Auteur de la révision de la loi agricole: Le sénateur Musendu plaide pour l’augmentation du budget de l’agriculture

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L’agriculture priorité des priorités
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Le Parlement de la République est invité à penser la population, en œuvrant pour un budget consistant de l’agriculture. Le besoin est d’augmenter le budget national de l’agriculture jusqu’à 10 %, conformément à l’Accord de Maputo ratifié par la Rd Congo il y a plus de dix ans aujourd’hui.

Lors de la dernière séance plénière à la Chambre haute du Parlement tenue le vendredi 06 octobre courant, les sénateurs avaient procédé à l’examen et adoption de la proposition de loi modifiant et complétant la Loi n°11/002 du 24 décembre 2011 portant principes fondamentaux relatifs à l’agriculture, ou Loi agricole. L’auteur de cette proposition de Loi est le sénateur Flore Musendu, rapporteur du Sénat.

Après avoir présenté à ses collègues l’économie générale de son texte de loi, il y a eu le débat général. Et à l’issue de cette confrontation des points de vue des sénateurs, le sénateur Musendu a retenu des réflexions, recommandations et propositions d’amendement de ses collègues.

Ainsi dans sa réplique, il a entre autres plaidé pour une grande marge d’augmentation de la part allouée au financement du secteur de l’agriculture en République démocratique du Congo. Pour ce faire, il a demandé à ce que les membres du Bureau du Sénat puissent organiser une rencontre avec le Gouvernement.

L’on se souviendra aussi qu’en son temps, le ministre honoraire de l’Agriculture, Pêche et Elevage, M. Kabwe Mwehu, répondant à une question orale avec débat lui adressée par le député national Apaka Tombila Fréderic, avait également fait la même plaidoirie devant les élus du peuple pour un budget conséquent pour l’agriculture.

Il a expliqué qu’un document de note de politique agricole et du Développement rural a donné lieu à une stratégie sectorielle qui a été l’un des déclencheurs pour atteindre le PPTE qui a permis d’effacer neuf milliards de la dette de la République. Partant de cette note politique, le Ministère de l’Agriculture, Pêche et Elevage a mis au point, un Plan national d’investissement agricole (PNIA) qui devrait permettre une croissance agricole de 8,5 % l’an avec un budget de 5.730.800.000$ pour une durée de 7 ans, allant de 2013 à 2020.

Ce budget, a-t-il indiqué, a été calculé sur une base de 10 % du budget de l’Etat alloué à l’agriculture par an, conformément aux accords de Maputo dont la RD Congo est partie prenante… « Il se fait malheureusement que le budget de l’agriculture dans la Loi des Finances ne dépasse guère 3,5 % l’an et n’est pas toujours entièrement décaissé. Ce qui ne motive pas les partenaires à venir massivement investir dans le secteur et le Ministère de tutelle d’atteindre ses objectifs », a-t-il plaidé.

La Confédération nationale des producteurs agricoles du Congo (CONAPAC) pour sa part, a toujours réclamé l’application de l’Accord de Maputo ratifié par la Rdc et d’autres pays de l’Union africaine le 12 juillet 2003 à Mozambique, pour la mise en œuvre rapide du Programme détaillé de développement de l’agriculture en Afrique, en augmentant la part allouée à l’agriculture jusqu’à 10 % des budgets nationaux respectifs dans les cinq ans qui suivaient.

Pour cette plateforme de la Société civile, le budget national de l’agriculture en Rdc ne permet pas jusqu’ici un fonctionnement efficace et efficient des services étatiques de l’agriculture et du développement rural, ni un appui conséquent aux organisations paysannes. Et cela entraîne plusieurs conséquences dont le désintéressement de la population de ’agriculture, la faible productivité du secteur agricole, un faible pouvoir d’achat des petits producteurs agricoles, l’exode rural, une agriculture familiale de plus en plus mise en cause, etc.

Plus de dix ans après la ratification de la Déclaration de Maputo pour l’augmentation du budget national de l’agriculture jusqu’à 10 %, la Rd Congo n’a jamais dépassé les 3,66 % de la part allouée au secteur. Voilà pourquoi, le Parlement de la République qui se trouve être l’autorité budgétaire, disons mieux les sénateurs et les députés nationaux, sont exhortés à penser pour une fois à leurs électeurs, en œuvrant pour un budget consistant de l’agriculture.

(Lepetit Baende)

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