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La Rédaction

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Il s’agit de Corneille Nangaa, Norbert Basengezi et Marcellin Basengezi, respectivement président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), vice-président de la CENI et Haut conseiller de la CENI. A partir d’aujourd’hui, tous leurs avoirs aux Etats-Unis d’Amérique sont gelés et il leur est interdit de voyager ou de faire les affaires avec le pays de Donald Trump. L’administration américaine les reproche d’avoir entretenu la corruption, en vue d’empêcher et de retarder l’organisation des élections crédibles et inclusives. Pour Sigal Mandelker, sous-secrétaire au Trésor chargé du terrorisme et du renseignement financier, les États-Unis continueront à travailler avec ceux qui cherchent à éliminer des allégations de corruption, mais n’hésiteront pas à faire appel aux autorités américaines pour imposer des sanctions encore trop lourdes aux acteurs en RDC et dans le monde, qui minent le processus démocratique et promeuvent la corruption.

Ce 21 mars 2019, le Bureau chargé du contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du Département du Trésor des États-Unis a sanctionné trois hauts fonctionnaires de la République démocratique du Congo (RDC) en vertu de l’ordre exécutif (E.O.) 13413, tel que modifié par E.O. 13671, qui autorise des sanctions à la lumière d’actions ou de politiques qui sapent les processus ou les institutions démocratiques en Rdc.

«Cette action fait suite à la corruption persistante de hauts responsables au sein de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) (…) dans le but d’empêcher et de retarder la préparation d’élections crédibles et inclusives », a déclaré Sigal Mandelker, sous-secrétaire au Trésor, chargé du terrorisme et du renseignement financier. «Nous sommes aux côtés du peuple congolais qui s’est rendu aux urnes le 30 décembre, mais restons préoccupés par un processus électoral défaillant dans lequel, après l’élection présidentielle, la CENI a continué à entraver le processus démocratique et n’a pas réussi à faire en sorte que le vote reflète la volonté du peuple congolais. Les États-Unis continueront à aider ceux qui cherchent à éliminer des allégations de corruption crédibles, mais n’hésiteront pas à faire appel à nos autorités pour imposer des conséquences tangibles et importantes aux acteurs pervers en RDC et dans le monde, qui minent le processus démocratique et le trafic de corruption ».

Plus précisément, l’OFAC a désigné trois hauts responsables de la CENI: Corneille Nangaa Yobeluo, président de la CENI; Norbert Basengezi Katintima, vice-président de la CENI; et le fils de Katintima, Marcellin Basengezi Mukolo, haut conseiller de la CENI. À partir d’aujourd’hui, tous les avoirs des personnes désignées relevant de la juridiction des États-Unis sont gelés et il leur est généralement interdit de faire des transactions avec les Etats-Unis.

La CENI avait rejeté les allégations de corruption

« Nous avons appris avec stupéfaction, ce vendredi 22 février 2019, par le biais d’un communiqué du Département d’Etat américain, les sanctions interdisant l’entrée dans l’espace américain aux autorités de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) », indique un communiqué signé par Jean-Pierre Kalamba, rapporteur de cette Institution d’appui à la démocratie.

Et de renchérir que la CENI voudrait rappeler à l’opinion tant nationale qu’internationale qu’elle poursuit avec abnégation, détermination et professionnalisme sa mission constitutionnelle de conduire le processus électoral en République Démocratique du Congo. Cependant, elle rejette les allégations de corruption et/ou des violations de Droits de l’Homme, d’abus ou d’atteinte à la démocratie dans l’exercice de sa mission telles que formulées dans le communiqué précité.

JMNK

Au Conseil de sécurité où la situation de la République démocratique du Congo a été passée au peigne fin, il a été demandé au Président de la République, Félix Tshisekedi, de procéder à la nomination d’un nouveau chef du Gouvernement. A Kinshasa, le Front Commun pour le Congo, FCC invite le chef de l’Etat Félix Tshisekedi à nommer, dans les meilleurs délais, le Premier ministre, chef du Gouvernement, pour la mise en œuvre de son programme d’action. Selon un cadre de cette méga plate-forme politique dont Joseph Kabila est l’Autorité morale et d’où proviendra le prochain Premier ministre, on déclare avoir déjà déposé au cabinet du chef de l’Etat le nom de l’oiseau rare, celui-là même qui est appelé à exécuter le programme quinquennal de Félix Tshisekedi.

Alors, pourquoi cette nomination tarde ?

« La question mérite d’être posée à l’actuel Président de la République », estime le FCC qui déplore que la nomination traine. ‘’Le peuple exige tous les jours la sortie de ce gouvernement pour être pris en charge correctement’’, renchérit-on. L’urgence se justifie également par le fait que le gouvernement actuel et ceux qui sont restés, cumulent les fonctions de plusieurs Ministères.

Pour le cabinet du Président de la République, rien ne sert de s’agiter là-dessus, car ce n’est que ce mercredi que le courrier contenant le nom du nouveau chef du gouvernement est parvenu au Secrétariat de Félix Tshiskedi et il procèdera à cette nomination dans les tout prochains jours. Toutefois, cette nomination ne saura plus attendre, vu la pression et les attentes de la population qui est impatiente et voudrait que ses problèmes trouvent solution.

Soulignons qu’après des échanges et débats fructueux qui se sont déroulés du 04 au 06 mars courant, le prof Néhémie Mwilanya, Coordonnateur du comité stratégique du FCC et Jean-Marc Kabund, président de l’UDPS ont signé un communiqué conjoint. Il s’en dégage que le Front Commun pour le Congo détient, de manière documentée, la majorité absolue à l’Assemblée nationale au sens de l’article 78 alinéa 1er de la Constitution.

De ce fait, les deux plateformes politiques recommandent à l’Autorité morale du FCC, le Président de la République honoraire, d’accomplir les devoirs de sa charge permettant au chef de l’Etat de procéder à la désignation  du Formateur du Gouvernement. Au Président de la République, de nommer diligemment le formateur du Gouvernement. Les deux plateformes politiques affirment, par ailleurs, leur volonté commune de gouverner ensemble dans le cadre d’une coalition gouvernementale.

Pour arriver à ces conclusions, le Front Commun pour le Congo (FCC) et Cap pour le changement (CACH) se sont dits soucieux  de préserver, dans l’intérêt supérieur de la Nation, les acquis de l’historique passation pacifique du pouvoir qui a eu lieu le 24 janvier 2019, de conforter le climat ambiant de paix ainsi que la stabilité du pays, d’assurer la bonne gouvernance et le bien-être du peuple et , à cette fin, de faciliter la mise en place d’un Gouvernement de plein exercice reflétant la volonté du souverain primaire, telle qu’elle ressort des résultats des élections présidentielle et législatives du 30 décembre dernier et disposant de la légitimité nécessaire pour notamment faire face aux urgences du moment, le Front Commun pour le Congo (FCC) et le Cap pour le changement (CACH) ont entrepris des concertations à l’effet de cerner la problématique de  la détermination de la Majorité parlementaire.

JMNK                                                   

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Des erreurs dans la communication du nouveau chef de l’Etat se multiplient. Elles pourrissent malheureusement son début de quinquennat. Etaient-elles évitables ? Absolument oui. Est-il trop tard pour remettre de la sérénité dans ce secteur clé ?  La réponse est nuancée.

Les deux décisions de Felix Tshisekedi en rapport avec les élections sénatoriales ont soulevé des commentaires divers. Il lui est fait globalement grief d’avoir empiété sur les compétences de la CENI et de la Justice. Pour le défendre, certains puisent dans le passé récent, afin d’y trouver de la « jurisprudence ».  Un exemple revient souvent, c’est celui du renvoi des élections dans le Nord-Kivu et le Maï-Ndombe. Une réunion interinstitutionnelle avait, disent certains, pris la décision en lieu et place de la CENI. Qu’en est-il exactement ?

Lorsque la CENI a annoncé, mercredi 26 décembre 2018, le report des élections directes dans les circonscriptions électorales de Beni, Beni-ville et Butembo-ville, la pullule est passée sans beaucoup de difficultés. Pourquoi ? Parce que ce report était dans l’air depuis plusieurs semaines.

L’on se souvient que la question avait été abordée treize jours auparavant, lors de la réunion interinstitutionnelle du 14 décembre 2018, autour du président Joseph Kabila. Henri Mova, l’un des participants à  cette rencontre et ministre de l’Intérieur de l’époque avait, dans la foulée, appelé la CENI à  prendre conscience de l’importance des risques que représentait Ebola.

Il y a donc eu, en amont, concertations entre l’Exécutif et la Centrale électorale pour parvenir à la nécessité de reporter les élections dans ces trois coins. Toutefois, l’annonce du report a été laissée à la seule compétence de la CENI. C’est ce qui a cruellement manqué au nouveau président de la République.

On ne peut nier qu’il y avait malaise face aux dénonciations de vaste corruption,  avant, pendant et après les élections sénatoriales. On ne peut contester que notre démocratie fût moquée, fragilisée, par tout ce qui se racontait, dans les réseaux sociaux, autour de l’achat des voix des députés provinciaux. Le terrain était donc propice aux mesures prises. Toutefois, Felix Tshisekedi et son équipe sont peut-être allés vite en besogne. Il n’aurait pas été difficile, au nom de la confiance des Congolais en leurs institutions, de pousser la CENI, du reste compétente, à  reporter l’élection des gouverneurs, sans grogne populaire. Au lieu de cela, les Congolais sont aujourd’hui divisés et une partie d’entre eux est vent debout contre le chef de l’Etat.

Le président a commis une grosse erreur en prenant et publiant les deux décisions controversées, a l’issue de la dernière réunion interinstitutionnelle.  Le président s’en est très vite rendu compte. En ce qui concerne le renvoi sine die de l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs, il a, depuis quarante-huit heures, initié des négociations en coulisses qui devront, selon nos sources, conduire au report d’un mois de ces élections. Les participants seraient d’accord là-dessus. La CENI devrait l’annoncer, sous peu, selon nos informations. Le camouflet médiatique était donc évitable.

Pour ce qui est de la suspension de l’installation de nouveaux sénateurs, l’article 114 de la Constitution tranche la situation. Après la tenue du scrutin, personne ne peut plus bloquer la machine. Même pas le président de la République. En effet, aux termes des dispositions de l’article précité : « Chaque Chambre du Parlement se réunit de plein droit en session extraordinaire le quinzième jour suivant la proclamation des résultats des élections législatives par la Commission électorale nationale indépendante (CENI)… ».

La session se tiendra donc de plein droit dans ce délai. Ici encore, ça ne servait pas à grand-chose d’user de précipitation. Il aurait fallu, au président, de favoriser la mise en mouvement de l’action pénale et des enquêtes sérieuses contre tous ceux qui sont soupçonnés d’avoir été corrompus. Les preuves contre eux, bien que difficiles, sont existantes. Dès lors que la justice aurait condamné les députés provinciaux poursuivis pour corruption, leur invalidation du Sénat s’en serait suivie. La chambre haute aurait été ainsi assainie en respectant la Constitution, du reste. Aujourd’hui, les faits de corruption deviennent difficiles à établir. Et ce, parce que les autorités judiciaires ont mis du temps à réagir. Et si elles ont mis du temps à réagir, c’est parce que la Présidence ne disait rien non plus. Pourtant, la presse avait fait étalage des candidats sénateurs qui se retiraient pour cause de corruption.

Une meilleure communication aurait conseillé au chef de l’Etat, garant du bon fonctionnement des institutions, de sortir de son silence avant la tenue des élections sénatoriales, en brandissant la menace d’invalidation et la consolidation par tous, de notre jeune démocratie.

En somme, il est crucial de muscler toute sortie médiatique du premier citoyen congolais.

Noëlla Mbula

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En prévision de la gestion du contentieux des élections municipales, urbaines et locales à venir, le Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) et la Commission électorale nationale indépendante (CENI), en collaboration avec le PNUD/PACEC, renforce les capacités des Magistrats des Tribunaux de Grande Instance de la province du Kwilu.

Prononçant son mot ce mardi 19 mars 2019 à l’atelier de renforcement des capacités des Magistrats des tribunaux de Grande instance sur la gestion du contentieux électoral organisé par le Conseil Supérieur de la Magistrature et la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), en collaboration avec le PNUD/PACEC, à l’hôtel Vendôme, M. Jean-Robert Muyense, Secrétaire Exécutif  Provincial de la CENI Kwilu a invité les juges électoraux de veiller à la bonne application des règles qui entourent la gestion des contentieux électoraux.

Conformément au calendrier des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales, il est prévu l’organisation par la Commission électorale nationale indépendante des élections municipales, urbaines et locales. Ces élections vont engendrer des contentieux électoraux d’une ampleur jamais vécue, qui nécessite d’ores et déjà, une préparation adéquate aussi bien de la part de l’organe de gestion des élections que des juridictions compétentes.

Le jour du scrutin, le peuple souverain exercera son droit. Ce dernier est un fondement de la démocratie. Selon l’article 5 de la Constitution, «la souveraineté nationale appartient au peuple. Tout pouvoir émane du peuple qui l’exerce directement par voie de référendum ou d’élections et indirectement par ses représentants».

La période électorale va être un moment propice à l’expression des passions par les candidats et leurs militants. Ces passions, qui sont l’expression de la vitalité de la démocratie, peuvent cependant   conduire à des comportements susceptibles d’engendrer des litiges qui ne seront réglés que par l’application rigoureuse de la loi.

Afin de garantir le plein exercice de ce droit, il revient aux juges, lorsqu’ils sont saisis de protestations sur ce point, de veiller à la bonne application des règles qui l’encadrent. Tel est l’objet du contentieux électoral, qui désigne l’ensemble des litiges relatifs à l’organisation des élections ainsi qu’aux résultats des scrutins.

Le Secrétaire exécutif provincial de la CENI a invité les Magistrats et Greffiers de veiller à la bonne application des règles qui encadrent la gestion des contentieux électoraux. Au regard de sa complexité, le contentieux électoral exige la maîtrise des dispositions juridiques relatives aux élections non seulement par les Magistrats qui ont la lourde responsabilité de statuer sur les recours intentés par les candidats indépendants, les partis politiques et les regroupements politiques aux différents scrutins mais également par les avocats qui ont la charge de la défense de leurs clients.

Prenant la parole au nom du Conseil Supérieur de la Magistrature, M. Baudouin Kipaka, Premier Président de la Cour d’Appel du Kwilu a demandé aux Magistrats et Greffiers participants à cet atelier d’avoir une attention assidue tout au long de ce séminaire de formation, de profiter de ses enseignements et surtout de bien pénétrer les innovations apportées par la loi électorale afin d’avoir le même entendement avec les autres Magistrats et greffiers de la République sur les questions de droit qui relèvent de ce contentieux politique spécial.

Suivant le programme de la formation, MM. Joseph Weloli, Chargé d’études de la CENI et Mwehu Kahozi, Substitut du Procureur Général, facilitateurs, ont axé leurs modules sur les contentieux de la liste électorale et des candidatures aux élections municipales, urbaines et locales.  

Premier à intervenir, M. Joseph Weloli a expliqué qu’en RDC, le droit de vote est assorti du devoir de chaque citoyen d’entreprendre les démarches pour l’inscription sur la liste électorale et l’obtention d’une carte d’électeur. Il s’agit là de ce que l’on appelle « inscription active ». Il n’existe pas de registre d’état civil fiable. En l’absence de ce document, Il est procédé, pour chaque cycle électoral à une révision du fichier électoral permettant d’identifier et d’enrôler  la population en âge de voter. S’agissant des réclamations, il a fait savoir aux participants, les personnes habilitées à faire les réclamations et les types des réclamations.

Pour sa part,  M. Mwehu Kahozi, s’est penché sur les principes relatifs à l’éligibilité et à l’inéligibilité, la constitution des dossiers de candidature, le traitement administratif et judiciaire du contentieux de candidature et le rôle de la CENI dans le traitement du contentieux de candidature. Il convient de préciser que ce séminaire de quatre jours est organisé par le Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) et la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) avec l’appui financier du PNUD/ PACEC et cela du mardi 19 à vendredi 22 mars 2019.

JMNK/CENI

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Lors de cette réunion interinstitutionnelle consultative du lundi 18 mars 2019, un seul point a été inscrit à l’ordre du jour, à savoir l’évaluation du déroulement des élections sénatoriales. Après avoir échangé et écouté les avis et considérations des participants, bien entendu le chef de l’Etat qui est le Garant de la constitution,  et après la lecture de l’article 160 alinéa 2, le Président de la République a pris trois décisions importantes : suspension de l’installation des Sénateurs,  l’élection des gouverneurs est également suspendue et renvoyée  à une date ultérieure.

Enfin, il a instruit au Procureur Général près la Cour de Cassation de mener les investigations pour dénicher les sénateurs et députés provinciaux trempés dans la corruption et les poursuivre en procédure de flagrance ; donc les corrupteurs et les corrompus pour qu’ils soient sévèrement sanctionnés. « Le Président de la République a insisté qu’il s’est battu pour combattre les antivaleurs et ça ne peut pas continuer à se reproduire sous son régime. Il va continuer à se battre pour que ces antivaleurs disparaissent en Rdc », a indiqué Basile Olongo, Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité ad intérim.

En exécution de ces mesures, le Parquet général près la Cour de cassation confirme le début des auditions sur les allégations de corruption dont font l’objet les députés provinciaux et les sénateurs nouvellement élus. Selon la radio onusienne qui donne cette information, Une équipe des hauts magistrats vient d’être déployée en province pour superviser l’instruction des faits dénoncés et dont le parquet a été saisi.

Selon l’Avocat général près la Cour de cassation Jacques Melimeli, qui a accordé une interview ce mercredi 20 mars à la même radio, la célérité sera de mise et ces enquêtes aboutiront certainement à des poursuites. « Je confirme déjà que dans certains parquets généraux de notre pays, les auditions ont commencé. Le Procureur Général près la Cour de Cassation a déjà décidé de déployer une équipe de hauts magistrats pour aller superviser tous les procureurs généraux qui sont en train d’enquêter et d’instruire sur tous ces dossiers relatifs aux actes de corruption dénoncés. La célérité sera de mise. La répression sera rapide, mais aussi certaine », promet Jacques Melimeli.

Le Parquet général près la Cour de cassation a été saisi par des plaintes qui lui avaient été adressées et il avait déclenché l’action publique depuis plusieurs jours. « Depuis, il y a aussi des allégations de la corruption lors du scrutin des sénateurs qui avaient été dénoncées. Dès qu’un fait infractionnel est dénoncé, le ministère public déclenche l’exercice de l’action publique pour constater l’infraction, identifier les auteurs, les coauteurs et les complices, réunir les éléments de preuve à charge ou à décharge », rappelle Jacques Melimeli.

L’on apprend que le PGR a réquisitionné les sociétés de téléphonie mobile Airtel, Vodacom, Orange et Africell pour l’aider dans cette tâche en faisant le traçage, mieux les mouvements des appels au cours de la période suspecte. De la même, il nous revient que les preuves de corruption se constituent avec une vitesse incroyable. En deux jours seulement, la moisson est fructueuse. Les compagnies de téléphonie mobile réquisitionnées par les services du PGR ont fourmi aux enquêteurs des relevés téléphoniques, des conversations et des SMS mettant en cause les corrupteurs et les corrompus. Qui vivra verra !

Soulignons que le Front Commun pour le Congo (FCC), le Parti du peuple pour la reconstruction et le développement (PPRD), de même que le Mouvement de libération du Congo (MLC), ont démontré que l’Interinstitutionnelle n’avait pas qualité d’adopter ces mesures. De ce fait, cette réunion viole la constitution de la République, selon laquelle, un parlementaire ne peut pas être poursuivi pour le vote opéré par lui. De même, ils estiment qu’en suspendant l’installation des Sénateurs et l’élection des Gouverneurs de provinces, l’Interinstitutionnelle s’est immiscée des pouvoirs exclusifs à la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

JMNK

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La République Démocratique du Congo vient de prendre part aux travaux de la 63ème session des Nations Unies sur la condition de la femme (CSW63) à New-York aux USA. La délégation congolaise à ces travaux a été conduite par la ministre du Genre, Enfant et famille, et présidente du Comité Technique Spécialisé de l’Union Africaine sur l’autonomisation de la Femme et l’égalité du Genre, Chantal Safou Lopusa, durant la période allant du 10 au 16 mars 2019.

A cette rencontre de la commission de la condition de la femme de l’ONU, les Etats membres qui sont représentés par leurs ministres ayant en charge le Genre et les Affaires féminines, ont présenté les déclarations de leurs pays respectifs sur l’évaluation du thème de l’année de cette 63ème CSW.

C’est ainsi qu’à son tour, la ministre Chantal Safou Lopusa a lu devant le bureau de l’Assemblée générale de la CSW63, la déclaration de son pays, la RD Congo.

Dans cette déclaration, la patronne du Genre de la RDC a d’abord présenté les salutations du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo ainsi que de tout le peuple congolais aux participants à la 63ème CSW. Ce, tout en relevant la passation civilisée et pacifique du pouvoir qui a eu lieu en RDC, à la suite des élections du 30 décembre 2018 qui a vu ce grand pays au cœur de l’Afrique centrale relever un défi important avec la passation de pouvoir entre un président  élu entrant, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et un président élu sortant, Joseph Kabila Kabange.

Au sujet du thème de la CSW63, à savoir : « les systèmes de protection sociale, l’accès aux services publics de qualité et les infrastructures durables au service de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes et des filles », la ministre Chantal Safou Lopusa a relevé que l’occasion était offerte à la RDC de partager avec les autres délégations les leçons apprises ainsi que les bonnes pratiques, car en effet, la RD Congo a entrepris un grand chantier de renforcer son environnement normatif et institutionnel en ce qui concerne la meilleure protection des filles et des femmes. Elle poursuit en disant que le système de protection sociale de la RDC repose sur différents mécanismes contributifs et non contributifs  avec des engagements pris sur les plans national, international et régional.

Enfin à cette première réunion, Chantal Safou Lopusa a partagé l’expérience de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) qui prend en charge les hommes et les femmes sans aucune discrimination.

Mise en œuvre effective du Protocole de Maputo en RDC

A la réunion de haut niveau sur la Campagne « She Decides, la ministre congolaise du Genre, Enfant et Famille, Chantal Safou Lopusa, qui y a pris part aux côtés de ses collègues ministres de la Suède, du Norvège et de la secrétaire d’état au Genre de la France, a parlé de la liberté que doit avoir la femme et la jeune fille de disposer de son corps dans le cadre de la procréation et de la préservation de sa santé reproductive.

Enfin, la patronne du Genre a présenté les bonnes pratiques quant à ce. En outre,  elle s’est appesantie sur l’engagement de la RDC à mettre en pratique le Protocole de Maputo, grâce à l’appui de son partenaire qu’est l’Ong internationale (IPAS).

Bernetel Makambo

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Sous la présidence de Son Excellence Monseigneur Marcel Utembi, Archevêque Métropolitain de Kisangani, Président de l’Assemblée Episcopale Provinciale de Kisangani (ASSEPKIS) et Président de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), les Evêques membres de l’ASSEPKIS se sont réunis à Kisangani du 05 au 07 mars 2019. Au cours de ces assises, ils ont examiné les rapports des maisons de formation ainsi que des autres institutions provinciales. Ils ont aussi passé en revue la situation qui prévaut dans les différents diocèses sur le plan sécuritaire et social. Pour M. l’Abbé Archange Kampi, Secrétaire de l’ASSEPKIS qui a signé ce communiqué de presse, cinq défis majeurs ci-après ont retenu leur attention.

Au plan de la sécurité, les Evêques constatent que la situation sécuritaire s’est améliorée à certains endroits de la province ecclésiastique, notamment dans le Haut et le Bas-Uélé, ainsi qu’en Ituri. La prise de position et le plaidoyer tous azimuts des Evêques y ont beaucoup contribué. Cependant, malgré cette éclaircie, il subsiste encore des foyers de tension et des zones d’insécurité croissante. En effet, des groupes armés sont actifs en Ituri et à Tshopo. Le phénomène des coupeurs des routes sont signalés çà et là. La présence des réfugiés en provenance de certains pays voisins comme le Soudan du Sud et la République Centre Africaine suscite des inquiétudes. Les rebelles ougandais de la « Lord Resistance Army » (LRA) et les UDA (braconniers libyens) sont toujours actifs vers le nord du pays, et leurs incursions continuent à faire de nombreuses victimes au sein de la population locale. Les éleveurs Mbororo s’installent de plus en plus sur le territoire congolais, et la présence d’autres éleveurs locaux devient une source d’insécurité pour la population dans les territoires de Watsa et de Rungu. De tels mouvements migratoires désordonnés font du Nord-est du pays, où le pouvoir de l’Etat est quasiment imperceptible à certains endroits, le ventre mou du territoire national qui peut se prêter facilement au risque de la balkanisation du pays. Les Evêques de l’ASSEPKIS invitent les nouveaux gouvernants à restaurer l’autorité de l’Etat et la sécurité dans cette portion du territoire national.

En outre, des conflits fonciers qui opposent les populations autochtones au pouvoir public provoquent un déplacement massif des habitants, sans aucune réponse à leurs revendications. C’est le cas notamment de la problématique du parc de la Lomami dans les territoires d’Ubundu et d’Opala. L’ASSEPKIS déplore le climat de violence qui entoure la gestion de ce dossier et elle recommande aux autorités compétentes d’associer étroitement ces populations autochtones dans la recherche pacifique de solution à ce problème.

Dans cette optique, l’ASSEPKIS s’engage à amener une étude approfondie des causes de l’insécurité, du phénomène migratoire désordonné ainsi que de l’exploitation abusive des ressources naturelles dans la région ‘minerais, pétrole, bois, etc.). Cette investigation sera effectuée avec le concours des Commissions Diocésaines Justice et Paix (CDJP) et des observatoires des Ressources naturelles (ORN).

Au sujet du processus électoral, en rapport avec les élections du 30 décembre 2018, les Evêques constatent une profonde frustration au sein de la population. En effet, ce scrutin n’a pas répondu aux attentes du peuple congolais parce que les résultats ont été, malheureusement, biaisés. De même, on assiste, aujourd’hui, à une autre tricherie, celle qui consiste à monnayer l’accès au gouvernorat et au Sénat. Cette vaste campagne de corruption est une force de destruction massive pour tout le tissu national. En effet, que pourra-t-on attendre de bien de la part des responsables politiques, qui, sans honte, auront acheté les voix de leurs électeurs ? Face à ce défi, l’ASSEPKIS, rejoignant la récente position du Comité Permanent de la CENCO, s’engage à poursuivre l’accompagnement du processus électoral en cours et à dénoncer toute forme de corruption et de fraude dans le chef des acteurs politiques à tous les niveaux.

La réconciliation et la participation

Les Evêques se sont également déclarés préoccupés par des signes de clivage perçus au sein de la société autour de certaines appartenances à caractères ethnique, politique ou autre. C’est pourquoi ils préconisent la mise sur pied d’une pastorale de réconciliation et de pacification dans tous les diocèses, en vue de promouvoir la cohésion sociale.

Concernant la jeunesse, celle-ci est en proie au chômage dans notre pays ; de ce fait, elle se trouve particulièrement exposée à la manipulation et à l’instrumentalisation par des leaders qui ne poursuivent que leurs intérêts égoïstes. Pour la prévenir contre ce danger, les Evêques ont résolu de renforcer la pastorale de la jeunesse, sans exclusion. Il s’agit d’une dynamique d’accompagnement de tous les jeunes, quelle que soit leur appartenance.

Au sujet de la maladie à virus Ebola, les Evêques estiment que l’Eglise, en sa qualité de servante de la vie en abondance, est concernée de près par l’expansion de ce fléau. Ils félicitent le dévouement de nombreux organismes et structures qui luttent contre cette maladie. C’est pourquoi, ils encouragent l’engagement de tous les chrétiens ainsi que de tous les hommes et de toutes les femmes de bonne volonté afin de prévenir et de combattre ce fléau dans le respect des valeurs éthiques chrétiennes.

Enfin, de façon spéciale, les Evêques expriment leur proximité et leur solidarité à l’égard de Monseigneur Melchisédech Sikuli, Evêque de Butembo- Beni, dont l’engagement pastoral remarquable contribue efficacement au combat contre cette redoutable maladie qui affecte particulièrement son Diocèse.

Au regard de tout ce qui précède, les Evêques membres de l’ASSEPKIS recommandent à tous les fidèles catholiques, à tous les hommes et à toutes les femmes de bonne volonté habitant dans la Province Ecclésiastique de Kisangani de retrouver confiance en eux-mêmes et de se remettre résolument au travail, en envisageant l’avenir avec espoir. Ils souhaitent à tous un fructueux temps de Carême, qui les prépare à célébrer la victoire du Christ sur toutes les forces du mal.

JMNK

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En marge de la célébration du 49ème anniversaire de la journée internationale de la francophonie, l’association congolaise des femmes journalistes de la presse-écrite, ACOFEPE a proclamé les gagnantes de la 1re édition du concours d’orthographe française « une écriture sans faute ». Banzadio Salem, élève de la 5ème littéraire du lycée les Messagères, a remporté la première place,  suivie de Masele Dialungana, 6ème commerciale du lycée Toyokana. Mokondji Bénédicte de la 3ème  scientifique  du lycée Toyokana, occupe la troisième place. Signalons que ces élèves ont réalisé moins de six (6) fautes, sur les trente-quatre (34) lauréates ayant participé à la phase finale de ce concours. Pour leur encouragement, ces élèves ont reçu des cadeaux de différents partenaires à ce projet de concours, une initiative de l’ACOFEPE.  Plusieurs diplomates ont rehaussé de leur présence cette manifestation au Centre culturel du collège Boboto à la Gombe. Parmi eux, l’ambassadeur du Canada en RDC ; la représentante de l’Ambassade de France en RDC ; le représentant de  l’Ambassade de Suisse ; le représentant de la Monusco ; le délégué général de la Francophonie en RDC ; la déléguée de Wallonie Bruxelles à Kinshasa.

L’ACOFEPE qui a la mission de renflouer le nombre de femmes dans la presse écrite congolaise, se donne un devoir de sensibiliser la base scolaire à une bonne écriture. Celle-ci étant un soubassement capital de la meilleure prestation professionnelle.

Entre le 4 mars date du début, jusqu’au 18 mars courant, ce concours a connu deux phases : préliminaire et finale. En moyenne, cent-cinquante (150) élèves  reparties en onze  écoles, ont pris part à la phase préliminaire. Ces écoles sont : complexe scolaire Lembo ; lycée Movenda ; lycée les Messagères ; lycée III Kasa-Vubu ; lycée Matonge ; Institut Kanda ; complexe scolaire Galilée ; lycée II Kasa-Vubu ; lycée Toyokana ; lycée technique Matonge ; complexe scolaire Mgr Moke.

Avant la remise de cadeaux aux heureuses gagnantes, quelques personnalités présentes ont pris la parole.

Dans l’ordre des prix d’encouragement, en effet, deux catégories ont été retenues : la catégorie d’excellence dont les trois premières gagnantes du concours et la catégorie de mérite dont les sept premières du concours ayant réalisé moins de neuf fautes.

Dans son allocution, Mme la présidente de l’ACOFEPE, Grace Ngyke Kangundu a montré que ce projet de concours d’orthographe a pour objectif de réconcilier les élèves avec l’usage de la langue française, les stimuler à la culture de la lecture pour une amélioration de leur écriture, et promouvoir le bon usage de la langue française chez les lycéennes par ce jeu de la dictée.  

La présidente a profité de cette occasion pour lancer un appel aux filles n’ayant pas participé à ce concours, à se préparer pour de prochaines éditions.

L’Ambassadeur du Canada en RDC a souhaité une heureuse journée internationale de la Francophonie 2019 à tous les francophones et à tous les Congolais. Il a fait savoir que c’est avec beaucoup de plaisir qu’il participe à l’activité, pour souligner cette journée importante. Il a également salué l’initiative de l’ACOFEPE qui, à travers cette activité, participe à la promotion autant de la langue française que de la diversité culturelle.

 En français ….s’il vous plait, ce slogan autour duquel 300 millions de personnes dans le monde célèbrent l’importance de la langue française, traduit parfaitement l’objectif de ce concours, a lancé l’ambassadeur du Canada.

Pour rappel, trente-quatre lycéennes de différents établissements scolaires de la ville de Kinshasa district de la Funa ont été soumises, lundi dernier, à l’épreuve finale dans l’enceinte de la paroisse St Joseph de Matonge à Kalamu.

Mamie Ngondo

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Il ne sert à rien de faire la politique de l’autruche : la Constitution du 16 février 2006 a sensiblement réduit les prérogatives du Président de la République au profit du Gouvernement et du Parlement. A bien l’analyser, elle s’applique dans des pays comme l’Italie, l’Allemagne ou Israël où le Chef de l’Etat règne plutôt qu’il ne gouverne…

La réunion interinstitutionnelle convoquée le 18 mars 2019 par le Président Félix Tshisekedi à la suite des incidents post-électoraux survenus après l’annonce, le 15 mars dernier, des résultats des sénatoriales a eu effectivement lieu à la Cité de l’Ua. Trois décisions importantes ont été prises à cette occasion : suspension de l’installation du Sénat, suspension de l’élection des Gouverneurs et Vice-Gouverneurs des provinces et ouverture des enquêtes judiciaires sur les allégations de corruption. On sait qu’à la suite de l’échec patent des candidats sénateurs Udps (aucun élu alors qu’à Kinshasa, au Kasaï Central et au Kasaï-Oriental le parti pouvait en avoir une dizaine), les combattants de ce parti ont manifesté, et il y a eu mort d’homme (policier tué), destruction des biens privés (résidence, station de radio, siège de parti) et violation des installations du Parlement (Palais du Peuple). Les décisions annoncées ont suscité un tollé dans l’espace politique. Au-delà pourtant des empoignades, il y a la question de fond, celle des faiblesses de la Constitution…

La veille du vote, des rumeurs faisant état de corruption ont circulé, si bien qu’une sorte de consensus est en train de se construire dans le sens de soumettre au suffrage universel l’élection des sénateurs et des gouverneurs et vice-gouverneurs des provinces. Or, aux termes des articles 104 (alinéa 5) et 198 (alinéa 2) de la Constitution, les intéressés sont élus par les députés provinciaux au second degré.

Première leçon à tirer : on ne peut changer de mode d’élection sans toucher à la Constitution. D’où inéluctabilité de la révision constitutionnelle. En vérité, il y a plus que la question électorale pour justifier cette révision.

Tenez : le choix politique de mettre dans un même paquet la présidentielle, les législatives et les provinciales (Accord de la Saint Sylvestre) a créé une “première“ rendant complexe le fonctionnement de l’ordre institutionnel avec impact négatif sur celui de l’Exécutif national et de l’Exécutif provincial. Les contraintes constitutionnelles font qu’en raison de l’installation des Assemblées provinciales, du Sénat et (bientôt) des gouverneurs et vice-gouverneurs des provinces, la mise en place du Gouvernement central est sérieusement retardée.

En effet, l’existence de la seconde structure de l’Exécutif national – via la désignation du Premier ministre qualifié au demeurant de chef du gouvernement– requiert l’application de l’article 78. Et cette application est elle-même tributaire de l’installation effective de l’Assemblée nationale. Et cette installation est dépendante de l’élection du Bureau définitif ! On a la nette impression d’une programmation électorale ayant – dans le savoir ni le vouloir – conduit à une «tabula rasa» qui ne dit pas son nom.

Source «conflictogène» potentielle

Ce n’est pas fini. Quand bien même on aura mis sur pied le Gouvernement central – coalition, cohabitation ou pas – il se posera le problème de compétence au sein de l’Exécutif national. C’est au niveau de l’article 91, l’un des plus mal conçus de la Constitution du 18 février 2006. S’il n’a posé aucun problème sous le mandat de Joseph Kabila du fait pour ce dernier d’avoir été à la fois autorité morale de sa famille politique, il pourrait ne pas en être de même sous le mandat de Félix Tshisekedi ou d’un autre qui soit issu de l’Opposition. Par exemple Martin Fayulu.

Voici, dans son intégralité, l’énoncé de cet article : 

«Le Gouvernement définit, en concertation avec le Président de la République, la politique de la Nation et en assume la responsabilité.

“ Le Gouvernement conduit la politique de la nation.

“ La Défense, la sécurité et les affaires étrangères sont des domaines de collaboration entre le Président de la République et le Gouvernement.

“Le Gouvernement dispose de l’administration publique, des Forces armées, de la Police nationale et des services de sécurité.

“Le Gouvernement est responsable devant l’Assemblée nationale dans les conditions prévues aux articles 90, 100, 146 et 147.

“Une ordonnance délibérée en Conseil des ministres fixe l’organisation, le fonctionnement du Gouvernement et les modalités de collaboration entre le Président de la République et le Gouvernement”.

Déjà, son premier alinéa est un non-sens. Alors que le peuple élit le Président de la République au suffrage universel, et encore sur base du programme électoral soumis à son appréciation, ce n’est pas à l’élu de se concerter avec le Gouvernement pour définir la politique de la Nation, mais c’est au Gouvernement de se concerter avec le Président de la République à cet effet. Résultat : en cas de désaccord sur un investissement ou une révision salariale entre les deux Institutions, c’est le clash assuré.

Ainsi, par sa volonté, le législateur a créé une source «conflictogène» potentielle. Le deuxième alinéa dit du Gouvernement qu’il conduit la politique de la Nation. Preuve que le Président de la République n’en répond pas ! Le troisième alinéa déclare que la défense, la sécurité et les affaires étrangères sont des domaines de collaboration. Par défense et sécurité s’entend le dispositif comprenant l’Armée, la Police et les Renseignements.

Et voilà que le législateur confie au quatrième alinéa au Gouvernement seul les prérogatives dedisposer, notamment, des Fardc, de la Pnc et des Services de sécurité (Anr, Demiap, etc.) En d’autres termes, par la volonté du législateur, le Président de la République est commandant des forces de défense et de l’ordre juste pour la forme !

L’alinéa 5 de l’article 91 est quant à lui toute une « merveille » : le Gouvernement (qui conduit la politique de la Nation) est responsable de la gestion de la Res publica non devant le Président de la République, mais plutôt devant l’Assemblée nationale de laquelle, évidemment, il obtient son investiture. A dire vrai, le législateur a dépouillé le Président de la République de plusieurs de ses prérogatives régaliennes pour renforcer celles du Gouvernement (Premier ministre compris) et du Parlement (Assemblée nationale et Sénat). On se croirait presqu’en Italie, en Allemagne ou en Israël…

Evaluation après 17 ans d’application

L’homme de la rue (alias peuple), n’a jamais été préparé à ces évidences implacables, des évidences qui le dépassent… La question finale et pertinente est alors de savoir que faire ? D’emblée, reconnaissons la sagesse selon laquelle “A quelque chose, malheur est bon”. Il aura fallu tout cette embrouille autour des sénatoriales pour réaliser et admettre comment et combien la Constitution est en train de nous rattraper.

Il n’est pas utile de faire la politique de l’autruche. Le temps est mûr pour passer à l’essentiel, c’est-à-dire poser les bases de la révision de la Constitution. Approuvée par référendum en décembre 2005, promulguée en février 2006, amendée partiellement en 2011, la loi fondamentale nécessite une évaluation après 17 ans d’application. Le fer, on le bas quand il est chaud…

Omer Nsongo die Lema/Cp

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Dans la vague des musiciens qui avaient, pour des raisons de convenance personnelle quitté l’orchestre la « Casa-do-Canto » de Bailo-Canto Reddy-Amisi, le guitariste-bassiste Fwala-bass était aussi compté parmi les partants. Mais, connaissant ses prouesses, son patron avait vite fait de le récupérer au sein de son groupe où il évolue encore jusqu’à présent.

Cependant, considérant le temps qu’il vient de passer aux côtés de Bailo-Canto (plus de 18 années), Fwala-bass vient de prendre la résolution de réaliser son propre single intitulé « A l’ordre ». Les travaux se déroulent au studio Exbutech sur Forums dans la commune de Kalamu.

A la question que nous lui avions posé pour savoir s’il avait l’aval de Reddy-Amisi pour réaliser ce single, Fwala-bass se précipité de nous dire que son patron est absent du pays, néanmoins à son retour, il ne manquera pas de l’informer afin que les choses puissent bien se passer. Cet opus sera éjecté sur le marché entre juin et juillet.

En dehors de cela, Fwala-bass projete de réaliser de nombreux feats avec d’autres musiciens qui lui ont déjà donné leur feu vert.

Kingunza Kikim Afri/Cp