Audition d’un criminel important: Le Ministère public et les parties civiles en désaccord

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Devant le Tribunal militaire de Garnison de Kinshasa/Gombe, qui siège en audience foraine à la prison militaire de Ndolo, dans la commune de Barumbu, passe un prévenu, Ali Mputu Nkongolo, qualifié par l’organe accusateur comme étant le cerveau moteur des attaques qui ont endeuillé en 2017, la ville province de Kinshasa. Arrêté à Kikwit après que certains de ses co-accusés soient maîtrisés, Ali Mputu s’est fait délivré la carte d’électeur sous une fausse identité.

Même si l’instruction de son dossier fut âpre, le prévenu qui sait que le Tribunal est en train d’atterrir, s’est renfermé dans les négations, obligeant l’audition d’un témoin, du reste criminel maîtrisé par la police, M. Pépé Mukenge. Celui-ci est connu pour avoir logé Mputu Nkongolo et certains de ses co-accusés sur l’avenue Baluba, dans la commune de Bandalungwa. Cette demande de la défense a provoqué des réactions au niveau du Ministère public, qui n’a pas été cette fois-ci soutenu par les parties civiles.

L’organe de la loi estime que dans la présente cause, non seulement le nom de Mukenge Pépé est cité, celui-ci est aussi auteur des faits graves perpétrés à Kinshasa. « Mukenge est à la disposition de la police et les dispositions seront prises pour qu’il comparaisse », dit-il. Cette position du Ministère public a provoqué une réaction musclée de la partie civile Rdc, qui a démontré que la procédure est l’ennemi juré de l’arbitraire. Sinon, quand-est-ce qu’il faut appeler le témoin, se demande le Bâtonnier Mbere ? Et de répondre, c’est lorsque le Tribunal constate qu’il y a des zones d’ombre. « A l’étape actuelle, Mukenge va être entendu par rapport à quoi ? Et d’ajouter que nous faisons une instruction pénale qui doit aller dans le sens de l’établissement d’une infraction. Et si l’instruction révèle que son audition est indispensable et que le point d’ombre peut être éclairé par lui, tant mieux ». Pour cette partie civile, il n’y a pas de lien entre ce qui est reproché au prévenu et ce qu’on peut avoir du témoignage de Mukenge Pépé.

Le Tribunal se prononce ce jeudi

Dans sa réplique, le Ministère public a conseillé aux parties civiles d’éviter certaines déclarations. A l’en croire, offrir un logement, tout en sachant pourquoi on le fait, ça constitue une infraction au sens des articles 5 et 6 du code pénal militaire. Et d’ajouter que Mukenge n’a pas logé Mputu en innocent. « La police judiciaire continue à rechercher les autres membres, même s’il n’est pas exclu qu’après ce procès, qu’il y ait un autre », explique-t-il, avant de renchérir que quand vous lisez les procès-verbaux, ce ne pas la première fois qu’on cite Mukenge. Celui-ci n’a pas, comme tout bon citoyen rempli d’hospitalité, logé Mputu et Bakenga innocemment. « La partie civile ne doit pas avoir peur. Au contraire, elle doit se joindre à l’organe de la loi », conseille-t-il.

Pour sa part, le président du Tribunal a rappelé les dispositions de l’article 249 alinéas 3, selon lesquelles, si le Ministère public ou le conseil sollicite l’audition d’un nouveau témoin, le président décide. C’est cette décision que toutes les parties attendent demain jeudi. Il est vrai que le déroulement du procès, mieux la façon dont les débats sont conduits commence à susciter certains comportements chez les prévenus qui estiment que les carottes sont cuites. Ainsi, la seule chance pour eux, c’est de récuser le Tribunal, ou de s’enfermer dans les négations. Mais à l’allure où vont les choses, ils auront du mal à s’en sortir, surtout lorsque le Tribunal exploitera les relevés téléphoniques, ainsi que les images vidéos des différentes auditions.

(JMNK)

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