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L’AC Dibumba de Tshikapa a tenu en échec le TP Mazembe de Lubumbashi, par le score vierge. Ce match avancé de la 9ème journée du championnat de la Ligue Nationale de Football (LINAFOOT), zone Centre sud, s’est joué hier mercredi 6 décembre au stade des Jeunes de Katoka de Kananga. De noter que Mazembe, après 3 victoires d’affilées, n’a pas pu s’en sortir devant Dibumba, qui empoche un précieux point après une mauvaise entame du championnat.

 SM Sanga Balende l’emporte sur Océan Pacifique

A Mbuji-Mayi au stade Tshikisha dans cette même zone de développement, Sa Majesté Sanga Balende a battu Océan Pacifique par un score de 3 buts à 1, en match avancé comptant pour la 7ème journée du 23ème championnat national de football. Il s’agit là d’une deuxième victoire des Sang et or de Mbuji-Mayi, après celle de jeudi 30 novembre face à Lupopo. Ainsi, les protégés de Ngoy Kasanji vont accueillir les Corbeaux du TPM le 10 décembre prochain, si tout va mieux au nouveau stade Kashala Bonzola.

Mont Bleu bat Etoile de Kivu

Dans la zone Est, le Football Club Mont Bleu de la Province Orientale est sorti vainqueur devant Etoile du Kivu, en le battant hier au stade Amani de Bunia par un score étriqué de 3 buts à 2. Match comptant pour la 7ème journée, match avancé du 23ème championnat de la LINAFOOT.

Ainsi après cette victoire, Mont Bleu consolide sa place de leader au classement provisoire avec 10 points +2 en 5 sorties. Etoile du Kivu demeure dernière au classement avec 2 points en 4 sorties.

L’AS Dragons fait match nul avec Rangers

L’Amicale Sportive Dragons Bilima peine à se retrouver depuis le lancement de ce 23ème championnat de la LINAFOOT. Hier au stade Tata Raphaël de la Kethulle pour le compte de la 5ème journée, zone Ouest, l’AS Dragons/ Bilima a été tenu en respect par l’AC Rangers qui vient de rejoindre la cour de grands. 2-2, c’est le score qui a sanctionné la rencontre. Pourtant, l’AC Rangers était le premier à ouvrir le score dès la 2ème minute par l’étincèlent Tuisiala Kisinda qui signait ainsi son deuxième but dans ce championnat. La réplique des Monstres de l’AS Dragons a été immédiate par l’égalisation de leur buteur-maison Kapay Adeito, signant également son 2ème but de la saison à la 6ème minute. L’AC Rangers va doubler la mise sur une erreur monumentale de la défense de Dragons, suite à une mauvaise remise sur le gardien Kama, remettant le ballon au diable Tuisila qui amorce une contre-attaque et remet à Mpiana Monzinzi qui met le ballon au fond à la 43ème minute. L’AS Dragons/Bilima va de nouveau revenir au score à la 78ème minute, après avoir fait pression sur la défense de l’AC Rangers par Mbiya Kalonji après avoir raté un penalty par le même Kapay à la 71ème minute.

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Vue d’un groupe de shegues aux abords du boulevard du 30 juin (ph tiers)

La présence abondante de marginaux appelés communément «shegues » au centre-ville et particulièrement le long du boulevard du 30 juin, inquiète les bonnes consciences. « Chassez le naturel, il revient au galop », renseigne une sagesse. Les marginaux insécurisent, ils investissent le boulevard du 30 juin où taquinent, quémandent et parfois même raflent. Aux heures de pointe, les femmes doivent se faire escorter d’un homme, pour éviter le harcèlement. C’est qu’un groupe de shegues l’entoure et qui lui exige d’exercer la solidarité. Mardi dernier vers 14 heures, une jeune dame, la trentaine, attendant un taxi à proximité de la banque commerciale, a été victime d’(un vol à l’arrachée. En effet, un shegue mineur lui a arraché le téléphone VIP qu’elle tenait, et s’est introduit sous les caniveaux dallés qui bordent le boulevard. Des minutes plus tard, un policier et un jeune disponible ont suivi le fugitif dans son retranchement, mais c’était en vain.

 

Après l’opération Likofi, le relâchement

 

Deux articles ont paru dans les colonnes de L’Avenir, sous les signatures des consœurs Rebecca Muzama et Mamie Ngondo, intitulés  : « Les enfants de la rue refont surface : Les ONGD de Droits de l’Homme interpellées » et « Sous l’œil de la Police : Des shegues s’affrontent à Kinshasa ». C’était respectivement le 7/10/2015 et 13/6/2016. A l’une et l’autre occasion, en effet, les reporters de L’Avenir ont établi des responsabilités du pourrissement de la situation au niveau des acteurs sociaux : l’Etat, la famille, la rue, l’Eglise, les médias…

 

C’est à juste titre que ces enfants dits de la rue refont surface, malgré les opérations menées contre eux par la police. Une opération saluée par une frange majoritaire de la population. Car mettre hors d’état de nuire cette catégorie d’enfants, a toujours été le vœu de paisibles citoyens. Ces marginaux sont très dangereux, dans la mesure où ils embêtent tout usager de véhicule sur le boulevard du 30 juin et ailleurs. Ils agressent physiquement, profèrent des injures lorsque leur demande n’est pas exhaussée. Force est d’interpeller les autorités en la matière qui laisse faire cette situation au centre-ville, où interagissent autochtones et expatriés. Car après le boulevard du 30 juin, les autres artères de la capitale risquent de connaitre le même envahissement, un effet de chaîne de ces hors-la-loi.

Pourquoi doit-on laisser ce phénomène prendre de l’ampleur dans la capitale qui pourtant jouit d’une vocation touristique avérée ? Tout le monde s’est dit soulagé lors de la traque de ces marginaux sur le Boulevard du 30 juin et dans les marchés urbains et municipaux. C’était, pour rappel, l’opération « Likofi » (entendez : Coup de poing), déclenchée en décembre 2013. Pour l’heure, où sont passées les autorités compétentes qui doivent les réinsérer dans la vie professionnelle ? Alors que certaines ONG qui les recrutaient en vue de leur réinsertion sociale, plusieurs parmi ces structures ont failli à leur mission. Que de fois, les mêmes têtes gardées dans des auberges et des centres de formation ont rebroussé chemin.

A en croire plusieurs frustrés, l’Etat est le premier responsable de ce phénomène. D’où, il lui revient de garder constance dans les efforts amorcés : rechigner à toute attitude passive, ériger des foyers sociaux pour leur prise en charge

La responsabilité est partagée entre l’Etat d’une part, et d’autre part, les parents géniteurs. Des parents ployant sous le coup des insuffisances et des irrégularités des salaires, sont incapables d’assurer la scolarité de leurs enfants, de leur offrir une alimentation équilibrée. Les situations de divorces déchirent certains foyers, ou soit le décès de l’un de parents où les enfants sont souvent traités de sorciers ou porteurs de malheur. Tout cela entraine des enfants qui, n’étant pas à mesure de supporter la maltraitance, trouvent un refuge dans la rue.

Les enfants de la rue, un fonds de commerce ?

 Des ONG locales plus d’une fois, ont pris le devant de la scène, prétendant récupérer et réinsérer des enfants de la rue. Et plus d’une fois, la plupart ont arrêté leur « aventure » à mi-chemin, après avoir crédité leurs comptes bancaires de la libéralité de bailleurs des fonds.  

Si l’on veut bien découvrir sa cause, c’est parfois une cause qui ne peut pas justifier l’accomplissement de cet acte de banditisme au grand jour et sur la place publique.

Toutefois, il est à démontrer que les autorités congolaises ont encore du pain sur la planche dans ce domaine de la récupération des enfants de la rue. Soulignons que la plupart de ces enfants se sont retrouvés dans la rue à cause des motifs divergents. Il y en a sur qui pèse la présomption de sorcellerie, d’autres à cause de la misère constatée dans leurs familles de provenance. Beaucoup aussi se sont retrouvés déchirés de leurs familles sans en connaître la cause, sous l’influence d’autres enfants de la rue.

Derrière tout comportement, il y a une dose de vérité, démontre une évidence. Dans cet ordre d’idée, il ne faut pas seulement privilégier le mauvais comportement de ces enfants. Un certain son de cloche résonne que ces enfants de la rue ont juste besoin d’une orientation. Car ils peuvent avoir développé un sentiment de manque qui les pousse à commettre tous ces actes de barbarie, en croyant satisfaire à leur manque.

Notons aussi que cette situation des enfants de la rue a prouvé la faillite dans le domaine de l’éducation auprès des familles qui n’ont pu maîtriser leurs enfants, pour les dissuader de l’errance. Pourtant, toute famille devrait s’assumer comme première éducatrice, malgré des difficultés qui peuvent survenir, afin de prévenir la délinquance juvénile. Et l’État congolais a la charge de l’encadrer la jeunesse. Car dit-on, la jeunesse c’est l’avenir de demain. D’où, les pouvoirs publics et les familles doivent collaborer sans faiblir, en mettant des mécanismes en place pour contrecarrer ce fléau des enfants désespérés qui composent des gangs », (lit-on dans « L’Avenir » du 13 juin 2016).

Payne

Le Premier ministre, Bruno Tshibala lors de son investiture à l’Assemblée nationale à Kinshasa, le 16/05/2017. Ph.tiers

Les députés nationaux ont adopté ce mercredi 06 décembre 2017, le projet de loi de finances 2018. Ce, après approbation du rapport de la commission ECOFIN y relatif. Le texte est ainsi transmis pour seconde lecture au Sénat avant sa promulgation par le Président de la République dans les tout prochains jours.

Au cours de sa séance plénière de ce mercredi 06 décembre 2017, l’Assemblée nationale a poursuivi ses travaux relatifs à l’examen et adoption du projet de loi de finances de l’exercice 2018, évalué à l’équivalence de plus de 5 milliards de dollars américains. Lequel projet de loi, présenté et défendu par le Premier ministre Bruno Tshibala le vendredi 24 novembre dernier, après débat général, a été déclaré recevable par l’assemblée plénière, le lundi 27 novembre 2017.

A la suite de son approbation, ce texte de loi était envoyé à la commission Economique, financière et contrôle budgétaire (ECOFIN) de l’Assemblée nationale pour examen approfondi. Cette commission, bien que ne disposant que de peu de temps, a pu finaliser son travail et apporter des éclairages nécessaires dans ce projet de loi de finances 2018 soumis à la délibération de la représentation nationale.

La commission ECOFIN a donc présenté son rapport y relatif ce mercredi devant l’assemblée plénière. Après sa lecture par les députés nationaux Jean-Luc Mutokambali Luvanzayi et Deo Gratias, respectivement président et rapporteur de la commission ECOFIN de la Chambre basse du Parlement, l’assemblée plénière a déclaré recevable ce rapport, lequel a été ensuite soumis directement en discussion.

Et à l’issue de ce débat, les conclusions du rapport de la commission ECOFIN sur le budget 2018 ont été approuvées par l’assemble plénière. Après l’approbation du rapport, les députés nationaux ont procédé à l’adoption, article par article, du texte et de son exposé des motifs.

Le quorum faisant défaut, les députés nationaux ont adopté l’ensemble de ce texte du projet de budget 2018 au cours d’une séance subséquente. Sur les 293 députés nationaux présents à cette séance plénière, 275 ont voté « oui », et les autres ont voté « non » et se sont abstenus.

Après cette adoption à l’Assemblée nationale, le projet de loi de finances de l’exercice 2018 sera incessamment transmis au Sénat pour examen en seconde lecture.

Rappel du budget 2018

A savoir, ce projet de loi de finances de l’exercice 2018 s’inscrit dans la droite ligne des missions confiées au Gouvernement d’union nationale. Notamment, l’organisation des élections crédibles, libres, transparentes et apaisées ; l’arrêt de la dégradation de l situation économique du pays ; l’amélioration des conditions de vie de la population ; la restauration de la sécurité des personnes et de leurs biens sur l’ensemble du territoire national.

Le budget du pouvoir central de l’exercice 2018 est présenté en équilibre, en recettes et en dépenses, à 10.313,3 milliards des francs congolais, soit 12,9 du PIB et un taux de régression de 10,5 % par rapport à son niveau de l’exercice 2017 arrêté à 11.524,5 milliards des Francs congolais. Les recettes de l’ordre de 10.353,1 milliards de Fc sont constituées des recettes du budget général évaluées à 8.927,9 milliards de Fc, des recettes des budgets annexes projetées à 917,2 milliards de FC et des recettes des comptes spéciaux chiffrées à 508,1 milliards de Fc.

Et les dépenses projetées pour l’exercice 2018 se chiffrent à 10.353 ?1 milliards de Fc contre 11.524,5 milliards de Fc de l’exercice 2017. Soit, un taux de régression de 10,2 %. Elles sont réparties en budget général, budgets annexes et comptes spéciaux, en équilibre avec les recettes correspondantes.

Au regard des contingences politiques et temporelles, la commission ECOFIN de l’Assemblée nationale a levé l’option d’analyser, en priorité, entre autres, les allocations des crédits budgétaires destinés à la CENI pour la poursuite du processus électoral ; l’affectation adéquate des ressources aux dépenses relatives à l’amélioration des conditions socio-économiques de la population ; les mesures idoines prises par le Gouvernement en vue d’améliorer la mobilisation des ressources internes et externes susceptibles de renflouer le trésor public et permettre au Gouvernement de remplir ses missions ; et la confirmation des assignations des recettes par les régies financières et autres services mobilisateurs des recettes.

Somme toute, la commission souligne que les recettes des comptes spéciaux passent de 481,03 milliards de Fc à 508,08 milliards de Fc pour l’exercice 2018. Elle souligne en outre que les recettes des comptes spéciaux ne produisent pas d’impact sur le trésor public. « D’où la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle, de saisie et de traçabilité de ces ressources au compte général du trésor ».

Voilà pourquoi, la commission a recommandé enfin au Gouvernement de la République de respecter le délai légal pour le dépôt du projet de loi de finances à l’Assemblée nationale ; et de décaisser les crédits disponibles à la CENI pour l’organisation des élections.

Lepetit Baende

Le Premier ministre Bruno Tshibala a présidé hier dans l’immeuble du Gouvernement, la 4ème réunion extraordinaire du conseil des ministres. Au menu, un seul point, relatif à l’examen et l’adoption d’un texte. Il s’agit en l’espèce d’un projet de loi portant habilitation du gouvernement. A l’occasion, Mme Wivine Mumba, ministre du Portefeuille, a présenté aux membres du conseil l’économie de ce projet de loi portant habilitation du gouvernement à prendre par Ordonnance-loi quelques mesures jugées particulièrement urgentes dans les domaines fiscal, forestier, environnemental et celui relatif à l’agriculture, conformément à l’article 129 de la constitution de la République. Et ce, compte tenu des contraintes de l’agenda de l’Assemblée nationale et du Sénat qui seront comme on le sait, en vacances parlementaires du 15 décembre 2017 au 15 mars 2018.

Signalons qu’au cours de ce conseil des ministres extraordinaire, les échanges ont porté sur les dites mesures qui impactent directement la réalisation des réformes contenues dans le programme d’action du gouvernement, notamment par la réduction du nombre de produits d’accises et réajustement de taux des droits d’accises, la révision de la nomenclature des droits, taxes et redevances du pouvoir central, afin de réduire le nombre de taxes pour lesquelles le taux sera fixé par l’Arrêté interministériel. Il en est de même pour des impératifs de salubrité et d’hygiène public, ainsi que pour gérer les divergences concernant l’utilisation des ressources forestières vis-à-vis des engagements nationaux et internationaux relatifs au Code forestier en vigueur en Rdc et dans le but, pour le gouvernement, d’atteindre les objectifs qu’il s’est assigné dans le domaine de l’agriculture et de respecter ces obligations vis-à-vis de ses partenaires, notamment en ce qui concerne le projet Grand Inga.

Après débat et délibération, le projet de loi d’habilitation portant sur cette matière a été adopté par le conseil des ministres. Il sera présenté prochainement à la représentation nationale, pour dispositions utiles.

Pas de session extraordinaire

Si le Gouvernement de la République peut demander au Parlement de prendre des dispositions utiles, est-ce pour dire qu’il n’y aura pas de session extraordinaire ? Pour cette session essentiellement budgétaire et qui va se clôturer d’ici peu, le Parlement à travers ses deux chambres est en voie de relever le défi d’avoir voté le budget pour l’exercice 2018, d’avoir voté la loi portant révision du Code minier, la loi électorale, sans oublier d’autres lois essentielles au bon fonctionnement du pays. Comme pour dire que le Parlement n’aura d’autre choix que de clôturer en beauté cette session, tout en promettant de revenir au mois de mars 2018, avec en tête la loi portant répartition des sièges pour les législatives nationales, provinciales, municipales et locales. Mais bien avant que cette loi ne soit présentée par le Gouvernement, la CENI aura terminé l’enrôlement dans les provinces du Kasaï et Kasaï Central, sans oublier les deux territoires de Luilu et Kamiji. D’ailleurs à ce jour, la CENI dit avoir atteint 93% de ses prévisions.

JMNK

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Apprendre en français et en langue nationale. Tel est le but pour lequel des experts du secteur de l’éducation sont en atelier de conception d’outils d’auto-formation pour développement de l’enseignement bilingue, du 5 au 8 décembre 2017, au Campus Numérique Francophone de Kinshasa, à Gombe.

Dix participants travaillent d’arrache-pied avant la mise en application des résolutions rentrant dans le cadre du projet de construction d’un dispositif hybride de formation destiné aux instituteurs du bilinguisme français-langues africaines, proposé par le nouvel Institut de la Francophonie pour l’Education et la Formation (IFEF). Le programme concerne quatre pays africains. Entre autres la RDC, le Madagascar, le Mali et le Niger. L’enseignement scolaire dans ceux-ci devra se faire notamment en français et en langues nationales. Joseph Kawole, l’un des experts et participant à l’atelier explique qu’après les travaux en cours, ils seront encore en atelier début et fin janvier 2018, ce avant de clôturer et de proposer les modules au gouvernement pour validation. Ainsi, a-t-il rassuré, le programme sera mis en application. D’après lui, des inspecteurs seront formés en vue de l’appropriation du plan des modules nationaux.

Suite à la commande de l’Agence Française de Développement (AFD) et dans le cadre de l’IFEF, la coordination d’IFADEM, structure dont l’expertise est notoirement reconnue en RDC, a proposé une démarche en s’appuyant sur la synergie IFADEM/ELAN afin d’accompagner les Etats de la Francophonie à renforcer leur plan de développement du bilinguisme. Le travail des équipes ELAN sur les outils du bilinguisme a permis de constituer une base et des supports qui doivent être repensés en s’appuyant sur des contenus IFADEM.

Contextualisation au niveau des États

L’idée du bilinguisme dans les écoles est née des rencontres inter-pays, dont l’une d’elles s’est tenue à Dakar au Sénégal, au cours desquelles des réflexions engagées sur des thématiques des contenus de formation étaient faites. Il s’est avéré nécessaire de contextualiser au niveau de chaque pays certaines séquences des thématiques proposées. Après avoir identifié des thématiques transversales, des équipes ont développé celles qui correspondent respectivement aux pays en tenant compte des spécificités des langues nationales.

Des thématiques des trois modules transversaux et leurs structurations ont été approuvées au niveau de l’atelier transversal. Elles s’articulent autour de trois points : pourquoi enseigner la langue 1 ; comprendre le fonctionnement des 2 langues et développer des compétences dans les deux langues ; aller de la Langue 1 vers la Langue 2 : développer les compétences écrites. Le document qui reprend les séquences pour chaque thématique s’intitule : « Plan de développement du bilinguisme : présentation du dispositif et de la démarche. Le gros du travail portera donc sur les thématiques et les séquences des trois modules nationaux ».

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Le président de la FECOFA, 2ème vice-président de la CAF et membre du Comité exécutif de la FIFA, Constant Omari Selemani était hier mardi 05 décembre 2017 devant les chevaliers de la plume dans la salle de conférence du siège de l’organe faitier situé sur n°31 de l’avenue de la Justice, dans la commune de la Gombe. Il a félicité le staff technique et les Léopards Séniors messieurs football pour leur performance et leur meilleur parcours aux éliminatoires de la 21ème Coupe du Monde de football où ils ne se sont jamais approchés à la porte d’une Coupe Monde depuis 1974 en Allemagne. Il leur a encouragé de continuer à porter le plus haut le drapeau national pour les prochaines échéances qui viennent à pas de géant. Les Léopards ont terminé cette campagne avec 13 points plus que certains pays qualifiés.

Il a félicité le président de la République, le gouvernement pour avoir disponibilisé les moyens. Toute la préparation s’est effectuée à l’extérieure du pays (Maroc) dans de très bonnes installations. Il a réitéré les mêmes remerciements au sponsor de l’équipe nationale « Orange » pour sa contribution.

Il n’a pas oublié les différents acteurs sportifs, les dirigeants des clubs, anciens joueurs, la presse et toute la population. Tous les signaux de l’évolution de notre équipe nationale dans l’avenir sont bel et bien là, il faut maintenant voir l’avenir, dit-il. Et de renchérir, j’ai vu toute la population derrière son équipe nationale, symbole de l’unification de notre nation. Il faut que cette flamme reste allumée, a-t-il renchéri. Il faut viser très haut pour la CAN 2019 au Cameroun.

Pour le CHAN, c’est un camouflet où nous avons été éliminés. Sur les cinq éditions, nous en avons gagné 2 et nous nous sommes fait éliminer par un score de parité. Il faut faire l’introspection avec la reforme lancée à la LINAFOOT. Il faut limiter le nombre d’étrangers dans nos clubs pour revaloriser notre championnat national et aussi notre équipe nationale locale.

Quant à la Coupe de la confédération, il a félicité les « Badiangwena Baseka », les Corbeaux du TP Mazembe pour leur sacre, vainqueur de la 14ème Coupe de la Confédération pour la deuxième consécutive.

Pour la compétition de l’UNIFFAC, laquelle est engagée notre onze national à Limbe au Cameroun, le président Omari dit qu’ils ont le soutien de tout un peuple à cette compétition qui ouvre la voie à la CAN 2017. Il en a profité pour annoncer que la FECOFA va solliciter l’organisation zonale de cette compétition en avril 2018 prochain.

Pour la réussite de la compétition de cette franche d’âge que la FECOFA a pensé à la reforme à la LINAFOOT pour la création de la Division II. Dans le même sens, l’organisation par la LINAFJ du championnat scolaire d’abord à Kinshasa et sur toute l’étendue de la République où se trouve beaucoup de talents.

Le président Omari a également évoqué le football féminin qui est en chantier avec l’organisation du championnat et de la Coupe du Congo.

Le n° 1 de l’organe faitier du football congolais a donné des précisions sur une question posée par un confrère sur la Direction technique nationale qui n’est pas seulement là pour la formation, mais aussi pour réfléchir sur les voies et moyens de développer le football congolais.

Quant à la question sur le Sélectionneur national, une commission est déjà mise en place pour tirer les conséquences plus objectives de la fin de son contrat en février prochain. Il est invité par le Comité exécutif de la FECOFA, le 13 décembre prochain pour harmoniser les clauses. Constant Omari a ainsi terminé par annoncer sa candidature à sa propre succession.

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Le président du FC Renaissance du Congo, l’Evêque Pascal Mukuna, est sorti de son silence. Ce, après les déclarations de l’entraineur François Gueh Monguéhi, menaçant ainsi de quitter le club pour une faute commise par les dirigeants du club avant la rencontre face à l’AS V. Club.

Pour Pascal Mukuna, cette faute n’émane pas directement du Secrétariat du club, mais plutôt de la LINAFOOT qui a écrit à Renaissance, 3 heures avant le derby kinois, de ne pas aligner une dizaine des joueurs dont les licences posent problème. Après avoir réceptionné cette note de la LINAFOOT, le Secrétariat du club a transféré la liste de ces joueurs suspendus par la LINAFOOT à l’entraineur. Malheureusement sur cette liste se trouvait les noms de 3 joueurs retenus comme titulaires. Et après la défaite, Gueh n’a pas pu se maîtriser et a menacé de démissionner de son poste d’entraineur de Renaissance. Saisi de l’affaire, le président de Renaissance éclaire la lanterne de l’opinion sportive kinoise, mais aussi de tous les supporters de son club : « Le coach avait préparé son équipe durant plusieurs jours à Brazzaville. Il avait confiance à sa composition pour ce derby. Et c’est difficile de digérer une telle nouvelle, faisant état de la suspension de ses 3 cadres choisis pour ce match ».

Cette déclaration a été faite au cours d’une interview que Pascal Mukuna a accordé à la chaine de télévision « Télé 50 ». Et au sujet de la démission de François Gueh, Mukuna apaise : « Le coach était venu me voir à la maison, il m’a expliqué la situation, et je lui ai fait comprendre comment les choses étaient. Et tout en me mettant aussi à sa place, je lui ai appelé au calme. Il a présenté ses excuses à tous les Renais pour avoir agi dans la colère, et promet de reprendre avec le club pour la suite du championnat ».

Espérons que nous allons revoir François Gueh Monguéhi à la tête du staff technique de Renaissance, surtout lors du prochain derby Kinois face à DCMP. A tous les supporters du FC Renaissance du Congo, Pascal Mukuna appelle au calme.

Depuis la publication du calendrier électoral global et consensuel par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), toute la classe politique range ses troupes pour étudier les voies et moyens pouvant permettre de bien se positionner et gagner plus de sièges. Malheureusement, au sein du Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au Changement (Rassop/Limete), l’on imagine autre chose. Nonobstant leurs pensées focalisées sur la prise de pouvoir par la rue, le Rassop/Limete ne veut pas livrer ses autres secrets. Mais puisque sur la terre rien ne se cache, il sied de signaler que le manque de leadership dérange cette plateforme politique de l’Opposition congolaise. Outre cela, le Rassemblement ne sait pas trouver un compromis autour d’un candidat unique. Et même s’il y avait prise de pouvoir par la rue, le Rassop n’a pas un président à proposer aux Congolais pour diriger la transition. Curieusement, ils chantent une transition sans Kabila ! Plusieurs candidats présidents de la République se sont autoproclamés au sein du Rassop. Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Ndondoboni, Félix Tshisekedi… La liste serait encore très longue. Tous veulent devenir président de la République, mais appartenant à une seule plateforme. Des raisons ont été données par plusieurs membres du Rassop pour justifier cette situation, mais nulle ne tient. Faudra-t-il faire appel aux Evêques de la Cenco pour organiser une table-ronde du Rassop afin de sortir un candidat unique ? Où faudra-t-il repartir à Gorée, à Genval… pour que le Rassop se trouve un candidat unique ? L’heure est grave. Face à cet état de chose, des tensions sont visibles entre les partisans de chaque leader. Les plus emblématiques sont ceux des partisans de Félix Tshilombo Tshisekedi et de Moïse Katumbi Chapwe.

 

La guerre des opinions

Dans des réseaux sociaux comme dans des émissions télévisées, les publications comme des propos prouvent à suffisance que rien ne va entre Katumbi et Tshisekedi fils. De globalinfos.net, l’on affirme que ce qui semblait encore une guerre informelle, devient une affaire publique entre les partisans de Fatshi et ceux de Katumbi, alors que tous sont membres du Rassop/Limete.

Le site informe que tout a commencé par un texte publié par M. Patrick Bakengo, un natif de Likasi et pro Tshisekedi : « Si Moïse Katumbi aime vraiment les Congolais comme il le prétend, il doit se retirer dans la course aux élections présidentielles et laisser Félix Tshisekedi comme seul et unique candidat du Rassemblement ».

De ce message, l’on comprend directement que Katumbi qui est en exil provoqué par lui-même à Bruxelles, et ne pourrait rentrer au pays que s’il réglait son affaire avec le grec Stoupis pour escroquerie, n’a plus de chance de prendre part aux élections prévues au 23 décembre 2018.

Après la déclaration de ce pro Félix, un autre son de cloche est d’un pro-Katumbi. Il s’agit d’Abel Amundala qui a rétorqué en disant : « si réellement Félix Tshisekedi veut que l’opposition gagne les élections présidentielles qui arrivent en RDC, il n’a qu’un choix pour voir la réalisation d’un tel espoir. Félix doit s’aligner derrière la candidature de Moïse Katumbi ».

 

De bonnes guerres !

Ces attaques frontales prouvent à suffisance le manque de leadership et de consensus qui règne au sein du Rassemblement/aile Limete. Mais pourquoi ces genres de déclarations ? Pour Patrick Bokengo, Moïse n’est pas le bienvenu pour remplacer Joseph Kabila.

« La lecture des événements nous montre qu’aussi longtemps que Moïse sera dans cette course effrénée à la présidence, Kabila ne lâchera rien. Katumbi est plus que conscient que Kabila ne fera aucun compromis, et ne lui cédera jamais la place. Dans 5 ans, Katumbi peut revenir assouvir ses ambitions et étancher sa soif d’être candidat aux élections et peut-être devenir Président de la République. C’est un sujet délicat, voire tabou pour certains pour les temps qui courent », indique Patrick Bokengo.

Par contre, Abel Amundala pense que Moïse Katumbi est le seul candidat de l’opposition qui a un acquis d’un bilan positif dans la gestion de la chose publique, son bilan positif au gouvernorat de Katanga en témoigne résolument. Ce que Félix n’a pas.

Quand l’on arrive à un tel niveau de polémique, tout porte à croire que le Rassemblement n’est pas prêt à aller aux élections.

Et quand ils poussent le président de la République à présenter son dauphin, pendant qu’ils sont incapables de s’entendre sur un nom qui ferait l’unanimité. Mais pour arriver à ce niveau, il faut savoir que les dollars seront bien dépensés pour être accepté comme candidat unique du Rassop. Puisqu’avant d’accepter Katumbi au sein de cette plateforme lors de sa création à Genval, l’on sait comment des billets de banque ont circulé de la tête jusqu’au pied pour ne pas citer des noms.

Mais si l’on continue à ne pas croire à ces élections, on risquera de revivre l’histoire de 2006 où le feu Tshisekedi père avait interdit à tous les membres de l’Udps de prendre part aux premières élections démocratiques organisées en RDC.

 

Les dessous-des-cartes du voyage manqué de Fatshi à Lubumbashi

De ces deux opinions relevées ci-haut, il est permis de comprendre que même si Félix Antoine Tshisekedi a raté son voyage à Lubumbashi, c’est parce que Katumbi ne voulait pas perdre sa popularité dans un coin qu’il semble bien maîtrisé. A son arrivée à l’aéroport, c’est beaucoup plus M. Gabriel Kyungu qui a mobilisé les militants du Rassop/Lubumbahsi pour accueillir leur président national. Katumbi de son côté, bien que loin de la ville, n’a pas soutenu cette démarche de Kyungu, et a préféré garder silence. « Des indiscrétions révèlent que le camp des Katumbistes aurait milité et soudoyé différents partis politiques pour gagner leur absence de l’accueil du fils d’Etienne Tshisekedi, en vue de garder la popularité de Moïse intacte dans la ville de Lubumbashi. Pas de drapeaux des partis du G7, ni de l’AR et même la plupart des insignes des partis membres du Rassop », signale globalinfos.net.

Au vu de tout ce qui précède, il est difficile de croire que le futur président de la République viendra du Rassemblement de Félix et Katumbi. Ces deux prétendus leaders du Rassop créent la cacophonie au sein de cette plateforme laissée par le lider maximo. Les appels à l’unisson viendront de partout, mais l’esprit qui anime les personnes n’est pas prêt à laisser l’autre être à la tête des assoiffés du pouvoir. Ça commence bien, et l’avenir en dira plus.

Makim

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Une vue du libre-penseur et écrivain, Hubert KABASU BABU KATULONDI. Ph.tiers

En cette année 2017 finissante, Joseph Kabila Kabange est tangiblement passé du pouvoir incertain, inhérent au contexte approximant le non-Etat en 2001, à la plénitude et au summum de l’imperium. Un règne qui s’est étonnamment consolidé en cascades ascendantes. Et cela, malgré les graves contradictions de la démocratisation et les poussées oppositionnelles stridentes et intenses pendant 16 ans. Le pouvoir étant, par essence dans sa conception wébérienne, la capacité de « faire triompher sa volonté au sein d’une relation sociale », aujourd’hui en R.D Congo, le Raïs fait dominer son dessein (voire son schéma politique) dans l’arène politique. Que l’on fasse déferler sur lui des torrents de quolibets au vitriol ou que l’on encense hypocritement par courtisanerie, la réalité demeure qu’il est parvenu à s’imposer comme l’épicentre du champ politique congolais. Le Dr. Etienne Tshisekedi qui constituait l’autre pole de gravitation de l’arène politique a disparu laissant l’opposition dans une «impuissance par défaut de Grand Homme à historicité légitimante.» L’histoire, dans ses méandres aux logiques parfois insaisissables, place le Congo aujourd’hui dans une configuration politique presque monocratique dont l’épicentre est Joseph Kabila Kabange. Même le prophète Congolais au meilleur score de prédiction ne l’aurait pas vu cheminer vers le summum de l’imperium.

Dans la crise politique que connait le Congo aujourd’hui, les yeux et les esprits sont tournés vers la bienveillance du Raïs pour décanter la situation. Il dicte les termes du jeu et des enjeux politiques. Les joueurs politiques se positionnent et se repositionnent par rapport à cet épicentre. Réalité tangible. L’imploration est implicite, mais déchiffrable. Dans toute la classe politique, dans toute la société Congolaise, voire au plan international, on ne cerne ni nouveau maitre, ni nouveau paramètre d’infléchissement sur Joseph Kabila. La mort précipitée de Dr. Etienne Tshisekedi (Hélas, le lider maximo fit preuve de hiatus tactique, manquant ainsi de conquérir l’imperium à sa portée !), un homme qui a subi la torture, la bastonnade, les multiples relégations à son village natal, les incarcérations, les humiliations, sans abandonner la lutte, a complètement désaxé le système politique Congolais. Cette perte a produit un monocentrisme politique de facto. On pourrait même dire «le départ du Sphinx de Limeté a fait apparaitre le Sphinx de la Gombe ». Le Rais congolais au silence et à la placidité neutralisante.

 

  1. L’ERE POST-TSHISEKEDIENNE : L’OPPOSITION EST DEVENUE UNE JUXTAPOSITION DES CHEFS POLITIQUES BRAILLARDS AUTONEUTRALISANTS

Si feu Dr. Etienne Tshisekedi était vivant une telle impasse aurait été impensable. L’opposition n’est plus qu’une nébuleuse kafkaïenne. Des vieux entrepreneurs politiques démunis de vision intelligible, des chefs politiques situationnistes à la discursivité politique balbutiante, l’opposition bat de l’aile. Le défi majeur est de produire un autre leader politique authentique, pur, irradiant. Hélas, dans la mixture oppositionnelle actuelle où l’UDPS s’est engluée et a perdu son intelligibilité, la production d’un «plus-que-Tshisekedi » est une éventualité dont la probabilité repose sur la pointe d’une épingle. Ceux qui se distinguent par le vacarme selon lequel ils sont les disciples politiques de Dr. Tshisekedi ne trompent que les néophytes. Aucun d’entre eux n’est parvenu à ce jour à proposer une rearticulation de l’idéologie politique de Dr. Tshisekedi Wa Mulumba, en lui donnant une armature conceptuelle de l’envergure, et aussi de la puissance persuasive, que le premier Docteur en Droit du Congo avait tissé. L’opposition apparait, aux yeux des observateurs avertis, comme une juxtaposition des éléments aux trajectoires et historicités politiques contradictoires. Leurs agendas politiques aussi antinomiques produisent une autoneutralisation. Elle est dépourvue visiblement d’une figure de proue porteuse d’une stature et d’un calibre pouvant faire d’elle un deuxième pole de gravitation du champ politique. Villes mortes, infécondes poussées dans les rues, sit-ins, diatribes peut intelligibles. Aucune capacité de faire prévaloir sa volonté dans l’arène politique.

Comment en est-on arrivéà cette situation de monocentrisme politique? Lorsque la société est plongée dans une crise dans laquelle elle est forcée par les pseudo-élites politiques égotistes et narcissiques, quelques esprits lucides ont le devoir d’exercer la noble fonction de la Parésie que préconise Michel Foucauld. Mais, comme ce maitre de l’histoire des systèmes de pensées au Collège de France prescrivait en 1982-1983, il faut parler à l’âme du prince. C’est-à-dire déclamer la vérité au pouvoir pour lever le voile sur les pans des possibilités que cache la crise, élucider les potentialités que couvre le désespoir.

  1. L’OBSOLESCENCE DE LA THESE EXOGENISTE DE LA PUISSANCE DU RAIS CONGOLAIS

Tous les historiens se mettront certainement d’accord sur le fait qu’à sa prise de pouvoir en 2001, le jeune Colonel Kabila, le regard hagard, la posture anxieuse, ne présentait aucun signe annonciateur d’un règne de 16 ans. Mais, en dépit des offensives les plus virulentes et acérées de l’opposition radicale dans sa pureté avec le Dr. Tshisekedi à sa tète, nonobstant les hurlements abasourdissants (parfois aux contours puérils) sur son étrangeté, malgré les guerres résiduelles à l’Est du pays, en dépit d’une certaine galvanisation des puissances internationales (surtout avec le Président Obama à la tête des USA et les diverses sanctions), l’emprise politique de Joseph Kabila sur l’arène politique ne s’est pas étiolée. Ironie ou leçon de l’histoire : bien au contraire il s’impose aujourd’hui comme l’épicentre du système politique. Le fonctionnement du système politique, le fonctionnement de l’Etat (Gouvernement, Parlement, armée, justice), l’opérationnalité de la société, l’économie,la discursivité politique tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du Congo, ont pour axe radial Joseph Kabila Kabange.

La question fondamentale qui mérite d’être posée est de savoir d’où vient son pouvoir ? En d’autres termes, d’où lui vient cette puissance de domination apparemment imparable?

Devant ce questionnement, le reflexe des Congolais, mêmes les plus intellectuels, est dictée par la réponse accusatrice des puissances internationales. Sans nier l’influence des puissances internationales dans la prise de pouvoir des présidents Africains, je considère que cette explication est surannée. Elle est contredite par les faits. Les puissances internationales, avec les USA en tête (et un président démocrate ayant des ramifications clintonniennes peu élogieuses de Joseph Kabila) ont pris des mesures démontrant leur position sur la limitation du pouvoir du président Congolais. Il convient même de souligner que c’est durant tout le mandat d’Obama (2008 à 2016) que le régime de Kabila a connu plus d’anxiété dans ses rapports avec les USA. En revanche, c’est dans les milieux des Républicains que le Rais Congolais a quelques passerelles. Il avait tissé ces liens depuis 2001 sous le Président George W. Bush, grâce à sa conseillère en matières de sécurité Dr. Condoleeza Rice et à Jendai Frazer du Département d’Etat.

Le fixisme haineux sur le Rwanda accuse aussi le Président Kagame de soutenir Joseph Kabila. Nous avons accorde au Rwanda une portée historique structurante sur notre nation. C’est aussi un mythe construit par les pseudo-nationalistes fielleux. Depuis 1998, lorsque le gouvernement de feu M’Zée Kabila avait étonnamment choisi de collaborer avec les Interhamwe et les FDLR, et que son successeur Joseph Kabila a continué avec la même politique, les autorités Rwandaises l’ont considéré comme un problème sécuritaire au Rwanda et à la région. Seulement, les autorités Rwandaises ont le sens de la stratégie. Elles ne recourent pas aux antagonismes et au rejet avec éclats médiatiques pour exprimer leur position disjonctive avec qui que ce soit. Même l’ancien parrain Louis Michel a affiché des prises de positions très rigoureuses contre le Président Kabila, en appelant au strict respect de la Constitution en RDC. En plus, l’attribution de toute la causalité du règne des présidents Africains aux impérialistes déterminés à exploiter nos pays grâce aux laquais qu’ils placent aux commandes de nos Etats, procède de l’instinct naturel d’auto-sanctification. C’est un reflexe par lequel nous refusons de voir le mal en nous (selon le mode de pensée analogique de la recherche du bouc émissaire) en le transposant toujours vers une extériorité.

Ce qui vient d’être relevé (et l’argumentaire n’est pas exhaustif ici) suggère que l’on se penche un peu plus profondément sur l’alchimie du pouvoir de Joseph Kabila par rapport à son intériorité. C’est-à-dire, qu’il convient de regarder à l’intérieur même de l’être Congolais et du Congo, pour y déceler les vraies racines et le modus operandi de la longévité et la consolidation de l’imperium du fils de M’Zée Laurent Kabila.

  1. L’ALCHIMIE ENDOGENE DU POUVOIR DE JOSEPH KABILA

Sur cette toile, on peut déceler le pouvoir de Joseph Kabila (c’est-à-dire sa capacité de faire triompher sa volonté   en RDC), non pas dans sa détention d’une formule magique ou d’une habileté extraordinaire qui serait d’ordre mystique (à l’instar du symbolisme de Mobutu l’incarnation du léopard), ou nécessairement dans la monopolisation des outils de coercition. C’est dans les structures ontologiques et anthropologiques des politiciens Congolais qu’il faut chercher la réponse. Ce registre explicatif est complexe. Ici je vais le réduire à la cognition et à la normativité politique. Je recours à la théorie interactive du pouvoir fondée sur la concordance cognitive et normative.

Dans cette optique, le théorème est que la capacité d’imposer sa volonté dans une relation sociale repose quintessentiellement sur la concordance cognitive et normative entre l’acteur régnant et les acteurs subissant le pouvoir dans une société. En d’autres termes, le pouvoir ne peut fonctionner comme dynamique de domination que si celui qui l’exerce et ceux sur qui il est exercé partagent le même registre cognitif et normatif du pouvoir. Cela en termes de son intelligibilité, ses valeurs, son opérationnalité et sa finalité. Dans une société où le pouvoir est encastré dans la conscience collective comme un outil de gestion de l’Etat (intelligibilité), avec la liberté, l’égalité et l’intégrité (valeurs), dans les limites institutionnelles et selon les modalités constitutionnelles (opérationnalité) pour la transformation de la société (finalité), tout exercice de l’imperium contredisant ces données intériorisées par la classe politique (et aussi la société) serait irréconciliablement rejeté. Dans cette optique, la solidité, la pureté et la longévité oppositionnelle de l’UDPS conduite par le Dr. Tshisekedi furent précisément nourries par la profondeur de la vision de l’Etat de Droit rejetant en bloc la pratique altérée du pouvoir en RD Congo, depuis le régime de Marechal Mobutu. La cognition et la normativité de l’Etat de Droit étaient irréconciliables, non-agrégeables, avec les acteurs et les pratiques autocratiques. Mais, il semble que Tshisekedi portait seul ces normes.

Depuis 2003, on a observé que beaucoup d’acteurs politiques ont rejoint le camp politique animateur de l’autoritarisme électoraliste et ont joué des rôles déterminants dans la consolidation de ce régime. De la réduction de l’âge d’éligibilité du candidat président, en passant par les manipulations ayant modifié la constitution pour adopter l’élection présidentielle à un tour, jusqu’à la complicité dans le stratagème de la non-réalisation des élections en 2016. Toutes ces pseudo-élites ont souscrit aux idées du pouvoir et à ses pratiques, particulièrement au moment où ses déviations étaient décriées le plus hardiment par l’opposition authentique incarnée par l’UDPS sous Tshisekedi. Tous ces faits démontrent que le pouvoir du Raïs Kabila capitalise tout naturellement la faiblesse cognitive et normative des pseudo-élites politiques Congolaises. Leur égotisme, leur narcissisme, et surtout leur pulsion accumulative presqu’incurable, les placent dans une inéluctable fécondité d’auto-aliénation et donc de domination. Joseph Kabila n’a même pas à fournir des efforts extraordinaires de persuasion ou de grandiloquence discursive pour dompter les politiciens Congolais: les politicalleurs situationnistes Congolais, dénués d’ancrage idéologique (contrairement à Dr. Tshisekedi qui incarnait une normativité politique) s’offrent eux-mêmes dans un élan d’autoassujettissement. Et nos propos vont trouver encore leur corroboration dans les jours qui viennent. En effet, la probabilité est grande que ceux qui se présentent aujourd’hui comme les têtes de proue de l’opposition, en éclipsant l’UDPS orpheline, virevoltent derrière le Raïs par les appétits de prébendes du pouvoir. Raïs Kabila n’a pas besoin d’un bâton magique pour cela. Ils vont s’offrir eux-mêmes à son pouvoir. Force est de souligner que le déficit cognitif et normatif produit la «préexistence du dominateur dans la psyché des dominés», selon la formule du sociologue politiste Dominique Colas.

  1. LA MONOCRATIE DE FACTO : UN COUTEAU A DOUBLE TRANCHANTS

Les méandres de l’histoire ont aujourd’hui placé le Président Joseph Kabila dans la position d’un acteur politique déterminant les pulsions du système politique Congolais. Même si on lui attribuait une virtuosité méphistophélique imparable (et une telle accusation est un déshonorant aveu d’impuissance de ceux qui l’avanceraient), la réalité tangible est qu’après le décès du Dr. Tshisekedi (authentique Héro de la lutte pour la démocratisation du Zaïre et de la R.D. Congo), le Raïs jouit d’une monocratie de facto.               Cela signifie que le Raïs jouit en ce moment de la capacité réelle et palpable d’imposer sa volonté dans l’arène politique.

Mais toute monocratie est un couteau à double tranchant. La parésie foucaldienne impose que l’on parle à l’âme du prince pourvu qu’il soit disposéà écouter. Loin de considérer cette monocratie de facto avec cynisme et triomphalisme comme une opportunité historique de consolider la démocradura (la dictablanca), il semble que l’histoire donne plutôt à Joseph Kabila Kabange une occasion déterminante de se réinventer et d’enclencher la réinvention du Congo en une démocratie substantive et durable. Etant donné qu’il est au summum du pouvoir, sans contrepouvoir érodant ou désorientant en face de lui, il a maintenant l’opportunité de réorienter décisivement le pays vers les horizons de son élévation démocratique. Non pas que Dr. Tshisekedi l’en empêchait, mais surtout parce que le décès de ce héro ouvre nos yeux devant la vérité du caractère national de sa lutte. Toute la société Congolais réalise aujourd’hui que le combat de Dr. Tshisekedi était un sillon tracé dans notre conscience, mais que nous réfutions par reflexe partisan, que nous chantions superficiellement, sans en déceler la profonde véracité. Donc, le Raïs peut regarder autrement la situation du Congo (au-delà du cynisme triomphaliste des courtisans) pour y repérer une possibilité de capitalisation en vue de la relance et la finalisation d’une lutte qui porte une signification transpartisanne. Le Rais Kabila a aujourd’hui une occasion historique, en situation de monocratie, d’pour accélérer la consolidation de la démocratisation, et ipso facto discrétiser ses pourfendeurs situationnistes. Et parmi ces derniers un grand nombre ne porte pas nécessairement une quelconque passion pour la démocratie et n’exploite cette thématique qu’à des fins de rationalisation politicienne. Comme le disait Voltaire, les Grands Hommes sont ceux qui laissent dans leurs sociétés les forces et les mutations mentales propices à la continuité de leurs luttes.

Le vendredi 1er décembre 2017, l’ambassade du Japon en Rd Congo a organisé sa Fête nationale  à Kinshasa. Ce, à l’occasion du 84èmeAnniversaire de Sa Majesté Akihito.  Durant cette soirée,  l’ambassadeur du Japon a salué la coopération entre son pays et la Rdc et l’apport de son pays aux projets locaux congolais. Hiroshi Karube a en outre promis le soutien de son soutien au processus électoral. Quant aux convives sélects, la gastronomie japonaise et le mini concert de Mme Kaori Fujii, accompagnée par l’Orchestre symphonique kimbanguiste.

Dans son discours de circonstance, Ambassadeur du Japon M. Hiroshi Karube a exprimé son satisfecit: « c‘est un grand honneur et un réel plaisir de vous accueillir ce soir en  ma résidence pour célébrer le quatre-vingt-quatrième anniversaire de Sa Majesté Akihito, Empereur du Japon », une  réception qu’il organise pour la première fois depuis sa nomination en qualité d’ambassadeur en Rdc.

En effet, un an et deux mois se sont écoulés depuis que le nouvel ambassadeur venait présenter, en octobre 2016, ses Lettres de Créance auprès de Joseph Kabila Kabange, Président de la République démocratique du Congo. Et depuis cette date, la coopération entre le Japon et la Rdc a marqué encore plus de points.

Une coopération séduisante

L’occasion faisant le larron, Hiroshi Karube a jeté un regard, cependant non exhaustif, sur l’évolution des relations entre les deux pays partant d’août 2016, date où un signal fort a été donné, avec la tenue  de la Conférence Internationale de Tokyo sur le Développement de l’Afrique (TICAD VI), à Nairobi au Kenya. Une grande première sur le sol africain.  Raymond Tshibanda, alors Ministre Rd congolais des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale était de la partie. Un an après, soit en août 2017, à Maputo au Mozambique, la Réunion ministérielle de Suivi de la TICAD aura lieu, en présence de M. Léonard She Okitundu, l’actuel Vice-premier Ministre congolais des Affaires étrangères et Intégration régionale.

La Rd Congo et le Japon travaillent donc en étroite collaboration sur le plan bilatéral. En effet, pour ce qui est de l’année 2017, en mars, le Gouverneur de Kinshasa, André Kimbuta, s’est rendu à Tokyo invité par le Gouvernement du Japon. Il y a eu, le 10 mars à Matadi, la cérémonie d’inauguration des Travaux d’aménagement du Pont Maréchal, construit en 1983, dans le cadre de la coopération bilatérale. Ce pont a d’ailleurs connu, en 1984, la visite officielle de leur Majesté l’Empereur Akihito et l’Impératrice Michiko, jadis Prince et Princesse.

Le 4 mai de cette même année, l’ambassadeur Karube était invité à la cérémonie de la pose de la première pierre pour la réhabilitation de l’INPP/Lubumbashi. Ce projet a été réalisé à la faveur de la TICAD V tenue à Yokohama où le Gouvernement du Japon a sélectionné la Rd Congo parmi les dix pays africains pour abriter des Centres de Formation en Ressources Humaines, en vue du développement industriel.

Dans cet ordre d’idées, il sied de signaler que le renforcement du transfert de la technologie et de la formation des ressources humaines fait partie de cette coopération.  En effet, l’Agence japonaise de coopération, JICA joue un rôle primordial en matière de coopération technique par l’envoi d’experts dans plusieurs domaines vitaux. Cette initiative permet aux hauts fonctionnaires et professionnels congolais d’avoir accès à la formation japonaise, par laquelle ils peuvent apprendre la méthodologie professionnelle et l’esprit du Japon.

Le Japon a initié, entre autres, un programme de coopération humaine dénommée : « Initiative ABE », du nom de son Premier ministre. Cette initiative, a pour objectif d’envoyer de jeunes africains, congolais compris, au Japon. Cela, non seulement pour des recherches académiques, mais aussi pour des stages dans des entreprises japonaises. Au finish, l’initiative permettra, à coup sûr, aux jeunes entrepreneurs congolais de devenir un pont qui reliera le milieu d’affaires des deux pays.

Des dons japonais aux micros projets locaux

Au-delà de la diplomatie et de la coopération étatique, Hiroshi Karube a évoqué les relations bilatérales dans d’autres domaines. Pour exemple, le Japon octroie des dons aux micros projets locaux dits APL, contribuant à la souche à la sécurité humaine sur la base des demandes des associations sans but lucratif congolaises.

« Depuis ma nomination, l’Ambassade a retenu neuf projets pour un montant total d’environ un million-neuf-cent-huit-mille dollars américains. Je ne pourrai négliger le domaine sportif et culturel, d’autant plus que le Japon organisera les Jeux Olympiques et Paralympiques en 2020 à Tokyo. C’est dans ce cadre que l’Ambassade du Japon a organisé, en mars 2017 à Kinshasa, la Coupe de l’Ambassadeur du Japon de Judo et de Karaté, sous le parrainage du Ministère congolais des Sports  et Loisirs, la Fédération Nationale Congolaise de Judo et la Fédération de Karaté-Do du Congo.  Alors que les arts martiaux japonais sont des moyens importants pour comprendre l’esprit japonais, nous recevons aussi beaucoup de demandes de renseignements sur les possibilités d’apprendre la langue japonaise. Pour cela, je voudrais vous rappeler que le cours de japonais est enseigné actuellement au Complexe Congo-Japon au sein de l’ISP Gombe », a-t-il ajouté, convaincant.

Soutien du Japon au processus électoral

Poursuivant son allocution, l’ambassadeur du Japon a fait une promesse visiblement ferme envers la Rdc : « Je voudrais aussi porter à votre connaissance que le Japon continue à accompagner les efforts de la République démocratique du Congo à travers la coopération économique, notamment en matière de la consolidation de la paix, de la stabilité sociale, et du développement économique durable. Sur ces points, la paix et la stabilité sociale obtenues par des élections crédibles sont primordiales en vue de faire valoir davantage la coopération économique du Japon. A cet égard, le Japon pense qu’il est essentiel que les élections soient organisées en toute équité et transparence », a-t-il insisté.

La machine tourne déjà. Le 5 novembre dernier, la CENI a publié le calendrier électoral avec des scrutins prévus pour le 23 décembre 2018. A cet effet, l’ambassadeur  Hiroshi Karube a salué l’initiative et émis un vœu, tout en promettant son soutien. « Je félicite cette annonce de la CENI et souhaite que les élections aient lieu conformément à cette date. C’est le moment pour le peuple congolais de montrer sa ferme volonté afin de réaliser ces élections. Je suis résolu, au nom du Gouvernement du Japon, à apporter notre soutien à ces élections pour la paix et la stabilité sociale de la République démocratique du Congo qui sont indispensables au développement des relations bilatérales entre nos deux pays ».

Pour clore son propos, Hiroshi Karube a invité l’assistance à découvrir la gastronomie japonaise,  les ‘’sushis’’,  les ‘’tempuras’’,… accompagnés de ‘’saké’’. Avec une note : la cuisine japonaise a été  inscrite, depuis décembre 2013, au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco.

C’était durant cette découverte culinaire que les invités ont également été conviés à apprécier le mini concert de musique classique livré par Kaori Fujii, une flutiste japonaise de renommée internationale, accompagnée par l’Orchestre Symphonique Kimbanguiste.  Dès leur première note, l’ambassadeur a prié ses invités de porter un toast pour la prospérité et le bonheur des Congolais, ainsi que pour la coopération et l’amitié qui unissent la Rdc et le Japon.

Emmanuel Badibanga