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La liste des joueurs qui affronteront la Tunisie le 1er septembre à Rades, et le 5 septembre au Stade des Martyrs est désormais connue :

  1. 3 Gardiens : Joël Kiassumbua, Nicaisse Kudimbana et Matampi ;
  2. 9 défense : Ikoko, Issama, Ngonda, Nsakala, Tesserand, Zakuani, Moke Wilfred, Bompunga et Bangala ;
  3. 7 Milieu : Maghoma, Mbemba, Bope, Mulumba, Paul José Mpoku, Kebano et Kakuta ;
  4. 6 Attaque : Bakumbu, Afobe, Mubele, Kalonji, Chadrack Akolo et Bolingi.
  5. La retraite de Mbokani a été annoncée.

Badi

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Depuis le démembrement de la Grande Province Orientale, Jean Pierre Lola Kisanga est à sa troisième installation d’un chef traditionnel dans le territoire de Watsa, province de Haut Uélé.  En effet, mardi 15 août courant, le patron de l’exécutif provincial a installé Jean Tshoga, 19 ans d’âge, comme chef de la Chefferie de Marimiza, dans le territoire de Watsa. Ce, après  vacance constatée à ce poste, au lendemain du décès inopiné de l’oncle paternel du nouveau roi.  De tous les trois chefs coutumiers, aucun n’a atteint l’âge de 30 ans, et les prédécesseurs de Jean Tshoga Yabu n’ont pas régné plus de 5 ans. Une cérmopnie sous un soleil de plomb à laquelle, le Gouverneur Jean Pierre Lola Kisanga a participé personnellement, ayant respecté toutes les procédures telles que l’exigent la coutume ainsi que les lois de la république. Ce faisant, la famille régnante a jeté son dévolu sur Jean Tshoga Yabu.    

C’est sous un soleil brillant de ce mardi 15 Août 2017 en chefferie de Mariminza que la vacance à la tête de cette entité a cessé.
Cette cérémonie qui a eu lieu devant une marrée humaine au centre de négoce de Moku, agglomération minière située en territoire de Watsa, a été présidée par le gouverneur de la province du Haut Uélé, Dr JP Lola Kisanga, accompagné des membres du gouvernement provincial, députés provinciaux ainsi que  le comité provincial de sécurité.
Le nommé Jean Tshoga(19 ans) devient le 6ème  chef coutumier, après la création de cette entité par le pouvoir colonial en 1915. Il remplace à ce poste, feu Didier Tshoro Gambali (son oncle paternel) décédé le 13 Novembre 2016.
Trois mois après  le décès inopiné de ce dernier, un procès verbal de vacance du pouvoir coutumier en tête de la chefferie de Mariminza a été établi et signé par le ministre provincial de l’intérieur. Ce n’est qu’en date du 18 Juin 2017 qu’une commission d’enquête sera diligentée par le gouverneur de la province auprès de la famille régnante, dans le but d’obtenir le nom de l’héritier du trône; une enquête consultative qui profitera à M. Jean Tshoga Yabu dont l’intronisation aux rites ancestraux est intervenue le 31 Juillet dernier. Ce qui fait de lui l’un des 45 chefs des Chefferies et secteurs que compte le Haut Uélé constitué de xsix (6) territoires de droit détenteurs des pouvoirs coutumiers et conservateurs des patrimoines culturels de leurs entités respectives.
Lors de la cérémonie, le ministre provincial en charge de l’intérieur et décentralisation, M. Guillaume Makombi Leu a évoqué dans son mot de circonstance un fait tout de même “étrange”, susceptible d’interpeller l’opinion, en tant qu’Africains. ” Les deux prédécesseurs de Jean Tshoga Bagbalanga dont Édouard Masiokpo Tshoga(son père biologique) et Didier Tshoro Tshoga (son oncle paternel) ont connu un règne dont la durée n’a pas dépassé cinq (5) ans.
Il sied de noter que Jean Tshoga Yabu hérite d’une chefferie dont l’avenir s’annonce prometteur, mieux, florissant car le chef-lieu de cette entité est établi à Moku qui est un important centre de négoce en territoire de Watsa, après la cité minière de Durba, grâce à une forte activité d’exploitation artisanale de l’or. En raison des ressources dont regorge cette chefferie, l’on n’est pas étonné des bousculades à la porte de Mariminza, des investisseurs du secteur tant minier industriel que qu’agro-pastoral.
Notons que Dr Jean-Pierre Lola Kisanga a déjà installé trois(3) chefs coutumiers en territoire de Watsa depuis son avènement à la tête de la province du Haut Uélé issue du démembrement de la grande Province Orientale.  Aucun des intronisés (des trois donc) n’a eu l’âge de 30 ans révolus au moment de l’installation. L’exemple de Jean Tshoga Yabu, de la chefferie de Mariminza qui n’a que 19 ans, 19 petites années d’âges, occupe une place de choix.
S’agit-il là d’un fait du hasard? En tout cas, la question du commun des mortels trouve sa réponse avec le ministre provincial Guillaume Leu Makombi en charge de l’intérieur et décentralisation. Celui-ci estime, en effet : que «   le rajeunissement du paysage coutumier qui se profile doit être perçu comme une opportunité à saisir, car il apporte un nouveau sang face aux nombreux enjeux et défis de développement auxquels la jeune province du Haut Uélé est confrontée », a-t-il relevé. Et d’ajouter : « pour éviter tout dérapage lié au manque d’expérience de ces jeunes chefs coutumiers, il est d’une impérieuse nécessité que leur encadrement soit assuré, le temps de leur permettre d’acquérir expérience requise ».
Un encadrement qui est possible quand on sait que l’entité administrative dont le gouverneur Lola Kisanga JP a la charge, regorge des cadres suffisamment rodés dans la gestion de la territoriale et des entités territoriales décentralisées.
Exhortant le nouveau chef installé à sauvegarder les valeurs culturelles ainsi l’ensemble du patrimoine de Mariminza, le Dr Jean-Pierre Lola Kisanga a expliqué à l’opinion que l’acte de l’installation du chef qu’il vient de poser s’inscrit dans l’exercice et l’accomplissement du devoir de l’État dans la gestion de la territoriale et des entités territoriales décentralisées sous sa direction.
Dans la logique d’éviter d’éventuels conflits de succession, toutes les procédures telles que l’exigent la coutume ainsi que les lois de la République ont été observées. Ce faisant, la famille régnante a jeté son dévolu sur Jean Tshoga Yabu. Comme quoi, «  le roi est mort, vive le roi ».

(Pius Romain Rolland)

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Des ouvriers à l’œuvre, sous l’œil regardant d’un conducteur des travaux (ph tiers)

Les routes de desserte agricole sont ce que le Congo a de prioritaire à entretenir, dans le contexte de la vocation agraire. Cela a fait l’objet d’attention de « L’Avenir », en particulier la réhabilitation de l’axe routier Lemfu-Kibambi-Pont N’Sele, au Kongo central. C’était dans l’édition n°6542 du jeudi 12 janvier 2017, en page 7.

Le projet de pôle de croissance ouest, Pdpc vient de renouveler la confiance au diocèse de Kisantu, pour réhabiliter le tronçon non attribué Kimpungi-Kongo et la bifurcation Nzanza. C’est dans le territoire de Madimba, groupement de Nselo, au Kongo central. Cette réhabilitation est devenue possible grâce à l’implication de la Banque mondiale, par la sous-composante 1-2, c’est-à-dire la sous-composante appui au développement de l’infrastructure rurale, à travers le financement de 500 km des routes rurales.

C’est le Ministère des finances qui est le maître d’ouvrage, et qui coordonne le projet par la Cellule d’exécution des financements en faveur des Etats fragiles, Cfef. La mission de contrôle de ce projet est assurée par Agrer Global business consulting, dont le bureau de liaison est basé à Mbanza Ngungu pour le pôle d’Inkisi, comprenant les axes suivants : axe 31 : Kikulukuta – Kimwisi (35,128km) ; axe 32 : Mbuba-Kipako (14, 677km) ; axe 33 : Lemfu-rivière N’Sele (48, 251km) ; axe 34 : Kindona-Kongo (15, 561km) ; axe 35 : Ntampa-Kinte (27,105) ; axe 36 : Luila-Binanga (22, 593 km). Pour un contrôle de qualité et de quantité, l’Agrer a affecté u délégué à pied d’œuvre  (Dpo), l’Ir Benjamin Mukendi Mbuyi qui tient à l’œil l’exécution des travaux. En effet, la réhabilitation du tronçon non attribué de 2, 450 km ramène le kilométrage de route réhabilitée par le diocèse de Kisantu à 48, 251km. Ce qui fait que l’axe routier Lemfu-Kimpungi-Kibambi-rivière N’Sele soit le plus long de tous les axes en réhabilitation financés par le projet de développement de pôle de croissance ouest dans le Kongo central. Il nous revient que pendant l’enquête publique, le volet chargé de l’environnement du projet, sous la direction de Matukama Manzambi André, a étudié les aspects naturels, démographiques, ethnosociologiques et agropastoraux du tronçon Kimpungi-Kongo-Nzanza se présentant comme suit : s’agissant des aspects naturels, ce tronçon non attribué baigne dans le climat tropical humide et sec. La pédologie est constituée d’un sol argileux, sableux et de latérite. Dans le bas-fond du cours d’eau, l’on trouve la terre noire favorable au maraîchage. Pour ce qui est des aspects démographiques, le nombre d’habitants de ces trois villages est estimé à 574 dont 244 hommes et 330 femmes. Concernant les aspects ethnosociologiques, ces villages sont dirigés par trois clans : Mpungi zi Kongo, Vita Nimi na Mpangu et Nsaku na Vunda. Pour les aspects agropastoraux, l’économie des riverains repose sur les cultures vivrières  et maraîchères. Les spéculations agricoles pratiquées sont : le manioc, le maïs, l’arachide, le haricot, la canne à sucre, la tomate,  le poivre, l’amarante, l’aubergine, le chou-pommé et le chou de Chine. Le manioc, l’arachide, le maïs, la canne à sucre constituent les spéculations  principales de l’économie paysanne dans cette partie du Kongo central. Les cultures pérennes sont faites des arbres fruitiers : avocatier, manguier, safoutier, mandarinier, cocotier, oranger, bananier, palmier à huile, etc. Dans toute économie paysanne, l’arbre fruitier est la banque paysanne par excellence, où les riverains pratiquent l’économie de ponction. L’élevage de petit bétail pratiqué est celui de poulets de ponte, de chèvres, de moutons, etc. Au village Kongo, on y trouve une école primaire catholique de six salles de classe avec une capacité de 180 élèves. Avec la réhabilitation de ce tronçon, les riverains verront les revenus améliorés par l’augmentation de la production agricole. L’augmentation du trafic routier due à la route réhabilitée va certes créer la concurrence entre les commerçants ambulants et permettra aux paysans de vendre régulièrement leurs produits agricoles à des prix concurrentiels. C’est pourquoi le service du projet Pdpc/diocèse de Kisantu, chargé des aspects environnementaux demande aux chefs de groupement de la N’Sele, et aux chefs de villages de Kimpungi, Kongo et de Nzanza de mobiliser les populations locales concernées par le projet, afin d’appuyer et d’accompagner les équipes de travail conduites par les ingénieurs en ponts et chaussées : Papy Kimpepa, Yannick mbembo et leurs techniciens en Himo : Jacques Tusilu Lusala  et Malosa Ntalulu Malo. Pour ce faire, un comportement responsable est exigé de tous. A cet effet, il est à noter que quand une route est réhabilitée, le trafic augmente. Par conséquent, différentes maladies et infections vont circuler à travers la route dont l’homme est le canal de transmission par excellence. Eu égard à ce qui précède, tous les riverains et usagers de cette route doivent avoir un comportement responsable dans leurs contacts avec les trafiquants et commerçants ambulants  qui, avec leur argent, peuvent séduire et transmettre des infections sexuellement transmissibles, Ist et tant d’autres maladies virales, épidémiologiques et endémiques. Au regard de cela, il est important que le médecin chef de zone rurale de la N’Sele, Dr Constant Mafuta soit assez regardant sur la santé communautaire des riverains de ce tronçon, en mobilisant ses relais communautaires pour le besoins de la cause.

Conscient des résultats attendus, le directeur chef du projet, l’abbé Thomas Mbembo Mayemba est en train de mettre les bouchées doubles, aux fins d’achever les travaux dans les délais impartis, sous l’ingéniosité des experts et techniciens en Himo, en construction des ouvrages d’art et en sauvegarde environnementale et sociale.

Au demeurant, l’on ose croire que l’honorable député national, Dr Pierre Anatole Matusila, fils du terroir, ne ménagera aucun effort  à travers sa fondation PAM, pour doter le comité local d’entretien routier(Cler) du tronçon non attribué du matériel adéquat pour l’entretien et la maintenance saisonniers, après la fin des travaux.

(Alfred Mbuyi Luakama,Cp)

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Depuis quelque temps,  le nombre de salons de coiffure est en augmentation dans les quartiers de Kinshasa. Il s’observe que cette prolifération s’accompagne d’une politique de prix abordables qui attire la clientèle.

Les coiffeurs pour s’y prendre dans ce monde de concurrence accrue, chacun fait preuve d’habileté pour offrir à la clientèle la qualité de service. Dans les communes de Kalamu et de Limete, quelques tenanciers des salons de coiffure ont bien voulu s’exprimer, pour satisfaire la curiosité des lecteurs de « L’Avenir ».

-Idriss Nsimba (propriétaire du salon  Victoire, sur l’avenue de la Victoire) : « Ce salon est ouvert depuis trois ans.  Dans notre contrat avec l’administration communale locale, nous ne sommes pas sous le régime de loyer mensuel. C’est juste remplir ou être en ordre avec les papiers établis à cet effet. Si cela arrive à expiration, on renouvelle, ce qui nous facilite la tâche. Ici, nous exigeons 1.500fc par tête, puisque nous pratiquons ce que nous appelons la coiffure simple, en ayant essentiellement le peigne et une lame de rasoir. La pression du taux de change nous incite à augmenter le prix  de nos services. Vu que le dollar est en relative baisse par rapport aux semaines avant, nous maintenons ce prix, et des clients viennent quand même ».

– Trésor Mbala (gérant du salon Gresuss) : « nous coiffons à 2.500 fc, cela est reparti comme suit : 1500fc pour le coiffeur et 1000fc, le salon. Nous faisons une coiffure propre, en préservant la qualité qui est un appât pour les clients ».

– Serge Etoma :  (gérant du salon de coiffure RDC) : « Chez nous, la coiffure simple c’est à 1000fc. Il y a aussi le service à 5 dollars, et cela dépend du modèle. Le fait de coiffer à 1000fc nous garantit beaucoup de clients. Une  fois, nous avons essayé d’augmenter le prix, cela nous a éloigné un grand nombre de clients. Pour les récupérer, nous avons jugé bon de revoir à nouveau nos tarifs à la baisse. C’est ce qui fait que jusqu’à aujourd’hui, nous versions le loyer assez paisiblement. Car avec la politique de rabattre le prix à 1000fc, il y a affluence de la clientèle. Ceux qui font payer  4.500fc, je pense qu’ils en font un peu trop, ils veulent faire le luxe.  De notre côté, nous  entretenons la propreté, de telle sorte que le salon soit présentable et que nos clients y  soient à l’aise  ».

Josué Binonga (propriétaire du salon New  Style/ Limete) : « Pour fixer le prix, cela dépend aussi du milieu.  Ici à Limete, il y a foisonnement de la population. Des clients entrent au salon quand ils veulent, à chaque temps où ils sont disponibles. Même si je verse le loyer, j’ai de la clientèle, et le fait d’avoir beaucoup de clients m’encourage et je ne suis pas tenté pour autant d’augmenter le prix. Il y a des jours où  je gagne vraiment de l’argent, le samedi et  le dimanche, je peux réaliser 50.000FC, pour moi, ce n’est pas rien ».

Comme on le comprend, cette différence de prix est due à la manière d’attirer les clients et la qualité de coiffer. Pour certains, le fait de remplir les documents à la commune quand cela expire, leur facilite un peu la tâche pour réduire le prix, tandis que pour d’autres,  quand bien même qu’ils verseraient le loyer chaque fin du mois, cela les agace. Ils ont témoigné, les coiffeurs appliquent les prix  également en fonction des modèles de coiffure exigés. Et à 1000fc, un prix «  révolutionnaires » qui permet l’accès à toutes les bourses, et aux jeunes pratiquants du métier de tirer leur épingle du jeu par la coiffure simple sans produit.

(Bénie Ongala, stagiaire)

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Emmanuel Ramazani Shadary, Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité a présidé hier à Kasapa/Lubumbashi, la cérémonie de clôture de la formation de 613 policiers dont 217 policiers du Haut Katanga,  ayant bénéficié de la formation en police de proximité et 396 policiers du Lualaba, ayant bénéficié de la formation initiale. C’était en présence de deux Gouverneurs du Haut Katanga, Célestin Pande  et du Lualaba, Richard Mujej Mangenz Mans, du Directeur Général des Écoles de formation de la Pnc, le Commissaire Divisionnaire Célestin Kanyama,  des autorités politiques et administratives de la province et du chef du bureau de la Monusco Haut Katanga. Au total 613 policiers ont été formés dans le Centre de Kasapa créé en 1951.

Pour le Directeur du Centre de Kasapa, la formation a porté sur les modules juridiques,  proximité et maintien de l’ordre avec un accent sur le respect des droits de l’homme. Célestin Kanyama,  Directeur Général des Écoles de formation de la Police nationale congolaise a insisté sur l’apolitisme de la police, la loyauté, le patriotisme, ainsi que la discipline.  Dans son discours de clôture de ces deux formations, le VPM Ramazani Shadary a rendu un vibrant hommage au chef de l’Etat,  Joseph Kabila, pour son implication dans la réforme de la police qui passe par la formation. Cette formation désormais,  a-t-il annoncé, sera d’abord militaire (apprentissage du maniement des armes). Car, beaucoup de policiers ont fait preuve d’amateurisme faute de formation de base.

« Le 26 juin 2017, le président de la République Joseph Kabila Kabange m’avais chargé de participer personnellement à l’ouverture de la session de formation  des éléments anti-émeute, de la garnison de Kinshasa à Kasangulu. Aujourd’hui, me voici ce jour devant vous dans la ville de  Lubumbashi sur son instruction pour présider non pas le début  de formation, mais la fin de deux sessions de formation pour une police républicaine, professionnelle et moderne. Et d’avoir résolument engagé le processus de la formation de la police et d’impulser ainsi cette transformation à travers un vaste programme de recrutement et de formation en suite », indique-t-il, avant de préciser que nul n’ignore en effet que la formation constitue un volet central de la réforme, car c’est par la formation que commencent la professionnalisation, la modification mentale, et le modelage du comportement du policier.

Fier du résultat obtenu

Ayant suivi les exposés sur le travail accompli au cours des sessions dont sortent aujourd’hui les deux  promotions, Emmanuel Ramazani Shadary estime qu’il a pu se rendre compte de l’exigence d’une bonne formation.  Il y a d’abord les infrastructures qui ont permis d’accueillir les apprenants, il y a ensuite le programme d’enseignement, et enfin la qualité des formateurs et le profile des apprenants eux-mêmes.  « Avec le précieux concours des partenaires qui nous ont apporté un appui technique fort appréciable, mais aussi un appui financier substantiel, nous avons pu obtenir le résultat dont nous sommes fier ce jour et que  notre population appréciera bientôt à sa juste mesure », martèle-t-il, tout en saluant sincèrement l’Organisation  internationale pour les migrations qui accompagne la Police depuis plusieurs années, et qui a aidé à mobiliser l’apport financier du Gouvernement américain.

A l’en croire, point n’est donc besoin de rappeler que nous croyons à la coopération policière, car la criminalité est un défi qui doit être éradiquée qu’avec la conjugaison des efforts de toutes les polices du monde.  Voilà pourquoi il aimerait cependant dire que le président Joseph Kabila tient à inverser les tendances en matière de formation. Au lieu de privilégier l’expatriation scolaire ou académique, il veut que le policier soit bien formé chez lui. Et les partenaires qui ont des ressources à mettre  à la disposition du Gouvernement, ils peuvent soutenir cette formation dans les écoles, ce qui exclut des programmes complémentaires auprès des institutions spécialisées à l’étranger.

Le modèle Muyej

Ramazani Shadary a félicité le Gouverneur du Lualaba pour l’initiative de former les policiers, même si ceux-ci accompliront leur mission sur le plan national. Ce, avant d’exhorter les autres Gouverneurs à suivre cet exemple. Le numéro 1 de l’Intérieur qui fait de la formation des policiers son cheval de bataille, a plaidé pour une police républicaine et professionnelle.

« Le Lualaba a bien capté le message du président de la République, Joseph Kabila Kabange. C’est pourquoi elle a apporté sa pierre à la formation d’une nouvelle police qui soit républicaine, professionnelle et moderne. J’aimerai, au nom du Gouvernement, remercier le Gouvernement provincial du Lualaba, à travers son gouverneur, M. Richard Muyej Mangez et encourager tous les autres gouverneurs à prendre ces genres d’initiatives », explique-t-il, avant de prévenir que si la police est nationale, elle est mise à disposition des autorités territoriales et mérite d’être soutenue par elle.

Et de révéler qu’il n’a cessé de rappeler aux gouverneurs de provinces et aux Assemblées provinciales, de toujours prévoir des crédits pour la couverture sécuritaire. L’apport logistique considérable fourni par M. Richard Muyej, a permis de couvrir les charges liées aux opérations de recrutement et à l’organisation de la session proprement dite. Cependant, il ne s’imagine nullement qu’il serait devenu propriétaire des éléments formés. Car il sait mieux que quiconque comment seront utilisés ces hommes et ces femmes. Et si chaque province fait comme lui, nous disposerons en très peu de temps d’une nouvelle génération des policiers qui seront brassés et qui vont travailler à leur aise à travers tous le territoire national. Soulignons que des cadeaux et prix du chef de l’Etat,  du VPM lui-même et de deux Gouverneurs ont été respectivement remis aux lauréats du Haut Katanga et su Lualaba, avant la signature du livre d’or du Centre de formation de Kasapa par le patron de la territoriale.

La Police n’est pas un dépotoir

Dans son discours, Emmanuel Ramazani Shadary a rappelé qu’il n’y a pas longtemps, les ordonnances de mise à la retraite de certains officiers de la Police nationale congolaise ont été rendues publiques. « Ce départ nous interpelle, dans la mesure où on connait un retard dans la formation. Nous devons nous atteler à renforcer la formation pour au moins la consolidation de savoir qu’ils ont laissé une progéniture saine », explique-t-il.  Voilà qui l’a permis d’adresser ses sincères félicitations aux lauréats de ce jour, qui ont renoncé aux voies de la facilité pour embrasser une carrière fort exigence. « On ne devient pas policier pour s’amuser, pour s’offrir les loisirs et ne devient pas policier qui le veut. La nation est fière de vous. Vous avez pu éprouver, il vous fallait de l’abnégation sur le plan morale, et de l’endurance sur le plan physique.

Par ces temps où nous connaissons des troubles à l’ordre public, explique-t-il, des cas préoccupants de criminalités urbaines, des manifestations violences du terrorisme, une flambée d’inconduite des automobiles, la nouvelle génération tient à relever le défi de la lutte sans merci  contre la délinquance. Voilà le véritable sens de notre engagement pour la patrie. La police n’est pas un dépotoir …  « J’ai confiance en vos formateurs et ce travail a déjà été réalisé. Vous devez défendre les couleurs du pays, l’honneur de vos formateurs pour mériter d’avantage la confiance de vos chefs et l’amour du peuple. Le policier doit demeurer un patriote qui lutte pour assurer la sécurité en mettant hors d’état de nuire les inciviques et les malfaiteurs ».

(JMNK)

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Installé depuis le 22 juillet 2017, le Conseil national de suivi de l’Accord du 31 décembre 2017 et du processus électoral est déterminé à accompagner le pays dans l’organisation des élections crédibles, transparentes et apaisées. C’est dans cet objectif que le Bureau entreprend déjà d’échanger avec les partenaires bi et multilatéraux de la Rdc, pour voir dans quelle mesure ils peuvent lui être profitables. Egalement le CNSA, très ouvert, voudrait avoir la perception des partenaires de la Rdc concernant le processus électoral.

Voilà pourquoi le bureau du CNSA a ouvert ses portes à la délégation que conduisait M. Bertrand Soret, Chargé d’affaires de l’Union Européenne en République démocratique du Congo. « Nous sommes venus à l’invitation du président du Conseil national de suivi de l’Accord du 31 décembre 2016 et du processus électoral (CNSA) qui tenait à nous rencontrer pour nous parler des problèmes posés dans la mise en place du CNSA », dit-il, avant d’ajouter que nous avons soutenu la mise en place de cette institution, pour une bonne exécution de l’accord du 31 décembre 2016.

Par conséquent, c’est une étape très importante, quelle soient les difficultés rencontrées à présent. Et les deux parties se sont convenues de se rencontrer régulièrement, pour voir dans quelle mesure nous pouvons collaborer. Il nous a rassurés de la détermination de cette institution à mener à bien sa mission. Donc, on va voir comment les choses vont se passer, et le premier contact a été établi.

A la question de savoir, quel jugement l’Union Européenne peut faire à cette étape, lorsqu’on considère qu’une frange de l’opposition  se dit pas concernée par la mise en place du CNSA. M. Bertrand Soret répond qu’il ne s’agissait que d’une réunion de travail importante pour savoir où est-ce qu’on était dans la mise en place du CNSA. Et il fallait nous rassurer que les choses se mettaient en place. Pour lui, la question posée était une préoccupation dès le départ, de rendre cette institution inclusive que possible. Le président a fait état de la démarche qu’il continue à avoir avec les uns et les autres et il y a encore de nouveaux membres qui viennent se joindre, dit-il.

Quant à M. Valentin Vangi, Rapporteur du CNSA, il a été prévu, que ça soit au niveau de l’Accord ou du Règlement intérieur,  d’informer  régulièrement les différents partenaires sur la mise en œuvre de l’accord, mais aussi par rapport aux préparatifs liés au processus électoral. C’était important, parce qu’installé depuis le 22 juillet 2017, que nous puissions parler avec l’Union Européenne qui connait ce que nous venons de faire et qu’on puisse échanger et obtenir leur compréhension par rapport à l’institution, quelles sont les questions qui constituent encore les zones d’ombre, qu’est-ce qu’ils ont comme informations. Et d’informer que nous allons continuer avec la SADC, et d’autres institutions partenaires à la Rdc.

(Jean-Marie Nkambua)

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Le Programme alimentaire mondial (PAM) a démarré ses opérations de distribution de vivres pour les déplacés de la région des Kasaï en République démocratique du Congo (RDC). Cette région est en proie aux violences depuis près d’un an, provoquant le déplacement de plus 1,3 million de personnes.

Ces opérations visent à apporter des aliments essentiels à quelque 42.000 personnes déplacées vulnérables au cours des prochains jours, pour qu’elles puissent se nourrir pendant un mois. Farine de maïs, haricots, huile et sel ont été distribués à 2800 personnes vulnérables à Tchilumba, à 15 kilomètres de Kananga, chef-lieu de la province de Kasaï central.

Les personnes visées par cette opération ont été classées parmi les plus vulnérables par une enquête récente du PAM. « Ces personnes ont tout perdu durant les violentes attaques contre leurs villages » a précisé le porte-parole du PAM a Goma, Jacques David. « Ils vivent en grande partie en familles d’accueil, d’autres vivent encore parfois cachés aux abords de la ville en brousse parce qu’ils ont encore relativement peur suite au contexte d’attaques armées qui continuent. »

« Il était vraiment urgent d’assister toutes ces personnes, toutefois il reste encore des centaines de milliers de personnes en situation de crise au niveau de la sécurité alimentaire » a affirmé Jacques David. « Le PAM en RDC a besoin urgemment de financement additionnel d’urgence pour aller bien au-delà de ces 40.000 », a conclu Jacques David.

(JMNK)

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La région du Tanganyika, dans le sud-est de la République Démocratique du Congo (RDC), est en proie aux violences interethniques depuis maintenant un an. A l’approche de la saison des pluies, et alors que la résurgence d’anciens conflits s’ajoute aux altercations récentes et continue de pousser des populations à l’exode, Médecins Sans Frontières (MSF) s’inquiète de la détérioration des conditions de vie des personnes déplacées autour de Kalémie.

Depuis plus d’un mois, les risques sanitaires se sont gravement accrus à Kalémie suite à l’arrivée des familles ayant fui les combats vers la ville. Plus d’un demi-million de personnes sont déplacées dans la Province du Tanganyika, dont environ la moitié au sein du Territoire de Kalémie. Une partie de ceux qui vivaient dans des campements informels de la périphérie ont fui l’insécurité de ces lieux pour se réfugier dans le centre-ville. Les familles qui n’ont pas de proches pouvant les héberger vivent temporairement dans et autour des écoles de Filtistaf, Moni, Hodary et Lubuye, dans des conditions sanitaires inacceptables, à même le sol sous des moustiquaires. « Les personnes qui vivent ici ont survécu à plusieurs attaques et ont été contraintes de laisser derrière elles des abris déjà précaires. A chaque fuite, elles perdent une partie de leurs biens et n’ont plus rien », raconte Stéphane Reynier de Montlaux, coordinateur d’urgence de MSF. La rentrée de septembre ne laisse que peu de perspectives pour les déplacés, car les autorités souhaitent que les établissements soient vidés de leurs occupants dans les jours qui viennent pour permettre la reprise des cours.

Depuis le mois d’avril, MSF a mis en place des cliniques mobiles qui couvrent aujourd’hui 17 sites de déplacés non-reconnus officiellement, soit approximativement 210 000 personnes. Cette stratégie a permis de dispenser 16 410 consultations en trois mois, la majorité étant des cas de paludisme, malnutrition et rougeole chez les enfants de moins de cinq ans. Près de la moitié des patients sont positifs au paludisme.

« Jusqu’à ce jour, chaque soignant consulte en moyenne 60 patients par jour. Cela montre que la demande de soins est forte, et c’est pourquoi nous avons fait le choix de fixer l’offre de soins dans des postes de santé qui seront désormais ouverts cinq jours sur sept », poursuit Stéphane. En plus des soins de santé primaire, MSF offre des consultations de santé maternelle, et se charge de référer les cas plus graves à l’hôpital de Kalémie. Les besoins en santé mentale sont également criants suite aux violences subies lors des déplacements, et un service de soutien psychologique est disponible. Les équipes de santé mentale ont dispensé 576 consultations en cinq semaines d’activité. Si les postes de santé fixes devraient améliorer l’accès aux soins, l’eau reste un problème majeur et constitue un facteur de risque réel pour la propagation de maladies hydriques et d’épidémies.

L’accès à l’eau, un problème majeur

Pour que les populations déplacées à Kalémie reçoivent 20 litres d’eau par jour et par personne, ce qui est la norme sanitaire qui permettrait de prévenir la propagation d’épidémies, il faudrait distribuer 4 millions de litres d’eau par jour. « C’est un peu moins que ce nous avons pu distribuer en un mois » explique Ivan Quentin, coordinateur logistique d’urgence. « Même en additionnant les quantités distribuées par les autres organisations, l’accès à l’eau reste largement insuffisant. Les quantités disponibles sont en deçà des seuils d’urgence lors des premiers jours d’une crise. Sans une mobilisation forte de la part des autres organisations, il sera extrêmement difficile pour MSF de couvrir seul les besoins de ces familles dans les mois à venir » conclut-il.

L’absence de gestion et d’organisation des sites, un autre facteur de risque important La grande promiscuité des huttes en paille dans les campements, ajouté au manque de gestion ont provoqué de nombreux incendies qui ont ravagé au moins cinq sites le mois passé, notamment ceux de Moni, Lukwangulo, Kabubili, Kaseke et Katanyika. « Le récent incendie de Katanyika aurait pu être dramatique s’il avait eu lieu pendant la nuit. C’est un miracle qu’il n’y ait eu que quelques blessures légères alors que les trois quarts du camp sont partis en fumée en moins d’une heure » confie Stéphane. MSF se prépare à distribuer des biens de première nécessité à 4 630 ménages qui ont tout perdu dans les flammes sur ce dernier site. Sans investissement dans la planification et l’organisation, ces événements sont voués à se reproduire.

La promiscuité et l’insalubrité font craindre la propagation d’épidémies Alors que les tensions entre les différentes communautés augmentent et forcent les habitants à fuir, la saison des pluies approche avec des conséquences prévisibles dans une zone où le choléra est endémique. Les équipes MSF se préparent à répondre à cette nouvelle urgence en espérant pouvoir mener à temps une campagne de vaccination de masse et en prévoyant d’appuyer la prise en charge médicale des cas si nécessaire.

Dans ce contexte volatile, les mouvements des populations qui fuient les violences continuent dans et autour de Kalémie alors que les conditions sanitaires des sites qui les accueillent ne connaissent pas d’amélioration significative…

(JMNK)

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L’album « Je suis » que le chanteur Manda Chante, patron de l’orchestre Wenge Référence vient de balancer sur la toile depuis un certain temps est un grand coup pour cet artiste à la voix fine. Après avoir perdu du sourire, Manda Chante peut, présentement, sourire sous cap.

Ce long play vient de sortir 7 années après l’album « Seina » sortit en 2008 et où l’auteur retraçait le parcours d’une dame qui, à elle seule, entretenait 7 hommes. Sans le savoir, le mari qu’elle recherchait comme époux est passé parmi les sept cocus. Comme on devait s’y attendre, ce microsillon, se plaçant sur les autres disques écrits par Nkumu Manda Chante, était d’une qualité artistique irréprochable malheureusement il n’a pas apporté à son compositeur ce que ce dernier recherchait en termes de droit d’auteur. Ceci, par manque d’un producteur sérieux qui pouvait s’occuper de sa bonne commercialisation.

Cette fois-ci, Nkumu Manda Chante se dit enfin avoir découvert la structure qu’il recherchait depuis des lustres. Il s’agit de la maison « Avalon Image » qui vient de produire le tube intitulé « Je suis » qui se comporte déjà bien dans les bacs puisqu’enfermant des mélopées qui font penser aux différentes générations.

Aujourd’hui, après la sortie de ce disque en public, Nkumu Manda Chante « le Vieux mapata » qui prépare son prochain archivage, peut donc se frotter les mains pour avoir trouvé le bon Samaritain.

(Kingunza Kikim Afri  )

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Tout au long de la période qui a précédé le lancement de son nouvel opus « Qu’est-ce que j’avais dit ? »,  cela fait exactement deux années, le chanteur Ferre Gola dit « jésus de nuances » ne cessait de faire savoir que, par rapport à ce qui se passe actuellement sur le plan de la distribution artistique, il fera quelque chose qui va déplacer les montagnes. Il n’y a que des sceptiques qui n’ont pas voulu lui accorder du crédit. Or, le chanteur à la voix mélancolique savait pourquoi il parlait ainsi. Aujourd’hui, tout comme pour l’intitulé de son disque, il ne cesse de marmonner sur la toile « qu’est-ce que je vous avais dit ?, et aujourd’hui n’ai-je pas raison d’avoir apostrophé par cette question pour le choix du titre phare de mon nouvel opus ?

A peine lancé sur le marché mondial du disque l’album « Qu’est-ce que j’avais dit ? » de Ferre Gola ne passe jamais inaperçu. Les mélomanes, dans l’ensemble, donnent aujourd’hui raison à son auteur-compositeur qui se dit, avec les 3 coffrets offrants, il vient de réaliser l’un des meilleurs disques de sa carrière.

Et, il a raison.  Les résultats se font actuellement voir dans les bacs. Publié en 3 coffrets qui révèlent 3 dimensions de l’artiste à travers les couleurs : bleue, jaune et rouge, Ferre a déjà raflé la tête du hit-parade et il continue encore à faire entendre sa voix du haut de cette tribune. Ce qui ne manque pas de jeter une raclée d’eau chaude aux yeux des artistes-musiciens qui ne prennent pas leur travail au sérieux.

Bravo Ferre Gola, bravo l’artiste !

(Kingunza Kikim Afri )