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Il y a peu, la République démocratique du Congo avait prévenu le Conseil Européen qu’au cas où il ne faisait pas droit à la réclamation du Gouvernement de la République, celle de lever les sanctions infligées unilatéralement à d’éminentes personnalités congolaise, celle-ci se réserverait son droit souverain d’user du principe de réciprocité régissant les relations internationales pour, en désespoir de cause, recourir à des mesures de rétorsion. Cette démarche de dernière chance s’étant en définitive avérée vaine, le Gouvernement a arrêté une série de mesures qui seront annoncées au fur et à mesure.  C’est ainsi qu’il invite instamment le Conseil Européen à procéder impérativement, dans les 48heures, au rappel de son Chef de mission en RDC, l’ambassadeur Bart Ouvry.

Devant les ambassadeurs, les représentants des Organisations internationales et Chefs de missions diplomatiques, le patron de la diplomatie congolaise, Léonard She Okitundu a utilisé le ton grave pour rendre public la décision, mieux la première étape d’une série des mesures de rétorsion contre l’Union européenne et qui seront annoncées au fur et à mesure. Comme première mesure, la République démocratique du Congo, via son Vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères et intégration régionale, demande au Conseil européen à procéder impérativement, dans les 48 heures, au rappel de son Chef de mission en Rdc, l’ambassadeur Bart Ouvry.

Dans sa communication, Léonard She Okitundu a expliqué que lors de leur dernière rencontre, il avait entretenu ses interlocuteurs sur un contentieux qui perturbe les relations entre l’Union Européenne et la République Démocratique du Congo. Il s’agit des sanctions infligées unilatéralement par le Conseil Européen notamment à d’éminentes personnalités de la République.

« En effet, ainsi que j’ai eu à le rappeler, ces sanctions, n’en déplaise au Conseil Européen, violent le Droit international, portent atteinte aux droits fondamentaux des personnalités concernées au point qu’elles ont été condamnées par les instances régionale et sous-régionales du Continent Africain », dit-il, avant d’ajouter qu’afin de préserver le partenariat historique qui existe entre nos deux entités, j’ai plaidé à maintes reprises, au nom du Chef de l’Etat et du Gouvernement de la République, auprès des personnalités attitrées de l’Union Européenne sinon pour la levée pure et simple des mesures querellées, à tout le moins pour leur suspension jusqu’à la tenue des élections générales en RDC.

Le moins que l’on puisse en dire, c’est que ce plaidoyer patiemment engagé demeure à ce jour sans échos surtout après le renouvèlement desdites mesures par le Conseil Européen de ce mois de décembre 2018, constate-t-il. « Dans ma dernière communication au Corps diplomatique, j’ai adressé un ultime rappel au Conseil européen, au nom du Gouvernement de la République, pour la reconsidération de ces sanctions, de préférence antérieurement au déroulement des élections », fait-il voir. Mais cette démarche de dernière chance s’est en définitive avérée vaine. A cette occasion, il a prévenu le Conseil Européen qu’au cas où il ne faisait pas droit à la réclamation du Gouvernement de la République, celui-ci se réserverait son droit souverain d’user du principe de réciprocité régissant les relations internationales pour, en désespoir de cause, recourir à des mesures de rétorsion.

En conséquence, ne pouvant plus demeurer inerte, le Gouvernement a arrêté une série de mesures qui seront annoncées au fur et à mesure. D’ores et déjà, la première mesure touche le Chef de mission de l’UE en République Démocratique du Congo conformément à l’article 9 point 1 de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques. Concrètement, le Gouvernement de la République Démocratique du Congo invite instamment le Conseil Européen à procéder impérativement, dans les 48heures, au rappel de son Chef de mission en RDC.

Cette mesure, d’une part, sanctionne le comportement répréhensible de l’intéressé et d’autre part, s’inscrit dans le cadre de la réciprocité pré mentionnée. « En conclusion, je saisis cette opportunité pour rappeler le Corps diplomatique à l’observance scrupuleuse des prescrits pertinents de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques », martèle-t-il.

Mende avait tout dit

Lors de son dernier point de presse, Lambert Mende, porte-parole du Gouvernement avait expliqué qu’en dépit de ce que le processus électoral coûte à la République, le Gouvernement congolais a levé l’option ferme et définitive d’organiser et de financer sur fonds propres ses élections pour marquer à jamais sa souveraineté. Depuis que cette position a été rendue publique, il a été constaté  que certains des partenaires extérieurs de la Rdc qui ont toujours parié sur l’immaturité du peuple congolais et de ses dirigeants font des pieds et des mains pour nous contraindre à la revoir. « Ils ne se consolent pas et n’en démordent pas de constater qu’un tel processus puisse se dérouler dans ce pays qu’ils ont fini par considérer comme leur arrière-cour sans eux. Aussi se sont-ils juré, par tous les moyens et parfois par procuration, d’interférer coûte que coûte dans notre processus électoral dont ils n’attendent par ailleurs que l’échec », disait le ministre de la Communication et Médias, le 14 décembre dernier.

A l’en croire, c’est manifestement la raison pour laquelle malgré les récents appels à la raison lancés par le ministre des Affaires Étrangères et les plaidoiries de l’Union Africaine dont la RDC est un éminent membre, l’Union Européenne à laquelle n’appartient pas la République Démocratique du Congo a décidé, contre toute logique, de maintenir des sanctions politiques injustes, illégales et illégitimes prises à l’encontre d’une quinzaine de personnalités congolaises, parmi lesquelles un candidat Président de la République et d’autres candidats aux Assemblées nationales et provinciales dans le but manifeste de permettre à leurs « clients » au sein de la classe politique congolaise d’en faire usage pour les fragiliser en les discréditant par un amalgame douteux entre elles et une quelconque culpabilité criminelle dans leur chef. Heureusement sans succès.

« Je confirme ici ce que le Gouvernement congolais, par la voix de son Ministre des Affaires Étrangères, a eu déjà à dire : cette hostilité sans fards des Autorités européennes à la démarche souverainiste des Patriotes Congolais ne restera pas sans conséquences ». Soulignons que l’UE avait annoncé le 10 décembre la prolongation pour un an, jusqu’à décembre 2019, de ses sanctions visant 14 personnalités congolaises accusées de violations des droits de l’homme. Ces sanctions (gel d’éventuels avoirs et l’interdiction de visa) avaient été prises début 2017.

JMNK

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Sur les vingt-quatre cas reçus hier au Centre de transit d’Ebola, situé dans la commune de Beu près de l’hôpital  général de la ville de Beni, dix-sept ont été testés négatifs, trois se trouvant dans un état critique, alors que les quatre autres se sont retrouvés dans la nature lorsque les manifestants sont venus saccager le Ctr.

D’après la chargée de Communication, Jessica Ilunga, qui a livré cette  information,  il y avait 24 cas, 17 ont été testés négatifs et 7 autres ont été prélevés le matin et attendaient leur résultat.

« Parmi ces sept autres, il y en a trois qui étaient incapables de se tenir. Ils étaient dans un état sérieux et une fois que les manifestants sont partis, on les a transférés  au Ctr jusqu’à ce qu’ils soient bien pris.  Par contre les quatre autres avaient fui comme les dix-sept premiers. Et donc, on a attendu jusqu’à ce que la situation se calme et on en train de voir comment créer une mission temporaire pour héberger les cas suspects », a-t-elle rassuré.

Cependant, hier jusqu’aux environs de 15 heures, la situation était toujours tendue dans la ville de Beni, qui protestait contre la décision de la Centrale électorale de reporter la tenue des élections présidentielles, législatives et provinciales au mois de mars 2019 suite au climat d’insécurité et de l’épidémie d’Ebola, qui y prévaut.

D’après le président de la Société civile de ce coin de la République,  des manifestants en colère ont brulé des pneus  sur la grande artère Mbusa Nyamuisa. Les voies sont barricadées. «  Après avoir quitté le siège de la Ceni ici à Beni, et celui de la Monusco, ces gens sont partis  dans des centres de transit d’Ebola, où ils ont saccagé, détruit  ces centres, les chaines, les matelas et même une partie du bâtiment de l’hôpital général de Beni dans la commune de Beu. On a saccagé et libérer des malades, des cas suspects »,  a affirmé  M. Hangi Kizito, président de la société civile de Beni, avant de crier: «  c’est un danger dans la ville ».

Cette situation de colère est causée suite à la décision de la Centrale électorale prise hier de reporter la tenue de élections présidentielles, législatives, et provinciales dans les villes de Beni et Butembo dans la province du Nord-Kivu et à Yumbi dans  la province du Mai Ndombe à l’ouest de la Rdc pour le mois de mars prochains à cause de l’insécurité et de l’épidémie d’Ebola. Ce que refusent les populations de ces trois villes, qui qualifient la décision de politique et de discriminatoire.

Prince Yassa/Cp

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Emmanuel Ramazani Shadary (68%) a déjoué tous les pronostics lorsqu’il a été désigné par le Chef de l’Etat Joseph Kabila pour représenter sa famille politique, le Front Commun pour le Congo (FCC) à l’élection présidentielle. Négligé au départ par une certaine opinion qui considérait le fait qu’il n’était pas aussi connu à l’intérieur du pays que les favoris à ce poste comme le Premier ministre honoraire Augustin Matata et le Président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, il a prouvé le contraire. Ce, en remplissant des stades à Kinshasa et dans les provinces lors de ses meetings pendant la campagne électorale. Ce qui l’a placé comme archi favori à la présidentielle du 30 décembre 2018.

Depuis une décennie, Sondage Les Points établit à chaque fin d’année, le classement des personnalités préférées des congolais. Cette année, la tenue des élections oblige, le classement a été fait non pas par différentes institutions, mais sur une même liste dans laquelle toutes les personnalités désignées ont été classées en ordre croissant. Et il y a de nombreuses surprises car, bien que dominées majoritairement par des politiques, on  y trouve des sportifs, des personnalités des médias, des artistes musiciens, des mandataires publics et même des hommes qui étaient encore inconnus du grand public l’année dernière.

Ces hommes et femmes favoris des congolais ont la particularité d’avoir œuvré d’une manière ou d’une autre en faveur de l’intérêt général. Ils sont donc dans le cœur des congolais qui les considèrent comme des modèles dans leurs domaines respectifs. De quoi inspirer une jeunesse congolaise en quête de repères  dans une société où la dépravation des mœurs se porte bien.

Ils sont des membres du gouvernement(3), parlementaires(3), mandataires publics (3), un Gouverneur de province, une personnalité de la société civile, un candidat à l’élection présidentielle, des journalistes (2) et des artistes musiciens (2), deux hommes d’églises,  pour faire le total de 17 congolais de l’année.

Deux d’entre eux ont attiré les projecteurs de l’actualité mondiale sur eux. Il s’agit du Gynécologue congolais le plus célèbre, et d’Emmanuel Ramazani Shadary. Ils étaient certes mondialement connus, mais l’obtention du Prix Nobel de la Paix pour le premier et la désignation en tant que dauphin du Chef de l’Etat pour le second, les a propulsés plus haut. Ce qui a fait d’eux les « Surprises de l’année 2018 en RDC ».

Surprise de l’année

A en croire ce sondage, Emmanuel Ramazani Shadary (68%) a déjoué tous les pronostics lorsqu’il a été désigné par le Chef de l’Etat Joseph Kabila pour représenter sa famille politique, le Front Commun pour le Congo (FCC) à l’élection présidentielle. Négligé au départ par une certaine opinion qui considérait le fait qu’il n’était pas aussi connu à l’intérieur du pays que les favoris à ce poste comme le Premier ministre honoraire Augustin Matata et le Président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, il a prouvé le contraire. Ce, en remplissant des stades à Kinshasa et dans les provinces lors de ses meetings pendant la campagne électorale. Ce qui l’a placé comme archi favori à la présidentielle du 30 décembre 2018.

L’autre « surprise agréable » de l’année, Dr Mukwege (65%) a été sacré Prix Nobel de la Paix le 05 octobre dernier, une distinction qu’il a partagée avec la jeune Yezidie Nadia Murad. L’attribution de ce prix que  l’on considère comme la plus haute récompense au monde à un congolais est un motif de fierté nationale. Surtout que le lauréat s’est rendu célèbre par son implication et ses sacrifices en faveur de femmes violées,  le plus souvent par des groupes armés.

Le gouvernement et le parlement bien représentés

Comme lors de précédents classements annuels, le Gouvernement central et les deux chambres du Parlement sont valablement bien représentés cette année avec trois places chacun. Sans surprise, les Kinois  ont mis à l’honneur du côté du gouvernement, le Ministre d’Etat à la Fonction publique, Michel Bongongo 57% pour la réussite de la vague de mécanisation des fonctionnaires de l’Etat dans le cadre du Programme de la Réforme et du Rajeunissement de l’Administration Publique (PPRAP) qu’il dirige avec dextérité.

Il est suivi de son collègue des Affaires Foncières, Lumeya Dhu Malegi 54% dont la lutte contre les coulages des recettes foncières a porté des fruits. On relève que les  chiffres des recettes réalisées dans ce secteur depuis son arrivée sont éloquents. Un record de plus des 35.000.000.000  de Francs congolais des recettes réalisées à l’espace de moins d’une année, ce qui fait de lui l’un des Ministres qui contribuent par les recettes de leurs secteurs, à renflouer les caisses de l’Etat pendant cette période où le pays  avait besoin de liquidités pour auto financer les élections.

Le troisième membre du gouvernement de l’année est la Ministre du Genre, Enfant et Famille, Chantal Safou 53%. Ce sont ses initiatives visant à venir  en aide aux jeunes filles rendues mères et aux femmes rurales, la  mise en place du portail de signalement des abus commis par l’internet sur les enfants ou encore  la sensibilisation  des différents bourgmestres, les préposés de l’Etat civil et les chefs de service de la ville de Kinshasa sur le nouveau code de la famille qui ont plaidé sa cause.

Du côté du parlement, les lauréats de ce classement sont le député national  Henri-Thomas Lokondo 59%, le Président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku 58% et le Sénateur Modeste Mutinga 55%. Le premier, pour avoir entre autres été l’auteur d’une proposition de loi portant modification de la loi électorale, laquelle a extirpé la disposition autorisant l’enrôlement des congolais vivant à l’étranger. Pour la quasi-totalité des répondants, sans cette initiative de Thomas Lokondo, il n’aurait pas été possible pour la CENI d’espérer organiser les élections en cette année. Les répondants sont aussi d’accord sur le fait qu’il a été comme dans ses habitudes, très actif dans l’exercice de ses attributions de parlementaire.

A l’actif de Minaku cette année, les répondants relèvent particulièrement la régularisation de la situation administrative de plus de 200 membres  du personnel administratif de l’Assemblée nationale qui ont été admis sous statut de fonctionnaires de l’Etat. C’est une première depuis quinze ans. Le Sénateur Modeste Mutinga a lui aussi marqué l’année 2018 grâce à l’adoption en juillet dernier, de sa proposition de loi portant statut des anciens présidents de la République élus. Cette proposition de loi qu’il avait initiée en 2015 assure aux anciens Chefs de l’Etat un certain nombre de privilèges à la fin de leur mandat, en plus du statut de sénateur à vie, garanti par la constitution.

Entreprises publiques, Tshikuya concerve le mayo jaune  

Egalement interrogés sur les mandataires publics de l’année, les répondants ont désignés le Directeur général de l’Institut National de Préparation Professionnelle (INPP), Maurice Tshikuya Kayembe 60%, le Directeur général de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), Madame Agnès Mwad 56% et le Directeur Général de la Direction Générale des Impôts (DGI), Sele Yalaghuli 55%.

Le premier est récompensé pour la poursuite de la modernisation des infrastructures de l’INPP et sa gestion jugée orthodoxe tant par les partenaires étrangers que par ses administrés. En effet, Maurice Tshikuya a gagné le pari de la modernisation avec notamment des sites ultra modernes de cet établissement public dans différentes provinces et table désormais sur l’exportation de la main d’œuvre congolaise.

Comme lui, le Directeur Général des Impôts a mis la barre très haut tant sur le plan de la réhabilitation des infrastructures, la mobilisation des recettes fiscales que l’amélioration des conditions de vie et de travail des agents du fisc. En tout cas, Sele Yalaghulu est devenu le champion du dépassement des assignations car, au cours de l’année 2018, chaque trimestre, la DGI a mobilisé plus de recettes que les assignations.

En bon manager, il s’occupe comme il se doit de l’amélioration des conditions salariales de ses administrés pour les motiver afin qu’ils se donnent à fond. Les répondants notent à ce propos, qu’il a mis à leur disposition des terrains pour la construction d’une cité dans la commune de la Nsele.

Dernier mandataire public plébiscité, Agnès Mwad de la CNSS s’est activée dans l’application et la vulgarisation de la Loi 016/009 du 15 juillet 2016  fixant les règles relatives au Régime général de la sécurité sociale et les innovations y relatives. Conformément à cette nouvelle loi, elle a opéré des reformes importantes qui, sont appréciées par les congolais. Il s’agit notamment de la promotion en grades des agents et cadres répondant aux critères d’ancienneté et de compétences,  la mise à la retraite de ceux ayant atteint l’âge de 65 ans.

Richard Muyej, le Gouverneur exemplaire

Le Gouverneur de l’année est celui de la province du Lualaba, Richard Muyej 62%. L’encadrement de la jeunesse, le développement du tourisme, la diversification de l’économie, la création d’une classe moyenne…sont entre autres raisons qui de lui le meilleur Chef de l’exécutif provincial de l’année. A cela s’ajoute la parfaite organisation de la Conférence minière de Kolwezi qui a vu des milliers de hautes personnalités être accueillies et logées dans des meilleures conditions dans le Chef-lieu de la province du Lualaba.

En ce qui concerne l’éducation, il faut dire que Richard Muyej a inspiré d’autres gouverneurs par le fait que son gouvernement a pris en charge une dizaine de  lauréats de l’examen d’Etat 2018 qu’il a envoyés poursuivre leurs études universitaires à Chypre.  Il a aussi fait du tourisme un des pivots de l’économie de sa province.

Monde religieux

Dans ce classement, les églises sont représentées par le nouvel archevêque de Kinshasa,  Monseigneur Fridolin Ambongo 58% dont la nomination et la remise et reprise avec son prédécesseur, le cardinal Laurent Monsengwo   a été désigné comme l’évènement religieux de l’année.

La plume d’or de la presse à Christian Lusakweno et Rachel Kitsita

La presse n’a pas elle aussi été oubliée car, deux chevaliers de la plume ont été primés par les masses silencieuses pour leur travail au cours de l’année 2018. Il s’agit de Christian Lusakweno 57%, Fondateur de Top Congo FM, considérée comme la première radio d’informations en RDC et Rachel Kitsita.

Le premier, étant à la fois patron, présentateur des émissions et même reporter a fait le bonheur de millions d’auditeurs de sa radio qui saluent le professionnalisme de toute son équipe. Les répondants mettent en avant notamment la couverture équitable de l’actualité politique avant et pendant la campagne électorale et son implication personnelle pour garder le cap.

L’autre journaliste de l’année est Rachel Kitsita 56%. Journaliste congolaise la plus suivie sur les réseaux sociaux, elle a lancé en juin dernier, son propre magazine d’informations générales dénommé « Actu 30 ». Celle qui a passé 13 ans aux côtés de Jean-Pierre Kibambi Shintwa à Tropicana et à Numerica TV a vu sa notoriété sortir indemne après deux scandales. D’abord, sa polémique avec la Ministre des Droits Humains, Marie-Ange Mushobekwa qui l’a accusé d’avoir manipulé l’opinion après la diffusion par la journaliste des images de la jeune Dorcas, blessée par balles lors de la répression policière de la marche du Comité Laïc ce Coordination du 31 décembre 2017.

« Biloko Ya Boye » (Toko voter lisusu), Chanson de l’année

Côté musical,  c’est le jeune rappeur engagé Alesh, de son vrai nom Alain Chirwisa 58% qui a remporté la palme d’or avec son single « Biloko Ya Boye »(Toko voter Lisusu). La version audio de cet opus qui dépeint la société kinoise, miroir de la RDC, disponible sur toutes les plateformes de streaming et de téléchargement légal a cartonné. A la manière d’un peintre qui observe et décrit l’image qu’il a dans sa tête, Alesh décrit dans Biloko Ya Boye (Toko voter lisusu), les joies, les tristesses mais aussi les rêves des habitants de la capitale congolaise et par ricochet de congolais en général. Cette chanson est considérée comme un message d’avertissement aux « politiques irresponsables » qui se sont représentés au suffrage du peuple sans pour autant avoir rien accompli dans le précédent mandat. L’autre artiste musicien de l’année est Fally Ipupa 52% grâce à sa chanson « Canne-à-sucre » qui fait danser les amoureux et surtout qui l’a remis à sa place dans le cœur des fans de la rumba congolaise.

WINNER LOTERIE, avec Esobe et Sai Sai, meilleur publicité.

Foot, l’échec de l’AS V. Club, la déception des Kinois

Enfin, les congolais ont attribué un carton jaune à l’AS V.Club de Kinshasa pour son échec en final de la Coupe de Confédérations de la CAF après un championnat presque parfait. La faute selon les répondants, est à chercher dans le chef des dirigeants de ce club qui n’ont pas acheté des nouveaux joueurs pendant  le mercato pour renforcer notamment une attaque très dépendante du buteur maison, Jean-Marc Makusu. Mais le sportif de l’année est Trésor Mputu Mabi 50% dont le retour en équipe nationale a apporté du souffle et des marges de manœuvres aux Léopards et à leur sélectionneur, Florent Ibenge.

JMNK

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L’annonce du report du jour de vote pour le processus électoral en cours en RDC du 23 au 30 Décembre 2018, a fait le tour de la planète Terre à la vitesse de la lumière. Dans la salle Abbé Apollinaire Malu Malu, le Jeudi 20 Décembre 2018, le président de la CENI a livré la rationalité de cette décision avec sérénité.  Ce décalage est un impératif logistique limpide, au regard de sa cause première qui est l’incendie de l’entrepôt principal de la CENI dans la Commune de la Gombe. Cette catastrophe avait décimé les matériels et documents destinés aux opérations électorales de la Ville-province de Kinshasa. La CENI s’est retrouvée devant un authentique dilemme cornélien : transposer les élections de Kinshasa (pour manque des documents) sept jours après leur tenue le 23 Décembre dans les autres provinces ou reporter les élections pour toutes les circonscriptions. La centrale électorale a levé l’option la plus intelligente, voire la plus sage pour éviter les conséquences politiques néfastes. Alors que les politiciens catastrophistes appelaient de tous leurs vœux un soulèvement, sur tout le territoire national la population est restée calme. Les principaux groupes politiques compétiteurs, notamment le FCC, CASH et LAMUKA ont accepté le report à cause de son indéniable et imparable caractère technique et non politique. Grace divine sur le Congo.

Cet événement, comme toute occurrence sociale de très haute portée politique, est producteur d’une discursivité étalant l’état d’esprit des Congolais en général. Leurs réactions, leurs interprétations de l’événement, et surtout leur projection des faits dans le temps, par rapport à ce report du vote, imposent une réflexion substantielle.  Ma thèse ici est que dans un schéma catastrophiste, certains politiciens ont voulu créer une confusion entre décalage  technique du vote et report politique du processus électoral, pour justifier la violence dont ils promeuvent déjà l’enclenchement si les résultats des élections ne sont pas en leur faveur.  Par ailleurs, je note qu’à travers cette décision à ce moment précis, la CENI a fait preuve d’une remarquable habileté technique et de discernement politique. La conclusion est que nous devons  être très alertes aux stratagèmes de distorsion machiavélique des sens des événements par les politiciens catastrophistes. Ils veulent manipuler l’entendement des faits pour avilir la CENI et planter le décor mental pour décrédibiliser l’issue des élections.

  1. LES POLITICIENS CATASTROPHISTES ET LA FAUSSE ABSORPTION MENTALE DU REPORT DU VOTE

A l’annonce de cet événement, certains politiciens et autres analystes politiques artisanaux ont tout de suite crié sur tous les toits leur étincelante vertu prophétique. «Nous l’avions prédit. La CENI n’était pas prête pour organiser les élections au 23 Décembre 2018», ont-ils clamé. Cependant une réflexion substantielle assortie de véridiction démontre que ce que la CENI a annoncé n’est pas du tout un report du processus électoral (souhaité et prédit par les prophètes des malheurs), mais plutôt un décalage du jour de vote d’une semaine. En nature opérationnelle, en causalité et en projection pour la suite du processus, le distinguo est de taille.

Les politiciens pseudo-prophètes et autres journalistes catastrophistes avaient prédit, eux, un report intégral de tout le processus électoral. Comme cause de ce report intégral, qui était au centre des incantations des politiciens fatalistes, on clamait l’impréparation de la CENI, l’illégalité de la Machine à Voter et le ficher électoral corrompu.  «Pas de consensus, pas d’élections», argumentaient-ils. Mais, au regard des faits tangibles, à la lumière de notre pratique politique et considérant notre histoire, il est indubitable que beaucoup de politiciens appelaient le report intégral de tout le processus électoral de tous leurs vœux pour créer l’opportunité de nouvelles négociations pouvant aboutir à un énième partage de pouvoir. D’autres encore, semblaient redouter l’organisation d’une campagne électorale très couteuse sur tout le territoire de la RDC. Ils pensaient que le report du reste du processus (précampagne, campagne, vote) leur permettrait de mieux se préparer. Et les faits démontrent la véracité de ces deux thèses : seuls trois candidats (Shadary, Fayulu, Tshisekedi) ont battu campagne. Même au niveau de la compétition législative, les faits démontrent que beaucoup de politiciens ne s’étaient pas préparés minutieusement pour organiser des campagnes professionnelles. Par ailleurs, les extrémistes, notamment ceux qui militaient en faveur d’une transition sans Joseph Kabila, voulaient que (comme par envoutement)  la CENI avoue qu’elle ne peut pas organiser les élections cette année, pour qu’eux accèdent au pouvoir et organisent les élections selon leur propre schéma.  Pour éviter la manipulation des Congolais par les politiciens machiavéliques, il est donc d’une impérieuse nécessité de clarifier la conceptualisation de cet événement dans la conscience collective. Il ne s’agit pas de la matérialisation de la prophétie des fatalistes qui prédisaient un report intégral, mais d’un décalage technique dans un processus qui suit son cours normal.

  1. LA CENI A FAIT PREUVE D’UNE CAPACITE DE MANAGEMENT OPERATIONNEL DE L’IMPONDERABLE.

Force est de souligner que loin de démontrer l’impréparation de la CENI, ce report découlant d’une force majeure, notamment l’incendie de l’entrepôt de la Gombe, révèle plutôt la capacité de réorganisation opérationnelle de l’autorité électorale de la RDC face à l’impondérable. Il convient de rappeler, à cet égard, que la cause du report n’est pas du tout celle qui était clamée par les fatalistes. Alors qu’eux brandissaient l’incapacité de la CENI d’amorcer le processus électoral et pointaient du doigt le déficit de consensus, les faits démontrent que leurs arguments se sont évaporés devant le déroulement tangible de toutes les opérations jusqu’à la fin de la campagne. Et on peut affirmer de manière péremptoire que si l’incendie de l’entrepôt n’avait pas eu lieu, le vote allait bel et bien être organisé le Dimanche 23 Décembre 2018. L’affirmation est d’autant plus véridique que le dernier brin de doute était lié au rejet de la Machine à Voter par la frange radicale de l’opposition. Cependant, à l’agréable surprise générale, cette aile radicale a officiellement déclaré qu’elle accepte la MAV comme imprimante des bulletins de vote. En d’autres termes, il n’y avait plus sur la voie électorale d’obstacles sur la finalisation des toutes les autres phases des scrutins – sauf l’impondérable-incendie.

Dans le cas de figure de ce report du jour des scrutins, on n’est pas dans la situation d’une quelconque incapacité organisationnelle (d’autant plus que toutes les autres phases se sont déroulées convenablement), mais dans la problématique typique de la gestion d’un impondérable logistique. Ici encore la propension naturelle de certains politiciens et analystes au réductionnisme a été observée. Une ligne d’argumentation populiste a pointé du doigt la très haute sécurité de l’espace où se situe l’entrepôt, allant jusqu’à insinuer que l’incendie avait pour finalité de justifier le report du processus électoral. Raisonnons froidement : d’abord, il n’y a aucun système sécuritaire capable d’empêcher inéluctablement un criminel déterminé à perpétrer un forfait d’arriver à ses fins. La proximité de l’Etat-major de la Première Zone de la Défense et du Camp Kokolo peut bien produire l’effet dissuasif, mais ce n’est pas un rempart absolu. Ceci est d’autant plus vrai que le Camp Kokolo lui-même a déjà été victime des incendies de ses propres poudrières. Bien plus, il est simplement aberrant d’insinuer que la CENI aurait instigué la destruction des biens valant plus de $ 10 millions pour obtenir in fine un décalage du jour de vote de 7 jours !

La sagacité intellectuelle consisterait plutôt à cogiter en substance sur le registre du management opérationnel, notamment sur la manière dont la CENI a géré l’impondérable. Ici on peut affirmer que malgré son optimisme sur la continuation des autres phases du processus électoral après l’incendie, la CENI s’est retrouvée devant une difficulté imparable : toutes les options envisagées indiquaient que le vote pouvait avoir lieu dans toutes les autres provinces le 23 Décembre, sauf à Kinshasa. Et la CENI a levé la meilleure option consistant à discuter avec les parties prenantes, échanger avec les autorités institutionnelles, et annoncer le décalage du jour du vote de sept jours. C’est ce que le professionnalisme de la gestion managériale des élections exige : devant l’impondérable, il faut la transparence et la promptitude de la solution. D’ailleurs, ce qui est arrivé n’est pas une occurrence unique à la RDC et à la CENI : en 2015 la CENI du Nigeria avait décalé le vote de six semaines pour permettre à l’armée de lancer une attaque contre Boko Haram dans le nord-est du pays. En RDC compte tenu du fait que le processus électoral se déroulait déjà normalement et que la campagne connaissait un aboutissement heureux, il n’y a pas eu de séisme politique.

3.Conclusion

LE PROCESSUS ELECTORAL EST INTACT ET LA CENI MAITRISE SES OPERATIONS

Le processus électoral Congolais est intact, ininterrompu et irréversible, dans l’intégralité des séquences projetées. A la lumière des faits, et au regard du déroulement des phases d’identification des électeurs, de l’enregistrement des candidats à tous les niveaux (avec le complexe processus de validation et d’invalidation qui auraient pu provoquer des affrontements), le lancement de la campagne (malgré quelques cas inévitables de violence), la CENI a la maitrise de ses opérations.  Tous les experts internationaux qui sont arrivés en RDC ont été impressionnés par les prouesses logistiques de la CENI qui avant l’incendie, avait  pratiquement tous les matériels stratégiques sur tout le territoire national d’un sous-continent.

Une conceptualisation ou une absorption mentale veridique impose que l’on intériorise ce report comme un déplacement temporel du jour du vote de sept jours sur le calendrier – qui n’est jamais granitique du reste. Il est d’une importance capitale que l’on évite de faire croire à la population que cette transposition du jour du vote est  l’accomplissement de la prédiction catastrophiste de l’échec de la CENI. Un effort de véridiction, ou de contribution à une absorption mentale en adéquation entre l’Esprit et le phénomène dans leur factualité, est indispensable. En effet, le comportement de la population est essentiellement fonction de ce que les citoyens  mettent dans leurs esprits au regard des événements de notre société. Et les politiciens et leurs associés intellectuels négationnistes-catastrophistes, ont cette particulière virtuosité d’attribuer aux événements des significations (voire des signifiants et signifiés) tordues pour rationaliser leurs stratagèmes politiques. Dans ce cas de figure, leur schéma discursif est de faire triompher l’entendement d’un report annonciateur des résultats catastrophiques. La finalité est de disposer une frange de la population à la contestation des résultats – qui est devenue une pratique courante en Afrique comme on l’a vu au Kenya, au Zimbabwe et au Mali. Le calme avec lequel la population (ayant déjà vu le dur labeur de titan abattu par la CENI), a accueilli l’annonce du décalage du jour du vote, est une indication cristalline qu’elle accueillera les résultats avec quiétude.

 

Hubert Kabasu Babu Katulondi (Libre-penseur et écrivain)

 

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M.Hiroshi Karube, Ambassadeur du Japon en République démocratique du Congo a procédé, jeudi 27 décembre courant à Kinshasa, à la signature du contrat de don relatif au projet d’«aménagement des bâtiments scolaires du Groupe scolaire les Elus dans la commune de Kimbanseke ». Celui-ci, représenté par avec Mme Matemo Makemba Odile, Présidente de l’Union Féminine du Millénaire (UFEM).

Ce projet, dont le montant s’élève à 88.841 dollars US, s’inscrit dans le cadre du Don non-remboursable du Japon aux micro-projets locaux contribuant à la sécurité humaine. Il vise à construire deux bâtiments d’école primaire comprenant 6 salles de classes et 2 bureaux administratifs, ainsi que des latrines avec pour finalité d’offrir aux enfants de Kimbanseke un environnement approprié à l’éducation et de faire passer, de 205 à 450, les effectifs d’élèves admis à l’école.

Lors de son adresse, Hiroshi Karube a insisté sur l’importance de l’enseignement primaire qui est la base pour tout enfant qui souhaite acquérir des connaissances et des talents. Il a rappelé le véritable objectif de l’éducation, à savoir  « aider les enfants à devenir autonomes ».

En soulignant que le Japon accorde une grande importance au principe de la « sécurité humaine » dans le cadre de sa coopération, l’ambassadeur du Japon  a souligné  l’indispensabilité du projet pour le développement des ressources humaines. Il a également émis le souhait que l’école bénéficiaire de ce don japonais joue un rôle important dans la concrétisation de la philosophie de coopération entre la RDC et le Japon.

Enfin, M. Hiroshi Karube a invité toutes les parties prenantes à faire en sorte que ce projet soit correctement mis en œuvre afin de fournir une éducation sûre et de qualité aux enfants de la Commune de Kimbanseke.

D’une commune à une autre, le vendredi 21 décembre 2018 à l’Ambassade du Japon, l’ambassadeur Hiroshi Karube, avait procédé à la signature du contrat de don relatif au projet de « Réhabilitation et extension de la maternité du Centre hospitalier Saint Gabriel de Lemba », avec le Docteur Gabriel Mabengo Mayunda, Administrateur Général de ce centre.

Ce projet, dont le montant s’élève à 88.894 dollars US, s’inscrit lui aussi dans le cadre du Don non-remboursable du Japon aux micro-projets locaux contribuant à la sécurité humaine. Il consiste, d’une part, à construire un pavillon d’hôpital, et d’autre part, à fournir des équipements médicaux tels que les lits et l’appareil d’échographie afin d’offrir un service médical de qualité aux Congolais.

Dans son mot de circonstance, M. Hiroshi Karube avait relevé l’importance d’améliorer les conditions sanitaires dans lesquelles les femmes mettent au monde, car a-t-il dit, la naissance d’un enfant est un précieux événement et un point de départ de toute vie sociale. C’est ainsi que le Japon soutient activement le renforcement du système sanitaire de la RDC.

Enfin, M. Karube  avait dit espérer que ce projet sera correctement mis en œuvre afin de fournir des services médicaux sûrs et de haute qualité aux populations de la Commune de Lemba.

Emmanuel Badibanga

La situation sécuritaire et sanitaire à Beni, Beni Ville et Butembo dans la province du Nord-Kivu, ainsi que les incidents meurtriers survenus dans la nuit du 14 au 15 décembre 2018 dans le territoire de Yumbi, en province de Mai-Ndombe, l’ont emporté sur la détermination de Corneille Nangaa, président de la CENI, d’organiser les élections présidentielles, législatives nationales et provinciales, le 30 décembre 2018 partout dans le pays. Ainsi, la CENI, après consultation des parties prenantes a décidé de renvoyer ces scrutins au mois de mars 2019.

« Les activités ont été paralysées au Centre-ville de Butembo ce mercredi après l’annonce du report des élections dans les villes de Butembo et Beni, ainsi que dans le territoire de Beni. Une agitation des jeunes gens dans la partie Nord de la ville. Quelques coups de balles de la Police ont été entendus, pour faire régner l’ordre. Mais cela a créé la panique, les boutiques, magazines, banques et le marché central ont fermé leurs portes », renseigne le correspondant du Groupe L’Avenir à Butembo, qui ajoute qu’en quelques minutes, le centre-ville s’est vidé, la population craignant que la situation ne dégénère. Mais pour l’instant, tout est calme. La police  assure maitriser la situation. Ce jeudi, on craint des manifestations violentes, prévient-il.

Pour arriver à cette lourde décision, la CENI a tenu compte de plusieurs facteurs. De 1, la population doit connaître que le report des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales du 23 décembre 2018 au 30 décembre 2018 a une incidence sur les autres activités prévues par le calendrier électoral. De 2, la CENI a tenu compte de la lettre du Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur et Sécurité, porte-parole de la réunion interinstitutionnelle du 14 décembre 2018, sur la situation sécuritaire et sanitaire préoccupante dans la région de Beni-Butembo dans la province du Nord-Kivu.

Cette réunion avait noté la persistance de l’épidémie de la maladie à virus Ebola qui continue de sévir dangereusement dans les circonscriptions électorales de Béni, Béni Ville et Butembo Ville dans la province du Nord-Kivu ainsi que la menace terroriste qui plane sur cette région avec des actes criminels récurrents perpétrés par des bandes et milices armées.

En outre, les élections suscitent des mouvements importants des électeurs vers les lieux de vote entraînant ainsi des concentrations et une forte promiscuité de la population, augmentant le risque de propagation de cette maladie et favorisant opportunément les attaques terroristes. Qu’en sus, le déploiement des agents opérationnels de la CENI, des témoins, observateurs électoraux et journalistes dans ces contrées les expose aux mêmes menaces relevées ci-dessus ;

De même, considérant les incidents meurtriers survenus dans la nuit du 14 au 15 décembre 2018, dans le territoire de Yumbi, en province de Maï-Ndombe, ayant occasionné un déplacement massif des populations, la destruction de tous les matériels et documents électoraux, le pillage des entrepôts et installations de l’Antenne de la CENI ainsi que la tension persistante ne permettant pas la tenue, dans cette circonscription, des scrutins apaisés dans le délai imparti.

Après concertation avec les parties prenantes au processus électoral, le calendrier aménagé se présente de la manière suivante : du 31 décembre au 05-janvier 2019: Ramassage, Compilation et Centralisation des résultats du vote présidentiel ; Du 31 décembre au 22-janvier : Ramassage, Compilation et Centralisation des résultats du vote législatif et provincial ; Du 06 janvier au 19 janvier 2019: Annonce des résultats provisoires de l’élection présidentielle ; Du 07 janvier au 15 janvier: Recours et traitement de contentieux des résultats de l’élection présidentielle ; Du 15 janvier au 19 janvier: Publication des résultats définitifs de l’élection présidentielle et du 18 janvier au 19 janvier 2019: Prestation de serment du Président de la République élu.

L’Abbé Nshole accepte le report pour Yumbi, mais pas pour Beni et Butembo

Au vue de l’insécurité et de la menace du virus Ebola qui prévalait à Beni et à Butembo, le report s’imposait, pour permettre aux FARDC appuyées par la Monusco de stabiliser le coin et organiser ainsi des élections qui n’excluraient personne. Il s’agit d’une insécurité réelle, loin des commentaires et autres considérations de mauvaise foi faites par les uns et les autres. Dans le cadre des réactions, c’est celle de l’Abbé Nshole qui a étonné plus d’une personne. En effet, le porte-parole de la CENCO, du reste originaire de Yumbi, dans la province de Mai-Ndombe, trouve justifié le report de l’élection dans son village natal, mais pense que reporter pour Beni et Butebo prouverait un agenda caché du pouvoir en place.

Une attitude inadmissible lorsqu’on sait que les candidats présidents de la République, en l’occurrence Félix Tshisekedi du CACH, n’a pas pu continuer sa campagne dans le territoire de Beni, au motif qu’il y aurait des Mai-Mai proches à Mbusa Nyamwisi et disposé à lui barrer la route. Si cette insécurité n’était pas réelle, pourquoi le président de l’UDPS n’a pas pu continuer sa campagne jusque dans les profondeurs de Beni ? En plus, toujours par rapport à l’insécurité, le candidat du Front Commun pour le Congo (FCC), Emmanuel Ramazani Shadary n’a pas su battre campagne dans ce coin de la République. Au-delà des candidats présidents de la République, des Ong ont été obligées de délocaliser leurs représentations, pour fuir l’insécurité. Sont autant de raisons qui prouvent que les conditions ne permettent pas à ce que les agents de la CENI soient déployés. Sinon, ça sera à leur risque et péril.

JMNK

 

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A trois jours des élections (présidentielle, législatives nationales et provinciales) en République démocratique du Congo, des discours incitant à l’intolérance et à la haine se multiplient, faisant craindre le pire le jour de la proclamation des résultats. Et ce, pendant que les élections ne sont pas une fin en soi et la Rdc a besoin d’oublier cette étape, pour se concentrer sur le développement du pays. Mais à ce jour, l’opinion a du mal à distinguer entre le discours d’un homme de Dieu et celui d’un politique ou un politicien. Ainsi, lorsque l’Abbé Donatien Nshole parle, l’on ne  comprend pas s’il le fait en tant que porte-parole de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), ou  le fait-il par devoir de redevabilité vis-à-vis de Moïse Katumbi, l’ex-gouverneur de la riche province de Katanga ?

Au vu de cette ambivalence, non seulement les fidèles catholiques, mais aussi une bonne frange de la population est surprise de constater que certains religieux profitent de leur position dominante au sein de l’Eglise catholique, pour battre campagne en faveur d’un camp, en l’occurrence celui de Martin Fayulu, candidat par procuration des puissances  impérialistes. L’Eglise est devenue un lieu indiqué pour eux de battre campagne en faveur de leur candidat, laissant dans émoi tous les autres fidèles qui ne partagent pas leur point de vue. Et ce, pendant que la Bible est claire à ce sujet : « Rendez à César ce qui est à césar, et à Dieu ce qui est à Dieu ». On a vite oublié que l’Eglise n’appartient pas seulement à l’opposition, mais aussi à la Majorité. Pour ce faire, elle doit rassembler tout le monde, en lieu et place de diviser ou d’opposer les Congolais entre eux.

Qui oublie que les paroisses ont  d’énormes difficultés de  fonctionnement et le peu d’argent mobilisé termine leur course dans des poches privées ? Le comble, c’est le fait qu’à ce jour, les paroisses vivent sur base des cotisations et il est prouvé que c’est la Majorité présidentielle à travers ses cadres qui contribue plus. Malheureusement, ce sont eux qui sont vilipendés à longueur des journées par la troupe à Monsengwo et Ambongo. Et cela, au vu et au su de tout le monde. Il importe de souligner ici que les chrétiens n’ont pas besoin de ce climat créé de toutes pièces, mais d’une Eglise qui soit au milieu du village. Sinon, à force  de sanctionner un seul enfant au milieu de tout le monde, celui-ci risque de se rebeller. Et ceci ne sera pas bon pour l’Eglise-mère.

Au-delà de la prise en charge des paroisses, il y a un sujet qui fait l’actualité : il s’agit de la guerre que mène le Pape Benoit XVI contre la pédophilie. C’est un thème important pour moraliser les prêtres, mais qu’on néglige éperdument en Rd Congo, pour se cacher derrière la politique. Des évêques ont démissionné pour avoir couvert ces pratiques et des paroisses sont tombées en faillite, faute de soutien des paroissiens. Disons aussi que les écoles catholiques ne sont pas épargnées par cette crise qui frappe l’Eglise, mais que l’on feint d’ignorer.  En dépit de la hausse du minerval constatée, les conditions d’études dans ces écoles ne se sont pas du tout améliorées. C’est ici que plusieurs historiens préviennent pour éviter que l’on ne retombe encore dans le conflit de triste mémoire entre l’Eglise et l’Etat, ou entre Mobutu et Malula.

L’appel à peine voilé à la violence

Un autre discours incendiaire a été tenu par Monseigneur Fridolin Ambongo Besungu, Archevêque métropolitain de Kinshasa. C’était lors de son message aux chrétiens de Kinshasa et aux hommes de bonne volonté, qu’il a intitulé : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière » (Is 9,1). Dans sa harangue à l’occasion de la Noël 2018, le nouvel archevêque s’est permis d’affirmer que la vraie paix aujourd’hui dans notre pays exige que les élections aient lieu à la date fixée du 30 décembre 2018. La vraie paix aujourd’hui, c’est aussi que les résultats qui seront publiés puissent réellement refléter la volonté du peuple exprimée dans les urnes.  Ceci pour dire que le remplaçant de Laurent Monsengwo à la tête de l’église de Kinshasa autorise à la population de recourir à des manières fortes, au cas où non seulement la date du 30 décembre ne serait pas tenue, mais aussi si les résultats publiés ne reflètent pas la volonté du peuple exprimée dans les urnes.

C’est ici où nombreux voudraient savoir, de quels instruments Mgr Ambongo ainsi que la population disposent, pour conclure que les résultats ne traduisent pas la volonté du peuple. Certains milieux avisés y décèlent un appel à peine voilé à la révolte et au chaos, mieux une stratégie bien connue pour conduire à une transition sans Kabila, en dépit de l’organisation des élections. C’est aussi une façon pour eux de lancer un appel de pied à cette communauté internationale, qui attend qu’une occasion lui soit offerte pour se déployer. Mais ils devraient savoir que le peuple congolais est déterminé à organiser des élections apaisées, pour une alternance pacifique au pouvoir.

L’Avenir

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La Majorité présidentielle fustige l’attitude mesquine de l’Union européenne qui soutient du bout des lèvres les élections de la RDC, mais qui s’active vigoureusement, en coulisses, pour les faire capoter ou discréditer. Dans un communiqué du 26 décembre 2018, signé par André-Alain Atundu, son porte-parole, on apprend avec stupeur que l’Union européenne, qui n’a pas été autorisée à  envoyer  une mission d’observation électorale cette fois-ci, par mesure de rétorsion à  ses sanctions injustes contre des personnalités congolaises, a, malgré tout, réussi à infiltrer la machine CENI. Comment ?

« En prenant en charge financièrement les activités de certains groupes d’observateurs nationaux ’’, a révélé l’Ambassadeur André-Alain Atundu. Mais ce n’est pas tout. L’Union européenne prépare une ‘’contestation post-électorale en rependant insidieusement la perverse rumeur de la victoire annoncée de leur coqueluche du moment, pourtant minoritaire même au sein de l’opposition’’, a ajouté Atundu.

Face à cela, la majorité présidentielle appelle le peuple congolais à  la vigilance et  lui demande de ‘’défendre les préalables, déjà acquis, de son bonheur comme le code minier’’ et ce, au besoin, en faisant usage de l’article 64 de la Constitution.

Dans le même communiqué, la Majorité présidentielle a tenu à rassurer la population, troublée ces derniers jours par des rumeurs affolantes de la présence de militaires étrangers. Explications du porte-parole : ‘’Il est facile de comprendre qu’en raison des circonstances particulières du moment, l’Etat-Major des FARDC soit amené à effectuer des mouvements de troupes à travers toute la République selon les exigences sécuritaires de temps et de lieu ».

Pour ce qui est du décalage du jour des élections dans les circonscriptions électorales de Beni, Beniville, Butembo et Yumbi, la MP exhorte les Congolais à  attendre dans la sérénité le jour du vote et à comprendre la décision  de la CENI  qui a été dictée par un impératif de santé publique, dans le cas des trois premières circonscriptions citées, et, pour Yumbi, par «de graves troubles sociaux et d’important déplacement de population ».

Pour finir, le porte-parole de Majorité présidentielle a appelé les acteurs politiques nationaux, les observateurs et les partenaires de la communauté internationale à  ne pas se lancer dans des spéculations sur les résultats des élections qui n’ont pas encore eu lieu.

Noëlla Mbula

 

 

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La paix et la stabilité sont une réalité en RD Congo. Leur consolidation est une impérieuse nécessité pour cette nation, selon un analyste politique.

A  3 jours de la tenue des élections, les esprits se chauffent ; ce qui est naturel. Par contre, ce qui ne l’est pas, c’est l’incitation à la violence véhiculée à travers des propos récurrents de certains acteurs politiques ou personnalités, plus nous avançons vers le jour « j ».

Les rivalités aidant, chacun dans son « quant-à-soi » estime, à tort que l’échec de sa propre candidature ou celle sur qui il a jeté son dévolu, équivaudrait à une véritable catastrophe. Et pourtant, la République Démocratique du Congo ne s’arrêtera pas après cette compétition. La sagesse voudrait que nous sachions que le 18 janvier 2019, alors que nous aurons un nouveau Président de la République et que nous connaîtrons les noms des parlementaires qui occuperont, aussi bien, l’Assemblée Nationale que les Assemblées provinciales renouvelées, le soleil se lèvera comme d’habitude et la terre continuera de tourner sur elle-même pendant 24 heures.

Je suis même convaincu que la République Démocratique du Congo survivra à nos antagonismes actuels. J’irais même plus loin : ceux qui, aujourd’hui, obéissent à des rivalités provisoirement exacerbées, se réconcilieront, ayant compris que ce qui nous lie et nous attache à cette terre de nos ancêtres est plus important que les oppositions qu’attisent les intérêts des uns et des autres. Nous finirons par remarquer que les programmes de nos rivaux ne contenaient pas que des inepties, nous y découvrirons des idées susceptibles d’aider cette nation. Ceux qui vilipendent le pouvoir en place aujourd’hui constateront, eux aussi, qu’énormément des choses ont été pensées, conçues et réalisées pendant ces deux dernières décennies.

Il nous faut cependant relever qu’il règne actuellement, dans certaines contrées de notre pays, une atmosphère d’avant-veille de guerre civile qu’il convient de dénoncer et de quitter. Alors qu’ensemble nous devons encore faire face à certains groupes étrangers tels que les ADF, les islamistes Shebab, les Mai-mai et autres forces négatives toujours réfractaires à prendre le chemin de la réconciliation, certains « va-t-en-guerre » donnent l’impression de se préparer à ouvrir de multiples fronts en cas de non élection de leurs candidats favoris.

Au-delà de nos propres rivalités, certaines missions diplomatiques, accréditées chez nous pour consolider nos relations avec leurs pays, se sont métamorphosés en centres de conception de subversion. Malheureusement, quelques compatriotes politiciens, frappés d’une naïveté déconcertante, pensent que les diplomates qui sont en République Démocratique du Congo pour défendre les intérêts de leurs pays pourraient devenir les alliés de notre marche vers l’émergence. Il est temps de sortir de cette divagation.

Bien plus regrettable encore, de grandes personnalités, autorités morales respectées, souvent, à juste titre, et sur qui nous aurions pu compter pour éclairer nos populations, semblent perdre leur calme et versent dans des discours cachant mal leurs envies d’en découdre avec leurs adversaires politiques. La rancœur et la haine ne sauraient être des guides vers la sagesse et la concorde nationale.

J’avais cru comprendre que la grandeur et la charité consistaient à aimer son prochain et à tout faire pour l’attirer vers le bon chemin si l’on pense réellement que ce dernier s’égare. C’est ce que j’ai gardé démon éducation chrétienne. Je constate tristement qu’actuellement en RDC, ceux qui sont censés prêcher la sagesse, le calme et la concorde, semblent choisir une autre voie bien moins paisible. C’est donc à nous, pauvres pêcheurs, de tenter de jouer ce rôle qu’on ne mérite certes pas, mais que l’on doit assumer puisque ceux qui se sont auto-proclamés « méritants » l’ont abandonné.

Un philosophe, dont le nom m’échappe, m’a appris qu’il ne suffit pas que le but soit excellent mais il faut encore que le chemin pour l’atteindre ne soit pas entaché de sang. Et lorsque je pense à toutes les guerres qui ont ensanglanté le monde à travers l’histoire parce que leurs initiateurs, enfermés dans leurs vérités et certitudes absolues, en ne s’écoutant qu’eux-mêmes, je me demande très humblement si la bonne voie n’est pas dans la retenue en toute circonstance.

Bien sûr qu’il existe des choses à corriger dans la gouvernance de notre pays. Bien évidemment que les uns et les autres avons des récriminations envers certains de nos compatriotes. Mais, est-ce là une raison pour perturber la bonne tenue des élections en occupant les bureaux de vote ? Est-ce là une raison pour mettre le pays à feu et à sang ?

Dans les circonstances actuelles, deux valeurs devraient primer sur toutes nos préoccupations : la paix et la stabilité.

Je pense à la petite histoire mettant en scène un homme extrêmement colérique qui, pour des raisons qu’il estime valables, mais certainement discutables, violente son épouse et, le lendemain, se mets à se repentir lorsque la colère l’ayant quitté, il se rend compte qu’il ne saurait vivre sans sa compagne qu’il avait pourtant méprisée la veille.

Les élections sont un moment important, certes, mais elles ne sauraient justifier que le sang des Congolais coule encore. Préparons-nous donc à aller aux urnes dans une atmosphère de paix.

 

Jean-Pierre Kambila Kankwende

 

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A l’invitation de Messieurs Denis Sassou N’Guesso, président de la République du Congo, président en exercice de la CIRGL et Hage G. Geingob, président de la République de Namibie, président en exercice de la SADC, s’est tenu à Brazzaville le 26 décembre 2018, un mini-sommet ayant mis autour d’une même table M. Edgar Chagwa Lungu, Président de la République de Zambie; M. Joao Manuel Gonçalves Lourenço, président de la République d’Angola et M. Mogweetsi Eric Keabetswe Masisi, président de la République du Botswana.

C’était en présence de M. Richard SEZIBERA, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale de la République du Rwanda ; Abel Mxolisi Shilubane, Ambassadeur de la République d’Afrique du Sud en RDC ; Général de Brigade Julius Chihandae, Chargé d’Affaires de la République d’Ouganda en République du Congo avec résidence à Kinshasa ; Amba Abdou Abarry, Ambassadeur de l’Union Africaine en RDC, Représentant le Président de la Commission de l’Union Africaine et Mme l’Ambassadeur Berthe Eliane Mokodopo, Secrétaire Exécutive Adjointe de la CIRGL.

Selon le communiqué de presse publié à cet effet, les Chefs d’Etat ont passé en revue la situation politique et sécuritaire dans les Régions des Grands Lacs et de la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC). A ce sujet, ils ont réaffirmé l’importance de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans ces régions, conditions essentielles à leur développement.

S’agissant du processus électoral  en République démocratique du Congo, les Chefs d’Etat ont exprimé leurs vives préoccupations face aux actes de violences qui ont émaillés la campagne électorale dans certaine localité du pays et qui sont de nature à compromettre la sérénité des élections.

Les Chefs d’Etat ont rappelé la nécessité de mettre en œuvre les différents engagements pris dans le cadre du pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement dans la région des Grands lacs et de l’Accord cadre pour la paix, la sécurité et le développement en République démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs.

Ils ont salué l’engagement du processus électoral et l’ouverture de l’espace public en République démocratique du Congo. Aussi, ont-ils fermement condamné les violences perpétrées dans l’Est de la République démocratique du Congo par des groupes armés contre les populations civiles et les forces de la mission d’observation des Nations Unies.

Les Chefs d’Etat encouragent fortement le gouvernement  de la RDC de continuer d’assurer la sécurité de tous les candidats engagés dans la campagne électorale. Ils ont par ailleurs, lancé un appel à la communauté internationale afin qu’elle apporte un soutient conséquent aux autorités de la RDC dans la lutte contre l’épidémie Ebola. Ils ont exprimé leur solidarité et leur compassion à l’endroit des victimes d’Ebola dans la région de Béni.

Les Chefs d’Etat ont déploré la destruction, à Kinshasa, le 13 décembre 2018, d’une partie du matériel électoral. Ils ont réaffirmé leur profond attachement à la tenue des élections apaisées, libres, démocratiques et transparentes. Ils ont, à cet égard, pris note du report au 30 décembre 2018, des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales, initialement prévues pour le 23 décembre 2018.

Les Chefs d’Etat ont appelé la classe politique et la société civile à l’apaisement et à la retenue en vue de la tenue de scrutins dans la sérénité. Ils ont réitéré leur engagement et leur disponibilité à accompagner la RDC dans cette période sensible. Ils ont, en outre, décidé  de dépêcher à Kinshasa le 27 décembre 2018, une délégation composée des ministres en charge des Affaires étrangères de la République du Congo, représentant la CIRGL, et de la République de Zambie, représentant la SADC, pour porter au chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange, président de la RDC, les conclusions du Sommet de Brazzaville.

Les Chefs d’Etat ont salué le déploiement par l’Union africaine, la SADC, la CIRGL et le CEEAC des missions d’observation chargées du suivi du processus électoral. Ils ont exprimé leur satisfaction pour le rôle que joue l’Union africaine dans la recherche des solutions aux situations dans la région des Grands Lacs et dans la région de la communauté de développement de l’Afrique Australe et ont engagé la présidence en exercice de l’Union Africaine et celle de la Commission à poursuivre ces efforts pour la paix, la sécurité et le développement des pays concernés.

Les Chefs d’Etat se sont félicités du climat empreint de fraternité et de parfaite compréhension dans lequel se sont déroulés les entretiens. Le Président Denis Sassou N’Guesso a remercié ses homologues de Namibie, d’Angola, de Zambie et du Botswana, pour avoir répondu à son invitation.

JMNK et Rock Bouka