Audit du fichier électoral: La dernière ligne droite

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Plus rien ne va empêcher la Commission électorale nationale indépendante (CENI) d’organiser les élections présidentielles, législatives nationales, provinciales et locales attendues le 23 décembre 2018, si on ne s’en tient qu’au calendrier publié le 05 novembre 2017. Et ce, au-delà des difficultés inhérentes à toute institution préparant les élections, mais aussi par rapport à une certaine classe politique pas prête d’aller aux élections, faute de moyens et de discours responsable.

La promulgation de la Loi sur la répartition des sièges d’ici peu, de même que la convocation des électeurs le 23 juin 2018 et l’ouverture des Bureaux de Réception et Traitement des Candidatures (BRTC) le 24 juin 2018, sont des dates imminentes de l’agenda électoral de la CENI. Preuve que les incertitudes qui avaient élu domicile au pays autour des élections tendent à se dissiper.

Au même moment, certains acteurs de l’Opposition ne se cachent plus d’affirmer qu’il n’y aura pas d’élections à la date prévue, soit le 23 décembre 2018. Ils arborent comme preuve, le retard supposé pris dans la promulgation de la loi sur la répartition des sièges (08 mai 2018), l’audit du fichier électoral mis à jour (06 mai au 25 mai 2018), l’enrôlement des Congolais résidant à l’étranger, etc.

Quid de l’audit du fichier électoral

Opération prévue du 06 au 25 mai 2018, l’audit du fichier électoral n’a pas commencé, comme initialement prévu dans le calendrier électoral publié le 05 novembre 2018. Au contraire, Corneille Nangaa, patron de la CENI a eu une première réunion de prise de contact avec la mission de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), conduite par son expert en matière électorale, le Sénégalais Siaka Sangaré.

L’on ose croire que cette mission ne tardera pas de commencer son travail, afin de certifier à l’opinion tant nationale qu’internationale, que le travail fait par la CENI répond aux normes de transparence et de bonne gestion, et que les chiffres publiés par la Centrale électorale sont exactes. Cette opération, loin d’être une condition indispensable pour la tenue des élections, va permettre tout simplement aux Congolais d’apprécier à sa juste valeur le travail déjà fait par la CENI. Comme pour dire qu’il y ait ou pas audit du fichier électoral, les élections auront lieu à la date convenue.

Une autre question qui alimente les débats et pousse certains à conclure qu’il n’y aura plus d’élections en 2018, c’est l’enrôlement des Congolais de l’étranger, mieux identifiés sous le vocable de la diaspora. A ce sujet, suite à une motion d’Henry-Thomas Lokondo, Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale a échangé avec Corneille Nangaa. Celui-ci lui a expliqué les contraintes de l’enrôlement de ces Congolais. Enrôlement qui doit en principe commencer du 1er juin au 28 septembre 2018.

Concrètement, à l’état actuel de la Rdc, avec une diaspora éparpillée et partant non organisée, il sera difficile de réaliser leur enrôlement cette année. Raison pour laquelle la CENI s’en remet au Parlement, afin que ce dernier lève les options qui seront appliquées par la CENI. Et ce, lorsqu’on sait que c’est le Parlement qui avait adopté la loi électorale, obligeant la CENI d’organiser l’enrôlement des Congolais de l’étranger.

Qu’à cela ne tienne, des élections de 2006, en passant par celles de 2011, les Congolais de l’étranger n’ont jamais été enrôlés. Et si en 2018, suite à des contraintes évidentes, la CENI ne les enrôlerait pas, cela ne pourrait aucunement empêcher la tenue des élections au 23 décembre 2018. Sinon, l’enrôlement de la diaspora exige une logistique et les moyens que le pays ne peut prétendre réunir à l’heure qu’il est.

Au même moment, la CENI poursuit l’évolution de sa plainte pour que les personnes qui ont enfreint la loi ne soient pas nuisibles à la poursuite sereine du processus électoral et surtout des opérations de vote prévues le 23 décembre 2018.

52 millions Usd au lieu de 120 millions

Une autre question qui suscite débat, est celle du financement du processus électoral, dans le contexte où le Gouvernement congolais, fort d’un matelas des surplus budgétaires, a décidé de financer seul les élections sur ressources propres. Entre-temps, la plateforme Agir pour les Élections Transparentes et Apaisées (AETA) craint que l’actuel rythme de décaissement des fonds alloués au processus électoral risque d’avoir une incidence négative sur le respect du calendrier électoral.

« Sur les quatre mois de décaissement, la CENI n’a bénéficié que de deux mois soit autour de 52 millions de dollars américains au lieu de 120 millions de dollars américains (…). Il nous faut des bonnes élections qui soient accompagnées par des bons acteurs politiques, un bon gouvernement, et par des bonnes institutions. La nécessité est de lever une option drastique  pour arriver au changement au bout du processus électoral dans ce pays », a dit Gérard Bisambu, Secrétaire général d’AETA, dans une interview, à un média en ligne.

Par rapport à cette question, à la CENI on se félicite de l’appui permanent du Gouvernement depuis le début du lancement de ce cycle électoral, notamment par la transmission au Parlement, selon le chronogramme du calendrier électoral, des différentes lois du cadre légal du processus électoral; les facilités dans les autorisations pour l’acquisition des matériels sensibles dont les kits d’enrôlements et la machine à voter; l’appui logistique et financier, etc.

Pour le Premier ministre qui était en visite dernièrement à la Centrale électorale, « la vision sociale du gouvernement passe par le respect de ses différents engagements. En ce qui concerne les élections, le gouvernement a pour charge de les appuyer, les financer et les sécuriser, d’une part et, la CENI de les organiser, d’autre part. La CENI doit donc compter sur l’appui du gouvernement qui est son allié indéfectible. L’organisation des élections réussies reste la première mission de mon gouvernement. Le pari du gouvernement et de la CENI est d’offrir au peuple, ce troisième acteur du triangle électoral, les meilleures élections. Le gouvernement ne va pas se dérober de sa mission et sa charge de soutenir la CENI », avait-il indiqué.

(JMNK)

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