Aujourd’hui à la Cité de l’Union Africaine: Signature de l’Accord et clôture du dialogue

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Quarante-neuf jours après sa convocation, partant de la date du jeudi 01 septembre 2016, les portes de l’Union Africaine seront mises sous le paillasson ce, après le compromis trouvé sur les questions relatives au processus électoral, mais aussi sur la gestion de l’exécutif central. C’est sous les applaudissements des délégués de toutes les composantes au Dialogue, que l’accord a été adopté, après que le dernier verrou de l’obstacle à la signature dudit Accord ait sauté, après le débat en plénière.

Du côté de la Majorité Présidentielle, la co-modération a été conduite par le député national Emmanuel Ramazani Shadari, pendant que du côté de l’opposition politique, Vital Kamerhe a maintenu sa place, sous l’œil vigilant de la Société civile Maguy Kyala, qui joue le rôle de rapporteur dudit Dialogue.

Rappelons que le samedi dernier, les deux camps s’étaient mis d’accord sur les clauses de l’Accord, dont la signature intervient ce mardi 18 octobre 2016, date qui restera dans les anales de la République.  Car, le deuxième dialogue tant attendu par le Rassemblement est passé sous silence des participants au Dialogue convoqué par le Président de la République Joseph Kabila, Chef de l’Etat sous couvert de la Résolution 2277 du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Cependant, les deux délégués choisis par leurs composantes respectives ont souligné le parcours dudit Accord, peu avant signature. Du côté de la Majorité Présidentielle, le député national Emmanuel Ramazani Shadari affirme que les responsabilités ont été prises au niveau du Gouvernement  que le Premier ministre sera issu de l’opposition et qu’il sera composé de délégués de la Majorité, de l’opposition, de la société civile et que la Primature revient à l’opposition. « Nous avons mis aussi l’accent sur les questions sociales. Les délégués ont insisté sur l’amélioration des salaires des enseignants et de fonctionnaires, mais aussi la question sur la gratuité de l’enseignement national primaire et secondaire, sans oublier la question de la dette intérieure », a-t-il indiqué.

21 jours pour l’entrée en fonction du Gouvernement

Il faut dire que ce Gouvernement issu du Dialogue entrera en vigueur 21 jours après la signature de l’accord. Il est investi d’une mission hautement sociale, en ce que le gouvernement made in opposition puisse fournir d’efforts pour améliorer le vécu quotidien de la population congolaise. Tâche âprement difficile mais, il faille soulever toutes les forces d’hercule pour y parvenir, compte tenu des réalités économiques mondiales avec la chute des matières premières, mais aussi avec la fluctuation de la monnaie locale par rapport au dollar américain.

Cependant, au niveau de la mise en œuvre dudit Accord, les délégués se sont mis d’accord sur le Comité de suivi en raison de 7 délégués de la Majorité, 7 délégués de l’opposition et 4 de la Société civile pour assurer son applicabilité. Et ce, sous la supervision du Facilitateur pour faire de temps en temps l’évaluation dudit Accord, en rapport avec le processus électoral. « C’est dans l’ambiance totale, dans la cordialité, la convivialité que nous venons de terminer ce dialogue politique convoqué par le Chef de l’Etat. Aujourd’hui, c’est la cérémonie de clôture qui sera précédé par la signature de l’Accord par les délégués individuellement », a indiqué le Secrétaire général Adjoint du PPRD.

S’agissant du contenu de l’Accord, le PPRD Emmanuel Shadari a relevé que dans 21 jours, il sera mis en place un gouvernement d’union nationale qui a pour mission de réussir le processus électoral, un processus apaisé, transparent,  crédible puisque soutient-il, que les Congolais n’ont pas besoin de la violence, mais en tenant compte de chronogramme souscrit par les délégués au Dialogue.

Kamerhe rejette les 3R du Rassemblement

Pour Vital Kamerhe, le peuple doit se réjouir puisque l’Accord prévoit l’alternance démocratique en République démocratique du Congo, une première, qui prévoit le statut du Chef de l’Etat après son mandat pacifique, fruit de discussions laborieuses entre Majorité et opposition. « L’Accord vient d’être formellement adopté. Cet Accord renferme de dates phares et en venant à ce Dialogue, nous avons vu, nous opposition politique, que pour obtenir des résultats, parce que nous avons tous le même cahier de charges, que ça soit le Rassemblement qui est dehors, que ça soit nous qui sommes au Dialogue, nous savons ce que veut notre peuple, soit le changement dans la paix ; un changement qui ne va pas se ressembler à un nouveau mandat pour le Président actuel qui est en fonction. Voilà pourquoi nous avons par exemple la date du 31 juillet 2017, la date formellement, la date ultime pour terminer l’enrôlement sur l’ensemble du territoire national ; nous avons la date du 30 octobre 2017 pour la convocation des trois scrutins combinés (la présidentielle, les législatives nationales et les législatives provinciales. Six mois après la convocation, nous avons la tenue effective des scrutins, c’est-à-dire le 29 avril 2018 », a révélé  Vital Kamerhe qui ajoute que conformément à la constitution, soit 10 jours après, il y aura passation du pouvoir civilisé entre le Président actuellement en fonction et le Président nouvellement élu.

 Donc, à l’issue de cette période, Vital Kamerhe a indiqué qu’il y aura alternance, mais que la Constitution ne sera jamais touchée, et on n’enverra pas les citoyens à un referendum, rassure-t-il et que les deux premiers paragraphes du préambule de l’Accord lient les délégués au respect de la Constitution, y compris le troisième paragraphe qui le lie formellement à la loi fondamentale.

Toutefois, à l’entendre parler, l’Accord prévoit que l’actuel Président de la République reste en fonction jusqu’à l’installation effective d’un nouveau président élu. Ce dont la Cour Constitutionnelle avait indiqué en son temps par son arrêt à  la requête des députés nationaux tant de la Majorité présidentielle que de l’Opposition et que l’Accord politique mis en exergue cette contradiction née des ambitions politiques démesurées des uns et des autres qui convoitent le fauteuil présidentiel.

Répondant à la question sur les préoccupations du

Rassemblement en rapport avec le deuxième dialogue,  le co-modérateur de l’opposition précise qu’il respecte leur point de vue, néanmoins, il suggère que le Rassemblement propose un autre schéma différent de ce que les délégués au Dialogue ont débattu. Ce schéma, dit-il, sera le bienvenu d’autant plus que tous concourent au bien-être de la population.

« Jusque-là, je vois que leur schéma, c’est le 3R. R de Refus de dialoguer avec les autres, R comme Rejet de la Constitution lorsqu’on parle de régime spécial, au fait on rejette la Constitution actuelle, il faut une nouvelle constitution, ce qui est très grave. Là, on n’a pas violé la Constitution mais on l’a écrasée ! C’est inacceptable ; R comme Récusation du Facilitateur. Est-ce que les 3R peuvent être le projet de société pour sauver le Congo ? Je dis non ! nous sommes ouvert,  c’est pourquoi reconnaissant la capacité de nos amis du Rassemblement, dans l’Accord qui appartient désormais au peuple congolais, il y a l’avant disposition finale qui dit que la signature est ouverte à d‘autres partis politiques, à d’autres organisations de la Société civile pour autant qu’ils respectent l’esprit et la lettre de l’Accord, parce que l’Accord c’est pour organiser les élections », éclaire-t-il l’opinion, tout en demandant au Rassemblement de présenter une autre recette meilleure que la leur.

Il a récusé la violence comme mode d’accession au pouvoir, mais aussi le rejet pur et simple de trois R du Rassemblement  comme projet pour reconstruire une nouveau Congo. Au demeurant, l’Accord respect l’esprit et la lettre de l’actuelle Constitution, affirme Emmanuel Shadari, qui affirme qu’aucune disposition n’a été violée par les délégués au Dialogue.

(Pius Romain Rolland)

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