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C’est un ton très dur que le Commandant suprême des FARDC, le Président Joseph Kabila Kabange a utilisé, par l’entremise du chef de la maison militaire, le Général d’Armées François Olenga, à l’endroit de Sultani Makenga et sa bande. Ceux-ci doivent se rendre aux autorités congolaises, au risque d’être capturés et de subir la rigueur de la loi. C’est ce qui ressort de la visite de travail qu’il a effectué dans la province du Nord-Kivu, le vendredi 20 janvier, où il a  intimé l’ordre formel au général autoproclamé et déchu Sultani Makenga et ses hommes à se rendre aux autorités congolaises, de peur de subir la frappe des Forces Armées de la RDC (FARDC).

Plus question de douter quant à l’intention des ex-M23 d’embraser la Rd Congo, parce qu’aux dires du Général Olenga, à la première vague, les autorités ougandaises n’étaient pas au courant, et elles ont seulement été averties à la deuxième vague. D’ailleurs à l’instant, une équipe d’officiels congolais se trouverait en Ouganda, où elle a effectivement constaté l’absence d’une partie importante de ces ex-rebelles. Des informations qui viennent corroborer la version donnée voilà quelques jours, par le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende Omalanga. Il a affirmé, en effet,  que dès qu’ils (les ex-rebelles) ont franchi la ligne frontalière au niveau d’Ishasha, ils ont été harponnés par les forces de défense et de sécurité. Certains ont déjà été arrêtés, d’autres continuent de résister, l’armée est en train de s’occuper d’eux comme il se doit. Entre-temps au niveau de Goma, dans la province du Nord-Kivu, la dénonciation par le Gouverneur de province d’une nouvelle déstabilisation de l’Est du pays est entrain de produire ses premiers effets. Pour ce faire, vingt-deux  armes AK47 et quatre bandits armés entre autre deux miliciens de l’ex-mouvement du 23 mars ont été présentés au Gouverneur de province mercredi dernier à Goma. A l’occasion, Julien Paluku a appelé à une vigilance tous azimuts des services spécialisés principalement les FARDC, pour faire échec à ce plan  macabre des ennemis de la paix.

Julien Paluku avait vu clair

François Olenga qui, lors de son séjour à Goma  a eu des échanges avec le gouverneur de la province du Nord-Kivu, Julien Paluku, a avisé que la RDC et le Commandant suprême de ses armées ne toléreront jamais que la quiétude de la population soit troublée par qui que ce soit et d’où qu’il vienne. Répondant à la presse au sortir des entretiens, le Général Olenga a affirmé être venu confirmer que ce que le Gouverneur Julien Paluku a dit au sujet de l’incursion sur le sol congolais des Ex-M23, est une vérité corroborée également par les services des renseignements militaires. « Makenga, je lui demande de rentrer dans son pays », a ordonné le Chef de la maison militaire du Chef de l’Etat qui, dans un ton fort, a indiqué que « l’on ne peut plus accepter la déstabilisation du Congo »,  rappelant que les Congolais ont les idées tournées vers l’organisation des élections. Aussi  tiennent-ils à vaquer librement à leurs occupations.

Soulignons que la visite au Nord-Kivu du Général François Olenga intervient au moment où l’Ouganda vient, enfin, de reconnaitre la désertion du camp de Bihanga, des ex-rebelles M23.  Le même pays a avoué avoir mis la main sur une centaine de ces fugitifs au niveau de la ville de Mbarara, tout en avouant avoir perdu le contrôle sur une quarantaine d’autres anciens M23. Lors de leur capitulation, les ex-rebelles du M23 défaits avaient pris la destination du Rwanda et de l’Ouganda, où ils avaient été cantonnés dans les camps de Bihanga (Ouganda) et Kibungo(Rwanda). Le Gouverneur Julien Paluku avait dénoncé, dimanche dernier par voie de presse, une forte menace de déstabilisation généralisée du Nord-Kivu et de la RDC à partir de l’Ouganda. Trois jours plus tard, le General François Kamanzi, commandant intérimaire de la 34ème Région militaire du Nord-Kivu, avait quant à lui, présenté quatre présumés instigateurs d’une nouvelle rébellion à partir de cette partie du pays. Parmi les quatre hommes, deux se sont présentés comme ayant fui le camp rwandais de Kibungo. Ces derniers avaient été appréhendés au niveau de la barrière de Mubambiro sur la route Goma-Sake, avec deux armes.

Une Ong loue la fermeté du Gouvernement

Un communiqué parvenu à la Rédaction du Quotidien L’Avenir indique que c’est avec une très grande attention que le CEPADHO a suivi la communication du Général François Olenga, Chef de la Maison Militaire du Président de la République Démocratique du Congo. C’était à l’occasion de son récent séjour à Goma. En effet, le Général Olenga a, d’un ton ferme, exigé aux ex-M23 ayant fui l’Ouganda en perspective d’une nouvelle guerre, à se rendre immédiatement aux FARDC, faute de se voir neutralisés ou mis aux arrêtés.

Le Chef de la maison militaire du Chef de l’Etat a averti le Commandant de l’ex-M23 Sultani Makenga de se rendre au Gouverneur du Nord-Kivu, afin d’éviter qu’il soit capturé et ramené «vivant ou mort» par les FARDC.  Le CEPADHO salue la fermeté et la pertinence du message du Général Olenga. Cette Organisation espère que ce message très rassurant est le dernier avertissement aux ex-M23 dont la récidive est flagrante. Le CEPADHO rappelle  la nécessité pour la CIRGL, la SADC et l’ONU à prendre des mesures contraignantes contre l’Ouganda et le Rwanda qui continuent à héberger les ex-M23 en violation des prescrits de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba pour menacer la Paix et la Sécurité de la RDC.

Aucun doute n’est permis et la Monusco ne pourra que se rendre compte de l’évidence, et appuyer naturellement son allié traditionnel, le Gouvernement de la République, sans sa quête pour une paix durable. Sinon, lorsqu’on suit le porte-parole de la Monusco, Félix-Prosper Basse, personne ne pouvait donner la chance au Gouvernement de la République. C’est le moment où il faut être clair avec tous les partenaires bi et multilatéraux de la Rd Congo : le pays est résolument tourné vers l’amélioration du social de sa population et à l’organisation des élections. De ce fait, aucune aventure de nature à retarder l’atteinte de ces objectifs ne sera tolérée.

Comme L’Avenir n’a cessé de le dire, il n’y a pas de raison qui milite actuellement pour la déstabilisation de la Rd Congo, lorsqu’on sait que les pourparlers sont en cours au Centre Interdiocésain, et n’importe quelle doléance peut toujours être débattue, pourvu que la paix et l’intégrité du territoire congolais soient rassurées. Ceux qui pensent qu’ils peuvent tout obtenir par la violence, devront intérioriser que cette vision de choses est révolue. Ce faisant,  les efforts devront être faits, surtout en appuyant l’actuelle opération de révision du fichier électoral et d’enrôlement des électeurs, pour permettre à tous les Congolais d’être identifiés et de participer aux élections, seules base d’une paix durable.

(JMNK)

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Des sources proches du Centre Interdiocésain de Kinshasa, où se déroulent les arrangements particuliers entre la Majorité Présidentielle et le Rassemblement, les échos en notre possession ne sont pas du tout rassurants. En effet, les signataires de l’accord du 18 octobre et les non-signataires n’arrivent toujours pas à s’entendre sur le partage des responsabilités dans le prochain gouvernement. C’est ce qu’a déclaré hier dimanche 22 janvier 2017 Mgr Fridolin Ambongo, l’un des responsables de la CENCO, qui promet l’implication de la CENCO dès ce lundi 23 janvier 2017 dans les discussions entre les parties sur l’arrangement particulier pour faire avancer les choses. Selon les sources proches de la CENCO, les évêques se préparaient à faire une mise au point au cours d’une conférence de presse hier tard la nuit.

« Ce sont les politiciens qui n’arrivent pas à se mettre d’accord sur les points que nous avions laissés en suspens, notamment le partage du pouvoir, la commission sur la gouvernance là ça n’a pas beaucoup avancé, ils se sont beaucoup plus concentrés sur le comité de suivi mais demain nous allons jouer notre rôle de médiation pour pousser les parties à s’entendre rapidement afin de permettre la clôture des travaux », dit Fridolin Ambongo, vice-président de la CENCO.

Soulignons par ailleurs que les parties aux discussions sur l’arrangement particulier viennent d’adopter cinq de neuf points du chronogramme de la mise en œuvre de l’accord du 31 décembre. Cependant, pour les quatre restants relatifs notamment à la nomination du Premier ministre, la formation du gouvernement, la publication du gouvernement et l’investiture du gouvernement. Les parties devront se retrouver dès demain lundi 23 janvier 2017 pour des discussions directes sous la modération de la CENCO.

Entre-temps, d’autres points ont été adoptés. Il s’agit de la date de la signature de l’arrangement particulier : 28 janvier, l’installation du comité national de suivi et notification à Tshisekedi : le 26 janvier, les mesures de redynamisation de la CENI et le renouvellement du CSAC.

(JMNK)

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Une vue du Premier ministre lors de son discours en vue de son investiture/Ph. Kokolo

Le 19 décembre était dédié à la présentation des vœux du président de la Fédération des entreprises du Congo, M. Albert Yuma, aux opérateurs économiques. Invité à cette cérémonie, le Premier ministre Samy Badibanga a d’abord présenté aux entrepreneurs de la Rdc ses vœux de succès commerciaux et personnels pour l’année qui démarre, avant de reconnaître que la collaboration entre les entreprises et le Gouvernement est vitale. Ainsi, a-t-il prôné la relance de la croissance économique comme réponse à la crise, l’amélioration du climat des affaires étant une priorité. Le chef du Gouvernement d’union national a également promu aux entrepreneurs congolais de s’impliquer personnellement pour relever les différents défis, tant économiques, politiques que financiers, auxquels ils font face ainsi qu’aux difficultés qu’ils éprouvent pour mener à bien leurs entreprises en Rdc. Pour ce faire, il a indiqué que le Gouvernement va travailler sur trois principaux axes que sont : la diversification de l’économie (agriculture, secteur minier, industrie et l’énergie), la mobilisation des recettes, et la redistribution des richesses.

Dans son discours, le Premier ministre Samy Badibanga a indiqué que plus qu’ailleurs, les entrepreneurs du Congo ont le regard tourné vers le Gouvernement ils attendent de façon tout à fait légitime et naturelle, les actions fortes qui permettent la relance de l’économie, et le développement de leurs projets. Mais tout ceci dans un contexte politique particulier d’une part, dont l’enjeu est la consolidation des institutions et de l’Etat de droit, qui seul permette de constituer un cadre de confiance, et un climat des affaires propice à la création et à la croissance des entreprises ainsi qu’aux échanges commerciaux dans notre pays. Et ceci dans la région et dans le reste du monde. Un contexte économique et financier d’autre part, qui apparait difficile.

En effet, la chute des cours des matières premières a frappé et continue de frapper durement, les entreprises et le budget de l’Etat. « Notre défis à tous ici est le même : relancer l’activité, juguler la crise et créer des emplois », dit-il, avant de souligner que sans aucun doute, pour de nombreux observateurs, les incertitudes politiques récentes ont aggravé la situation économique et sociale et ont amplifié les effets néfastes de la chute des cours des matières premières. Plus que jamais, la collaboration et la coopération entre le Gouvernement et les entreprises est vitale pour la nation.

Ceci, parce que d’une part, la relance de l’activité économique par des mesures fortes, doit permettre de créer une croissance durable et inclusive afin de répondre à l’urgence sociale de la population. D’autre part, la relance de la croissance économique doit permettre de financer les élections qui contribueront à consolider nos institutions, notre démocratie et l’Etat de droit, dont ont besoin les entreprises pour développer leurs activités et investir dans leurs projets, en mettant en œuvre leurs visions à long terme.

« Dans la réponse que nous devons apporter à la crise économique et l’urgence sociale, vous êtes les partenaires privilégiés de l’action du Gouvernement. L’amélioration du climat des affaires dans notre pays, est donc une priorité qui ne peut se réaliser que si le Gouvernement et les entreprises travaillent main dans la main », martèle-t-il, avant d’assurer de son engagement, de sa disponibilité entière et de l’écoute du Gouvernement pour régler les difficultés rencontrées par la FEC. Dans le contexte qui est le nôtre, je vois les crises auxquelles nous sommes confrontées, comme une chance pour réformer notre climat des affaires, notamment, la fiscalité et la parafiscalité, et le cadre de l’activité minière.

En effet, les défis économiques, politiques et financiers nous mettent au pied du mur. C’est sans doute une opportunité unique d’une part, de diversifier l’économie congolaise, notamment grâce à l’agriculture et l’agroalimentaire, sans oublier l’industrie. Mais c’est aussi une opportunité unique d’autre part, de réformer le climat des affaires, et en particulier, la fiscalité complexe et illisible qui étouffe les entreprises et les projets de création d’entreprises, sans apporter à l’Etat, les moyens de financer les services publics de base et infrastructures essentielles de développement.

Trois axes

Pour utile dans le peu de temps qui nous est imparti, explique-t-il, nous sommes condamnés à l’action. L’action du Gouvernement va s’articuler autour de trois axes : diversification de l’économie, mobilisation de ressources nationales, et redistribution des richesses. Permettez-moi d’insister sur la nécessaire redistribution des richesses. En effet, la forte croissance des dernières années, n’a pas, ou au moins pas assez, bénéficié à la population et aux petites entreprises. Parce qu’elle n’a pas été partagée. La forte croissance n’a pas permis à la population d’augmenter sa consommation. Elle n’a pas non plus permis aux jeunes et aux petites entreprises d’investir dans des nouveaux projets.

Sans redistribution de la croissance, il ne peut y avoir de croissance durable. C’est donc notre mission de construire les conditions d’une croissance inclusive, la croissance pour tous. « Je dis bien, créer les conditions, car, j’ai la conviction profonde que l’Etat doit-être un facilitateur. Je crois à l’économie des marchés, et non à l’économie administrée. Je suis de ceux qui pensent que le rôle de l’Etat est de montrer toute son autorité pour le respect des règles, et de l’Etat de droit, et d’être un partenaire, facilitateur et accompagnateur, protecteur de l’investissement et de la diversification de l’économie. Par conséquent, pour ce qui concerne la diversification de l’économie, l’action du Gouvernement sera concentrée sur l’agriculture, le secteur minier, l’industrie et l’énergie », soutien-t-il.

Ainsi, le Premier ministre a-t-il promis que le Gouvernement va financer à l’ordre de 500 millions de dollars américains, les projets agricoles identifiés. Aussi, de réhabiliter les routes de desserte agricole. Le Premier ministre a enfin garanti aux entrepreneurs congolais une fiscalité simplifiée et lisible. Il a tout de même signifié que la responsabilité et la confiance devraient constituer l’état d’esprit de la collaboration entre la FEC et le Gouvernement. Et la méthode pour lui sera le calme et le sang froid pour reconstruire l’économie congolaise.

(Lepetit Baende)

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Les Léopards de la RD Congo ont tenu en échec, vendredi 20 janvier au stade d’Oyem, les Eléphants de la Côte d’Ivoire, champions en titre, en leur imposant un nul de deux buts partout. C’était à l’occasion de la deuxième journée de la phase de groupes (C) de la 31ème Coupe d’Afrique des Nations (Can Total Gabon 2017). Les Congolais étaient les premiers à ouvrir la marque par Neeskens Kebano à la 9ème minute. Ce dernier a réussi à tromper le gardien du TP Mazembe, Sylvain Gbohou d’un tir croisé sur passe de Junior Kalonji Kabananga. Après ce but, le niveau de jeu des hommes du sélectionneur principal de la RDC, Florent Ibenge Ikwange, va baisser par manque de concentration. C’est ce qui va permettre à l’Eléphant Wilfried Bony d’égaliser de la tête à la  26ème minute. Ce, après un corner concrétisé par son coéquipier Max-Alain Gradel. Un but partout, les Léopards se réveillent et reprennent l’avantage du jeu. L’occasion faisant le larron, Junior Kalonji Kabananga, l’inattendu de cette CAN, mais l’un des pions majeurs des Léopards, va inscrire le but de la joie à la 28ème minute. Un joli but conclu de la tête sur centre de Firmin Mubele, un autre pion majeur des Léopards. Malheureusement, ce sera une courte joie. Car après la mi-temps, l’équipe de la RDC sera un tout petit peu déséquilibrée. La Côte d’Ivoire prend le contrôle du jeu et son capitaine Serrey Die va égaliser à la 66ème minute sur une frappe puissante, qui, après avoir touché la jambe du défenseur congolais, Marcel Tisserand, trouve le filet de Matampi. Après ce but, deux grands joueurs des Léopards vont sortir sur blessures. Il s’agit de l’arrière droit Jordan Ikoko et du buteur Junior Kabananga. Confus, Ibenge opère quelques changements. Il fait monter Youssouf Mulumbu à la place de Jordan Ikoko, Rémy Mulumba à celle de Maghoma et J. Bolingi remplace Kabananga. Des changements qui, malheureusement, n’apporteront rien aux Congolais car la Côte d’Ivoire va être privé de son but de victoire. Ce, après que l’arbitre assistant ait signalé une position litigieuse de Salomon Kalou. 2-2, les deux pays se séparent et la RDC consolide sa place de leader avec 4 points. Le Maroc vient après elle avec 3 points, la Côte d’Ivoire 2 points et le Togo 1.

Florent Ibenge : « Mes joueurs sont déçus… »

« La Côte d’Ivoire est la meilleure équipe Africaine. Mes joueurs sont déçus d’avoir fait un match nul contre la Côte d’Ivoire. Ça veut dire que mes joueurs sont ambitieux. C’est quand même de bonne augure », a affirmé le sélectionneur Florent Ibenge lors de la conférence d’après match. Pour lui, son équipe avait envie de se qualifier, mais se contente du match nul.

La délégation congolaise déjà à Port-Gentil

En vue du dernier match de la phase des poules (C) qui mettra les Léopards de la RDC face aux Eperviers du Togo mardi 24 janvier, la délégation de journalistes et supporters congolais est arrivée dimanche à Port-Gentil, ville où se déroulera la rencontre. Les joueurs et le staff technique ont atterri dans la soirée par un vol affrété.

(Altesse B. Makambo)

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*Par ailleurs, OC Idimu tombe devant FC Standard et TP Foyo perd encore par forfait.

La 21ème journée du championnat de l’Entente provinciale de football de Kinshasa a démarré le samedi 21 janvier dernier au stade Tata Raphaël de la Kethulle.

Sur les deux rencontres prévues, une seule s’est jouée. Il s’agit de celle qui a opposé l’OC Idimu au FC Standard de Lemba. Le match New JAK FC-TP Foyo ne s’est pas joué. Pour cause, l’équipe de TP Foyo n’a pas encore honoré les frais de participation.

Dans l’autre rencontre, l’OC Idimu a courbé l’échine devant le FC Standard de Lemba. Score du match 1-2, sur les réalisations de Luminuku Butuena à la 26ème minute et du capitaine Loso Dizola à la 57ème minute. L’OC Idimu a réduit le score par Nzeyi Shekinah à la 89ème minute.

Dimanche 22 janvier dans la matinée, l’AC Ujana a cartonné le FC Mbemba par 4-0. Buts de Bola Lobota à la 38ème minute, un doublé de Muzungu Lukombe aux 58ème sur penalty et 81ème minutes et de Kabongo Batakela à la 87ème minute.

En match phare, JSK, le leader a consolidé sa position en dominant Royal Sporting Club de Kinshasa par 3-1. C’était  grâce aux buts de Ziba Germain (ancien  de l’AC Dragons) à la 2ème minute, du capitane Salakiaku Matondo (ancien du DCMP) à la 69ème minute et de Kikasa Wamba à la 75ème minute. Le but de RSC Kin est de Kitambala Bola à la 84ème minute.

Ce lundi 23 janvier 2017 au STR

13h30’ : AC Real de Kin-RC Sodigraf

15h30’ : AC Rangers-RC St Etienne  

(Gaby Mass)

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Les équipes kinoises continuent  d’affuter leurs armes pour la préparation, soit de la reprise de la 22ème  édition du Championnat de la Ligue nationale de football (LINAFOOT), de la 14ème Coupe de la Confédération ou alors de la 21ème Ligue des Champions de la CAF.

Samedi 21 janvier dernier dans la matinée, l’Association Sportive V. Club était en amical contre l’AC Kuya de l’Entente provinciale de football de Kinshasa (EPFKIN), 5ème au classement.

L’équipe chère au Général Major Amisi Kumba « Tango Four » l’a emporté par 2-0. Un doublé de l’inévitable et buteur-maison Taddy Agiti Etekiama. Il est encore prévu un autre match amical demain mardi 24 janvier dans la matinée avec l’équipe de Standard de Lemba.

L’AS V. Club prépare déjà son voyage pour le Swaziland  en passant par l’Afrique du Sud, où ils doivent livrer quelques rencontres.

DC Motema Pembe bat FC MK par 2-0

Hier dimanche au stade Tata Raphaël, les Immaculés du Daring Club Motema Pembe ont battu le FC MK par 2-0, en match de préparation à la 22ème  édition du Championnat de la Ligue nationale de football (LINAFOOT). Un match équilibré en première période, mais Daring a mis la pression sur l’équipe de Max Mokey pour réussir 2 buts par Kazadi Kasengu à la 77ème minute sur centre de Manitu et de Mazowa à la 89ème minute sur centre de revenant Tusilu.

(Gaby Mass)

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*Junior Kabananga récupéré et Zakwani, Nsakala et Ikoko très bientôt sur la pelouse

L’équipe médicale de la Sélection nationale de football de la RDC, chapeautée par le Docteur Bungu Kakala, a pu totalement récupérer Junior Kabananga qui devrait, sur décision finale, retrouver la pelouse de la CAN Gabon 2017. Quant à Gabriel Zakwani, Fabrice Nsakala et Jordan Ikoko, les observations sont positives et dans le très prochain match, ils retrouveront la pelouse.

De noter que l’équipe médicale de la RDC travaille minutieusement pour qu’en général, la sélection soit gardée au beau fixe. Ce, de par sa forme et en particulier pour la récupération des joueurs ayant connu des cas de choc durant les deux matchs précédents. Au premier match face au Maroc, le latéral gauche Fabrice Nsakala, le défenseur central Gabriel Zakwani et l’attaquant Junior Kabananga ont été éloignés du terrain. Quant au deuxième match qui a opposé les Léopards aux Eléphants de la Côte d’Ivoire, le latéral droit Jordan Ikoko, a aussi été éloigné du terrain pour blessure. De signaler qu’à chaque sortie du joueur du terrain, l’équipe médicale procède à l’application du Protocole GREC. Lequel consiste à « glacer » la zone affectée, afin de permettre à l’équipe médicale d’observer l’athlète pendant un instant de « repos ». Ce dernier déterminera si le joueur devrait  reprendre le jeu ou pas. Sinon, l’athlète est « élevé » sur une civière en ayant la zone affectée bien « contenue » dans une bande élastique. Ce, dans le but d’empêcher à la lésion de s’enfler. Ce préalable est effectué par l’équipe pour une récupération rapide du footballeur et détermine le début de la prise en charge de ce dernier. Les Léopards de la RDC comme tous les autres, se donnent à fond pour rentrer au pays avec la coupe d’Afrique. Pour cela, le Dr Bungu et son équipe, en collaboration avec le coach Florent Ibenge,  ont des mains des maîtres mis en  pratique des qualités de travail  particuliers pour récupérer le plus rapidement possible les athlètes touchés durant les matchs.  A cet effet, ils ont notamment procédé à l’entrainement dit « décrassages ». Et l’entrainement qui a eu lieu au lendemain du match s’inscrit dans le but de nettoyer les muscles des cuisses et des mollets qui ont accumulés l’acide lactique. Ce, pour une récupération rapide et efficace. Cet entrainement vient pour dégager totalement les résidus de l’acide lactique. Cela parce que ce dernier disparait une heure après l’effort. Cet acide joue un rôle important dans le corps du footballeur, qui, avec l’effort intense pendant le moment de jeu sur le terrain, peut se retrouver en manque d’oxygène au niveau des muscles. Cet acide étant l’un des produits clés de la production d’énergie dans les muscles, notamment, vient remplacer le sang pour y déposer de l’énergie. Il a aussi la capacité de fonctionner sans oxygène pour la respiration cellulaire. Par ailleurs, l’équipe procède immédiatement après le match à une pratique de récupération dénommée « cryothérapie ». Cette dernière consiste à plonger l’athlète dans un bain froid et aussi le sécher par « pressothérapie ».

(Hana Kel)

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Comme chaque année, la traditionnelle cérémonie de présentation des vœux du président de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) aux opérateurs économiques, s’est déroulée le 19 janvier dernier, au Chapiteau fête parfaite, dans la commune de la Gombe. C’était en présence des invités de marque, surtout du Premier ministre Samy Badibanga. L’occasion était donc indiquée pour la FEC de dresser le panorama de l’année écoulée, de faire le bilan des actions passées et de formuler ses propositions pour l’année à venir. Tout ceci, dans un contexte dominé par la présence d’un cadre politique, qui va sans doute être encore affiné par les négociations en cours au Centre interdiocésain, qui permet au Gouvernement d’Union Nationale de tracer des perspectives ambitieuses et réalistes pour l’avenir, devant mener, entre autres, à de futures élections, crédibles, libres et transparentes. Bien d’autres défis attendent le Premier ministre, au premier rang desquels la situation économique et sociale du pays dont dépend sa stabilité et sans laquelle, malheureusement, toutes les prévisions ne resteront que de vaines spéculations.

Quel héritage pour 2016 ?

Au cours de son discours, Albert Yuma s’est appuyé sur une triple conviction, dont la première, c’est que le développement économique de la République Démocratique du Congo doit résolument être fondé sur son développement local et cesser d’attendre des cours mondiaux des matières premières son salut. La seconde, c’est que, comme nous l’avons demandé depuis de nombreuses années à la FEC, s’inscrivant en cela dans la direction donnée par le Président de la République, Joseph Kabila Kabange, que ce développement économique passe en priorité par l’investissement agricole et industriel du pays afin de fournir de manière durable à nos populations, emplois, pouvoir d’achat et dignité. Bien sûr, vous aurez compris que quand je parle d’investissement agricole, il ne s’agit pas d’aller verser des centaines de millions de dollars dans du sable. La troisième, c’est que pour pouvoir développer un secteur économique performant qui finance par l’impôt les biens publics de la Nation, les opérateurs économiques doivent pouvoir s’appuyer sur un Etat fort, qui les comprend, les accompagne et les protège.

Le n°1 du patronat congolais a démontré qu’à l’exception d’années fastes, entre 2012 et 2015, tirées par une croissance que d’aucuns considèreront bientôt comme une anomalie de l’histoire économique mondiale, les attentes n’ont pas été au rendez-vous. Certes, l’Etat a bénéficié de recettes fiscales exceptionnelles générées par des cours extrêmement élevés, mais cela a-t-il changé durablement le quotidien des Congolais, ou cette situation n’aura-t-elle été finalement qu’une parenthèse dans les difficultés vécues au quotidien par nos concitoyens, qui comme nous pouvons le voir aujourd’hui réapparaissent à mesure que les cours retrouvent des valeurs plus conformes à celles que nous avions toujours connues sur des périodes longues.

« Le FMI et la BM nous renseignent, une nouvelle fois malheureusement, que l’activité économique a enregistré un léger recul en 2016 comparé à 2015. La croissance mondiale se situerait à 3,1% en 2016 contre 3,2% en 2015. Pour les pays avancés, la croissance ne serait que de 1,6%, contre 2,1% l’année passée », dit-il, avant de mentionner que cette situation est une nouvelle fois justifiée par la baisse des cours mondiaux des produits de base, la permanente dégradation des perspectives pour les pays avancés ainsi que par un environnement politique mondial extrêmement tendu au Moyen-Orient, en Europe, voire entre les grands de ce monde que sont les USA, la Russie et la Chine, dont les relations sont assez incertaines et à tout le moins attentistes.

On pourrait penser que la reprise des économies émergentes qui ont connu une relative reprise en 2015, leur croissance a été estimée à 4,2% en 2016 contre 4% une année auparavant, pourrait nous permettre de tirer notre épingle du jeu.  Malheureusement ce n’est pas le cas. L’Afrique subsaharienne, n’en a pas profité pas avec une croissance plafonnée en 2016 par la BM ou le FMI entre 1,4% et 1,6% poursuivant ainsi sa tendance baissière inférieure à la moyenne mondiale.

Ce ralentissement est naturellement consécutif à la persistance des niveaux bas des cours des matières premières et frappe plus durement les pays exportateurs qui avaient fait de la rente le seul axe de développement. Il n’est d’ailleurs pas inutile de constater que les prévisions 2017 en Afrique, mettent en haut du tableau, avec des objectifs de croissance égaux ou supérieurs à 5%, la Côte d’Ivoire, la Tanzanie, le Sénégal ou l’Ethiopie, qui ne sont pas majoritairement des pays exportateurs, bien au contraire, mais qui sont ceux, comme l’a indiqué l’économiste en chef de la Banque Mondiale « les pays qui disposent d’un cadre de gestion macro-économique plus solide et d’une réglementation plus favorable aux activités commerciales. Leurs exportations sont plus diversifiées et leurs institutions plus efficaces ».

Une fiscalité  comparée à une hydre à 29 têtes…

Comme dans ses habitudes, Albert Yuma n’a pas été tendre, pour observer que la fiscalité est une hydre à 29 têtes qui traque sans relâche les entreprises du secteur formel, entrainant défiance et souhait d’échapper à une contrainte perçue comme injuste. « Nous avons donc besoin prioritairement d’un choc fiscal, qui permette sa simplification, sa prévisibilité et son application impartiale par les agents de l’Etat. La  fiscalité via la maximisation des recettes de l’Etat ne peut pas être la seule boussole, ni la variable d’ajustement permanente d’un Etat qui n’a pas pris les mesures structurelles nécessaires à la création de richesses, quand les revenus des matières premières le lui aurait permis », explique-t-il.

Voilà pourquoi la FEC souhaite un Etat qui lutte contre la complexité et la multiplicité des taxes et législations diverses. Les opérateurs doivent s’acquitter  de leurs contributions directes et indirectes ainsi que de nombreuses taxes parafiscales, à la Direction Générale des Impôts, à la Direction Générale des Douanes et Accises, à la Direction Générale des Recettes Administratives, Judiciaires, Domaniales et de Participations ainsi qu’aux différents et multiples services d’assiette.

La FEC demande au Gouvernement de faire réaliser une étude devant aboutir, à moyen terme,  à unifier et restructurer le dossier fiscal, à l’instar d’autres pays, afin que l’opérateur économique se retrouve devant  un seul interlocuteur en matière fiscale. Dans l’attente d’une telle réforme, la FEC souhaiterait que le Gouvernement d’union nationale applique les recommandations du FENAT 2016 notamment celle se rapportant aux travaux de toilettage des Ordonnances-lois portant nomenclatures des impôts, droits taxes et redevances des provinces et du Pouvoir central afin de mettre fin à la redondance et réduire sensiblement leur nombre. Nous demandons donc, qu’il soit mis fin à la révision récurrente des lois fiscales par les lois de finances…

Des perspectives pour l’avenir

A en croire Albert Yuma, l’année 2017 devrait être pour la Rdc une année éminemment politique avec l’organisation des élections présidentielles et législatives nationales et provinciales, conformément à l’accord de la Cité de l’UA, complété par les conclusions des pourparlers directs facilités par l’Eglise catholique. « Nous demandons urgemment à tous les acteurs politiques congolais de taire leurs divergences et de mettre sous le boisseau leurs intérêts personnels afin de permettre au pays de sortir de sortir de la léthargie, dans laquelle il se trouve plongé depuis plusieurs mois désormais. Si nous avons tenu à vous présenter aujourd’hui nos priorités économiques, c’est parce que nous pensons que nous devons ensemble, dès maintenant nous mettre au travail pour la transformation de notre pays », dit-il.

Le vœu le plus ardent du monde des affaires est qu’une fois les divergences politiques totalement réglées, l’année 2017 soit celle de l’engagement des réformes de structures, rendues possibles par la participation de toutes les composantes politiques et de la société civile congolaises au Gouvernement d’Union Nationale, avec pour objectif principal de s’attaquer au mal majeur qui ronge le pays, la pauvreté. Les exigences de mobilisation de financement pour ces élections – les chiffres varient entre 1 milliard et 1,2 milliards, suscitent quelques inquiétudes auprès des opérateurs économiques, qui craignent une augmentation de la pression fiscale pour la réalisation des prévisions budgétaires de l’Etat.

Le niveau de recettes à mobiliser tel que prévu dans le projet de loi de finances 2017 reste à ce jour incompatible avec les besoins financiers de couverture des élections à venir. Par ailleurs, nous devrions, au vu de la crise sociale aigüe dans notre pays, nous interroger tous ensemble sur quelle sera la première priorité pour nos populations pour 2017 ? La Fédération des Entreprises du Congo, en sa qualité de partenaire privilégié du Gouvernement, l’invite à éviter à recourir à tout expédient qui viendrait, un peu plus contraindre les entreprises et n’aurait pour effet que de détourner l’investissement congolais vers des économies plus protectrices.

(Jean-Marie Nkambua)

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Entre l’Accord de la Cité de l’Union africaine ayant débouché à l’actuel Gouvernement de large union nationale et celui du Centre Interdiocésain, dit de la Saint Sylvestre, la République Démocratique du Congo est pris en otage par la volonté d’une famille couverte par la Conférence Episcopale Nationale du Congo (Cenco). Cette dernière, compte tenu de son comportement très ambiguë, caressant au Rassemblement, crée un doute aux signataires de l’Accord du 18 octobre 2016, mais aussi à la base de la signature sous réserve de la Majorité présidentielle. Cette jumelle du Rassemblement, à en croire l’Autorité morale de l’Alliance pour la République et la Conscience Nationale joue un très mauvais jeu politique, très passive au Rassemblement, mais dure aux signataires de l’Accord de la Cité de l’Union africaine.

Compte tenu de ce qui précède, Justin Bitakwira a fustigé la manière dont la Cenco mène ces discussions, si seulement si elle ne prend pas en compte la composante signataire de l’Accord de la Cité de l’Union africaine. Faute de quoi, il les invite à la retraite spirituelle, afin de conjuguer ensemble (Majorité présidentielle, Composante signataire de l’Accord du 18 octobre et Rassemblement) un document qui ne va léser aucune de ces plates-formes.

Par ailleurs, Justin Bitakwira invite le Chef de l’Etat à ne plus reculer face aux menaces de la Cenco, étant donné que le Rassemblement n’est plus dans la logique de respecter la Constitution, mais se lance vers la conquête des postes ministériels et de la Primature, après que les Evêques aient concédé au même Rassemblement le Comité National de Suivi de l’Accord avec 24 postes sur 28, une gloutonnerie politique qui ne s’explique pas.

Cette machination de la Cenco de vouloir tout donner au Rassemblement, consacre l’injustice de sa part, alors que l’UDPS n’a aucun député à la Chambre basse du parlement, et le Rassemblement n’a aucun sénateur à la Chambre haute, donc minoritaire dans les Institutions légalement établies, tandis que la Cenco se croit une autre Institution politique qui distribue les cartes a qui elle veut. « Elle va nous trouver sur son chemin et nous allons lui livrer la guerre jusqu’à la moelle épinière », proteste-t-il.

Pour Justin Bitakwira, le Rassemblement a capitulé à l’Accord. Pour avoir dénoncé celui de la Cité de l’Union africaine, et faire de courbette auprès du Chef de l’Etat pour obtenir la nomination du Premier ministre issu de l’UDPS. Cette dernière va se présenter dans quelle chambre parlementaire où, elle a 7 Présidents des Groupes parlementaires au sein de l’actuel Gouvernement Samy Badibanga ?

L’UDPS réduite à une chambre familiale où tous leurs alliés se croient tout permis, populaire, émettant un avis sur la marche du pays, ignorant au passage les élus du peuple, est une faute lourde pour ce parti qui a perdu son estime à cause de son égo. « On ne peut pas avoir un père contrôleur et un fils juge. La Rdc n’est pas un bien de l’UDPS ni de la famille Tshisekedi », martèle Bitakwira. Pour le Recteur de l’Académie conscience, le Congo est un patrimoine commun, et que la Cenco doit tenir compte des avis de chacun d’acteur politique, et non un seul son de cloche du Rassemblement. Ce dernier, poursuit-il, doit demander pardonner au peuple congolais pour lui avoir menti et trompé au sujet de la tenue des élections en décembre 2017. Un pays sans budget à 11 mois des élections selon le Rassemblement, est une utopie et aberration pour lesquelles, cette plateforme, avant d’exiger la nomination auprès du Chef de l’Etat Joseph Kabila d’un prétendu Premier ministre en remplacement de Samy Badibanga, doit demander pardon à l’Assemblée nationale, jadis vilipendée,  sermonnée, réprimandée par ceux qui méconnaissent le fonctionnement de cette chambre quant à la  procédure d’investiture du Gouvernement de la République.

La chauve souris, un animal sans espèces

Dans cet ordre d’idées Justin Bitakwira a dénoncé l’attitude animalière de son ancien collègue du parti, Vital Kamerhe. Pour avoir soutenu mordicus l’Accord de la Cité de l’Union africaine et apposé sa signature, le même est premier à s’inscrire sur la liste des participants aux discussions directes de la Cenco. De quel Accord soutient-il ? S’interroge Bitakwira Justin. En réponse, Vital Kamerhe risque de devenir une chauve souris politique. Position inconfortable pour un acteur politique. Partant de sa position zigzaguée, les signataires de l’Accord de la Cité de l’Union africaine qui n’ont pas apposé leurs signatures sur l’Accord suicidaire de la Cenco, lui dénient la qualité de les représenter dans toutes discussions politiques. Désormais, justifie-t-il, Vital Kamerhe doit parler au nom de son parti politique, et non à celui des signataires de l’Accord du 18 octobre 2016.

A ces propos, il précise que si la Majorité présidentielle a signé sous réserve, cela sous-entend que si elle ne voit pas claire dans le comportement de la Cenco, elle peut à tout moment retirer sa signature. Or, la Cenco qui se comporte en jumelle du Rassemblement, sa mission est d’annihiler l’Accord du 18 octobre 2016 et provoquer un précédent fâcheux au pays. Par surcroit, l’Autorité morale de l’Alliance pour la République et la Conscience Nationale invite les Evêques à se ressaisir, faute de quoi, ils porteront une lourde responsabilité du pays, puisqu’estime-t-il que le leadership ne se transmette pas comme les unités téléphoniques. Ceci dit, certains proches d’Etienne Tshisekedi se croient tout permis, donnant injonctions à qui veut les entendre, se mettant dans la peau de ceux ayant gagné aux élections sous la protection de la Cenco. Ceci, c’est mal méconnaitre la force des élus nationaux au sein du Gouvernement Badibanga, capables de bloquer l’investiture de qui que ce soit à l’Assemblée nationale. D’ailleurs, pour plus de précision, le Gouvernement Badibanga qui jouit d’une large confiance de la Majorité parlementaire, n’attend pas désarmer pour faire plaisir au « Welela poste ». Ce gouvernement est l’émanation de l’Accord de la Cité de l’Union africaine convoqué par l’Ordonnance présidentielle, conformément à la Résolution 2277 avalisé par l’Union africaine, la SADC et la CIRGL, que la Cenco a boycotté pour faire les yeux doux au Rassemblement qui joue le jeu de l’impérialisme occidental, en ce que celui du Centre Interdiocésain est un additif de celui du 18 octobre par son article 24. Donc, il ne sera pas question de nommer un autre Premier ministre à la place de Samy Badibanga, insiste Bitakwira Bihona-Hayi Justin.

Quid de l’investiture de Donald Trump

Cette question sort un peu de l’ordinaire, mais pour tout analyste et observateur de la scène politique congolaise, c’est une réponse aux démarches des membres du Rassemblement aux sanctions de l’administration Obama contre les officiels de la Rdc. Bitakwira  sait que lesdites sanctions ont été l’œuvre de certains membres du Rassemblement pour faire pression sur Kinshasa, prêts à brûler les 19 et 20 des mois qui ont précédés la fin de mandat de l’actuel Chef de l’Etat. L’avènement du 45ième Président des Etats-Unis est un bond significatif du gouvernement de Kinshasa de partir sur des nouvelles bases diplomatiques, mettre au passé les sanctions d’une administration hostile à Kinshasa. D’ailleurs, dès sa prise des fonctions officielles, Donald Trump a abrogé « Obamacard », jugé ridicule pour les Américains. Donc, l’avènement d’Obama à Washington n’a rien apporté de positif à la RDC, sinon la confusion et le dénigrement. Pour lui, la Cenco doit se ressaisir, le Rassemblement doit demander pardon à l’ensemble de la population pour ses mensonges et invite le Chef de l’Etat à considérer l’Accord du 31 décembre comme additif à celui du 18 octobre 2016.

(Pius Romain Rolland)

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Le Président de la CENI, M. Corneille Nangaa, a échangé samedi 21 janvier 2017 au Lycée Shaumba, dans la salle Matty, avec les présidents des dynamiques des jeunes de la société civile et de l’Eglise du Christ au Congo représentatifs de toutes les provinces de la RDC, sur les enjeux du processus électoral et les opportunités pour la participation citoyenne des jeunes. Il a ainsi évoqué les différents  aspects des préparatifs du lancement de l’opération de révision du fichier électoral dans le reste du pays soit 13 provinces (Bas Uélé, Haut Uélé, Kasaï, Kasaï-Oriental, Kongo Central, Kwango, Kwilu, Lomami, Kasaï-Central, Maï Ndombe, Sankuru, Tshopo et Kinshasa) auxquelles il faut ajouter la diaspora. Ce, après avoir présenté l’état des lieux du processus électoral en sa globalité, exposé au cours duquel il a identifié les différentes catégories  des défis que la CENI rencontre sur terrain durant l’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs, qui se tient actuellement dans 12 provinces du pays.

Prenant la parole, Corneille Nangaa a remercié les leaders des jeunes de la société civile et de l’ECC de l’avoir invité à cet atelier ayant pour thème : « Processus démocratique et organisation des élections en RDC, les enjeux et opportunités des futures échéances électorales pour les jeunes de la Société Civile et de l’Eglise du Christ au Congo », en vue d’échanger sur l’état des lieux du processus électoral, tout en mettant un accent particulier sur la situation politique de l’heure.

Il a, de prime abord, rappelé aux participants le fait que les Congolais n’ont pas d’autre patrie que la République Démocratique du Congo qu’ils se doivent dès lors d’aimer et de protéger. Et d’ajouter à cet appel au patriotisme l’insistance sur le fait que le peuple congolais s’est choisi comme unique voie d’accès au pouvoir, la voie démocratique. Puis il rassure en livrant sa conviction : « personne ne peut arrêter le train des élections dans notre pays ». C’est dans le respect des institutions de la République et de la démocratie que les citoyens congolais feront de leur pays, un grand pays, assure Corneille Nangaa.

Les Préalables à l’organisation des élections et défis

Le Président de la CENI a, par la suite, parlé des préalables à l’organisation des élections, notamment avoir le fichier électoral qui n’est rien d’autre que la liste des électeurs. C’est cette dernière qui, une fois constituée, permettra d’avoir la loi sur la répartition des sièges.

L’opération de la révision du fichier électoral se poursuit normalement dans les 12 provinces des aires opérationnelles 1 et 2 comprenant les provinces de l’ancien Kivu, de l’ancien Katanga et de l’ancien Equateur (hormis le Nord-Ubangi) plus l’Ituri. Concernant ces aires opérationnelles (1 et 2), près de 6 millions d’électeurs sont déjà identifiés et enrôlés dans les 7500 Centres d’Inscription qui y ont été ouverts avec 4 agents électoraux par bureau à un Kit.

Durant cette opération, la CENI rencontre quelques difficultés qui sont autant des défis à relever ensemble avec les autres parties prenantes au processus électoral. Il s’agit  de trois catégories de problèmes : les problèmes d’ordre opérationnel relevant de l’informatique, de la logistique ou concernant les sources d’énergie ; les problèmes sécuritaires et/ou de déplacements des populations, particulièrement au Nord-Kivu, au Tanganyika et en Ituri ; ainsi que les problèmes de déploiement des matériels butté à l’insuffisance, sinon l’inexistence à certains endroits, des voies de communication. En effet, il y a des sites qui ne peuvent être approvisionnés, notamment en carburant, qu’après 7 jours de marche que doivent faire les porteurs, qui sont l’unique voie d’accès auxdits sites.

Perspectives électorales en cours 

Corneille Nangaa a terminé son intervention en présentant les perspectives en cours dans les préparatifs des échéances électorales en RDC, étant donné que les deux accords politiques sont convergents en ce qui concerne l’organisation des élections en combinant trois scrutins : Présidentielle ; Législatives nationales et provinciales.

Pour ce faire, la CENI se prépare à entamer dès la semaine prochaine les préparatifs de la révision du fichier électoral dans le reste du pays et pour la diaspora congolaise avec comme objectif de terminer l’opération au 31 juillet 2017. Suivra la consolidation des données en vue d’obtenir au parlement la loi sur la répartition des sièges qui permettra à la CENI de convoquer l’électorat et d’ouvrir les bureaux de Réception et Traitement des Candidatures (BRTC). Il a appelé les leaders des jeunes de l’ECC a protéger la démocratie et le processus électoral en mobilisant les jeunes à s’enrôler massivement pour participer aux prochaines échéances électorales en tant qu’électeurs ou candidats.

(JMNK/Ceni)