Au sujet des banderoles arrachées au Centre interdiocésain de Kinshasa: La CENCO s’inquiète, Dolly Makambo se justifie

par -
0 303
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Le Conseil d’Apostolat des Laïcs Catholiques du Congo (CALCC) sensibilise sur l’Accord de la Saint-Sylvestre. Et dans le cadre de cette sensibilisation qui n’a peut-être pas sa raison d’être, les ténors de cette plateforme ecclésiastiqueont érigé deux banderoles sur le bâtiment du Centre Interdiocésain de Kinshasa et qui abrite le siège de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), situé dans la commune de Gombe.Sur ces banderoles, l’on pouvait lire sur la première : « Pas de révision constitutionnelle » ; et sur la seconde : « Pas de 3ème mandat présidentiel ». Elles étaient visibles pour tous ceux qui fréquentent le coin, puisqu’ayant comme cible l’extérieur, c’est-à-dire, tous les passagers. De passage devant le Centre Interdiocésain de Kinshasa, le bourgmestre de la Commune de Gombe, Dolly MakamboNawesi, qui fustige l’érection de ces banderoles sans autorisation de l’autorité compétente, a ordonné à un élément de la Police Nationale Congolaise (PNC) deles descendre.

Accusé par le Secrétaire général de la CENCO, l’Abbé Donatien Nshole d’avoir appliqué la force pour arracher ces banderoles, le numéro 1 de la Gombe contredit avec arguments solides les accusations du prêtre.

Si Donatien N’Shole pense que ces banderoles étaient placées dans l’enclos du siège de la CENCO, Dolly Makambo rassure que le problème n’est pas à ce niveau, mais dans le fait que les banderoles avaient comme cible l’extérieur. Il affirme avoir agi en tant qu’autorité compétente, et appelle les auteurs à se conformer à la législation, c’est-à-dire, obtenir une autorisation avant d’ériger une banderole qui cible la voie publique.

« C’était dans le cadre de mon travail. Je passais comme tout le monde et j’ai vu ces banderoles placées sans autorisation. C’était fixé sur un mur, mais il n’y avait pas une clôture qui obstruait la vue de tout le monde. Ils ont mis cela pour que les gens voient. Et comme ils n’étaient pas autorisés, j’ai enlevé comme j’enlève toutes les banderoles dans la ville », a réagi le bourgmestre Makambo.

Par ailleurs, l’officier de l’Etat civil est surpris du fait que l’église s’acharne contre lui pour avoir agi ainsi, alors qu’il le fait toujours en cas d’irrégularité.« J’enlève même pour les musiciens et pour les politiciens qui n’ont pas d’autorisation. C’est ce que j’ai fait », dit-il.

Quant à ce que Nshole qualifie de violation à domicile, le patron de la Gombe éclaire : « Il n’y a pas eu violation de domicile. Ces banderoles ont été placées pour que les passants voient. C’était sur le mur. L’intention était d’afficher pour que les gens voient. Je n’ai brutalisé personne. Je suis arrivé, et je me suis présenté. J’ai demandé à mon garde du corps de descendre les banderoles et il les a descendues. Il les a mises dans ma voiture. J’ai même laissé ma carte. On brutalise quand il y a résistance. Il n’y a pas eu résistance. Je leur ai dit s’ils veulent mettre une banderole, qu’ils viennent régulariser au niveau de la commune ou de la ville ».

Loin de s’occuper du message affiché, l’homme affirme qu’il ne visait que les banderoles, pas surtout le message.

En somme, l’Eglise catholique ne devrait pas faire du président de la République, Joseph Kabila sa cible, d’autant plus que lors de sa dernière conférence de presse, le Secrétaire de la CENCO avait affirmé que puisque Kabila n’a jamais, lui-même parlé du 3ème mandat, il n’est pas important de s’occuper des dires des autres. Par ailleurs, l’Abbé Nshole avait condamné les intentions de certains militants de la Majorité Présidentielled’accorder un troisième mandat présidentiel, bien qu’Alain Atundu de la MP avait à son tour interpelé l’Eglise de ne pas s’attaquer à la liberté d’opinion.

(BerMak)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse