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Aubin Minaku et Léon Kengo, représentants du chef de l’Etat à la cérémonie de signature de l’Arrangement particulier

La situation politique de l’heure en République démocratique du Congo, dominée par l’imminence de la nomination des membres du Gouvernement Bruno Tshibala, sans oublier la gestion des dégâts collatéraux des propos tenus par la CENCO, oblige la Majorité Présidentielle d’être aux aguets. Pour hier, la réunion extraordinaire du bureau politique de la Majorité Présidentielle a été convoquée  sur instruction expresse du président de la République, en sa qualité d’autorité morale de cette famille politique,  pour l’informer de la signature solennelle aujourd’hui 27 avril 2017, de l’Arrangement particulier. Cette cérémonie aura lieu au Palais du peuple et sera coprésidée par les présidents du Sénat, Léon Kengo wa Dondo,  et de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, en qualité de représentants personnels du chef de l’Etat.

Pour l’ambassadeur André-Alain Atundu, qui s’exprimait au nom du Bureau politique de la Majorité Présidentielle, l’importance de cette cérémonie n’est plus à démontrer et tient à deux choses. Premièrement, cette cérémonie marque la fin de la démarche initiée par le président de la République,  Joseph Kabila, qui au lendemain de la réception, par lui, du  dernier rapport  d’échec des évêques, a repris les choses en main, en s’impliquant personnellement, en sa qualité de garant de la Nation, pour favoriser la mise en application de l’accord de la Saint-Sylvestre. Deuxièmement, cette cérémonie aborde un virage décisif vers les élections.

Soulignons que cette signature sera faite par toutes les parties prenantes aux échanges directs de la CENCO. La MP espère que la partie radicalisée du Rassemblement,  dite Katumbiste, renouera avec le sens de responsabilité, et sera présente à cette importante cérémonie, inscrite dans le processus de la cohésion nationale.

En remettant au chef de l’Etat son dernier rapport, le 28 mars dernier, la Cenco a, par la même occasion, pris acte de la fin de sa mission. Et ce, sans aucune contestation possible. Pour preuve, Mgr Marcel Utembi Tapa, archevêque de Kisangani et président de la CENCO, avait, dans son discours du 27 mars 2017, dit que son institution n’entendait pas conduire les bons offices indéfiniment. Elle a, par la suite, appelé à l’implication personnelle et à la responsabilité du chef de l’Etat en tant que garant de la Nation, dans la mise en œuvre rapide de l’accord de la Saint-Sylvestre.

Dès lors,  la CENCO ne saurait présider la cérémonie de signature de l’Arrangement particulier, qui consacre l’aboutissement de l’implication personnelle de Joseph Kabila. La Cenco pourra, tout de même, y prendre part, comme tout le monde. « Je vous dis qu’à l’étape actuelle, il est entendu que toutes les parties signataires seront de la partie. Si par aventure,  l’aile radicalisée n’est pas présente, cela ne va pas arrêter la vie de la nation. Les efforts vont continuer comme c’est fut pour l’accord du 31 décembre 2016, afin que tout  le monde puisse se retrouver et participer au gage que va donner la classe politique à l’ensemble de notre peuple, à savoir, le cap vers les élections.  Ensuite, le gouvernement  sera chargé d’améliorer les conditions sociales et sécuritaires de notre pays », explique André-Alain Atundu.

De l’analyse de l’Accord Politique Global et Inclusif du centre Interdiocésain, il ressort que les points de convergence, trouvés depuis le dialogue de la cité de l’UA, ont été consolidés et repris dans ce document. Les délégués ont convenu, en outre, de discuter des modalités de la mise en œuvre des mesures adoptées dans le cadre de la signature de l’Arrangement particulier afin d’aplanir toute divergence.

Cet Arrangement particulier concernait  principalement les points d’achoppement suivants: La désignation du Premier ministre, la formation du gouvernement, la mise en place du Conseil National de Suivi de l’Accord (CNSA), le chronogramme de la mise en œuvre de l’accord, la redynamisation de la CENI, le renouvellement du CSAC et quelques recommandations particulières.

La Cenco pas encore saisie, le Rassemblement pro Katumbi absent

Le Secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), Donatien N’shole, interrogé par Actualite.cd, déclare ne pas être au courant de la signature ce jeudi 27 avril de l’Arrangement particulier sous la co-présidente des  présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale. « A mon niveau, je ne suis pas encore informé. Je ne sais pas, peut être au niveau du président Utembi, s’il est au courant, mais au Secrétariat, pas encore », a brièvement déclaré le prêtre catholique. Mais comme il a été dit précédemment, à la Majorité Présidentielle, on pense que la CENCO ayant constaté son incapacité, s’en est remis au chef de l’Etat. Et c’est donc celui-ci qui prend les choses en main et qui se fait représenter par les présidents de deux chambres du Parlement.

Du côté du Rassemblement,  dirigé par Félix Tshisekedi, qui est également chef de la délégation du Rassemblement dans les discussions, on prépare un boycott pathétique et donc sans effet. « Nous n’irons pas là-bas, la MP veut se moquer de nous. Mais c’est le peuple qui va triompher », a brièvement lâché Martin Munkokole, membre du Rassemblement de Limete.

Martin Fayulu, président de l’Engagement Citoyen et le Développement (ECIDE) a déclaré que le Rassemblement n’ira pas à la cérémonie de signature de l’Arrangement particulier, convoquée ce jeudi 27 avril,  par les présidents des deux chambres du parlement. «Ni Minaku, ni Kengo, personne n’a qualité de convoquer les gens pour aller signer l’Arrangement particulier. C’est de la tricherie (…) Aucune institution aujourd’hui n’a cette qualité. Les choses devraient se faire toujours dans le cadre de la Cenco», a dit Martin Fayulu, également porte parole du Rassemblement. Difficile à suivre. Par quelle magie la démissionnaire Cenco aurait repris ses fonctions de bons offices puisqu’elle s’en est déchargée avec fanfare?

Pour sa part, le Rassemblement Kasa-Vubu,  dirigé par Olenghankoy,  se déclare disposé à finaliser l’Arrangement particulier. « L’accord du 31 décembre avait prévu la signature de l’Arrangement particulier pour permettre son application. Nous, on sera bien présent pour faire avancer les choses (…) Le président du Sénat et de l’Assemblée nationale ont droit de convoquer la cérémonie pour l’Arrangement particulier parce que les évêques ont jeté l’éponge. Et le président de la République a donné mission aux présidents de deux chambres du parlement pour finir la mission. Donc c’est logique», a dit ce mercredi 26 avril 2017 Lumeya Dumaleghi, membre du Rassemblement dirigé par Olengankoy. Ce qui semble tenir la route. Le mandant a décidé de se faire représenter par quelqu’un d’autre. Qui peut lui en contester le droit ? Il faudrait, peut être, que certains acteurs politiques révisent leurs leçons de droit.

Lumeya Dumaleghi souhaite également que toutes les composantes parviennent à un consensus au sujet de la personne à diriger le Conseil National de Suivi de l’Accord du 31 décembre. D’après  lui, c’est sans doute Joseph Olenghankoy qui fait l’unanimité.

La coalition des Alliés d’Etienne Tshisekedi (CAT) annonce qu’elle va signer ce jeudi 27 avril 2017 l’Arrangement particulier sur invitation des présidents des deux chambres du parlement au Palais du peule. Dans une interview  accordée à Actualite.cd, Lisanga Bonganga, Coordonnateur de la CAT se dit heureux de la signature de l’Arrangement particulier qu’il considère comme le couronnement des actions  d’Etienne Tshisekedi. Il se félicite de l’aboutissement des discussions du Centre Interdiocésain sous la médiation de la CENCO. « Nous allons signer aujourd’hui parce que nous sommes les premiers à avoir écrit au Président de la République pour exiger la signature de l’Arrangement particulier. Chacun doit se justifier devant le peuple. Tout le monde ne peut signer le même jour. Ceux qui seront là vont signer et les autres pourront le faire après », a-t-il dit.

(JMNK)

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La Salle de presse de la CENI a servi de cadre ce mercredi à la réunion de haut niveau entre les Membres de la CENI et les élus nationaux des provinces constituant l’espace kasaïen. Au menu des échanges, la problématique de l’enrôlement des électeurs face à l’insécurité qui sévit dans les provinces du Kasaï et Kasaï Central. Le Président de la CENI a présenté l’état des lieux de l’opération de la révision du fichier électoral aux élus nationaux. A ce jour, les données du monitoring de la CENI renseignent que 22.277.414 électeurs ont été enrôlés.

Evoquant l’insécurité qui règne dans les provinces du Kasaï et Kasaï Central, le Président de la CENI a présenté aux élus nationaux les incidents qui ont amené la CENI à suspendre les opérations d’identification et enrôlement des électeurs dans ces provinces. Il s’agit notamment de la mort le 02 avril 2017par décapitation du Chef d’Antenne a.i de la CENI  Dekese Philippe Iyombe par les miliciens Kamuina Nsapu, alors que l’intéressé se rendait à Tshikapa pour la formation ; la mort du Président du Centre d’inscription Tshetshele, code 920291 du village Kapanga, groupement de Bambai dans le territoire de Luiza, décapité en février 2017 par les miliciens Kamuina Nsapu ;  l’incendie et pillage le 30 mars 2017 à l’Antenne CENI de Luebo par les miliciens de Kamuina Nsapu : 148 kits d’enrôlement des électeurs, 145 générateurs, 290 cartons contenant du lubrifiant, 142 kits bureautiques, 52 générateurs de 2.5 KVA, 391 urnes, 86 dossiers physiques des candidats députés provinciaux enregistrés en 2015, 225 dossiers des ETD issus de l’opération de fiabilisation et de stabilisation des cartographies opérationnelles et 135 kits formulaires ont été vandalisés.

D’autres cas d’incendie et pillage ont été signalés dans les Antennes de la CENI dans les territoires de Kazumba, Dimbelenge, Tshimbulu et ailleurs. Tous ces actes d’une barbarie inouïe ont causé mort d’homme et destruction méchante des matériels acquis au prix d’innombrables sacrifices du contribuable congolais. Ces différents matériels étaient déjà stockés pour le lancement des opérations d’identification et enrôlement des électeurs dans ces différentes entités. La CENI, par la bouche de son Président, a vivement condamné ces actes qui prennent pour cible les infrastructures et le personnel de la Centrale électorale.

A la différence des provinces du Kasaï et Kasaï central, dans les provinces de l’Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Tanganyika où règnent également quelques foyers d’insécurité, la CENI n’a jamais été prise comme cible. Ce qui a permis à l’Organe de gestion de réaliser l’opération de révision du fichier électoral sans incidents majeurs dans ces provinces. Par contre, dans l’espace kasaïen, la CENI est prise comme cible avec destruction méchante de son matériel et charroi alors que la collecte des données des électeurs n’a pas encore été lancée sur terrain.

(JMNK/Ceni)

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La Direction Politique Nationale de l’Union pour le Développement du Congo, UDCO en sigle, a siégé sans désemparer ces 24 et 25 avril 2017, en session extraordinaire, à la diligence de son Président National, Jean-Claude MASANGU MULONGO ;

Apres avoir procédé à une lecture minutieuse et opéré un examen approfondi de chacune des dispositions contenues dans la déclaration de la CENCO de ce 21 avril 2017 au sujet de la nomination de Son Excellence Monsieur Bruno TSHIBALA,en qualité de Premier Ministredu nouveau Gouvernement d’union nationale :

  • Rappelle que Monsieur Bruno TSHIBALA, ancien proche collaborateur defeu Président de l’UDPS Monsieur Etienne TSHISEKEDI Wa MULUMBA et ancien porte-parole du Rassemblement, a été, parmi tant d’autres, proposé Premier  Ministre sur l’unique listeprésentée par le Rassemblement lors des dernières consultations menées par le Chef de l’Etat, Son Excellence Joseph KABILA KABANGE, tandis qu’une autre ”branche du Rassemblement s’était volontairement  soustraite auxdites consultations politiques ;
  • Soutient fermement la volonté réitérée par le Chef de I’ Etat, Son

Excellence Joseph KABILA KABANGE, lors de son dernier discours sur l’Etat de la nation devant le Congrès réuni en date du 5 avril dernier, de mettre en place, sans tarder, un gouvernement d’union nationale incluant, dans la même coalition gouvernementale, les différentes forces politiques de la majorité, de l’opposition ainsi que la société civile, signataires de l’accord politique du 31 décembre 2016, pour une gestion conjointe et largement inclusive de différentes sensibilités politiques et sociales dans leur diversité.

  • Encourage tous les acteurs politiques ainsi que les différentes forces vives de la Nation à promouvoir le strict respect de l’accord politique du 31 décembre 2016 ainsi que des dispositions indérogeables de la Constitution de la République, notamment l’article 78 qui régit le mode de désignation et d’entrée en fonction du premier ministre ; d’abord par acte de nomination du Chef de l’Etat et ensuite par vote d’investiture de l’Assemblée nationale ;
  • Affirme avec véhémence que l’Assemblée nationale est la seule autorité habilitée àexercer le contrôle démocratique sur le choix dela personnalité nommée Premier Ministre. Aucun autre organe ne saurait être admis, à ce titre, à se substituer à l’Assemblée nationale issue des suffrages du peuple congolais ;

. De ce qui précède, la direction Politique Nationale de l’UDCO, invite tous ses militantes et militants à travers toutes les fédérations provinciales à soutenir le Gouvernement  de Son Excellence  Monsieur Bruno TSHIBALA, Premier Ministre, appelé à conduire le pays vers des élections crédibles et apaisées, améliorer les conditions sociales et économiques de la population et restaurer l’autorité de l’Etat  et la sécurité des biens et des personnes sur toute l’étendue du territoire national.

Fait à Kinshasa le 25 avril 2017

Pour la Direction Politique Nationale de l’UDCO
Jean-Claude MASANGU MULONGO

 

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Après une courte trêve, du 14 au 23 avril courant, les Procès contre les ADF et leurs alliés devraient se poursuivre à partir de e lundi 24, à Beni au Nord-Kivu.  Le Premier Président de la Cour Militaire Opérationnelle du Nord-Kivu siégeant en foraine en ce lieu avait suspendu les audiences pour 10 Jours. Non seulement, par ce que certains membres de la composition étaient conviés à un séminaire professionnel à Kinshasa, mais aussi par ce qu’il fallait accorder un petit repos  aux différents avocats engagés dans un rythme de travail ininterrompue depuis le 20 août 2016.

La reprise des procès n’a pas eu lieu ce lundi. Des informations parvenues au CEPADHO des sources proches de la Cour Militaire Opérationnelle, le Premier Président n’a pas effectué son déplacement de la capitale. Le séminaire auquel il était convié avec certains membres de la Composition se serait légèrement prolongé. Toutefois, il promet revenir sur Beni au courant de la semaine afin de relancer les audiences, si pas en milieu de semaine alors la semaine prochaine.

Rien n’est perdu. Si nombreux avocats en profitent pour affûter leurs moyens ou préparer leurs conclusions. Ce laps de temps doit avoir été  mis en contribution par l’Officier du Ministère Public pour peaufiner certaines de ses enquêtes, lui qui abat un travail de fauve depuis octobre 2014. Les audiences prochaines paraissent être aussi intéressantes que captivantes. Au cours de celles-ci, il est attendu que l’organe de l’accusation (le Ministère Public) puisse asseoir sa théorie: la théorie de 3 Sommets du Triangle.

En effet, parlant de série des massacres des Civils en Ville et Territoire de Beni, il a été établi que ces massacres se sont concentrés dans un espace, dénommé le Triangle de la mort. Cet espace est compris entre Beni/Mayangos, ERINGETI et Kamango. L’Officier du Ministère Public soutient que 3 grands Chefs Coutumiers ont conspiré avec les tueurs. Ils auraient participé à la planification des massacres des civils, à la déportation ou enlèvements d’autres (cas de prêtres catholiques de Mbau) ainsi qu’à la   coordination de certaines attaques des terroristes ADF et alliés.

Le Général-Major Mukuntu Kiyana Timothée a évoqué au cours des audiences précédentes la théorie du Triangle dont les 3 coutumiers  en constituent les sommets. Il a cité les coutumiers Mwami Saambili Bamkoka de Watalinga, Mwami Mbunguma Kitobi de Beni/Mayangose et Mwami BOROSO Bin Bendera II d’Eringeti. C’est en vue d’étayer cette théorie que  l’Organe de la loi avait sollicité de la Cour la jonction des dossiers de ces prévenus (RP.157/2017 et 163/2017) pour obtenir une cause unique, le dossier instruit sous le RP.172/2017.

Dorénavant cette cause oppose le Ministère public à une vingtaine des prévenus dont les Coutumiers Saambili Bamkoka et Mbunguma Kitobi ainsi que le Colonel David Lusenge, Officier Supérieur des FARDC. Dans le dossier instruit sous le RP.172/2017, les différents accusés sont poursuivis pour: association des malfaiteurs; détention illégale d’armes de guerre; crime contre l’humanité par meurtres, déportation ou enlèvements; et, violation des consignes.

Jusqu’ici, la cause dans laquelle est prévenue Mwami Boroso Bin Bendera II, le RP.155/2017, n’est pas encore jointe au RP.172. Il est possible qu’elle le soit très bientôt, au cas où la théorie de 3 sommets du Triangle est prouvée du Ministère Public. Le CEPADHO qui suit de près les procès contre les ADF à Beni  estime que seuls les moyens de preuves du Ministère Public et la défense des prévenus permettront d’asseoir la théorie de 3 sommets du Triangle, quant aux massacres à Beni. A ce stade, notre Organisation exhorte la population à venir suivre minutieusement les audiences pour témoigner de la démarche de la Cour dans la recherche de la vérité.

Cette Ong réitère son appel aux médias tant publics et que privés, tant nationaux et qu’internationaux ainsi que les Organisations locales, nationales et internationales de droits humains à venir couvrir les procès contre les ADF. Cela, afin d’éviter de diffuser les spéculations, les rumeurs et l’intox, et éventuellement pour une critique objective de l’œuvre des Juges.

(JMNK)

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Le  Vice-président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, accompagné de M. Ngangwele Mbobi, membre de l’Assemblée Plénière chargé du suivi du cadre de concertation « Sécurité et élection », vient de fouler ce mercredi 26 avril 2017 le sol de Lusambo, Chef-lieu de la province du Sankuru. L’objet de sa mission est de sensibiliser la population sur l’enrôlement des électeurs dans les provinces des aires opérationnelles 3 et 4.

Après plus de 4h de vol, la délégation de la CENI a atterri à l’aérodrome de Lusambo. Sur place, au pied de l’avion, Norbert Basengezi est accueilli par le Gouverneur de province, M. Berthold Ulungu qu’entouraient les membres du Comité provincial de sécurité et une foule venue nombreuse pour la circonstance.

Après la présentation des civilités, le cortège s’est ébranlé sur le Boulevard de la liberté en passant par le Gouvernorat jusqu’au siège de l’Assemblée provinciale où une marée humaine attendait la délégation de la CENI. Ici, l’honorable Martin Shungu Emongo, Président de l’Assemblée provinciale a accueilli la délégation conduite par Norbert Basengezi. Dans un mot improvisé, le Président de l’Assemblée provinciale a remercié la CENI pour l’intérêt porté à la province du héros national Emery Patrice LUMUMBA. Il a promis une mobilisation tous azimuts de la population à l’opération de la révision du fichier électoral.

Devant le Gouverneur de province, les honorables députés provinciaux et la population, Norbert Basengezi martèle sur un accompagnement sans faille des autorités politico-administratives à la réussite de l’opération d’identification et enrôlement des électeurs dans la province du Sankuru où 886.000 électeurs sont attendus.

Signalons qu’avant d’atteindre Lusambo, Norbert Basengezi a fait escale à Kananga dans le Kasaï Central où sur place, à l’aéroport, il a tenu une réunion opérationnelle avec le Secrétaire Exécutif Provincial de la CENI. Au menu, la situation sécuritaire dans les différentes Antennes de la CENI de cette province. Ici, 4 des 6 Antennes de la CENI sont en proie à l’insécurité. Le Vice-président de la CENI s’est entretenu aussi avec le Vice-gouverneur de cette province, M. Justin Milonga sur les préoccupations sécuritaires.

(JMNK/Ceni)

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Au cours du premier numéro de l’émission « NewsForum » tournée et diffusée en direct sur Internet hier mercredi 26 avril au Centre Wallonie Bruxelles par actualite.cd, le président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (Céni), Corneille Nangaa a éclairé l’opinion tant nationale qu’internationale sur quelques questions électorales en République Démocratique du Congo. Une émission interactive qui a permis aux internautes et une centaine des Congolais venus prendre part à cette production d’éclairer leur lanterne sur le processus électoral.

Après son discours sur la présentation de la situation électorale en RDC, Corneille Nangaa a répondu à différentes questions des internautes, de l’assistance et des professionnels des médias venus prendre part à cette émission. Un débat houleux, où le technicien congolais en matière électorale n’a pas fléchi en un seul instant. Par rapport à la publication du calendrier électoral, le Président de la Centrale électorale pense que cette question entre dans le cadre des perspectives. Ce, tout en relevant les différentes dimensions dont la Céni, ensemble avec le Gouvernement de la République doivent résoudre. Mais tout de même, Corneille Nangaa affirme que son organe a la responsabilité de conduire le peuple congolais aux élections. Et pour ce faire, il reconnait que son institution doit relayer l’indication sur le délai et les dates sur ce que l’on appelle calendrier électoral. Il souligne par ailleurs que le travail de la Céni se fait dans l’esprit de l’accord.

Quant aux facteurs ou dimensions, Corneille Nangaa énumère : Premièrement, il parle de la dimension logistique : « Pour publier le calendrier, ce dernier étant des dates précises par lesquelles la Céni vous dit qu’à telle date il y aura ceci ou cela, je dois avoir une idée claire sur la dimension de ce que j’ai comme instruments me permettant de déployer les matériels. Et ici, je salue la résolution 2348 qui a donné un mandat à la Monusco de nous appuyer sur la logistique ».

La deuxième dimension, selon le numéro 1 de la Centrale électorale, c’est celle liée aux finances. « Je ne peux pas fixer une date, tant que je ne sais pas combien le gouvernement va devoir libérer par mois. Ce travail est en cours, car le budget de la République est en débat au Parlement. Moi j’attends et je suis de près ce débat au Parlement pour que j’aie des indications claires sur le budget », dixit Nangaa. Poursuivant, il évoque la troisième dimension qui est politique. Apparemment, c’est là où le bât blesse, car Nangaa se pose à ce sujet plusieurs questions lui-même. « Les politiques auraient bien voulu que nous ayons des élections en décembre 2017. Je pense qu’il est nécessaire qu’ils assument ce qu’ils disent, c’est-à-dire, avoir les élections en décembre 2017 dépendrait de l’accord, dont la mise en œuvre devait commencer depuis janvier 2017. Quatre mois après la signature de l’accord, l’accord dit que la Céni, le Gouvernement et le CNSA doivent évaluer pour signer la date consensuelle et nous attendons. Je vous dis aussi que l’accord a été signé au 31 décembre 2016 et depuis lors, ils discutent de tout sauf les élections, mais la Céni essaye de jouer son rôle, car nous poussons déjà dans l’enrôlement. D’où, dès que toutes ces questions seront clarifiées, nous allons le publier », s’inquiète-t-il. Ce, tout en ajoutant que : « Je ne peux pas vous dire que je veux faire telle chose en telle date alors que je sais effectivement que je n’ai rien. C’est une question de responsabilité et je ne peux pas publier des dates pour plaire, car je sais qu’on est très exigeant à la Céni. Nous allons donner des dates en tenant compte de contextes politique, légale, technique et opérationnel ». Et parmi les autres questions, Corneille Nangaa a éclairé l’opinion sur la suspension de l’opération d’enrôlement et identification des électeurs dans le Kasaï, à cause de plusieurs actes de barbarie causés par le mouvement terroriste Kamuena Nsapu. Entre autre la mort de plusieurs agents de la Céni, la destruction de ses bureaux et le pillage de plusieurs matériels.

De la situation globale

Bien avant de répondre aux questions des internautes, assistance et professionnels des médias, Corneille Nangaa Yobeluo, président de la Céni, a dressé un aperçu global du processus électoral en RDC. Il a d’abord commencé par le contexte politique, qu’il qualifie de risque, car le pays est encore une jeune démocratie et il se recherche encore. De l’état de la démocratie, Corneille Nangaa pense qu’il y a des éléments qui montrent des indications positives, notamment la liberté des créations des partis politiques, dont la RDC compte 567 partis agréés et une soixantaine en attente. Un autre élément est celui de l’espace médiatique ouvert, car plus de 200 chaines de télévision, 600 titres des journaux, 1.200 radios, sites web et blog d’informations et actualités. Ensuite, il a évoqué les institutions publiques et organisations des Droits de l’homme, bien qu’il y a encore des efforts à fournir à cet effet. Elections et institutions démocratiques, c’est l’autre élément qu’il a révélé dans son speech, car en RDC, il y a des institutions qui sont démocratiquement élues, bien qu’il y a encore des efforts à fournir quant à ce. L’autre exemple à ce sujet est l’organisation de deux cycles électoraux, bien qu’ils n’ont pas tous été achevés, mais Nangaa dit que c’est une question de fond. Du contexte politique, le président de la République pense que la RDC a la possibilité d’une première alternance politique dans son histoire, avec les élections qui viennent. Il constate qu’il y a une méfiance absolue d’acteurs des politiques envers le processus électoral et même envers la Céni. Concernant l’absence d’un registre d’Etat civil, Corneille Nangaa affirme que tant que la RDC n’aura pas ce registre, même 30 ans après, le pays continuera à connaître le problème de glissement. « Il faut qu’on identifie les Congolais, qu’on lui donne la carte d’identité et qu’on ait un registre d’Etat civil pour que la Céni ne fasse plus tous les 5 ans, la révision du fichier électoral, mais qu’elle tire de ce registre, à une échéance bien déterminée, le fichier pouvant permettre d’aller aux élections ». Quant aux défis financiers et logistiques, le président de la Céni a souligné qu’1 milliards de dollars pour les élections dans un pays comme la RDC, est un défi énorme. Il pose la question ci-après : que devons-nous faire pour que le budget des élections ne puisse pas être un blocage ? Iic, il pense que tous les acteurs et partenaires doivent s’assumer. Enfin, Corneille Nangaa a fait état sur l’opération d’enrôlement et identification des électeurs en RDC qui a d’abord été lancé dans la province pilote du Nord-Ubangi, ensuite dans les douze provinces et d’ici le 29 avril dans les dernières aires opérationnelles. Ce, tout en relevant les différentes difficultés rencontrées, notamment au Kasaï où plusieurs agents de la Céni ont trouvé la mort, des bureaux saccagés et des matériels pillés. Ce qui a même occasionné la suspension de l’opération dans cette partie de la République jusqu’au rétablissement de la paix.

(Bernetel Makambo)

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Vue d’une conférence de presse hebdomadaire des Nations Unies à Kinshasa/Photo L. Baende

La mission onusienne en Rdc s’en tient à son rôle des bons offices lui confié par le Conseil de sécurité de l’ONU à travers la Résolution 2348, qui est un rôle de protection des civils, qui est aussi un rôle de soutien au processus électoral à travers l’Accord du 31 décembre 2016. Quant à la vidéo de l’assassinat des deux experts de l’ONU perpétré dans le Kasaï, la Monusco est contre la diffusion publique de cette vidéo qui, selon elle, constitue une évidence dans le sens d’enquête criminelle.

Plusieurs points ont figuré hier au sommaire de la conférence de presse hebdomadaire des Nations Unies à Kinshasa. Notamment, les traditionnels points autour des informations relatives aux activités des composantes de la MONUSCO et de l’Equipe-pays des Nations-Unies, et autour de la situation sécuritaire qui a prévalu dans le pays au courant de la dernière semaine, ont été abordés.

Une séance des questions-réponses a enfin couronnée cette conférence animée par le directeur de l’information publique de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Rd Congo (Monusco), M. Charles Antoine Bambara. C’est au cours de ce dernier point que les journalistes ont soulevé les quelques préoccupations qu’ils avaient, notamment, sur le plan sécuritaire, humanitaire et politique.

Quant à la réaction de la MONUSCO à la dernière déclaration de la CENCO, M. Bambara a rappelé que Monusco a un rôle bien défini, et elle s’en tient à ce rôle des bons offices. La politique interne congolaise elle ne s’en mêle pas depuis longtemps, ajoute-t-il. « Nous nous en tenons au rôle que nous donne le Conseil de sécurité à travers la dernière Résolution 2348, qui est un rôle de protection des civils, qui est aussi un rôle de soutien au processus électoral à travers l’Accord du 31 décembre 2016. Et donc les bons offices sont activés depuis très longtemps », a-t-il expliqué.

Charles Bambara a aussi fait savoir que la semaine passée, il y a eu des nombreuses rencontres entre le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en République démocratique du Congo et différents courants politiques du pays et même aussi avec même la CENCO. Cette semaine encore, renchérit-il, le représentant spécial M. Maman Sambo Sidikou a poursuivi ses nombreuses consultations.

« Il rencontre réellement tous les courants de la vie politique dans ce pays. Pour essayer d’avoir un courant fédérateur pour aller vers ces élections qui ont été décidées lors des consultations de la CENCO. Donc, ces élections de la fin de cette année 2017 restent pour nous un objectif cardinal », a affirmé le directeur de l’information de la Monusco.

La Monusco condamne l’amalgame fait contre elle par une fausse vidéo

Par rapport à une vidéo montrant des casques bleus entrain de jeter des personnes tuées dans une fosse commune, Charles Bambara affirme que la Monusco connait l’existence de cette vidéo qui est dans les médias sociaux depuis quelques temps. Selon lui, malgré la mauvaise qualité des images, le constat établi prouve clairement que cette vidéo a été postée sur Youtube depuis 2012. Et cela n’a donc rien à avoir ni avec la Rdc, ni avec la Monusco.

« Nous dénonçons fermement cet amalgame qui a été fait contre la Monusco par rapport à cette vidéo venue sans doute d’un pays tiers. La Monusco réaffirme s’en tenir à l’application de ses missions telles que lui confiées dans le cadre de différentes résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies. Et elle indique que son personnel n’est en rien lié à cette vidéo », a déclaré Charles Bambara.

La Monusco n’a pas le rôle d’auditer la CENI

Il a en outre répondu à une affirmation selon laquelle la Monusco a le mandat d’auditer la CENI. C’est une information complètement erronée et fausse, a-t-il rétorqué. La Monusco n’a pas un rôle d’audit donné par la Résolution 2348 vis-à-vis de la CENI. Elle a un rôle d’accompagnement. Et dans la précédente résolution, la 2277, c’était un rôle de soutien au processus d’enrôlement des électeurs, a rappelé aux journalistes le directeur de l’information de la Monusco.

« C’est ce que nous avons fait. Soutien avec 3900 tonnes de matériels avaient été acheminées à travers le pays par des ponts aériens à partir de Kinshasa mais aussi à partir de Mombassa au Kenya, etc., vers les hubs et les sous-hubs de la CENI. Le travail était bouclé la semaine dernière. Mais nous sommes prêts, dans le cadre de la dernière résolution 2348, à continuer le travail de soutien logistique et technique à la CENI ».

Comment la Monusco peut-elle intervenir dans l’enrôlement des électeurs dans le Kasaï ? A cette question, il a souligné que la Monusco a un rôle de protection des civils. Et cela est très clairement dit dans la dernière résolution, la 2348, qu’elle a commencé à exécuter. Depuis la fin de l’année 2016, poursuit-il, la Monusco s’est engagée à accroître progressivement sa présence militaire et civile au Kasaï, notamment, à Kananga. L’antenne de Kananga était transformée en bureau.

« Donc, cela veut dire que, non seulement la présence Police, la présence militaire, la présence civile va s’accroître de façon considérable », a-t-il rassuré. Et d’ajouter que Radio Okapi va ouvrir des studios sur place à Kananga. Ce, pour participer aussi à l’effort de pacification que mènent la Police et les militaires sur le terrain, à travers la communication. « Car, les rumeurs, la désinformation, peuvent faire courir beaucoup de risques aux populations civiles. Donc, nous allons ouvrir de cette antenne de Radio Okapi sur place dans les semaines qui viennent pour participer à cet effort ».

A en croire Charles Bambara, la Monusco essaye d’être présente pour avoir une démarche de prévention des conflits, de prévention des violences contre les populations, etc. Mais elle travaille avec les autorités au niveau provincial et au niveau local pour essayer d’atténuer les mésententes entre les communautés dans cette zone. « Donc, c’est un travail que nous faisons depuis très longtemps. Nous allons continuer à essayer d’accroître notre potentiel humain sur le terrain afin d’être beaucoup plus efficace ».

Dans un autre chapitre, la bouche autorisée des Nations Unies en Rdc a soutenu que le calendrier électoral est une prérogative nationale, et plus particulièrement de la CENI qui est le maître dans ce domaine. La Monusco a un rôle de soutien et d’accompagnement de la CENI. « C’est ce que nous essayons de faire depuis très longtemps avec la Résolution précédente, la 2277. C’est ce que nous allons continuer de faire pour nous, tel que dit dans l’Accord du 31 décembre, l’objectif c’est de préparer à l’élection de cette fin d’année, en décembre 2017 ».

La Monusco est contre la diffusion de la vidéo des autorités congolaises

M.Bambara a également réagi à la vidéo de l’assassinat des deux experts de l’ONU perpétré dans le Kasaï. Elle affirme que la Monusco est au courant que les autorités de la Rdc ont publié cette vidéo qui montre de façon précise, le meurtre des deux experts des Nations Unies.

Cependant, indique-t-il qu’en tant que Nations Unies, elles ne feront pas des commentaires. Car, cela fait partie d’une enquête criminelle qui a été ouverte depuis.

Pour Charles Bambara, la Monusco ne pense pas que cette vidéo devrait-être diffusée publiquement. Elle constitue effectivement une évidence dans le sens d’enquête criminelle, et cela aussi, pourrait dans une certaine mesure, traumatiser les familles de ces deux experts des Nations Unies qui ont été assassinés dans le Grand Kasaï.

« Nous n’allons pas commenter car l’enquête criminelle est en cours. Et pour nous au niveau des Nations Unies, nous attendrons donc la fin de cette enquête criminelle et voir l’ouverture éventuelle de procès », a souligné le directeur de l’information publique de la Monusco.

(Lepetit Baende)

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A Kinshasa, capitale de la République Démocratique, la population s’inquiète sur le silence honteux des autorités de la ville quant à la prise en charge des stations d’évacuation d’immondices érigées dans plusieurs quartiers et avenues par l’Union Européenne. Ce, depuis que ce partenaire international, qu’est l’UE, a mis fin à son projet.

Pour un petit rappel, environ 72 décharges publiques avaient été érigées depuis 2007 dans huit communes de la ville de Kinshasa pour recueillir des ordures ménagères, plastiques et industrielles. Près de treize ans après, l’heure est à l’évaluation. Voir l’état de lieu, il sied de signaler que ces stations offrent un décor désolant et peuvent créer une maladie vis-à-vis de la population.

La station construite sur l’avenue Elengesa dans la commune de Kalamu, en est une illustration parfaite, y compris celle située au croisement des avenues de l’Université et Victoire dans la même municipalité.

Les habitants qui restent à côté de ces stations poubelles implorent la gravité des odeurs qui peuvent leur créer des maladies dangereuses. « Depuis que l’Union Européenne est partie, ces stations sont devenues un lieu que réside plusieurs maladies. Et pour qu’on puisse évacuer ces ordures, la station doit d’abord déborder, déranger l’ordre publique pour que les autorités envoient des gens pour enlever les immondices qui dérangent les habitants que nous sommes », a expliqué Mr Kamba.

Plus rien ne marche  en matière de la lutte contre l’insalubrité dans la ville, après la fin du projet PARAU de l’Union Européenne.

Après la rupture de ce partenariat entre le gouvernement provincial de Kinshasa et l’Union européenne, dans le cadre du projet PARAU, les stations poubelles sont débordées et indispose l’ordre publique. Selon les autorités de la ville, la population devrait changer de mentalité pour éviter de jeter les ordures dans les avenues ou dans de petites rivières. Alors que la population voulant respecter le mot d’ordre des autorités de la ville, a décidé d’aller jeter les ordures dans l’endroit indiqué par ce dernier, en l’occurrence ces stations de décharge. Malheureusement, l’incapacité revient au gouvernement provincial qui éprouve d’énormes difficultés pour évacuer les poubelles à chaque fois que la station est pleine.

D’après madame Mamie, vendeuse dans l’enceinte de l’école Ep1 et Ep5 Ngiri- Ngiri, la station poubelle qui est au sein de cet établissement scolaire dure déjà 5 mois. « Que les autorités viennent dégager leurs choses qui indisposent les élèves qui étudient. Ces stations quand elles étaient entre les mains de l’Union Européenne, ces ordures ne faisaient pas une semaine dans cet endroit, mais depuis que ces poubelles sont remises entre les mains du gouvernement provincial, rien ne marche », a-t-elle déclaré.

Elle termine en disant que le gouverneur doit faire quelque chose, car ces ordures dégagent des odeurs qui peuvent provoquer plusieurs maladies à la population qui habite les environs.

Les motocyclistes, les piétons….. sont tous obligés de passer par là. Ce, tout en prenant soin de se pincer le nez. Bien malheureux encore sont les occupants des maisons d’habitations voisines de poubelles. Car, condamnés d’humer au quotidien l’air pollué à l’effet de ces montagnes d’immondices.

Des voix s’élèvent pour tirer la sonnette d’alarme. « Trop c’est trop ! on n’est pas des animaux », a lâché une vendeuse de pain dans un quartier de la Capitale.

Serions- nous incapables de nous prendre en charge ?

Les poubelles publiques à Kinshasa sont le fruit d’un partenariat signé en 2007 entre l’Union européenne et l’Hôtel de Ville. L’accord portait sur le projet d’appui à la réhabilitation et l’assainissement urbain. A son origine, ce projet avait pour but d’évacuer par semaine plus de 9.000 tonnes des déchets accumulés dans les stations.

Pourtant, depuis que l’évacuation des ordures de station est entre les mains du gouvernement provincial, l’évacuation des poubelles ne s’effectue plus dans une semaine. Mais après plusieurs mois, ce phénomène a poussé la population à se poser la q de savoir si le congolais n’est pas en mesure de se prendre en charge ?

(Espérant Kabemba / Stagiaire )

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La 2ème édition du café genre a eu lieu vendredi dernier à l’Université protestante au Congo, UPC, devant un public nombreux et des officiels. C’était utour du thème : « Regards croisés sur les questions des violences sexuelles et celles basées sur le genre ». A l’occasion, l’Onufemme et le bureau du représentant personnel du Chef de l’Etat en matière des violences faites à la femme, Jeannine Mabunda, ont exprimé le vœu notamment d’autonomiser les femmes, pour les prémunir d’atouts nécessaires à la prévention des violences. « Quand les femmes sont économiquement autonomisées, cela les protège davantage des violences sexuelles, et leur donne plus d’atouts en matière de participation politique », a relevé la représentante de l’Onufemme à Kinshasa, Adama Moussa (voir photo), exposant les recommandations de la 2ème édition du café genre.

Et d’ajouter : La préparation de ce café genre nous a pris deux mois. Le bureau de l’Onufemme et celui de la Représentante personnelle du Chef de l’Etat ont travaillé ensemble d’arrache-pied. Cela, avec l’appui respectivement du cabinet de la ministre du Genre, famille et Enfant et de l’Ambassade de Grande Bretagne  Nous avons eu la disponibilité du Brésil, du Maroc et du Sud Soudan.

C’est vraiment un réel plaisir pour moi que de prendre la parole la parole pour conclure cette 2ème édition de café genre, en partageant les recommandations que nous avons pu tirer. Ce café genre dont le thème a porté sur le thème « Regards croisés sur les questions des violences sexuelles et celles basées sur le genre ; échange d’expériences entre la RDC, le Brésil, le Soudan du Sud, le Maroc ». J’en profite pour dire que nous aurions aimé avoir beaucoup plus de pays. Mais savez, tout choix est un peu subjectif. Dans la matière, nous avons choisi des régions, des cultures qui puissent être croisées à celles qu’on a ici en RDC. Nous avions choisi le Sud Soudan et le Maroc. Pour des raisons indépendantes de leur volonté, ces pays n’ont pas pu participer. Mais je crois que si on avait eu tous les pays, le temps de faire des échanges ne nous aurait pas été permis. Donc ce n’est que partie remise ; ce sont des échanges qui vont se poursuivre. Je voudrais juste présenter les recommandations qui sont sorties :

Promouvoir le rôle des hommes et des jeunes pour la construction de la masculinité positive comme un moyen de lutte contre les violences sexuelles. Il a également été demandé une pérennisation de la campagne de sensibilisation « Brisez le silence », au lieu de limiter cela dans le temps, en utilisant le centre d’appel ainsi que les clubs au niveau des universités. L’autre proposition est d’autonomiser la femme aux moyens de lutte contre les violences faites aux femmes Parce que quand les femmes sont économiquement autonomisées, cela les protège davantage des violences sexuelles, et leur donne plus d’atouts en matière de participation politique. L’autre recommandation, c’est d’assister et  de faire attention à l’image de la femme dans la communication et dans la publicité, parce que l’image que cela projette a un impact sur la perception qu’on a de la femme et des questions liées aux violences. Une autre recommandation est de bâtir sur une nouvelle génération de lutte contre les violences sexuelles et de mettre à profit la vigueur et le dynamisme de la jeunesse.  Enfin, de manière globale, cette activité a été une excellente opportunité pour apprendre ce qui a été fait dans d’autres pays, dans le cadre de la lutte contre les violences sexuelles. Ceci pouvait permettre, en même temps, de mieux comprendre et appréhender l’efficacité des approches utilisées en RDC. Ce qui pourrait se faire selon une méthodologie qui nous permettrait de nous renseigner sur la situation en RDC, et nous allons faire le suivi comme nous l’avons fait comme lors  du premier café genre, dont certaines recommandations ont déjà commencé à être mises en œuvre.  Nous allons faire le suivi avec la partie gouvernement et avec les partenaires qui interviennent dans le domaine des violences sexuelles, pour voir comment passer à l’opérationnalisation des recommandations.

(RTM)

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Des multiples problèmes de santé que la population congolaise rencontre actuellement à Kinshasa, notamment les épidémies qui circulent d’une maison à une autre, parviennent des immondices qui trainent dans des marchés.

Les denrées alimentaires vendues sont exposées à même le sol, et ce, devant la saleté. Sur ce, les mouches se posent sur les aliments consommés par la population congolaise. Cela cause beaucoup des maladies telles que la typhoïde, qui tuent des personnes actuellement. A ce sujet, un constat a été fait au marché central de Kinshasa, communément appelé « Zando », sur la mauvaise habitude des vendeurs qui exposent leurs marchandises sous la belle étoile, tout en sachant que cela est un danger pour les Kinois. Le colonel Elvis Mpalanga, commissaire provincial de la Police Nationale Congolaise/Kinshasa ad intérim, est contre cela. Depuis sa prise de fonctions après la suspension du général Célestin Kanyama, il défend aux vendeurs d’exercer ce métier en dehors du marché. Cet ordre impose à ces vendeurs de quitter les abords du marché et rejoindre les autres à l’intérieur, afin d’utiliser les tables  appropriées dont plusieurs sont encore vides. Malheureusement, la décision du colonel Elvis semble être négligée par les vendeurs, poussant diverses raisons.

Maman Jolie Lowa, résidente de la commune de Barumbu précisément à Kabambare et vendeuse dans le marché central sur Bokassa, réclame que son mari ne travaille pas et elle ne vit qu’à travers son commerce. Sans cela, la survie de sa famille sera vraiment difficile. « Le colonel Elvis est une personne de paix et nous aimons beaucoup mais, ça nous étonne qu’il envoie des policiers pour nous chasser alors qu’à l’intérieur, il n’y a pas assez des tables vides. Pour nous, le mieux serait de trouver une solution pour ces immondices qui nous mettent mal à l’aise et qu’il pense à enlever ces poubelles qui nous entourent », déclare-t-elle.

Combien de temps a pris cette situation d’insalubrité assez remarquable ?

« J’ai commencé à vendre ici à Bokassa dans le marché central depuis 2012, et en ce temps, ces poubelles n’existaient pas. C’est après les travaux des agents de l’Union Européenne, qui n’ont pas été achevés que ces poubelles ont apparu et ça ne fait qu’augmenter. Ces immondices ont causé beaucoup des maladies à nos collègues vendeurs et aussi des morts. Une solution doit être trouvée à propos de cela », a ajouté madame Jolie Lowa.

« J’ai entendu que le colonel Elvis refuse la vente à l’entrée du marché et nous oblige de quitter ces endroits mais, si réellement nous quittons ici, où irons-nous ? Et comment allons-nous survivre ? Vraiment cela rendra difficile notre survie. Nous sommes contre cela », a déclaré à son tour, Niclette Boweya, une autre vendeuse.

Pour ce faire, une solution doit être trouvée en ce qui concerne ce cas. « Il y a aussi ces multiples poubelles  qui nous entourent. Nous en avons marre, car du jour au lendemain, nous tombons malades et nous mourons alors que, nous payons le frais d’insalubrité élevé à 200 FC. Malgré tout ce que nous donnons, rien ne change », a-t-elle renchérit.

La santé n’a pas de prix dit un adage. Il va falloir la préserver contre tout ce qui peut la nuire. Le service d’assainissement doit bien faire son travail tout en rendant propre le marché central et aussi trouver une solution pour toutes ces poubelles qui entourent les vendeurs sur Bokassa. Ceci parce que ce phénomène au marché central de la ville province de Kinshasa devient insupportable.

(Kassa Ngoly Divine/stagiaire)