Aujourd’hui à l’Assemblée nationale: Henry Yav Mulang répond aux préoccupations des députés

par -
0 722
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Plusieurs griefs contre le Gouvernement, notamment le dépassement budgétaire, les mauvaises imputations et affectations, le non-respect de la loi des finances publiques, l’ignorance de l’autorité budgétaire, le travail partiel des comptables publics de l’Etat, le retard dans la transmission de la loi de reddition de compte, la problématique de la dette extérieure. L’exécutif central se voit trop surchargé par les députés nationaux dans leurs interventions lors de la présentation de l’économie du projet de loi de reddition des comptes de l’exercice 2014. Au total, 30 députés se sont manifestés pour intervenir dans le sens de charger ou de dédouaner le Gouvernement.

Henry Yav Mulang est attendu aujourd’hui à la chambre basse du Parlement et ce, après le débat général sur le projet de loi de reddition des comptes de l’exercice 2014. Bien que présenté en retard, le ministre affirme que ce retard est principalement dû à la volonté du Gouvernement de rencontrer les préoccupations exprimées par les députés lors du débat général sur la reddition des comptes de l’exercice 2013, en rapport notamment avec la tenue des comptabilités et la présentation des comptes qui n’étaient pas toujours conforme à la Loi des Finances. « Ainsi, comme le relève la Cour des comptes dans son rapport sur l’exécution de la Loi des Finances n°14/002 du 31 janvier 2014, nous avons pu récolter, pour l’exercice 2014 les données des comptes enregistrées de l’ordre de 65,9% des comptables publics contre 64,1% en 2013 », a indiqué le ministre qui a déploré que tous les comptables n’ont pas déposé leur rapport.

Ceci dit, les réalisations des recettes de l’Etat ont été de 73,17% en 2014 dont 70,05% des recettes internes ; et 68,40% des recettes extérieures. Quant aux budgets annexes, les réalisations ont été de 22,81% et les comptes spéciaux de 83,16, a précisé le ministre des finances.

Pour rappel, le vote dudit projet est un préalable à l’examen du projet du Budget de l’exercice 2016, à en croire les députés nationaux, puisque plusieurs préoccupations ont été soulevées quant à la fiabilité du projet de reddition des comptes de l’exercice 2013 tout en relevant certaines incohérences dans les chiffres contenus dans ledit projet.

Au cours du débat, les élus du peuple ont fait état de la mauvaise exécution des dépenses publiques, le dépassement budgétaire et la violation de la loi des finances, tout en mettant en exergue  la faible réalisation des recettes publiques dans le Chef du Gouvernement, via les régies financières notamment la DGDA, la DGI et la DGRAD.

Bien que rappelant le contexte dans lequel le Budget de l’exercice 2014 a été élaboré, le Ministre a insisté sur le fait que la loi des finances de 2014 a été élaborée dans l’optique de la mise en œuvre du  programme d’action du Gouvernement et inscrite dans le cadre de la stratégie budgétaire de la mandature et de la trajectoire des finances publiques entre 2012 et 2016. Cette loi mettait en perspective  les réformes essentielles et prioritaires qui devraient accompagner l’action du Gouvernement, tout en prenant en compte la situation économique, politique, sécuritaire et diplomatique de la République Démocratique du Congo de l’année 2014.

Les chiffres qui parlent d’eux-mêmes

Dans l’ensemble, lorsqu’on parcourt les documents mis à la disposition des députés nationaux en ce qui concerne les dépenses, l’on constate qu’à l’exception des frais financiers et de certains postes dont les dépassements sont liés à des impératifs sécuritaires et politiques, la plupart des postes budgétaires ont connu une sous consommation  des crédits.

En définitive, le budget du pouvoir central de l’exercice 2014 a été voté en équilibre a connu une exécution soldée par un déficit de 98 milliards 983 millions 245 milles 276,98 francs congolais résultant de la différence entre l’ensemble des recettes mobilisées et les dépenses exécutées.

Telle est l’économie présentée par le ministre des Finances lors du débat général à la plénière du lundi 19 octobre courant. Ayant sollicité 48 heures pour rencontrer les préoccupations exprimées des élus du peuple, Henry Yav Mulang entend fournir les réponses structurelles, notamment l’application de la Loi des Finances publiques.

(Pius Romain Rolland)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse