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C’est ce qui ressort de la plénière du congrès tenue ce jeudi 21 juin 2018 à l’hémicycle du Palais du peuple. Comme nouveau juge de la Cour constitutionnelle, le sénateur Polycarpe Mungulu T’Apangane, remplace à ce poste son collègue Félix Vunduawe Te Pemako, promu 1er président du Conseil d’Etat.

Tout juste après l’ouverture solennelle de la session extraordinaire de juin 2018 intervenue ce mercredi 20 juin 2018, les deux Chambres du Parlement se sont réunies en congrès ce jeudi 21 juin 2018. Le seul point était inscrit à l’ordre du jour était la désignation d’un membre de la Constitutionnelle.

A l’issue de cette plénière du congrès, les honorables députés nationaux et sénateurs ont désigné leur estimé collègue Polycarpe Mungulu T’Apangane, comme membre de la Cour constitutionnelle. Le nouveau juge vient remplacer son collègue, le professeur Félix Vunduawe Te Pemako, promu 1er président du Conseil d’Etat.

Bachelier en philosophie et lettres et licencier en Droit de l’Université de Lovanium en Belgique, le sénateur Polycarpe Mungulu fut tour à tour, substitut et premier substitut du Procureur de la République à Boma et à Matadi, puis, Procureur de la République à Matadi et Bandundu. Il était aussi Procureur général près la Cour de sûreté de l’Etat, Procureur général près la Cour d’Appel de Kinshasa, avocat général de la République, premier avocat général de la République près la Cour suprême de la justice, et Procureur général de la République près la Cour suprême de la justice.

Avant d’être élu sénateur (depuis 2007 à la Mongala) et membre de la commission Politique, administrative et judiciaire du Sénat, Polycarpe Mungulu fut également admis à l’Eméritat et à l’Honorariat par Décret d’organisation judiciaire n° 05/101 du 29 septembre 2005, signale son curriculum vitae nous parvenu.

Après cette désignation par le Parlement de la République, le nouveau juge de la Cour constitutionnelle Polycarpe Mungulu n’attend plus que sa nomination par le Président de la République Joseph Kabila Kabange.

Signalons que le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku Ndjalandjoko, a annoncé la tenue de deux congrès au cours de cette session extraordinaire de juin 2018. Après celui organisé ce jeudi pour désigner le nouveau membre de la Cour constitutionnelle, il est également prévu, incessamment, que le Président de la République Joseph Kabila Kabange s’adresse à la Nation devant les deux chambres du Parlement réunies en congrès.

(Lepetit Baende)

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Ayant réclamé la comparution du renseignant Mukenge Kabangu Barthélémy, à l’audience foraine du Tribunal militaire de Garnison de Kinshasa/Gombe, le prévenu Mputu Nkongolo, présenté par les parties civiles et le Ministère public comme étant le féticheur  et le donneur d’ordre du mouvement Kamuina Nsapu, aile de Kinshasa, a été désillusionné. Le renseignant a expliqué clairement que le prévenu, lorsqu’il est arrivé à Kinshasa avec les autres co-prévenus, c’était pour installer le mouvement insurrectionnel Kamuina Nsapu et renverser les institutions légalement établies.

L’affaire qui oppose le Ministère public à près de 36 prévenus Kamuina Nsapu aile de Kinshasa poursuit son bonhomme de chemin. A l’audience d’hier, le Tribunal a poursuivi l’instruction de Mputu Nkongolo Ali, présenté comme étant le féticheur du groupe, le donneur d’ordre. Après les questions du Tribunal, la parole a été donnée à la défense pour interroger le renseignant, du reste venu à sa demande. Celle-ci a fait observer que le renseignant est « très spécial ». En effet, lui qui ne connaissait pas Mputu Nkongolo et Bakenga, a quand même laissé partir Erick Ngalamulume et a pris en charge les gens qu’il ne connaissait pas pendant 41 jours.

Qu’est-ce qui aurait poussé le renseignant à garder les deux autres prévenus ? Pourquoi le renseignant n’a-t-il pas dénoncé les prévenus, lorsqu’il avait appris qu’ils étaient de Kamuina Nsapu ? Toujours la défense, a aussi constaté qu’aucune partie n’a amené d’élément de preuve chargeant Ali Mputu. Toutes les parties ne se focalisent que sur les procès-verbaux. Voilà pourquoi ils se sont joints à l‘action du Ministère public, pour lui ajouter des éléments supplémentaires.

Le renseignant n’est pas allé par quatre chemins pour expliquer que par hospitalité, il leur était permis de passer au restaurant de fortune de sa femme pour manger, chaque fois qu’ils avaient faim. Et c’est vers le 15 mars 2017 qu’il constatera le silence d’Erick Ngalamulume, son neveu. Et quand il l’appelle, celui-ci répondra qu’il était sur le fleuve Congo en train d’aller à Kisangani. Le renseignant a été complété par le Ministère public qui est revenu pour dire que celui-ci est très constant. Il a rappelé que Ngalamulume lui-même avait dit devant le tribunal qu’il avait quitté Kinshasa pour Kisangani.

A l’occasion, le Tribunal s’est aussi exprimé sur l’inopportunité de faire venir la femme de Mukenge Pépé, contrairement à la demande formulée par une partie civile. « Le renseignant a été suffisamment clair et qu’il n’y a pas d’opportunité pour faire venir sa femme. Le prévenu n’a pas su renverser ce que le renseignant a dit », s’est exprimé le Ministère public. L’audience était devenue électrique, lorsque le prévenu Mputu s’est attaqué à un avocat. Et ce, avant que le tribunal ne lui demande de retirer les propos qualifiés d’outrageants.

Le renseignant a plongé le prévenu

S’exprimant par rapport à la comparution du renseignant, le Bâtonnier Frederick Diamano, représentant la partie civile Rdc a indiqué que sa comparution a été nécessaire, et même dire indispensable, dans la mesure où sa présence a été réclamée par le prévenu Mputu qui a insisté sur le fait qu’il  ne pouvait être entendu que si Mukenge est là, pour que les déclarations de ce dernier puissent le dédouaner. Or malheureusement,  ajoute-t-il, ses déclarations sont venues l’enfoncer davantage. Pour être bref, Mukenge a clairement déclaré que Mputu, lorsqu’il est arrivé à Kinshasa avec Bakenga et les autres, c’était pour installer le mouvement insurrectionnel Kamuina Nsapu et renverser les institutions.

Malheureusement, Mputu ne sait pas sur quels faits il est poursuivi. C’est pourquoi il s’en tient à ce que, puisqu’il n’a pas été physiquement à tel endroit et à telle date, il n’y est pour rien. Nous avons rappelé que pour mieux organiser sa défense, il faut qu’il se rappelle qu’il y a ce genre d’infractions  qui ne nécessitent pas la participation directe, ou la présence d’un prévenu pour qu’il soit poursuivi. Est-ce qu’il est poursuivi pour association des malfaiteurs ou bien pour participation à un mouvement insurrectionnel ? Dès lors que l’association est constituée, les autres actes commis par d’autres prévenus, même en son absence, l’engagent et le rendent responsable.

Par rapport aux preuves, le Bâtonnier Diamano souligne que le Ministère public lui a présenté les procès-verbaux,  comparativement aux photos, et il n’a pas voulu le lire. Il y a aussi les autres pièces versées au dossier, et les déclarations d’autres prévenus qui attestent qu’il est féticheur, organisateur, concepteur de toutes les attaques qui ont endeuillé la ville province de Kinshasa. Au sujet d’une certaine corruption pour pousser le prévenu à dire la vérité, le Bâtonnier rétorque que parce qu’il a déjà tout dit, on va le corrompre pour qu’il dise quoi encore ? Nous avons des procès-verbaux qui datent de longtemps, prétendre qu’on lui donne l’argent, c’est pour  en faire quoi ? Quel l’intérêt a le Gouvernement à lui amener 20.000 Fc ou 1.000 dollar Us pour le corrompre, alors que nous détenons les procès-verbaux ?

Gustave Ngandu doit être acquitté

Et Me Herman Bolambele, avocat de Ngandu Gustave de révéler qu’il a entendu qu’il y aurait eu installation du mouvement insurrectionnel Kamuina Nsapu à Kinshasa et que ce mouvement aurait été installé par un certain Ali Mputu. « Par rapport à l‘installation effective du mouvement, je ne sais pas ce que le renseignant vous a dit exactement. Parce que lui-même dit qu’il aurait appris. Quand la prison de Makala est attaquée, lui a appris des autorités de la Rdc que c’étaient les adeptes de Bundu dia Mayala qui sont allés extraire leur président. Ce n’est qu’après qu’il y a eu revirement. C’est ce que vous appelez précisions ? », se demande-t-il.

Néanmoins, poursuit-il, nous, avocats de Ngandu Gustave qu’on a fait passer pour le financier du mouvement, ce qui nous réconforte aujourd’hui, c’est le fait que le renseignement lui-même qui déclare que c’est un saint Monsieur. Dire que c’est le financier du mouvement, il vous a clairement dit que c’est une calomnie patente. C’est un homme d’affaires qui n’a jamais fait de la politique, donc un Monsieur crédible. Comment ces gens qui sont arrivés de Kananga seraient parvenus chez lui ? Comment expliquez que vous financer un mouvement, mais vous êtes incapables d’en héberger les membres ? Parce que le Ministère public instruit à charge et à décharge, aujourd’hui je rentrerai chez moi très calme, parce  que le renseignant a dédouané mon client sur toute la ligne.

(JMNK)

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Qu’est-ce qui se passe au Conseil national de suivi de l’Accord du 31 décembre 2016 et du processus électoral ? A scruter de près le communiqué ayant sanctionné la réunion de la séance plénière extraordinaire d’hier jeudi, il transparait non seulement que le travail de cette structure n’est pas pris en considération, mais aussi toutes ses recommandations ne sont pas suivies d’effets. Raison pour laquelle le CNSA sollicite une audience auprès du chef de l’Etat pour une solution idoine avant le dépôt des candidatures le 24 juin 2018. De même, invite-t-il le Gouvernement et la CENI à une concertation urgente conforme à l’Accord. Et ce, avant l’ouverture des bureaux de réception des candidatures.

C’est ce 23 juin 2018 que la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) va procéder à la convocation du corps électoral, une étape importante qui coïncide avec l’ouverture des Bureaux de Réception et Traitement des Candidatures (BRTC). Bien avant cette date, les observateurs avertis sentent une certaine exaspération dans le chef du CNSA, qui ne cache plus son mécontentement au regard de la tournure des événements. Raison pour laquelle le Conseil national de suivi de l’Accord  du 31 décembre 2016 et du processus électoral (CNSA) s’est réuni en séance plénière  extraordinaire ce jeudi 21 juin 2018 sous la présidence de M. Joseph Olenghankoy. Au cours  de cette plénière, indique le communiqué de presse lu par son Rapporteur Valentin Vangi, le CNSA a adopté le rapport de sa commission chargée de la mise en œuvre de l’Accord du 31 décembre 2016 et a examiné le contour du processus électoral en cours.

Au-delà de l’immense et appréciable travail abattu, le CNSA relève des faits préoccupants suivants : la non-tenue de la tripartite depuis le début de l’année 2018, l’absence d’un consensus politique tel prévu par l’accord autour de la machine à voter, l’existence des 16% d’enrôlés sans empreintes digitales  telles que noté par l’OIF dans la conclusion de l’audit du fichier, le défaut de prise en compte des fautes, erreurs et omissions dans la liste des partis et regroupements politiques publiée au Journal officiel le 31 avril 2018 ; la non libération de certains prisonniers politiques  d’opinion amnistiés, contrairement aux prescrits de l’Accord du 31 décembre 2016 ; règlement unilatéral et non satisfaisant de la question  de la caution payée depuis 2015 pour les élections législatives provinciales.
En vue de permettre une compétition électorale apaisée telle que voulue par l’Accord du 31 décembre 2016, la plénière recommande au président de rencontrer le chef de l’Etat, garant du bon fonctionnement des institutions pour une solution idoine avant le dépôt des candidatures. Invite le  gouvernement et le CNSA à une concertation urgente (CNSA-Gouvernement-CENI) conformément à l’Accord avant l’ouverture des bureaux de réception et de traitement des candidatures. Le CNSA appelle les acteurs politiques ainsi que  les leaders d’opinion au calme dans le but de préserver la paix avant, pendant et après les élections.

Les raisons de l’exaspération

Il sied de souligner, d’une manière ou d’une autre, le CNSA paye son conflit avec le Premier ministre Bruno Tshibala. Et ce, lorsqu’on sait qu’il s’est posé un problème par rapport à l’initiative de la convocation de la Tripartite. En ce qui concerne la correction des fautes dans la liste des partis politiques, le CNSA devrait se référer au ministère de l’Intérieur et sécurité, avec lequel il a eu une réunion d’harmonisation. De même en ce qui concerne le remboursement de la caution, le président de la CENI qui était en réunion avec le ministre de l’Intérieur et Sécurité, a annoncé que le ministère des Finances via la Direction Générale des Recettes Administratives, Judiciaires, Domaniales et de Participations (DGRAD) procédera au remboursement intégral de cette caution de 2015. Par contre, les candidats à la députation provinciale devront alors se conformer aux prescrits de la loi électorale en vigueur, précisément son article 149 qui fixe les frais de dépôt de candidature à 1.000.000FC (Francs congolais un million), non remboursable par siège. Si c’est normal que Joseph Olenghankoy rencontre  le chef de l’Etat, le retardement de l’ouverture des Bureaux de réception et traitement des candidatures ne se justifie pas.

(JMNK)

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Pour corriger les erreurs du passé, la Rdc a besoin de mettre en œuvre les orientations stratégiques. Et ce, pour une croissance qui implique la contribution significative de chaque secteur de l’économie au Produit intérieur brut (PIB). Pour atteindre cet objectif, l’on doit tirer profit principalement des rentrées d’argent issues de l’exploitation minière pour investir dans le secteur des infrastructures, de la santé et de l’éducation et ce déclencheur va nous permettre d’améliorer la productivité et de stimuler les investissements privés dans les nouvelles capacités de production (agriculteur, tourisme, etc.).

Comme chaque début du mois, la Banque centrale du Congo (BCC), à travers le Comité de politique monétaire (CPM) s’est retrouvé dernièrement autour du Gouverneur de cette institution, Deogratias Mutombo, afin d’analyser l’évolution de la conjoncture tant nationale qu’internationale. D’emblée, le n°1 de la BCC a noté que le pays a besoin de passer de la stabilisation à une croissance économique soutenue et durable. A l’heure actuelle, ajoute-t-il, la situation économique est stable. « Nous avons sorti les premières estimations du taux de croissance pour 2018 sur base la production au premier trimestre qui se situe à 4,2%. Donc, par rapport à 3,7% de 2017, il y a une évolution positive du Produit intérieur brut (PIB) dans notre pays », explique-t-il.

Et de renchérir, la stabilité, c’est aussi par rapport à l’évolution des prix intérieurs. « Nous avons en cumul annuel un taux qui ne dépasse pas encore les 5% et en annualisé autour de 12%. De ce qui est du marché de change, la monnaie est stable. Depuis le début de l’année, elle n’a perdu qu’à peine 2%. Les finances publiques restent équilibrées, avec un excédent en cumul annuel de plus de 420 milliards. Nous avons des réserves internationales qui se chiffrent à plus ou moins 1,180 milliard de dollars Us ». Avec une conjoncture intérieure et internationale favorable, les perspectives de la Rdc s’améliorent d’avantage et lorsqu’on observe tous ces indicateurs, on est en mesure de se dire que cette situation présente une opportunité pour la Rdc.

D’abord, de consolider cet acquis de stabilité et ensuite, d’explorer les stratégies nécessaires pour accélérer la croissance du PIB de manière durable, afin de permettre l’amélioration des conditions de vie de la population, de manière également durable. La Rdc a aujourd’hui un environnement économique favorable. C’est comme qui dit pour le pays, le soleil brille de nouveau. Donc, il faut réparer la toiture, sinon un orage viendra détruite tout ce que vous avez construit pendant des périodes favorables. L’application de cet adage va éviter à notre économie de tomber dans les travers du passé.

Il faut toujours rappeler que la Rdc a bien eu des occasions d’amorcer un véritable décollage économique, qui aurait pu lui permettre de jouer le rôle de leader en Afrique, et cela compte tenu de sa position géostratégique et de son potentiel économique et humain. Soulignons que la Rdc a connu trois âges d’or économiques. Mais chaque période se termine par une chute. Lorsqu’on a relevé la tête, de 1967 à 1974, nous avons rechuté, avant de relever la tête encore entre 2002 et 2007. Nous avons chuté pour relever la tête encore entre 2010 et 2014. Et là, nous relevons encore la tête. Est-ce que nous dévons toujours vivre cette situation en dents de scie ?

Eviter les erreurs du passé

Lorsque vous examinez ces périodes, martèle Déogratias Mutombo, elles se caractérisent par la montée des cours du cuivre et du cobalt, suivie d’une forte croissance du produit intérieur brut. A chaque cycle des matières premières et à la fin de chaque cycle, le pays retombait toujours dans une situation de crise. « C’est une triste expérience qui  a suscité en nous une remise en cause pour corriger et préparer l’avenir du pays. Il faut bien connaître son histoire, sinon on s’expose à ce que cette histoire recommence », dit-il, tout en insistant sur le fait que pour corriger ces erreurs du passé, nous avons besoin de mettre en œuvre les orientations stratégiques. Une croissance qui implique la contribution significative de chaque secteur de l’économie au produit intérieur brut. Pour atteindre cet objectif, nous devons tirer profit principalement de rentrées d’argent issues de l’exploitation minière pour investir dans le secteur des infrastructures, de la santé et de l’éducation et ces déclencheurs va nous permettre d’améliorer la productivité et de stimuler les investissements privés dans les nouvelles capacités de production (agriculteur, tourisme).

Qui dit investissement, dit moyens financiers. Nous revenons au défi de manque d’argent. Parce que lorsqu’évoque les rentrées d’argent, je n’oublie pas le manque à gagner que nous avons sur les importations, les télécommunications, et les autres secteurs. Et lorsque vous examiner la structure de notre PIB, sur le 4,2%, c’est le secteur primaire qui intervient avec 2,4%. Mais là-dedans, c’est l’extractif qui prend 2,2%. Mais lorsque vous allez sous l’angle de la demande, vous allez voir que le moteur de la croissance, c’est la demande intérieure, à travers la consommation intérieur privée, qui est alimentée pas par la production intérieur des biens de consommations, mais par les importations. Vous allez voir que nous avons au premier trimestre, une balance commerciale très déficitaire (150 milliards des FC au prix de 2016). L’évolution de la fiscalité surtout aux frontières, contraste avec l’évolution des importations. Il y a également l’épargne intérieure que l’Etat peut lever. On a besoin d‘accélérer la mise en place de ce marché obligataire pour permettre à l’Etat de lever l’épargne intérieur pour financer le développement.

(JMNK)

Des Kinois venus de toutes les communes de la ville province de Kinshasa, représentant 15 partis politiques qui composent l’Alliance pour l’Avenir (AA/a), ont envahi le Pavillon 22 de la Foire Internationale de Kinshasa (Fikin) qui, à l’occasion a refusé du monde. Tout en réitérant sa loyauté au président  de la République, Joseph Kabila Kabange, Pius Muabilu a affirmé que l’Alliance n’est nullement préoccupée par la machine à voter, mais son attention reste focalisée sur les élections. A l’occasion, il a fustigé le comportement des cadres de l’opposition qui se permettent de vendre le pays à l’étranger, mais ne sont pas prêts à aller aux élections, et sont incapables de mobiliser dans leur propre pays faute de discours. Au regard de la mobilisation,  et au vu des poids lourds qui composent son regroupement politique, nombreux sont les observateurs de la scène politique congolaise qui avouent que Muabilu a, une fois de plus, confirmé son leadership. Voilà qui lui a valu les félicitation du Bureau politique de la MP.

Le 23 juin restera dans les annales politiques, parce qu’il consacre la sortie officielle de l’Alliance pour l’Avenir (AA/a), regroupement politique et électoral créé à l’initiative de l’honorable Pius Muabilu Mbayu Mukala.  Cet événement s’est déroulé au Pavillon 22 de la Foire Internationale de Kinshasa (Fikin), sous l’œil vigilant de Joseph Kokonyangi, représentant le Secrétaire général de la Majorité présidentielle, Aubin Minaku Ndjalandjoko.

Devant une salle électrique et ayant refoulé du monde, Pius Muabilu, le n°1 de ce regroupement  a présenté l’Alliance pour l’Avenir comme étant l’un des 14 regroupements de la Majorité présidentielle et qui est placé sous le leadership de Joseph Kabila Kabange. « Considérant la volonté de Joseph Kabila de garantir l’organisation des élections couplées par la prise en charge du financement du processus électoral sur fonds propres du Gouvernement de la République, au regard de la publication de la loi électorale et du calendrier électoral, le processus électoral est devenu irréversible », dit-il dans son mot, avant de renchérir que c’est pourquoi, j’ai initié la création de ce regroupement politique électoral pour une mise en commun de candidats, afin de satisfaire a l’exigence du seuil représentativité qui est de 1% au niveau national et 3% au niveau provincial.

Créée le 1er mars 2018, l’Alliance pour l’Avenir (AA/a) compte 15 partis politiques ayant tous adhéré à la MP et à sa Charte. Toutefois, la liste est ouverte aux partis et regroupements politiques, aux personnalités et organisations qui voudront bien y adhérer. A l’occasion, Pius Muabilu a réaffirmé la loyauté de son regroupement et son indéfectible soutien à l’Autorité morale de la Majorité présidentielle.

Des questions d’actualité

Dans son speech, « l’Empereur » du Mont Amba n’a pas manqué de s’exprimer par rapport à certains sujets d’actualité. C’est ainsi qu’il est revenu pour détruire l’argumentaire de ceux qui pensent que la Majorité présidentielle n’existe plus. Il a soutenu que la MP continue non seulement à exister, mais aussi elle a été renforcée par les membres du gouvernement d’union nationale, convaincus par le programme que conduit le chef de l’Etat.

A l’endroit de ceux qui parlent déjà de la tricherie, et Muabilu de rétorquer que ça soit en 2006 ou en 2011, ils ont toujours parlé de la tricherie. « A la Majorité présidentielle, notre problème, ce sont les élections. Que ça soit avec la machine à voter ou avec du papier, cela ne nous concerne pas », dit-il, avant d’ajouter que pendant qu’on se prépare, eux ne font que chanter : « Kabila doit partir ». Et de soutenir que la machine à voter a été utilisée ailleurs et c’est l’électeur qui mettra le papier dans l’urne et après, le dépouillement se fera par comptage manuel. Quoi de plus normal pour les témoins de partis politiques et de candidats de vérifier la véracité de ces bulletins et de dénoncer tout cas de tricherie.

A la Majorité présidentielle, explique-t-il, on a un bilan à défendre. Le pays était divisé, … et c’est Joseph Kabila qui a tout fait pour le pacifier, …  Nous sommes démocrates et nous verrons qui a fait quoi et qui est qui ? Aux 14 regroupements de la MP, le n°1 de l’AA/a recommandé l’amour. « Nous devons nous soutenir et ne pas faire le lit de nos adversaires. Nous devons conserver le pouvoir le plus longtemps possible ».

Les encouragements de Kokonyangi

Venu représenter le Secrétaire général de la Majorité présidentielle, Aubin Minaku Ndjalandjoko, Joseph Kokonyangi a félicité un regroupement qu’il a qualifié « d’ultra kabiliste », avant d’ajouter que la MP espère qu’avec  ce regroupement, elle conservera le pouvoir. « Que personne ne vous trompe. La MP croit en tous ces partis politiques », dit-il, tout en précisant, à l’attention de tous  ceux qui critiquent la machine à voter, que l’autorité suprême a déjà exprimé sa volonté d’aller aux élections avec elle. Pourquoi ? Parce qu’elle réduit sensiblement les dépenses.

Pour la MP, insiste Kokonyangi, les élections, c’est en 2018. Les machines sont là et celui qui ne veut pas, on ira au référendum pour savoir si la population veut ou pas de la machine à voter. Il a rassuré tous les militants présents au pavillon 22 de la Fikin qu’au 23 décembre 2018, ce regroupement va démocratiquement gagner les élections.

Après cette sortie officielle, le temps est maintenant au travail, afin de permettre au regroupement de l’emporter à tous les niveaux. Maintenant que la CENI a commencé l’enregistrement des candidats députés provinciaux, il revient au regroupement non seulement de sélectionner les bons candidats, mais aussi de préparer une campagne électorale digne.

Ci-dessous la liste des partis politiques membres du regroupement « Alliance pour l’Avenir » (AA/a). Il s’agit du Congrès National Congolais (CNC),dirigé par l’honorable Pius Muabilu ; Action congolaise pour la tolérance et l’égalité (ACTE) de Michel Balabala Kasongo ; Génération pour la solidarité et le développement (GSCO), conduit par Prosper Kabila wa Nkulu ; Union populaire africaine (UPA) de Marie Nyange ; Alliance des paysans et indépendants (API) présidé par Gaby Hoyons-Kilonda ; Entente nationale pour l’unité et le développement (ENUDI) de Romeo Materanya ; Alliance pour la démocratie et le progrès intégral (ADPI) conduit par Jean-Claude Nongo-Ilonga ; Alliance nationale pour la solidarité (ANS) de Mme Christine Ndaya ; Force démocratique pour la République (FDR) présidé par Patrice Bondo ;  Alliance des démocrates pour l’émergence du Congo (ADPEC) de Kennedy Mukendi ; Action des bâtisseurs pour la démocratie et le développement (ABD) conduit par Jean-Marie Tshizanga ; Unis par le sort (UPS), présidé par Samy Samw Egele ; Nouvelle dynamique pour la République (NDR), conduit par Mélanie Futa et Alliance congolaise pour l’émergence et le travail (ACET), de Mme Nakumbise Clémentine.
(JMNK)

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Après la sortie officielle du regroupement politique électoral « l’Alliance pour l’Avenir » (AA/a) dont il est membre, le Gouverneur de la province du Kwilu, professeur Michel Balabala s’est exprimé à la presse, surtout qu’il est accusé ces derniers temps de tous les péchés d’Israël. Ayant déjoué la stratégie de ses pourfendeurs qui s’attendaient à ce  qu’il saisisse la justice, pour qu’on dise, bien après, qu’il a muselé la presse. Il croit que tout cela, c’est de la communication politique. Le vrai message est que ses adversaires politiques ont peur des élections, et ils savent que dans la ville de Bandundu, s’il y a élections, ils ne vont pas gagner. Il ironise, en faisant remarquer qu’un gouverneur qui tabasse les gens, il est quand même revenu deux fois à la tête de la province, d’abord comme Commissaire spécial, et puis comme Gouverneur réclamé du reste par la population ! Vous croyez que la population a réellement besoin d’un boxeur ?  Non, Michel Balabala est un travailleur. Comme ce sont des politiques qui ont des partis sans encrage dans la province, ils voient Balabala exceller sur terrain, et ils ont transposé le combat politique en combat physique, en écrivant des stupidités sur le Gouverneur Balabala.

Au sujet des accusations dont il fait l’objet, Michel Balabala explique que ce journal l’a toujours accusé. Il a donné plusieurs exemples. D’abord comme Commissaire spécial, ensuite comme candidat gouverneur, et enfin quand il est devenu gouverneur, ce même journal a continué à raconter qu’il aurait volé de l’argent pour un ravin à Kikwit. « Il m’accuse d’être boxeur, mais je suis un boxeur politique.  Ce sont des gens que j’ai boxés politiquement, je les ai  battus aux élections des gouverneurs, et  ils veulent maintenant transformer la boxe politique en boxe physique. Ils veulent m’amener sur un  chemin des journaux, en écrivant, espérant que le gouverneur va perdre la pédale, pour dire que le gouverneur est entrain de museler le journal, et enfreint à la liberté de presse »,dit-il, avant d’ajouter que « nous connaissons cette politique-là ». Il croit que c’est la honte pour ce journal-là, son directeur de publication ou ce journaliste-là. Il a rappelé avoir donné pendant deux ans le cours  d’étude comparée de politique de communication à l’Université de Kinshasa et pense que si c’est réellement des journalistes qui écrivent toutes ces choses, il leur attribuerait la mention zéro sur dix ou 1 sur 10.

Et de s’interroger, comment pouvez-vous expliquer que ma femme est venue en vacances à Kinshasa, ça fait deux semaines, et moi je reste à Bandundu ; je suis venu la taper par Bluetooth ou par wathsapp? Et d’ajouter qu’ils ont même publié que j’aurai battu mon ministre de la  Santé et on se serait disputé une femme avec ce dernier !  Mais tout ça, c’est de la communication politique : ils ont peur des élections et savent que dans la ville de Bandundu, s’il y a élections, ils ne vont pas me battre. Ils pensent qu’il faut disqualifier Balabala par des mensonges. Lorsque j’étais Commissaire spécial, le même groupe avait trompé que j’avais tapé un DG de l’Institut supérieur pédagogique, ISP. Ils attendaient peut-être que j’aille en justice ! Je connais leur politique. Un gouverneur qui tabasse les gens, il est revenu deux fois à la tête de la province. J’étais Commissaire spécial, et la population a réclamé le même Monsieur qui est un boxeur ! Vous croyez que la population a réellement besoin d’un boxeur ?  Ils ont réclamé un travailleur. Comme ce sont des politiques qui ont des partis sans encrage dans la province, ils voient Balabala exceller sur terrain, ils ont transposé le combat politique en combat physique, en écrivant des bêtises sur le Gouverneur Balabala.

Kwilu, province à multiples défis

Le premier défi, dit-il, ce sont les routes de desserte agricole. « Ma province est agricole et si vous y entrez, il n’y a pas de route de desserte agricole. Donc, on ne sait même pas évacuer les produits vers les lieux de consommation. Nous avons  beaucoup de  difficultés, parce qu’il y a par exemple le Fonds national d’entretien routier, FONER qui doit nous aider, nous allouer les moyens pour arranger ces routes-là, depuis que je suis entré au pouvoir, ça fait neuf (9) mois, je n’ai jamais reçu un franc de FONER, encore moins les fonds d’investissements », martèle-t-il, tout en ajoutant : j’ai des difficultés pour arranger les routes.  En plus, l’Office de route dans la province du Kwilu n’a même pas de machines, toutes étant plutôt à l’œuvre dans les provinces de Maï-Ndombe et de Kwango. Le Kwilu n’a même pas une machine qui puisse aider le gouverneur à faire la route. Quand vous voyez même l’Office des voiries et drainage, OVD, elle n’a même pas de moyens de transport.

Et de renchérir que de même pour les Travaux publics, même pas de jeep. « Je me retrouve dans une province qui, pratiquement, est à multiples problèmes.  Et ces problèmes peuvent se résoudre si le Gouvernement central nous envoie les frais d’investissement. Puisque la rétrocession que le gouvernement central envoie, ne permet pas de payer le personnel politique du gouvernorat. Le Gouvernement central envoie 122 millions de francs congolais. Pour payer mes agents politiques, il me faut 174 millions de francs congolais. Or, les recettes propres à la province n’arrivent même pas à 170 millions », martèle-t-il, avant d’expliquer que quand je suis arrivé, nous avions 67 millions de francs congolais comme recettes propres. Aujourd’hui, nous sommes à 160 millions des recettes propres. Cela me permet juste de rétrocéder à l’Assemblée provinciale, ajouter 52 millions  pour payer mon personnel  politique et aussi ceux-là qui récoltent cet argent.

Nous avons de  sérieuses difficultés et le Gouverneur n’a même pas de maison ni de jeep de fonction. A peine qu’il venait  d’acheter deux jeeps, mais  comme il a décidé de gérer ensemble mais autrement, il a préféré remettre un de ces véhicules au vice-gouverneur, et l’autre au président de l’Assemblée provinciale. Le Gouv continue à rouler dans une jeep en location !

Comme on le comprend, il y a beaucoup de problèmes, mais il pense qu’il est difficile de dire comment il va relever les défis, à l’approche des élections. Et de rassurer : nous allons faire le mieux, peut-être faire sortir la province de la location, peut-être que le gouverneur qui viendra pourra aussi donner les moyens et les recettes de la province pour lesquelles je mets en place une culture fiscale. Les recettes, disais-je, vont augmenter et en ce moment-là, le gouverneur qui viendra ne rencontrera pas les mêmes difficultés que nous.

Sa contribution en tant que membre de l’Alliance pour l’Avenir ?

« Le regroupement Alliance pour l’avenir,  si je l’ai choisi, c’est parce qu’il est un regroupement de gagnants. Vous avez vu la démonstration. Nous n’avons pas emmené les badauds de Kinshasa. Ceux qui sont venus sont des responsables qui ont  des convictions. Ce qui signifie que les quinze (15) partis qui sont venus, sont ceux-là qui ont réellement de l’encrage sur le terrain, dans l’objectif d’aller vers les élections et de les gagner », proclame-t-il, avant d’affirmer que nous sommes un regroupement de la MP et à la fin, on verra si chaque regroupement a amené combien. Et nous, l’objectif c’est d’amener même la moitié de la casserole et les autres vont ajouter, pour que la casserole se remplisse.

(JMNK)

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Ministre des Affaires foncières, Me Lumeya-dhu-Maleghi marque encore des points. En effet, il a été, une fois de plus  honoré  par l’ONG/AEMAMIE.  Il  a reçu  le prix de l’entreprenariat et de la créativité dans le domaine foncier en Afrique subsaharienne.  La remise de Trophée de meilleur innovateur a eu lieu à Kinshasa  ce samedi 23 juin 2018  au cours d’une grandiose cérémonie organisée au Centre culturel Boboto, dont 9 congolais ont été primés parmi lesquels le député professeur émérite  Nsaman-O-Lutu Oscar.

Ce diplôme d’excellence couronne le succès des efforts déployés par le patron des Affaires foncières depuis sa prise de fonction en mai 2007, afin de redresser la barre. Me Lumeya est crédité pour avoir remobilisé les troupes afin de mettre fin à la corruption et au détournement des derniers publics pour réussir à maximiser les recettes de l’Etat congolais.

Comme on peut bien s’en rendre compte, le numéro un des Affaires foncières aura donc mérité ce prix pour avoir renfloué les caisses de l’Etat. D’ailleurs, aujourd’hui on parle en termes de 28 milliards de Francs Congolais mobilisés en une année sur l’ensemble du pays, sans oublier la  diminution des conflits fonciers. Hier, canard boiteux, aujourd’hui les Affaires Foncières  intègrent le peloton des têtes des secteurs pourvoyeurs des moyens à l’Etat Congolais. Et ce, grâce au  management de Lumeya -dhu-Maleghi.

Dans son mot, il a d’abord remercié les organisateurs de cette cérémonie de la deuxième édition du Trophée Entreprissimo, l’ONG AEMAMIE et son Directeur Bienvenu Kinsala, avant de dire que ce trophée de MEILLEUR INNOVATEUR FONCIER, ce diplôme d’excellence, qu’on vient de lui décerner couronne le succès des efforts inlassables qu’il a déployé depuis sa prise de fonction, avec les agents de mon ministère, pour redresser la barre. « Il nous fallait remobiliser les troupes, imposer un nouveau rythme de travail, mettre fin à la corruption et au détournement mais surtout maximiser suffisamment les recettes de l’État », dit-il.

Et de renchérir, le prix me décerné « Meilleur INNOVATEUR FONCIER », oui, c’est possible, parce que nous avons su modestement canaliser toutes les recettes dans les caisses du Trésor. Aujourd’hui, c’est en termes de 28 milliards de Francs Congolais mobilisés en une année sur l’ensemble du pays. Hier, canard boiteux, les Affaires Foncières commencent à intégrer le peloton des têtes des secteurs pourvoyeurs des moyens de l’Etat congolais.  Certes, Nous avons fait un pas mais le plus dur reste à venir.

Voilà pourquoi, il insiste : « loin de moi l’idée de tomber dans l’autosatisfaction ». Car ce prix qu’il dédie à l’ensemble des agents du ministère des Affaires Foncières, l’interpelle davantage. « Nous allons redoubler nos efforts pour mieux servir la nation en posant des actes qui concourent au bien être des congolaises et congolais », dit-il. C’est donc un motif de fierté certes, mais surtout un motif d’encouragement. Ainsi, pour mériter d’autres prix, nous sommes contraints de bannir les antivaleurs qui détruisent le travail bien fait.

(JMNK)

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Un dimanche 24 juin pas comme les autres pour ce grand regroupement politique de la Majorité présidentielle qui avait vu le jour le 10 mars dernier.  Il a lancé officiellement ses activités ce dimanche à la Fikin, en présence de milliers d’hommes, femmes, jeunes et vieux membres de différents partis qui composent cette plateforme. Un moment fort remarquable dans la vie de ce regroupement qui tout en se conformant à la loi électorale en vigueur, ambitionne de gagner le plus de députés et sénateurs possibles, ainsi peser dans la nouvelle Majorité présidentielle.

D’entrée de jeu, le président du comité directeur, l’honorable Schadrac  Baitsura Musoma a présenté les partis politiques membres de l’Action Alternative pour le Bien-être et le changement (AAB). Tout en leur souhaitant la bienvenue à l’occasion de cette sortie officielle, Schadrac Baitsura a expliqué comment les portes de l’AAB restent ouvertes à tout mouvement désireux de s‘engager dans ce combat politique en vue d’une grande victoire d’ici décembre.

Pourquoi la date du 24 juin 2018 ?

L’AAB se soucie du bien-être de la population et voudrait changer la gouvernance du pays. Cela passe inévitablement par les élections.  Le mois de juin a été choisi symboliquement en raison de l’indépendance économique que revendique toujours cette plateforme pour le développement du pays dont le sous-sol est immensément riche, mais avec une population très pauvre.  Cette date, a renchéri le président de l’AAB coïncide avec la convocation par la Ceni du corps électoral.

Désormais, tout dossier relatif à la candidature provinciale peut être déposé auprès de la Centrale électorale. Ceci tord le cou à toutes les rumeurs fantaisistes sur la non tenu des élections en RDC. L’AAB alignera des candidats valables à tous les niveaux en vue de remporter la victoire et faire partie de la Majorité présidentielle de demain.

Voici comment  est structuré le regroupement AAB qui compte 17 partis politiques.

Président : honorable Baitsura Musowa, 1er vice-président : Gisèle NDAYA, 2eme vice-président : Patrick Kakwata, Rapporteur : Monsieur Akilimayo, Trésorière : Elisée Minembwe  et Trésorier adjoint : Liyota Njoli.

Plusieurs personnalités et membres du gouvernement ont été invités à cette sortie officielle. Parmi eux, citons Lola Kisanga, gouverneur du Haut-Uelé, le ministre Kabange Numbi et autres membres de partis amis.  Tout s’est bien clôturé par un pas de danse et l’AAB qui concocte déjà ses stratégies électorales promet de désillusionner l’opposition dans toutes les circonscriptions où elle s’est engagée.  Rendez-vous désormais sur terrain ont scandé les partis membres.

(Muntu Bualu)

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Le Premier ministre Bruno Tshibala Nzenzhe est rentrée le jeudi dernier dans la soirée, après un long séjour de travail au Canada. A son arrivée à l’aéroport international de N’Djili, un accueil délirant et sans précédent lui a été réservé par une grande masse populaire et de nombreux militants, combattants et sympathisants de son parti l’UDPS (l’Union pour la démocratie et le progrès social), premier parti de l’Opposition congolaise et cher à l’opposant historique feu Etienne Tshisekedi, et dont Bruno Tshibala est à ce jour l’autorité morale.

Avant de sympathiser et conférer avec la foule et ses camarades du parti UDPS venus nombreux pour l’accueillir, le chef du Gouvernement s’est d’abord entretenu avec la presse à sa descente d’avion, accompagné de sa chère épouse. Ainsi, a-t-il confié de ce qu’a été l’essentiel de son séjour nord-américain, et il a en outre fixé les esprits sur ce qu’il a réellement déclaré par rapport à la candidature du Président de la République au prochain scrutin.

Dans son speech, le Chef du Gouvernement de la Rdc a indiqué qu’il revient de Montréal au Canada où il a participé, du 11 au 14 juin courant, à la 24ème session du Forum économique international des Amériques, qui était consacrée aux problèmes des investissements, des infrastructures, de l’énergie et de l’environnement. « Des sujets qui intéressent au plus haut point notre pays la République démocratique du Congo. J’y ai pris une part active. J’ai réussi à briser la méfiance et le cliché erroné qui circulent sur notre pays. C’est ainsi que, du point de vue de la sollicitation et des engagements pris par les différents opérateurs économiques qui ont pris part à ce forum, l’on peut considérer que cette mission a été largement positive », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre a affirmé que la plupart d’opérateurs économiques présents à ce forum ont promis de venir et revenir en République démocratique du Congo « pour nous proposer des partenariats publics-privés qui seront gagnants-gagnants, comme nous l’avons toujours souhaité ». A l’en croire, il y avait un certain malentendu au sujet de la réforme que la Rdc a opérée sur le Code minier.

« J’ai réussi à donner des explications en leur montrant que le Code qui avait été négocié et signé en 2002 devrait-être révisé, dix ans plus tard, soit, en 2012. Mais ce n’est qu’au mois de mars dernier, soit 16 ans après que nous l’avons fait. Ce Code a été révisé pour permettre à l’Etat congolais de rééquilibrer ses rapports avec les investisseurs miniers. Ce qui n’est qu’une justice », a fait savoir le premier membre du Gouvernement.

Bruno Tshibala se félicite que des opérateurs économiques l’ont compris. Et il a affirmé que « beaucoup promettent de venir, parce qu’ils sont intéressés par nos minerais. La décision que nous avons prise au niveau du Gouvernement de diversifier l’économie du pays en relançant l’agriculture, a été aussi bien perçue dans la mesure où ils apprenaient que nous avons 80 millions de terres fertiles qui sont disponibles. Et beaucoup promettent de venir parce que l’agriculture congolaise les intéresse ».

Le Premier ministre estime que somme toute, l’on peut considérer que sa mission au Canada a été positive, « dans ce sens que l’appel qui a été lancé aux opérateurs, aux investisseurs de revenir au Congo, a été entendu ». Et de renchérir, « l’émergence du Congo à l’horizon 2030 telle que prônée par le Président de la République et soutenue par le Gouvernement et le peuple, c’est maintenant qu’il faut le faire. Donc, désormais, nous allons être présents partout, pour vendre l’image de notre pays pour dissiper le malentendu et pour donner les vraies informations sur un Congo qui, aujourd’hui, est en paix, est en sécurité et offre le cadre idéal pour les investissements positifs ».

Le Premier ministre a rassuré et insisté que son Gouvernement va toujours tenir ses engagements, et que le processus allait atteindre sa vitesse de croisière et arriver à bon port. « Nous allons poursuivre les efforts pour que ce processus tienne ses engagements », a-t-il dit.

Au sujet d’une candidature du Président de la République à la prochaine présidentielle, M. Tshibala s’explique en ces termes : « A Montréal, une question m’a été posée si le Président de la République allait se représenter. J’ai renvoyé la presse à la réponse que le Président lui-même donne au sujet de la question de sa décision de se représenter ou pas, en disant qu’il a toujours invité les journalistes à lire notre Constitution. Et donc, qu’il entend s’en tenir à l’esprit et à la lettre de la Constitution ».

(Lepetit Baende)

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Le Président de la République, Joseph Kabila Kabange, a lancé vendredi dernier la mise en marche des machines de la centrale hydro-électrique de Zongo II, au cours de la cérémonie inaugurale de ce barrage situé sur le fleuve Congo dans la localité de Zongo, territoire de Mbanza-Ngungu, dans la province du Kongo Central, en présence des corps constitués de la République et des personnalités diplomatiques.

Selon notre source, le ministre de l’Energie et ressources hydrauliques, Ingele Ifoto, a, dans une allocution de circonstance,  souligné que ce jour est un jour mémorable en ce sens que cela fait plus de trente ans que la République Démocratique du Congo avait inauguré une centrale hydro-électrique, celle de Mobayi Mbongo. «La comparaison s’arrête là », a-t-il dit, car Mobayi Mbongo avec 10 mégawatts est tout à fait différente de Zongo II qui dispose d’une puissance de 150 mégawatts, soit 15 fois plus que la première.

Il a ajouté que « cet état de choses a amené la RDC dans une véritable crise énergétique caractérisée par un déficit criant dans la fourniture de l’électricité avec les délestages et les coupures intempestives d’électricités, alors que l’électricité joue un rôle  d’appui à la lutte contre la pauvreté et à la protection de l’environnement. L’accès à une énergie fiable constitue un facteur de développement et de croissance qui permet d’améliorer les conditions de vie de la population », a dit le ministre Ingele Ifoto, ajoutant que tous les acquis de la société moderne, la communication, le transport et la production agricole ne peuvent pas fonctionner sans l’électricité.

 

Soulignons que l’infrastructure que le Chef de l’Etat a inaugurée est une preuve des actions que le gouvernement entreprend, sous son leadership, a renchéri Ingele Ifoto, faisant savoir que les barrages de Kakobola (10,5 Mgw), de Katende (64 Mgw) et la ligne Inga-Kolwezi ont été construits pour le renforcement de la fourniture de l’électricité dans la ville de Kinshasa.

Le Directeur général de la Société nationale d’électricité (SNEL), Jean-Bosco Kayombo, a soutenu que la construction du barrage hydro-électrique de Zongo II  et du réseau de transport associé, s’inscrit dans la vision de la révolution de la modernité du Président de la République et permet d’accroître la disponibilité énergétique dans le réseau ouest de la SNEL en vue de répondre aux besoins de la population.

Pour lui, « cette centrale, avec ces trois machines d’une capacité de 50 mégawatts chacune, constitue une nouvelle unité de production supplémentaire qui s’ajoute à notre pays ». Il a fait savoir que Zongo II qui est la troisième unité de production après celles de Nsanga et Zongo I, arrive à un moment particulier où la SNEL enregistre un arrêt des machines à Inga.

«A l’horizon 2020, a dit le directeur général de la SNEL, Zongo « II sera reliée à Kinshasa d’autant plus qu’un poste à haute tension est en construction à Kinshasa-Kinsuka avec l’appui de l’EXIM Bank, qui a également financé la construction de Zongo II avec un montant de 360 millions de dollars, soulignant que tous les fonds de contrepartie ont été totalement financés par la SNEL ».

Le Chef de l’Etat a visité, à cette occasion, les infrastructures de cette centrale qui s’étend sur deux sites composés notamment d’un bâtiment administratif de trois niveaux et d’un barrage de captage d’eau. Le Président Joseph Kabila avait posé, en mai 2012, la première pierre de construction de la centrale hydro-électrique de Zongo II dont les travaux ont duré cinq ans.

Le gouverneur de la province du Kongo Central, Jacques Mbadu, a exprimé, à cette occasion, la reconnaissance de la population de sa province au Président de la République, Joseph Kabila, pour les grandes réalisations et d’importants investissements au profit du développement de cette entité durant les cinq dernières années, pour un montant de plus de 5 milliards USD.

Le Directeur de la société Sino-congolaise qui a exécuté les travaux, Zao Fieng, a, au nom de tout le personnel de cette entreprise, exprimé sa gratitude au Chef de l’Etat qui a fait l’honneur d’inaugurer cet ouvrage. Il a rappelé que le Chef de l’Etat, qui a manifesté un intérêt particulier à ce projet, a visité trois fois les sites de la centrale en vue de se rendre compte de l’avancement des travaux.

(JMNK)