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Maintenant qu’un accord a été signé entre le gouvernement de la République, la famille biologique et l’UDPS pour le rapatriement et l’enterrement de feu Etienne Tshisekedi wa Mulumba dans son Congo natal et ce, sous l’impulsion du président de la République, nombreux sont les Congolais qui veulent savoir, quel sera le message que Félix-Antoine Tshisekedi va donner demain à la place Sainte Thérèse dans la commune de N’Djili. Surtout que le gouvernement se dit disposé à réaliser tous les préalables. Il est donc attendu au tournant. Mieux, il ne pourra pas quand même cracher sur un gouvernement qui a démontré sa bonne foi, d’autant plus que l’accord signé invite toutes les forces vives politiques et sociales ainsi que toutes les couches sociales de la population congolaise à observer, conformément aux coutumes en pareilles circonstances, une trêve politique. A cet effet, il est conseillé d’éviter des récupérations politiques par les propos, gestes et actes de nature à perturber l’organisation harmonieuse de ces funérailles.

Le Gouverneur de la Ville province de Kinshasa, André Kimbuta Yango, contrairement à des initiatives antérieures de ce parti de l’Opposition congolaise membre du Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au Changement (Rassop/Limete), a pris acte de l’organisation du meeting prévu par le président de l’UDPS, Félix Tshisekedi ce mardi 24 avril 2018 à la place Sainte-Thérèse de N’Djili.

Le Gouverneur, dans sa correspondance adressée au Secrétaire général de l’UDPS, invite la police à prendre des dispositions pour assurer l’ordre public au cours de la manifestation. Il a également demandé aux organisateurs de veiller à ne pas perturber la quiétude publique.

« J’accuse réception de votre lettre… j’en prends acte et vous invite, par conséquent, à veiller dans le déroulement de votre activité, prévue de 11h à 15h, au respect strict de la loi régissant les manifestations et réunion publique dans notre pays », reprend ce communiqué du patron de l’Hôtel de Ville de Kinshasa.

Une réponse réfléchie qui confirme l’annulation de la dernière décision de Kimbuta portant interdiction d’organiser de manifestations sur la place publique sur tout Kinshasa, prise depuis 2016. Aucun agenda caché ne figure derrière cette levée de la décision du Gouverneur de la Ville, ni une façon pour Kinshasa de céder aux pressions étrangères.

Si une certaine opinion pense que le Gouvernement cherche à négocier quelque chose auprès de l’Udps Limete reconnue par Olenghankoy et son CNSA, l’heure est de dire que la Ville ne se voit en aucun danger si elle autorisait ce meeting, surtout que tout le monde veut entendre le tout premier discours de Fatshi dans sa casquette de président de ce grand parti de l’Opposition congolaise.

Et surtout que dans sa lettre d’information de la tenue de ce meeting transmise au gouverneur Kimbuta, le Sg Kabund expliquait que le thème de ce meeting est relatif à la « commémoration de l’ouverture de la République démocratique du Congo au multipartisme politique ».

A cet effet, tous les combattants sont fixés sur leur première grand-messe politique sous Félix Tshisekedi. Le plus important serait d’entendre son message, car plusieurs stipulent déjà que l’homme qui n’a pas une si riche carrière professionnelle que politique, saura-t-il répondre aux attentes des combattants durs à gérer ?

Et surtout que tout le monde au sein de l’Udps a accepté Fatshi comme futur candidat Président de la République, l’heure est venue où l’homme doit convaincre non seulement les combattants, mais aussi tout le monde de l’Opposition qui se range derrière lui comme leur potentiel candidat.

Faible adhésion des pairs de l’Opposition

Quand le Comité Laïc de Coordination (CLC) ou la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) lançait des appels à des manifestations, l’on a assisté à des scènes d’adhésions massives de différentes plateformes de l’Opposition pour soutenir les initiatives dudit comité.

Mais pour le cas d’espèce, celui du meeting de l’Udps, ni l’Eglise catholique, partenaire 50/50 de l’Udps, ni les plateformes comme « Ensemble » appartenant au grand ami de Fatshi, l’italien Katumbi, ni d’autres plateformes n’ont signalés leur soutien à ce premier meeting de Tshilombo. L’on a tout simplement aperçu à peine un message en solo de Jean-Claude Vuemba, appelant ses collègues de l’opposition à prendre part au meeting de l’UDPS. Est-ce déjà un signe d’échec envisagé, ou une façon de laisser Félix seul tester sa popularité après la mort du Sphinx ? Tout le monde le saura aujourd’hui.

Les deux annonces déjà connues

S’il faut se comporter en devin, il sied de signaler que Fatshi, non seulement qu’il s’annoncera encore une fois en public comme futur candidat président de la République, il fera part à ses combattants du protocole d’accord trouvé entre le Gouvernement et l’Udps sur le rapatriement de la dépouille mortelle de son père Etienne Tshisekedi à Kinshasa, en vue de l’organisation des obsèques dignes de son nom et de son rang.

Félix qui dévoilera aussi les grandes lignes de son projet de société en tant que candidat président de la République, tranchera aussi sur les débats qui se créent autour de sa personne comme futur Premier ministre de la Transition toujours conformément à l’accord de la Saint Sylvestre et en remplacement de Bruno Tshibala. Si son porte-parole avait répondu à cette question pour dire non, la masse de l’Udps veut l’entendre de la bouche même de Félix Tshisekedi.

Quid du multipartisme en RDC

Il y a déjà 28 ans, soit 24 avril 1990-24 avril 2018, que les Congolais se souviennent de l’instauration, par l’ancien président Joseph-Désiré Mobutu Sese Seko, du multipartisme politique, qui appelle aussi à l’instauration de la « démocratie » après une longue période de dictature.

C’était à la suite d’une forte pression populaire et internationale que le président Mobutu avait annoncé, le 24 avril 1990, le rétablissement du multipartisme. Il revient ainsi à ce qu’il avait supprimé depuis la Constitution de 1967.

Le maréchal se voit obligé de renoncer à son rôle de chef du parti au pouvoir, le Mouvement populaire de la révolution (M.P.R.). Une décision difficile à prendre, si bien que dans son discours, Mobutu s’écrie : « Comprenez mon émotion ! ». Il laissa s’écouler quelques larmes. Désormais il se place au-dessus de la mêlée et se présente comme l’arbitre du jeu politique zaïrois.

Aussi, dans le même discours du 24 avril 1990, Mobutu annonçait une transition d’un an. Cette transition du temps de Mobutu s’est faite avec différents gouvernements d’union nationale dirigés par des opposants. Seulement voilà, prévue pour un an au départ, la transition a duré sept ans. Et Mobutu était toujours au pouvoir, jusqu’à l’entrée de la rébellion de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL).

Et Etienne Tshisekedi wa Mulumba reste cette figure emblématique de l’histoire d’instauration de la Démocratie en République Démocratique du Congo, puisqu’il s’est opposé depuis toujours contre cette politique dictatoriale du Maréchal Mobutu, bien qu’il ait travaillé avec lui comme Premier ministre au Gouvernement d’Union nationale. Et ce 24 avril, les Congolais ne célèbrent non seulement ce fameux multipartisme, mais aussi le lider maximo qui constitue l’un des pionniers de cette instauration de la démocratie en RDC.

(Bernetel Makambo )

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Initialement prévu pour le 25 avril à Brazzaville, le premier sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Commission climat du Bassin du Congo visant à faire le bilan des activités de la commission et du Fonds bleu se tiendra finalement du 27 au 29 avril prochain. Selon une source digne de foi, ce léger décalage intervient afin d’assurer une participation maximale autour du président congolais Denis Sassou Nguesso et du roi du Maroc, Mohammed VI, invité spécial de la rencontre.

La date de cette importante réunion a été repoussée pour des raisons d’agenda», a-t-on appris auprès de quelques sources diplomatiques à Brazzaville. C’est pour permettre la participation des personnalités les plus attendues.

Le sommet de Brazzaville placé sous le haut patronage du Président congolais, Denis Sassou N’Guesso, devrait regrouper près d’une vingtaine de Chefs d’États africains, ainsi que les présidents de la Banque Africaine de Développement (BAD) et de la Commission de l’Union africaine (UA). Il vise à collecter les ressources destinées à financer les programmes et projets dans les domaines de l’économie bleue, l’économie verte et la lutte contre les changements climatiques y compris celle contre la pauvreté. Ce, conformément à l’esprit de la Déclaration de Marrakech.

Selon certains experts, après les différentes étapes franchies par le processus depuis la COP22, le temps d’opérationnaliser le Fonds bleu Climat est arrivé. Le Fonds bleu pour le Bassin du Congo est un fonds international de développement visant à permettre aux États de la sous-région du bassin du Congo de passer d’une économie liée à l’exploitation des forêts à une économie s’appuyant davantage sur les ressources issues de la gestion des eaux, et notamment de celle des fleuves.

L’accord portant création de ce fonds a été signé le 9 mars 2017 à Oyo (Congo-Brazzaville), par douze pays de la sous-région. Avec près de 220 millions d’hectares de forêt, le Bassin du Congo est le deuxième poumon écologique de la planète, après l’Amazonie.

Soulignons que dix-neuf chefs d’États d’Afrique centrale et de l’Est, ainsi que les présidents du Niger et du Sénégal, ont été conviés à cette rencontre à laquelle sont également invités les présidents de la Banque Africaine de Développement (BAD) et de la Commission de l’Union africaine. Le sommet des chefs d’État, programmé le 29 avril, sera précédé la veille par une conférence des ministres de l’Environnement.

(JMNK)

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Le sommet des chefs d’Etat de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), pour trouver une issue à la situation politique en République démocratique du Congo va se tenir le mardi 24 avril 2018 à Luanda, en Angola. Cette réunion était prévue de longue date. En jeu, le suivi de la situation politique en République Démocratique du Congo. C’est une des raisons que la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) a ouvert la semaine passée un « bureau de liaison » à Kinshasa.

Le sommet de Luanda se place donc dans ce cadre. Mais la crise humanitaire, tout comme le difficile accord sur l’utilisation de la machine à voter donnent un sens particulier à ce sommet des chefs d’Etat et un caractère d’urgence tout particulier, comme l’explique une source proche du sommet. Les chefs d’Etat de la région des Grands Lacs pourraient donc proposer un appui technique pour organiser les élections présidentielle et législative le 23 décembre 2018. A voir si ce sommet arrivera à aller au-delà des simples recommandations. Des recommandations limitées cependant par le cadre très strict des principes qui interdisent de s’ingérer dans les affaires intérieures des Etats voisins.

(JMNK)

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Une vue de l’honorable Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale

Le Gouvernement a déjà transmis, depuis le 17 avril courant à l’Assemblée nationale, le projet de loi sur la répartition des sièges. C’est donc ce mardi 24 avril 2018 que les députés nationaux débutent l’examen de ce texte de loi avant la délibération de la représentation nationale. Cette nouvelle loi fixe les circonscriptions électorales et détermine la répartition des sièges par province et par circonscription à l’intérieur des provinces.

L’on se souviendra que la session parlementaire ordinaire de mars 2018 en cours est vouée aux enjeux électoraux. D’autant plus que les élections du 23 décembre prochain, c’est la priorité des priorités, comme a toujours affirmé le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku Ndjalandjoko.

Voilà pourquoi, pour répondre aux contraintes légales du calendrier électoral publié par la CENI en novembre 2017, l’adoption de la loi fixant la répartition des sièges par circonscription électorale pour les élections législatives et provinciales, a été inscrite parmi les priorités dans le calendrier des travaux de la session ordinaire de mars 2018 à l’Assemblée nationale.

Ce calendrier de la session, rappelle-t-on, comporte onze rubriques. Entre autres, des projets et propositions de loi à soumettre à la commission mixte paritaire Assemblée nationale – Sénat au nombre de huit ; deux lois soumises à la chambre basse du Parlement pour une nouvelle délibération ; trente-deux arriérés législatifs ; cinq nouvelles matières ; le contrôle parlementaire ; le contrôle budgétaire ; le rapport annuel des activités du SESOPA ; le rapport annuel de gestion de la CENI ; le rapport annuel d’activités de la CNDH ; et le rapport synthèse des vacances parlementaires.

Et parmi les nouvelles matières, l’on en dénombre trois projets de loi et deux propositions de loi. Il s’agit en effet du projet de loi fixant la répartition des sièges par circonscription électorale pour les élections législatives et provinciales (ou la Loi sur la répartition des sièges) ; et le projet de loi fixant les principes fondamentaux relatifs à la culture et aux arts.

Il y a également la proposition de loi portant création et organisation de l’Ordre national des géologues ; la proposition de loi portant statut du Corps des diplomates de la Rdc ; et la proposition de loi modifiant et complétant la Loi organique n°08/016 du 07 octobre 2008 portant composition, organisation et fonctionnement des Entités territoriales décentralisées.

Et depuis la date du mardi 17 avril 2018, le Gouvernement de la République a transmis au bureau de l’Assemblée nationale, le projet de loi portant répartition des sièges par circonscription électorale pour les élections législatives, provinciales, municipales et locales. Ce dépôt intervient après une réunion des bureaux des deux chambres du Parlement congolais tenue le vendredi 13 avril courant.

Cette réunion était organisée pour permettre aux membres des bureaux du Sénat et de l’Assemblée nationale de voir quelles dispositions prendre pour accélérer la réception ainsi que le vote de cette loi et établir un chronogramme des travaux entre les deux chambres. Puisqu’il fallait qu’à partir déjà de samedi 14 avril 2018, que le Parlement commence déjà à examiner la Loi portant la répartition des sièges, qui cependant, jusqu’à cette date, ne lui était pas encore transmise par le Gouvernement.

Toutefois, mieux vaut tard que jamais, dit-on. Le texte est enfin transmis au Parlement. Aussitôt, l’examen et adoption de ce texte de loi est directement inscrit à l’ordre du jour de la séance plénière de ce mardi 24 avril 2018.

Après présentation de son économie générale par le ministre de l’Intérieur, il y aura débat général et les députés nationaux procéderont à l’examen de ce projet de loi sur la répartition des sièges. Et après son adoption à l’Assemblée nationale, procédure parlementaire oblige, le texte de loi sera transmis au Sénat pour une seconde lecture et délibération, avant de le soumettre au Président de la République pour promulgation.

Signalons par ailleurs que lors de la même séance plénière de ce mardi 24 avril 2018, les élus du peuple vont devoir également procéder au vote de la proposition de loi modifiant et complétant la Loi n°13/001 portant création et organisation de l’Ordre national des experts-comptables. Mais également, à l’examen et adoption du rapport de la commission mixte paritaire Assemblée nationale – Sénat, relatif aux propositions de loi sur la normalisation et la métrologie en Rdc, et au vote définitif de ces deux propositions de loi.

Quid de la loi sur la répartition des sièges ?

En effet, dans l’exposé des motifs de cette loi sur la répartition des sièges, il est indiqué que les élections présidentielle et législatives de 2011 ont été organisées avec un fichier électoral dont la dernière mise à jour date de mars 2011. Compte-tenu de l’évolution démographique de la population, une refonte du fichier électoral s’est avérée indispensable en vue de prendre en compte les éléments ci-après :

Les électeurs potentiels ayant atteint la majorité d’âge depuis la dernière révision du fichier électoral ; le nouveau découpage issu de la loi de programmation n°15/004 du 28 février 2015, déterminant les modalités d’installation de nouvelles provinces ; les conclusions des différents rapports d’observation électorale et de l’audit du fichier électoral des parties prenantes au processus électoral.

La Loi n°06/006 du 09 mars 2006 portant organisation des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales telle que modifiée et complétée par la Loi n°17/013 du 24 décembre 2017 (nouvelle Loi électorale), prévoit en ses articles 115, 145, 146, 192 et 208 que la répartition des sièges par circonscription électorale pour les élections législatives, provinciales, municipales et locales, établie par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), soit soumise comme annexe à la Loi électorale, à l’Assemblée nationale et au Sénat pour adoption.

L’évolution des opérations d’identification et d’enrôlement des électeurs sur l’étendue du territoire national n’a pas permis que la Loi électorale modifiée soit promulguée avec ses annexes, en raison du retard enregistré dans la révision du fichier électoral dans les provinces du Kasaï et du Kasaï central, ainsi que dans les deux territoires de Kamiji et Luilu en province de Lomami.

Ainsi, avec la clôture de ces opérations dans les provinces précitées et la production d’un fichier électoral, il s’avère nécessaire de publier la présente loi qui fixe les circonscriptions électorales et détermine la répartition des sièges par province et par circonscription à l’intérieur des provinces. La méthodologie utilisée pour la répartition des sièges varie selon qu’il s’agit des élections législatives, provinciales, municipales ou locales.

Ce qu’il faut retenir de la loi

Le projet de loi portant répartition des sièges par circonscription électorale pour les élections législatives, provinciales, municipales et locales comporte donc cinq chapitres, dont les quatre premiers parlent de la répartition des sièges (pour l’élection des députés nationaux ; pour l’élection des députés provinciaux ; pour l’élection des conseillers municipaux ; pour l’élection des conseillers de secteur ou de chefferie) et le dernier sur les dispositions finales et abrogatoires, ainsi que quinze articles.

Dans son premier article, cette loi stipule que la répartition des sièges pour l’élection des députés nationaux est déterminée en deux étapes : par province et par circonscription à l’intérieur de la province. Le chapitre 2 indique que la circonscription électorale pour l’élection des députés nationaux est le territoire, la ville et le regroupement des communes pour la ville de Kinshasa.

Le territoire de la Rdc est subdivisé en 181 circonscriptions électorales réparties dans les 26 provinces du pays de la manière suivante : sept pour le Bas-Uélé, huit pour l’Equateur, six pour le Haut-Lomami, huit pour le Haut-Katanga, sept pour le Haut-Uélé, six en Ituri, six au Kasaï, six au Kasaï-central, six au Kasaï-Oriental, quatre à Kinshasa, douze au Kongo central, six au Kwango, sept au Kwilu, sept à Lomami, six à Lualaba, neuf à Maï-Ndombe, huit au Maniema, quatre à Mongala, neuf au Nord-Kivu, cinq au Nord-Ubangi, sept au Sankuru, neuf au Sud-Kivu, six au Sud-Ubangi, sept au Tanganyika, huit à Tshopo et sept à Tshuapa.

Et le chapitre 5 de cette loi stipule que le nombre de sièges pour les députés provinciaux est de 780 pour l’ensemble du territoire national. En application de l’article 145 de la Loi électorale, le nombre de sièges à pourvoir pour chaque assemblée provinciale varie entre un maximum de 48 et un minimum de 18.

Il est calculé proportionnellement au nombre d’électeurs enrôlés de la province. La répartition des sièges pour l’élection des députés provinciaux est déterminée par province et par circonscription à l’intérieur de la province.

Dans le chapitre 6, il est dit que la circonscription électorale pour l’élection des députés provinciaux est la ville et le territoire, dans les provinces, et la commune dans la ville de Kinshasa. Pour l’élection provinciale, la Rdc est subdivisée en 201 circonscriptions électorales.

L’article 9 de la loi stipule que la circonscription électorale pour l’élection des conseillers municipaux est la commune. Tandis que dans l’article 11, il est indiqué que la circonscription électorale pour l’élection des conseillers de secteur ou de chefferie est le secteur ou la chefferie.

La répartition des sièges à pourvoir pour chaque conseil municipal est calculée selon le nombre d’électeurs enrôlés. Egalement pour la répartition des sièges à pourvoir par groupement, pour chaque conseil de secteur ou de chefferie. La loi précise quant à ce que si le nombre de sièges est inférieur au nombre de groupements, chaque groupement est représenté par un conseiller de secteur ou de chefferie. A savoir, la Rdc compte 311 communes dans les villes et territoires et 734 secteurs et chefferies.

(Lepetit Baende)

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Chaque matin rapproche les Congolais de la date fatidique du 23 décembre 2018. Les électeurs auront l’occasion une fois de plus d’exercer leur pouvoir constitutionnel. A travers une décision secrète et personnelle, chaque congolais majeur et enrôlé va se choisir son député national, son député provincial ainsi que son président de la République pour les cinq prochaines années.

Si hier, beaucoup de partis politiques et regroupements rêvaient d’un énième report, aujourd’hui les préparatifs de la CENI démontrent effectivement que Nangaa et ses troupes conduiront les Congolais aux urnes. Même les Ong internationales, incrédules hier commencent à se rendre compte qu’il est du domaine du possible, l’organisation des élections de décembre. Si la Majorité se prépare à gagner ces élections à tous les niveaux, l’opposition maintient les mêmes prétentions. C’est de la bonne guerre entre acteurs politiques désireux de diriger le Congo de demain.

Sachant que les élections sont un moment imprévisible et que tout peut arriver, chaque camp se prépare avec les moyens à sa disposition. La Majorité présidentielle que pilote le speaker de l’Assemblée nationale multiplie les rencontres et séminaires affutant les armes pour la conservation du pouvoir. L’Opposition qui a déjà perdu en 2006 et 2011 travaille sur l’alternance, convaincue que le peuple lui accordera son suffrage après avoir évalué le bilan de la majorité.

Une opposition toujours divisée

« Les hommes passent mais leurs esprits demeurent », dit-on. Depuis les années de l’indépendance, les politiques congolais ont en commun un même vice : l’égoïsme. Ils ne pensent qu’à leur propre intérêt en disant à longueur de journées qu’ils travaillent pour le peuple souverain. C’est ainsi qu’à chaque carrefour de l’histoire, chaque grand rendez-vous, l’opposition qui devait faire front commun contre le pouvoir en place s’est toujours fissurée offrant ainsi à l’adversaire une occasion en or de continuer à régner à la tête des institutions.

De la table ronde de Bruxelles au rendez-vous de Sun city en passant par les rencontres de Gbadolite et autres, les politiques congolais, particulièrement ceux de l’opposition prennent toujours un malin plaisir à se séparer.

Si en 2006 il y a eu 33 candidats à la présidentielle et 11 en 2011, qu’est-ce qui prouve que la donne va changer brusquement pour offrir à l’opposition un seul et unique candidat à la présidentielle ? Si à la Majorité, les divisions sont moins visibles et les ambitions bien gérées, c’est à cause de l’unicité du commandement de cette plate-forme. A l’opposition congolaise, tout le monde est chef, tout le monde connait toutes choses. Il est dès lors difficile d’arriver à un véritable consensus.

Avant juillet 2018, plusieurs candidats de l’opposition se sont déjà déclarés présidentiables. Moïse Katumbi, Tshisekedi Tshilombo Felix, Vital Kamerhé, Adolphe Muzito, … sont déjà connus du grand public comme étant candidats au fauteuil suprême, alors que la Majorité travaille encore sa stratégie afin d’amener tous à faire confiance à un seul candidat. Par quelle stratégie et habiter par quel esprit, un candidat cèdera la place à un autre ? Même quand l’Udps avait boudé les élections de 2006, elle a refusé de donner une consigne de vote au second tour en faveur de Jean-Pierre Bemba, challenger de Joseph Kabila !

Il y a peu, certains esprits pensaient que Moïse Katumbi et Felix Tshisekedi avaient un même plan pour la présidentielle, l’un pouvant appuyer l’autre étant donné qu’il n’y a pas de second tour à la présidentielle congolaise. Que non. Pendant que l’un lançait son mouvement en Afrique du Sud, l’autre préparait son Congrès qui devait lui assurer sa légitimité dans son parti. L’opposition, au regard de la donne actuelle, peut produire beaucoup de beaux discours sur papiers, ainsi que des stratégies pour la victoire finale. Mais tant qu’elle gardera la même conception congolaise du pouvoir, c’est-à-dire un moyen de s’enrichir rapidement, elle se divisera toujours et n’aura pas beaucoup de chance de gagner surtout la présidentielle. Un doux rêve pour ceux qui pensent que le 23 décembre les Congolais iront aux urnes avec deux candidats l’un de l’opposition et l’autre de la Majorité.

Peu importe le niveau de conscientisation, la classe politique habituée à se diviser pour des intérêts matériels présents ou à court terme, ne pourra pas changer dans l’espace de quelques mois, note les observateurs les mieux avertis. Or, en allant déjà divisée, l’opposition diminuera ses chances et va contester comme toujours les résultats de cette élection. C’est maintenant qu’elle doit bien se préparer.

Rien qu’en considérant les plateformes politiques de l’opposition, plusieurs Kinois se demandent en quoi les unes diffèrent des autres dans ce pays ou l’idéologie de gauche ou de droite importe peu dans le choix du parti. Chaque matin, de nouveaux regroupements voient le jour comme si ceux qui existent ne peuvent pas satisfaire le désir des politiques. A près de 8 mois des élections, aucune initiative n’est entreprise pour unifier toutes ces tendances dans le noble but de constituer un front commun. Tous ceux qui avaient pensé aux lendemains de travaux de Genval que l’opposition était désormais une et indivisible se rendent malheureusement compte que chacun est rentré à ses convictions de départ, oubliant même la Charte qui avait justifié ce long voyage en Belgique.

C’est possible, seulement si…

A ce sujet, Vital Kamerhe, président de l’Union pour la Nation Congolais (UNC) a une fois de plus réitéré son appel à un candidat unique et commun de l’opposition pour la présidentielle du 23 décembre prochain. Dans une interview accordée à un site internet, l’ancien président de l’Assemblée nationale a néanmoins fait savoir que les opposants doivent d’abord s’organiser.

« J’ai déjà eu quelques discussions avec Moïse Katumbi (…) nous serons tous à égalité, chaque coalition présentera son candidat et nous aurons ensuite un débat entre nous, nous aurons des négociations entre nous », a-t-il expliqué affirmant que la création des plateformes électorales au sein de l’opposition n’empêche en rien la désignation d’un candidat commun.

De son côté, Christophe Lutundula, cadre de la plateforme « Ensemble » et un des fondateurs du Rassemblement, semble aller dans la même direction. Dans une interview le lundi 26 mars à la radio allemande Deutsche Welle, le député congolais affirme que la plateforme qui soutient Moïse Katumbi prend en compte les appels autour de cette candidature commune, tout en insistant sur le fait qu’il faut s’organiser autour de la question.

« Nous prenons, avec beaucoup d’attention, les appels qui sont lancés tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Mais il faut dire que pour qu’on arrive à une candidature unique, il faudra au départ que chaque composante de l’opposition s’organise. On ne peut pas aller à une candidature unique sans savoir qui est candidat », dit-t-il.

Au regard de tout ce qui vient d’être dit, une candidature commune est possible, à condition que chacun mette un peu d’eau dans son vin. Car, face à la machine Mp, l’opposition ne gagnera que lorsqu’elle sera soudée.

(Muntu Bualu)

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En République démocratique du Congo, le prix du carburant a été revu à la hausse pour la troisième fois depuis le début de cette année sur toute l’étendue du territoire. Suivant la nouvelle structure des prix adoptée par le ministère de l’Economie en concertation avec les pétroliers, le prix du litre de l’essence est de passé de 1890 (1.18 USD) à 1980 FC (1.23 USD), et le gasoil se vend à 1970 FC (1.23 USD).

Ministre de l’Economie nationale qui répondait aux questions des journalistes a précisé que ce réajustement tient compte du contexte international. « C’est un phénomène mondial, c’est le prix du baril qui a augmenté, ce qui a entrainé l’augmentation du prix moyen frontière », dit-il, avant de donner trois paramètres majeurs qui ont été pris en compte. Il s’agit du prix moyen frontière qui est dicté par le cours du pétrole sur le marché mondial, il y a le volume de consommation et le taux de change.

Et de renchérir qu’il se fait qu’actuellement depuis un temps, le taux de change est suffisamment stabilisé et il n’y a pas de problème avec le volume de consommation, mais nous sommes face au prix du baril qui monte tous les jours. En conséquence, explique-t-il, si on n’opère pas ce réajustement, il y aura pénurie du carburant. Il a donné l’exemple de Mbuji-Mayi où le manque d’anticipation a conduit à une situation où le litre se vend entre 5.000 et 6.000 Fc.

« Imaginez dans cette ville de Kinshasa, que le gouvernement dise qu’il ne veut pas revoir à la hausse les prix, il y aura pénurie. Souvenez-vous des années où on passait la nuit dans les stations d’essence. Bref, la vie va s’arrêter. Il n’y aura ni entreprise, ni armées, ni police, ni Transco, tout ça va s’arrêter. Nous sommes devant un choix. Soit on arrête cette situation ou on la laisse. Je suis là pour relancer l’économie du pays. C’est une décision que nous avons prise et qui se justifie », explique-t-il.

A la question de savoir si la hausse du baril du pétrole ne va pas impacter sur les prix de transport en commun, Joseph Kapika précise que ce n’est pas le ministre de l’Economie qui fixe le prix de la course, mais ce sont les provinces. Y aura-t-il un impact ? Non, parce que les augmentations que nous avons opérées sont inférieurs à 5%. Le syndicat des chauffeurs sont en contact avec l’Hôtel de ville. Nous avons tenu compte de tous ces éléments-là. Sur les trois paliers, insiste-t-il, toute l’augmentation n’a porté que sur 240 FC. « Je voudrais le dire, parce qu’à la cité on parle de 10 dollars Us. Nous l’avons fait en tenant compte du pouvoir d’achat de la population. J’ai pris ces Arrêtés le weekend et la mesure a été prise pour le bien-être de la population. Si nous n’avons pas revu les prix, tout ce serait arrêté », croit-il.

Et le ministre de l’Economie s’insister qu’en lieu et place d’une augmentation, je préfère le mot réajustement. Une puissance comme les Etats-Unis d’Amérique qui tremble lorsque le baril monte, que voulez-vous que je dise ? Il ne faut que je tienne un discours mensonger. Si nous nous trouvons dans des conditions telles que le marché mondial l’exige, nous prendrons la décision qu’il faut.

Il a terminé par dire que le monde entier est exposé aux chocs exogènes. Et la hausse de 80% en Rdc, qu’est-ce que ça représente ? Dans ce prix du carburant, nous servons l’armée, la police, la SNCC… C’est un phénomène mondial. Le fameux manque à gagner dont vous parler, c’est une façon pour l’Etat de subventionner les prix des carburants. Nous accordons les allégements fiscaux aux entreprises pétrolières, c’est pour soulager la population. Nous achetons le pétrole à l’étranger, mais nous avons le pétrole de Moanda que nous vendons non raffiné. C’est le pétrole raffiné que nous mettons dans nos véhicules, groupes électrogènes, etc.

(JMNK)

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Le Président de la CENI a échangé le samedi 21 avril 2018 à la Maison des élections avec les jeunes leaders de Kinshasa sur le processus. La problématique de la machine à voter a figuré en bonne place parmi les points abordés de même que l’engagement des jeunes aussi bien en qualité de candidats aux différents scrutins, de témoin que d’observateur électoral au sein de la société civile.

Cette rencontre a été à la fois une occasion de réarmement morale, d’éducation civique électorale et de sensibilisation en faveur de cette couche de la population porteuse d’espoir pour l’avenir du pays.

Occasion propice pour le Numéro 1 de la CENI de revenir sur les activités réalisées et en cours de réalisation conformément au calendrier électoral. Un accent particulier a été mis sur les dates relatives notamment à la convocation de l’électorat (23 juin 2018) ; l’ouverture des Bureaux de Réception et de Traitement des Candidatures d’abord pour les candidats députés provinciaux (24 juin au 08 juillet 2018) suivis des présidentiels et députés nationaux (25 juillet au 08 août 2018). La publication des listes définitives des candidats présidents et députés nationaux interviendra le 19 septembre 2018.

Les jeunes leaders ont été invités à s’impliquer activement aux prochains scrutins en postulant pour assurer une représentativité effective de la jeune génération dans les différentes structures législatives et exécutives.

Corneille Nangaa a été direct : « le processus est irréversible vers les élections du 23 décembre 2018. Nous irons à ces scrutins avec la machine à voter. Ceci n’est pas une option mais une décision qui relève des attributions constitutionnelles de la CENI ». Une mise au point et des réponses précises ont été apportées à toutes les controverses politiques notamment sur la machine à voter, la loi électorale et l’audit du fichier électoral.

La machine à voter a été introduite pour répondre à la problématique électorale purement congolaise. C’est dans ce cadre que le Numéro 1 de la CENI a invité les jeunes leaders à un esprit critique et à la responsabilité afin d’éviter de tomber dans les débats politiciens et l’intoxication. Les avantages de la machine à voter ont été mis en avant suivis d’une séance d’expérimentation et le jeu de question et réponse.

 

(JMNK)

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C’est le 24 avril 2016 que le Vieux Mzee Papa Wemba s’est éteint sur scène à Abidjan en Côte d’Ivoire. Depuis, son orchestre aussi n’a pas fait grand signe de vie comme, d’ailleurs, la plupart des orchestres congolais dont les leaders sont partis dans l’au-delà.

Du côté de la famille biologique, une fondation « Papa Wemba Partage » a été créée pour se concentrer sur trois piliers : jeunesse, santé et culture. Le lancement de ladite fondation se fera durant cette semaine dédiée au chef du village Molokaï. Il est prévu, a-t-on appris, un séminaire sur les premiers secours, avec le concours de l’Unesco/RDC, le 23 avril. L’objectif, a-t-on indiqué, est de renforcer la prise en compte de l’aménagement d’un dispositif des premiers secours et traitement d’urgence des accidents sur les lieux de production culturelle.

Un concert sera donné le 27 avril courant, pour rendre hommage à l’illustre disparu avec la participation de l’orchestre symphonique de Kinshasa. La fondation sera présentée, et il est prévu une exposition de célèbres tenues de scène. Dimanche 29 avril, la semaine Papa Wemba sera bouclée par la visite du village Kibonoka, à 2 heures de Kinshasa.

Dans le souci d’immortaliser l’artiste musicien Shongo Wembadio dit Papa Wemba, le couloir « Madiakoko » au Quartier Matonge à Kinshasa, abritera le festival dénommé « Lavitsef PW », du 20 au 24 avril 2018. Toujours dans ce même quartier, le 4 mai prochain, le groupe à Lambio Lambio projette une activité en hommage à son maitre.

Mais jusque-là, aucun hommage officiel n’est prévu à Kinshasa. C’est dans ce cadre qu’Orphée Shongo (fille du défunt), a refusé de serrer la main de l’ancien ministre de la culture à Abidjan, protestant contre le silence radio du gouvernement congolais sur l’an 1 du décès de son père géniteur, Papa Wemba. Mais à Abidjan, une cérémonie officielle est prévue à la Place Papa Wemba Anoumabo. Il nous revient que l’Ambassadeur congolais est compté parmi les invités d’honneur.

Bye bye Viva La Musica !

Après le décès de Bakala Dia Kuba (photos ci-contre), son orchestre n’a pas pris de l’envol ; il fait du sur place. C’est la veuve Amazone qui a pris le bâton de commandement. La question se pose de savoir si elle a été préparée à diriger cet orchestre ou les musiciens. Non, Bendo Son, lui aussi se voyant leader et fils chéri du Maitre d’école, se considère un ayant droit et veut s’imposer sur les autres. Les observateurs redoutent une crise de leadership. Discrète mais tenace, Amazone n’aura pas les nerfs solides pour supporter les caprices de musiciens congolais. Les leaders africains reçoivent la vision sans héritage derrière. A l’instar de Victoria Eleison (King Kester Emeneya), Gaël Music de feu Alain Moloto, Multi Système (Madilu), Ok Jazz (Franco Luambo), Empire Bakuba (Pépé Kalé), Viva La Musica manque à ce jour de leader susceptible de conduire la barque et faire l’unanimité devant ses compères.

Selon une source proche d’un musicien à Matongé, Viva La Musica n’est plus actif même dans les répétitions hebdomadaires. Les musiciens souffrent même des frais de transport après les séances de répétitions. Les productions d’envergures sont devenues rarissimes. Tous les talents sont éparpillés, faute d’un encadrement. Et la réalité est que Viva La Musica a été enterré voici deux ans, dans la tombe d’à côté.

Onassis Mutombo

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Les médecins des hôpitaux publics observent depuis ce lundi 23 avril 2018 la grève, conformément au mot d’ordre qui a été lancé par le Syndicat national des médecins (SYNAMED). C’est le cas des médecins des Cliniques universitaires de Kinshasa (CUK), qui ont suivi cette sentence du SYNAMED lancée le week-end passé. Cette institution hospitalière qui n’a pas que la vocation de recevoir et de soigner des patients, mais aussi d’encadrer des futurs médecins, appelés des médecins stagiaires a réduit ses activités en vue de se conformer à la volonté de sa corporation.

S’agissant des répercussions de cette grève

Non seulement les malades seront pénalisés par ce mouvement de grève, de ne pas bénéficier des traitements de cet établissement de leur choix, aussi il y aura un recul dans l’évolution d’encadrement des médecins stagiaires. Ce qui cause souvent le terme employé dans le milieu estudiantin « des années élastiques ». Ce qui veut dire, les années académiques qui se prolongent au-delà du temps prévu. Cette grève vient affecter le stage en cours des étudiants médecins.

« Cette grève qui vient de se déclencher va affecter notre stage académique, au lieu de roter, nous allons rester dans ce même département où nous sommes jusqu’à ce que la grève soit levée.  Hors déjà la semaine prochaine, il était prévu qu’on aille dans un nouveau département. Ce qui ne se fera pas probablement, nous n’irons pas dans ce nouveau département jusqu’à ce que les médecins rentrent au travail. Donc le nombre de jours de grève sera le nombre de jour du prolongement de notre stage », a montré un médecin stagiaire des CUK. La grève ne pourra prendre fin, poursuit-il que si le compromis est trouvé entre le gouvernement et les médecins.

Concernant les modalités des services médicaux rendus pendant ce moment où il s’observe la grève aux CUK, le futur médecin indique que des malades qui ont été hospitalisés avant que cette grève ne soit déclenchée, sont sous surveillance ; tandis que les nouveaux cas sont orientés uniquement vers les hôpitaux autorisés à assurer les services médicaux.

« S’il y a un malade qui vient en ce moment pour qu’il soit pris en charge, on va le guider à un hôpital autorisé, car il y a la polarisation. Donc il y a des hôpitaux qui sont autorisés de fonctionner seulement aux urgences pendant la semaine. Il y aura une rotation dans cette polarisation, ce qui fait qu’aujourd’hui ce n’est pas le tour des cliniques, après un ou des jours viendra le tour des CUK, ainsi de suite. Donc c’est comme ça. Quand un malade vient chez nous, on l’envoie ailleurs. Nous recevrons des malades seulement notre jours de fonctionner aux urgences », a-t-il expliqué.

Les raisons de la grève

Les revendications des médecins portent sur la promotion des grades des médecins, l’amélioration de leur enveloppe salariale et l’octroi de primes aux nouveaux médecins, dont la plupart prestent depuis plusieurs années sans accéder à ce droit.

« Ce que nous revendiquons aujourd’hui, primo c’est d’abord l’amélioration des conditions sociale des médecins ; secundo, nous nous sommes en train de demander l’alignement des nouveaux confrères qui travaillent durant quatre ans ; Tercio nous sommes en train de demander au gouvernement de la République de revoir les statuts en rapport avec la nomination aux grades selon la nouvelle nomenclature ; et quarto nous demandons le litige financier de septembre 2017 qui n’a jamais été payé jusqu’à aujourd’hui », ce sont des propos des médecins tenus ce lundi 23 avril 2018.

(Mamie Ngondo)

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Le groupe « le Jourdain » dirigé par le Fr. Cyr Suami sera officiellement présenté au public le 30 juin 2018 prochain. Ce groupe appartient à l’église « Parole de Vie » située dans la commune de Ngiri-Ngiri à Kinshasa. Avant cette sortie officielle sont la date est déjà connue, le frère Cyr Nsuami s’est ouvert au Journal l’Avenir pour parler de son groupe musical au cours d’un entretien direct.

L’Avenir : Pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

« Je réponds au nom de Fr. Cyr Suami Batunguni, chanteur et compositeur ainsi que Président du groupe le Jourdain ».

Qu’est-ce qui vous a poussé à faire la musique ?

« Tout d’abord, la musique est un don inné, mais ce qui m’a beaucoup poussé à faire la musique c’est ce besoin ardent qui ne cessait de m’interpeler que je devais servir le Seigneur. Alors, le seul cadeau qui m’a été donné était la musique, d’où je ne pouvais faire autrement. Mais elle est également une passion pour moi ».

De quoi ou de qui vous vous êtes inspiré ?

« Je m’inspire beaucoup aux différents artistes dont Mike Kalambay, Michel Bakenda etc. Mais pour ce qui est de mes chansons, l’inspiration me vient de Dieu. Le piano est aussi parmi mes inspirateurs ».

Comment est la santé de votre groupe ?

« Jusqu’à présent, Dieu nous fait grâce et tout marche à merveille, malgré les difficultés que nous rencontrons. Cela n’a jamais manqué, mais comme le bon Dieu est avec nous, on ne peut qu’évoluer ».

Les nouvelles qui nous est parvenues et que vous êtes en train d’organiser un méga concert. Pourriez-vous nous en parler ?

« Bien sûr il s’agit d’un méga concert que nous sommes en train de préparer à l’occasion de notre sortie officielle. Celui-ci est prévu à la date du 30 juin 2018. A cet effet, nous aimerions montrer à la face du monde de quoi nous sommes capables. Mais cela n’est donc pas notre but primaire, le désir qui nous anime est tout d’abord de louer le Seigneur parce qu’il ne nous fait grâce jour après jour. Nous aurons plusieurs invités surprises qui seront avec nous ce jour-là ».

Depuis que vous aviez commencé la musique, quel est votre parcours musical ?

« J’ai débuté ma carrière musicale à l’église parole de vie, une église qui se situe dans la commune de Ngiri-Ngiri. Après, je suis passé par le groupe La grâce dirigé par le pasteur Schadraack. Ensuite, j’ai eu à fréquenter plusieurs groupes. La liste est trop longue pour énumérer ».

Il y a de gens qui peuvent mettre leurs moyens pour vous produire. Qu’est-ce que vous garantissez à ces derniers ?

« Premièrement, nous leurs assurons qu’ils ne seront jamais déçu dans le cas où ils vont nous approcher. Parce que nous tenons vraiment à leurs soutiens ».

Qu’est-ce que vous assurez au public qui répondra présent à ce jour du 30 juin ?

« L’assurance est seulement qu’ils ne seront jamais déçus. Le Dieu que nous servons nuit et jour sera donc au rendez-vous. Nous leurs invitons à ce méga concert qui aura lieu à l’église parole de vie située sur l’avenue Panzi dans la commune de Ngiri-Ngiri, référence direction Elengesa. Comme le seigneur sera au rendez-vous c’est-à-dire miracle au rendez-vous, vous aurez les réponses à vos différents problèmes ».

Qui en est le producteur et quels sont vos soutiens jusque-là ?

« Jusqu’à présent nous n’avons pas de producteur. C’est simplement une autoproduction. Mais le bon Dieu nous soutient ainsi que notre père spirituel le Révérend pasteur Aaron Makiona lui qui, nuit et jour se bat pour nous apporter son appui tant spirituel, moral que financier. Mais nous avons des difficultés liées au manque de moyen pour la location des matériels ».

Avez-vous déjà mis au marché un disque ?

« Un disque ? Pas encore comme je viens de le dire ci-haut. Nous manquons des appuis. Mais nous avons pu réaliser les titres comme Pesa lokumu na Yesu, Sa gloire est là, ye nde nionso pona biso etc ».

Vous faites quel genre de musique ?

« Nous faisons la musique RNB, Gospel, soul, slow etc. donc nous sommes un peu dans le tout ».

Quels sont les projets du groupe ?

« Nous envisageons premièrement notre méga concert qui s’annonce déjà à l’horizon. Il n’y a pas que le concert mais également le studio et d’autres activités que nous allons organiser au tout prochain jour ».

Quel est votre mot de la fin ?

« Mon mot de la fin est que nous avons beaucoup à donner au public, nous avons du talent, nous avons des capacités, des ambitions, des œuvres que le public congolais n’a pas encore savouré, mais ce qui nous manque c’est seulement les possibilités. A ce stade, nous appelons les gens de bonne foi, de nous apporter leurs soutiens. Ils ne seront jamais déçus. Que le Dieu que nous servons vous bénisse ».

(Propos recueillis par Joy Matuzeyi, stagiaire Ifasic)