Audit du fichier électoral par l’OIF: Aucun indice de tricherie dans le chef de la MP

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Devant la presse, la Majorité présidentielle, à travers ses experts ayant pris part aux travaux d’audit du fichier électoral, estime que cette mission a accompli avec satisfaction ses assignations, en offrant aux Congolais un fichier électoral inclusif, exhaustif, actualisé, mais aussi perfectible, comme toute œuvre humaine. Revenant sur les 16,6% d’électeurs retrouvés sans empreintes sur leurs cartes, André-Alain Atundu, porte-parole de la Majorité présidentielle qui faisait la modération de cette séance de restitution, explique que tout le monde s’est rendu à l’évidence que ce n’était pas l’œuvre de la MP pour tricher aux prochaines élections, mais un cas tout simplement de lisibilité des empreintes. Il a appelé le peuple congolais à la vigilance devant les subterfuges de l’opposition. Par ailleurs, toutes les parties prenantes sont encouragées à placer les intérêts de la Nation avant tout et à faire barrage à tout ce qui peut empêcher les Congolais d’aller aux élections le 23 décembre 2018.

Opération du reste inscrite dans le calendrier électoral publié le 05 novembre 2017, l’audit du fichier électoral qui a commencé à Kinshasa le 06 mai 2018, s’est clôturé sous le signe de la satisfaction. C’est le vendredi 25 mai 2018 que les experts commis à cette tâche, avec en tête le Général Siaka Sangaré de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) ont rendu public les conclusions de leur travail. A la Majorité présidentielle, c’est le groupe d’experts qui a convoqué la presse afin de rendre compte de leur travail qui s’est déroulé dans une ambiance de convivialité. Pour M. Gilbert Muhika Mudikaka, 1er Coordonnateur adjoint du Centre de coordination des élections de la MP, l’objectif était d’évaluer, dans une démarche inclusive et transparente le fichier électoral, après l’opération de révision du fichier électoral et d’enrôlement des électeurs. Avec leurs collègues de l’Opposition, de la société civile, de la communauté internationale, les experts de la MP avaient le statut d’observateurs, auquel il a été ajouté celui d’observateurs-participants.

« Nous avons abordé le fichier électoral dans tous ses aspects et la CENI était très coopératif », dit-il, avant de rappeler qu’en 2006, l’opposition voulait questionner le serveur de la CENI pour se rassurer de la véracité des données qu’il contenait. En 2018, cette facilité leur a été accordée. Toutefois, ils ont soulevé une petite difficulté d’interprétation des chiffres. Et d’ajouter que nous avons cheminé suivant le chronogramme défini par les experts de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Tellement les points de vue convergeaient, il n’y a eu ni opposition, ni Majorité présidentielle dans la salle.

Mais un fait a quand même attiré l’attention des experts, c’est le fait pour les quatre experts de l’opposition d’être restés dans la salle, pour exiger au Général Siaka Sangaré que soit repris parmi les recommandations, la radiation de 16,6% d’électeurs retrouvés sans empreintes sur leurs cartes. « La revendication peut être légitime, mais le fait de faire cavalier seul, peut être considéré comme une tentative de tricherie », dit-il, avant de renchérir que le texte à présenter au public a été adopté dans la plénière et l’opposition a même exigé qu’on lui remette le dur, ce que la Francophonie ne pouvait pas faire, par crainte qu’on retrouve déjà les conclusions de l’audit dans la presse, avant leur présentation. Raison pour laquelle quatre membres parmi les cinq vont refuser d’entrer et vont vider la salle. Mais on ne doit pas brûler le pays avec ce fait banal.

Au sujet de ces 16,6%, les experts de la MP expliquent que les enquêtes menées sur le plan politique, technique, mais surtout géographique ont démontré que ces cas se retrouvent sur toute l’étendue du territoire national et ne sont pas localisés dans certaines provinces. Voilà qui écarte le soupçon de tricherie, comme c’est à la mode en Rdc. Comme pour dire que l’attitude de l’opposition est une tempête dans un verre d’eau, parce que techniquement, politiquement et géographiquement, les explications leur ont été données. « La CENI a été très coopérative et transparente. Elle a permis beaucoup de choses qui ne sont pas permises ailleurs. C’est notamment l’accès au serveur central », a indiqué pour sa part l’honorable Gaspard Mutonkole, un autre expert de la MP, avant d’ajouter que la transparence a non seulement permis d’auditer le fichier, mais aussi le processus ayant conduit à la constitution du fichier. Pour preuve, dit-il, beaucoup de recommandations concernent le Parlement et le Gouvernement.

Pour sa part, M. Alain Kilapi du Palu, également expert de la MP a insisté qu’avant l’audit, la CENI avait besoin d’un cadre légal et règlementaire, l’acquisition et le déploiement des matériels, le recrutement et la formation du personnel pour la collecte des données, la transmission des données, la consolidation et le nettoyage, le ramassage et restitution des matériels, ainsi que le contentieux. Voilà qui a conduit à l’audit d’une base de données informatiques, pour vérifier la cohérence des données par rapport aux objectifs assignés.

Les sans-empreintes ont droit de participer au vote

La question des empreintes a alimenté les échanges avec la presse, qui a voulu savoir s’il y avait une main noire par rapport à l’attitude de l’opposition ? Comment expliquer techniquement de l’enrôlement de quelqu’un qui n’a pas ses dix doigts ? A ces questions et à bien d’autres, les experts estiment que même si les gens n’ont pas leurs dix doigts, ils ont néanmoins des photos. Et ceci ne peut leur empêcher de participer au vote. Au sujet de l’attitude de l’opposition, les experts de la MP sont revenus sur les conditions de travail qui étaient très bonnes, parce que la CENI leur avait offert toutes les bonnes conditions. D’ailleurs, explique-t-ils, nous avons travaillé normalement et le travail s’est clôturé au soir du 24 mai 2018. Le lendemain, l’opposition est allée voir Siaka Sangaré en catimini, pour lui demander d’ajouter un élément. Pourquoi le faire derrière les rideaux, se demandent-ils ? Lorsqu’on sait que l’opposition ne pouvait pas revenir sur ce qu’elle avait déjà adopté.

Au sujet des empreintes, ils ont expliqué qu’elles ne sont pas une condition sine qua non pour l’enrôlement des électeurs. Car en dehors des empreintes, il y a la signature et la photo qui comptent. Et dans les milieux paysans, la chaleur peut rendre les empreintes illisibles … A ce sujet, ils ont soutenu que la carte d’électeur comprend 12 éléments, dont les empreintes. Comme pour dire que cette inquiétude n’était pas fondée.

(JMNK)

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