Aubin Minaku, droit dans ses bottes

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* Dans le contexte de l’indignation générale suite à la révélation par les medias congolais d’un séminaire subversif, organiséà Dakar par une bande des terroristes qui s’est cachée sous un label international respectueux, et auquel ont pris part exclusivement quelques députés de l’opposition, certaines voix se lèvent pour faire grief a Aubin Minaku de leur avoir délivré des autorisations de sortie qui leur auraient permis de se rendre au Sénégal

* Dès lors, que reste-t-il aux griefs portés injustement contre Aubin Minaku ? Il n’a aucun pouvoir d’empêcher la Majorité de s’imposer en tant que telle, mais pour que celle-ci n’écrase pas l’opposition, il revient au Président de garantir à l’Opposition la jouissance de tous ses droits. Minaku s’assume et appelle régulièrement ses collègues à observer le sens de responsabilité et les règles du jeu démocratique, tout en émettant le vœu de voir chacun s’assumer aussi

Pour que l’institution qu’il préside soit exemplaire, le Président de l’Assemblée nationale agit, depuis son élection, avec impartialité et équité. Ce qui lui vaut d’être accusé de complaisance à l’endroit de l’opposition par ses collègues de la Majorité. Sans doute à tort. Les réactions surprenantes, tendant à le mettre en cause dans l’épisode du séminaire subversif qui s’est tenu à Dakar et auquel ont pris part quelques députes nationaux, tous membres des partis politiques de l’Opposition et qui se prélaveraient d’autorisations de sortie, délivrées par le Bureau de la chambre basse, apportent la démonstration, s’il en était besoin, qu’Aubin Minaku est l’Eglise au milieu du village.

Ils auraient voulu qu’il affiche ses penchants pour la Majorité, dont il fait partie, dans la conduite des débats et même dans le fonctionnement de l’Assemblée nationale. Mais Minaku réserve un traitement équitable à de tous les députés nationaux, quel que soit leur bord politique. Son rôle de Président ne consiste-t-il pas à protéger et à encourager l’exercice par l’Opposition de ses droits sans que cette dernière porte atteinte aux droits de la Majorité qui doit s’affirmer comme telle. Ça s’appelle de l’impartialité. Ce n’est pas tout.

Aubin Minaku s’obstine également à accorder à tous les députés un même temps de parole et, in fine, laisser à la plénière la liberté de trancher. C’est de l’équité. Tous les observateurs ont noté qu’iI est imperturbable dans ce rôle. Minaku est un homme d’une intelligence pénétrante, dit de lui Kengo wa Dondo. Il est aussi d’une lucidité remarquable et d’une pondération à toute épreuve. Il n’y a jamais eu, sous sa présidence, une seule commission d’enquête ou une mission d’information sans les représentants de l’opposition.

Au nom de la liberté de circulation

Dans le contexte de l’indignation générale suite à la révélation par les medias congolais d’un séminaire subversif, organisé à Dakar par une bande des terroristes qui s’est cachée sous un label international respectueux, et auquel ont pris part exclusivement quelques députés de l’opposition, certaines voix se lèvent pour faire grief a Aubin Minaku de leur avoir délivré des autorisations de sortie qui leur auraient permis de se rendre au Sénégal. Ce à quoi il convient de répondre par un rappel des textes qui régissent le fonctionnement de l’Assemblée nationale.

Il ressort qu’aux termes des dispositions de l’article 94 du Règlement Intérieur de cette institution : « Le député a le droit de circuler sans restriction ni entrave à l’intérieur du territoire national et d’en sortir. Aucune mesure, qu’elle soit du bureau de l’Assemblée Nationale, ne peut avoir pour effet de porter atteinte au droit de libre circulation du député… ». Faut-il insister en disant que la même liberté lui est reconnue dans la Constitution. Il en résulte que l’Honorable Président Minaku signe quotidiennement des dizaines d’autorisations de sortie en faveur de ses collègues qui veulent voyager avec leur passeport diplomatique. A ces derniers, il leur est simplement demander d’indiquer le motif de la sortie. C’est souvent pour des visites privées, des visites médicales ou pour participer à un séminaire sur la bonne gouvernance que ces autorisations sont demandées et accordées. Moyennant production, pour ce dernier cas, de l’invitation de l’organisme qui invite.

C’est ce qui s’est passé pour le cas de deux d’entre les députés qui s’étaient rendus à Dakar, à savoir Martin Fayulu et Franck Diongo. Ils avaient déclaré s’y rendre pour un séminaire sur un échange des expériences parlementaires sur la démocratie en Afrique et ce à l’invitation de la Fondation Konrad Adenauer. Ce qui, en réalité, était faux, puisqu’il a été établi qu’ils ont plutôt été invités par le Ballet africain et Y en a marre, des associations subversives dont on connait l’ADN terroriste. Ils ont donc usé d’un faux pour tromper la diligence du bureau de l’Assemblée.

Les autres députés n’ont pas obtenu d’autorisation de sortie pour se rendre au dit séminaire déguisé et ont revendiqué leur liberté de circulation pour sortir du territoire. C’est le cas d’Eve Bazaiba qui n’avait produit aucune invitation pour un voyage officiel et qui utilisa son passeport ordinaire et non diplomatique pour se retrouver à Dakar. C’est de sa liberté… celle d’aller et de venir dont elle jouit.

Détournement du motif initial

Jose Makila, Delly Sessanga et Samy Badibanga y sont parvenus en détournant manifestement le motif invoqué à l’appui de leur demande. Jose Makila avait, plusieurs mois auparavant, obtenu une autorisation de sortie pour aller se faire soigner aux Etats-Unis. Comment s’est-il retrouvé à Dakar ? Uniquement par la fraude. Sessanga était certes détenteur d’une autorisation de sortie, mais délivrée pour une visite à Paris. Il en a profité pour séjourner à Dakar ; C’est sa liberté, mais le bureau n’en était pas informé. Autre astuce : Samy Badibanga avait prétendu se rendre en Belgique pour un séminaire sur la bonne gouvernance et une autorisation lui avait été délivrée. Comment s’est-il retrouve à Dakar ? Olivier Kamitatu n’avait pas d’invitation et donc pas d’autorisation. Ainsi de suite.

Il est donc établi que le bureau de l’Assemblée a été dupé et que les Honorables députés susvisés ont cherché à brouiller les pistes et à ne laisser aucun indice pouvant compromettre leur projet de déstabilisation de leur pays. A l’image des terroristes qui ont ensanglanté, en novembre dernier, la France, ils n’ont pas pris tous le même vol pour y aller, mais ils avaient tout coordonné pour se retrouver au mauvais endroit et planifier un projet macabre contre le peuple du Congo, préférant le sang à la place du dialogue, convoqué par Joseph Kabila.

Dès lors, que reste-t-il aux griefs portés injustement contre Aubin Minaku ? Il n’a aucun pouvoir d’empêcher la Majorité de s’imposer en tant que telle, mais pour que celle-ci n’écrase pas l’opposition, il revient au Président de garantir à l’Opposition la jouissance de tous ses droits. Minaku s’assume et appelle régulièrement ses collègues à observer le sens de responsabilité et les règles du jeu démocratique, tout en émettant le vœu de voir chacun s’assumer aussi.

L’Avenir

 

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