comptent parmi ses agents et cadres. L’entreprise publique, lourdement endettée, est au bord du précipice. Avec des conséquences irrémédiables sur le plan social, si la grève persistait. Ce qui semble, malheureusement, le cas. Loin donc de faire l’unanimité, au sein de l’entreprise, le sit-in, débute en juin 2017 et qui se déroule devant le bâtiment administratif de la société, se radicalise de jour en jour et compte, dans la foule, des intrus, des visages inconnus dans la société, au point que les bonnes âmes s’interrogent sur ses véritables motivations.  La SCTP va-t-il droit dans le mur ? Et qui en profite ? Tentative de réponse ici.

Investie en mars 2017, l’actuelle direction générale de la SCTP a  demandé aux agents en grève, accusant à l’époque trois mois d’arriérés, de lui laisser cent jours pour décanter la situation. Mais un nouveau sit-in a été déclenché, de nulle part, avant l’expiration du délai, exigeant  la destitution immédiate de la direction générale pour, prétendument, six mois d’arriérés de salaire.

Une grève qui cache la forêt
Mais, contrairement à tous les précédents mouvements de grève qui ont secoué la SCTP, celui-ci a méconnu la procédure en la matière. Aucun cahier de charge, portant revendications claire, n’a été déposé au préalable, par aucun syndicat, pour justifier la grève. Ce  qui a surpris tout le monde. Car, au même moment, la direction  générale et les différents syndicats étaient autour d’une table pour trouver des solutions. Ainsi, sur terrain, le mouvement est conduit par des meneurs qui ne sont ni agents, ni délégués syndicaux, ni syndicalistes. En outre, il n’appartient aucunement à un syndicat de démettre les autorités de leurs fonctions. Or, ici, ce mouvement a barricadé le bureau du directeur général et empêche toute son équipe de pénétrer dans le bâtiment administratif qui abrite le siège de la SCTP. Ce qui est contre-productif, puisque, sans dialogue et travail, l’entreprise est dans l’impasse. Que veulent alors les manifestants ? La démission de l’actuelle direction générale pour non-paiement de salaires, situation que cette dernière a héritée et tente de résoudre dans un contexte particulièrement difficile.

Il faut se rappeler que l’ancienne direction a été remerciée pour «megestion »,  caractérisée tant par la spoliation du patrimoine de l’ex-Onatra, que par un endettement colossal et irrégulier.  Le comité révoqué a laissé une ardoise de 7,5 millions de dollars américains, sur laquelle, il faut ajouter la dette des fournisseurs et les avances empochées auprès des clients. Au total, le passif de la SCTP s’élèverait à près de 115 millions de dollars américains.  C’est exactement pour cette mauvaise gestion que le Conseil d’Administration de la SCTP, défendant énergiquement les intérêts de la boite, a suspendu, puis obtenu la révocation de l’ancienne direction générale. Cela est de notoriété publique. Les vrais agents de la SCTP ne peuvent donc pas se tromper de l’identité de vrais responsables de leurs malheurs. Logiquement, ils ne peuvent pas en vouloir à l’équipe actuelle.

Terrible équation pour sortir de l’impasse

Il convient de rappeler que la SCPT tire l’essentiel de ses recettes de l’exploitation du port de Matadi, soit 98%. A ce jour, compte tenu, de l’environnement économique exécrable, hérité du comité révoqué, les recettes mensuelles de la SCTP s’élèvent entre 2,5 millions. La masse salariale est de 5 millions pour 22.000 agents dénombrés. Comment s’en sortir quand on sait que, d’une part, les factures sont nanties et que les banques récupèrent leur quotte part, au moindre paiement. D’autre part, les clients de la SCTP ne paient pas leur facture en intégralité. Ils déduisent les avances perçues par la SCTP. D’où les difficultés de payer les salaires et même d’assurer les frais de fonctionnement. Par quelle magie, les caisses d’une entreprise lourdement endettée se sont renflouées ? Il y a manifestement eu un déficit de communication pour que les agents arrivent à se laisser convaincre, par on sait que esprit, que la SCTP aurait beaucoup d’argent et que les dirigeants actuels ne voudraient pas, volontairement, les payer. Sous quelque endroit que l’on se place, les revendications portant sur le départ de la direction générale et même du Conseil d’administration, ne sauraient se justifier. Manifestement quelques mains noires agissent en coulisses. Mais lesquelles ? Celles-là à qui profite justement le crime. Pas les agents, dont a évoqué les arriérés de salaire ; Pas, non plus, l’actuelle direction générale, qui fait tout son possible pour régler les problèmes.

Par contre, les responsables de la lourde ardoise de la SCTP y ont intérêt.  Il faut noter que les nombreuses malversations, mises à leur charge devraient représenter autant de défis pour les agents, aux côtés des actuels gestionnaires. C’est le cas de la spoliation du patrimoine de la SCPT. Il appartiendrait à tous les agents d’empêcher la scandaleuse spoliation du port de Kinshasa dont un patron de medias est bénéficiaire. Et ce à la suite d’un contrat signé, irrégulièrement, de gré à gré, entre l’ancien directeur général et l’épouse du responsable d’une chaine de télévision. En effet, selon la loi en vigueur, tout acte engageant l’entreprise, doit être soumis au Conseil d’administration qui ici ignorait tout de la transaction. A ce jour, ce dernier a obtenu, de la justice, la suspension des travaux. Ce qui a déversé une colère médiatique, orchestrée par les perdants, sur ce conseil qui est manifestement victime de sa clairvoyance.

Tout compte fait, le dialogue devrait être privilégié entre tous ceux qui aiment encore la SCTP pour faire face à  cette grève sauvage. Car, dans les coulisses, une main noire, mercenaire, ne jure que sur la disparition de la SCPT.

L’Avenir

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Victime des rumeurs infondées qui ont défrayé la chronique sur sa prétendue interpellation en Belgique, Alexis Thambwe Mwamba, ministre d’Etat, ministre de la Justice et Garde des Sceaux est de retour à Kinshasa par vol régulier d’Air France, depuis hier dimanche 25 juin 2017. Disons que ce retour intervient au terme d’une mission de quelques jours à Genève, en Suisse où il était allé sensibiliser les diplomates congolais pour un soutien de la position de la Rdc contre l’imposition d’une enquête internationale sur les violences perpétrées dans l’espace Kasaï par une milice se réclamant du feu chef coutumier Kamwina Nsapu. A cette occasion, le ministre qui a mobilisé également les diplomates de pays amis de la Rdc, notamment ceux d’Afrique, a fait savoir que la justice congolaise est à pied d’œuvre sur cette question et qu’il n’était pas opportun d’initier une seconde enquête.

Soulignons  que certains commentateurs malveillants se sont laissés aller à annoncer l’embastillement à Bruxelles, alors qu’il faisait escale dans cette ville, en route pour une mission officielle à Genève en Suisse où il était attendu. C’était pour, entre autres, délivrer un message ainsi que la position officielle du Gouvernement au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. Ce message se rapportait aux graves événements qui ont endeuillé la RDC en général et deux des cinq nouvelles provinces issues du grand Kasaï en particulier et qui font par ailleurs l’objet de la publication d’un Livre Blanc.

En effet, au Conseil des droits de l’Homme,  deux textes concurrentiels dont un de l’Union Européenne appuyé par la Belgique et les USA qui voulait mettre Kinshasa sous enquête internationale pour les troubles dans les Kasaï et un autre du groupe africain porté par la RDC qui souhaitait une collaboration des experts internationaux avec la justice Congolaise se sont affrontés. Sur les 47 membres qui composent cet organe, aucune unanimité n’a pu être dégagée pendant 4 jours dans cette lutte diplomatique acharnée entre africains et européens  à Genève. L’épilogue s’est déroulé dans la matinée du jeudi 22 juin où après de longues tractations jusqu’aux petites heures,  l’Union Européenne poussée par la Belgique a jeté l’éponge par un retrait unilatéral de son texte suite au blocus du groupe africain derrière la RDC. Kinshasa a fait valoir sa raison face au complot d’ingérence de certaines puissances colonialistes dans ses affaires internes et avait démontré sa bonne foi en acceptant la coopération des Nations Unies aux enquêtes.

(JMNK)

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Les nombreuses incursions du gouvernement belge dans les affaires courantes de la RDC ont, à nouveau, inspiré Kajepa Molobi, le communicateur de la Majorité Présidentielle. Pour lui, si Bruxelles  ne peut plus s’inspirer des méthodes de brutalité du Roi Léopold II, ni même de celles de 1959 ou de 1961, elle a gardé le même objectif, en changeant simplement de pratique. Il ne s’agit plus de s’imposer en coupant les mains, selon le style du Roi Léopold II, ni d’apporter les lumières de la religion et de la culture occidentale, mais de se faire le vecteur d’une valeur acceptée universellement, à savoir la démocratie, mais dont elle a volontairement dénaturé le sens, en soutenant aujourd’hui la mise à l’écart d’une fraction importante de la population pour aller vite voter.

La Belgique, qui a été contrainte de quitter le Congo en 1960 cherche à y revenir par tous les moyens. La nouvelle conquête veut se servir des habits démodés d’une démocratie  tronquée.

Le départ des Belges du Congo, en 1960, avait été provoqué par la pression des rues, notamment de Kinshasa, Lubumbashi, Kisangani et Bukavu. C’est, en effet, débordés par les manifestations populaires de 1959 que les belges se sont résolus à quitter la colonie, pour laquelle ils s’étaient préparés à rester longtemps. A la limite, au moins 30 ans encore, s’il faut se référer à la fameuse étude du Professeur Jef Van Bilsen.

Malgré sa séparation officielle avec son ancienne colonie d’Afrique, la RDC, la classe politique belge ne s’est jamais véritablement libérée du lien établi par la brutalité et le sang, du fait du Roi Léopold II, à la fin du 19ème siècle.

En dépit de la décolonisation et des vicissitudes vécues depuis le discours de Lumumba du 30 juin 1960, les belges, comme figés dans le temps,  continuent de vivre comme s’ils avaient une partie d’eux-mêmes perdue quelque part au centre de l’Afrique. Comme l’a rappelé, il y a seulement quelques jours, un ami, le Congo est bien le seul pays au monde, par rapport auquel la Belgique se sent une grande nation. Il faut donc croire que le lien entre notre terre et ceux, que Mobutu qualifiait d’oncles, ne répond pas seulement à des considérations d’intérêts matériels, mais aussi à une sorte de complexe. Ici ce n’est pas le fils qui souffre de se séparer de sa mère, c’est la mère qui refuse de couper le cordon ombilical.

La Belgique ne s’accroche pas que par sentiment. Le fond de la question réside dans le refus de nos « oncles » de voir les « neveux » profiter seuls des richesses que la nature a voulu concentrer chez nous. Bruxelles tire un autre avantage, son poids sur l’échiquier européen n’est pas fonction de sa seule puissance, du reste minime, mais aussi de l’usage que le Royaume fait de sa relation politique avec Kinshasa. Bruxelles se présente sur la scène internationale comme le spécialiste de la problématique congolaise ; les belges ont même la prétention de connaître le Congo mieux que nous-mêmes, les « bana-mayi ». Avec tant de raisons, il est donc difficile pour ceux qui dirigent aux destinées du Royaume, fondé le 4 octobre 1830, de vivre sans le Congo. C’est ainsi que les belges tiennent mordicus à garder des liens privilégiés avec notre pays. Malheureusement, pour nous, ils trouvent bien des complices dans nos rangs.

Là où le bât blesse, c’est que les belges ne supportent pas une relation d’égal à égal avec leurs anciens colonisés. Selon les circonstances historiques, ils s’arrangent toujours pour trouver quelques Congolais de service, prompts à assumer l’indigne besogne.

En 1959 déjà, pour combattre les indépendantistes et maintenir de force le lien entre la Belgique et le Congo-belge, Bruxelles avait créé un parti politique congolais destiné à défendre sa thèse. C’est le PNP ou « Parti National du Peuple », qui devait se charger de convaincre les congolais qu’ils ne sont pas encore suffisamment mûrs pour l’indépendance.  En 1960, la responsabilité de la sauvegarde des intérêts belges en Afrique centrale fut confiée à Moïse Tshombe, alors que le plus virulent des indépendantistes, Patrice Lumumba, trouvera la mort du fait d’un complot ourdi par les services secrets belges.

En ce 21ème siècle, les évolutions idéologiques ne permettent plus de s’imposer par la force. Bruxelles ne peut donc plus s’inspirer des méthodes de brutalité du Roi Léopold II, ni même de celles de 1959 ou de 1961, il faut donc tout en gardant le même objectif, changer de méthode.

Pour cette fois, la démarche choisie consiste à se cacher derrière le credo démocratique. Il ne s’agit plus de s’imposer en coupant les mains, selon le style du Roi Léopold II, ni d’apporter les lumières de la religion et de la culture occidentale, mais de se faire le vecteur d’une valeur acceptée universellement, bien entendu, ici tronquée pour le besoin de la cause : la démocratie.

Pour la Belgique, la démocratie au Congo consiste, par la propagande, la dissimulation et le mensonge, à imposer un homme : Moïse Katumbi.

Partout dans le monde, les élections viennent comme l’instance du choix des représentants légitimes du peuple. Pour qu’une élection soit crédible, elle doit répondre à un certain nombre des critères, au premier rang  desquels, il y a la liberté de choix. Il y a également l’obligation de faire que toute personne en droit de voter participe à l’opération. Plus que tout, une élection concerne d’abord le peuple qui doit élire ses représentants et celui qui aura la charge suprême de conduire l’Etat.

Aucune élection valable ne peut se réaliser en laissant de côté une fraction importante de la population.

Les démocrates congolais doivent donc se mobiliser pour, une fois de plus, résister à la tentative belge de nous imposer des hommes à eux, par l’entremise d’une élection qui exclurait une partie importante de la population congolaise. Il y a là, une manœuvre préparée pour mettre notre pays à feu et à sang. Ainsi, organiser les élections en RDC sans le Kasaï, c’est admettre que les Institutions peuvent fonctionner sans la participation d’environ 1/5 de la population. Ce faisant, nous mettrons, par cet acte, un pas dangereux dans le processus de balkanisation.

Kajepa Molobi/Cp)

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  1. Sur invitation de Son Excellence M Jacob Gedleyihlekisa Zuma, Président de la République d’Afrique du Sud (RSA). M Joseph Kabila Kabange, Président de la République Démocratique du Congo (RDC), s’est rendu en Afrique du Sud le 25 juin 2017 à l’occasion de la dixième session de la Commission Nationale Mixte (GCM) entre la RSA et la RDC. Les deux Chefs d’État étaient accompagnés par des délégations ministérielles et de hauts fonctionnaires. Le sommet des deux Chefs d’État a été précédé par une Réunion Ministérielle qui s’est tenue le samedi 24 juin 2017 ainsi que des réunions de hauts fonctionnaires qui ont eu lieu du 21 au 23 juin 2017.
  2. Les deux Chefs d’État ont reçu un rapport de la Commission ministérielle sur la mise en œuvre des protocoles d’accord signés ainsi que sur les engagements et recommandations faits au cours de la 9e Session de la Commission Nationale Mixte. Ces engagements et recommandations concernent des projets de coopération dans les domaines ci-après : Politique et Gouvernance, Défense et Sécurité, Économie, Finances et Infrastructures, Affaires sociales et humanitaires. Le présent rapport a servi à examiner la coopération bilatérale entre les deux pays.
  3. Les Chefs d’Etat ont salué et exprimé leur satisfaction quant à l’aboutissement heureux du dialogue politique initiée par S.E. Monsieur Joseph Kabila Kabange, lequel a abouti notamment : à la désignation d’un Premier Ministre, à l’institution d’un Gouvernement de large union nationale, à la consolidation de la démocratie, lesquels ouvriront la voie à la tenue d’élections en RDC. Les organes électoraux des deux pays ont été invités par les Chefs d’Etat à travailler ensemble pour améliorer la qualité et la crédibilité de ces élections.
  4. S.E M Jacob Gedleyihlekisa Zuma s’est félicité des progrès réalisés par S.E. M Joseph Kabila Kabange et par le Gouvernement de la RDC par l’identification d’un concessionnaire chargé de la mise en œuvre du projet Grand Inga. Les deux Chefs d’État en ont appelé à la mise en œuvre intégrale du Traité Grand Inga lequel avait été signé à Kinshasa le 29 octobre 2013 entre la RDC et l’Afrique du Sud. À cet égard, ils ont encouragé les institutions financières africaines à participer à la mise en œuvre du projet Grand Inga
  5. Les deux Chefs d’Etat ont pris acte des avancées positives relatives au protocole d’accord sur l’immigration, lequel facilitera la mobilité des diplomates et des officiels des deux pays. Ils ont exhorté les ministres ayant en charge la question sous examen de prendre les dispositions nécessaires pour la signature rapide du protocole d’accord en question d’autant plus que toutes les exigences légales ont été respectées
  6. Les deux Chefs d’État ont réaffirmé leur volonté d’améliorer et de renforcer les relations économiques entre les deux pays en facilitant le commerce et en supprimant toutes les barrières faisant obstacle au commerce bilatéral et aux investissements. A cet égard, les Chefs d’État ont ordonné que le Traité sur la prévention contre la double imposition soit mis en œuvre maintenant que toutes les exigences légales ont été remplies.
  7. Les deux Chefs d’Étal ont aussi profité de l’occasion qui se présentait avec la 10ème Session de la Commission Nationale Mixte pour échanger de vues sur les questions régionales, continentales et internationales. Sur les questions régionales, ils ont pris acte – avec satisfaction – de ce que les travaux de la Communauté de Développement de l’Afrique Australe évoluaient en ce qui concerne l’intégration régionale. Sur les questions continentales, les deux Chefs d’État ont réaffirmé leur engagement à l’égard de l’unité et de l’intégration africaine dans le cadre de la Charte de l’Union Africaine, de la résolution pacifique des conflits, ainsi que la renaissance africaine, particulièrement par la mise en œuvre de l’Agenda 2053 de l’Union Africaine.
  8. Dans ce contexte, les deux Chefs d’État se sont penchés sur l’importance de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans la région et sur le continent en vue de mettre fin aux souffrances des populations locales À cette fin, ils ont convenu qu’il était impératif pour l’Afrique de tirer parti de ses propres ressources et aptitudes pour atteindre les objectifs d’une Afrique prospère et en paix avec elle-même. A ce titre, ils ont condamné les ingérences intempestives de certaines instances extra-africaines dans leurs affaires intérieures, menaçant la souveraineté des pays africains.
  9. Les deux Chefs d’État ont réitéré leur point de vue commun quant à la nécessité de réformer les institutions multilatérales, en particulier les institutions de Bretton Woods ainsi que le Conseil de sécurité afin de prendre en compte les intérêts des pays en développement. Les deux Chefs d’État ont par ailleurs exprimé leur profonde préoccupation quant au récent retrait des Etats-Unis d’Amérique des Accords de Paris sur le changement climatique.
  10. À l’issue de la Commission Nationale Mixte, Son Excellence M. Joseph Kabila Kabange a exprimé à son homologue sud-africain, Son Excellence M. Jacob Gedleyihlekisa Zuma, Président de la République d’Afrique du Sud, au peuple sud-africain et au Gouvernement de la République d’Afrique du Sud, ses sincères remerciements et sa gratitude pour la chaleureuse, amicale et fraternelle bienvenue ainsi que l’hospitalité qui lui a été réservée, à lui-même ainsi qu’à sa délégation.
  11. En conclusion, les deux dirigeants ont consenti que la prochaine session de la Grande Commission Mixte se tienne en RDC à une date qui sera fixée de commun accord par voie diplomatique.

Fait à Pretoria le 25 juin 2017

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Félix Tshisekedi et son ami et complice Katumbi

Vendredi 23 juin sur France 24, Félix Tshilombo Tshisekedi, fils biologique d’Etienne Tshisekedi et actuel président du Rassemblement des Forces Politiques et Sociales acquises au changement/aile Katumbiste, a livré quelques vérités sanguinaires se cachant derrière le rapatriement et l’organisation des obsèques de son défunt père à Kinshasa. L’homme était allé au-delà de ce que l’opinion attendait de lui. Alors que tout le monde connait les vérités sur le retard de l’organisation des obsèques causé par l’Udps et la famille biologique du sphinx de Limete, Félix Tshilombo accuse le pouvoir d’être à la base de toutes les manœuvres. Dans sa fourberie,  il pense qu’il y aurait fin du régime actuel dirigé par le Président Joseph Kabila Kabange au jour du rapatriement de la dépouille mortelle d’Etienne Tshisekedi, comme pour inciter déjà la population à la haine et à la violence. Un acte que condamne même la Constitution de la République : l’incitation à la haine.

« Le pouvoir a très peur du rapatriement du corps d’Étienne Tshisekedi. Ils se sont dit dans la tête que le peuple va profiter de l’occasion pour mettre fin au régime », tiré de l’extrait Félix Tshisekedi devant ses partenaires médiatiques de France 24.

Insoucieux de près de six mois que le corps de son père traine dans un caveau, « Fatshi » comme on l’appellerait par ses proches, a démontré à toute l’opinion comment les choses se préparent de leur côté pour embraser le pays d’ici décembre 2017. Ce ne sont plus les élections qui les intéressent, mais plutôt la rue pour prendre de force le pouvoir, et, avec la raison des funérailles de leur ancien leader. Si s’en est ainsi, faut-il continuer de garder Tshisekedi loin de toute imagination ? Comment un fils dit biologique, et même politique peut-il manquer du respect à son père jusqu’à ce niveau ? Oui, il donne de la matière aux services de sécurité de la République, qui doivent être très sévères au jour du rapatriement du corps inerte de son père. De ses propos, même ses compagnons, à l’exemple du Sg Kabund dont les relations avec Félix ne vont pas suffisamment bien, ne seraient pas d’accord avec le fils de maman Marthe.

 

Félix ne croit pas au compromis trouvé entre famille et pouvoir

Après la signature d’un communiqué conjoint entre le Gouvernement de la République et la famille biologique d’Etienne Tshisekedi représenté par Mgr Mulumba, le Felix brave tout le monde. Alors que ce compromis fixe même le lieu d’enterrement de l’ancien opposant historique, bien que la date du rapatriement ne soit pas encore connue. Hélas, Fatshi accuse toujours le gouvernement de blocage car, selon lui, il ne veut pas apposer sa signature sur le document final. Il pense que la raison de ce soi-disant refus serait politique.

Ironiquement, le Secrétaire général adjoint de l’Udps assure que sa priorité est d’organiser des hommages à feu son illustre père. Comment ? Là, Félix n’a pas de réponses.

Il réaffirme par ailleurs que l’enterrement de son Père dans la commune de la Nsele sera provisoire, question pour eux (Rassemblement) d’obtenir l’alternance. Mais si cela est le cas, Tshilombo doit attendre les élections qui seront organisées dans le délai convenu dans l’accord du 31 décembre 2016.

 

Félix Tshisekedi veut sa mort derrière le nom de Kabila

Certains médias nationaux comme internationaux, croient que le message de Félix Tshilombo sur France 24 est une alerte dure au chef de l’Etat Joseph Kabila. Malheureusement, l’homme s’enfonce lui-même, car ni le peuple, ni certains de ses partenaires, personne n’a confiance en lui. Il reprend la rhétorique déjà entendue ailleurs, selon laquelle : « Kabila marchera sur mon corps pour se maintenir au-delà de 2017 ». Sur base de quels éléments le président du Rassemblement Katumbiste se permet-il de s’exprimer ainsi ? Même dans son introspection, l’homme se dit qu’il est allé trop loin sur quelque chose qui n’arrivera même pas. « Se maintenir au-delà de 2017 », à en croire à la volonté politique de Joseph Kabila Kabange d’emmener les congolais aux élections, serait une affirmation calomnieuse à l’endroit d’un chef de l’Etat. « Marcher sur son corps », Félix veut se faire un héros sans histoire politique ou professionnel connue.

L’homme qui n’a même pas à dire à ses combattants, minoritaire qu’il soit, jure aussi de faire partir du pouvoir Joseph Kabila, avec ou sans élections, avant 2018. La grande question, sur base de quel mécanisme ? Car tout le monde attend les élections dont la CENI poursuit le processus normalement, d’abord par l’enrôlement des électeurs. Félix Tshisekedi, qui a rejoint ses collabos du G7 dans ses propos apocalyptiques, n’a plus de chance dans ce pays. Les Congolais sont donc invités à la vigilance pour mettre en déroute tout celui qui est considéré comme ennemi de la paix.

(Altesse)

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L’ambassadeur Hiroshi Karube fait couler de l’eau à Maluku/Ph. ambajp

 

Un communiqué de presse parvenu à l’Avenir informe que M. Hiroshi Karube, Ambassadeur du Japon en République démocratique du Congo, a participé, ce vendredi 23 juin 2017, à la  cérémonie de remise de huit forages construits dans le cadre du « Projet d’Adduction d’Eau Potable dans la Commune de Maluku ». la cérémonie a eu lieu en présence de M. Raphaël Mondonga-O-Batobandelye, Secrétaire Général à la Coopération Internationale.

Dans son allocution, M. Hiroshi Karube a d’abord tenu à féliciter Mme Mamie Mabala, la présidente de l’ONG « Collectif des Femmes pour  le Développement Intégral, COFEDI » pour avoir achevé ce projet dans les délais.

L’ambassadeur  a également souligné que la construction de ces huit forages soulagera les femmes et les enfants qui devaient parcourir de longues distances pour avoir accès à l’eau, et ainsi les femmes de Maluku pourront avoir l’opportunité d’avoir du temps libre pour assurer l’éducation de leurs enfants et  s’adonner à des activités plus productives.

Tout en appelant que le Japon accompagne les efforts du Gouvernement congolais, comme représenté par la signature de trois Echanges de Notes le 26 mai dernier, pour un montant total d’environ 27 millions de dollars US, M. Hiroshi Karube a également réitéré son engagement de continuer à appuyer les organisations non-étatiques, au bénéfice de la population congolaise.

En guise de conclusion, M. Hiroshi Karube a appelé à la conscience de tous les utilisateurs pour la maintenance de ces équipements afin d’assurer leur pérennité et de faire en sorte qu’ils demeurent un symbole d’amitié et de coopération entre la République démocratique du Congo et le Japon.

(Emmanuel Badibanga)

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En Rdc depuis le 19 juin dernier, M.  Adama Dieng, Conseiller Spécial du Secrétaire général des Nations a terminé sa mission par un face-à-face avec la presse. Dans son mot introductif, il a expliqué qu’il s’est rendu à Tshikapa, à Kananga où il a rencontré les autorités provinciales, les représentants de la société civile et de nombreuses victimes des violences. « Ce que je puis dire, c’est que ma visite dans la région du Kasaï a malheureusement confirmé mes préoccupations. L’étendue des atrocités, des destructions et des souffrances infligées aux populations civiles, par les miliciens de la mouvance Kamuina Nsapu, les forces nationales de sécurité, et des groupes dits d’auto-défense, mobilisés sur base ethnique ou pour des règlements de compte, est tout simplement révoltante », dit-il.

Et de renchérir qu’il a été particulièrement touché par les témoignages des victimes et de leurs familles, qui ont décrit ce qu’elles ont subi, les décapitations de leurs proches, les décapitations de représentants de l’Etat, des exécutions sommaires en grand nombre, y compris de femmes et d’enfants, mais aussi le pillage de leurs biens. « Il m’a été rapporté que des villages entiers et édifices publics avaient été brûlés par les miliciens de la mouvance Kamuina Nsapu, mais que malheureusement, dans certains territoires, deux fois plus de destructions peuvent être imputées aux forces de sécurité et autres milices ». Les enfants hélas, semblent être les victimes les plus affectées par ces violences. Ils sont recrutés par les uns pour servir de boucliers humains, ils sont également recrutés pour servir comme combattants, et deviennent ensuite la cible principale des opérations militaires.

La crise au Kasaï est aussi humanitaire

A l’en croire, le Grand Kasaï compte aujourd’hui plus d’1,2 millions de déplacés, et 30 000 réfugiés sont entrés en Angola. La destruction des écoles remet en cause l’avenir de toute une génération. Il est urgent de faire cesser la violence. Il n’y a pas de solution militaire à ce conflit. Autant la violence déchaînée par la mouvance Kamuina Nsapu est intolérable et ses crimes doivent faire l’objet de poursuites judiciaires crédibles et systématiques, autant la politique de la terre brûlée menée par certaines unités des forces armées dans plusieurs territoires de la région, et l’usage disproportionné et indiscriminé de la force contre les populations civiles, ainsi que la mobilisation et l’armement de milices supplétives, notamment sur base ethnique, sont également inacceptables. Leurs responsables doivent être également poursuivis avec la plus grande sévérité. La lutte contre l’impunité est essentielle pour prévenir efficacement de nouvelles atrocités.

Le gouvernement a la responsabilité première de protéger sa population. « J’ai présenté mes conclusions au Premier ministre Bruno Tshibala, et je suis encouragé qu’il les partage. Il est urgent de réduire aujourd’hui la militarisation de la réponse gouvernementale, et de privilégier la voix du dialogue avec toutes les parties au conflit, pour ouvrir l’accès humanitaire, obtenir la libération des enfants mobilisés par les milices, faciliter un programme de désarmement civil et progresser vers le règlement non-violent du conflit », révèle-t-il. Comme au Tanganyika, il encourage le gouvernement à renforcer les moyens de la police nationale pour restaurer l’autorité civile de l’Etat et prévenir l’usage excessif de la force.

Il a appelé l’Auditorat militaire, qui a déjà ouvert une procédure judiciaire contre des forces de sécurité, à accroître significativement ses efforts, et à faire appel d’urgence, si nécessaire, au soutien régional et international, afin de poursuivre avec la plus grande fermeté les crimes commis par les miliciens et par les forces de défense et de sécurité. Son action doit être au centre des efforts de prévention de nouvelles violences, de règlement de la crise, et d’apaisement, afin de restaurer la confiance des populations civiles dans son gouvernement et ses institutions. Je me tiens à sa disposition pour aider à mobiliser les moyens destinés à soutenir de tels efforts. « A la veille d’un processus électoral qui s’annonce difficile, poursuivre les hommes politiques mobilisant des groupes armés ou incitant leur communauté à la haine, fait partie d’une politique de prévention des violences essentielle à la stabilité du pays », prévient-il.

Ces pratiques dangereuses, qui affectent dramatiquement le Nord-Kivu et d’autres provinces du pays doivent être stoppées urgemment. Le gouvernement, les autorités provinciales et l’ensemble de la classe politique du Nord-Kivu ont la responsabilité de prévenir urgemment une nouvelle flambée de violence intercommunautaire dans leur province, la circulation des discours de haine dans les médias et les réseaux sociaux, de même que les déplacements forcés de populations. Alors que l’enregistrement des électeurs a commencé, la République démocratique du Congo se trouve à nouveau à un moment historique et critique de son histoire. Il appartient à l’ensemble des responsables politiques, le gouvernement, l’opposition, de s’assurer que les mois qui viennent ne mèneront pas à une nouvelle crise, dit-il.(

JMNK)

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Président Mwimba Texas et Mgr Placide Lubamba Ndjibu, à Kinshasa

Une grande manifestation est prévue le 28 juin dans la salle du Jardin botanique de Kinshasa, à Gombe, en vue de célébrer cet évènement à double impact pour l’ONG des albinos.

L’ONG des albinos de la Rdc, la Fondation Mwimba Texas (FMT) célèbre, le 28 juin 2017 un double événement au Jardin botanique de Kinshasa : la Journée internationale de sensibilisation à l’albinisme  le 19ème anniversaire de son existence. Cette ASBL attend, pour cette activité, près de mille cinq cents albinos dont les représentants des autres provinces du pays ainsi que plusieurs invités de marque.

A cours de cette manifestation, la FMT ne dérogera pas à ce qui est devenu une obligation pour elle. A côté des messages de sensibilisation, la distribution des crèmes solaires, des parasols, des lunettes solaires ainsi que d’autres produits pharmaceutiques, en vue d’assurer la protection des albinos contre les rayons solaires. En effet, ce dernier est l’ennemi numéro 1 des albinos. Les rayons solaires provoquent le cancer de la peau, cette maladie qui le ravage à travers le monde.

Un travail titanesque

Le travail abattu par le catcheur albinos Mwimba Texas et la fondation qui porte son nom, voici dix-neuf ans déjà, a permis à la Rdc d’être considérée comme le pays modèle en ce qui concerne la considération et l’intégration des albinos. Mais, comme le souligne à chaque occasion le Président de la FMT, beaucoup reste à faire. En regardant dans le rétroviseur, Mwimba Texas se rappelle de l’interpellation de certains de ses semblables, il y a près de dix-neuf ans, qui voulaient décourager cette initiative de mettre des albinos ensemble. « A ce moment-là, ils me reprochaient cette idée de vouloir réunir des albinos. Déjà un albinos dans la rue ou dans la cité constitue un évènement, me disaient-ils, et vous, vous voulez mettre plusieurs albinos ensemble pour que le monde nous haïssent d’avantage ? », raconte le catcheur albinos.

Dix-neuf ans après cette initiative, Mwimba Texas salue l’évolution par rapport à la situation des albinos en RDC. « Nous-mêmes, les albinos, nous sommes, à la grande majorité, décomplexés. Nous avons accepté notre condition d’albinos et nous avons convaincu la société pour qu’elle nous accepte entant que tels », a-t-il souligné, notant également que la floraison des associations des albinos signifie que ces derniers ont finalement, par le travail abattu par lui et sa fondation comme précurseurs de ce mouvement, décidé de ne plus vivre cachés.

Le Président de la FMT a, à cette occasion, remercié des personnalités et organisations, albinophiles, qui s’associent à ce combat pour le bien-être des albinos. Il a notamment cité l’ex-Premier ministre Matata Ponyo, la DG du FNPSS, Mè Alice Mirimo Kabetsi, les Pasteurs Cosma Wilungula, Sisi et Jean Nzita Kasi, la Fondation famille Gertler, KPM Cargo, Counterpart international, etc.

Mwimba Texas a particulièrement montré reconnaissant à la DG du FNPSS qui, en plus de tout ce qu’elle fait pour les albinos en les personnes vulnérables en général, l’a reconnu comme pionnier dans cette lutte pour le bien-être des albinos, en lui décernant un diplôme de mérite, le 13 juin dernier, lors de la célébration officielle de la Journée dédiée aux albinos.

Dans les perspectives d’avenir, la FMT a émis le souhait de faire les provinces du pays, en vue d’y mener cette mission de sensibilisation des albinos et de la société, pour l’intégration des albinos. Déjà, le Président Alphonse Mwimba Makiese est en contact avec Mgr Placide Lubamba Ndjibu, évêque de Kasongo, au Maniema, qui est à Kinshasa dans le cadre de ses responsabilités pastorales. Avec ce prélat qui participe à la réalisation de la mission de la Fondation, le président de la FMT entrevoit la possibilité d’un voyage pour une délégation de cette ASBL dans cette partie du pays. Dans cette optique, un message est lancé aux personnalités et organisations pour aider à la réalisation de cette ambition.

 

(Emmanuel Badibanga)

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Depuis sa prise de fonction  au ministère des Affaires foncières, Lumeya-Dhu-Maleghi ne cesse d’innover. Son souci, c’est de permettre à l’Etat congolais de disposer les moyens de sa politique.  Non seulement qu’il s’est fixé comme objectif principal de diminuer très sensiblement les conflits fonciers qui alimentaient les cours et tribunaux, le ministre s’est lancé dans la lutte sans merci contre la corruption et le détournement des deniers publics.

Après sa ronde effectuée samedi au Secrétariat général de son ministère et à la circonscription foncière de Barumbu, le ministre Lumeya-Dhu-Maleghi  a instruit le Secrétaire général des Affaires Foncières et tous les conservateurs de titres immobiliers de récupérer toutes les concessions qui n’ont été pas suffisamment mises en valeur ou non mises en valeur jusque-là.  Car en Rd Congo, seul l’Etat est propriétaire de la terre. Et ce, contrairement à  d’autres pays. Comme pour dire que le ministre n’a fait que concéder à titre perpétuel aux personnes physiques congolaises, et à titre ordinaire aux étrangers ou aux personnes morales.  « Nous devons nous déployer sur terrain. Les concessions qui ne sont pas mises en valeur, on doit les récupérer », révèle-t-il.

C’est un véritable défi que Lumeya se lance. Pourtant,  Il y a des Congolais qui ont acquis de centaines d’hectares de terres, mais malheureusement ils ne les ont jamais mises en valeur. Alors que des autochtones ont besoin des ces terrains pour faire des activités champêtres. L’opération va résorber tant soit peu le problème de chômage, mais aussi celui de la famine.  Soulignons que le ministre Lumeya mènera cette action en collaboration avec les chefs coutumiers. Objectif, remettre de l’ordre dans le secteur.

Dans le respect de la loi dite foncière, il faut reprendre ces terres pour les redistribuer aux autochtones. « Il était difficile aux paysans de trouver l’endroit idéal pour cultiver, alors qu’il y a des gens qui ont pris ces terres sans les mettre en valeur », explique le ministre des Affaires Foncières. Il faut rappeler qu’à l’époque du régime Mobutu, l’ancien président rwandais, Juvénal Habyarimana avait obtenu plus de 3.000 hectares dans le Kivu englobant de villages entiers. Fort de cette acquisition, il obligeait les villageois à payer les redevances avant de cultiver sur le sol de leurs ancêtres. « C’est pour mettre fin à cette pratique que cette mesure a été prise », dit-il. Face à ce danger, Lumeya-Dhu-Maleghi qui tape du poing sur la table, est déterminé à redistribuer ces terres aux autochtones pour leur permettre de les utiliser à bon escient.

Par ailleurs, le ministre des Affaires Foncières veut mettre en application la vision du chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange liée à la « Réserve Foncière ». Très clair, le Gouvernement Bruno Tshibala veut passer de l’acte à la parole.  Un véritable chantier pour Me Lumeya, qui veut rencontrer l’objectif que s’est fixé le Gouvernement, celui de garder beaucoup d’espaces dans chaque province pour une utilisation rationnelle en vue de grands projets de développement. Désormais, si les investisseurs débarquent dans une des localités ou provinces, il ne sera pas question de déguerpir la population autochtone, mais plutôt de leur donner les espaces déjà réservés.

(JMNK)

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Une vue des élus nationaux membres de la Croisade des pro-dialogue du 18 Octobre, dont Nicolas Akpanza Mobuli, Aunda Pangodi Freddy, Lomanga Longenga Jean Robert, Bokolo Nyaswa Vicky, Kumu Pathy et Indole Yves

« Ce qui caractérise l’unité du parti, c’est la vision commune », avait dit Fidèle Babala lors d’un entretien accordé au Journal L’Avenir au sujet du remplacement de Mme Bongenge Micheline Bie. Or, au sein du MLC, la vision n’est plus commune, nous révèle le député national Nicolas Akpanza Mobuli. Ce dernier radié du parti politique Mouvement de Libération du Congo (MLC), ensemble avec ses collègues ci-illustrés, en l’occurrence Aunda Pangodi Freddy, Lomanga Longenga Jean-Robert, Bokolo Nyaswa Vicky, Kumu Pathy et Indole Yves. Ils sont reprochés par les nouveaux dirigeants du Mouvement de Libération du Congo, d’avoir pris part au Dialogue de la Cité de l’Union Africaine. Joseph Kabila n’étant pas partenaire du MLC, les six députés incriminés ne pouvaient pas prendre part aux assises facilitées par Edem Kodjo. C’est du moins l’incrimination  de ces élus nationaux du peuple, dont la plupart sont originaires du Grand Equateur.

Lors de  sa visite dans les installations de la Radiotélévision du Groupe l’Avenir, Nicolas Akpanza surpris de leur radiation au sein du MLC avec effet de ne plus faire partie du Groupe parlementaire MLC et Alliés, se félicite de cette mesure qu’il qualifie de libératrice. A la question d’en savoir davantage de cette mesure, il pense que le fait de participer au Dialogue de la Cité de l’Union africaine découle entre autre de l’esprit de la recherche de la paix, tant voulue par tout le monde. Ensuite, en sa qualité d’élu national dont le mandat est impératif, il a répondu au besoin exprimé par sa base électorale de Basankusu et enfin, ce dialogue tant exigé par tous les acteurs politiques a été convoqué par  ordonnance présidentielle du Chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange, élu par l’ensemble de la population, et appuyé notamment par la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies. Donc, l’implication de la communauté internationale au dialogue de la Cité de l’Union africaine a de l’ascendance sur les considérations politiques et personnelles d’un gestionnaire d’un parti politique. Suivre le diktat d’un groupe de gens animés de l’animosité au lieu de privilégier l’intérêt commun est suicidaire, en homme politique, dit-il. D’où, son péché d’avoir crédibilisé le Dialogue de la Cité de l’Union africaine avec les cinq autres députés nationaux du MLC conduits auprès d’Edem Kodjo.

De ce  qui précède, Nicolas Akpanza déplore les attaques verbales personnelles, injures publiques, des quolibets et critiques sans fondements. « Je suis respectueux des autres et surtout de l’autorité établie. 12 ans d’expérience parlementaire, l’on devient plus politique pour s’affirmer comme Homme d’Etat. Il faut alors éviter   l’aboulie, l’indécision », a-t-il précisé.

La Rdc s’affirme comme Etat souverain

Généralement, l’opposition politique en Rdc est synonyme de tout rejeter. Entre autre, même ce que les uns voient en blanc, les autres le qualifient de noir. Ceci dit, plusieurs autorités de la République ont été sanctionnées par l’Union Européenne. Cette dernière appuyée par le Royaume de Belgique, en plus de son insistance à mener les enquêtes parallèles au drame Kasaïen. « Le Gouvernement de la République n’exclut pas l’aide de bonne volonté de la part de ses partenaires, y compris celle de l’Union africaine. Mais exclut la mission d’enquête parallèle de l’Union Européenne. Si enquête il y a, elle se fera selon la feuille de route tracée par le Gouvernement de la République et selon la procédure de la justice militaire de notre pays », avait soutenu Lambert Mende.

Or, à la 35ième session de la Commission de Droits de l’Homme à Genève, l’Union européenne et la Belgique ont battu tambour battant devant la détermination du bloc africain et latino-américain en faveur de la position de la RDC. Cette victoire n’a pas laissé Nicolas Akpanza sans réaction. L’élu de Basankusu se dit très fier de son pays, mais cela ne constitue pas une victoire comme telle, sinon c’est l’affirmation même de la souveraineté de la Rdc, face à l’impérialisme occidental. 57 ans après, soutient-il, la RDC est en même de faire entendre sa voix. Ainsi, la diplomatie mise en place par le Chef de l’Etat a fait ses preuves  avec les succès de Genève, en Suisse.

(Pius Romain Rolland )