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Les nouvelles en provenance de la province du Kwilu, ne sont pas du tout encourageantes. En effet, pendant que la réunion du  conseil de sécurité provinciale de lundi dernier se déroulait, le Gouverneur et son vice se sont empoignés et ont failli en venir aux mains. Le vice-gouverneur reprochant au Gouverneur la mégestion flagrante et le détournement au bénéfice de ceux qui l’avaient envoyé. Pour preuve, les taxes récoltées à Masamuna sont gérées par le neveu du Gouverneur et n’arrivent même pas dans les caisses de la province. En plus, la gestion des taxes récoltées à Kikwit est entre les mains de sa grande-sœur qui est chef de poste adjoint.

Voilà qui transparait aux yeux de tout le monde que le Kwilu est saigné à blanc par le Gouverneur Kinioka Kabalumuna, un homme totalement apolitique au service d’un ou des parrains qui avaient écarté l’ancien Commissaire spécial Balabala, au profit de ce dernier. C’est donc une mort programmée de cette province riche qui est observée devant les autorités et leaders provinciaux impuissants, si l’on n’y prend garde. Dans ce contexte, ne soyons donc pas surpris qu’une motion soit déposée dans les prochaines heures contre un homme d’une arrogance sans merci.

Kinioki désavoué par le Palu et la Société civile

Il sied de souligner que depuis son élection à la tête de la nouvelle province du Kwilu, le gouverneur Kinioka a brillé par sa mégestion, au point d’être, aujourd’hui, lâché par son propre parti politique, le Parti Lumumbiste Unifié (Palu). Sa richesse personnelle a pris la tangente, au même moment où la misère de la population s’est honteusement accrue. La société civile du Kwilu a été la première à décrier le pillage des ressources par le chef de l’Exécutif provincial. Elle a, par une pétition qui a remporté un franc succès et dont l’Avenir vous dévoile ici le contenu, réclamé son départ.

La Société civile a épinglé l’utilisation inadéquate des ressources financières (DGRK), d’autant plus que toutes les recettes perçues par le Régie financière du Kwilu, surtout au centre de Kikwit et à l’antenne de Masamuna prennent une direction inconnue que d’être logées dans le compte de la Régie  ou de la province.  En plus, ces ressources sont gérées de façon cavalière opaque et folklorique gestion qui ne respecte pas la filière normale telle que définie par la loi financière. La population se pose la question de savoir, où sont passés les 52.000.000 FC laissés dans la caisse de la province par Michel Bala Bala.

Un autre fait reproché à M. Kinioka, c’est la non rémunération des agents et personnel œuvrant au Gouvernorat et à la DGRK. C’est au regard de tout ceci que la Société civile est d’avis que le Gouverneur incriminé est loin de concrétiser le rêve de la population. « Que cet ennemi du peuple soit mis hors d’état de nuire, nous, populations, l’avons démantelé, les députés provinciaux savent tout ce qu’il fait de mauvais, s’ils ne disent mot, cette fois, ils seront complices dans la destruction méchante de notre province à l’immense potentialité intellectuelle, économique, sociale et politique », peut-on lire dans la pétition de la Société civile.

Disons que la Société civile a été rejointe par le Parti Lumumbiste Unifié (Palu) dont on ose espérer qu’il agit dans le strict intérêt de la population, sans autre arrière pensée.  « …Il avait promis de doter aux Prosec des motos en vue de leur faciliter la mobilité dans leurs juridictions. Promesse non tenue à ce jour. Il avait encore promis aux Prosecs de Bandundu-ville les frais de fonctionnement à hauteur de 200.000 Fc par mois ; il n’a rien déboursé jusqu’à ce jour », indique une note du Parti Lumumbiste Unifié, qui ajoute que si on n’y remédie illico, ça diminue les chances de réussite du parti aux élections générales attendues. Son impopularité pourrait inciter la population au soulèvement et amener d’autres forces politiques à l’évincer, si nous même nous n’agissons pas à temps.

Et le Palu de renchérir que notre souci majeur, c’est que les dirigeants politiques issus du Palu impriment une bonne image pour le parti et laissent des traces positives dans l’exercice de leur fonction, comme ce fut le cas du Gouvernement Gizenga et Muzito dont le bilan a honoré le parti.

L’Avenir

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Le pays traverse une période d’insécurité suite à l’évènement qui s’était déroulé le 17mais 2017 en république démocratique du Congo. Les prisonniers se sont évadés de la prison et cela crée un grand désordre d’où l’enrôlement s’avère indispensable pour éviter l’implication des innocents. Plusieurs tracasseries par des vrai et des faux policiers qui arrête même les personnes non impliqué le seul motif est le fait que le suspect ne possède pas la carte d’identités. Puisque un très grand nombre des criminels se sont évadés, il est fort possible qu’ils reprennent avec leurs crimes alors la population devient en danger permanent, raison pour laquelle le bouclage a été ordonné par la police pour pouvoir repérer ces évadés. Le peuple congolais réclame ce bouclage entraine des conséquences néfastes et a lancé ces croix au travers les medias. Axel kubabezaga un jeune citoyen étudiant à l’unikin s’est exprimé en disant, « Ce dernier tous les soirs à partir de 21heure, on retrouve beaucoup des policiers dispersés entrain d’arrêter des jeunes gens surtout qui ne possède pas leurs pièces d’identités. Sécuriser la population n’est pas du tout mal, mais la police doit reconnaitre que l’enrôlement n’est pas très fréquent dans notre pays suite à cela, beaucoup des citoyens ne possède pas ce document qui peut prouver son appartenance au pays. Si nous prenons même le cas des nouveaux majeurs eux n’ont pas pu s’enrôler dernièrement parce que ils étaient encore mineurs, mais la police ne tient pas compte de cela d’où ils arrêtent plusieurs innocents donc, moi je suis contre cela. Personnellement, je ne pense pas que ce ne soit la meilleure façon de répertorier les criminels parce qu’en faisant cela plusieurs innocents sont  arrêtés et condamnés par défaut. Avant de faire cela il fallait revoir tous ces aspects voilà d’où l’enrôlement devient une nécessité », a déploré Axel Kubabezaga. Ce n’est pas finis Moise Sahidi aussi lance ces cris a travers le quotidien l’Avenir.

« La police a le devoir de veiller sur la population, et retrouver les faiseurs des troubles ainsi que de protéger la peuple des dégâts que ces prisonniers autrement appelés malfaiteurs peuvent commettre. Dans beaucoup des commune ont voit des troupes des policiers circuler, d’autres qui arrêtent des citoyens sans papiers, sans tenir compte des innocents. Certes la pièce d’identité Authentifie l’appartenance à la société, et permet au détenteur de circuler le pays librement. C’est pendant, la police ne doit pas ignorer qu’il y a des gens qui n’ont pas des pièces d’identités, suite à plusieurs raisons on ne doit pas aussi oublier que l’enrôlement s’est fait il y a très longtemps. Je pense que la police devrait ajoute un autre   critère au-delà de la pièce d’identité pour répertorier ces évadés », A renchérit Moise Sahidi.

A ce fait la population doit bien revoir cette décision pour ne pas impliquer les innocents et aussi, l’enrôlement ne devient impératif pour éviter cette confusion. Le manque des pièces d’identités n’est pas que la personne est l’un des évadés.

(Kassa Ngoly Divine/Stagiaire)

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La dernière évasion du Centre Pénitentiaire  de Rééducation de Kinshasa, ex-prison centrale de Makala, a permis au service de sécurité de renforcer les mesures sécuritaires. Au-delà des mesures sécuritaires, certaines artères de la capitale sont fermées à la circulation à partir de 21heures. Le cas de le dire, c’est au niveau de l’avenue Kabasele Tshamala, ex-Flambeau privée de circulation pour des raisons sécuritaires, étant donné la présence de la prison de Ndolo, dans cette contrée.

Il est évident que ces mesures sécuritaires enchantent et déchantent certains citoyens, qui voient en elles de tracasseries. Or, dans un état normal, la sécurité vit au quotidien, surtout dans les pays sous menaces de terroristes. C’est le cas des attaques de Manchester, en Grande Bretagne tout récemment.

Pour ce qui est de cas sous examen, la police a renforcé les mesures sécuritaires, dans le seul but d’appréhender les infortunés criminels et pallier à toute autre tentative d’évasion.

La cible de tous ces évadés n’est autres que la population innocente, mais aussi le plus explosés sont les plaignants qui ont fait prisonniers les malfrats. Donc, il y a crainte d’un règlement de compte.

D’où, la nécessité de mettre hors d’état de nuire les inciviques susceptibles de rééditer leur forfait.

Pour pallier à cette situation sécuritaire dont les contours ne sont pas maitrisés de la population, cette dernière perçoit et juge mal l’action policière de procéder par la vérification des pièces d’identité. Une situation que les uns jugent excessive et contraignante du fait que la RDC, plus de 30 ans n’a pas délivrer la carte d’identité à ses citoyens. En plus, lors de l’enrôlement et identification de 2011, nombreux qui n’avaient l’âge de voter ne s’étaient pas fait enrôler. D’om, la difficulté des autres de se mouvoir librement au risque d’être confondu aux derniers évadés, du Centre Pénitentiaire de Rééducation de Kinshasa.

Ces mesures sécuritaires visent généralement la protection des citoyens face aux inciviques et autres hors la loi. Cependant, du point de vue de la population, elle estime que ces mesures sont contraignantes tout en reconnaissant la nécessité de bouclage.

Le Quotidien L’Avenir, a recueilli quelques avis de part et autres de la société congolaise, dont la couche estudiantine que professionnelle.

Pour Monsieur Axel Kubabezaga, étudiant à l’Université de Kinshasa, a fait cette mise au point par rapport aux heures de bouclage en ces termes : « Ce dernier temps, tous les soirs à partir de 21heures, nous constatons la présence massive des policiers. Ces derniers sont dispersés et arrêtent des jeunes gens, notamment ceux qui ne disposent pas des pièces d’identités », a-t-il fait entendre.

Par la suite, il a ajouté pour dire  que  sécuriser la population n’est pas en soi une mauvaise chose, du moins la police ne peut pas seulement répréhensive, elle l’est dissuasive en tenant compte que le pays n’a pas permis l’enrôlement de tous ses citoyens, et qu’elle doit être compréhensive en faisant le distinguo par l’apparence d’un criminel par rapport à nous,  étudiants par exemple. « Si nous prenons même le cas des nouveaux majeurs, ils n’ont pas pu s’enrôler dernièrement parce qu’ils étaient encore mineurs, mais la police ne tient pas compte de cela. La conséquence logique ce qu’elle arrête et interpelle tout le monde et  plusieurs des innocents. Je  désapprouve cette manière de faire de la police.

Personnellement, je ne pense pas que ce ne soit la meilleure façon de répertorier les criminels parce qu’en faisant cela plusieurs innocents sont  arrêtés et condamnés par défaut. Avant de faire cela il fallait revoir tous ces aspects. C’est ici, la nécessité d’accélérer le processus d’enrôlement», a déploré Axel Kubabezaga.

De sa part, Moïse Sahidi s’est inscrit dans la même logique que son collègue, mais estime que la police dans ses missions premières, consiste à protéger les personnes et leurs biens, garantir la sécurité des citoyens, plutôt que de les museler. Il est aussi clair, poursuit-il que la police a la mission de poursuivre les inciviques et les hors la loi, pour s’assurer de la tranquillité des autres citoyens qui ne sont pas en contradiction avec la justice.

Par ailleurs, Moïse Sahidi a reconnu la pertinence des pièces d’identité en cette période, mais qu’il incrimine à l’Etat congolais la responsabilité première de ne jamais enrôler sa population pendant plusieurs années. Sinon, l’inexistence des pièces d’identité ne justifie en en rien que la personne se trouve parmi les évadés de la prison. C’est une situation anodine que l’Etat congolais doit devoir réparer dans les jours à venir, question d’éviter de tomber dans les erreurs de travers.

(Kassa Ngoly Divine/Stagiaire)

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Le Professeur Edouard Gatembo, bourgmestre de la commune de Kimbanseke/Ph.tiers

Dans l’évolution du monde et principalement de l’Afrique, l’on a constaté en ce qui concerne la coopération avec des pays européens, jamais l’aiguille n’a eu à changer de direction pour n’afficher que le Nord. Elle reste figée  en tentant d’exploiter le Sud jusqu’à la moelle épinière. Loin de vouloir accroître la colonisation du continent noir, sous les coulisses d’un secours de positionnement, les Occidentaux ont changé le langage et parle aujourd’hui de la Coopération Sud-sud, pour ne pas dire une recolonisation bien bidonnée. Pour cela, nous sommes allés à la rencontre d’un spécialiste en la personne du Professeur ordinaire Edouard Aimé Gatembo nu-Kake, bourgmestre de la commune de Kimbanseke qui a bien accepté de répondre à nos préoccupations. Suivez : 

En Afrique, on parle un peu trop de la coopération entre les pays européens, à titre d’exemple nous prendrons la Coopération Belgo-Congolaise. Quel profit la RDC tire de cette relation ?

Professeur Edouard Gatembo : Je pense que cette coopération profite aussi bien à l’Afrique qu’à l’Occident mais c’est l’Occident qui en profite de plus. On ne peut pas pour autant dire que cela ne profite pas à l’Afrique. C’est faux. L’Afrique sait qu’à travers cette coopération, elle en tire vraiment profit parce qu’il y a des actes que nous-mêmes africains ne sauront réaliser sans cette participation occidentale. Dans les relations, disons que l’Afrique en profite sincèrement. Cependant, il faudra que les contacts entre l’Afrique et l’Occident soient de plus sincères. Le continent noir doit faire en sorte que les résultats qu’il recherche de cette coopération soient de plus palpables et non de plus faibles comme c’est souvent le cas. Il appartient aux dirigeants africains qui bénéficient de cet argent de le mettre au profit de la population et non le contraire comme nous le remarquons présentement. C’est pour cette raison par exemple que lorsque Macron est arrivé au pouvoir en France, la première chose qu’il a dite : « Nous n’allons plus financer les politiques, nous allons aller vers la base, vers la population ». Par-là, il voudrait dire qu’on va plus continuer avec cette coopération qui profite aux dirigeants, il faudra changer le cap et aller vers la population afin qu’elle puisse en bénéficier au maximum contrairement à la première Coopération qui a vraiment profité aux dirigeants africains.

En ce qui concerne la République Démocratique du Congo et, singulièrement, la commune de Kimbanseke, qu’avez-vous déjà bénéficié de palpable de la Coopération Belgo-Congolaise ?

Sur ce volet, je m’empresserais de vous dire qu’avant notre arrivée à la tête de Kimbanseke, à travers la Coopération Technique Belge, notre commune a bénéficié de beaucoup de choses. Les belges nous ont appris comment organiser les comités locaux de développement, c’est très important. Ils ont construit des bâtiments, quelques maisons et formé des gens. La formation est très importante. Mais d’une façon correcte, j’ai remarqué que cela n’avait pas profité à la population de Kimbanseke, c’est pourquoi, j’avais sollicité un partenariat direct entre ma commune et celle de Bruxelles au lieu de passer par la ville-province. De ce partenariat direct, je dois d’abord féliciter la ville de Bruxelles qui a accepté ma proposition. Et lorsqu’ils sont arrivés pour la première fois, nous avions lancé l’opération recensement afin de comprendre comment les choses se passent sur terrain mais les agents recenseurs étaient presqu’invisibles alors, j’ai demandé si possibilité il y avait de revoir le budget afin que ceux qui travaillent puissent toucher quelque chose de bien. C’est difficile qu’ils revoient leur budget mais ils ont tout de même accepté et ont réajusté le budget. Ce qui a fait que les agents commençaient à toucher par séance 20$ et c’était déjà un bon départ. Et nous avions continué ce recensement avec l’appui de la Coopération. J’ai par la suite si nous pouvions avoir un partenariat direct avec la ville de Bruxelles afin que nous puissions connaître ensemble ce qui se passe réellement  dans la profondeur de la commune de Kimbanseke. La ville doit parler avec la population. Nous avons pour cela remarqué que nous manquions de beaucoup de choses. Dans un premier temps, nos partenaires ont choisi de nous aider dans le domaine de l’Etat-civil et de la Population, nous continuons avec. Voilà, il y a un bâtiment d’un niveau qui vient d’être construit dans l’enceinte même de la maison communale pour abriter les services de l’Etat-civil dans des bonnes conditions. Ils ont bien décidé de nous aider à bien nous occuper des hommes, de la population. (…)

Quelle sorte de partenariat avez-vous signé avec la ville de Bruxelles ?

C’est un partenariat-modèle que nos amis belges nous proposent et nous en sommes contents. Cependant, pour un bon suivi, ce partenariat étant direct, il serait souhaitable, afin d’éviter certaines subtilités, que l’œil du partenaire soit un agent de l’Ambassade de Belgique qui pourrait nous guider de par ses conseils et nous aider à bien gérer ce que le partenariat nous apporte afin que la commune de Kimbanseke puisse s’approprier cette méthodologie….

(Kingunza Kikim Afri   )

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La CPI suit de près la situation

La situation qui prévaut en République Démocratique du Congo, depuis l’assassinat du feu Président Laurent-Désiré Kabila, en plein exercice de ses fonctions, est atypique en ce 21ième siècle. Après l’épisode de l’agression du Congo par ses trois voisins, la création, la formation et le financement des groupes armés locaux qu’étrangers dans la partie orientale de la République Démocratique du Congo, ont mis à genou le géant Congo, qui a du mal à se remettre de ses prestiges, d’un géant potentiellement riche au cœur de l’Afrique. Parmi ceux qui ont choisi de déstabiliser le pays de Patrice-Emery Lumumba, figure ses propres fils et filles. Qui sans cœur, endeuillent des milliers de familles, dans le seul but d’accéder au pouvoir. Et si l’on conquiert le pouvoir, sur qui devraient-ils gouverner ? La réponse est claire : sur les cadavres.

Des révélations du journal américain New York Times font débats et soulèvent un questionnement dans le chef de la justice congolaise qui met en cause l’ancien ministre à la Coopération au développement dans la tuerie des citoyens dans l’espace kasaien. Flory Kabange se tient debout pour dire la loi, car la question de cet élément audio reste un atout pour poursuivre les auteurs à fin d’avoir une lumière nette précise le Procureur Général de la République.

L’ACAJ qui apprend la décision du Procureur Général de la République, salue l’initiative et demande au PGR d’aller plus loin, car il n’est pas le seul à tisser le feu dans cette affaire, reconnait cette ONG de défense des Droit de l’Homme, du moins Clément Kanku Bukassa n’est pas seul. C’est le souhait de tout le monde de voir les masques enfin tomber, de ceux qui se réclament patriotes, mais en réalité les oies au service de l’Occident.
Dans sa communication le Procureur général de la République invite le député Kanku de ne plus quitter le pays pour permettre à la justice à bien mener sa mission d’enquête. Toutefois, les Ongs des droits de l’homme sont disponibles pour aider la justice, a-t-on appris

En outre, Flory Kabange Numbi, Procureur Général de la République soupçonne l’ex-ministre d’être parmi les auteurs des tueries dans l’espace kasaien où des paisibles citoyens ont été tués, dont certains parmi les policiers et militaires pris en embuscades avaient connu le sort atroces, épargnant par la suite ceux qui s’exprimaient en Tshiluba, la langue du Centre du Congo et les autres décapités par les miliciens Kamwina Nsapu. Un véritable génocide doublé de la haine tribale et ethnique. Un crime contre l’humanité. « Il est demandé à Kanku Bukasa de ne plus se déplacer.  S’il n’a rien à se reprocher, il facilitera la tâche à la justice », indique Flory Kabange Numbi, qui pense que la question est préoccupante.

Que reproche-t-on à Clément Kanku?

L’opinion nationale et internationale est prise à témoin dans les événements qui prévalent en République Démocratique du Congo. Par peur de crier au musèlement des acteurs politiques par le pouvoir en place, la classe politique en général au Congo de M’Zée Laurent-Désiré Kabila mérite une cure de purge. Elle est truffée des inconscients et immoraux qui, se servant de la magie de la télévision, croient être plus populaires que la Grandeur même du Congo.

Dans une impunité totale, les conséquences de la déstabilisation du Congo par ses propres fils, endeuillant ses propres frères, sœurs, pères, mères et grand-mère d’une même zone géographique dans le seul but, de faire porter le chapeau au Chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange. Lui, qui a été mal présenté par ceux qui, aujourd’hui se révèlent être le pyromane de sa propre population.

Le député national Clément Kanku serait en lien avec la milice Kamwina Nsapu.

Selon des fichiers conservés sous un dossier au nom de « Monsieur Kanku » sur l’ordinateur personnel de la Suédoise Zaidan Catalán, un des deux experts de l’ONU assassinés dans le Kasaï et que le magazine américain New York Times a consulté, Clément Kanku aurait joué un rôle dans l’incitation à la violence dans cette province.

Dans ce document, on trouve, selon New York Times,  certaines conversations de l’ancien ministre à la Coopération au Développement, Clément Kanku, avec des miliciens.

Mme Catalán avait conservé 130 fichiers dans un dossier sur son ordinateur sous le nom de M. Kanku. Parmi ces fichiers, il y avait une conversation téléphonique enregistrée dans laquelle il (Clément Kanku) semble discuter avec un subordonné de mettre le feu à Tshimbulu, une ville de la région. Ils parlent d’un succès après les assassinats ciblés d’un colonel et d’autres fonctionnaires, et d’un chaos général”, rapporte le document trouvé dans l’ordinateur portable de Zaida Catalan et certifiés par les membres de sa famille. D’après cette conversation imputée à l’ex-ministre Clément Kanku, celui-ci aurait donné des ordres formels pour mettre à feu et à sang la localité de Tshimbulu

« Nous avons brûlé Tshimbulu », dit le subordonné en disant : « Il est bon que nous brûlions tout. C’est une bonne nouvelle », répond M. Kanku.

« Le colonel est dans sa maison. Et nous brûlons la maison afin qu’il brûle jusqu’à la mort », dit le subordonné. Kanku demande : « Avez-vous tué les gardes du corps du colonel ? Oui, nous battons ses gardes du corps sur la tête avec nos matraques », répond le subordonné.

 

(Pius Romain Rolland)

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Dans un communiqué qui a circulé dans les réseaux sociaux et parvenu au Quotidien L’Avenir, le Colonel Mwanamputu Empung, porte-parole de la Police indique que lors d’une récente réunion de commandement présidée par M. le Commissaire Général de la PNC, le Commissaire Divisionnaire Charles Bisengimana Rukira, réunion de commandement axée sur la sécurité publique et élargie aux commandants d’unités de la garnison ville Province de Kinshasa,  ainsi qu’à ceux des formations  nationales spécialisées, le chef de la police a, à la suite des évasions massives enregistrées au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa, aussi bien qu’à la prison de Kasangulu , demandé aux autorités de la PNC à divers échelons de renforcer des mesures  de sécurité pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens, de  redoubler de vigilance pour sécuriser les installations publiques et les sites stratégiques, d’occuper les différents points chauds, d’intensifier les recherches  pour retrouver les fugitifs dont certains ont été récupérés .

« Au sujet des inquiétudes de la population de Kinshasa sur ces événements, il vous souviendra de l’appel à la collaboration que la police  avait lancé à l’endroit de la population l’invitant à dénoncer les personnes évadées de l’ex-prison centrale de Makala, criminels dangereux auteurs de crimes crapuleux  qui se seraient cachés  dans différents quartiers de la capitale », explique le porte-parole, qui précise qu’il nous appartient de signaler à ce stade qu’il y a aussi au sein de la population des  citoyens réticents qui s’abstiennent de signaler aux forces de l’ordre la présence de ces fugitifs.  Ils doivent retenir qu’il n’est pas souhaitable d’être en intelligence avec des criminels voire de leur fournir protection et asile.

A l’en croire, ce sont des personnages auxquels il ne faut pas faire confiance, car dans peu de temps, ils sortiront de leurs tanières pour s’attaquer aux paisibles citoyens. Voilà pourquoi il en appelle une fois encore les citoyens de bonne volonté à dénoncer ces fugitifs à la police pour qu’ils soient  reconduits en prison.

S’agissant des dérapages que l’on reprocherait  aux éléments de forces de l’ordre lors des opérations de ratissages  ou de bouclages ciblés à travers la ville Province de Kinshasa, M. le Commissaire Général de la PNC a fermement fustigé et condamné ces actes de dérapage et à la même occasion, le patron de la police a intimé l’ordre aux Commandants d’unités de rappeler aux hommes sous leur commandement, l’observance stricte des consignes contenues dans l’ordre opérationnel .

Il est un fait indéniable qu’en toutes circonstances, l’action des unités de la police au maintien de l’ordre, tout en étant ferme, doit être empreinte  de discernement et d’humanité, avec un souci permanent de respect des droits de l’homme conformément à la législation en vigueur.  Fort des numéros de téléphone communiqués par le commissariat provincial à la presse, la population est appelée à dénoncer ceux des policiers qui s’adonneraient aux actes contraires à leurs missions. Ils  subiront sans tergiversation la rigueur de la loi.

En réponse aux préoccupations du Président de l’ACAJ,  la Police tient à souligner qu’à ce jour, les dispositions des textes réglementaires en matière de visites  domiciliaires  ou des perquisitions fixées par les articles 50 et 53 de l’ordonnance N° 78-289 sont de stricte  application  par la Police Nationale Congolaise.  Les termes de ces articles stipulent notamment, que les visites domiciliaires et les perquisitions ne peuvent commencer avant cinq heures du matin, ni se poursuivre après vingt et une heure le soir. Toutefois en cas d’infractions intentionnelles flagrantes, les visites domiciliaires et les perquisitions peuvent se dérouler en tout lieu et à toute heure du jour et de la nuit.

(JMNK)

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Une attitude du président de l’Assemblée nationale de la Rdc et président de l’APF, Aubin Minaku, à l’ouverture de 25ème Assemblée régionale Afrique de l’APF/Ph. A.N

Ouverts lundi 22 mai courant, les travaux la 25ème Assemblée régionale Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) se sont clôturés hier mardi à Rabat, la capitale du Maroc. Lesquelles assises étaient présidées par l’honorable président de l’Assemblée nationale de la Rd Congo, Aubin Minaku Ndjalandjoko, en sa qualité de président en exercice de l’APF.  

Après deux jours d’intenses discussions, les parlementaires francophones de 17 pays africains, à savoir, le Bénin, le Burkina, le Burundi, le Cameroun, le Cap vert, la Cote d’Ivoire, le Gabon, la Guinée Conakry, la Guinée équatoriale, le Madagascar, le Mali, le Niger, la RCA, le Congo-Brazza, la RDC, le Maroc, le Sénégal, le Tchad et le Togo ont adopté à l’unanimité le rapport d’activités de l’APF Afrique.

Lequel rapport était présenté à l’Assemblée par un autre parlementaire de la Rdc, l’honorable députée nationale Geneviève Inagosi, la chargée de mission Afrique de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (APF). La note d’information nous parvenue signale que les participants à ces assises tenues dans la salle 11 de la Chambre des représentants du Royaume de Maroc (siège du parlement marocain), ont unanimement encouragé l’adoption de la Résolution du conseil de sécurité de l’ONU sur la création d’une force de maintien de la paix en Afrique.

Ils se sont aussi engagés à renforcer les efforts des différents gouvernements dans la lutte contre les violations des droits de l’homme et encouragent le dialogue permanent entre communautés comme moyen efficace de prévention et de résolution des conflits.
Les parlementaires francophones africains ont également souligné le caractère parfois controversé de la plupart des missions de maintien de la paix en Afrique francophone. Ainsi, ont-ils exhorté les pays africains à poursuivre les efforts en vue d’établir des régimes démocratiques et l’État de droit, conformément aux valeurs et idéaux de la francophonie, et d’éviter, autant que possible, que les sanctions contre les institutions étatiques aient un effet dommageable sur les populations. Les élus francophones africains prônent surtout une vigilance tout azimut pour éviter une remise en cause des avancées démocratiques dans les pays où le climat sécuritaire postélectoral demeure encore fragile.

En outre, à l’issue de leur 25ème Assemblée régionale, les parlementaires africains ayant la langue française en partage disent encourager le développement des micros crédits et de l’entrepreneuriat privé. Ce, avec des capitaux harmonisés qui favorisent la réduction de la pauvreté et un développement économique et social durable.
Une autre importante nouvelle découlant de ces assises, ce que le continent africain va briguer le poste de vice-président de l’APF avec la Côte d’Ivoire. Ça sera lors de la 43ème session mondiale de l’APF qui se tiendra du 06 au 11 juillet 2017 à Luxembourg. Quand à la 26ème Assemblée régionale Afrique, elle se tiendra à Praia, au Cap-Vert, à une date qui sera déterminée ultérieurement.

De l’impact de ces assises

Laquelle se veut un forum d’échanges entre parlementaires de la Région au sein duquel sont examinés les enjeux de la coopération interparlementaire, en général, et de la Francophonie, en particulier, tout en veillant sur les questions d’actualité. Voilà pourquoi, juste après la cérémonie d’ouverture de ces assises, les participants avaient directement entamé des discussions en profondeur.

Lesquelles étaient orientées sur deux principaux points inscrits comme matières à débat. Le premier intitulé : « Stabilité et bonne gouvernance pour un développement durable et harmonieux en Afrique francophone » et le second : « L’entrepreneuriat en Afrique, défis et enjeux ».

Selon Aubin Minaku Ndjala Ndjoko, le premier thème démontre que le débat de la 25ème Assemblée régionale Afrique de l’APF était une opportunité non seulement de réfléchir sur le rôle des parlements dans le développement de la démocratie en Afrique francophone, mais aussi d’aborder la question de la conciliation entre, d’un côté, la démocratie, et de l’autre, les impératifs de sécurité et d’unité nationales, « condition sine qua none d’un développement harmonieux ».

 

(Lepetit Baende)

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Une vue du PGR Flory Kabange Numbi devant la presse

Les révélations faites samedi 20 mai dernier par un journal américain, « The New York Times » affirmant dans sa livraison du jour que l’experte des Nations-Unies, Zaida Catalan, assassinée au mois de mars dernier, avec son collègue américain Michael Sharp, détenait un enregistrement sonore d’un député national, en l’occurrence Clément Kanku, en conversation téléphonique avec l’un des présumés auteurs matériels des actes déplorés dans le Kasaï, ont conduit le Procureur Général de la République, Flory Kabange Numbi, à ouvrir une enquête pour en savoir un peu plus. L’information a été communiquée à la presse mardi dernier, dans l’office du PGR à Kinshasa-Gombe.

En effet, la dernière actualité fait état d’un phénomène, de cette forme de terrorisme qui nait et se développe dans une région jadis oasis et havre de paix en République démocratique du Congo. L’espace Kasaien connaît aujourd’hui des scènes de violences d’une cruauté inouïe, œuvre d’une bande, selon le mode opératoire, organisée et structurée. Ces répréhensibles actes de barbarie se soldent au jour le jour par des assassinats, des incendies volontaires, des viols, des destructions méchantes et autres enlèvements. Ces faits ont donné lieu aux poursuites que M. l’Auditeur Général des Forces Armées de la République démocratique du Congo s’apprête à engager contre leurs auteurs.

Revenant sur la conversation de Clément Kanku avec l’un des présumés auteurs matériels des actes déplorés dans le Kasaï, le PGR indique que la nature et les circonstances de cette conversation ne peuvent aucunement laisser indifférent l’Officier du Ministère public. Voilà pourquoi, lundi 22 mai 2017, il a été amené à ouvrir une enquête pour en savoir un peu plus. Et comme il s’agit des investigations visant un député national, il a, faisant application de l’article 75 de la loi organique n°13/010 du 19 février 2013, loi relative à la procédure devant la Cour de cassation, adressé ce même jour une lettre au Président de l’Assemblée nationale pour  lui permettre de conduire ces indispensables enquêtes dans cette sinistre affaire.

Et M. Flory Kabange Numbi de préciser qu’une fois cette autorisation préalable obtenue, il sera en droit de poser tous les actes qu’exige une instruction pré-juridictionnelle. Si à l’issue de cette instruction il y quand a conviction que les faits étaient établis dans le chef du concerné, il serait alors inculpé de : participation à un mouvement insurrectionnel (art. 206 et 208 du CPLII), assassinat (art. 21 CPLI, 43, 44 et 45 du CPLII), incendies volontaires (art. 21 du CPLI, 103, 104 et 108 du CPLII), destructions méchantes (art. 21 du CPLI, 110-112 du CPLII) et association des malfaiteurs (art. 156 à 158 du CPLII).

« Il est toute fois impérieux de souligner et de noter qu’à ce niveau de la procédure, il n’est nullement question de chercher à obtenir la levée des immunités », a précisé le Procureur Général de la République, avant d’indiquer que son office reste ouvert à toute expertise locale ou étrangère pour élucider tout point de controverse.

La Police empêche son point de presse

Tout juste après la communication du Procureur Général de la République, un point de presse était prévu dans un hôtel de la commune de la Gombe. Malheureusement, la Police a été déployée sur le lieu et l’honorable Clément Kanku n’a pu se prononcer. Et ce, logiquement parce que le PGR ayant initié une enquête. Le fait pour lui de s’exprimer risquait d’être considéré comme influencer la justice. Qu’à cela ne tienne, Clément Kanku s’est quand même exprimé via un communiqué de presse partagé dans les réseaux sociaux. Il se dit consterné par ces allégations d’implication dans des actions criminelles qu’il réfute totalement. « Je suis convaincu que toute la lumière sera faite dans cette affaire et que justice sera rendue aux nombreuses victimes d’exactions abominables dans le Kasaï y compris les deux experts des Nations Unies », dit-il, avant d’ajouter que pour sa part, il ne laisserait personne, par quelques artifices que ce soit, salir ni son image, ni la mémoire de ces nombreuses victimes qui attendent réparation.

Terminons par citer le Vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur qui, lors de sa communication le 19 février 2017, avait indiqué que « Nous sommes pleinement conscients de la gravité de la situation et nous n’entendons pas se faire distraire par la fausse compassion des tireurs de ficelles. Nous connaissons bel et bien tous les opérateurs politiques et autres qui s’activent à instrumentaliser les conflits communautaires. Ils auront à répondre de leurs forfaits le moment venu ; car, comme dit la sagesse ancestrale, l’oiseau a oublié le piège, mais le piège se souvient de l’oiseau ».

(JMNK)

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En prélude au lancement imminent de l’opération de la Révision du Fichier Electoral dans la ville province de Kinshasa ce dimanche 28 mai 2017, le Vice-président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, M. Norbert Basengezi  a animé conjointement avec le Gouverneur de la ville de Kinshasa, M. André Kimbuta le Conseil provincial de sécurité élargie aux membres du Bureau  de l’Assemblée Provinciale de Kinshasa et des Bourgmestres de 24 communes de la ville capitale de la République Démocratique du Congo.

Cette réunion de haut niveau,  tenue dans la salle Samuel Kitoko de  l’hôtel de ville, a connu la présence remarquable  de l’Honorable Président de l’Assemblée Provinciale de Kinshasa, des membres de l’Exécutif provincial (ministres provinciaux), de 24 bourgmestres de la ville de Kinshasa, du Directeur de la Division électorale de la MONUSCO, de Mme le Questeur de la CENI Pierrette  Kisonga, de M. Augustin Ngangwele, membre de l’Assemblée Plénière de la CENI, du Secrétaire Exécutif National Adjoint de la CENI M. Verdonck Tshiya Mwamba, de Mme Anne-Marie Mukwayanzo, Secrétaire Exécutif Provincial de la CENI Kinshasa, qu’accompagnaient les 6 Chefs d’Antenne de la CENI/Kinshasa.

Au menu des échanges, le lancement des opérations d’identification et d’enrôlement des électeurs dans la ville de Kinshasa avec comme corollaire la sensibilisation de la population kinoise sur le début de la Révision du Fichier Electoral et l’impérieuse nécessité de la  sécurisation de cette opération à Kinshasa.

Le premier à prendre la parole, c’est le Gouverneur de province. André Kimbuta, sans passer par quatre chemins, martèle tout en soutenant le début de l’opération, sur l’implication sans faille de toutes les autorités provinciales, objectif   la réussite du processus d’enrôlement des électeurs sur toute l’étendue de la ville province de Kinshasa.  Il veut des élections transparentes, apaisées et surtout sécurisantes, voilà qui le pousse à inviter ses administrés à un enrôlement massif tout en respectant scrupuleusement les orientations de la CENI.  La ville de Kinshasa étant la 24ème province qui verra le début de l’opération, a intérêt à réussir comme ailleurs, martèle André Kimbuta dans une communication en Lingala, la langue la plus parlée dans sa juridiction.

4.413.038 électeurs attendus à Kinshasa

Pour sa part, le patron de la sensibilisation électorale, Norbert Basengezi  a  dans son style pédagogique, statistique à l’appui invité  les Kinoises et Kinois des 24 communes de la capitale que compte la ville de Kinshasa à une mobilisation sans faille en vue d’atteindre les estimations de la CENI qui sont de plus de 4 millions d’enrôlés. Les districts de la Tshangu,  Mont Ngafula,   Lukunga   et Funa  auront désormais 969 Centres d’Inscriptions (CI) contre 687 CI en 2011, une augmentation motivée au dire du Vice-président par le souci de rapprocher les requérants de leurs Centres d’inscription respectifs.  Ainsi donc plus de 1.295 kits seront déployés à travers la ville de Kinshasa. Ces chiffres sont purement des prévisions, prévient le Gouverneur de province qui promet une mobilisation générale en vue d’atteindre plus de 5 millions d’enrôlés dans la ville capitale.

Sécurisation de l’opération de la Révision du fichier électoral à Kinshasa

Dans sa communication, le Vice-président de la CENI a martelé sur l’impérieuse nécessité de la sécurisation de l’opération de la Révision du fichier électoral dans la ville province de Kinshasa.  A ce sujet, le Vice-président de la CENI, a au nom du Président de la CENI en mission, remis un exemplaire du Décret n°05/026 du 06 mai portant plan opérationnel de sécurisation du processus électoral au Gouverneur de province.

Ainsi donc, le premier citoyen de la ville de Kinshasa a la lourde mission de présider le Comité de sécurisation des élections dans sa juridiction.  Il doit ainsi sécuriser le personnel, le matériel et les infrastructures mis à la disposition de la CENI. A cette occasion, Norbert Basengezi a rappelé au Gouverneur André Kimbuta le caractère inviolable des infrastructures de CENI.

Profitant de cette aubaine, le Vice-président de la CENI a invité les acteurs politiques au respect du code de bonne conduite et à la tolérance. Pour lier l’utile à l’agréable, une démonstration sur le bon fonctionnement des kits a été effectuée devant l’assistance avec livraison  des spécimens  de carte d’électeur portant mention ‘’formation’’. Le Gouverneur de la ville et l’Honorable Président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa ont participé à ce test grandeur nature effectuée par la CENI.

Dans le souci de mobiliser la population kinoise, plusieurs kits de sensibilisation constitués essentiellement de pagnes au motif de la CENI, des polos, des képis,  des calendriers et autres outils de sensibilisation ont été remis au Gouverneur, aux députés provinciaux, aux Ministres provinciaux, aux 24 Bourgmestres et aux invités, question de vulgariser les messages de la CENI à travers les quatre coins de la ville province de Kinshasa.

(JMNK/Ceni)

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Il y a 20 ans accédait au pouvoir un certain Mzée Laurent-Désiré Kabila qui avait lutté à sa façon vers les années 70 contre la dictature de Mobutu. Une nouvelle lumière, un nouvel espoir naissait pour un peuple longtemps brimé, humilié et clochardisé. Les Zaïrois d’alors étaient fatigués du Mobutisme qui avait montré ses limites à tous égards. Un système politique qui, à force de mentir, avait fini par épuiser tout crédit auprès de la population. Mzee était le bienvenu. Le peuple l’a accueilli par des chants d’amour et de gloire, ouvrant ainsi une nouvelle page de ce grand et beau pays.

Apres les réjouissances, le peuple a découvert un nouveau chef et surtout un nouveau discours : Congolais, prenez vous en charge. Mzee Laurent-Désiré Kabila était convaincu que la Nation congolaise avait des potentialités pour se développer ou du moins atteindre le rang des pays respectables. La population dont une bonne partie constituée des jeunes, représente une force inestimable pour le progrès du pays. La nature a été clémente avec la Rdc en lui dotant d’une grande quantité d’eau douce, des minerais, des terres arables, un bon climat, sans oublier une grande diversité culturelle. Fort de tous ces atouts, le pays est toujours en mesure de se prendre en charge et ne pas compter éternellement sur les autres partenaires même s’ils sont de bonne volonté. Aide-moi et le ciel t’aidera dit un adage. Dans plusieurs domaines,

Mzee a démontré que la RDC pouvait mobiliser ses filles et fils pour faire quelque chose. Parmi ses projets-phares citons le Service National. Celui-ci a réussi à mobiliser en quelques mois des milliers de jeunes chômeurs et faire d’eux une véritable force au service du développement.

Autoprise en charge socio- économique

A l’heure où le monde croule sous le poids d’une forte crise socio-économique, chaque pays apprend d’abord à compter sur ses propres forces. La RDC n’a-t-elle pas des filles et fils capables par leurs initiatives de créer des entreprises et booster l’économie nationale ? L’Etat soutient-il réellement ses hommes d’affaires qui l’aident à travers leurs initiatives à diminuer la crise ? Les grands noms des commerçants congolais disparaissent de plus en plus. L’actuelle génération ne retient que les noms des expatriés comme si le pays ne pouvait pas à travers ses dignes filles et fils relever le défi.

Mzee savait qu’un peuple passif, froid et distant ne pouvait pas participer valablement au développement du pays. L’auto-prise en charge passe par l’implication de tous. Enseigner au peuple congolais l’amour de son pays et la manière de le servir.

Il est inconcevable que les Chinois viennent curer les caniveaux de la capitale congolaise, pendant qu’une organisation d’un quartier peut le faire et même veiller à ce que les ménages ne continuent pas à saper ses efforts. Tout ne peut venir de l’extérieur.

Mzee était également convaincu qu’il n’y a pas de développement sans l’implication des hommes et femmes concernés. Un petit coup d’œil dans le rétroviseur démontre que 20 ans après, nous avons tout oublié du combat de ce soldat du peuple. Ses idées n’ont pas été pérennisées et enseignées à l’actuelle génération. C’est par le travail productif que le pays sortira de la crise et non par des discours politiques et tiraillements à n’en point finir.  Oui, on se rend compte aujourd’hui que ce président tant aimé par son peuple avait une longueur d’avance sur la classe politique. Il a su dire non aux maîtres du monde, empruntant le vrai chemin de la libération, qui passe par l’autoprise en charge.  Savoir compter sur ses forces, sans se plaindre. Travailler dur et conscientiser chacun à donner le meilleur de lui-même pour le bien de la République, tel a été le sens de la détermination de ce digne fils qui a payé tous les fonctionnaires, policiers et soldats sans emprunter un seul dollar du Fmi ni de la Banque mondiale, prouvant que ce schéma était possible. Avant d’envisager des échanges bilatéraux, le pays de Lumumba doit savoir ce qu’il vaut par lui-même.

(Simon Kabamba)