Aubin Minaku exige des poursuites judiciaires contre les auteurs moraux et matériels

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*Le président de l’Assemblée nationale et Secrétaire général de la Majorité présidentielle a visité les sièges des partis politiques incendiés et pillés des membres de la Majorité présidentielle dont, notamment le siège du Congrès national congolais (CNC) de l’honorable Pius Muabilu, le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), parti-phare de la MP, le Peco de Didace Pembe, etc. Pour Aubin Minaku, il faut qu’il y ait des sanctions judiciaires contre les auteurs moraux et intellectuels de ce qu’il qualifie de « crimes »

* « Nous avons compris que ce n’était pas un appel à une manifestation pacifique, mais plutôt un appel à la casse », affirme Aubin Minaku, avant d’ajouter qu’au niveau de la Majorité présidentielle, il faut qu’il y ait sanctions. Il faut que la justice fasse son travail et que les auteurs intellectuels et matériels de ces crimes soient punis sévèrement et nous, la Majorité, allons saisir la justice notamment sur le plan de la réparation civile.

 

Radio Okapi : Vous êtes président de l’Assemblée nationale et Secrétaire général de la MP. Ce lundi, le Rassemblement de l’opposition a organisé une marche à travers la République pour protester contre la non-convocation du corps électoral par la CENI conformément à la Constitution. Quelle est la réponde que la MP donne à cette action ?

Aubin Minaku : Nous sommes dans un Etat de droit. Nous avons tous, peuple congolais sous le leadership de Joseph Kabila, levé l’option de faire fonctionner  la République dans un cadre démocratique. Tel est le cas même au sein des vieilles démocraties. Par rapport à cette marche qui a été autorisée, nous sommes déçus. Je prends à témoins le peuple congolais. Y a-t-il eu marche aujourd’hui (Ndlr mardi) ? Pas du tout, loin s’en faut. Nous avons vu ici et là, des badauds sortant de différents quartiers commençant immédiatement à piller. Il y a des sièges de partis politiques, des écoles et des boutiques pillés. Nous avons compris que ce n’était pas un appel à une manifestation pacifique, mais plutôt un appel à la casse. Et donc, pour nous de la Majorité présidentielle, il faut qu’il y ait sanction. Il faut que la justice fasse son travail et que les auteurs intellectuels et matériels de ces crimes soient punis sévèrement et nous, la Majorité, allons saisir la justice notamment sur le plan de la réparation civile.

C’est la justice ou la répression policière de ce jour ?

Lorsque les bandits soi-disant membres des partis politiques descendent au siège d’un parti politique, gardé par deux policiers qui procèdent par des tirs de sommation, ces bandits pénètrent dans ce siège, pillent et tuent les policiers et les brulent  vifs, que doit faire celui qui assure l’ordre public ? Lorsque des manifestants se mettent à piller une station d’essence et que l’un d’eux veut y mettre le feu, que doit faire celui qui doit protéger d’autres citoyens ? Parce qu’il y a eu des bandits-manifestants et des Kinois qui ne partagent  pas le projet de société de l’opposition, la Police à l’obligation de les protéger. Il ne faut pas parler de répression de manière péjorative. Il s’agit d’une répression contre des criminels.

Est-ce que la Majorité présidentielle a compris le message lancé par cette frange de la population congolaise ?

Le message lancé par le peuple congolais depuis de longs mois était le respect de la Constitution. Le Président de la République avait déjà capté ce message et au dialogue national, il n’y a nullement violation de la Constitution. Nous ne sommes pas allés au dialogue pour violer  la Constitution, mais plutôt pour trouver un schéma consensuel afin que nous ayons des élections apaisées et non génératrices de situation de chaos. Voilà ce que le peuple attendait.

Vous faites allusion au dialogue dont les travaux devraient se clôturer samedi dernier, mais ils se poursuivent encore cette semaine. A quoi le peuple congolais devait-il s’attendre en ce qui concerne l’accord politique qui sera obtenu à l’issue de ce dialogue ?

Concernant cet accord, nous nous sommes mis tous d’accord sur la refonte totale du fichier électoral. Ensuite, nous nous sommes mis d’accord en ce qui concerne les séquences de prochaines élections. Le juste milieu a été trouvé entre l’opposition et la Majorité de sorte que toutes les élections seront organisées pratiquement le même jour. Et pour le reste, comment allons-nous travailler ensemble pour que dans la paix, l’harmonie et la cohésion, nous puissions arriver à ces élections. Ce que je souhaitais au départ, nous sommes en train d’atteindre  cet objectif, à savoir : sortir du dialogue avec des résolutions raisonnables.

Des résolutions, c’est-à-dire un Premier ministre issu de l’opposition ?

Je crois qu’avec ces résolutions-là, nous n’avons pas encore tranché. Nous allons atterrir avec un consensus concernant la gestion de la République au niveau du gouvernement.

Tom Perriello, Envoyé des Etats-Unis d’Amérique dans la Région des Grands Lacs a été pris à partie par certains cadres de la MP, la semaine passée à l’aéroport de N’Djili, pendant qu’il attendait d’embarquer dans l’avion pour quitter la Rdc. Comment vous expliquez cet incident  qui n’est pas loin d’un incident diplomatique ?

Je n’ai pas suivi la scène.

Ça été diffusé sur la chaine nationale ?

On m’a dit que cela a été diffusé, mais je n’ai pas suivi. J’aurai le temps sûrement de suivre. S’il y a eu des déclarations fortes de la part de certains cadres de la  Majorité, je crois que cela est une réaction de passion de leur part. Je suppose qu’il s’est retrouvé à l’aéroport  et ne sont pas du tout d’accord avec le mode d’agir de Perriello, ils ont réagi. Chaque individu a le droit d’avoir son point de vue. Ils ont le droit d’avoir leur point de vue. C’est la liberté d’expression, ça s’est vu partout, même aux Etats-Unis d’Amérique parfois contre des chefs  d’Etat. Mais agresser quelqu’un, si tel a été le cas, je ne suis pas du tout d’accord. Avoir son point de vue contre le mode d’action de Perriello, c’est aussi un droit fondamental qu’il faut protéger, mais des voies des faits contre Perriello, je n’accepte pas, parce qu’il est un Envoyé spécial d’un Chef d’Etat.

(Tiré de Radio Okapi )

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